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blog m kiwaïda

23/10/2020

❡ґâ¢℮



Cymon et Iphigénie


Frederic baron Leighton, (1830 -1896) est un peintre et sculpteur britannique de l'époque victorienne.


Selon une histoire publiée en 1897, Leighton a passé six mois à chercher dans toute l'Europe un modèle correspondant à son idéal imaginé d'Iphigénie pour sa représentation prévue de Cymon et d'Iphigénie. Il a vu une jeune actrice, Dorothy Dene, dans un théâtre à Londres et sa recherche était terminée. Possédant une beauté de style grec classique, Dene avait des cheveux ondulés dorés avec une excellente texture de peau et une excellente coloration sur son visage; elle était plus grande que la moyenne avec des bras et des jambes gracieux ainsi qu'un «buste superbement moulé». Elle est apparue dans plusieurs autres des travaux de Leighton, y compris Flaming June, Greek Girls Playing Ball et Summer Moon. Lena, une des plus jeunes sœurs de Dene, apparaît dans la peinture comme l'enfant esclave. D'autres peintures de Leighton comportant Dene sont: Le Bain de Psyché, Clytie, Persée et Andromède, Solitude, Le Retour de Perséphone et La Vestale.
La peinture a pris huit mois. L'ambiance est automnale. L'artiste souhaitait capturer l'impression générale de somnolence juste avant de s'endormir, surtout les longues journées chaudes alors que la nuit commence à tomber. Selon Greenhough White, Leighton avait la capacité de montrer «la perfection du repos» et «l'abandon de soi et l'inconscience du sommeil»

 
Leçon de musique




Mère et enfant



Flaming June


Solitude

*





Changement de teinte et recadrage, mon éclairage sur le sommeil bleuté...

Par kiwaïda at 23:38

15/10/2020

$ṲℜℝÉѦℒℐ$ℳ∃




Photographie de Nusch Eluard  par Man Ray



 Les Larmes, 1932 de Man Ray


Juliet par Man Ray (1946)

Merci pour le collier, le mien vient de Ourense, de Galice d'Espagne...


Par kiwaïda at 03:15

07/10/2020

ИÅ✝Åℒ

Fotografías © Sónia Marquès

reconhecer-se no movimento da vida.

Um dia, encontrei uma mulher, não há muito tempo, numa pequena livraria em Lisboa, que me mostrou um livro de receitas de cozinha sobre citações do escritor, Eça De Queiroz, Comer e beber. Um dia, há pouco tempo atrás, estava na casa de férias de um cineasta francês, muito velho e muito conhecido, na Normandia, perto do mar, ele perguntou-me se conhecia o livro "Os Maias" de Eça de Queiros e mostra-me o livro numa prateleira onde havia apenas cinco livros, nesta casinha. Ele disse: "Este é o livro mais lindo que tenho, a história é fabulosa". Ele estava na edição Chandeigne. Um dia, há muito tempo, estava na livraria francesa Chandeigne e encontrei o livreiro que me mostrou centenas de livros, voltava muitas vezes e mesmo de muito longe, era minúscula, a sua livraria. Hoje estava cozinhando, na minha pequenina cozinha, e pensando sobre este livro de receitas, Comer e beber. Nesse dia, quis ler Os Maias de Eça de Queiros, mas a minha hesitação diz respeito a que língua escolherei. Naquele dia, decidi não me decidir. Mais uma vez, decidi não me decidir.

Brincar com um pente, um espelho, um pedaço de texto, um brinco, um brinco de cabelo, as penas da cauda de um papagaio vermelho, enquanto as bolas de Natal instalam-se no topo dos edifícios...
Pequenas vidas de bonecas abrem pequeninas linhas de textos de grandes épicas, gigantescas histórias que duram séculos e séculos...

Sinais do tamanho de uma unha, uns atrás dos outros, tornam-se histórias longas e majestosas, que ocupam um lugar enorme na nossa vida... Tão minúscula vida...
Como compreender a complexidade, senão, ser uma gota d'água que molha um tecido e bebe seu elixir ?

LIVROS LIVRES :

Na língua portuguesa o livro vem da liberdade !

