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blog m kiwaïda

19/01/2020

Ш∀ℛ∀ ∀ℝ✝

Wara art festival

kiwaida.jpg

Photographie ©  Sonia Marques

Parfois on perd, parfois on trouve, dans le même temps...

Par kiwaïda at 18:09

17/01/2020

ℒÅ ÐѺℵℵ∀ ℙℑṲ’ ℬ∃ḺℒŠЀḺ ℳѺИḎѺ

Piero Fornasetti est un graveur et un décorateur d’intérieur d’origine italienne. Né le 10 novembre 1913 à Milan en Italie, il étudie à l’académie d’art de Brera dont il se fait expulser. Il se fait ensuite expulsé du pays tout entier durant la Seconde Guerre mondiale et se développe en tant qu’artiste en Suisse. Fornasetti est connu pour son éventail de motifs fantaisistes comme le soleil, la lune, des cartes à jouer, des animaux et d’autres imageries surréalistes. Il est surtout connu pour le visage de la chanteuse d’opéra Lina Cavalieri, qu’il crée à travers de nombreuses œuvres, notamment une série de 350 assiettes individuelles. La plupart des pièces de l’artiste sont réalisées en noir et blanc, pour un nombre total de dizaines de milliers. Le design intérieur est un de ses autres talents ; il crée des objets fantaisistes comme des porte-parapluies, des commodes et des pièces remplies à l’instar de la « Suite Zodiac » du casino de San Remo dont les murs sont recouverts des créatures du zodiaque. En 1959, Fornasetti reçoit un prix Neiman Marcus pour ses « services rendus dans le domaine de la mode ». ll meurt le 9 octobre à Milan en Italie.

Piero Fornasetti, Uccelli, épreuve d’impression, couleur sur papier, projet pour un foulard de soie, 1950

Le monde enchanté de Piero Fornasetti : Enfant, Piero Fornasetti avait fait de sa chambre le centre de son imaginaire, dessinant et peignant sur les murs et au plafond des machines volantes et des figures en trompe-l’œil. Ce monde merveilleux, nourri d’images venues des siècles passés, a fini par constituer une œuvre multiple et singulière, un décor aux mille facettes. Un univers. Après des études à l’Académie des Beaux-Arts de Brera, à Milan, brutalement interrompues pour cause d’indiscipline, Fornasetti fonde une imprimerie d’art. Il édite non seulement ses propres dessins mais aussi les œuvres d’artistes comme Carlo Carrà, Giorgio De Chirico, Lucio Fontana ou Marino Marini. Remarqué par Gio Ponti en 1933, à la Triennale de Milan où il présente ses foulards imprimés, Fornasetti devient le complice de l’architecte. À partir de 1940, ils réalisent ensemble meubles et décors, des fresques du Palazzo Bo (Padoue, 1942) aux cabines et salons du paquebot Andrea Doria (1952).

Astuces des graveurs :Né de sa fascination pour les livres à gravures, l’art de Fornasetti consiste à plaquer sur des formes modernes un répertoire issu de gravures anciennes. Architectures classiques, vases antiques, poissons, flacons de parfumeries, personnages divers, planches de botanique, tous ces motifs sont agrandis, multipliés, recadrés de manière inattendue ou cocasse, imprimés en lithographie puis collés sur l’objet à décorer, du célèbre cabinet Architettura (1951) aux petits meubles, porte-parapluies ou plateaux. Sérigraphiés, ces décors sont également appliqués sur le verre, le tissu, la porcelaine. Le génie de Fornasetti est d’avoir créé des objets d’un modernisme intemporel en les couvrant d’éléments décoratifs désuets. L’agrandissement des images laisse apparaître les trucs des graveurs anciens, les hachures, les pointillés. Ce vocabulaire graphique au service d’une représentation illusionniste devient, sous la loupe du créateur, un langage graphique en soi, une marque de fabrique. La grande réussite de l’exposition des Arts décoratifs réside incontestablement dans la mise en scène de l’accumulation, dans la présentation de séries vertigineuses, confrontées aux dessins et aux peintures de Fornasetti, à sa documentation. Aucun domaine n’échappe au facétieux créateur, de l’affiche publicitaire à la mode et au décor de théâtre. Jadis enfermées dans les livres, les images sagement didactiques ont pris le pouvoir et envahissent le monde, avec une allégresse teintée d’ironie. Elles colonisent les intérieurs modernistes des années 40 et 50, dans un superbe pied-de-nez au purisme. Fornasetti signe le retour massif de l’ornement à une époque qui croyait s’en être débarrassée à jamais. Mais son décor parfaitement lisse ne vient jamais troubler les surfaces qu’il habille, qu’elles soient de bois, de verre, de papier ou de porcelaine. Et ses trompe-l’œil ne trompent personne. Qu’il s’agisse de biscuits disposés sur un napperon en dentelle ou d’une Vénus antique ornant une feuille de paravent, ils exhibent le jeu des hachures et des pointillés des vieux maîtres de l’estampe. Fornasetti est un illusionniste qui captive son public en lui révélant les dessous de ses tours de magie. Superbe livre-objet, le catalogue reflète cette foisonnante inventivité. Saisi par le vertige de ces images multipliées, le visiteur sort de l’exposition hanté par un regard qui hanta Fornasetti lui-même :  elui de la cantatrice Lina Cavalieri, beauté fatale des années 1910-1920. Ses grands yeux impénétrables ornent des centaines d’assiettes, de cendriers et d’objets divers…

(Article dans Connaisance des Arts pour l'exposition de 2015 aux Arts Décoratifs de Paris)




La cantatrice Lina Cavalieri, beauté fatale des années 1910-1920







Et bien c'est lui !














Je l'ai découvert dans les années 90, alors que j'étudiais à l’École supérieure des arts appliqués Duperré, le design et la mode, le graphisme, à Paris... Dans laquelle j'ai poursuivi mes études 4 années jusqu'au diplôme supérieure des arts appliqués. En feuilletant des livres à la bibliothèque, et puis nous avions des enseignants cultivés qui nous enseignaient une période très féconde et créative en Italie. Je garde de merveilleux souvenirs de ces études, si précieuses, peut-être même plus formatrices que celles de l'école des beaux-arts de Paris, où entrent en jeux des phénomènes de pressions et de dominations masculines, et des jalousies féminines, avec lesquelles il faut soit se battre soit, les ignorer, soit se soumettre, mais cela n'aide pas à se concentrer pour étudier. Toutes les écoles des beaux-arts sont restées murées dans cet immobilisme. Aux arts appliqués, peut-être y avait-il plusieurs femmes et les designers hommes ou artistes plasticiens étaient respectueux, même si les esthétiques n'étaient pas du tout dogmatiques ou univoques. Peut-être est-ce aussi le lieu, mes découvertes, mes amis, la liberté de créer et d'inventer, sans autorité institutionnelle. La figure n'était pas interdite, et nous faisions de la peinture, le mot même de "l'art contemporain" n'était pas martelé dans nos têtes, et nous étions aussi avides de connaître des mouvements comme l'art brut, l’expressionnisme, les arts naïfs, la culture de la mode à travers des ethnies si éloignées, des tribus ancestrales, l'art minimal, tout ce qui était mou, ou vertical, ou le land art, un tas de choses comme l'art pauvre, celui d'Afrique et la musique, des instruments hybrides, les défilés de mode, les tendances, les motifs, les couleurs, tout était intense, joyeux, très créatif, sans arrêt, il n'y avait aucune barrière à produire des formes en volume, des dessins, je dessinais beaucoup, il n'y avait aucune pression ou difficulté liée à des partis politiques, comme nous pouvons en rencontrer dans les écoles des beaux-arts avec des revendications et des violences du côté de celles et ceux qui n'étaient pas doués pour créer, ils se tournaient vers l'activisme, quelque chose d'assez moche en fait, sans culture, mais juste l'envie d'être révolutionnaires, de quoi ? Et là, je découvre que Fornasetti avait également réalisé un cahier main. Moi aussi j'en ai fait, mais je ne savais pas qu'il avait réalisé des almanachs. Ces livres se vendent une fortune. Une enseignante, designer, m'avait demandé d'emprunter mon album de dessins réalisé et dessinés. Elle était partie avec, avait fait toute l'école pour faire des photocopies couleurs. À l'époque c'était très coûteux, personne ne pouvait en faire, que des photocopies en noir et blanc. D'ailleurs mes collages étaient en noir et blanc puis coloriés en couleur, avec des feutres et des crayons. Elle s'était fait un paquet pour elle, c'était pour elle. Elle jalousait mes albums. J'ai bien cru qu'elle allait les garder. Elle n'était pas méchante, mais j'avais perçu là une envie très forte. Alors que je ne savais même pas que c'était si bien, ce que je réalisais. Je ne le mesurais même pas avec son geste de prédation. C'est toujours ainsi, il en a toujours été ainsi. On ne peut dérober l'idée, l'esprit, la facture, le geste. Mon mémoire se nommait : l'énergie du geste. C'était aussi liée à la danse contemporaine que je découvrais, danseuse et scénographe. Cette époque est très lumineuse dans mes souvenirs, je parcourais de longs kilomètres à pieds pour étudier, et j'avais la soif d'apprendre, car nos enseignants étaient excellents, et ils s'entendaient tous très bien. C'était une élite, mais modeste, nous étions sélectionnés, mais peut-être aussi pour nos talents mais aussi parce que nous ne savions pas que nous avions un truc en plus, pour notre modestie aussi, pour notre capacité à travailler en équipe, à se stimuler. Les écoles des beaux-arts recrutent sur de tous autres critères, qui ne sont pas ceux de la modestie, mais la prétention et la prédation sont des facteurs qui sont à l'image des enseignants. Lorsque notre parcours vient d'ailleurs, on peut remarquer ces différences, et avoir une bonne distance, voire rire de la médiocrité et fuir les lubriques.
Fornasetti arrive à point dans mes souvenirs, car ces yeux et cette beauté, de la plus belle femme du monde, cette cantatrice qui sera aussi l'inspiratrice d'un film, où l'actrice italienne Gina Lolobrigida joua son rôle, restent des motifs très graphiques où la trame du noir et du blanc, est toujours remarquée et copiée à l'infini. Lui aussi, on voulait prendre ses dessins, et Fornasetti a lui aussi, désiré prendre le regard de sa plus belle femme du monde. Il l'a représentée. Ces jours-ci, on oublie tout de ce que la création fabrique, l'inspiration, ce qui subjugue, ce qui est sublimé, fantasmé, ce qui devient icône. On détruit les icônes, car on n'a plus de culture, on ne sait d'où viennent les choses, ce qui apparaît et on ne veut plus les voir, on les voile ou on les viole. Chez mes camarades, élèves et étudiants, je percevais souvent les manques de culture, la difficulté de dessiner, et puis parfois l'ennui, la jalousie, le dépits, l'envie. Cela ne fait pas forcément de bons artistes, ni de bons enseignants, pourtant on les retrouve en majorité enseigner et parfois même diriger des écoles. Que s'est-il passé en France pour que la beauté soit si voilée ou violée, avec violence ? Pour que l'on ne reconnaisse plus les œuvres et que l'on ne sache plus ni lire les images, ni les commenter ? Ne nous reste qu'un flux de police et d'attirance pour cette violence, et de médiocres groupes, qui se disent si éthiques, que la communauté et la participation sont  devenues autant de langues de bois pour accéder à un piètre pouvoir, que le sensible est rejeté, c'est-à-dire, que rien ne s'imprime plus.
Heureux sont celles et ceux, même sans avoir étudié en art, qui, par leur bon sens, et leur intelligence, peuvent encore discerner et admirer des œuvres, des écrits, doués d'imagination et de ce qui fait de nous des êtres humains, gracieux, éloquents, facétieux, dubitatifs, songeurs, paisibles, émerveillés, curieux, paresseux, nonchalants, résistants, troublants, endormis, vaillants,mystérieux, fantaisistes, informes, magiciens, volubiles, bavards et silencieux à la fois, secrets et spirituels, âpres, acétiques, économes et généreux, fous et savants, génies de personne et nul part, au monde, partout, et pour toujours.
La délation est en vogue, le lynchage, rien de bon, la volonté de bloquer, bloquer sans arrêt, interrompre, séparer, diviser, au nom de la solidarité, belle langue de bois, que de massacre de notre langue et de notre culture. Mon pays est en dépression au dessus du jardin, les français s'égarent et ne se reconnaissent plus, ils méprisent leur passé, leur histoire, et veulent s'en débarrasser à coup de justice, à coup de saisie, au régime sans sel, des gagnes petits sans visions, sans expression, mécaniques, ils volent la vedette aux robots, leur intelligence est devenue un artifice de mauvaise rumeurs, de bêtises et de murmures suicidaires. Des sabotages de nos vécus aux sabotages de notre avenir. Celles et ceux, plutôt celles, elles ont mon âge, sont aux abonnées absentes ou très consentantes, elles répètent et se taisent, ne répondent pas aux appels, mais se chargent de communiquer. C'est schizophrénique. D'un côté on veut montrer qu'on est féministe, qu'on est pour l'égalité, de l'autre, on est incapable d'énoncer un seul mot à ses comparses qui sont démunies, ou affaiblies par tant d'ignorance. Quelles ont été les éducations de ces personnes pour faire la morale et juger les unes et les autres et les dessaisir de leur passion, de leur souhait d'apprendre à apprendre ? Comment ce pays a-t-il pu former autant de décideurs, et décideuses très décidées à décider, qui ne savent pas qu'elles oppriment au nom de leur soumission aux communications héroïques. Point de héros, ni même éros, ni même une arme et des larmes, rien, c'est comme le pouvoir unilatéral de la sidération, une emprise telle, que personne n'ose plus bouger. Quel étrange sensation, celle de ne pas pouvoir articuler. Il y a comme un labeur à la réflexion, il choisi la facilité, et tape sur la gamelle, sur la femme ou l'homme, afin que la purée tombe dans l'écuelle. Chacun grappille sa portion individuelle, au nom d'une solidarité soliloque, un troupeau qui préfère couper ses membres que de les guider faire des réserves et s'assurer que tout le monde va bien.
Il y a eu des excès, des abus, et les "ok boomers" pleuvent, pourtant nous ne sommes pas au pays des "snowflakes", mais bien dans un pays où longtemps, les enfants et les femmes n'étaient pas entendus et servaient d'esclaves ou de manne à la prostitution, même couverte par des héritiers aux hautes fonctions de responsabilités. On s'étonne des plaintes dissonantes et tardives et vieillissantes, c'est qu'elles n'ont pas eu le temps de la maturité que toute personne ayant le beau rôle se fraye dans l'écriture, les médias, le politique et les arts, le sport, les religions. Alors une chaotique brume, chaque matin, s'essaie à dire. Quelles confusions ! Quels retards ! Les plus jeunes, déjà plus jeunes font le procès aux plus vieux : ils ne vivront pas dans leurs us et coutumes, sans emploi et sans miroir, caméra male-gaze. C'est la bataille à qui va copier ce regard, répéter celui-ci, hélas, des féministes, déjà, espèrent trouver la même place et s'évertuent à distribuer les bons et les mauvais points. Nous assistons alors à l'immaturité au pouvoir, comme la maîtresse qui se donne aux male-gaze pour excuser son mari, mauvais président. Quel bordel ! Tous au chômage du bon sens.
C'est un répétitif refrain, c'est une rengaine, chacun, répète ce que l'autre dit, en boucle, c'est comme si plus personne ne pouvait penser ni même avoir un point de vue différent. C'est une sorte de danse macabre, aux défilés de drapeau rouge, de comptes, de statistiques de sociologie mal dégrossie, de fiertés si mal placées.
Quel sale temps !

