bmk

blog m kiwaïda

27/01/2022

Ḡℝ∃€ℭℰ















FONDUE DE SUCRE GLACE
Dessins, peintures © Sonia Marques

La cachette des amants

« Douce en un chaud midi une boisson de neige,
Doux au printemps les vents légers, les flots cléments,
Lorsque l’hiver enfin a levé son long siège.
Mais plus doux le manteau qui couvre deux amants,
Couchés sur le sol tiède, également épris,
Et se donnant l’un l’autre en offrande à Cypris. »

 Anthologie Palatine.
Traduction Marguerite Yourcenar (La couronne et la lyre)

Par kiwaïda at 00:13

18/01/2022

ṽ@ʟłø⊥☺η

 


 


 


 
 


   


 


   
Peintures de Félix Vallotton (1865-1925)

J'ai déjà publié sur Valloton, avec mes quelques vignettes de ses peintures, je trouve des points en commun avec mes photographies, dessins, un siècle plus tard, et avec de nouveaux outils ou manières de voir le monde. Dans ces vignettes figurent une douceur du regard et des facultés de coloriste indéniables. Il y a quelque chose de frais et d'enfantin, celui d'envisager les arbres, étendues d'eau, couchers de soleil, comme des éléments de couleurs. Ils s'agencent dans l'espace comme des objets en relation intime les uns avec les autres, liés par un sentiment paisible, qui masque bien des tourments. Il était écrit à son sujet, indépendant, secret, passionné, réfléchi et sensuel, misanthrope, dessinateur prolifique, il s’est essayé à la sculpture et aux arts appliqués, il a écrit dès son plus jeune âge (des critiques d’art et des essais, des pièces de théâtre et trois romans) Des capacités hors normes pour échelonner ses expressions sur différents médiums, médias...  Ses œuvres m’apparaissent comme des évidences, non parce qu'elles sont décrites comme "simples", mais parce qu'elles résument, elles sont la synthèse de ces sentiments sereins, après le chaos, d'un retour au calme et aux aspects savants de la méditation intérieure, du repos, d'un art complexe de saisir le moment opportun de la lumière ; d'un point de vue de découvreur, sur une vallée, ou celui d'un photographe ou d'un graveur, qui regarde d'en haut ; les petits hommes et les petites femmes, le sable depuis une falaise, des sortes de vues grand angle, ou télescopiques. Ses gravures en noir et blanc sont charmantes et esquissent cet art de poser le yin et le yan, de savoir déceler une émotion entre deux, et entre deux personnages, deux amoureux, une foule, la délectation d'une paresse, d'un chat noir qui s'étend comme un chemin d'abandon. 

L'abandon de soi, sublimé. 

Lorsque l'on est passionné, il nous reste encore de quoi partager, à d'autres passionnés de l'art. L'imagination libère d'autres temps pour les artistes et les doux rêveurs, rêveuses.

Par kiwaïda at 16:03

14/01/2022

A Lʊẕ ⅾα ṧ◎мßґ℮






Lourdes Castro

Nasceu na Madeira em 1930 e ficou conhecida sobretudo pelo trabalho com a sombra. Lourdes Castro fez com René Bertholo e com outros artistas a revista “KWY” em Paris, onde viveu durante 25 anos. Deu movimento à sombra através do teatro, fez livros de artista, conta com obras suas nas colecções mais importantes do mundo. E voltou para a Madeira em 1983, com Manuel Zimbro.Gosta de plantas e de árvores, de budismo e de ironia, de subtileza e de curiosidade. Acha que o mais importante é fazer as coisas sem intenção. Não sai de casa há dois anos e passa muito tempo a pensar na forma como tudo está ligado, como tudo vai nascendo de acaso em acaso. Aceitou esta entrevista chamando-lhe conversa e deixou que durasse duas tardes. Depois de um passeio pelo jardim, despediu-se com um raminho aromático que dá sorte aos viajantes.

“O que somos nós senão um agregado de mil coisas?”: a última entrevista de Lourdes Castro ao Expresso, em 2019





Foi também em Paris que começou a fazer teatro de sombras. Faz sombras de pessoas sentadas, a ler ou a fumar, usando plexiglas, ou deitadas, usando lençóis. As sombras dão título a grandes exposições: Além da sombra, na Fundação Calouste Gulbenkian, em 1992 ou Lourdes de Castro e Manuel Zimbro: a luz da sombra, no Museu de Arte Contemporânea de Serralves, em 2010. Realiza na Madeira, para onde tinha regressado em 1983, o Grand herbier d’ombres, que se tornaria um livro que apresenta um conjunto de plantas sobre papel heliográfico. E na Capela do Rato, em Lisboa, instala o seu Anjo de Berlim, que nunca tinha sido exposto.





Não sei porque, escuto o novo álbum da cantora Cat Power, que aprecio há muito tempo, enquanto descubro, ao mesmo tempo, as maravilhosas pinturas de Lourdes Castro. Uma de suas ilustrações para um álbum , se bem me lembro, estava mostrando retratos em forma de silhuetas, então fiz sinestesia ... esta noite ...O acaso mostra belas coincidências e surpresas...E eu, criei o blog "bmk" em 3 letras, e encontro muitas semelhanças entre suas belas e coloridas pinturas e meus gráficos e pinturas e desenhos. A sombra sempre foi minha luz...