Fotografía © Sónia Marquès

Par kiwaïda at 02:31

05/10/2020

ⒿÅℙ JṲℕḠℒ∃

Les meilleures années 70-80... J'ai adoré... La gentillesse et la joie du style de Kenzō Takada...

 

Par kiwaïda at 16:48

30/09/2020

ℳ∀ℱ∀ḺÐ∀

Il y a un an je publiais un petit article sur MAFALDA...

Son père Quino s'en est allé, il disait ceci :

« Ma femme, Alicia Colombo, a été l’élément-clé dans la reconnaissance de Mafalda »

Mafalda

Par kiwaïda at 20:29

Ẏ☮Ḱϴ ✝ϟÜℵѺ



Fresque à Verviers (Belgique) de l'héroïne de BD Yoko Tsuno, bande dessinée d'aventure et de science-fiction, créée en septembre 1970 par l'auteur belge Roger Leloup.


"La nouvelle fresque décorant le pignon d’un immeuble situé au coin des rues aux Laines et Peltzer de Clermont à Verviers, consacrée à Yoko Tsuno, l’héroïne du dessinateur BD Roger Leloup. Quelques mois après l’inauguration d’une fresque en hommage à René Hausman située place du Palais, une deuxième fresque vient ainsi s’ajouter à ce qui devrait être à terme un parcours BD dans Verviers, l’ancienne cité lainière étant un peu le berceau du 9ème art tant ils furent nombreux à connaître le succès grâce à leur talent et le charisme de leurs héros. . La fresque Yoko Tsuno dessinée à Verviers ne tient pas du hasard : le père de l’aventurière japonaise, créée en 1968, Roger Leloup, aujourd’hui âgé de 85 ans, est né à Verviers et y a passé de nombreuses années, notamment rue d’Ensival, aux côtés d’un autre monument de la BD belge, Jacques Martin (Alix, …). Roger Leloup a souhaité rappeler son passage à Verviers en autorisant le pouvoir communal d’utiliser un de ses dessins de la célèbre japonaise ; le dessin sur le pignon de la maison choisie, au cœur du quartier Ouest de Verviers qui, avec le complexe Crescendo l’Hôtel Verviers et le cinéma Pathé, retrouve une nouvelle vie, est une aventure dans l’aventure BD de Roger Leloup. C’est l’asbl bruxelloise " Art mural " qui s’est chargée de la périlleuse mission de reproduire le dessin de l’artiste : un travail remarquable de précision dans le dessin et les couleurs pour aboutir à une œuvre murale de haute qualité qui attirera à coup sûr le regard de tous les passants. Yoko Tsuno, cette amazone, domine désormais le rond-point de la Grâce avec son style aventurier tellement bien ressenti grâce au talent de son père dessinateur. La fresque a pu être réalisée grâce à l’utilisation partielle du budget obtenu par Verviers dans le cadre de la politique des grandes villes ; l’investissement aura coûté 40.000 euros, mais vu la qualité de l’œuvre, le jeu en valait la chandelle ; d’autres fresques dédiées à la BD existent encore dans les cartons des autorités communales." (RTBF)


