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mardi 14 août 2018

Ḡ∀ḠÅTiϟℳ€

GAGA / les petites sculptures de l'été © Sonia Marques

Gagatisme > État de celui qui est gaga.
Popelin me donnait des renseignements sur l'état de douce imbécillité, de gai gagatisme, dans lequel serait tombé Burty, ne trouvant plus ses mots, appelant Louis XV, « quinze, quinze », et s'amusant de son aphasie, de son déménagement de cervelle (Goncourt, Journal,1887, p. 724).
Ga-ga > Onomatopée faite à l'imitation du bredouillement des personnes retombées en enfance; le rapprochement avec gâteux n'est que secondaire.

Au pied d'un château j'ai rencontré une sculpteure. Elle m'a ouvert son atelier. Quelques années à apprendre à modeler la terre, dans tous ses états, avec différents médiums, qu'elle allait chercher dans différentes villes. Autodidacte depuis 5 ans, des iguanes, des bisons, un paresseux, tout était merveilleux. Secrètes sont ses réalisations singulières, je me suis dit qu'aucune école d'art ne formait en 5 années les étudiants aussi bien. Cette femme a fait un parcours seule, loin des écoles et des ateliers de sculptures, par ailleurs trop fermés. Mais avec une expérience de vie. Je venais de réaliser de modestes sculptures, très différentes, en argile blanche, elles ressemblent à un biscuit de porcelaine, une expression du gagatisme, de la gaga au gogo, des expressions de ce que je ressens, en regardant mes lapins. C'est que l'on a quitté depuis trop longtemps, la figure, dans ces écoles financées par l'État. Depuis longtemps, on a répudié toute étude de la figuration, de l'expression, humaine, animale, végétale. Et le petit, tout ce qui était petit. On a mis de côté, on a marginalisé. Certes, ce ne fut pas aussi radical, ainsi, on a oublié peu à peu, l'expression de la figure, les attachements, les choses délicates et tout ce qui serait bon. Le cynisme a emporté tout regard encore allumé par l'attachement aux jolies choses, reléguant aux niaiseries toute sensibilité intacte, toutes les premières fois possibles et imaginables. Pour pouvoir étudier, j'ai gardé secret ce regard, et toutes mes réalisations, comme beaucoup, ne sommes nous pas en attente d'un bonheur du faire, sans autorité pour nous sermonner ce que serait l'art contemporain ? Cette liberté là, d'enseigner, sans juger, je suis parvenue à l'engager et à la réaliser, malgré nombre d'obstacle. Je pense avoir résisté longtemps, pour aider les autres. À présent, je pense que la figure peut s'affirmer, sans mépris.

"Quand il était devenu complètement gaga de son état, il s'en était parfaitement rendu compte et en avait profité pour dire aux gens toutes les choses désagréables qu'il n'avait pu leur dire pendant toute sa vie"