Par kiwaïda at 03:45

10/01/2022

ℱ̪̺̫ℯ̪̻ł͔liℨ̻̞̝ ∀̼̝͜η̝͎◎̙̪̫ ℵ̟͖͍ø͖̞͜♥̡͙̟◎̙͓͔ 2̪̟͇0̺͉͇2̟͚͜2͓̫̠

(*•̀ᴗ•́*)و ̑̑

Grafismo e desenho © Sónia Marquès

Feliz Ano Novo !

Vamos fazer desta virada de ano um recomeço de tudo que é bom.
Um renovar de sentimentos positivos, novos sonhos, nova Sónia !

Felicidade, saúde, paz, amor e prosperidade !

Bem-vindo 2022 !

Fotografias © Sónia Marquès

Par kiwaïda at 19:34

06/01/2022

ṽℯℊε⊥@ℓi﹩ღε

Illustrations © Sonia Marques

Par kiwaïda at 00:51

29/12/2021

♓∀Ṕℙ¥ ℋ∀ṔℙУ

feerie51.jpg

Um mar calmo e brilhante, uma mãe.

O mar, o oceano, a paisagem sem senha, sem palavra de passe, sem caixa eletrônico...

Mãezinha.

Illustration © Sonia Marques

Par kiwaïda at 22:32

27/12/2021

♭αηḓ℮ ḓε﹩﹩ḯηéε : iℓʟüμїᾔ@⊥ḯ☺ηṧ

Illuminations

































































































Illustrations de la bande dessinée © Sonia Marques



Par kiwaïda at 18:41

18/12/2021

ℬ☮Ѧϟ ℉∃$†Åϟ

Cette carte de vœux est toujours d'actualité. Je l'ai créée pour les fêtes de fin d'année en 2017 ou 2018, cela n'a pas d'importance, puisqu'elle fut intégrée à la page d’accueil de mon site Internet. Celui-ci, visionnaire, préfigurait une notion de confinement. Les bonnes fêtes étaient ainsi souhaitées à toutes celles et ceux avec qui j'ai travaillé, mes amis également, mes proches et très proches, et les amis très distants, celles et ceux, dont la distance kilométrique, de pays à traverser, ne permet, ces temps-ci, que d'être en relation, par écran interposés, bien plus que par la voix (le téléphone) Nous pouvons le regretter, notre société, n'a pas trouvé mieux que ces modes de communication qui font très mal aux yeux, et même, dans les milieux professionnels, il est recommandé de télétravailler. Imprimée et envoyée à plusieurs, cette carte fut aussi une (grande) carte de coordonnées. Chanceux et chanceuses à celles et ceux de l'avoir reçue, avec tendresse.

Au-delà de cette notion festive, chère à mon cœur, elle annonçait ma nouvelle compagnie. Je n'ai de cesse de m’intéresser au monde animal. Une nouvelle naissance, l'éthologue rencontrait le quotidien de l'artiste, quasi convalescente, après avoir donné tout son temps au service des autres humains, les animaux aussi se trouvaient rassemblés dans une arche providentielle.

La page d’accueil de mon site Internet n'a pas changé, elle exprime une certaine permanence, dans un monde en perpétuel changement.



La page de ma biographie à feuilleter, provient aussi d'une création, hors ligne, devenu textile, issue d'un dessin de grande taille (plus grand que ma taille humaine) d'un personnage, un magicien, en train de peindre avec des cymbales ("Domino") liée à la dominoterie et aux corps flottants, présents dans mon travail artistique, qui m'a accompagné dans la durée. Un merveilleux programme de recherche, qui m'habite. Comme des dominos, ce jeu étonnant d'adresse et d'imprévus, (autre terme utilisé pour des jeux spectaculaires de petits dominos) mes œuvres artistiques forment des réactions en chaîne. Souvent, un élément qui semble mineur, pour d'autres, provoque un changement de proximité à d'autres créations en chantier, qui provoque d'autres changements similaire, et ainsi de suite. Cet effet Domino, suite d'événements liés entre eux, est une métaphore intéressante, dans ma méthode de travail et d'expression artistique, car elle prévient du risque systémique, tout en exposant la faille d'un système. Mais il ne peut être décodé que par des sachants. L'expertise de l'image et des arts graphiques, de la communication, est un art de l'histoire des images et de leurs capacités à générer du lien et de traverser des frontières. C'est dans "le toucher", associé à une certaine acuité visuelle, que mon art tente d'ouvrir un champ d'émotions : c'est plus par les poils et les plumes, que j'ai le mieux réussi, à traverser la complexité des relations sociales, en explorant des langages, qui m'étaient totalement inconnus, et dont, je n'avais reçue aucune formation, si ce n'est, d'avoir été très jeune, confrontée à des animaux différents. Et ce, certainement dès ma naissance. Une de mes cousines plus âgée que moi m'avait raconté, qu'elle était restée très impressionnée par des portraits photographiques en noir et blanc agrandis et affichés chez mes parents (les auteurs), de moi, petite, sur un âne qui semblait immense, dans un chemin de terre. Est-ce que je semblais être à cheval (d'un âne), avant de savoir marcher, les mains dans les poils ? L'âne est déjà un animal très particulier, qui n'en fait qu'à sa tête.