Heureusement, j'ai vu de superbes créatrices très inspirés de Fornasetti, qui sont autonomes, mais complètement invisibles. C'est peut-être mieux ainsi. Elles risqueraient d'être récupérées pour illustrer des drapeaux et des affichent pour des blocages et des violences, à leur insu. L'art se fait rare.
Mais oui la création est toujours là, mais elle est dans l'obligation de cacher sa joie, de replier ses connaissances, de faire des réserves, c'est la guerre des ignorants, nous entrons dans l'ère caverneuse du rase moquette.
Ambiance.

Par kiwaïda at 02:41

05/01/2020

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Artiste : Francisco GOYA (1746 - 1828) -  Titre de l’œuvre : Don Manuel Osorio Manrique de Zuniga - Date de création : vers 1787 / Technique : Huile sur toile - Dimensions : Hauteur 127 cm x Largeur 101 cm - Lieu de conservation : Metropolitan Museum of Art, New York

GARÇON ROUGE


Don Manuel Osorio Manrique de Zuniga, également connu sous le nom de «Garçon rouge», est un portrait d'un garçon vêtu de vêtements rouges de son époque. Le comte d'Altamira a commandé plusieurs portraits de famille à Goya de 1756 à 1816, le Garçon rouge étant l'un d'eux. Altamira était bien respecté à l'époque et détenait de nombreux titres dont celui de directeur de Banque de San Carlos. Cette peinture était celle du plus jeune fils du comte nommé Manuel qui a rencontré une mort tragique à l'âge de huit ans en 1792. Le tableau représente le garçon vêtu d'un costume rouge tenant une ficelle attachée à une pie qui semble être son oiseau de compagnie. La pie tient une carte dans son bec qui est la carte d'invitation de Goya. Il y a trois chats qui regardent attentivement l'oiseau à gauche du tableau. Sur le côté droit de la pièce se trouve une cage à oiseaux verte au sol abritant plusieurs pinsons. Les animaux du tableau ont eu de nombreuses interprétations différentes au fil des ans. Certaines personnes croient que les oiseaux dans la cage sont un symbole de l'âme tandis que d'autres pensaient que cela symbolisait l'innocence du garçon. On pense que les chats sont une représentation du mal ou d'une force maléfique. Cette connexion des chats étant une force sombre vient d'une gravure de Goya intitulé "Le sommeil de la raison engendre des monstres" où un chat est montré parmi les créatures maléfiques.
> El sueño de la razon produce monstruos : une gravure de la série Los caprichos du peintre espagnol Francisco de Goya. On pense que la peinture dans son ensemble dépeint la nature éphémère de la jeunesse et de l'innocence couplée aux frêles frontières qui séparent le mal du monde de l'enfant.

Lors de sa visite à la galerie d'art Joseph Duveen à Paris, Kathryn Bache Miller a beaucoup aimé la peinture. Jules Bache, la plus éloignée de Kathryn, lui a acheté la pièce pour 275 000 $. Elle a décidé de garder le Garçon rouge dans son salon où elle l'a affiché avec fierté. L'œuvre d'art a été décrite comme un être vivant pour Kathryn par son décorateur d'intérieur, Billy Baldwin. La peinture a été donnée au Metropolitan Museum of Art par elle plus loin, mais Kathryn a été autorisée à montrer périodiquement la peinture dans sa maison jusqu'à son décès en 1979.

Francisco José de Goya y Lucientes est un graveur et peintre espagnol né le 30 mars 1746 à Fuendetodos, près de Saragosse, et mort le 16 avril 1828 à Bordeaux, en France, d’un père doreur et d’une mère descendante de propriétaires terriens. Ses œuvres sont considérées comme de style romantique et il est l'un des artistes les plus influents et importants à sortir d'Espagne de du 18e au 19e siècle. L'art qu'il a créé est considéré par beaucoup comme le récit de l'époque où il a vécu. Goya a été vénéré par tous de son vivant, en particulier en Espagne, et a connu un grand succès tout au long de sa carrière d'artiste. Il a été chargé par de nombreuses personnes influentes de son époque de créer des portraits et d'autres œuvres d'art. De nombreux historiens de l'art se réfèrent à Goya comme le premier des artistes modernes et le dernier des maîtres anciens.

Beaucoup de biographes ont suggéré que les affres de la maladie, la proximité avec la mort et la perte de l’audition ont rendu Goya plus sensible à la cruauté du monde et à la vanité de l’existence. Sa vision du monde était plus distanciée, plus acérée, plus tranchante, plus subversive et sa vision de ses contemporains plus féroce. Malraux écrivait que Goya était « brutalement sensible aux démons que reconnaît du premier coup l’angoisse commune des hommes : non seulement la torture, mais l’humiliation, le cauchemar, le viol, la prison » La série de gravures des Caprices et les peintures noires, réalisées après les deux épisodes dépressifs —jamais présentées au public de son vivant — sont particulièrement caractéristiques de ces changements.

*

Cette magnifique peinture, du côté français, a inspiré le mari de la chanteuse Chantal de Guerre (née à Saïgon), lui demandant de prendre le nom "Goya" pour ses spectacles... destinés aux enfants.



Par kiwaïda at 19:33

26/12/2019

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La crèche © Sonia Marques

Guidés par une étoile © Sonia Marques

Les rois mages © Sonia Marques


Les mages et le texte évangélique L'Évangile selon Matthieu est le seul à rapporter la venue des mages guidés par l'étoile :

Jésus naquit à Bethléem, en Judée, à l'époque où Hérode était roi. Après sa naissance, des savants, spécialistes des étoiles, vinrent d'Orient. Ils arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est l'enfant qui vient de naître, le roi des Juifs ? Nous avons vu son étoile apparaître en Orient et nous sommes venus l'adorer. » Quand le roi Hérode apprit cette nouvelle, il fut troublé, ainsi que toute la population de Jérusalem. Il convoqua tous les chefs des prêtres et les maîtres de la loi, et leur demanda où le Messie devait naître. Ils lui répondirent : « A Bethléem, en Judée. Car voici ce que le prophète a écrit :  «Et toi, Bethléem, au pays de Juda, tu n'es certainement pas la moins importante des localités de Juda ; car c'est de toi que viendra un chef qui conduira mon peuple, Israël .» »  Alors Hérode convoqua secrètement les savants et s'informa auprès d'eux du moment précis où l'étoile était apparue. Puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez chercher des renseignements précis sur l'enfant ; et quand vous l'aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j'aille, moi aussi, l'adorer. »  Après avoir reçu ces instructions du roi, ils partirent. Ils virent alors l'étoile qu'ils avaient déjà remarquée en Orient : elle allait devant eux, et quand elle arriva au-dessus de l'endroit où se trouvait l'enfant, elle s'arrêta.  Ils furent remplis d'une très grande joie en la voyant là. Ils entrèrent dans la maison et virent l'enfant avec sa mère, Marie. Ils se mirent à genoux pour adorer l'enfant ; puis ils ouvrirent leurs bagages et lui offrirent des cadeaux : de l'or, de l'encens et de la myrrhe.  Ensuite, Dieu les avertit dans un rêve de ne pas retourner auprès d'Hérode ; ils prirent alors un autre chemin pour rentrer dans leur pays
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Le mot « mages », tel que rapporté dans l'évangile, pointe davantage vers des astrologues ou des prêtres de cultes anciens (perses ou mèdes). Le texte évangélique ne donne qu'une indication vague de l'origine des mages. Elle parle « d'Orient », ce qui indique l'Est par rapport à la Terre Sainte. Ce pourrait être la Babylonie, la Perse, la Syrie ou autre. En fait, l'indication n'est pas plus précise et laisse place à plusieurs possibilités. Les dons offerts nous orientent vers l'Arabie et/ou la Syrie, sans exclure d'autres possibilités. De toute évidence, l'évangéliste Matthieu ne s'intéresse pas directement aux mages, mais plutôt aux signes dont ils sont porteurs dans le récit. Les détails quant à leur nombre, à leur origine et à leur nom seront comblés plus tard par la tradition populaire, car notre imaginaire est imprégné d'écrits tardifs. Ce n'est qu'au VIe siècle qu'un écrit araméen leur donne un nom (et fixe leur nombre à trois) : Melkon (ou Melchior), Balthasar et Gaspard. Dans l'Église latine, ce n'est qu'au Moyen-Âge (IXe siècle) qu'il en sera question. Notons finalement que la tradition des crèches de Noël remonte à François d'Assise, au jour de Noël 1223. Depuis ce temps, s'est répandue la coutume de reproduire, souvent avec les talents artistiques locaux, la scène de la visite de mages. Peu d'entre elles ont d'abord un souci « historique », c'est-à-dire voulant reproduire avec exactitude la scène d'origine. En fait, la tendance est davantage suscité par le désir d'indiquer que le Christ nous atteint jusqu'à chez-nous, si bien que les Inuits réaliseront une crèche qui situe la scène dans l'Arctique, les Africains en Afrique, etc. Pour ceux qui sont de culture occidentale, la plupart de leurs crèches sont inspirées des grandes œuvres d'art du Moyen-Âge, de la Renaissance ou autres. On ne peut donc pas se fier à leur représentation pour savoir ce qui a pu se passer après la naissance de Jésus.

Et les kiwaïdae aux talents artistiques très singuliers avec leur pinces de crabes de poils soyeux, réaliseront une crèche grâce aux matériaux locaux trouvés sur le chemin de leur inspiration. Si Opale est une étoile née perroquet de feu, voici que son silence revenu a apaisé la confection d'une mangeoire dans des brins voués à disparaître. Là sera disposé le nouveau né, Marie et Joseph autours, grignotés par le temps et les rudes épreuves de la vie. Il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans cette grande fragilité, nu emmailloté, sur son lit la mangeoire, le Sauveur arrive pour sauver un peuple, qui n'est que l'ombre de lui-même. Dans un dénuement tel, dans sa toute puissance, pour n'effrayer personne et ne dominer personne. Jésus n'aura ensuite pas de lieu où reposer sa tête. Cette mangeoire est remplie de paille. Le Sauveur du monde est couché sur la paille ; celui qui est la solidité éternelle vient recouvrir la paille de tout ce qui est éphémère, la paille de nos vies, « balayées par le vent », comme le reconnaît le premier des psaumes de la Bible. Le Créateur du monde n'a pas voulu faire naître le Sauveur du monde dans l'or ou l'argent, mais sur la paille. Jésus est né pour une humanité affamé dans une mangeoire, pour sauver la terre et s'offrir en nourriture (pour aussi bien les ignorants que les intellectuels, si, si, pas de mot de passe, et de privilèges) Attention, Jésus n'a pas eu le temps de faire du tourisme sur cette terre. Le Christ enseignera à ses disciples, déconcertés : « Mon corps est une vraie nourriture et mon sang est une vraie boisson » et il a fallu les rencontrer les disciples. Mais il annonce également avoir autant besoin de nourriture que celles et ceux qui se nourriront de Jésus, histoire d'être en alliance, d'égal à égal. Buvez et mangez, ceci est mon corps, ceci est mon sang. Sacrée cacahuète ! Pépite exotique !

Aujourd'hui 26 décembre 2019 c'est une nouvelle lune, doublée d'une éclipse solaire !


J'ai pris le foin de Satori et Cafuné, mes lapins lunes et j'ai découpé mes cacahuètes (périmées, je dois les jeter) et j'ai réalisé une crèche. Les rois mages sont chargés, ils vont mettre du temps à arriver... Mais ils sont sur le chemin, il y a des grèves de transport, ils s'en fichent, ils sont guidés par une étoile.

Aucun animal n'a été maltraité pour cette crèche, elle est végan, bio, végétarienne... mais attention, elle n'est pas comestible, faut pas déconner non plus ;.) Entièrement recyclable et UNIQUE !

Par kiwaïda at 12:35

10/12/2019

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La banane ne fait pas la grève

Les artistes ont faim

Ces jours-ci, se déroule la foire Art Basel, à Miami, en Floride (États-Unis)...

C'est quoi déjà cette foire ? Un paroxysme (dans le sens périodique d'une maladie ou d'une douleur où les signes atteignent leur maximum d'intensité)

Rappel du bilan carbone prestigieux (comme toutes les foires et biennales et triennales, quadruple saut dans les paradoxes des mouvements bienséants et de la pensée laborieuse de l'art ...)

Art Basel, foire internationale d’art contemporain de Suisse, 90 000 visiteurs chaque année, galeristes, commissaires d’expositions, directeurs de musées, acheteurs, collectionneurs, 300 galeries d’art qui viennent de 35 pays et de tous les continents pour présenter le travail de quelque 4 000 artistes. Un peu comme tous ces idiots qui gravissent les monts élevés enneigés, en même temps, en file indienne, dont quelques uns meurent en route, au même moment, comme si le mont élevé était en grève et qu'il fallait donc se bousculer pour le gravir...

Oui, il y a longtemps que les monts élevés sont en grève, ne le saviez-vous pas ? Mais tout le temps.

Il n'y a pas que les foires, mais nombre d'expositions foirent... L’absence de stratégie de numérisation, sur le développement durable, la réflexion éthique du rôle du musée dans la cité. Stratégie ? Non, juste un manque de bon sens. Nombre d'institutions n'ont jamais été concernées par l'idée en vogue : le green... le Greenwashing !

Le Greenwashing, aussi nommé écoblanchiment ou verdissage, est un procédé de marketing ou de relations publiques utilisé par une organisation (entreprise, administration publique nationale ou territoriale, etc.) dans le but de se donner une image de responsabilité écologique trompeuse.  Tiens cela me dit quelque chose cette stratégie du blanchiment... Ou comment apparaître propre tout en nommant ce qui serait sale...

On se reprend, les expositions énormes sont foutues, et depuis longtemps, celles et ceux qui se déplacent pour aller les voir, aussi, pire si vous emmenez des écoles... Waou ! Tout en prônant des notions écologiques.

Exemple : Vous avez le pouvoir, vous demandez aux étudiants (aux pauvres) de trier les déchets de toute l'école, sur leur temps d'études, et vous leurs attribuez des bons points, car il y aura des vraiment mauvais, qui resteront donc sans crédits et ne passeront pas les années, ni même ne pourront bénéficier de gras coups de pouce, car ils ne seront ni délégués, ni intégrés dans les commissions pour voter pour leur direction (logique) Donc vous demandez cela, et en même temps, vous demandez à ces pauvres étudiants de partir dans un voyage obligatoire vers une destination au-dessus de leurs moyens : Venise, et sa biennale d'art. Le déplacement déjà coûtera bien plus cher et les repas très peu bios, que toute une année à passer à trier les déchets de l'école... Du bon sens je disais. Mais attention, ne soyez pas aveugles, car tout est pour les yeux : il faut photographier à toute allure, dépenser le tout dans les réseaux sociaux, oui les datas c'est aussi "pas gratuit", contrairement à ce que trop de... comment dire... trop de, et bien trop ! Pensent !