J'avais beaucoup apprécié voir la réalisation de la fresque de Moebius à Montrouge, un des artisans de celle-ci m'avait contactée si heureux après avoir lu mon article sur BMK. Quel étonnement. J'ai appris ainsi, que celles et ceux qui réalisent les fresques murales ne sont jamais mentionnés et pourtant c'est un travail fastidieux et titanesque. Et là je découvre qu'une fresque fut réalisée en Belgique super belle de Yoko Tsuno, très bon choix. Je me suis ainsi souvenue, enfant de ma découverte avec l'héroïne japonaise, à la bibliothèque municipale de ma ville en compagnie de ma mère, car nous n'avions le droit qu'à l'accès de la bibliothèque des enfants au rez-de-chaussé et c'était devenu très ennuyeux pour moi, j'avais déjà écumé toutes les bandes dessinées, les Boules et Bill, les Astérix et Obelix, la Bécassine, les Tintins que je n'aimais pas, enfin je trouvais tout nul, et les lectures dédiées aux enfants étaient de mon point de vue d'enfant, très bêtes et infantilisantes. J'accompagnais ma mère à la bibliothèque des adultes, elle me laissait dans les bandes dessinées, un bac rempli de trucs dans le style Charlie Hebdo et des bandes dessinées que je trouvais vulgaires et très sexualisées à destinations de vieux pépés (c'est vraiment ainsi que je qualifiais, avec mes mots d'enfant la cible des lecteurs potentiels, je ne pensais pas si bien tomber, finalement, bien que mes pépés et mémés ne lisaient absolument pas ces styles de dessins et de scénarios, quelle chance ai-je eu là !), je trouvais cela très étrange le monde des adultes. Puis j'ai trouvé "Yoko Tsuno", que c'était chouette, une femme avec une bulle sur la tête, et dans l'espace, souvent, beaucoup de choses à lire. Ainsi j'ai découvert un nouveau monde. Il y avait une bibliothécaire frustrée, toujours en colère, sèche, qui surveillait. Elle me voyait lire dans la bibliothèque des adultes. Elle entreprit de faire la morale à ma mère, que je n'avais pas à être là, ma place était à la bibliothèque des enfants. Cette méthode, nous la rencontrons toujours, encore, partout, à tous niveaux. Ma mère, fidèle lectrice, n'a pas tenu compte de ces jérémiades, même menaçantes, même si elle s'était prise d'un excès de zèle et de folie pour convoquer sa supérieure, qui connaissait bien ma mère, passionnée de lecture. Évidemment, la revêche a été sermonnée et puis, nous regardait les jours suivants, très agacée, et ne manquait pas de dire à ma mère qu'elle avait oublié ceci, ou cela, que le livre, n'était pas tamponné, etc... On en retrouve toujours à tous niveaux. Il est question de niveau, de lecture, d'apprentissage. Ainsi, de Yoko Tsuno, je suis passée aux lectures de livre, à ma hauteur (ma petite taille d'enfant) et j'ai commencé par le rayon B : Bachelard, Barthes, Bataille, Baudrillard. J'étais critique, et celui qui m'a laissée le plus d'espace pour imaginer ce fut Roland Barthes, et Gaston Bachelard plus tard quand j'y suis revenue. Lorsque je suis arrivée une dizaine d'années plus tard, dans les écoles d'art, c'était les lectures des cultureux de gauche données en références aux étudiants. Normal, les bibliothèques dans les banlieues au Nord de Paris sont organisées aussi selon des références culturelles gauchistes. Mais à cette époque où c'était nos lectures obligatoires, je ne m'y intéressais déjà plus, puisque j'avais déjà tout lu, j'étais passée au rayon psychologie et j'avais lu pas mal Freud, et pu réaliser un impressionnant oral sur les rêves et l'inconscient devant ma classe, avec mes 2 camarades qui m'avaient laissés tout faire car ils étaient épatés. Quel chance ces 2 camarades, il n'existait aucune rivalité, ni même de jalousie, ainsi je pouvais apprendre d'eux et eux de mes escapades précoces en littérature très variée, sans aucune méthode d'appréhension. Avec la distance, ils ressemblaient beaucoup aux amis de Yoko Tsuno : Vic Vidéo et Pol Pitron. J'avais remporté une excellente note pour nous 3, mais je préférais nettement "Jung", Freud m'enquiquinait sur certains points. Donc, tout cela pour écrire que Yoko Tsuno m'a emmené très loin, puisque je n'ai plus souvenir d'avoir lu ces bandes dessinées ensuite. Aujourd'hui, je le souhaite, car, après tout, le reste n'a aucune importance, ni la bibliothécaire, dite "la méchante" que l'on évitait soigneusement pour se sentir libre de lire, elle aimait aussi maltraiter les petits, je me souviens encore voir des tous petits sortir en pleurs de son bureau où elle les séquestrait, pour