Goncourt, Journal,1895, p. 811.
Cette rencontre et l'échange avec la sculpteure a mieux développé mes questionnements sur les formations artistiques aujourd'hui, sur la valorisation de tel ou tel artiste institutionnel, leur soutien excessif et répétitif, et la marginalisation d'artistes par millier, dans toutes les terres de ce pays, leurs secrets de fabrication, heureusement bien gardés, et la liberté de créer, d'apprendre. Ainsi étaient conservés les châteaux et patrimoines, pour que les visites soient payantes et que les touristes comprennent en toutes les langues une légende, un fauteuil poussiéreux, afin de les restaurer et faire la publicité d'un village à l'abandon, où l'art et la culture ont déserté les terres, jusqu'à ignorer les artistes qui modèlent encore des formes. Quelque chose me fait penser que l'on peut se passer de formations dans des écoles, aujourd'hui, quand la vie vous apprend, quand l'envie vous prend, quand il n'y a pas d'autres moyens pour survivre, pour guérir, pour aimer vivre et créer. Quand on peut voir ce qui se trame dans les rigoles et les petits chemins de traverse. J'écris cela, pourtant j'ai recherché à étudier dans des écoles, à y enseigner ensuite, jusqu'à comprendre que des dégâts pouvaient être plus grand sur d'autres, lorsque l'on empêche des personnes d'étudier, d'apprendre, ou qu'on leur supprime le sel de la vie, par jalousie. Il y a donc, dans des lieux sauvegardés, des trésors, qui ne savent rien des écoles et ont progressé en faisant des recherches. Rechercher par soi-même une couleur, un pigment, un médium, sans jamais cloisonner, un peu de sable, un peu de photographie, un peu de flou et de sagacité, des arts artisanaux de logiciels, d'apprentissages, finalement, n'est-ce pas ainsi que je défile les choses ? La culture, c'est dans ces familles où l'on comprend une sœur artiste, un frère artiste, une mère qui se découvre sculpteur à 50 ans, et quand tous vont se trouver solidaires autours de l'art, pour que tout progresse, pour que toute rencontre infra-familiale devienne le lieu d'une expression plastique, inaugurale d'un champs nouveau, singulier... La main à la pâte.
Et aujourd'hui, il est bien plus accessible d'apprendre, il y a des tuteurs, des livres, Internet, des vidéos pédagogiques. Quand aimer est bien plus fort, quand l'émotion peut se canaliser à travers un objet et se frayer un chemin, parfois, de frayeur, comme se faire peur, comme découvrir par mégarde que ce que l'on imagine est très différent de ce que l'on créé. Mais, comme me disait cette sculpteure, si exposer n'est pas une priorité, le retour est important, et cette rencontre, fut, pour elle, tout aussi importante que pour moi.
De la bonté.



samedi 28 juillet 2018

Ї﹩¢нηʊя@ ℮ł℮❡αᾔṧ

Blue Samouraï (© Sonia Marques)

Toute mouillée, sortant de l'eau chlorée de la piscine bleue, elle se dirige vers les cabines blanches. Elle pousse la porte, il y a un petit insecte sur la tablette pour poser ses affaires, il sautille. Non ! Pas cette cabine, elle repousse la porte et choisi la porte d'à côté. Non ! Elle veut revoir quel est cet insecte, elle repousse la première porte et s'abaisse pour observer cet étrange moustique plus grand que les autres, qui saute de plus en plus haut. Elle le regarde de très près : c'est une libellule, peut-être un bébé libellule, avec une longue queue bleue et de gros yeux bleus globuleux qui scintillent, de fines ailes transparentes. C'est merveilleux. La libellule souhaite s'envoler mais se cogne aux parois de la cabine, si blanches. Elle trouve un petit trou au bout de la tablette mais ne peut s'y faufiler, alors elle saute, elle vole haut mais se cogne contre les parois de nouveau. Quels efforts pour ce petit Samouraï ! Elle décide de l'aider, minutieusement, ses gestes d'humains se transforment en ceux d'un fil de pêche, mais sans le harpon. Elle suit la libellule et l'invite à sauter sur sa main. La libellule se cogne de nouveau contre les parois blanches puis se dépose délicatement sur son doigt. Là, elle ne bouge plus, elle se sent bien. Et bien, les voici toutes deux bien avancées ! L'une devrait se changer, l'autre devrait voler de ses propres ailes ! Elle décide de sortir vite afin de libérer la libellule dehors. Elle sort de sa cabine et voit une énorme cabine ouverte destinée aux handicapés. Elle traverse cette immense cabine, toujours avec sa libellule sur le doigt, et vêtue de son maillot de bain mouillé chloré. Elle ouvre une porte, avec un signe interdit rouge dessus, elle atterrit dans une salle pour les personnes habillées qui mettent leurs chaussures aux pieds et tombe nez à nez avec une dame outrée de la voir en maillot mouillé avec un doigt tendu devant. Personne ne doit sortir de là, normalement. Elle referme vite cette porte et repasse par la grande cabine abandonnée, puis revient dans sa petite cabine blanche. Elle dépose la libellule sur la tablette et lui dit : "Tu vas bien m'écouter, il faut que tu me fasses confiance, j'ai trouvé un passage secret et je vais te libérer, pour cela, tu dois m'attendre, le temps que je me change, car je dois m'habiller de vêtements secs, afin que je puisse t'emmener plus facilement à travers le passage interdit, ainsi, nous sortirons directement dehors et tu verras, la nature sera là."