Après vous faites un superbe Greenwashing, vous repeignez en blanc, toutes les crottes, et vous avez de beaux nuages, dans un immense bloc de béton amianté, et on obtient : une école d'art !

Dans le Limousin ils ont annoncé un constat dingue : pas une seule école serait dénuée d'amiante ! Voui, voui... Alors le tri des déchets dans l'école... Peut-être qu'il vaut mieux, faire des cours dehors (je sais, c'est ce que j'ai fait...)

On revient le sujet, ce n'était pas le Greenwashing, ni Venise, on s'en fou, elle coule et c'est la dépression assurée.

Non, le sujet c'était Art Basel. J'avais un ami artiste, il est toujours là, hein, qui s'occupait d'installer tous les artistes à Basel, je ne me souviens plus du nom, mais c'est un métier. Donc lui il était payé, mais pas les artistes qui exposaient leurs œuvres... Greenwashing ?

Bon, le sujet ce n'est toujours pas cela, le sujet c'est : LA BANANE.

J'ai la banane en ce moment ? Vu le paroxysme génial dans lequel je me trouve ? Non je suis juste une artiste qui a faim, car j'ai du bon sens. Suis-je bonne pour autant ? Non, considérée comme mauvaise.

La mondialisation croissante des pratiques culturelles contraste avec le localisme de l’engagement écologique, et les institutions, préfèrent mettre au premier plan la liberté artistique (qui elle, n'est pas écologique ?)

Oui parce qu'on sait à présent que la "liberté d'expression", c'est la liberté d'importuner l'autre, quand on a le pouvoir (les experts en design, les bons, ont ce pouvoir là, tant pis pour celles et ceux qui la ferment, parce qu'ils et elles ne pourront jamais l'ouvrir dans un monde où tous les mauvais sont cachés ont disparu...)

C'est d'ailleurs la meilleure façon d'importuner la terre, et de continuer, avec la bonté qui préfigure dans tout portrait d'un bon designer aujourd'hui, sans être importuné... Liberté d'expression oblige ! Silence on tourne !

Disons, que comme je le remarquais, dans mon parcours professionnel, je rencontrais des personnes qui se disent expertes (on peut être expert en tout aujourd'hui, en design, même quand n'y connait rien, et qu'on n'a jamais été designer, et même, lorsque l'on souhaitait supprimer les options designs dans les écoles, et bien on devient expert en design, du moment qu'on a compris que c'est à la mode (la mode, non, mais que les crédits tombent) on peut devenir designer, et mieux, du meilleur côté, du côté du bon, du beau, de l'éco, éco, éco, et responsable, oui c'est dit, on n'est pas du côté des méchants.

Quelle responsabilité le greenwashing !

Qu'est-ce qu'on est bon. Oui parce qu'être beau, ce n'est plus à la mode, il faut être bon (pas dans le sens meilleur, non, dans le sens : il ne faut pas être mauvais méchant (oups, cachez cette force du mal, un coup de peinture blanche dessus, ou lavez la tâche, cela fait trop sale !)

Donc le beau, bof, être bon, oui.

Mais pour être bon, il faut designer (oui c'est bien écrit "designer") les mauvais, les méchants... presque : le mal. Et là, c'est très grave, ce qu'il se passe. Chacun, chacune de nous, risquons de passer du côté du mal. La ligne se trace par les décideurs (non pas les usagers, c'est pas encore à la mode) Donc pas de justice pour les pauvres, mais la ligne trace, comme l'on veut, il n'y a pas de règle, la limite du bien et du mal. Attention, seuls les experts en design, savent qui est bon, et qui est mauvais. Si vous vous opposez à la règle : la case prison vous méritez. Mieux, si vous n'avez pas lu la règle, introuvable, et que vous n'avez pas réagit (avec violence, c'est le but) et bien vous êtes exclus de la règle, des concons experts en conconnerie.

Et bien voilà, c'est mieux ! Il faut savoir toujours où l'on se sent le mieux. Même si l'on est considéré comme un mauvais, on peut se sentir mieux que les bons (pas les meilleurs, hein... vous suivez...)

Donc, on reprend, ce sujet est très sérieux, ce sujet c'est : J'AI LA BANANE !  Je suis en forme, de bonne humeur, souriante, j'ai la pêche, la patate.

J'AI LA BANANE

Non parce que je serai dans une position avantageuse, bien au contraire, je suis au mauvais endroit, au bon moment. Vous me suivez ?

Rénovations : les institutions n'ont jamais été conçues pour le développement durable, sinon, nous aurions pu y accéder plus naturellement.

En terme d'isolation, ça coince, même si le chauffage pourrait aider plusieurs sans domiciles fixes à passer les nuits d'hiver, car les institutions sont vides la nuit.

Mais souvenez-vous : les décideurs ont décidé que le "bon" côté du design c'était de peindre les crottes pour en faire des nuages blancs, pour les exposer à un public "averti"... pas "azerty".

On repend : PAROXYSME.

Ces derniers jours, c’est une banane scotchée à un mur de la foire Art Basel, à Miami, en Floride (États-Unis), qui a fait parler d’elle. L’œuvre, composée de ce seul fruit, immobilisé sur un mur à l’aide d’un épais ruban adhésif gris, et intitulée Comedian, est la création de l’artiste Maurizio Cattelan. L’Italien est déjà connu pour ses travaux subversifs, comme America, des toilettes en or 18 carats totalement fonctionnelles estimées entre 5 et 6 millions de dollars. Les visiteurs de l’exposition étaient ainsi nombreux à se presser devant l’œuvre comestible, quand l’un d’eux a tout simplement décidé de la manger.

C'est écrit un peu vite, mais ralentissons :

Avant de manger la banane qu’avait scotchée au mur l’artiste italien Maurizio Cattelan, une oeuvre vendue 120.000 dollars à la foire d’art contemporain Art Basel de Miami, David Datuna a attendu quelques heures, histoire d’"avoir faim", a expliqué lundi en riant l’artiste, de retour à New York. Né à Tbilissi et installé aux Etats-Unis depuis 22 ans, David Datuna s’est montré fier de ce geste qui a fait sensation après qu’il eut posté sur son compte Instagram une vidéo de lui savourant la fameuse banane.

Un italien de 60 ans, vend une banane scotchée à un mur 120 000 dollars (108 444 euros) et un géorgien de 22 ans la dé-scotche et la mange (ils sont tous deux habitants à New York)

Est-ce que cela a un rapport avec les grèves annuelles en France ? L'arrêt obligatoire du travail ? Le fait que les artistes ont faim ?

Oui, moi j'ai faim et je mange des bananes...

Il y a un artiste jeune qui a piqué la vedette de l'artiste vieux, et comme la banane a été mangée, il n'y avait plus d’œuvre.  Il a fallu rétropédaler, comme Magritte a su le faire, la banane ce n'est pas l'oeuvre, mais l'idée...
Ceci n'est pas une pipe !

Donc on peut remplacer la banane, par une autre !

C'est exactement comme les experts : plus besoin de savoir faire, on vous l'écrit, certes sur plusieurs pages, et avec confusion, mais ici, en France, comme à Basel ou New York, (disons, plutôt, à Paris, qu'en France) on peut être expert dans un domaine inconnu, et cela se nomme : l'invention, non plus l'innovation. Oui, il faut être curieux, plus besoin de "savoir" faire, il faut "faire" savoir. En s'aidant quand même des journalistes, aussi expert... en journalisme, parce que sinon, on ne pourra pas manger la banane, si ce n'est pas écrit avec autant de philosophie. Attention pour distinguer un expert, il faut tracer la limite, souvenez-vous : il y a le bien, et le mal. Oui parce qu'un bon designer, est un bon philosophe bien entendu.

Le mal,  c'est tout ce qu'on ne veut pas, on le cache, et le bien, c'était l'ancien "beau", mais l'esthétique n'a pas tenu au blanchiment (trop de produits chimiques), alors cela peut être laid, mais "bien" et du côté du "bon".

Je vois que ce n'est pas clair pour tous. La parité : c'est bien. L'égalité entre les femmes et les hommes : c'est bien. C'est impossible, mais c'est bien, un homme est une femme, une femme c'est comme un homme = égaux.

Désormais, on ne pourra plus cacher la femme laide derrière l'homme beau. Il faudra mettre en avant une laide, et ainsi, elle pourra cacher l'homme... mauvais ? Non, l'homme beau ? Non, l'homme con ? Non la laide cachera ce qui n'est pas recyclable.
Ok, et l'homme laid ? Il n'y en a pas. Si vous suivez bien, on créé des règles en fonction des modes, là où les crédits tombent.

Rassurez-vous, les artistes ont toujours faim, donc ils suivront la mode, mangeront la banane, et ils scotcheront des bananes au mur, pour les vendre plus cher qu'au marché, dans une institution amiantée, où un nombre d'idiots, à la queue leu leu, viendront défiler pour la voir dans une période d'une maladie ou d'une douleur où les signes atteignent leur maximum d'intensité...

L'équation du paroxysme est ainsi résolue.

Signé : une experte en design éco-responsable (aucune banane n'a été maltraitée durant l'écriture de ce pamphlet sur... le design ? Non : La banane !!!)










Par kiwaïda at 00:16

19/11/2019

Ⓖⓐⓛⓐⓣⓗⓔⓘⓓⓐⓔ ⓐⓝⓓ Ⓚⓘⓦⓐⓘⓓⓐⓔ

Mais oui mais c'est bien sûr !

EUREKA !

KIWAïDA !

Salut les gars ! Vous me reconnaissez ?

Un bizou sivouplé !

Un bijou ! Nom de nom d'un crabe !

Ça scrabouille, ça gribouillait déjà :

Poissons, écrevisses et crabes de diverses couleurs et figures extraordinaires que
l'on trouve autour des îles Moluques et sur les côtes des terres australes [...]
(Amsterdam)

1719

faune: thon faune: torpille faune: crabe faune: crevette
de avibus et piscibus. Traité des oiseaux et poissons
auteur : non identifié
1330 ?-1340 ?

Mon yéti crab, ma fabuleuse invention, ma kiwaïda...

Nous voici bien vernies !

Crabes vrais • crabes bleus • crabes violonistes • panier de crabes • soupe de crabes

-Crabe araignée • Crabe bleu • Crabe vert • Nébuleuse du Crabe • crabe appelant • crabe bleu • crabe chinois • crabe de moule • crabe des Sargasses • crabe des cocotiers • crabe des rochers • crabe enragé • crabe farci • crabe honteux • crabe marbré • crabe royal du kamchatka • crabe terrestre • crabe à signaux • en crabe • marcher en crabe • panier de crabe • sacculine du crabe • vieux crabe

-Debout les crabes, la mer monte !


-Crabe (homonymie) • Crabe bleu • Crabe chinois • Crabe de cocotier • Crabe de tête • Crabe flèche • Crabe rouge • Crabe royal • Crabe royal du Kamtchatka • Crabe violoniste • Crise du crabe • En crabe • Fabia (crabe) • Guerre du crabe • La Confrérie du crabe • Le Crabe aux pinces d'or • Le Crabe aux pinces d'or (film, 1947) • Le Crabe sur la banquette arrière • Le Crabe-tambour • Le Crabe-tambour (film) • Le Crabe-tambour (roman) • Nébuleuse du Crabe • Tourteau (crabe) • Un crabe dans la tête • Île Crabe

Crabe est un nom vernaculaire ambigu utilisé en français pour désigner de nombreuses espèces de crustacés décapodes, pour la plupart comestibles. On distingue deux infra-ordres de crabes, en fonction des caractéristiques de leur abdomen : les Brachyura, ou vrais crabes, et les Paguroidea (crabes de cocotier, crabes royaux). Cependant toutes les espèces de ces infra-ordres ne sont pas spontanément qualifiées de crabe, par exemple les espèces appelées araignées de mer parmi les Brachyura ou les pagures, autrement appelé bernard l'hermite, parmi les Paguroidea.

Et aussi les crabes de mangrove (Goniopsis) ou les crabes nageurs...

Description La plupart des crabes sont marins, mais il existe quelques crabes d'eau douce et des crabes terrestres dont des crabes arboricoles. Ils disposent tous de cinq paires de pattes dont la première est modifiée pour former une paire de pinces. Certaines espèces sont toxiques spécialement les crabes très colorés du groupe des Xanthidae. Un crabe marin à carapace blanche (Demania toxica), que l'on rencontre aux îles Cook, est considéré comme le plus vénéneux des animaux marins.

Culture

Symbolique

Alors que le crabe est considéré durant l'Antiquité comme animal protecteur, sa réputation change au Moyen Âge, comme celle de l'ensemble des créatures marines. Il est même devenu maléfique, symbole des monstres marins marcheurs ; ce rejet est sûrement aggravé par ses habitudes nécrophages. Au contraire, en Asie, les espèces du genre Dorippe, sur la carapace desquelles on distingue un visage humain, sont très recherchées car, selon la légende, ils contiennent l'âme de guerriers défunts. Cancer vient du nom grec du crabe. Ce nom choisi pour la maladie de cancer témoigne qu'en Occident la symbolique liée à cet animal est plutôt négative. C'est aussi le nom d'une constellation et l'un des 12 signes astrologiques. Terminologie Le terme crabe proviendrait soit du néerlandais crabbe (krab en néerlandais moderne), via le picard et le wallon, soit du vieux norrois krabbi, via le normand. Ces décapodes ont donné naissance à plusieurs expressions en français. L'expression un panier de crabes désigne un groupe de personne collaborant mais en se nuisant les uns les autres. Cette expression est apparue en France au milieu du XXe siècle L'expression marcher en crabe signifie se déplacer de côté.

se déplacer de côté

afin d'éviter le panier de crabes...

ermitage programmé...

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Par kiwaïda at 01:47

18/11/2019

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Rihanna, as an otherworldly warrior queen, in the September issue of W magazine.Credit...Steven Klein; styled by Edward Enninful

16 artistes sélectionnés pour la première résidence au Black Rock Sénégal

Par kiwaïda at 19:02

10/11/2019

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Spectacle/ Danse/ Théâtre



Conçu et interprété par La Ribot (née en 1962 à Madrid) avec la danseuse et chorégraphe française Mathilde Monnier, GUSTAVIA (née en 1959 à Mulhouse), 2008, a été décrit comme un « duo burlesque », mais il y a bien plus que cela. Des appareils burlesques y sont certes convoqués – un épisode de slapstick, par exemple, comprenant des chutes, des collisions et de quelques« lattes en bois » faits de mousse. Il y a aussi un drôle de « striptease » dans lequel Monnier et La Ribot dénudent à plusieurs reprises leurs genoux seulement. Pourtant, si la principale caractéristique du burlesque est de malmener le sérieux, Gustavia va dans le sens contraire. Éloignant ses artifices comiques en recourant à de longues répétitions et via d’autres stratégies, cela peut devenir intrigant, abrasif et même énervant à regarder. Un programme important est en jeu : Gustavia offre une critique féministe complexe aux demandes faites aux femmes de « jouer » leur genre de façon satisfaisante – à la fois au théâtre et dans la vie de tous les jours.