N'en faire qu'à sa tête...

Extrait du dessin Domino.

Œuvres multimédias © Sonia Marques

*

Il y a toujours plus grand que soi. Le pouvoir des assujettis, dans le monde animal, et aussi, je l'éprouve, chez les êtres humains, est dominant. N'en déplaisent à celles et ceux qui continuent de penser, que seuls les dominants déclarés, décident de qui est dominé. Mon observation de certaines espèces animales et leur potentiel à communiquer sans aucune voix, et par leurs sensibilités, chatoyantes, m'ont beaucoup appris de langages dont nous nous trouvons assujettis, sans en avoir une once de contrôle, ni de domination. Cela confère aussi, au lien avec le paysage qui se transforme et le climat, sur terre.

*

J'écrivais ceci sur Domino, et ses couleurs flottantes (2013-2015) :

Domino est le nom que je livre à cette œuvre. Elle représente un magicien qui fait de la peinture. Je ne dirai pas un peintre, car avec ses outils, ses cymbales, cet instrument de musique percutant, il fait de la peinture, il ne la pratique pas, il la fait apparaître par hasard. Ses cymbales trempées dans la couleur sont les pinceaux qui mélangent les couleurs. Son costume et le fond sont la palette et le décor. On peut distinguer parfois des tracés qui s’effacent progressivement dans un ton uni et puis des contours qui cernent d’autres tons, jusqu’à former des motifs de camouflages. Cette création est issue de plusieurs études historiques. Je laisse flotter des notions lorsque je peins dans ma tête, des histoires qui n'ont pas de couleur, pas d'images, ni de représentation. Je leurs dédie un dessin, je leurs attribue des gammes et des nuances de couleurs. Pour ne pas perdre le rythme de cette pensée dansante, j’ai imaginé des couleurs qui seraient non miscibles entre elles, qui se repoussent et s'épousent, dont j'observais leur sensualité se dessiner avec Domino et ses instruments de musique jetés ensemble, comme des percussions synesthésiques. D'ailleurs, le mot Cymbales vient du grec, kumbalon, signifiant jetés ensemble, de la même origine que le mot Symbole. Si les cymbales sont utilisées dans la musique populaire, des fanfares folkloriques aux marches militaires, et au jazz, elles sont apparues pour la première fois dans l’ancienne Assyrie (le nord de l’actuel Irak), en Egypte et en Judée. On se servait également de petits instruments similaires en Occident. Ce n’est pourtant qu’au XVIIIe siècle que les grandes cymbales originaires de Turquie sont arrivées en Europe. Je voyage à travers la création. Et je stationne un moment dans une œuvre avant de repartir. La réalisation est une clôture, mais pas une finitude. Domino me laisse une fenêtre ouverte sur la peinture. Il me semble que la peinture maquille un drame, quelque chose de grave, afin de se sentir vivant. Ce personnage symbolise une cartographie, un paysage, des plaines et des surfaces agricoles vues de près, vues d'en haut, abstraites et parcellisées.


Au crépuscule ce jour, me viennent ces pensées...
Sommes-nous sensibles ? Seulement, si nous savons préserver nos qualités sensibles, l'ignorance balaie de son renoncement, l'accès sensuel à ces qualités intrinsèques à la vie et donc, à la condition de la meurtrissure. L'insensibilité est un paravent. Il suffit d'une rencontre pour ôter ce préjugé et parvenir à l'humilité. Défaillir d'amour, comme le jour se pâme au crépuscule.

Par kiwaïda at 14:36

15/12/2021

ℒ❝нї√ℯґ ηʊ














































Photographies © Sonia Marques








(。♥‿♥。)

乂❤‿❤乂

╭(♡・ㅂ・)و ̑̑

Photograhier l'hiver nu, sa douceur rose, son soleil froid, sa lumière blanche, tout peut sembler décor cinématographique, mais tout provient de souvenirs, ou de dessins. Les incognitos, ces dessins, cette série, cette matrice, est comme un tampon, qui imprime aussi des images de la lumière du jour, des photographies. Ces motels, sont comme Noël, cette enseigne improbable, ces arbres devenus exotiques, comme ce déroulement des dessins aux dégradés, ils défilent, comme des exotiques otakus qui sommeillent de motels en motels, sur des plans, sans habitations. Ce sont des apartés dans des villes, des provinces, des morceaux de vie que l'on ne peut pas caser. Ces modes de vie et de cohabitation ne correspondent pas aux attendus. Où sont ces otakus ? Les échappées numériques s’effilochent, comme des vies non consumées dans la norme, assumées comme traversant, tout simplement, des regards qui traversent, sans s'attarder, sans prendre, ni regret.

Sans retenir.


(。♥‿♥。)

乂❤‿❤乂

╭(♡・ㅂ・)و ̑̑

Par kiwaïda at 01:46

11/12/2021

ѦℵḠ∃


 
Ange © Sonia Marques

Par kiwaïda at 20:20

08/12/2021

∀✔€И✞

Avent, advenir, arriver, préparation, attente, mémoire, pénitence, jeûne...

