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Musique

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01/12/2020

Ḏυø Ѻʊґ☺ ℕ℮ℊґ◎

Par kiwaïda at 21:55

13/11/2020

T̶h̶e̶ ̶E̶a̶r̶t̶h̶ ̶a̶n̶d̶ ̶t̶h̶e̶ ̶s̶k̶y̶




Caught between

The Earth and the sky What too long And what too high Fallen free and holding on Nothing there at all Dropped and lifted Gotta breathe Bottom drifting On the way Holding just a few poor words And nothing at all Reaching out To still the sand No light connects The breaking moments Drifting to another shore There's nothing here That I could change at all Nothing at all Forced to be A broken line Let to hold What we could findThen to learn And go again Nothing sorted out High above A single birdIt drifts about The dead volcano Who's to loseAnd who's to find There's nothing here That I could choose at all Choose at all..


(Brian Eno : album "Another day on earth")


Par kiwaïda at 23:04

31/10/2020

IL





Brian Eno

THIS


This chord
This water
This son
This daughter
This day
This time
This land
It's all mine
This Calling Bell
This Forge Bell
This Dark Bell
This The Knife Bell
This calling
This burden
This falling
The world's turning
This What I thought I knew
This What I thought was true
This I understood
This In the deep wood
This Ah there I stood a child so fair
This On a certain square
This Down the dirty stairs
This To see the table set
This With golden chairs
This Ah to follow, follow, follow, follow there
This race
And this world
This feeling
And this girl
This revolver
This fire
This I'll hold it up higher, higher, high

Par kiwaïda at 00:32

26/09/2020

Ḡη@☺üαṧ


Photographie de la chanteuse Yousra Mansour, à la caserne Marceau de Limoges, lors du festival "Les zébrures", 2020
(© Sonia Marques)

« [Les paroles] visent à éveiller la conscience endormie d’individus endoctrinés par des propos racistes et qui considèrent certains humains comme supérieurs aux autres. C’est un appel à rechercher ce qui peut nous unir au lieu d’aller vers tout ce qui nous divise. »

Yousra Mansour

Bab L’Bluz reprend le blues en Afrique du Nord. Le groupe se consacre à transformer la société, à modifier les représentations du monde, de la femme, de l’autre en général. Il rejoint en cela le mouvement de jeunesse marocain nayda - une nouvelle vague d’artistes et de musiciens s’inspirant de l’héritage local, chantant des mots de liberté dans le dialecte marocoarabe de darija. Ancienne et actuelle, funky et rythmique, portée par des paroles en arabe, des voix qui montent en flèche et des grooves lourds, la musique de Bab L’Bluz, semble pulser du cœur du Maghreb.
Le projet

Créé à Marrakech en 2018, par Brice Bottin et Yousra Mansour, Bab L’Bluz est né du rêve de mettre en avant le guembri sur la scène musicale internationale, en confirmant que cet instrument né en Afrique, est à l’origine du Blues. Bab L’Bluz est un hommage aux racines inépuisables de la culture Gnawa, résolument 70’s. Leur musique innovante mêle tradition musicale et rythmes plus actuels (Hassani, Rock, Blues, Gnawa, Funk, Chaa3bi). Bien que la pratique du guembri soit traditionnellement réservé aux maa3lems, maîtres de cérémonie gnaouis, Bab L’Bluz a développé une identité musicale originale. Le groupe est composé de musiciens qui, comme les Gnaouis, ont voyagé tout en instaurant un état d’esprit et un style résolument modernes, ouverts à la musique du monde. Bab L’Bluz s’est également inspiré de la musique Hasanniya ou de la musique maure traditionnelle, présente en Mauritanie et certains pays voisins, notamment dans le sud du Maroc. Il se caractérise notamment par sa poésie connue sous le nom de Tebraa, où les femmes chantent pour leurs amants des poèmes d’amour. Entre Gnawa, Rock, Funk et Blues, Bab L’Bluz réunit ces styles de différents continents, afin de créer un point de rencontre, s’engageant ainsi à chanter pour la paix, l’égalité et l’amour aux quatre coins du monde. Le premier album Nayda ! est sorti en version numérique le 5 juin 2020 et sur CD et vinyle à partir du 10 juillet 2020.