Grâce à leurs costumes de danse noirs identiques, leurs formes fines et leur teint pâle, Monnier et La Ribot ressemblent à des jumelles. Certains critiques les ont prises pour le double portrait de Gustavia, confondant l’héroïne et l’œuvre. « Gustavia » pourrait néanmoins être conçu comme un nom générique, plutôt qu’une identité féminine spécifique, la relation entre les deux protagonistes étant par ailleurs très changeante. Elles se tiennent comme des jumelles, des doubles, des divas en compétition, un duo comique – et lorsque La Ribot se met en action avec les lattes en polystyrène, frappant à plusieurs reprises Monnier, elles se muent en étrangères, ignorant vraisemblablement la présence de l’autre.

La dernière section de Gustavia voit Monnier et La Ribot donner un long duologue fait de phrases commençant toutes par les mots « Une femme… ». Certaines déclarations sont banales (« Une femme ferme sa porte avec une clé ») tandis que d’autre possèdent une dimension absurde (« une femme a trois seins »), mais elles exploitent toutes l’ambiguïté du fait qu’elles décrivent soit une femme en particulier soit qu’il s’agit d’une affirmation normative sur les femmes en général. Cette section est d’une drôlerie certaine, bien qu’elle là aussi implique un certain sérieux : que la performance de la féminité engendre un continuum de demandes sans fin et sont souvent sottes, conflictuelles ou simplement impossibles à accomplir. Sondant les états d’esprit lugubres et des problèmes de politique de genre aigus, l’œuvre collaborative Gustavia est peut-être le message le plus sombre en date de La Ribot.


Mathilde Monnier dit dans une interview (Elle mag) :

Chez nous, on ne parlait jamais d’art

  Je viens d’un milieu où ce métier-là n’était pas tenu en très haute estime. Une famille alsacienne un peu serrée, cinq enfants habillés pareil. Chez nous, on ne parlait jamais d’art. Mon père écoutait juste un peu de musique classique le soir avec son whisky. Le théâtre, on ne savait pas ce que c’était. La danse, j’en parle même pas !  Ah, si, ma mère disait souvent : « Les danseuses de l’Opéra de Paris, ce sont des filles de concierge. » Vous voyez l’ambiance. Je me suis extirpée de là grâce à la création. Quand je dansais, il y avait juste mon corps et la musique, je me sentais comme dépouillée, mais, en même temps, libérée de tous les carcans.


Un jour, je suis passée au CCS (Centre Culturel Suisse) par hasard, avec mon amoureux, notre train pour Limoges était quelques heures après. C'était l'été qui débutait, année 2013. La porte était ouverte et l'artiste La Ribot exposait et donnait une conférence. Nous ne le savions pas, quelques invités, journalistes informés, artistes, chorégraphes. C'est là que j'ai vu pour la dernière fois Nathalie Magnan, tacticienne des médias, professeure, elle m'a reconnue, elle est venue me voir et m'a demandé que l'on parle, s'asseoir près d'un arbre dans la cour.

Nous venions de voir l'exposition Despliegue, de cette espagnole incroyable.

Despliegue montre l’artiste en train d’errer dans un petit espace du studio, « peignant » le sol avec les divers éléments que l’on trouve dans les Pièces distinguées. La robe vert menthe à froufrous de Oh! Compositione, 1997 y apparaît, suivie du harnachement de cheval écarlate de Another Bloody Mary, 2000. Un miroir reflétant le plafond du studio, et des écrans plats rejouant la vidéo Pa amb tomàquet, 2000, placés au sol ajoutent une complexité à la composition multicolore des propriétés de l’espace. Construisant son tableau néobaroque, La Ribot récapitule les gestes clé des Pièces distinguées, leurs poses et leurs variations.

La performance a été filmée sans interruption du début à la fin grâce à deux caméras : la première attachée au plafond, à peu près cinq mètres au-dessus du sol et la seconde tenue à la main par La Ribot. L’installation prévoit que la vue d’en haut soit projetée sur le sol de la galerie alors que les plans tournés avec la caméra portée soient diffusés sur un moniteur proche. L’attention des spectateurs est partagée entre une vue à vol d’oiseau et une perspective très dissemblable, que l’artiste relie aux « yeux du corps ». Ce point de vue penché, tournant à gauche ou à droite, ignorant la gravité, fait parfois écho au regard de la personne tenant la caméra (regardant le livre qu’elle lit par exemple) alors qu’à d’autres moments il objectifie son corps, s’introduisant dans son « espace défendable » – avec un irrespect carnavalesque.

Despliegue déploie une grandeur somptueuse, bizarre, et un plaisir visuel à partir d’une sélection éclectique d’objets de tous les jours et d’un répertoire excentrique d’actions physiques. L’œuvre compile environ dix ans d’expérimentations au-delà des frontières de la danse, de l’art de la performance et de l’installation en un cycle de quarante-cinq minutes. Ce parcours se déploie dans la fragmentation, la désorientation et la déstabilisation, allant jusqu’à bousculer l’œuvre même de l’artiste.

Maria Ribot dite La Ribot, née le 19 juillet 1962 à Madrid en Espagne, performeuse, danseuse et chorégraphe suisso-espagnole de danse contemporaine, metteuse en scène, réalisatrice, artiste-vidéaste et enseignante. Elle me faisait penser au côté de ma famille maternelle, ma mère et ma grand-mère, dès qu'elle est passée devant moi pour exprimer son stress, sa joie, en même temps son impatience, son agacement, tout en même temps, d'une furieuse envie d'en découdre avec la vie et l'art. Elles ont cela dans le sang, elles sont passionnées, de belles femmes, de fortes têtes. Son expo. Géniale ! J'enseignais à l'école nationale d'art de Limoges, depuis 3 années, tant de projets, tant de forces discrètes. J'ai acheté plus tard le DVD "Gustavia" afin de le montrer aux étudiants, à mes frais donc, comme toujours. J'ai cherché une salle pour le projeter, impossible dans l'amphithéâtre, le grand, pour les grands, comme toujours, quelqu'un m'avait déjà pris ma place réservée. Avec un petit groupe d'étudiantes et d'étudiants de 4e et 5e année et de 3e année en art, nous avons arpenté les salles, moi avec mon DVD en main. Ils et elles ne savaient pas ce que j'allais montrer. Nous avons trouvé une petite salle, avec une vidéoprojection, rien ne fonctionnait, dans toutes nos déambulations, nous étions exactement comme dans Gustavia. Ils et elles m'ont vu monter sur les tables, afin de piloter le vidéoprojecteur, dont il manquait la télécommande, une chaise sur une table, très dangereux. Tous mes gestes étaient chorégraphiques. Les étudiants ne bougeaient pas, des pierres, aucun n'est venu m'aider, c'était comme un spectacle. Les étudiants voyant qu'une professeure n'a pas les outils à sa disposition et doit aller les chercher, pensent que ce n'est pas une personne soutenue par l'école, et, ils et elles se disent, si je reste, je n'aurai pas de crédit à la fin de l'année avec ce cours, donc, ils et elles restent, mais assis en manteau, comme s'ils allaient quitter la salle à tout moment. Je n'ai jamais eu peur, car aucun étudiant ne quittait la salle de mes cours. J'avais confiance en mon enseignement. Il n'a pas changé depuis ces petits élèves en banlieue, dans le 93, avec leurs manteaux qui jetaient des ciseaux aux animateurs en arts plastiques. Les arts plastiques, ce n'est jamais très bien accueilli ici, ni déjà à l’œuvre dans les familles. Être en manteau, être sur la partance. J'étais comme eux professeure, toujours dans les réunions, en manteau sur la partance. On me surveillait. J'ai reçu des courriers qui mentionnaient à quelle heure je me levais d'une réunion (11H30) afin d'espérer que je puisse enfin avoir "une faute professionnelle" dans mon dossier administratif, quand tous les professeurs étaient déjà dehors à fumer leurs clopes. On regardait si je revenais des toilettes, au cas où, si j'avais trouvé une sortie et si je m'étais évadée avant les 5 minutes de la fin de la réunion, pendant laquelle, personne n'avait le droit de parler. Je découvrais le monde syndicaliste. Certains professeurs, des hommes, en nombre avaient une écharpe rouge. Je ne connaissais pas l'importance de ce signe. "Tu" pouvais "te" lever des réunions à tous moments si "tu" portais une écharpe rouge et même déjeuner au restaurant américain McDonald's, sans que ce soit une injure au FoodTruck bio (ces camions-restaurants qui remplacent à présent les cantines pour les écoles) Et le tutoiement était obligatoire, camarade. Moi je vouvoyais, sans louvoyer. La directrice ne voulait pas que je la nomme, La directrice, mais par son petit prénom. Je n'ai jamais réussi, surtout en lisant les courriers que j'ai reçus, avec sa signature. Ils étaient bien signés de Madame La directrice, pas de son petit prénom. Il y avait le tampon du ministère de la culture, c'était très sérieux : Je constate qu'à la réunion X vous vous êtes levée sans explication à 11H30, vous êtes redevable d'une amende qui va vous coûter très cher, et si vous ne répondez pas (à mes avances) vous serez convoquée à un procès, dont vous supporterez les frais, ils vont augmenter, sans cesse. Je constate que vous ne vous êtes pas exécutée, dans les 24H, vous êtes en situation de faute professionnelle.

Rien que ça ! Bing un tampon du ministère, une photocopie un peu tiède et c'est bon, un petit logo rigolo du professeur graphiste, avec un arc-en-ciel en haut, histoire que le contenu de la lettre conjure avec la ligne graphique "créative" du choix de la direction, et hop ! Je suis devenue le loup à abattre. Waou ! Pire, une louve. J'ai cherché partout si j'avais une écharpe rouge, non, rose oui, verte, bleue, avec des motifs, violette, bordeaux, crème, pourtant, elles sont belles mes écharpes. Puis je me suis mise à créer des foulards en satin, de beaux foulards, remarquables (La vérité) mais fabriqués à Londres, oui parce qu'ici, "tu" peux pas.

Puis, une régisseuse est entrée, nous disant que nous n'avions pas réservé cette salle, elle n'était pas réservée, ni utilisée, alors nous ne pouvions pas faire cours dedans. C'est paradoxal, mais c'est la règle. Nous lui expliquions un peu tout, dans tous les sens, l'heure filait, on venait de se faire virer de l'amphi. Je suis professeure tout de même, j'ai un peu le droit de donner un cours programmé pour les étudiants que j'encadre, pouvais-je dire si discrètement et avec diplomatie. Mais il ne fallait pas trop le dire haut et fort, sinon, la salle resterait fermée et vide, alors il fallait que j'explique bien ce que j'allais montrer. La régisseusse semblait regretter, que lorsqu'elle était étudiante, dans cette école, elle n'avait pas pu avoir accès à de tels objets d'études et de culture, alors elle devenait plus sèche, et en même temps, elle se disait, quelle chance ! Même si plus tard, une rumeur courrait, selon laquelle,  je n'enseignais pas ce que je devais enseigner, c'est-à-dire, rien. Puisqu'il n'y avait personne, pouvait-on s'asseoir dans cette salle et regarder un film artistique de deux femmes magnifiques ? Elle nous dit, que la veille, il y a eu une formation pour les administratifs, et rien n'a été remis, donc c'est pour cela, qu'on ne trouve plus la télécommande, et que le son, rien n'est pas branché. Elle nous a fait venir le responsable. Le temps qu'il vienne, je remonte sur ma chaise, elle était toujours sur la table et je repilotais le vidéoprojecteur. Un étudiant arrive en retard, mais avec toutes les péripéties, il nous a cherché dans toute l'école, il s’assoit épuisé, c'est le seul étudiant noir de l'école, il fait de la peinture, j'aime son procédé et sa réflexion sur les codes, les tableaux de maîtres et les modèles noirs d'hommes et de femmes, et de nus qu'il peint en très grands formats dans l'école, cela gène. Il s'installe avec un sac de courses de supermarché, il arrive plus tard, car il travaille avec des jeunes, il donne des cours d'arts plastiques, la boucle est bouclée. Il y a la fille d'une critique d'art renommée, la seule qui lèvera la main lorsque je poserai la question de qui connait Mathilde Monnier ou La Ribot ? Mais elle n'a jamais vu de spectacle et ne connait pas Gustavia. Elle dit connaître un peu ce qu'est la danse contemporaine, il faut qu'elle se démarque un peu, sa mère est très connue du milieu, et elle a déjà été sélectionnée dans plusieurs écoles d'art. Elle a déjà un petit copain en design, qui espère ainsi être connu, en sortant avec elle. Plus tard, sans expérience aucune, il sera fier de devenir professeur dans cette école, au sortir de son diplôme. Par contre, sa copine devra partir, et n'ira pas au niveau supérieur, on a beau avoir de la famille dans le milieu, c'est le même statut qu'ont toutes les étudiantes, dans les écoles d'art, elles ne sont pas soutenues.