S'abstenir... de toute chose, regarder toute chose, être tout chose...

Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 00:40

19/11/2021

ℙϴℒÅℜ & ѦÜℝ☮ℜÅ




Polar / Série des Contemplations / © Sonia Marques Peinture infographique / 70 x 60 cm / 2012




Aurora / Série des Contemplations / © Sonia Marques Peinture infographique / 70 x 60 cm / 2012


*


J'aime beaucoup ces deux peintures réalisées en 2012, le temps passe vite. Je me souviens du contexte de réalisations, de mes recherches, toujours d'actualité. J'écoutais de longues compositions minimalistes des années 70 de Terry Riley, je faisais de la méditation à travers la peinture. Elles étaient comme des pépites de joie, des bulles intenses d’éloquence. Les retrouver et se repositionner dans cette aventure est un bouleversement cosmique. Les pastels et les couleurs vives enfin réunies. Artiste, je peux avoir des dilemmes que personne ne connait, et qui ne touche personne d'autre que moi. Tandis que de grands problèmes, parfois collectifs, ne se représentent pas comme des dilemmes, de mon point de vue, car je peux trouver très vite la résolution du problème, il m'est très simple d'en résoudre certains, qui paraissent complexes et voués à se systématiser (ou se systémiser) Heureusement, je ne suis pas sollicitée pour cela, encore mieux depuis que je suis blonde et que je m'occupe des billes transparentes, ces idioties ne sont pas à la hauteur des enjeux où ils ont été établis, collectivement. Les nacs, ces nouveaux petits animaux de compagnies, ne leurs ai pas demandé de cogiter sur l'énergie nucléaire... Ils risqueraient d'émettre d'autres problématiques ignorées, impensées...
Là, il était question de couleurs et de blottissement de celles-ci, comme des pétales de fleurs, ou de lave volcanique sur une route, la nuit, lorsque l'on conduit et que le ciel nous guide. Contrastes éblouissants et simplicité des formes gonflées. Mon travail menait ces formes à la limite du chaos, disloquées, mais sans jamais faillir. Les transformations subies résultaient d'une aventure créative, de l'invention. Si mes gestes étaient dirigés, par un esprit concentré, tant il est minutieux d'en élaborer les tâches, il est resté ouvert, comme extasié par la découverte, sans jamais les empêcher d'advenir. Dans l'atmosphère, on peut prêter attention aux phénomènes colorés des gaz, l'azote et l'oxygène qui donnent des couleurs rouges et bleues et des teintes vertes. Ces cieux de feu sont comme des rêves où les formes s'entrechoquent. Toute chose se réjouit et se réjouit d'elle-même disait Plotin. Et elle se réjouit parce qu'elle contemple l'autre. Ainsi avais-je nommé ces peintures dans ma série : Les contemplations.

Ces chimies savonneuses, de mon esprit, se sont trouvées matérialisées, dans des peintures vitrées (ce que l'on ne peut voir à l'écran) La beauté de la création, réside, lorsqu'elle marque l'esprit, dans le pouvoir de s'y replonger à tout moment, même si cette création est datée à un instant précis, il y a des années. C'est-à-dire, que la recherche, lorsqu'elle est éprouvée, l'est toujours, dans l'esprit du créateur, de la créatrice. Et ici, je n'ai point besoin de cacher le pouvoir de la création, il provoque un bonheur, et trouve en l'imaginaire, la possibilité de s'extraire de l'ennui, des choses qui se répètent, comme un disque rayé. Telle une écoute qui s'use à force d'entendre la même chose, les mêmes émissions, l'esprit devient aliéné, s'enroule sur lui-même, lorsqu'il n'invente plus. La poussière atténue la qualité d'écoute comme des pneus abîmés par les chemins de campagne jonchés de cailloux. Se retrouver sur le sillon des inventions est la plus belle source d'émerveillement. C'est le binky du lapin.

Par kiwaïda at 18:33

11/11/2021

тℯღ℘◎ ṽiᾔTαℊℯ*










































Photographies © Sonia Marques

HESPEROS HESPERUS VÊPRES VESPERTIN

Nous étions, nous serons, nous sommes, je suis passée par là, un autre temps, suranné, un coucher de soleil, une célébration du soir, inspiration raffinée, nous étions, nous serions, nous y sommes, je suis par là, quelque part, dans un temps moderne, dépassé, résolument orange, menthe à l'eau, fraise tricot.


Par kiwaïda at 20:33

06/11/2021

ρїηтʊґα﹩

Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 21:16

02/11/2021

Ṕ☮ℙ☮

Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 22:15

30/10/2021

ṧüґḯḉα⊥℮

Photographies © Sonia Marques

Sentinelle du désert, petit suricate, la délicate. L'eau a éteint le feu, la baleine translucide devinait, son coucher de soleil une nuit étoilée, nous faisait parvenir ses pétales de papiers métallisés, pliés, reposés. Autant d'écus d'or sous nos pieds, les années ont passé, sans s'éterniser. Le minuscule éléphant n'en était pas un, il tournait le dos et regardait son ombre, très à l'écoute, son fessier éclairé, dans une marre émeraude, quelle merveilleuse tapisserie, elle-même assise, miroir de lignes turquoises, au flanc fléché. Esthète pierrot, merci les bons jours, adieux les subterfuges. Artistes, les ardeurs redoublent de mérites, des années de fabrications, de couleurs et d'inventions, imprévisibles et audacieuses, des intentions dédiées aux âmes fidèles. La baleine de cristal nous faisait parvenir ses pétales de paillettes, observés par les lapins du pays des merveilles.
Qu'il est doux d'être arrivé aussi loin, aussi haut, as-tu déjà vu un terrier qui vole ?