les réprimander, ou les garder faire leur devoir. Nous, les Yoko Tsuno, nous savions qu'il ne fallait pas l'écouter, car elle était très bête et ne savait que tamponner les cartes. Finalement, il en existe tant, que ce modèle là, fonctionnaire, nous apprenait, plus tard, nous pouvions en rencontrer d'autres femmes frustrées, qui ne nous donnent ni nos cartes, ni le goût de la découverte, et nous envoient à ses supérieurs pour nous punir d'apprendre et d'évoluer. Il y avait une bibliothécaire très gentille, pour reprendre nos qualificatifs, d'enfants. En fait, elle faisait la lecture des contes, avec une vision intelligente et cultivée des diverses origines, un nombre d'enfants attendaient patiemment ses lectures sensibles et dynamiques, et pouvaient se montrer très désappointés si elle était absente. Elle avait sa vie à elle et n'était pas un gourou non plus. On sentait que c'était un repère, parfois bien plus important que leur maître ou maîtresse à l'école, et parfois qu'elle était "le savoir" même, celle qui savait. Ainsi, entre ces deux modèles de femmes, nous étions assez au fait d'un éventail possible, dans l'avenir, de couleurs et rencontres qui forment la jeunesse.
Quand je repense à Yoko, je pense à tout cela, et finalement, les choses évoluent peu. Les mêmes auteurs sont toujours enseignés, les mêmes personnes empêchent que l'on aille plus loin, autrement, les mêmes enfants pleurent ou sont harcelés par des adultes, les mêmes adultes font mine de ne pas savoir ni comprendre, et tamponnent les mêmes cartes, numériques cette fois, rentrent des données, remplissent des formulaires, l'air de rien ou publient des textes les déculpabilisant, dès qu'un jeune se plaint. Pourtant, quand on lit certaines affiches de grandes écoles graphiques, et leurs slogans, on se dit que l'on a loupé quelque chose. Nous sommes devant des mots raccourcis, des phrases vulgaires, des onomatopées dignes des messages téléphoniques les plus puérils, et tout cela fait par des adultes, à destinations des "jeunes", ce public, qui ne doit surtout pas évoluer, trop vite. J'ai même lu récemment un article d'un universitaire doctorant qui s'intitule : ta mère suce des b***... Et plus insidieux des visuels d'école : Maman j'te jure j'fais d'l'art... Comme si nos mères étaient définitivement des idiotes, pour dire poliment les choses, ce que très vulgairement et avec la meilleure goujaterie du monde, et misogynie, nous pouvons lire dans ces messages "gentillets" à destination des jeunes, pour être dans le coup ! Et après, ces écoles prétendent combattre les abus sexuels ? Je ne sais pas, je ne sais plus comment en sommes-nous arrivés là. Mais c'est ce que l'on nous montre hélas, on nous oblige, on nous déprime, on nous rabaisse au niveau sous la ceinture. Alors, nous savons, celles et ceux qui savent, que pour faire marche arrière lorsque l'on apprend qu'il y a des abus sexuels dans les écoles, de directions et d'équipes pédagogiques et administratives, de cadres, c'est impossible, la marche arrière, tous complices... Et les savants ne peuvent plus raconter comment ils content, comment ils savent, leurs paroles ne sont pas prises au sérieux.  Et là, on repense aux bibliothécaires qui tamponnent, et on comprend tout. Des enfants traumatisés s'étaient procurés des tampons et tamponnaient tout, pensant que c'était cela, avoir le pouvoir, commander. À leur tour, ils agressaient d'autres petits et les tamponnaient, puisque ces tous jeunes, certains, n'avaient pas su discerner le meilleur côté, le plus lumineux, les contes de celle qui savait.
C'était il y a 40 ans. Aujourd'hui, qui sait. Ni Barthes, ni Baudrillard, ni Freud, aucun de leurs écrits ne comprennent notre monde d'aujourd'hui, ils étaient périmés, oubliant leurs lectrices, ce qu'elles vivaient, ce qu'elles pensaient, ce qu'elles deviendraient. Et Bataille et sa pulsion scopique, toujours pas compris pourquoi des professeurs et photographes ou cinéastes.. ou directions (qui ne photographient pas ni ne filment ni n'enseignent, et ne dirigent rien, seule leur anarchie) se réclament de Bataille : c'est nul. Parfois on aimerait retourner en enfance, lorsque nous savions déjà très bien ressentir ce qui était bon pour nous, et dire en fracassant tout : c'est nul ! Avant d'être emportés, bien soumis, dans le tourbillon de mauvais professeurs, tous ces voyeurs et voyeuses tristes. Oubli total.  Je garde Bachelard, et plein de nouveaux, de nouvelles évidemment. L'ondine m'inspire.