Personne dans la salle n'a jamais vu de spectacle de danse contemporaine, ni même des femmes à 50 ans ainsi performer. Elles sont musclées, belles, élégantes, clowns, inventives. Une étudiante réalise des volumes, je pensais aussi à elle, car dans Gustavia, les femmes déplacent des volumes sans arrêt. Dans la salle il y a le chouchou des professeurs en art, c'est toujours un garçon, pas encore un homme, il ne le sait pas, mais nous savons tous qu'il aura les félicitations à son diplôme, c'est ainsi que les écoles d'art se structurent, même s'il est installé à côté d'au moins 5 étudiantes meilleures que lui, c'est lui que les professeurs ont choisi, pour leur filiation, et les secrétaires de l'administration, il est très bien suivi, il porte tout le poids des enseignements, qui retardent. Il voudrait être artisan, mais il est poussé à être artiste. Il est très mal à l'aise. Il ne comprend pas pourquoi le livret de l'étudiant de cette école date d'il y a 2 ans. Il le dit tout fort avant que l'on commence. Malheureusement je ne puis rien y faire, de mon côté tout fut déjà prêt pour publication, ce n'est pas à moi qu'il faut demander pourquoi cela bloque. Là je débloque le vidéoprojecteur. Mais il ne le dira jamais aux autres professeurs, ni même lorsqu'il sera élu représentant des autres étudiants, sinon, il n'obtiendra plus la confiance de toute l'école et ne sera pas soutenu lors de son passage au diplôme, il faut tenir le rôle et ne pas déroger aux privilèges patriarcaux. Il est sympathique, je comprends sa situation, il sera plus libre après, s'il devient adulte. Il sort avec une étudiante, elle a peur de toutes les femmes professeures, alors elle les évite et reste scotchée à son copain, au moins, lui, il est bien vu. Nous sommes là pour voir une création. Je présente un peu ces femmes, au passage, je leurs dit que j'ai été danseuse contemporaine, ils ne savent rien de moi, ils ne se renseignent pas sur les femmes professeures artistes, ils pensent que je suis celle qui doit leur apprendre à éclaircir ou effacer une image ou publier un dessin, ce que j'ai fait avec brio. Oui, j'efface et j’éclaircis, tout est dit. Le responsable régisseur arrive, il est plus grand, plus fort que la régisseuse, elle qui est plus diplômée que lui, elle est soumise à ce responsable, il a d'énormes responsabilités, son travail c'est le plus important de toute l'école, il peut virer qui il veut. Nous n'avons plus besoin de lui, nous commençons la projection tardivement. Ils sont assis sur des chaises dures et ce qu'ils voient est inattendu, saugrenu, ils sont complètement désorientés, ils n'ont jamais vu cela. C'est trop long pour eux, cela ne se consomme pas comme d'habitude. La projection terminée, leur ventre gargouille, le mien aussi, déjà 13H après nos échanges, les jeunes hommes sont complètement abasourdis, ils ne savent pas comment accepter que cela existe, qu'est-ce qu'ils peuvent bien faire de ce truc ? Le jeune homme qui revenait de ses courses et donne des cours d'arts plastiques, médite et dit que cela lui donne beaucoup de matière à réflexion. Les jeunes femmes sont excitées comme des puces, l'une veut montrer qu'elle savait qu'il y a des choses formidables dans le domaine de la danse, sa mère le lui a dit, une autre qui réalise des volumes est épatée et même en colère, personne ne lui a jamais montré qu'on pouvait faire cela. Une autre est très timide et a l'impression que j'ai montré quelque chose d'interdit, elle ne sait pas si elle doit me dénoncer. Alors que cette même étudiante est plutôt sous emprise de professeurs pas très nets, qui n'arrêtent pas de lui dire qu'elle n'est pas capable de créer mais plus d'écrire, ce qui les amènent à penser, qu'elle n'est pas faite pour l'art... J'ai entendu la coordinatrice de la culture générale dire cela à son attention, de la plus intelligente, curieux, non ? Son travail artistique est doux, féérique, silencieux. Les danseuses sont vieilles, artistes bien plus dynamiques que ces jeunes étudiants, parfois brutales, elles nous réveillent, elles ont une expérience, et moi, je ne suis que celle qui transmet, je leurs montre à mon tour, je sais que c'est très important de "savoir". Plus vieille aussi, je me dis que peut-être, ils et elles sauront à leurs tour prendre des risques, être autonomes, oser, ne pas avoir peur, dépasser les obstacles, devenir fiers de leurs gestes, de leurs corps, de leurs voix. Je n'ai pas pu les emmener à Paris voir l'exposition de La Ribot, je n'ai pas pu les emmener rencontrer d'autres artistes que je connaissais, mais j'ai fait ce que j'ai pu, là à Limoges. Puis ensemble, elles sont allées, ensemble, elles sont parties, ils et elles ont travaillé sur d'autres formes, ils et elles ont fait des recherches. Ils et elles ont fondé leur studio de création, avec ces souvenirs d'enseignements, mon pilotage, génial ! Je n'ai plus de nouvelles d'aucun des ces étudiants. Jamais je ne leurs ai confié les difficultés dans lesquelles je me trouvais à enseigner, afin qu'ils et elles continuent de se concentrer dans leurs études. La propagande, ce n'est pas pour moi.

Plus tard je rencontrais Claudia Triozzi, danseuse, chorégraphe et plasticienne, italienne à l'école d'art de Bourges, lorsque j'y ai enseigné. Malgré sa notoriété, elle n'avait pas beaucoup l'occasion de s'exprimer lors des réunions, tout ce qu'elle apportait était juste. Elle attendait de partir de cette école, la parole des femmes était verrouillée. Pourtant, c'est bien la seule école, où j'ai vu autant de femmes féministes énoncer fièrement qu'elles l'étaient et que leurs cours et leurs contenus avaient une portée nationale voire internationale. Simples voisinages. Et finalement est-ce cela vraiment efficient ? Non. Pas une seule d'entre nous, lorsque nous étions en difficulté, n'était défendue par une autre, par un autre. Pleurer, c'est tout ce que l'on veut. Comment ces écoles d'art en sont-elles venues à rejeter les artistes femmes et les théoriciennes ? Comment se fait-il que l'on ne parvienne plus, en France à enseigner. Les femmes ne sont pas solidaires tout simplement et les hommes pas solidaires non plus, personne n'est solidaire, les hommes se taisent, on ne les entend jamais sur ces questions, c'est comme si la vie et l'art ne les concernaient pas. Ils gardent jalousement leurs privilèges, ils se font petits comme de tous petits garçons, ils préfèrent être maltraités ainsi, en tant que petits et non pas adultes. L'infantilisation est totale et partagée. Tout le monde est triste et tout le monde se plaint. On a bien lu, ces temps-ci qu'il y avait un sérieux problèmes dans les ressources humaines du ministère de la culture depuis des dizaines d'années et que rien n'est encore analysé, c'est systémique, c'est d'une perversité hallucinante à un haut niveau. C'est-à-dire que les femmes, qui cherchent un emploi dans la culture sont bloquées depuis très longtemps. Complicités, dénis, tortures, intoxications, arrêts maladies... Il y a des pipigates qui sont comme de mauvais scénarios de films, glauques, prônés dans de hauts conseils "à l'égalité entre les femmes et les hommes", dont les médias raffolent (ici et ici), et dont l'analyse est oubliée. L'heure est grave, mais ce n'est pas grave. Tout cela ne sont que des fantaisies ou des troussages de domestiques. Ne perdons pas de vue que cela concerne "le sel de la vie", ce salaire, dont j'ai fait une étude très détaillée, sur des parcours de femmes que l'on abîme en toute impunité. Twitters de plus, on oublie, tout, mais finalement le Monsieur diplômé en pipi, il vaut mieux l'oublier. On s'étonne que nombre de femmes sont encore assez nunuches pour supporter de tels collègues. Les peu dégourdies seraient les meilleures. J'adore le mot "dégourdi", car en céramique il désigne un terme technique très usité : "Première cuisson d'une céramique avant l'émaillage et la pose du décor ; céramique ainsi traitée". Lorsque j'enseignais, j'entendais souvent cela "le dégourdi" par-ci, le "dégourdi" par-là. Les dégourdis sont très recherchés pour manipuler un peu les nunuches.

Puis, je verrais ses conditions de travail, elle, la danseuse, la performeuse, elle n'obtiendra pas de salle pas souvent, une lutte. J'ai assisté à un de ses cours pour des étudiants de première année. Je circulais dans l'école depuis 1 mois, personne ne m'avait présentée, le directeur m'emmenait voir les salles, je n'étais programmée nul part, je n'avais aucun étudiant. En assistant à son cours, j'ai présenté mon studio : Il pulcino nero. C'était en 2016, en février, Claudia italienne connaissait bien le petit Caliméro, et n'arrêtait pas de dire que c'était une triste histoire et qu'elle avait les figurines des lessives italiennes et qu'elle voulait m'en donné, elle n'aura pas le temps, dans la foulée, Nathalie Magnan est décédée, Claudia avec d'autres femmes professeures théoriciennes et artistes sont parties ou se sont mise en disponibilité, et moi aussi j'ai arrêté d'enseigner. Mais ainsi, lors de son cours, tous les étudiants présents sont devenus aussi mes étudiants pour Il pulcino nero. Claudia était ravie. Grâce à elle, j'ai pu commencer une belle aventure et nouvelle, pédagogique. La question de la transmission et de la filiation, dans les écoles d'art, n'est jamais officielle, elle est tue. Mais elle existe, par des biais, inattendus, ce sont des liens les plus forts et ce sont ces liens qui font les créations les plus modernes, car elles ne sont pas attendues. La salle, cette chapelle que Claudia ne parvenait pas à réserver, seule professeure qui avait besoin de cet espace, était parasité par un ancien étudiant devenu artiste, vidéaste, ou grand gourou des écoles d'art dans les régions. Il a pour habitude de prendre par force les espaces des écoles d'art et ramener toute sa clique et se servir des étudiants comme main d’œuvre de ses films expérimentaux, où il se met le plus souvent à poil. Les professeurs lui font la guerre, gentiment, cela fait une animation scolaire, un divertissement, de l'agitation, cela gueule, ce n'est pas féérique ni doux, attention. Les étudiants partent même le week-end l'aider à réaliser ses tournages, il a l'accord des directions, même à Limoges, que ce soit des femmes ou des hommes qui dirigent, cela perdure. Il n'a pas le niveau de Gustavia, ni des autres artistes, alors il pique le matériel et les études. Des étudiantes qui participaient à mes cours ont été obligés de travailler avec cet artiste invité. Ce qu'elles ont vu ne les a pas incité à poursuivre leurs études, manifestement, elles ont arrêté. Pourquoi n'y-t-il pas plus de femmes artistes en France ? Il y en a partout !

Alors oui, dans les écoles d'art, comme dans le cinéma, le phénomène de l'emprise est dominant. Le male gaze domine. Les étudiantes, jeunes, en recherche d'emploi à côté de leurs études, en recherche de crédits, en recherche d'apprendre, se tournent vers des pygmalions et pygmalionnes, les rabatteuses sont nombreuses, sans le savoir, les Catherines nous le disent bien, les prédateurs ont le droit à l'oubli, pas les victimes, elles sont blessées ou mortes, et puis c'est bien connu, il faut faire la différence entre l’œuvre et l'homme. Vous n'avez donc pas un cerveau capable de séparer un violeur de sa création médaillée par notre pays ? Sacrées nunuches que vous êtes. Et comment ils font dans les églises ? Ils séparent aussi, on se confesse toujours auprès des pervers, ils n'attendent que cela, ils séparent bien les hommes en robe, de leurs actes criminels. Aux ressources humaines, ils ont compris cela : Montrez-moi votre curriculum, et je vous donnerai votre chance. Certaines feraient n'importe quoi, même vendre des gâteaux pour partir au bout du monde avec trois professeurs, trois hommes. Elles ne connaissent rien, ni leurs droits, ni les dangers, ni qu'elles peuvent décider elles-mêmes de leur propre méthodologie de recherche. Il n'y a aucune sécurité dans ces écoles, aucun cadre d'autorité pour protéger les dérives. Et il y a des femmes pour observer, diriger, payer tous ces hommes. Ont-ils eu une seule fois une idée de leur responsabilité ? Non, cela se passe comme cela, en famille, aussi.

Si j'avais cette autorité, les études seraient privilégiées et l'accès à la connaissance aussi. On a peur des femmes libres, très peur, et de celles qui ont une expérience.
Les femmes sans expérience sont placées aux directions, manipulées, sexistes à souhait, il faut que les règles perdurent et le male gaze... Ou bien il faut qu'elles soient déjà riches, c'est très important, avec un réseau... de riches. Argenteries, luxes et plaisanteries. Là, on s'incline, on leur donne directement une charte "contre les discriminations" et les féministes leur fichent la paix. mais cela ne résous absolument rien. C'est le but.

On aime voir les femmes victimes, mais on n'aime pas les voir s'élever, gagner, réussir.

On aime regarder longuement parler les femmes victimes d'abus, sexuels, moraux, on aime leur donner la parole, les encourager à porter plainte : PORTER PLAINTE. Sans arrêt.

On n'aime pas les voir jouer, vibrer, jouir, décider, programmer, inventer des lois, des règles, on ne leurs donne comme avenir seulement qu'elles appliquent les règles écrites par d'autres et à l'encontre de leur volonté. Ce sont mêmes les femmes les premières qui vont ordonner aux autres femmes à ne pas utiliser les salles vides, car c'est la règle, la seule qu'elles ont apprises pour garder leur travail, avoir un salaire. Oui, il y a des petites dérogations, des solidarités parfois, cela reste très discret, et surtout ne rendre rien visible. On interdit le voile, dans les institutions, mais on continue de voiler et violer les femmes, à visage découvert, les petites, et les petits, c'est tout le paradoxe. La France se voile la face. Ce sont même ces femmes aux ressources humaines, elles-mêmes abusées depuis des années par d'autres hommes pervers, recrutées par ceux-ci, qui vont ordonner aux artistes femmes de réduire leur curriculum, réduire leur parcours, ce sont elles qui vont leurs demander de "modérer" leurs propos, de ne pas dire et jamais s'exprimer, de ne pas rire de situations grotesques, de ne pas montrer du doigt les affreux, et surtout de ne pas avoir l'espoir de décider de leur carrière, car ce sont elles, les femmes désignées par des pervers qui appliquent les règles. Elles sont fatiguées, elles sont fragiles, elles ne savent pas ce qu'elles disent, elles disent n'importe quoi, ce sont des femmes. Comme dans Gustavia, ce sont des femmes... géniales.

La mode est à la délation et on donne aux femmes un rôle dévastateur pour elles : donner les noms, les situations, les dates, nommer les règles mêmes, dans lesquelles on les a placées, juste pour les regarder pleurer.

Alors, que pour la plupart, elles savent créer, elles sont créatrices, elles n'ont d'ordre à recevoir de personne et ni des médias. Et pire : elles sont en nombre. Elles sont si nombreuses, mais elles continuent à se faire gonfler les seins et monter sur des échasses sur des tapis rouge à Cannes, des portes-manteaux du monde du luxe, des sacs à mains... de fortunes, des entremetteuses. Et elles doivent sourires. Elles ont leurs armes, ne les croyez pas si nunuches, elles sont bien armées et bien décidées à changer le monde même handicapées.

Dans Gustavia, ces 2 artistes qui miment l'action de pleurer, ces pleureuses, sont magnifiques. Le jeu à 2 de ces femmes qui décrivent ce que c'est qu'être une femme qui pense et ne pense à rien, j'adore.

Vive la création !

Dernières créations en dates de ces artistes :

Please Please Please
[Danse]

Mobilisant le texte autant que la danse, La Ribot et ses deux complices passent un accord non contractuel qui, à coup sûr, ne tiendra aucune de ses promesses. Une manière pour eux de sonder l’indocilité première du corps et de l’opposer à la discipline des institutions.

Dans Please Please Please, sa dernière création en date de 2019, La Ribot s’allie à nouveau à la chorégraphe Mathilde Monnier, avec qui elle avait collaboré sur Gustavia, et pour la première fois au metteur en scène portugais Tiago Rodrigues. Ils signent ensemble un pacte dérégulé par lequel tous trois s’engagent à préserver ce que la danse a de plus indomptable. Comme une contre-proposition au contrat social, l’accord déjoue les normes du spectacle pour laisser s’exprimer des corps rendus à leur seul désir, incluant le public à son insu. La pièce s’interroge sur ce que l’institution (de l’école au centre d’art) peut faire au corps en déclinant des figures de marginalité, présentées comme autant de façons de contourner la norme. Please Please Please mutualise, selon leurs propres termes, la danse du beau et celle de l’exécrable dans une performance polymorphe qui prend le sauvage pour prisme de lecture. Au cours de cette négociation, les clauses du spectacle se redéfinissent sans cesse. Placé en situation d’autonomie, chacun éprouve alors seul son corps, au risque assumé du ridicule, de l’incertitude et du dysfonctionnement.

