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lundi 17 août 2020

тê☂ℯ ℯη ʟ❝αїґ





Photographies © Sonia Marques

lundi 6 juillet 2020

ℵ☮ℝ♏Å

Norma Jeane Baker sur une plage au Nord de Malibu, en Californie, photographiée en 1946 par André De Dienes...
Sublimes prises de vue !

dimanche 8 mars 2020

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Photographies © Sonia Marques

Le droit des mers, des mères, des marines, des droites, des courbes, des souvenirs, des avenirs, des vies, des visages, des rivages, des bleus, des jaunes, des sables, des inclassables, des pas à pas, des délicatesses, des politesses, des finesses, des tacts, exactes, des beautés, jetées, mutées, pétées, ratées, citées, butées, notées, futées, gâtées, ouatées, fiertés, entêtées, enterrées, inhumées, incinérées, calcinées, fumées, volatilisées, cendrées, roses, beiges, blanches, terracotta, corail, moutarde, citron, écume, vanille, envolées, exaltées, sublimes, inoubliables...

dimanche 23 février 2020

ℒℰ ℙ∀Ẏ$ Ḏ∃ ℜ∃И∀†Ṳ$

Photographies © Sonia Marques

vendredi 7 février 2020

ℳÉℝϴṲ








Photographies de © Michael Patrick O'Neill

Le photographe est partie retrouver le Mérou Goliath de l'Atlantique, ils sont énormes et inoffensifs.

Aussi grand et aimé soit-il, le goliath est une énigme - ce que les scientifiques considèrent comme une «espèce pauvre en données». Les autorités semblent convenir que la surpêche a poussé l'espèce à presque s'effondrer. Ils ont convenu d'un moratoire de pêche mis en place en Floride en 1990 ce qui a permis au goliath de réaliser un retour impressionnant - le poisson repeuple les estuaires, les récifs coralliens et les récifs artificiels dans le sud de la Floride, contrecarrant la tendance dans le reste de son aire de répartition dans les régions tropicales et Atlantique subtropical.

Les écologistes croient que le moratoire devrait être permanent pour aider les goliaths à surmonter les problèmes d'origine naturelle et humaine qui menacent toujours la population en rétablissement, comme les coups de froid qui tuent les jeunes poissons dans les eaux peu profondes, le développement côtier qui détruit les zones d'alevinage, la marée rouge (particulièrement dévastatrice cette année) , braconnage, problèmes de qualité de l'eau et pollution. L'écologiste marin de l'Université d'État de Floride, Christopher Koenig, suggère que le nombre de poissons pourrait même baisser à nouveau.

En revanche, certains pêcheurs considèrent le poisson comme une nuisance, affirmant que les goliaths aspirent les récifs avec leurs bouches de la taille d'une poubelle. Ils soulignent que certains goliaths - dont beaucoup sont habitués par les gens - attendent sous des bateaux pour voler des poissons accrochés ou suivent des plongeurs pour attraper leurs homards collés et autres prises. Les recherches de Koenig et de l'écologiste des poissons de récif Felicia Coleman offrent une perspective différente: comme tout grand prédateur, les goliaths peuvent attraper un repas opportuniste d'une ligne de pêche, mais les géants se nourrissent principalement de crabes et de crevettes. Et Koenig montre que les récifs du golfe du Mexique où les goliaths sont présents jouissent d'une plus grande biodiversité que ceux où ils sont absents. D'autres pêcheurs réclament une récolte limitée, peut-être pour avoir la chance de poser pour des photos de trophées avec leurs prises sur le quai. Ou pour voir des filets de goliath étalés sur leurs assiettes, bien que la viande des gros goliaths puisse contenir plus de mercure que ne le permet la malbouffe des États-Unis.


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Les éditions de l'île de Seuqramainos sont des nouvelles que j'ai écrites entre 2002 et 2005 : "Elle même", "La nage", "Les grincheux", "Tout contre vous", "Les épaves", "Une lexicographe à Gianguja", "Les inséparables" (et en bonus : "Jusqu'au bout du monde") Elles ont eu une maison d'édition (oLo) toujours évidente et active, dans mon esprit, comme très présente. Ces nouvelles, ont été aussi publiées dans des revues de littératures, voici un extrait retrouvé sur LES ÉPAVES...







PAGE 2 (Sonia Marques)


Que fallait-il accepter ?

Leur présence égarée, leurs rebuts déplaisants ?