La libellule patiente sur cette page blanche, cette cabine blanche. Elle se change à toute vitesse comme par magie, et passe du mouillé au sec, en un clin d’œil. Elle met son sac sur le dos, ses nageoires, elle invite de nouveau la libellule bleue à venir sur son doigt, et les voilà parées toutes deux : À l'aventure ! Elles passent la cabine des handicapés, elles ouvrent la porte interdite, et traversent glorieusement l'espace des personnes affairées à remettre leurs chaussures. Occupées à regarder par terre, chacune à récupérer leurs chaussures et sandalettes diverses, les personnes, toutes individualistes, ignorent la magie qui s'opèrent sous leurs yeux. Une libellule chevronnée qui aime la piscine, va regagner sa liberté, sa nature. Bien évidement, toutes deux, elles zappent l'étape des chaussures, elles montent l'escalier, elle avec son bébé libellule sur le doigt tendu, son gouvernail : c'est par là ! Personne ne voit le petit Samouraï bleu, chacun, chacune voit une femme discrète avec un doigt tendu devant, comme si elle montrait une direction. Elle passe le tourniquet électronique, la libellule ne s'affiche même pas à l'écran, le passager est invisible pour les scanneurs. De gros hommes musclés sont devant, elles se faufilent, transparentes et fines. Elles passent toutes les portes et arrivent dehors. Elle dit à la libellule : "Tu vois, ici c'est la nature, attends un peu, je vais te déposer sur un arbuste japonais, près des marais". Fièrement, elles arrivent toutes deux, en redescendant un grand escalier en bois, devant un arbuste japonais, un saule crevette, de couleur crème avec des tâches vertes et des pointes roses. Elle dépose délicatement l'élégante libellule, qui la regarde avec ses yeux bleus immenses, comme si elle venait de réaliser quelques longueurs avec son masque et son tuba dans la piscine et lève sa longue queue et la dépose en signe de reconnaissance et de fratrie sur son doigt. Sa queue forme un arc de cercle. Puis elle vole vers une pétale de l'arbuste japonais, nommé Hakuro Nishiki. "Bonne chance dans ta vie petite libellule bleue !" Son amoureux assiste à la scène finale de la libération, avec un sourire.

Cette libellule est une demoiselle, plus exactement une Agrion jouvencelle (Coenagrion puella) Une espèce d'odonates zygoptères (demoiselles) de la famille des Coenagrionidae et du genre Coenagrion. Elle est commune dans la plupart des pays d’Europe. L'espèce a été décrite en 1758 par le naturaliste suédois Carl von Linné sous le nom initial de Libellula puella. L'Agrion jouvencelle, est aussi appelée : l'Agrion fillette, l'Amélie, la Libellule Amélie, la sophie (en anglais : Azure Damselfly )

LIBELLULE, subst. fém.

De libella « niveau », allusion au vol plané de l'insecte.

Dans le Dictionnaire des symboles, on découvre que"la libellule, admirée pour son élégance et sa légèreté, est en outre un symbole du Japon, qu'on désigne parfois sous le nom d'Île de la libellule (Akitsu-chima). Cette dénomination, qui s'explique par la forme générale de l'île de Hondo, proviendrait de l'exclamation légendaire de Jimmu-tennô, fondateur de la dynastie, alors qu'il contemplait le pays d'une hauteur : on dirait une libellule !..."

Avec la fleur de cerisier (さくら : sakura), la libellule était bien souvent affiliée aux samuraïs. En effet la libellule symbolise pour les japonais la force et le courage, voire la victoire. Il semblerait même qu’elle était pendant longtemps dénommée « kachimushi » : l’insecte de la victoire. L’une des principales raisons du rattachement aux samuraïs tient à ce que la libellule a la particularité de toujours aller de l’avant et de ne jamais faire demi-tour. Elle peut certes faire « marche arrière » mais elle reste toujours de face, tel le samurai faisant continuellement face à ces adversaires sans jamais leur tourner le dos et ce quelque soit la situation.