Et...

Tiago Rodrigues, né en 1977, est dramaturge, producteur, metteur en scène et acteur portugais.
Auteur, il écrit des pièces de théâtre, des scénarios, de la poésie, des chansons ou encore des billets d'opinion publiés dans la presse.
Également pédagogue, il est régulièrement invité pour enseigner la dramaturgie notamment à l'université d'Évora.
A 38 ans, il est devenu le nouveau directeur artistique du Théâtre National Dona Maria II à Lisbonne, une des plus anciennes et prestigieuses institutions du Portugal.



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La Ribot © 2019

Une femme ferme sa porte avec sa clé


Par kiwaïda at 19:58

01/11/2019

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LEVER LE VOILE :

Découvrir ou révéler une chose insoupçonnée. Lever le voile est une expression tirée du latin "revelare velum". Littéralement, elle signifie retirer quelque chose qui gênait la vision de la réalité.
Exemple : Elle a levé le voile sur le projet qu'elle prépare depuis des mois en cachette.

(dico l'internaute)

LEVER LES VOILES :

 Sens 1

    Marine
    Hisser les voiles, c'est l'action de tendre le tissu sur les mâts d'un bateau, dans le but que le vent se prenne dans les voiles et fasse avancer le navire.

    Sens 2

    Figuré
    Hisser les voiles est l'expression qui illustre la volonté de partir en voyage.

(dico l'internaute)

Amis françaises françaises, ne serait-ce pas le meilleur moment pour partir en voyage, après avoir levé le voile ?

Cultivons nous, la mode, ses esprits créatifs, autant de fichus chics fichus en l'air, il fait trop froid en novembre pour se découvrir... Sachons garder secrets nos savoirs faire. Vive le textile ! Vive la mode ! Vive l'histoire de l'art !

Et vive la république !

Par kiwaïda at 20:56

31/10/2019

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Kiwaïda featuring Fever Ray ! (photography © Ninja Hannah, Design Kiwaïda, with love)

© Kiwaïda

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Par kiwaïda at 13:36

24/10/2019

ÉℙÉℰ

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Épée dessinée par Elizabeth Garouste, en bois et argent elle évoque "le bâton de pèlerin qui marche, vagabonde, traverse la vie à tâtons avec ses bonheurs et ses douleurs."

Hier elle était remise à l'artiste Gérard Garouste lors de la cérémonie à l'Académie des beaux-arts.

(Ce lien pour savoir quels sont les membres élus depuis des années, des siècles, ce ne sont que des hommes... et comment se réalisent les candidatures)

Je trouve très réussie cette sculpture, et que ce soit une femme architecte d'intérieur et designer française qui la réalise pour son époux est peut-être nouveau. Celle qui s'est sentie toujours "femme de" et en a fait une psychanalyse (sœur de..., femme de..., associée de... ayant travaillé plus de 20 années avec Mattia Bonetti)

Élisabeth Garouste et Mattia Bonetti font partie des designers emblématiques des années 1980, avec le groupe de Memphis et Philippe Starck, que ce soit pour l'aménagement de décors ou d'intérieurs, pour la conception de mobiliers ou pour la conception d'objets produits fabriqués industriellement. Parmi les créations ayant marqués les esprits figurent la chaise Barbare, dès 1981, qui leur vaut le qualificatif de Nouveaux Barbares, la table Rocher, des créations pour les cristalleries Daum ou pour la Faïencerie de Gien, les boutiques Christian Lacroix, le mobilier urbain et la décoration d'une première ligne du tramway de Montpellier aux hirondelles sur fond bleu, ou le packaging pour Nina Ricci4. Élisabeth Garouste et Mattia Bonetti s'écartent du high tech, du fonctionnalisme , et du minimalisme. Leurs conceptions sont surréalistes, baroques et théâtrales, utilisant une diversité de matériaux, bois, pierre, cuir, métal.


Depuis 2002, Elizabeth Garouste fait cavalier seul. De petits objets – vases, bougeoirs, miroirs… – sont édités par la Granville Gallery à Montparnasse qui lui a consacré, début 2018, l’exposition « Fantaisie » avec une quinzaine de nouvelles pièces, habitées par des créatures oniriques. Ses créations mobilières, elle les réserve aux galeries Avant-Scène, à Paris ou, depuis 2014, à Ralph Pucci, à New York. Elles sont toujours aussi baroques et bohèmes, regorgeant de motifs naturalistes et animaliers.

« Je suis en opposition avec l’idée de l’architecte Adolf Loos selon laquelle l’ornement est un crime et, comme le peintre Henri Matisse, j’aime créer de la fantaisie, du décor, pour exprimer mes sentiments »


Moi aussi, dans ma création, je suis très loin du dépouillement intégral que l'architecte autrichien Loss défendait. C'est aussi pour cette raison que j'ai réalisé des études d'arts appliqués et des beaux-arts, ce qui était très mal vu, on ne mélangeait pas ces disciplines. J'avais également été filmée pour un entretien sur les écoles d'art françaises, en 2005 pour l'exposition "Enseigner /produire, le numérique dans l’art" du commissariat Christophe Kihm, au Centre Pompidou à Paris. Et j'étais la seule femme professeure et artiste, parmi d'autres hommes, interrogés sur le numérique. Une des questions posée, spécialement pour moi, c'était de comment cette différence présupposée, donc, entre les arts appliqués et les beaux-arts en France, puisque j'avais réalisé cette passerelle. Pour moi, il n'y en avait pas, fondamentalement, dans mon parcours et ma façon de créer. Cela avait déstabilisé la personne qui m'interrogeait, car, nous étions toujours sous la domination, dans les formations des écoles d'art, telles que je les ai connues, de l'art conceptuel, et le rejet de plusieurs disciplines considérées comme des arts mineurs et non des arts majeurs :l'illustration, la bande-dessinée, le graphisme, le textile, même la chorégraphie... et encore moins ce qui avait attrait aux nouvelles formes de créations avec le numérique, exactement tout ce qui faisait la richesse de mon cheminement d'apprentissages, celui que j'ai choisi, certes singulier et peu recommandé. Je ne le savais pas, en fait, tout ce que j'ai choisi, était évidemment par affinité, et curiosité, et aisance, et aussi, parce que peut-être, il n'y avait pas cette domination par à priori, de ce qui "était mieux que". Je n'ai jamais fait trop attention à ce qui était présenté comme mentions honorables, car de toutes façons, je n'étais jamais pressentie pour les honneurs, puisque défricheuse, et non conservatrice. Je ne faisais pas gaffe, à présent je discerne très bien, le système d'honneur, par élection et cooptation. Il n'y a là aucun mérite, lorsque l'on a ce savoir des chemins et que l'on comprend en enseignant le parcours de chaque étudiant, ses efforts, mais aussi les talents, qui peuvent ne jamais recevoir d'honneurs officiels. Et qu'importe, puisque les académies des beaux-arts sont des entre-soi, qui ne concernent personne ou si peu. Il n'y a aucun hasard, que je me sois retrouvée à enseigner dans une école nationale des arts décoratifs, à inaugurer et développer ces arts en interaction. On rencontre toujours des incompréhensions, lorsque l'on bouscule les habitudes, lorsque l'on débloque des blocages... C'est le chemin des découvreur-es. Alors oui, le bâton du pèlerin en guise de fourreau d'une épée... Belle idée, qu'aujourd'hui, illustre ma volonté de continuer à agir.

"L'épée"

   
Une épée venait compléter cette allure solennelle. En 1687, les membres de l’Académie royale de Peinture et de Sculpture furent invités à déposer leurs armes personnelles au seuil du siège de leur Assemblée : il s’agissait alors de respecter l’interdiction des duels promulguée par Richelieu quelques décennies auparavant. La nouvelle épée symbolise par son ornementation, l’idéal, la carrière, la philosophie du nouvel élu. Dès son origine, l’épée d’académicien ne fut pas conçue comme une arme mais comme le portrait de celui qui l’arbore : elle est à la fois souvenir, reflet et espoir.
Loin d’annoncer quelques luttes à venir, elle est signe d’existence et par là, impose le respect. Elle est aussi la force d’une œuvre d’art qui illustre, à travers de précieux matériaux, un parcours, un esprit, un envol. Elle est la lame qui adoube ceux que leurs pairs ont jugés dignes d’accéder à l’Académie. Signe de reconnaissance, ne frappant que pour la défense de la culture, des arts, des lettres et des sciences, elle renforce l’idée d’une Minerve pacifique.

Tout cela est bien beau, mais comme aucune femme n'a eu, depuis des siècles cette passation d'épée dans les Arts et la Culture, en tant que créatrice, on ne peut ni y croire, ni y participer.

Alors, je me suis tournée sur le tarot, car, il y avait, ces derniers temps, pas mal d'épées positives dans ma voie lactée.


LES ÉPÉES = PIQUES

Les « Épées » sont à associer à l’élément « Air » Ceux qui argumentent, qui défendent et qui gouvernent Les Épées représentent l'union des principes actif et passif, symbolisant la lutte constructive pour réaliser l'action. Réfèrent au monde de la pensée et de l'esprit, de la Vérité qui rend libre, des défis à relever et des difficultés à surmonter (luttes, conflits, santé, affaires de justice, gouvernants, etc); de même qu'à l'intelligence, à la puissance transformatrice de la pensée, à la communication. Cette suite évoque la lutte parfois difficile ou douloureuse, mais requise, pour réaliser l'action; car elle implique la nécessité de faire le tri entre l'ivraie et le bon grain, pour remettre de l'ordre dans les affaires et pouvoir progresser librement de nouveau. Ce combat sous-tend la possibilité de blessures, la potentialité de la mort, la coupure de relations, le changement drastique qui transforme une vie, le risque à prendre d'une victoire ou d'une défaite, l'éventuelle intervention du Pouvoir qui décide et qui tranche (telle l'épée de la Justice, le scalpel du médecin, les mots incisifs qui saisissent et font cesser les obstacles, etc).

Les Épées sont donc associées au monde de l'intelligence – qui inclut la faculté de discernement –, de la gouvernance, de la parole et des mots, des communications efficaces et sans appel; mais aussi aux polémiques, à la nécessité de faire éclater la vérité pour se libérer et avancer, aux luttes et litiges qui peuvent amener coupure de contact et rupture de relation.

Sur Terre, chacun aspire à une vie où règnent l'ordre, l'équité, la liberté, la sécurité et la paix de l'esprit. Cette suite exprime donc les petits ennuis de la vie (manque ou excès de l'énergie des Épées) et les impacts d'un vécu relié aux conflits, aux épreuves, aux souffrances, aux frustrations, au surmenage et au burn-out, aux malheurs, aux déprimes et dépressions, à la maladie et aux accidents, au veuvage ou à la mort éventuelle, aux contrats et paperasses officielles (dont les diplômes), aux problèmes divers, aux escroqueries ou aux faillites, aux ennemis (cachés ou non), aux mauvais sorts et sortilèges, aux égrégores (forme-pensée négative), aux sciences occultes, aux choses secrètes, aux scandales, aux abus de pouvoir, aux procès et litiges, etc... Les personnages des Épées sont considérés comme les faiseurs de troubles (ex: la placoteuse, l'espion, le traître, le faux ami, etc), et-ou comme ceux par qui les problèmes se manifestent (ex: avocat, médecin, juge, policier, huissier, etc). On les désigne souvent comme les « hommes de robe »: des gens en position d'autorité face à soi; ou des personnes seules, célibataires endurcies, veuves ou divorcées, plutôt austères ou aigries.


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Le roi d'épée est un symbole de puissance intellectuelle et d'autorité. Il possède de surcroît le courage et l'intelligence pour accomplir tout ce qu'il désire. Il représente le discernement, la maîtrise et le pouvoir. Son caractère s’avère aussi rigoureux que celui d'un juge, d'un avocat ou d'un chef de guerre dont les émotions doivent être contenues sous la pression. Par conséquent, le roi d'épée vous demande de rester détaché et objectif dans une situation spécifique, afin de connaître la vérité et de ne rechercher que les faits. Vous devez utiliser votre intellect pour démontrer votre point de vue et réussir dans vos entreprises. Votre éducation et votre expérience sont importantes, mais vos observations et vos pensées quotidiennes le sont tout autant. Le roi d'épée signifie que vous devez adopter un attitude sévère mais juste. Vous savez que vous êtes doté de lucidité et que vous pouvez percevoir la vérité du moment, alors prenez donc les devants en vous appuyant sur un point de vue objectif. Vous êtes bien placé pour juger votre situation de manière appropriée et identifier les comportements limitants qui nuisent à votre évolution. C'est une période propice pour mettre de côté vos émotions et rester aussi objectif et rationnel que possible. Vous devrez peut-être négocier avec les autres et être assez direct sur ce que vous remarquez. Il se peut que cela vous tracasse de ne pas être particulièrement attentionné ou empathique, mais pour le moment, ce détachement est ce dont vous avez le plus besoin. De même, le roi d'épée vous encourage à utiliser votre logique et votre intellect pour creuser votre sillon. Vous devrez affronter le problème à bras le corps, prendre des décisions inflexibles et adéquates et vous assurer que vous êtes ferme mais équitable dans vos rapports avec les autres. Il faut que vous soyez capable de vous mesurer à n'importe quelle situation, de l’étudier en toute impartialité pour ensuite arriver à une décision à la fois juste et perspicace. Souvent, le roi d'épée représente un conseiller professionnel, comme un avocat ou un notaire, un conseiller financier ou fiscal. Ce conseiller a une solide réputation et une vaste connaissance de son domaine particulier et vous prodiguera des conseils objectifs et bien documentés sur votre propre situation. Il est totalement impartial et tirera parti de son expérience et de sa perception innée des règles, des systèmes et des structures en place. Il peut paraître détaché ou désintéressé de votre situation personnelle mais cette attitude ne fait que renforcer sa crédibilité. Vous vous en rendrez compte grâce à la pertinence et à l’objectivité de ses conseils. Il se targue de son expertise et de ses qualifications et risque par conséquent de facturer des frais élevés pour ses services. Néanmoins, il offre la rigueur et les connaissances spécialisées dont vous avez besoin en ce moment. Si vous n'avez pas fait appel à un expert, l'apparition du roi d'épée signifie que cela vaut peut-être la peine d'obtenir des conseils juridiques ou financiers. Si vous anticipez des changements ou des circonstances particulières nécessitant des avis d'expert, il serait avisé de les consulter avant que les bouleversements ne surviennent. De cette façon, quand ces événements se produiront, vous serez prêt à revendiquer vos droits et à obtenir un résultat en votre faveur. Il se peut également que vous bénéficiez des services d'un avocat ou d'un mentor qui sera à l'écoute de vos besoins et qui pourra vous fournir des conseils objectifs et intelligents sur ce qu'il faudra faire. Ce roi est aussi un homme aux normes éthiques parmi les plus nobles. Il est impossible de le corrompre et résiste à toute épreuve. Il offre aussi des conseils judicieux à tout le monde, sans distinction. Qui plus est, il s'attend fermement à ce que les autres agissent selon les règles de la loi et se montre intraitable avec les resquilleurs. En tant que père, par exemple, il se mettra en colère si ses enfants ne suivent pas les règles de la maison.