Par kiwaïda at 15:57

26/10/2021

ℝϴϟ∃ϟ ℙѺℳℳ€ϟ

Mes petites roses pommes (Photographies © Sonia Marques)

Un dessert économique, sain et délicieux, comme de petits souvenirs chaleureux, mes petites pommes roses, sur une assiette de porcelaine fabriquée au Portugal... Elles sont entre le cinnamon bun  de Vancouver et le pastel de nata de Lisbonne. L'un et l'autre, ils viennent de mes souvenirs gustatifs, et se retrouvent, dans un présent Limousin automnal, puisque les pommes sont d'ici, et la cuisinière aussi. Bien que le cinnamon serait venu d'une recette scandinave, suédoise, c'est en Amérique du Nord, que je l'ai découvert, à Vancouver.

Dans l'espoir de trouver un logement, après un mois infructueux, je me désespérais. Puis j'ai entendu parler français, dans une cafétéria, où nous avions pris l'habitude de griller nos derniers deniers avec un grand café et un cinnamon bun, mon ami et moi, en étude en art, amoureux, dans cette ville inconnue. Je me suis retournée, osant saluer un couple qui parlait la même langue que nous, le français. Cela faisait un mois que nous n'avions pas entendu notre langue natale dans cette grande ville de Colombie Britannique. Une aventure féconde est partie de cette rencontre, puisque nous rencontrions des chercheurs scientifiques en études, aussi amoureux, mais presque sur la fin de leur histoire, et plus tard, nous héritions de leur logement, en location, durant plusieurs mois, et d'échanges sur de nouveaux mondes. La jeune femme menait des études sur les fonds sous-marins, son ami, sur un moratoire qui lui permettait d'étudier le comportement des mouches pour ou contre les organismes génétiquement modifiés. Il y avait une lutte souterraine dans le couple, nous étions encore au milieu des années 90, pourtant, dans mes relations, nombre de couples traversaient une transformation, des rapports entre les hommes et les femmes. J'admirais cette jeune femme, qui attendait de vivre sa vie. Son compagnon était tout puissant, pourtant, ils avaient le même niveau d'études, si ce n'est qu'elle avait réalisé un sujet atypique, tandis qu'il réalisait ce que l'on attendait de lui. Elle était bien plus petite, et très discrète et avait peu de latitude pour échanger avec moi, tant les hommes prenaient toute la place. Ainsi les F faisaient les M. Artiste, mes actions ont été une ouverture, mes photographies que je prenais sous l'eau, nageuse, et ma façon plus adoucie d'entrevoir le bleu du ciel. Ce que j'aimais, c'était explorer plusieurs milieux différents, plusieurs dimensions qui semblent ne pas pouvoir se côtoyer et pourtant, je les ressentais simultanément dialoguer ensemble. Parfois elle fut piquée d'envie d'entrer dans l'eau sans complexe, se délestant de la femme en prise avec la destinée toute tracée de ce que devait être un scientifique. En réalisant deux expositions de mes photographies, ces entrées aquatiques apportaient, lors de l'élaboration des mois auparavant de mes visions tirées en couleur, sur papier, des fenêtres d'ouverture à cette scientifique, qui faisait un pas de côté, discret pour observer ce que je fabriquais. Lorsqu'ils nous ont quittés, rejoignant la France, ils ont quitté aussi un peu de leurs certitudes et se sont ouverts, chacun, chacune, s'émancipant.
Le pastel de nata était déjà un dessert familier, puisqu'il était en vente sous le comptoir de ma tante, au Portugal, de son café-épicerie, qu'elle tenait comme les hommes pouvaient le faire de leur territoire, d'une main de fer, sans gants de velours. Nous attendions, enfants, le moment où elle se faisait livrer, les pasteis, bien plus frais que ceux qui restaient en exposition derrière la vitre de verre. Ils étaient à la portée de notre vue, seule. Les hommes prenaient des cafés très serrés chaque matin, midi, soir. Nous pensions donc que les adultes ne se nourrissaient que de cafés. Devenue adulte et professeure, bien des années plus tard, saupoudrés ou non de cannelle, ou de sucre glace, comme les cinnamon bun, je les ai dégustés à différentes reprises, dans la célèbre pasteleria de Lisbonne au bord du Tage, en emmenant des étudiants angevins en art, dont j'avais la responsabilité partagée de l'encadrement, avec mes collègues d'histoire de l'art et un sculpteur de bronze, entre autre, aujourd'hui, à la tête d'un centre d'art, c'était son rêve, nous en parlions ensemble lors de ce voyage, ses vœux ont été exhaussés. C'est une carte bleue, imperméable, aux nuances douces, d'un papier spécifique pour cartographies, trouvé par mes recherches assidues en imprimerie et avec l'imprimeur angevin, dépliée, qui se trouva devenir une porte d'accès magique, en favorisant l'entrée en études de jeunes lycéens, pour les forums dédiés. Il n'y avait pas, à l'époque, de site Internet. Cette carte a fait le tour des écoles d'art, en 2001, elle préfigurait d'un réseau social, avec les centaines de photographies des étudiants collectées et nos échanges par mail, en portugais et en français et avec leurs dessins, d'ailleurs, elle se nommait : "Mailing list".  J'avais créé un contact bilatéral, par la suite, quelques années plus tard, en faveur de tous les étudiants et les professeurs, pérennisé, pour tous. L'enseignement est lent dans ses paroles et diligent dans ses actes, quand il est sage, nous rapportait le premier d'entre eux.