❤ Dragonfly

Pour les Celtes, la libellule était un symbole de transformation pour arriver au but ultime : la libération de tout son potentiel. La libellule le montrait bien par ses étapes successives de métamorphose, de l'état larvaire sous l'eau jusqu'à la magnifique libellule volante, vive et rapide dans les airs. La libellule enseignait qu'en chaque être vivant se trouvent des ressources cachées capables de se libérer et de s'épanouir. Dans la pratique chamanique celtique, tout pratiquant allait régulièrement contacter l'esprit de la libellule pour travailler dans son quotidien cette libération des ressources cachées. Celles-ci pouvaient se révéler dans n'importe quel domaine, permettant à la personne de déployer ses capacités profondes et devenir maître-artisan, expert dans l'utilisation des plantes, spécialiste de la communication avec les esprits de la nature, astrologue, chaman ou druide spécialisé dans un domaine précis, etc. Il pouvait également s'agir d'une ou plusieurs facultés qui s'exprimaient enfin dans toute leur ampleur : sagesse, empathie, intelligence, patience, calme, amour, compassion, sérénité... Le phénomène de cette libération des ressources cachées pouvait être progressif ou se produire quasiment du jour au lendemain ; dans ce cas il était beaucoup plus spectaculaire. L'esprit de la libellule était le guide par excellence que nos ancêtres consultaient pour découvrir les ressources de leur être profond. Et lorsqu'une telle métamorphose avait lieu, la personne concernée gagnait en ardeur, en passion dans chacun de ses actes, ce qui ne manquait jamais de rejaillir positivement sur son environnement.

Alors il existe un dragon qui vole, et qui parfois nage comme un poisson... dans des piscines conçues pour les êtres humains. Libellule, elle se métamorphose même dans les cabines...

samedi 9 août 2014

ღḯʟʟℯ➸ƒʟ℮üяṧ

C’est au début du XVIe siècle que se répand la mode de semer une véritable constellation de petites fleurs en fond de tapisserie. Les “Mille-Fleurs” agrémentent ainsi des tapisseries évoquant la vie rustique, les divertissements des nobles et des seigneurs. Parmi les principales tapisseries “Mille-Fleurs”, on peut admirer “Les Bergers” (Musée des Gobelins), “La Vie seigneuriale” (Musée de Cluny), et “La Noble Pastorale” (Musée du Louvre). La plus extraordinaire des tapisseries “Mille-Fleurs” est “la Dame à la Licorne”, (Musée de Cluny). L’origine recèle encore quelques mystères. Tenture de six pièces qui, pour cinq d’entre elles, représentent les “Cinq Sens”. La sixième, dont la devise est “À mon seul désir”, reste inexpliquée.

Extrait de la tapisserie "Rambouillet" de René Perrot (tissage Atelier Pinton, Aubusson, vers 1970) - Photographie : Sonia Marques

LES OISEAUX
56 exposition d'été de l'Eglise du Château de Felletin

La 56e exposition estivale de tapisseries de l’Eglise du Château de Felletin, produite par la Cité internationale de la tapisserie d’Aubusson, est consacrée cette année aux oiseaux. Panoramique polyphonique, dispositif architectural et sonore tissé pour lequel Cécile Le Talec a remporté le Grand Prix de la Cité de la tapisserie en 2011, est au centre de l’exposition. Conçu comme un salon de musique circulaire, Panoramique polyphonique invite les visiteurs à pénétrer dans l’espace tissé circulaire et à se laisser porter par une bande-son mixant des chants d’oiseaux et le Silbo, langage sifflé de l’île de Goméra. Cet étonnant dispositif architectural tissé rend la parole aux oiseaux qui ont toujours peuplé en silence les tapisseries, animaux phares des bestiaires médiévaux puis sources délicates d’inspiration pour les artistes de la tapisserie depuis lors. Autour de cette œuvre sont présentées des tapisseries mettant en scène ces animaux et provenant de tous centres de fabrication et de toutes époques. Face au chœur, l’exposition s’ouvre avec le puissant Oiseau de Feu de Mario Prassinos. Dans le chœur, puis chapelle après chapelle, les visiteurs découvriront les œuvres tissées de grands maîtres comme Jean Arp et sa Porte d’Oiseaux, L’Oiseau de George Braque ou encore un tissage de La Grande Famille de René Magritte, aux côtés des scènes colorées de Dom Robert (notamment Pavane de novembre), René Perrot – peintre passionné d’ornithologie qui a produit plus de 500 cartons de tapisseries– avec Rambouillet, Elie Maingonnat ou Marc Petit.