Très belle prestation hier du groupe Bab L'Bluz, passé par Périgueux, demain à Naples, avant à Paris, nous étions chanceux qu'ils soient venus nous voir à Limoges. J'écoutais la musique Gnawa lorsque je dansais, en banlieue Nord de Paris, plusieurs spectacles de danses contemporaines, qui ont participé à ouvrir ma culture musicale déjà bien diversifiée. Le Gnaoua est un style musical du Maroc et les membres d'origine d'Afrique subsaharienne, principalement des descendants d'esclaves, rassemblés dans des confréries musulmanes mystiques dans lesquelles la transe joue un rôle très important. J'écoutais les musique d'Essaouira, mais aussi les compositions d'Ali Farka Touré. Je me suis souvenue de compositions musicales de mariage gnawas que j'avais et l'échappée à travers les déserts, mystiques, que ces sons nous accordaient, masqués tous, comme se protégeant des grains de sable. Nous étions bien sur des chameaux, sous ce chapiteau où le vent d'hiver de la nuit nous ordonnait de bien nous couvrir. La chanteuse Yousra Mansour, d'une douceur infinie, a commencé à jouer de sa guitare en peau de chameau, électrifiée avec ses compagnons, sa voix envoutante et leurs sons extatiques ont réussi à nous faire complètement oublié, où nous étions, et ce pourquoi nous y étions rassemblés, sans vision d'avenir, mais inch'Allah, protégés sous les chants d'amour et d'hommages aux mères et aux femmes. Très beau collier, le bijou, ce n'est pas donné à tous de savoir enseigner les bijoux de l'art, avec une voix sublime.


Par kiwaïda at 13:53

15/09/2020

Par kiwaïda at 21:35

09/09/2020

αṧ ᾔøї⊥℮ṧ

Fotografías © Sónia Marquès

Par kiwaïda at 14:19

28/07/2020

ṧʊмм℮ґ

Par kiwaïda at 00:01

25/07/2020

Ṕ∀✝Å℃ĦѺṲ

Deux Patachou(x) pour le prix d'un <3

Génial !





Par kiwaïda at 12:13

08/07/2020

ℬѺϴḰ Ѻ℉ †♓∃ Ð∀¥

Par kiwaïda at 15:23

ℳ☮ИḲ








J'apprécie l’œuvre et la personnalité de Meredith Monk depuis longtemps, je ne l'ai jamais vue sur scène, mais j'ai écouté, vu, à distance. La nuit, dans le silence, ce sont ces vidéos que je regarde. Je n'ai pas la télévision, ne l'ai jamais eu d'ailleurs, ce qui m'a emmené vers des horizons filmiques, de danses nocturnes et de sons inoubliables, à l'écoute enveloppée dans mon imaginaire, des paysages traversés, que je découvrais, seule, sans aucun référent, ni enseignement, à tâtons, j'ai vu cette petite dame, capable de tant de choses, ses voix, sa liberté de ton. Je ne sais pourquoi j'avais fixé une image d'elle assez jeune avec des tresses, car certainement, lorsque je l'ai découverte, je me faisais des nattes, patiemment, dans mon Île-de-France (qui entoure la capitale du pays), lorsque je dansais, et je m'étais dit, non seulement elle se fait des nattes comme moi, mais en plus, elle défriche des territoires qui ne seront jamais "possédés", par personne, les léguant à tous. J'étais oiseau, mince et joyeux. Mais aujourd'hui, je vois des images d'elle, elle a vieilli, comme nous tous, elle a changé, ce n'est plus la jeune femme aux nattes, c'est une vieille femme qui continue d'apprendre aux autres à trouver leurs voix. Alors, sans doute, ai-je vieilli aussi. Elle est née en 1942, elle a 77 ans ! Je ne sais pas pourquoi, j'ai gardé une image d'elle, une idée même qu'elle avait à peine une trentaine d'années, certainement à l'âge où je la découvrais, j'en avais une vingtaine. C'est resté fixé, alors que sa voix a continué à évoluer. Je m'identifie toujours aux vieux et aux enfants, le grand écart... Compositrice, chanteuse, réalisatrice, scénariste, actrice, danseuse et chorégraphe américaine, à quoi bon s'enliser dans une discipline, quand on peut virevolter, c'est ce que j'aime chez les artistes américaines. Quand on vient de la banlieue de Paris, tous les artistes auxquels on aspire, sont américains, car il y a une espèce de dynamique qui traverse des disciplines et parce que l'on se fait soi-même. Lorsque l'on étudie à Paris, on apprend surtout à caser les choses, et parfois se caser dans un petit coin, afin de ne pas faire d'ombre aux laborieux, sinon on vous coupe la tête si elle dépasse. Et puis, quand on voyage un peu, quand on parcourt des régions, des pays, on retrouve ce qui était ancré au tout début, virevolter, se laisser aller aux inspirations diverses rencontrées sur le chemin des déplacements. Le confinement nous a peut-être redonné l'envie d'avoir envie d'aller plus loin, de se reconnecter à la création, en voyageant. Monk superbe !

Par kiwaïda at 04:01

29/06/2020

ṧυღμ℮ґ

Par kiwaïda at 02:41

01/06/2020

฿ḯßεℓ◎⊥ṧ

Par kiwaïda at 02:27

03/05/2020

ℐḎℐℛ

Idir

Ses chansons m'ont accompagnées en ce début d'année 2020 jusqu'au Sahara... A Vava Inouva...

