bmk

blog m kiwaïda

Tag - poésie

Fil des billets

dimanche 30 octobre 2016

À тøʊṧ ʟℯṧ ᔕαḯη⊥ṧ

L'air était sans preuve du contraire, l'air était celui que l'on attendait. Poussés par son évidence, nous ne rebroussions chemin. Feuilles jaunes parsemées posées délicatement sur la surface de l'eau en mouvement, chacune offrant leur face lumineuse au ciel. Nous faisions mine de ne rien voir, afin de ne pas troubler le silence de ces apparitions merveilleuses. Espiègles voyants derrière nos lunettes d'ignorants, nous avancions, sans preuve du contraire, dans les traces des autres, poussés par l'évidence.
(SM)

Photographies © Sonia Marques

mercredi 27 juillet 2016

ᗷᓰᒪᒪᗴᔕ ᖱᙓᔕ ᙅᓰᙓᘮჯ

Nouvelles créations, sans titre © Sonia Marques (120 cm x 80 cm) - Dessin, peinture, photographie

Nouvelles créations (gros plan) , sans titre © Sonia Marques (extrait du format 120 cm x 80 cm) - Dessin, peinture, photographie

Nouvelles créations, sans titre © Sonia Marques (120 cm x 80 cm) - Dessin, peinture, photographie

Nouvelles créations (gros plan) , sans titre © Sonia Marques (extrait du format 120 cm x 80 cm) - Dessin, peinture, photographie

Deux grands dessins sont apparus en réalisation depuis hier. Pas encore de titre, ils sont différents et se ressemblent, l'un est blanc, l'autre est noir. Ils représentent de loin, des nuages hérissons, mais de plus près ce sont des paysages tourbillonnants.

Ces nuages montrent du doigt le monde d'ici-bas, aériens, transparents mais rendant visible le spectre de la lumière. La réflexion et la dispersion par les gouttelettes d'eau en suspension dans l'atmosphère des radiations lumineuses qui se combinent dans la lumière blanche du soleil produisent des nuages hérissons.

Nuages atmosphériques, tâche d'huile des cieux. Regarder à travers des billes transparentes.

*

Dans le même temps, je viens de découvrir les poèmes d'Herberto Hélder, écrivain et poète portugais, en particulier son poème continu (1961 - 2008) La critique littéraire rapproche son langage poétique de l'alchimie, de la mystique. Il n'y a pas de hasard. Je me suis demandée quels poèmes pouvaient correspondre avec ces nuages et ces jours-ci.

J'ai choisi 2 poèmes : Les blancs archipels (1970) pour le dessin du nuage blanc, et Le couteau ne tranche pas le feu (2008) pour le dessin du nuage noir.

Ils sont incomplets, seule la première page de chacun se trouve photographiée.

   

Extraits des poèmes d'Herberto Hélder : Les blancs archipels (1970) et Le couteau ne tranche pas le feu 

dimanche 15 mai 2016

777

Printemps


Et puis, c’est oublié.
Ai-je pensé, vraiment, ces choses-là ?
Bon soleil, te voilà
Sur les bourgeons poisseux qui vont se déplier.

Le miracle est partout.
Le miracle est en moi qui ne me souviens plus.
Il fait clair, il fait gai sur les bourgeons velus ;
Il fait beau — voilà tout.

Je m’étire, j’étends mes bras au bon soleil
Pour qu’il les dore comme avant, qu’ils soient pareils
Aux premiers abricots dans les feuilles de juin.

L’herbe ondule au fil du chemin
Sous le galop du vent qui rit.
Les pâquerettes ont fleuri.

Je viens, je viens ! Mes pieds dansent tout seuls
Comme les pieds du vent rieur,
Comme ceux des moineaux sur les doigts du tilleul.

(Tant de gris au-dehors, de gris intérieur,
De pluie et de brouillard, était-ce donc hier ?)

Ne me rappelez rien. Le ciel est si léger !
Vous ne saurez jamais tout le bonheur que j’ai
À sentir la fraîcheur légère de cet air.

Un rameau vert aux dents comme le « Passeur d’eau »,
J’ai sans doute ramé bien des nuits, bien des jours...
Ne me rappelez rien. C’est oublié. Je cours
Sur le rivage neuf où pointent les roseaux.

Rameau vert du Passeur ou branche qu’apporta
La colombe de l’Arche, ah ! la verte saveur
Du buisson que tondra la chèvre aux yeux rêveurs !

Être chèvre sans corde, éblouie à ce tas
De bourgeons lumineux qui mettent un halo
Sur la campagne verte — aller droit devant soi
Dans le bruit de grelots
Du ruisseau vagabond — suivre n’importe quoi,
Sauter absurdement, pour sauter — rire au vent
Pour l’unique raison de rire... Comme Avant !

C’est l’oubli, je vous dis, l’oubli miraculeux.
Votre visage même à qui j’en ai voulu
De trop guetter le mien, je ne m’en souviens plus,
C’est un autre visage — et mes deux chats frileux,
Mon grand Dikette-chien sont d’autres compagnons
Faits pour gens bien portant, nouveaux, ressuscités.

Bon soleil, bon soleil, voici que nous baignons
Dans cette clarté chaude où va blondir l’été.

Hier n’existe plus. Qui donc parlait d’hier ?
Il fait doux, il fait gai sur les bourgeons ouverts...