Extrait de la tapisserie "Rambouillet" de René Perrot (tissage Atelier Pinton, Aubusson, vers 1970) - Photographie : Sonia Marques

Un air de ressemblance - Photographie © JD
Faire tapisserie, faire le même âge - Photographie © JD

 

 

Extrait de la tapisserie "Plaisir d'automne" de René Perrot (tissage Atelier Pinton, Aubusson, vers 1970) - Photographie : Sonia Marques

Un château (Photographie © Sonia Marques)

Extrait de la tapisserie "Rambouillet" de René Perrot (tissage Atelier Pinton, Aubusson, vers 1970) - Photographie : Sonia Marques

Naissance et essor d'un artisanat d'art

L’histoire de cette production semble correspondre au développement de plusieurs activités artisanales dans le Massif central (coutellerie, papeterie, armurerie, soierie et un peu plus tard dentelle). Si les origines flamandes sont incertaines, les tapisseries marchoises pourraient découler de la reconversion de l'industrie drapière locale en un artisanat d'art. Il existait à Felletin une tradition de production de couvertures et de draps. La présence d'une infrastructure textile avec une main d'œuvre de qualité et une clientèle établie peut expliquer que les fabricants de tissus aient saisi l'opportunité économique de transformer leur industrie utilitaire en une production d'art. Les premières mentions fiables sont des actes notariés de 1457 et 1473, mentionnant la présence de tapissiers à Felletin. Les productions se spécialisent, se perfectionnent et s’intègrent à un commerce d’exportation porté par des marchands qui ont confiance en la maîtrise de la laine des ouvriers creusois et leur construisent un réseau d'exportation efficace et prospère.
Dès le XVIe siècle, les tapissiers locaux s’approprient les genres à la mode produits à Arras ou en Flandres. Apparaissent alors des tapisseries à décor de « verdures » à feuilles de choux ou à aristoloches, millefleurs, scènes de chasse et bestiaires fantastiques ou exotiques. D’après les archives, l’inventaire de Jeanne d’Albret (La Châtre, Indre), rédigé en 1514, mentionne plus de 70 tapisseries de Felletin dont plusieurs « à menus feuillages » évoquant les millefleurs. En 1546, Jehan Chartier de Bourges commande à deux lissiers de Felletin une tenture en neuf pièces représentant les neuf Preux (Godefroy de Bouillon, le roi Arthur...). La thématique chevaleresque est en effet très à la mode durant le Moyen Âge et jusqu’au milieu du XVIe siècle, comme dans la production flamande de la même époque, également réalisée sur métier de basse-lisse.

Une cachette (Photographie © Sonia Marques)

Un bouquet (Photographie © Sonia Marques)

Muraille (Photographie © Sonia Marques)

Fleur (Photographie © Sonia Marques)

Mille-Fleurs (Photographie © Sonia Marques)

Fleurs (Photographie © Sonia Marques)

Gammes à Limoges (Photographie © Sonia Marques)

Gammes à Limoges (Photographie © Sonia Marques)

Nature morte (Photographie © Sonia Marques)

Espièglerie 1 (Photographie © Sonia Marques)

Un autre bouquet (Photographie © Sonia Marques)

Espièglerie 2 (Photographie © Sonia Marques)

Gammes (Photographie © Sonia Marques)

Gammes (Photographie © Sonia Marques)

Gammes (Photographie © Sonia Marques)

Juillet, travail, recherches, tourisme, partenaires, entreprises, soutien, couleurs, fleurs, oiseaux, luxe, calme et volupté, désertification, eldorado, road-movie...

Août, plus rien ne bouge, fermeture, peinture, culture, nage, aménagement, le parking, l'essence, les cartes, les routes, la découverte, il n'y a vraiment personne dans ces contrées luxuriantes

- Aller où personne ne va, rester quand tout le monde part, partir, quand tout revient et rester loin de tout, toute l'année, au coeur de la vie

Création : Les inspirations sont souvent plus proches qu'on ne le croit, les impressions n'ont pas de frontières, les sensations sont primaires, la réflexion secondaire et la troisième : la liberté de faire et penser