Les énergies vont augmenter, les logements dont l'isolation n'est pas réalisée, le chauffage qui date de Mathusalem, les loyers coûteux, pour des habitants qui font, depuis si longtemps des économies et ne participent pas de polluer la planète, ni véhiculer, ni véhiculants de nuisances... C'est en cuisant ces fleurs, avec mon petit four acheté à mon arrivée à Limoges, parce qu'il était le dernier, en démonstration, avec une bosse sur le capot : personne ne le voulait, il était donc pour moi, et il est toujours là, que je pensais à tout cela, et à cette expression regardant ces feuilletés caramélisés du sucre de leurs pommes: des beautés fanées. Est-ce que ces petites roses pommes évoquent les fleurs fanées ? Peut-être. Mathusalem était le plus âgé de tous... Je ne savais pas que l'on pouvait dire d'une femme, que c'était une beauté fanée. Je ne savais pas ce que cela voulait dire, c'est un homme qui me l'a raconté :

Mon amoureux dans ma vingtaine d'années me proposa de retrouver sa collègue, pour se balader, une allemande, une artiste peintre. C'était à Paris, je ne l'avais jamais vue, il faut dire qu'à cette époque, il n'y avait pas Internet, enfin très certainement ce réseau était-il encore entre les mains des militaires. Donc, je posais cette question, afin de la reconnaître, car la place de la République était si grande que je ne pouvais pas savoir où était-elle située : À quoi ressemble-t-elle ? Oui à cette époque, il n'y avait pas, non plus de téléphone portable. Mon ami me dit, elle ressemble à une beauté fanée. Je suis restée très perplexe, il ajouta, parce qu'elle était plus âgée, peut-être la quarantaine, alors je ne comprenais pas trop. Serions-nous fanées, les femmes à l'approche de la quarantaine ? C'était un point de vue d'un jeune homme d'à peine trente années. Puis, en sortant du métro, en montant les marches, je vois une femme très belle, d'une allure et d'une grâce, elle était différente de tous les badauds, certainement car elle venait d'ailleurs, semblait étrangère. Je recherchais vainement une beauté fanée, que je ne trouvais point. Puis mon ami lui dit bonjour et me présente. C'était elle ? Une blonde élancée, moderne, d'une forte personnalité, à la fois élégante et sexy, une femme puissante. Oui, à cette époque, les acronymes LGBT... X Y Z, n'existaient pas, pour évoquer tant de petites cases, et les non binaires... Nous étions tous, sans à priori. Puis, nous sommes parties devant ensemble, laissant mon ami, étonné de voir que nous nous entendions déjà, et nous avions commencé par entrer dans toutes les boutiques de chaussures, à sa demande. Elle était quasi fétichiste d'un style très précis de bottines à talons, des années 70, elle a adoré mon regard détaché de tout et pas très sérieux. J'ai passé une après-midi inoubliable. Je ne me sentais pas femme, ni fleur, ni fanée, ni facile et je venais de voir qu'aucune femme ne pouvait être fanée. Les jeunes hommes se posent des questions sur leurs propres féminités. Certains pensent qu'elle est fanée en eux, ils trainent un tombeau. Peut-être que l'exploration de leur vie, leur donne une chance de faire revivre la femme perdue ? Un peu plus tard, pour un magazine d'art à la mode, on m'a posé quelques questions, la première : Quel est votre sexe ? C'était en 1999, mes premières lignes : "Entre M ou F, on m'a dit que j'étais F / Femme, Feu, Fourmi, Fraise, j'aurai même pu être Fête."

Bien plus tard, j'ai rencontré son œuvre, sa façon d'affirmer sa chambre à elle, son atelier de peintre, dans le Sud, d'imposer ses limites, afin que personne ne franchisse son atelier, sans porte avec sa pièce à vivre, mais que chacun, chacune puisse comprendre, que peindre c'était sa vie, et que déjeuner ou dîner avec elle, c'était avant tout partager le repas d'une peintre au travail, qu'elle accordait un moment aux invités, mais ce n'était pas "open bar", ni "buffet à volonté", ni "exposition gratuite" aux collègues enseignants, journalistes et commissaires d'exposition". Non, il y avait une limite, son espace privé était aussi son lieu de travail, à nous de le respecter. Sinon elle mordait. Le mordant n'arborait rien d'une beauté fanée.