A Vava Inova (Mon Petit Papa)

Txilek elli yi n taburt a Vava Inouva
Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
Ccencen tizebgatin-im a yelli Ghriba
O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Ugadegh lwahc elghaba a Vava Inouva
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
Ugadegh ula d nekkini a yelli Ghriba
O fille Ghriba je le crains aussi.

Amghar yedel deg wbernus
Le vieux enroulé dans son burnous
Di tesga la yezzizin
A l'écart se chauffe
Mmis yethebbir i lqut
Son fils soucieux de gagne pain
Ussan deg wqarru-s tezzin
Passe en revue les jours du lendemain
Tislit zdeffir uzetta
La bru derrière le métier à tisser
Tessallay tijebbadin
Sans cesse remonte les tendeurs
Arrac ezzin d i tamghart
Les enfants autour de la vieille
A sen teghar tiqdimin
S'instruisent des choses d'antan

Txilek elli yi n taburt a Vava Inouva
Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
Ccencen tizebgatin-im a yelli Ghriba
O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Ugadegh lwahc elghaba a Vava Inouva
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
Ugadegh ula d nekkini a yelli Ghriba
O fille Ghriba je le crains aussi

Tuggi kecment yehlulen
La neige s'est entassée contre la porte
Tajmaât tettsargu tafsut
L'"ihlulen" bout dans la marmite
Aggur d yetran hejben
La tajmaât rêve déjà au printemps
Ma d aqejmur n tassaft
La lune et les étoiles demeurent claustrées
Idegger akken idenyen
La bûche de chêne remplace les claies
Mlalen d aït waxxam
La famille rassemblée
I tmacahut ad slen
Prête l'oreille au conte

Txilek elli yi n taburt a Vava Inouva
Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
Ccencen tizebgatin-im a yelli Ghriba
O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Ugadegh lwahc elghaba a Vava Inouva
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
Ugadegh ula d nekkini a yelli Ghriba
O fille Ghriba je le crains aussi


Par kiwaïda at 11:55

24/04/2020

☾♓Ѧℕ$ϴℵϟ Ð❝ÅⅤѦИ✞ Ḻℰ ÐÉḺṲḠ€

Par kiwaïda at 16:28

03/04/2020

ᗷᒪ〇ᘉᗪᓰᕮ







Graphisme © Sonia Marques (tribute to Deborah <3, the photographers : Lynn Goldsmith and Robert Mapplethorpe)

Par kiwaïda at 00:22

07/02/2020

Ḻℯ ¢ḯᾔéM@

Par kiwaïda at 02:29

14/12/2019

ᗩᙢ〇ᕰᖇ ᗩᗰᓮ♈ᓰÉ

Par kiwaïda at 00:37

14/11/2019

Ḻ ∀м◎üґ ∃ṧт Åü Ðεṧ﹩üṧ Ðε ℒ@ Fḯ℮ґ☂é

Par kiwaïda at 00:45

26/09/2019

ℓℯ ḉα⊥αℓ☺ℊυ℮ ∂℮﹩ øїṧ℮αüϰ



Au début des années 50, Messiaen propose d'ouvrir de manière spectaculaire la musique sur la nature. Il justifie ainsi sa réponse salvatrice : « La nature, les chants d’oiseaux ! Ce sont mes passions. Ce sont aussi mes refuges... que faire, sinon retrouver son visage oublié quelque part dans la forêt, dans les champs, dans la montagne, au fond de la mer, au milieu des oiseaux ? C’est là que réside pour moi la musique ». Dès l’âge de 14 ans, Messiaen transcrit ses premiers chants d’oiseaux. Mais, à partir du printemps 1952, par le truchement de son éditeur, Gilbert Leduc, Messiaen prend contact avec l’ornithologue Jacques Delamain qui l’invite dans sa propriété des Charentes, « La Branderaie de Gardépée ». Là, débute son inlassable rédaction de 300 carnets de notations des chants d’oiseaux transcrits d’abord dans les provinces de France puis dans le monde au gré de voyages dont certains accomplis dans le seul but d’écouter un oiseau inédit. Quant à sa méthode, Messiaen nous livre ses secrets :

« Le moment favorable, dit-il, est le printemps, la saison des amours, c'est-à-dire, les mois d’avril, mai et juin [...] Les meilleures heures de la journée correspondent au lever et ou coucher du soleil.»