Par kiwaïda at 13:19

18/10/2019

l̶e̶ ̶s̶t̶y̶l̶e̶ ̶l̶a̶ ̶l̶u̶m̶i̶è̶r̶e̶ ̶l̶e̶ ̶r̶i̶r̶e̶

  

  

Je juxtaposais des images du film Joker, où Joaquin Phoenix fait une nouvelle performance, de danse et de syndrome pseudo-bulbaire, sur la maltraitance, avec des peintures de Frida Khalo, et quelques photographies d'archives, où les poses peuvent sembler d'une même époque ou inspiration : le style.
Et dans le même temps, miroir, la lumière tombait dans le studio de création, comme un maquillage de plus, dans une matinée, pourtant sans aucun fard. La scène avec ces escaliers où le Joker danse est très réussie et copiée à l'infini sur Internet. La scène dans la salle de bain, de la danse aussi, de ce joker maltraité, est aussi une intériorité retrouvée, dans l'exposition constante. Faut-il croire au grand soir ? Ou bien peindre comme s'enfuir avec les flèches, mais fièrement ?
Le Désespéré
est un tableau du peintre français Gustave Courbet réalisé entre 1843 et 1845. Un autoportrait de l'artiste sous les traits d'un jeune homme qui regarde fixement devant lui, les mains crispées dans les cheveux. Je pensais à cela aussi, dans l'idée des artistes qui se peignent en train de travailler. Moi, c'est la caméra de mon ordinateur qui a fixé ces moments, la peinture est aidée d'outils, également. Dans ce désespéré, on ne voit pas les outils du peintre, de même, dans mes autoportraits on ne voit pas mes outils.
Pourtant, des personnes avec une fonction institutionnelle (pas des praticiens) se sont toujours étonnées que je ne fasse pas apparaître les outils, même c'était presque impossible. Pour eux, si j'étais dans une discipline liée aux outils "des ordinateurs", je devais "forcément" faire apparaître ces technologies et parler de "comment j'avais fait les choses" et non, de qu'est-ce qu'elles étaient. Mais non, de même, la représentation n'a que faire des exploits techniques, quand bien même il y en a. Car il n'y a pas d'outil qui puisse faire apparaître, il n'y a que l'auteur-e qui puisse faire apparaître le moment choisi, déterminé, dans le hasard de la lumière, c'est-à-dire du temps. Ainsi, je ne faisais pas partie de ces artistes qui font la démonstration qu'ils sont bien dans une discipline que l'on peut cocher, dans un formulaire pour obtenir un crédit, à la recherche, à la production, à la diffusion, toutes ces inventions administratives qui ne comprennent absolument rien à la pratique artistique. Donc pas de crédit.
Il n'est pas évoqué, que le contexte d'une recherche s'installe, non pas, avec des outils perfectionnés, mais bien plus avec les inspirations, ces ricochets de la pensée, comme les rayons de lumières qui se posent de choses en choses, pour en faire une scène, que seul-e l'artiste peut voir, capturer, se souvenir, garder en mémoire, représenter, danser, copier, tout cela car sont ressenties les choses, dans leur plus secrète intériorité. Pierres animées. Contrairement au désespéré, du romantique Courbet, j'étais installée dans une plénitude méditative, un calme que seules les matinées ensoleillées, lorsqu'elles deviennent si précieuses dans la grisaille, poudroient. De roses donc et de pétales.
Je ne saurai expliquer comment l'art français s'est perdu, car trop institutionnalisé à tous les niveaux, et pourquoi les artistes sont devenus si invisibles et discrets, pour la plupart. L'institutionnel aime les qualifier de précaires et se donner des médailles pour lancer des emplois sans aucun goût dans tous les coins paumés de France, avec cette condescendance si affichée qu'il faut donner le ton, du bon goût, car les paumés, c'est bien connu, n'ont pas de culture. De goûts normés d'une petite clique, sans audace, ni espièglerie, tout s’effrite et les tenanciers pleurent sur leurs espaces atrophiés, de nouvelles fenêtres s'ouvrent enfin. Nous ne regardons pas tous la même chose, depuis longtemps.
Nous pensons étranges.

Painter at work © Sonia Marques

Par kiwaïda at 01:42

14/10/2019

ℓєѕ иαÏfѕ ѕσит ℓєѕ ρℓυѕ fσятѕ

Photographies © Sonia Marques

Nous sommes allées visiter la belle exposition "Du Douanier Rousseau à Séraphine, les grands maîtres naïfs" au Musée Maillol, dont je tairais le nom des auteurs... que j'apprécie...
Un peu de recherche.

Fières de se coucher...

Non évidemment, pas tout n'est dans le Musée, mais les naïfs sont aussi jardiniers, ce sont les plus forts !

Un des leurs vient d'être adopté. Les stages durent parfois des années, mais la réintégration est éternelle !

L'inspecteur Cafuné se tient à disposition, dès qu'on l'appelle, il entre par la petite porte : Attention, il trouve un tas de trucs !

Le contrôleur de boissons alcoolisées n'a jamais quitté la France, et comme l'inspecteur, il peint la jungle exotique.

Merveilleux !

Merveilleuse !

Il y a toujours un animal qui regarde un autre, qui regarde un autre, qui... comme je vous observe... de loin !

Si proche !

Une petite Greta qui manifeste vient d'être invitée dans un bureau de l'Élysée, rideaux velours, un arbre vert derrière, naïveté ?

Il y a des femmes qui semblent faire des galipettes, en attendant que l'on se rappelle à leur souvenir. Autant s'amuser !

Tact et délicatesse, n'est-ce pas le plus humble conseil que nous pourrions donner : prendre des gants, agir avec précaution !

Qui croit regarder sans être vu, se trompe comme un éléphant rouge au milieu de la figure !

Ce soleil, cette figure, et oui, le figuratif est ma plus belle résistance à la monumentale connerie !

Le héron

Le Héron est la première partie de la quatrième fable du livre VII de Jean de La Fontaine situé dans le second recueil des Fables de La Fontaine, édité pour la première fois en 1678. La seconde partie de cette fable est composée par La Fille.

Un jour sur ses longs pieds allait je ne sais où
   Le Héron au long bec emmanché d’un long cou.
              Il côtoyait une rivière.
   L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ;
   Ma commère la Carpe y faisait mille tours
              Avec le Brochet son compère.
   Le Héron en eût fait aisément son profit :
   Tous approchaient du bord, l’Oiseau n’avait qu’à prendre ;
              Mais il crut mieux faire d’attendre
              Qu’il eût un peu plus d’appétit.
   Il vivait de régime, et mangeait à ses heures.
   Après quelques moments l’appétit vint ; l’Oiseau
              S’approchant du bord vit sur l’eau
   Des Tanches qui sortaient du fond de ces demeures.
   Le mets ne lui plut pas ; il s’attendait à mieux,
              Et montrait un goût dédaigneux
              Comme le Rat du bon Horace.
   Moi des Tanches ? dit-il, moi Héron que je fasse
   Une si pauvre chère ? Et pour qui me prend-on ?
   La Tanche rebutée, il trouva du Goujon.
   Du Goujon ! c’est bien là le dîné d’un Héron !
   J’ouvrirais pour si peu le bec ! aux Dieux ne plaise !
   Il l’ouvrit pour bien moins : tout alla de façon
              Qu’il ne vit plus aucun Poisson.
   La faim le prit ; il fut tout heureux et tout aise
              De rencontrer un Limaçon.
              Ne soyons pas si difficiles :
   Les plus accommodants, ce sont les plus habiles :
   On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
            Gardez-vous de rien dédaigner ;
   Surtout quand vous avez à peu près votre compte.
   Bien des gens y sont pris ; ce n’est pas aux Hérons
   Que je parle ; écoutez, humains, un autre conte ;
   Vous verrez que chez vous j’ai puisé ces leçons.


Lire la prochaine leçon, dans la fable La fille...

Par kiwaïda at 20:03

09/10/2019

ʟǟ ֆɨȶʊǟȶɨօռ éȶǟռȶ ʍǟɨռȶɛռǟռȶ ɖéֆɛֆքéʀéɛ, ȶօʊȶ ɛֆȶ քօֆֆɨɮʟɛ

Autoretrato / Photographie, gravure, sérigraphie © Sonia Marques

Par kiwaïda at 13:47

29/09/2019

¢яσqυιѕ, яє¢нєя¢нєѕ

L'auteure et ses recherches, peintures, petits croquis, grandes dessinées

© Sonia Marques

Formes discrètes & spectaculaires

        


                           


 

            

Par kiwaïda at 18:56

25/09/2019

υηє gяαρρє ∂є яαιѕιη qυι єη νσιт υηє αυтяє мûяιт

Photographies © Sonia Marques / Proverbe Berbère

Par kiwaïda at 04:35

22/09/2019

ℜÜ♏ЇℵѦ✝ℑϴℕϟ

Plus près d'ici, je revisite les peintures d'Eugène Alluaud et les poésies de son ami Maurice Rollinat


Eugène Alluaud (Gilbert-Eugène de son vrai nom) naît à Ribagnac, sur la commune de Saint-Martin-Terressus, dans une famille de porcelainiers et d’amateurs d’art. Son arrière-grand-père dirige la Manufacture royale de porcelaine de Limoges avant de fonder sa propre manufacture et son grand-père, François Alluaud, fonde, en 1816, la fabrique des Casseaux avec ses fils, Victor et Amédée.En 1897, Eugène Alluaud achète une manufacture à Limoges et y produit des pièces monumentales et architecturales qui lui valent de remporter la médaille d’argent à l’Exposition universelle de 1900. Après la faillite de sa manufacture en 1903, il intègre la fabrique de Charles Haviland en tant que chef d’atelier décorateur. En 1919, il met en place une petite manufacture, d’abord à Solignac puis à Limoges, où il produit des pots de luxe destinés à la parfumerie.Mais Eugène Alluaud est un peintre avant tout, entouré dès son plus jeune âge des amitiés de son père, Amédée : Corot, que ce dernier reçoit à plusieurs reprises dans sa demeure de Ribagnac, le collectionneur Adrien Dubouché, les peintres de Crozant, Charles Donzel qui participe à la formation d’Eugène.Eugène Alluaud étudie à l’Académie Julian, notamment dans l’atelier de Bouguereau – le maître de l’académisme et l’organisateur des Salons officiels des années 1880-1890 – avant de parcourir l’Europe et l’Afrique du Nord.Eugène Alluaud découvre Crozant en 1887 et y retourne longuement en 1891. Il y fait construire, face au Puy-Barriou, sa maison, « La Roca », où il s’installe avec sa femme chaque été à partir de 1905 et y accueille de nombreux artistes : Paul Madeline, Léon Detroy, et surtout Armand Guillaumin et le poète Maurice Rollinat.Eugène Alluaud décède le 27 juillet 1947 à Crozant.










C’est à Châteauroux, le 29 décembre 1846, qu’est né Maurice Rollinat. Son père, François Rollinat est avocat, ancien député de l’Indre et ami de George Sand. Marqué par le décès de celui-ci en 1867 et le suicide de son frère, Maurice Rollinat se rend à Paris et commence à écrire et publier des poèmes. Le premier recueil, Les Brandes paru en 1877, décrit l’aspect paisible de la nature berrichonne. C’est à Fresselines, plus précisément à La Pouge, que Maurice Rollinat vient se réfugier après la publication de ses Névroses qui font scandale (1883). L’observation de la nature, la pêche et les longues promenades redonnent au poète un peu de sérénité et d’inspiration, malgré un naturel mélancolique qui ne s’estompe pas. Sa retraite creusoise ne l’empêche pas de rester en contact avec le monde de l’art : c’est à La Pouge, en compagnie de l’actrice Cécile Pouettre, dite de Gournay, qu’il recevra tous ses amis artistes, parisiens comme limousins, faisant de Fresselines un lieu et une étape incontournable de tout séjour creusois. Maurice Rollinat devient vite un personnage incontournable et des plus appréciés de cette vallée de la Creuse, et bien des gens se seront longtemps rappelés de lui, à l’image de l’aquarelliste Joseph Jeannot. Suite au décès de sa compagne, Maurice Rollinat tente à plusieurs reprises de mettre fin à ses jours, mais Eugène Alluaud, en grand ami, veille sur lui. Le poète décède en 1903 à Ivry, atteint de maladie.

Extraits du poème :

Les rumination, prose d'un solitaire (1904)

A l’insu d’eux-mêmes, les vrais artistes, ces grands effarouchés insociables, ont une telle pudeur dans le travail qu’il leur faut la pleine solitude pour s’y mettre et s’y absorber. Ils sont tellement tout à la fois les fatals, les volontaires et les raisonneurs de leur instinct, qu’ils ne peuvent pas subir d’autres impulsions et influences que celles de leur propre esprit qui, furtivement, et comme en cachette, cherche le sujet, guette l’impression qu’une fois trouvés et couvés, ils étreignent, creusent et brassent avec la même dissimulation, les sentant presque déflorés par le hasard d’une allusion volontaire, et voyant redoubler leur doute angoisseux pour peu qu’on les questionne sur l’actualité de leur labeur : surombrageuses et extrasauvages personnalités, d’une si inexplicable et décevante contradiction, que, plantureux d’imagination quand ils tirent tout d’eux-mêmes, ils seraient incapables d’une collaboration quelconque, et que le fait de leur imposer un sujet suffirait pour aussitôt tarir leur verve et stériliser leur pensée.

On peut avoir beaucoup de sens imaginatifs et intellectuels, voire même le sens commun, mais être totalement dépourvu de sens moral : cela explique pourquoi tant de gens qui, le plus souvent auraient tout intérêt à se taire, attaquent si férocement la vie privée des autres. C’est l’éternelle histoire du bossu qui dit du mal du chameau, du chaudron qui se moque de la poêle. Au fond, il faut toujours plaindre ces produits de la méchante et bête vanité sociale, qui, bilieux indiscrets, médisants impulsifs, si fins voyeurs des tares du prochain et si aveugles à leurs propres misères, sont assurément, pour leur excuse, des abâtardis du cœur et des dégénères de la conscience.

Les gens vulgaires qui sont coutumiers des propos graveleux, les lâchent instinctivement devant n’importe qui, avec une bonne jovialité brutale et sans jamais guetter sur les visages l’impression de leurs paroles. Au contraire, les profonds scélérats de la luxure, intentionnellement toujours, pour tâter et préparer le terrain, ne débitent chatouilleusement leurs savantes obscénités que devant des femmes, de préférence devant des fillettes et des jeunes filles, épiant les rougeurs sur les physionomies, les malaises du regard, les gènes du maintien, et, les savourant, dès qu’ils se produisent, en dégustateurs raffinés de la pudeur confuse ; comme aussi, horriblement désappointés et crevant de dépit, quand, malgré tout leur effort de charme, au lieu d’éveiller la moindre surprise, ils ont reçu, dans un seul coup d’œil, le tranquille désaveu de l’ignorance virginale, ou tout le hautain glacial d’une âme de femme indifférente.