Recueil "Douleur je vous déteste" Les poèmes de Sabine Sicaud


Une rencontre aux remparts des souvenirs

Angoulême (Photographies © Sonia Marques)

lundi 13 avril 2015

Ṕяїṧ∀

Plan anagrammatique de PRISA par Gilles Esposito-Farèse

(Chercheur en physique théorique au Centre National de la Recherche Scientifique, Institut d'Astrophysique de Paris)

Ah ce fluor ! J'y ai étudié plusieurs années, les dents brossées. Aussi à M.pet, plein d'années qui sentent bon les tendances. Les beaux-arts Aux garnements à dissiper, des années folles et des nuages fluos. J'ai habité aux Rênes en chocolat tant d'années déjà, de gâteaux et de pères Noëls. J'y ai fondé un collectif d'artistes, Fête relique, aimer beaucoup, prier surtout. J'ai un peu habité à Truc no-go, pas mal de temps et la question Que publier ? pour connaître à fond tout le quartier à pied. Je suis souvent allée à Piéton perdant, au Thé lacté, à Mon étranger passa (tant de trajets), Les gaz du traître, des trajets, mais Ô dur danger !, toute mon adolescence, à Le sot répondra, à l'Aine, et tant d'années à la Disparition des trépanés et à Big radial, parfois à Ponte des vers, à Not any, à Let lying, plusieurs fois à Mon atour sicilien, à Bureau mat. Hormis les nouvelles stations, je pense avoir tout visité.
Par exemple je connais Mon slip, les Ségrégations, le Sacré nom d'espoir saint, le Cul albinos, les Grues, je me souviens de Ton moteur vendu, le Vélo à serpillère, Cet urinoir à con, D'or jauni, Un con rose et ce Triste flan sadomaso, qui me servait du Vin connoté, avec du Sucre collé. Nous terminions la Nuit à inviter des seins, dans ce Frais bordel virtuel lorsq'Un fâché dessina ta layette. Lors de La Réunion postdatée, les Gros bandits instaurés nous distribuèrent un Plan d'égout incorrect, sur Ce sol humilié.
Une Clé d'hypocrite
tomba pour une Loge à lyncheurs : Protège ta blonde !
Découpons le bandit glouton ! Ce tordu désopilant et ses Vulgaires chevaleries. Bon, rions ! J'ai un Joli gouvernail à fusil, un Dos arlésien, des Mains de révoltés. Me voilà, trolls affriolants ! Brûlons-y le canon. Montre moi ton Nu spatial, Ce condor, avec son Satin noué. As-tu le Soleil adulé téléchargé ? Le troc adoré Du pixel ?
Un art me chavira, Aussi pur amour de la voyelle, J'acquis santé avec toi, l'Iris à médailles, Dirigé au métronome, sur des Sillons légers.

Prisa ! Me voilà ! Lopette vétillarde, Pépé Troll !

Ton Idole sympa.

samedi 21 juin 2014

ᔕ〇ᘮᕼᗩᓰt

Miel, jaune acide, vert cerdagne, amande, blanc, pétale, rose choc, rouge (Photographie © Sonia Marques)

IF
If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all women doubt you.
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting.
Or being lied about, don’t deal in lies,
Or being hated, don’t give way to hating,
And yet don’t look too good, nor talk too wise:

If you can dream —and not make dreams your master
If you can think —and not make thoughts your aim
If you can meet Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same;
If you can bear to hear the truth you’ve spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools.
Or watch the things you gave your life to broken,
And stoop and build’em up with worn-out tools:

If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: “Hold on!”

If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with Kings —nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all women count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute,
With sixty seconds’ worth of distance run.
Yours is the Earth and everything that’s in it,
And —which is more— you’ll be a Woman, my daughter !

samedi 4 février 2012

ℱѦℕ✝Ѧ$♏Ѧϟ


FANTASMAS : dessins © Sonia Marques

Fantasmas (dessins) © Sonia Marques (2011)

♪ ♫ ♩ ♬ ♭ ♮

Hangover (BaBaBa) - Buraka Som Sistema

notes empilées les unes sur les autres...à dépiler ¶ notes piled / notas empilhadas © sonia marques

11/09/2006

rap attrape

ecran total
punk animal
sentimental
superouge
plus rien ne bouge
rap attrape
superorange
l’heure des anges
rap attrape
superbleu
paupières de feu
rap attrape
superjaune
la nuit d’un faune
rap attrape
superose
le jour en prose
rap attrape
surpervert
à découvert
rap attrape
supergris
la fin des radis
rap attrape
supernoir
aucun échappatoire
*
rap attrape
ecran total
punk animal
sentimental
ça fait mal
rap attrape
ecran total
punk animal
sentimental
rien d’anormal
* * * * * * * *

notes empilées les unes sur les autres...à dépiler ¶ notes piled / notas empilhadas © sonia marques



Film projet © Sonia Marques

Film work in progress © Sonia Marques (2012)

04/02/2012

f o n d r e

rentrer dans l'air et lui du temps des gardiens du paradis fantôme
respirer la libre portée des notes de musique en épées jazz
humecter ses lèvres en fermant ses yeux d'avance merci
les mains les mots le temps rayon x
rentrer dans l'air et lui
enfiler les notes de musique et les épées blanches
entrecroiser les doigts chauds la chance de voir la fumée sur fond de neige
rentrer dans l'air inversé et lui attiré

f o n d r e
un sucre dans l'eau
une larme dans le bain
d'il et d'elle nulle différence
les glaces aux parfums lents fendus épousés
l'élixir menthe des mages aimants
les masques s'effondrent
d'île et d'aile exhumés
matins bleus
magiques

♪ ♫ ♩ ♬ ♭ ♮

La ballade de Jim - Paradis
Cha - Opprefish

I love your music - Tobbiah
Crainte - The hacker & Gesaffelstein
Love theme - Vangelis (Blade Runner)
Navigator - Rico Z

Blaue sonne - Siriusmo
Frisbee Chaos - Michael Una
Bikini - Frank Ricotti
Le petit chevalier - Nico