J'ai acheté des tulipes, et non pas les chrysanthèmes de la Toussaint. Ces fleurs ne fanent pas, me disais-je, en pensant à elle, qui se faisait appelée IL, une autre beauté. Les pivoines sont mes préférées et lorsqu'elles fanent, elles sont encore plus belles.

À présent, je suis bien plus âgée que cette femme, à cette époque. Elle m'avait fait part de son vœux le plus cher, il a été exhaussé depuis. Nous avons largement dépassé les années 2000, elle continue de peindre, et moi je m'occupe des fanes de carottes pour mes lapins. Tout a changé, je pense même que tout a été dépassé depuis, pour un tas de raisons, de situations, de phénomènes terrestres et extra. Je ne fais plus les boutiques avec autant de légèreté, bien que les bottines des années 70, dans ce pays, sont revenues à la mode, en 2021. Je l'explique simplement car mon amie était certainement en avance, quand tout semble en retard. Je ne visite plus d'atelier de femme peintre, et je n'apprécie plus trop la place de la République à Paris. Il y a eu les attentats, j'ai eu beaucoup de peine à passer dans ces lieux, où j'ai vécu 5 années, arpentant le moindre recoin, naguère, avec frugalité et insouciance. D'ailleurs, j'ai eu le dos bloqué une semaine, dès le lendemain du grand drame parisien, son annonce médiatique, m'a empêchée de bouger, comme figée sur place. Je n'ai pas pu me rendre à mes cours, en province, ni à Paris. Un étudiant a profité de mes 3 jours d'absence pour me remplacer, en écrivant une lettre à la supérieure, pour la flatter. Elle avait perdu le caractère F, il allait combler la disparition. Personne ne m'avait prévenu, aucun collègue. Il était tout à fait normal d'être remplacée par un étudiant au caractère M sans expérience et sans qu'il n'ait eu à préparer et passer des concours, ni d'attendre des années d'être sélectionné pour enseigner à tant de caractères F. Depuis, j'ai perdu cette place, pas la mienne, ni le M ni le F, ni aucune autre lettre, j'adore le Scrabble. Nous n'avons pas tous les mêmes souvenirs, ni la même sensibilité. Je n'avais pas à me plaindre, d'autres étaient morts. Ce fut le début du remplacement des F par des M, des déplacements, jusqu'à ce que je lise ce qu'un policier avait retranscrit de la supérieure : Quand elle n'était plus là, nous étions tranquilles.

J'ai pensé ces jours-ci à une collègue, artiste et professeure, IL, qui a mis fin à ses jours, il y a un an. Elle avait vécu cinquante années, elle était très belle. Nous avions essuyé les mêmes échecs aux concours avec les mêmes jurys, espérant être titularisées après plusieurs années d'enseignement, comme tous nos collègues M. Plusieurs arrivaient nouveaux et se trouvaient titularisés, tandis que notre expérience n'avait aucune valeur, sauf celle d'un F. Chaque année, nous subissions le risque que notre contrat soit le dernier, et d'années en années, notre salaire n'évoluait pas, nous ne bénéficions d'aucune échelle pour atteindre la retraite des fonctionnaires. Était-ce vraiment le paradis ? Elle vivait dans l'intranquilité. J'aurai aimé lui donner mon livre, celui do Desassossego de Bernardo Soares.

Quand personne ne manque, il manque toujours quelqu'un. Pessoa, comme personne, a multiplié les places et les possibilités d'habiter où personne ne nous nuit.
Puis je l'ai entendue, IL m'a glissé : Il n'y a pas de honte à vivre.

Quand la nuit nous cape, toutes les étoiles brillent.

C'est la fête de tous les saints.

Les petites roses pommades.


Par kiwaïda at 23:04

24/10/2021

Ḻ☮Ṳ†ℜ€

Le jour avant le bonheur


Nous sommes allés visiter l'exposition, qui porte bien son nom, Le jour avant le bonheur, au musée des Beaux-Arts de Limoges, de Louttre.B.

Marc-Antoine Bissière, dit Louttre.B (1926-2012) est imprégné par un milieu artistique parisien effervescent dès son plus jeune âge ; il côtoie notamment par l’intermédiaire de son père, le peintre Roger Bissière (1886-1964), des artistes tels que Georges Braque ou Louis Latapie. À partir de 1938, la famille part s’installer dans la maison familiale de Boissierette (Lot), où le tout jeune homme commence à peindre aux côtés de son père. Louttre.B développe rapidement une recherche abstraite qui lui permet d’étudier les rapports colorés et trouve son identité artistique dès les années 1960 en créant un vocabulaire pictural propre, continuellement renouvelé ; il expérimente sans cesse à travers une forme de figuration que l’on retrouve dans nombre de ses œuvres. Proche de la terre, il construit une approche artistique sensible et empathique, teintée d’humour. Il diversifie ses pratiques et multiplie les expériences, créant des sculptures monumentales, des gravures, des livres d’artistes ou encore une série de pièces en porcelaine pour la manufacture de Sèvres.