Quand, parmi des personnes de votre connaissance auxquelles vous avez la conscience de n’avoir jamais fait que des politesses, il s’en trouve qui, vous rencontrant, prennent la rue latérale, le sentier d’à côté, se retournent en se mettant à considérer un arbre ou une affiche, celle-ci fût-elle même si décolorément vieille, déchiquetée, râpée, qu’il n’y a plus rien à y lire… tenez-vous le pour dit une bonne fois : si ces gens-là ne sont pas vos débiteurs, vous pouvez être sûr qu’ils sont vos pires envieux, vos plus venimeux ennemis.

A côté du génie cultivé, extra-raffiné, supercivilisé de par tout le savoir et l’acquis de la société que son œuvre reflète et dont elle porte l’estampille, il y a le génie sauvage, resté le fruste volontaire, affranchi délibérément de tout principe et de toute règle, ne s’en rapportant qu’à la profondeur de ses écoutements et questionnements des choses, qu’à la seule bonne foi de ses regards et de ses pensées visionnaires, qu’au cri médité de son instinct encore plus que de son esprit, pour l’évocation du rêve et de la vérité.

    Ce génie-là ne mesure sa puissance que par le degré d’impression qu’il produit sur lui-même, sachant d’ailleurs que sa propre émotion lui vaudra, bon gré mal gré, l’empoignement de tous les autres. Aussi clairvoyant qu’il est doué, aussi conscient qu’il est naturel, il invente et crée de toutes pièces, et tous les sincères sensitifs s’en impressionnent et deviennent ses possédés, s’abandonnant avec des enthousiasmes et des effusions de reconnaissance à une sorte de besoin d’aimer et d’admirer son œuvre, sans se demander pourquoi ni comment ils sont saisis et hantés par elle.

    Il n’est haï, condamné, desservi que par les médiocres, les faiseurs, les appreneurs, par tous les manquants d’originalité naturelle qui savent trop ne pas compenser leur impuissance par la stricte application des seules règles et des seuls procédés de convention.

Vous sachant désintéressé, sentant que vous seriez prodigue pour les autres, la seule chose au monde qui puisse vraiment le plus vous humilier devant vous-même, c’est que les vœux de votre nature et les besoins de votre cœur soient perpétuellement rembarrés et bafoués par l’insuffisance de votre bourse.

Le plus honteux châtiment pour des parents coupables, c’est de se sentir jugés tels par le respectueux silence de leurs enfants.

Le chat, quoi qu’on en dise, est très aimant, mais, comme il est réservé, fier, indépendant et soupçonneux de sa nature, il faut, pour ainsi dire, sortir de lui ses bonnes dispositions à votre égard, les aider, les gagner peu à peu, provoquer l’éveil, la venue de sa sympathie, l’attirer, lui donner le goût, la confiance de vous la retémoigner davantage. Et cela, vous l’obtiendrez par beaucoup de prévenances d’amitié, surtout par une invariable égalité dans les compliments, les caresses, les attentions et les soins. Alors ainsi, vous aurez captivé son humeur, charmé sa suspicion, ensorcelé son naturel. Il aura l’abandon avec vous, il sera content de hanter votre présence ; à sa manière, il vous exprimera ses sentiments à lui, en y mettant aussi bien que tout le velours de ses griffes, tout l’affectueux râpement de sa langue rosette, tout l’exhalé de son cœur, dardé, si bénin, par la claire fixité de ses prunelles magnétiques – si fascinantes quand elles sont vertes ! – par toute la grâce et l’onduleuse douceur de son être discret, vous offrant sa petite âme de jolie bête élastique et mystérieuse.

    Au contraire, il fuira toujours ceux qui lui auront fait un accueil louche, en n’ayant pas l’air de tenir à lui.

    A cet égard, il y a un peu du chat, beaucoup même, chez le concentré timide, à la fois aimant et libre, tendre et ombrageux : jamais le cœur de celui-là ne recommencera son élancement vers vous, non pas même parce que vous l’aurez repoussé par votre abord hautain, sévère, dur ou glacial, mais seulement parce qu’il aura cru voir que vous paraissiez lui rester indifférent ou que vous aviez vaguement l’air de le subir.

L’amour s’aiguise et s’ennoblit, s’exalte et se transfigure par toutes les choses de haute et fine cérébralité, par le mystique et le religieux, la musique, la poésie, la littérature, par l’art sous toutes ses formes, mais, à la condition – dans les délais que les tempéraments lui assignent – d’aboutir à sa loi naturelle qui est, en même temps que l’union des cœurs et des esprits, le plein accomplissement du désir de ces deux corps avides l’un de l’autre, qui se cherchent pour se mêler et se fondre dans le crispé de leurs caresses et l’épanouissement de leurs étreintes ; sinon l’amour se ronge sur place, en dépit de ses pâmoisons d’idéal et de ses transports d’intellectualité. A s’être tellement refusé d’être humain, à jamais il se pleure dans la tristesse ou se maudit dans la démence.


Par kiwaïda at 23:48

21/09/2019

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Álvaro Joaquim de Melo Siza Vieira nasceu a 25 de junho de 1933 na cidade de Matosinhos, na costa nortenha portuguesa. Na Região Norte do país, os seus pais não podiam imaginar que a escolha do nome do filho era a previsão de um futuro de sucesso e reconhecimento internacional para ele. De origem nórdica, o nome “Álvaro”, significa “Gênio Protetor”. A sua educação decorreu naturalmente, no seio da zona portuense, onde estudou e onde viria a lecionar. Tudo isto na Escola Superior de Belas-Artes do Porto, estando como estudante de 1949 a 1955, e como professor assistente de construção de 1966 a 1969, e em 1976. Antes de se licenciar, começou a trabalhar em 1954, dando forma e vida a quatro habitações em Matosinhos, sua cidade-natal. Porém, foi como artista que se foi firmando. Tomando como referências o orgânico norte-americano Frank Lloyd Wright, o hierárquico austríaco Adolf Loos e o também naturalista finlandês Alvar Aalto, Álvaro Siza Vieira descobriu um caminho único e identitário nas lides da conceção e da construção. Assumindo uma perspetiva modernista e vanguardista, constatável nas suas formas e sentidos arquitetónicos, não se esqueceu das tradições portuguesas e dedicou-lhes especial atenção, em especial no que toca à sua minúcia e rigor. Casando-se com Maria Antónia Marinho Leite, viria a ter com ela dois filhos, Joana Marinho Leite Siza Vieira e o também artista Álvaro Leite Siza Vieira. A precoce morte da sua esposa, no ano de 1973, afetaria também a trajetória da sua carreira, levando-o a colaborar e a trabalhar mais vezes no estrangeiro. O seu registo arquitetónico tornou-se conhecido como “modernismo poético”, colaborando em ensaios onde exprimiu essa ideologia muito própria, e onde frisou também a influência do mexicano Luis Barragán naquilo que é o virtuosismo conceptual e formal deste. Recentemente, Siza Vieira envolveu-se na reabilitação arqueológica de vários monumentos da Cidade Velha, na ilha cabo-verdiana de Cabo Verde. Precedendo este trabalho, está a renovação da fachada e do centro de visitas de Alhambra, complexo com fortes influências islâmicas, em Granada.



O jovem Álvaro Siza Vieira, então com 26 anos, foi chamado para realizar um projeto de piscinas de águas salgadas na orla de Leça da Palmeira, em Matosinhos. O complexo, concluído em 1966, consiste em vestiários, um café e duas piscinas- uma para adultos e outra para crianças - e tornou-se um dos seus mais reconhecidos projetos, classificado como Monumento Nacional de Portugal em 2011. O detalhe poético da escada que coincide com a linha do horizonte é um dos "segredos" da Casa de Chá da Boa Nova. Antes de entrar há uma visão panorâmica, a última. No interior ele quer mostrar momento selecionados, e, lá dentro, quer criar várias atmosferas. É uma história da infância: Quando era pequeno teve pneumonia, teve de ir para o campo e tinha sempre a mesma vista - bonita, mas sempre a mesma - e ao fim de uns dias odiava-a. Por isso, não é o tipo de arquiteto que nos mostre toda a paisagem, antes seleciona.


L’architecte n’impose pas violemment sa personnalité dans ses réalisations.

Il exprime également que c’est la structure qui prévaut et que, attrapés par elle, nous en percevons les accidents

La figure de Siza disparaît, virtuellement et réellement.


Ses croquis sont presque aussi célèbres que ses constructions. Des lignes noires à main levée, une porte travaillée en haut d’un escalier, une silhouette en mouvement…Alvaro Siza aurait pu devenir peintre ou sculpteur. Après des études à l’école des Beaux-Arts de Porto, il s’est finalement tourné vers l’architecture « pour ne pas contrarier son père », peut-être aussi pour ne pas avoir à choisir. « Mes croquis me permettent d’émettre des hypothèses, de poser toutes mes idées, même les plus folles, sur le papier avant de revenir dessus ou même de les abandonner, explique-t-il. Ils ne sont que le commencement. »

Álvaro Siza est à l’origine du régionalisme critique. En effet, il se nourrit de l’architecture et des savoir-faire locaux ainsi que de l’artisanat portugais pour concevoir ses projets. Ensuite, il les combine à une architecture moderne, aux lignes épurées, dont le blanc est la couleur dominante. Le dessin et les croquis qu’il réalise sur site ou à l’atelier sont primordiaux dans son approche du projet. Il porte un regard attentif à l’analyse du site et à la topographie du lieu.

Sou contra essa ideia de especialização. Gosto de diversificar o meu trabalho, quero e tenho feito um pouco de tudo. Não se pode fazer bem um bairro social ou um museu sem ter feito casas. A arquitetura é só uma. As mãos que desenham e as mãos que constroem, seja o que for, são sempre as mesmas.



Antes de haver legislação que determinasse tudo, os arquitetos usavam outras medidas. Na Piscina das Marés, Álvaro Siza usou a sua altura - pouco mais de 1,60 cm - como referência. A tipologia do edifício é quase a de um estábulo, em que os cavalos entram por um lado e saem do outro. Não espanta a inspiração. "Álvaro Siza adora cavalos, quando está aborrecido desenha-os", refere o investigador. Siza propôs usar a madeira que ficava para trás durante a recuperação da baixa do Porto, em que também esteve envolvido. Fica negra, depois de "mergulhada numa substância com petróleo". As divisórias não tocam no chão. "A água pode entrar no inverno sem danificar as madeiras". O balneário feminino tem um poço de luz que também impede os olhos de se habituarem à escuridão, criando assim maior intimidade.







De origem nórdica, o nome “Álvaro”, significa “Gênio Protetor”.


Também é o nome do meu pai. È uma das razões pelas quais, mais jovem, estudei essa arquitetura, também, porque meu pai era construtor de casas e chefe de vários estaleiros da obra, na França. Cresci com essa noção de construção e destruição, de transformação, de vidas inacabadas e de obras, de planos arquitetônicos e intuições de fabricação de objetos e adaptações locais e também deste imaginário, da casa de nascimento portuguesa, o do berço Português. A língua portuguesa que imagino e não falo, é a de projectos, sonhos, que posso incorporar nos meus desenhos, pois as artes plásticas, belas artes, foram uma formação que escolhi. Um dia vi os desenhos de meu pai, ingênuos e coloridos de seus barcos portugueses da travessia migratória; também vi essa cor, o ouro, todas essas expressões em alguns desenhos. Quem já viu os desenhos de seu pai uma vez se lembra toda a sua vida, que um homem é capaz de expressão visual, mesmo se ele não encontre as palavras para sua vida, para tomar forma, para suas filhas. Minha mãe também tem um nome original, que eu amo, e desses nomes, minha vida artística me pareceu, na França, sempre exótica e original.

Calmos, elegâncias modestas, não-espectaculares

Luz

Branco

Não é fácil expressar essa cultura para os franceses. As minhas origens em diferentes países, mas do Sul da Europa, desde o berço da Europa, desde a sua construção histórica e guerras, desde a sua intercriação e colonização, desde as suas ricas travessias e descobertas e de sucessivas empobreções, lembram-me de mil imagens e memórias, aprendizagens e tecelagens que os franceses não sabem, mas muito mais todos aqueles que se abrem para o mundo como um conhecimento nunca total, nunca determinado, nunca fechado, sempre em diálogo, sempre incompreendido, paradoxal e sensível. Não sei de nada e sei um pouco. Posso construir um pequeno castelo na areia, com um molde, porque sei de onde vem este molde. Posso esmagar este castelo ou multiplicá-lo, posso apenas fechar meus olhos e sentir a espuma do mar acariciando meus pés. O sonho da Sónia...

Sônia: Significa "sábia", ou "sabedoria" Sônia é um nome feminino que se originou a partir do russo Sonja, que por sua vez é uma variação (diminutivo) de Sofia. Sonja é um nome de origem escandinava mas outros também indicam que poderá ser originário da Rússia e ter origens eslavas. Sonja é uma variante do nome Sônia, bem mais comum em português. A raiz etimológica deste nome provém do termo grego sophia, que significa literalmente "sabedoria" ou "sabedoria divina".  Este último é o original grego partir do qual todos esses nomes, incluindo Sonja, vão buscar o seu significado, que é "sabedoria", ou mesmo "ciência". No russo Sonja é considerado um diminutivo de Sofia. Existe outra teoria que relaciona o surgimento do nome Sônia com o hindu sonāa, que por sua vez se originou do sânscrito suvarṇa, que significaria "dourado" ou "cor dourada". No Brasil, Sônia é um nome bastante popular, assim como a variante Sonya. Normalmente, os pais ​escolhem este nome para as suas filhas para passar uma ideia de sabedoria e inteligência através do nome.


1916 - Peinture de Robert Delaunay (le copain de Sonia Delaunay, célèbre peintre aussi, française) : Mulher portuguesa
Je ne connaissais pas cette peinture avant d'écrire cet article, comment arriver à ce tableau ?

Et bien, j'écris sur l'art.

Delaunay executou esta pintura, também conhecida como Mulher Alta Portuguesa, para além de várias naturezas mortas e outras cenas de vida ibérica, na época trágica da I Guerra Mundial. Acompanhado da esposa, a também artista Sonia Delaunay, e do filho de ambos, Charles, Delaunay estava de férias em Espanha quando a guerra deflagrou, tendo depois seguido para Portugal onde alugaram uma moradia com o seu amigo artista Eduardo Viana. O ritmo lento da vida, afastado da violência longínqua das trincheiras, atraiu a sensibilidade do pintor.

Ce tableau pourrait très bien être une représentation d'aujourd'hui, en 2019, de Sonia dans son atelier (celle qui écrit cet article, entre autres ;.) Cette découverte m'enchante, et rien ne m'avait guidé sur le chemin de cette peinture, si ce n'est la recherche des rêves et des prénoms portugais dont les étymologies refroidissent et se trouvent situées dans le Nord, les pays plus froids. Il y a bien là des voyages traversés... et des réchauffements climatiques...

Par kiwaïda at 22:33

16/09/2019

ϴṧṧø ḓα ßαʟεї@

Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 22:53

18/08/2019

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Dessins © Sonia Marques


Amore peniculus

Par kiwaïda at 23:46

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