Nous ne savions d’où venaient-elles et pourquoi choisissaient- elles d’échouer ici dans ce lieu sans importance où nous prenions vacances de nos emplois respectifs, en bord de mer. Peut-être que cet espace maritime avait la taille d’une terre comme l’île d’Ouessant et qu’en quelques années il avait pris l’ampleur de l’Angleterre avec toutes ces arrivées intempestives. Nous évaluions mal l’expansion de leur nouvelle terre flottante sur la mer. J’ai commencé à écrire sur elles. Mes connaissances étaient assez réduites en la matière. Je me suis empressé de les qualifier d’épaves au sens péjoratif du terme, mais j’étais un peu grossier et irrévérencieux, jusqu’au jour où j’ai été touché les voyant arriver, de mes propres yeux. Personne ne m’avait prévenu. De tout ce que l’on m’avait appris, de l’expérience de tous mes fiers amis et mes lâches ennemis, tous ces hommes qui ont compté dans ma vie, je m’avérais être complètement inculte. Comment ces vaisseaux de connaissances nous avaient-ils échappé ? Tous les spécialistes, chacun concentrés dans leur domaine savant respectif aux allures futuristes avaient donc évincé de leurs recherches, ces perles évidentes devenues des mastodontes prêtes à nous engloutir avec elles dans leurs histoires séculaires ? ! Mes collègues de bureau tous informaticiens plaisantaient sur ces phénomènes car sur Internet, une épave est un ordinateur dont le système n’a pas été mis à jour depuis de longs mois, de sorte qu’il est presque assurément criblé de failles de sécurité et infecté par toutes sortes de virus et de vers. Hors dans ce cas précis, les épaves étaient plutôt bien rodées. Les multiples virus avaient fortifié leur système immunitaire, de sortes qu’elles étaient invincibles sur ce point...

dimanche 6 octobre 2019

αυ ℓαяℊℯ

Image du film Atlantique, franco-belgo-sénégalais réalisé par Mati Diop, sorti en 2019

Image du film Manta Ray (en thaï : Kraben Rahu) franco-sino-thaïlandais écrit et réalisé par Phuttiphong Aroonpheng, sorti en 2018.

Atlantique et Manta ray, 2 films que j'ai particulièrement aimé récemment, d'origines différentes. Dans mon parcours, je trouve des points sensibles et poétiques, ainsi que noirs, en commun. Ils sont parsemés de petites lumières colorées, dans la nuit, aussi, tous les deux, dans des situations de précarités. Si leur paysage, à chacun, diffère, la mer les rapproche. Sensuels et spirituels, aussi, sont-ils de belles images de contemplations. Le pacifisme de Manta ray, évoque aussi le diable des mers dont la symbolique du poisson choisi pour le titre, que l'on retrouve comme fantasme à capturer par pierres précieuses, est subjuguant. L'amour se passe d'individu en individu, mal en peine, ou peines de l'âme. Nous pourrions admirer, en regardant ce film, que l'amour se passe de mot, car le héro est muet et se soumet à toutes les guérisons de l'âme. Prendre soin de l'autre, en même temps que tuer l'autre, devient un gage de survie, de gagner sa vie, n'est-ce pas la plus paradoxale de leçon de vie ? Le muet va rendre ce qu'on lui a donné, dans la mer des incertitudes, nous laissant comme cadeau, sa non violence. Beau !

Dans Atlantique, l'amour non consommé et inconsolable nous amène au pays des revenants, de la revanche zombie et sourde. Les morts-vivants, eux aussi ont une âme et se réincarnent dans les complices des crimes de l'humanité, les voleurs du sel de la vie. Et j'en connais à présent un rayon, même si je ne vis pas en Afrique, au Sénégal, je pige bien, les affres des chantiers et des mois de salaires non payés. Je pige bien autre chose, et ce n'est pas exotique, la place des femmes et leur pouvoir. Les femmes ne représentent pas le pouvoir, mais elles ont le pouvoir. Celui de maltraiter la féminité, de la violer, de la vendre, au nom de la tradition. Ici, on mesure bien l'importance des biens matérialistes qui s'échangent et se substituent aux valeurs morales et religieuses. Il en est de même, dans notre pays, finalement. On prône une virginité à tous point de vue, et une innocence, alors que les intérêts financiers sont devenus maîtres des traditions, les ont remplacées, sans même que les êtres humains ne s'en aperçoivent, rivés sur leurs téléphones portables. Reste la poésie de l'amour, lui, qui se consomme, en bien des imaginaires, même celui des amants retrouvés le temps d'une nuit. Naufragés de l'amour. Beau !

Et les bandes sonores de ces films sont magnifiques !

vendredi 23 octobre 2015

ᙡᖺᗩᒪᙓᔕ & ᖙᗝᒪᕈᖺᓮﬡᔕ