Ces toiles nous ont offert un écho éblouissant dans ce Musée au cœur du jardin de l’Évêché, en plein soleil, un écrin où la nature déployait, ce jour, de somptueuses parades colorées, sous des arbres exotiques, des pétales jonchaient le sol, des feuilles séchées qui se retournaient et nous révélaient l'envers du décor. Ravissantes peintures que celles de cette nature, mais encore plus charmantes, les peintures de Louttre B., qui résonnaient avec cet été, ou cet Automne, ou cet hiver qui grimpe sur les branches secouer ce qui doit partir. Ce qui n'est plus essentiel, n'est-ce pas, doit nous quitter, afin de faire une table rase pour préparer la nouvelle année. Alors en regardant chacune de ces peintures, je savais déjà, que j'allais garder celles-ci pour les années à venir, et balayer toutes les perfides manifestations, sans aucune commune mesure, avec cette ouverture proposée, honnête, dans cette jubilation des tons et des sablés : merveilleuses destinées, que celle de la peinture sauvegardée, et très peu connue.

Si les jaunes, dans cette nature étaient les favoris, parsemés de rouges et dans la disparition progressives de verts, dans les peintures très bien encadrées, je distinguais des mauves et des roses si doux, côtoyant les bleus francs et les coups de pinceaux rythmés, sur du sable chaud, des empreintes, des griffures. De petites maisons, des collines ou châteaux, des fleurs énormes, voici que j'étais presque dans mes photographies. Mon compagnon me disait que ces peintures ressemblaient aux miennes, oui, il y avait un air frais, et cela fait plaisir, une connivence quelque part, parmi les isolements. Alors on joue aussi, on rigole des tons et des mats, que c'est mat ! C'est fort et c'est graphique, terriblement enfantin, et sauvage, superbement maîtrisé et sans aucun complexe de la couleur. Tout se propose, sans jamais être frustré, tout nous expose à de nouvelles dimensions de nuances, des poésies frontales et de petites fenêtres sur des rêves ou des souvenirs, autant de portes ouvertes qui ne souhaitent jamais fermer notre regard. Que c'est beau de ne pas fermer sa porte, c'est assez rare, au pays où tant de portes se ferment, suppriment des couleurs non désirées, parce que différentes, exquises, singulières, vives, des prénoms divins, des noms marqueurs d'histoire, de lune et de ciel étoilé : pour tous. Rien n'est de trop, rien n'est à enlever. Matisse était tout proche, des motifs, des ciels rois et des traits noirs épais, des découpages poudrés, gouachés. Luxuriance et profondeur des verts dans des pluies de jaunes sablés lumineux. Les gestes saccadés, de surimpressions, couches et sous-couches, reliefs, collines surlignées, palmiers noirs, maisons blanches de craies, nuages jetés, épris de vitesse, un paysage penché parfois, comme si, par la vitre d'un véhicule qui roule très vite, et même doucement, ou d'un train, on apercevait le rayon du soleil repasser les arbres et les fleurs et les toits des maisons, juste avant que tout coule. Pfff !

Photographies © Sonia Marques






























































Alors, nous n'avions plus qu'à sortir du Musée, et entrer dans les peintures...







































































































































Photographies © Sonia Marques



En retard...

C'est les vacances !


Par kiwaïda at 22:28

19/10/2021

ṧ◎ʟ ḓ℮ мαƴ☺



Pour revenir à cette notion employée dans mes articles antérieurs, et mes autoportraits nommés "La fille du soleil", qui viennent aussi de poèmes et chansons, il y a ce dessin, ce symbole, qui figure, sur ces photographies, une broche en or... D'une main le soleil du bout des doigts, ou délicatement posé dans la paume de la main, la générosité, et de l'autre des feuilles de Ginkgo, cet arbre aux quarante écus... L'éternité. Mon compagnon me demande si je connais ce symbole du soleil choisi ? C'est le "sol de mayo", le soleil du mois de mai, symbole du pays de l'Argentine, aussi emblème national de l'Uruguay, on distingue ce soleil sur leur drapeau, il rappelle le Dieu Inca solaire. Il est aussi celui que j'avais dessiné dans un nuage (le soleil pluie) le mois de mai dernier... (le "moi" de mai) Quand j'écris, je suis la fille du soleil, quel est ce soleil ? Ma mère se nomme Argentina, un beau soleil, où le silence est d'or et la parole est d'argent. En cheminant dans ma vie, éclairée ou assombrie, ce soleil m'a présenté sa force. Son silence est plus éloquent que sa parole. L'enfant n'a pas toujours conscience de la valeur des actions, et craint les paroles. L'adulte en plein soleil, éclairé par sa force, entame sa reconnaissance. Ce prénom est si beau, comme celle qui le porte, que ma pensée reconnaissante est plus belle qu'un silence imposé, et me porte à l'écrire.

Ce soleil m'a dit  :  Si la parole que tu veux dire n'est pas plus belle que le silence : ne la dit pas.

Je suis la fille du soleil, et le prénom de ma mère est Argentina.
Partout, le silence m'accompagne dans sa beauté, comme le "sol de mayo".
L'écriture est un remède à la parole qui ne s'entend pas.
Savoir lire et écrire est la plus belle force que ce soleil m'a transmis.



Photographies © Sonia Marques : La fille du soleil

Par kiwaïda at 13:25

15/10/2021

ℝ∃ℭiT∀ℒ


Récital

Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 19:24

- page 1 de 11