Catalogue d’oiseaux

Entre 1956 et 1958, la rédaction du « Catalogue d’oiseaux », immense recueil pour piano, est un geste artistique proprement inouï. D’abord, par son ampleur, puisqu’il comporte 13 pièces réparties en 7 livres savamment ordonnés selon un principe de symétrie (3+1+2+1+2+1+3). La pièce centrale, le livre 4, « La Rousserole Effarvate », est le pivot d’un ensemble, qui selon la belle formule d’Alain Louvier, peut-être décrit comme « Un grand poème symphonique avec piano seul en 13 tableaux ». Tout aussi extraordinaire est son contenu : « J’ai tenté, précise Messiaen, de rendre avec exactitude le chant de l’oiseau type d’une région, entouré de ses voisins d’habitat, ainsi que les manifestations du chant aux différentes heures du jour et de la nuit, accompagnées dans le matériel harmonique et rythmique des parfums et des couleurs du paysage où vit l’oiseau ». Chaque pièce est introduite par un argument littéraire, où Messiaen campe le décor et transmet à l’auditeur son parcours sonore et visuel. Ainsi, pour « Le Chocard des Alpes », la première pièce du Livre 1, Messiaen écrit : « Strophe : les Alpes du Dauphiné, l’Oisans. Montée vers la Meidje et ses trois glaciers. 1 ER couplet : près du refuge Chancel : le lac du Puy-Vacher, merveilleux paysage de montagne, abîmes et précipices. Un Chocard des Alpes, séparé de sa troupe, traverse le précipice en criant ». L’ensemble du « Catalogue d’Oiseaux » fût créé, le 15 avril 1959, à la salle Gaveau, dans le cadre des concerts du Domaine musical par Yvonne Loriod. Rappelons que « Le Catalogue d’oiseaux » est doublement dédicacé à « Mes modèles ailés, à la pianiste Yvonne Loriod »

Olivier Messiaen mêlait formalisme et extrême réalisme : c’est l’objet de ses recherches dans les années 50. Il tentait de trouver un équilibre entre formes acceptées et inventées, entre le naturel et la linguistique.
Il faut préciser que parmi les 300 à 400 espèces d’oiseaux qui se trouvent dans son œuvre, figurent très peu d’oiseaux imaginaires. Pour rendre le timbre d’un oiseau, Messiaen procède à des agrégats de notes : c’est la méthode additive. Il n’y a pas d’harmonie, pas de fonction tonale ou modale, mais une vision acoustique du son. Difficile synthèse entre le langage modal purement humain et un monde de sonorités et de syntaxes complexes.

« Dans mon Catalogue d’Oiseaux, disait Messiaen, on pourrait relever un grand nombre d’innovations, parce que la reproduction du timbre des oiseaux m’a contraint à des constantes inventions d’accords, de sonorités, de combinaisons de sons et de complexes de sons qui aboutissent à un piano qui ne sonne pas « harmoniquement » comme les autres pianos. Exemple avec le Merle bleu. »

Messiaen disait aussi : « C’est dans mon Catalogue d’Oiseaux et dans la Fauvette des jardins que vous trouverez ma plus grande innovation formelle. Là, au lieu de me référer à un moule antique ou classique, j’ai cherché à reproduire sous une forme condensée la marche vivante des heures du jour et de la nuit. »

Passé 1949 et la composition de Turangalila , la présence de chants d’oiseaux dans l’œuvre d’Olivier Messiaen est très fréquente.

Dans Oiseaux exotiques, Messiaen a même placé côte à côte des oiseaux de différents continents, qui ne se rencontrent jamais ! Ces chants sont soutenus par une écriture ‘strophique’ pour les percussions aux bois, les cuivres, le xylophone, le glockenspiel et le piano.

Dans Réveil des Oiseaux, la partition retranscrit uniquement des chants d’oiseaux, sans aucun rythme ni contrepoint ajoutés, et les oiseaux se trouvent réunis par la nature. C’est une œuvre véridique.

Dans Chronochromie, le mouvement "Epode", écrit pour 18 cordes soli, retranscrit 18 chants d’oiseaux de France. Ils entrent les uns après les autres, un peu comme dans une fugue. Il s’agit d’une sorte contrepoint à dix-huit voix réelles, qui dure dix minutes. L’œuvre a fait scandale. Hors de leur contexte naturel, les chants d’oiseaux seraient-ils difficilement audibles... ?

Le phénomène est amplifié dans Le Prêche aux oiseaux, de l’opéra Saint-François d’Assise. Il s’agit d’un « grand fouillis organisé, sans équivalent dans la musique contemporaine », décrivait Messiaen. Il la considérait comme sa « meilleure musique d’oiseau ».

Un grand fouillis organisé, la meilleure musique d’oiseau

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Dessin © Sonia Marques

Par kiwaïda at 11:34

11/08/2019

ᒪᗩ ℱᓰᒪᒪᗴ ᗩᘎჯ ᑕᖺᙓᐯᙓᘎჯ ᖱᙓ ᒪᓰN

Par kiwaïda at 20:21

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