 

Yoko Tsuno : élevée au Japon, une ingénieure en électronique très intelligente avec un brevet D planeur, pilote d'hélicoptères (Gazelle, Écureuil...) et une ceinture noire d'aïkido. Aussi belle qu'intelligente, aussi sportive que tendre, du haut de ses 20 ans cette demoiselle au grand cœur enchaîne les aventures sur Terre, dans l'espace et même à travers le temps. Yoko sait combattre, mais refuse de le faire sans nécessité et répugne plus encore à tuer.

La rentrée universitaire approche, et Yoko s'éloigne, je pense que nous sommes plutôt dans un cauchemars, vu de l'espace de Yoko, qui ressemble plus aux peintures, que j'apprécie de Jonny Negron, un américain...  Comment nager en pleine anarchie... masqués... Noyés dans les ivresses de la déconfiture.
Moi je suis restée perchée avec mon faucon, derrière une église jésuite qui cache un gymnase... tout un programme, culture et patrimoine. Y a qu'à faut qu'on !



Detail of “Rubia” by Jonny Negron at Chateau Shatto...

Jonny Negron is a self-taught artist and illustrator living and working in Austin, TX. His work is known for a highly-individualistic blend of sociopolitical satire, occult symbolism, and psychologically-charged sexual imagery rendered with a precise and flowing command of the line. Formally, his compositions engage with a worldwide history of flat imagery from Ancient Egyptian hieroglyphics to contemporary manga.


Par kiwaïda at 00:38

29/09/2020

ℕ∀✝Ṳℝ∃ ℳ☮ℛ†ℰ

Antoine Berjon, né à Lyon le 17 mai 1754 et mort dans la même ville le 24 octobre 1843, est un peintre et illustrateur français, réputé pour ses natures mortes de fleurs.

Originaire du quartier lyonnais de Vaise et contemporain de Pierre-Joseph Redouté, il a été formé pour la « fabrique lyonnaise ». Ses compositions étaient utilisées par les dessinateurs des fabriques de soieries et tissus.

Il est le fils d’un boucher de Vaise. À Lyon, capitale du tissu façonné, Antoine Berjon suit l'enseignement du sculpteur Michel Perrache et d'un agronome renommé, François Rozier. Eu cours de ses voyages à Paris, il acquiert des talents de portraitiste et de miniaturiste sous l'influence du peintre Jean-Baptiste Augustin.
La Révolution l'oblige à quitter Lyon pour Paris, mais, vivant misérablement, il regagne Lyon vers 1810 et travaille dans une entreprise de broderies. Il devient, par décret du 6 juillet 1810, professeur de dessin à l’école des Beaux-Arts de Lyon. Il est chargé d'une classe de fleurs destinée à former les dessinateurs d'une nouvelle fabrique de tissage mise au point par l'ingénieur mécanicien Jacquard (Métier Jacquard). Outre ses activités en tant que professeur à l'École de beaux-arts de Lyon, il est également un portraitiste de la société lyonnaise, portraits qu'il réalise à l'huile ou à la sépia. Il pratiqua aussi la miniature et la gravure. Victime d'une cabale ultraroyaliste fomentée par son collègue, le peintre Pierre Révoil, Berjon est chassé de son poste en 1823, il est remplacé par Augustin Alexandre Thierriat. Il vit alors très retiré dans une pension et continue pendant une vingtaine d'années à dessiner et à peindre en solitaire, laissant une œuvre abondante qui rompt avec les conventions hollandisantes et se distingue par son inspiration poétique.

Par kiwaïda at 01:37

26/09/2020

Ṳℵ JѺṲℝ ℵѺϟ Ⓙ☮Ї€ϟ



Un jour nos joies

Ne dites pas sous les étoiles ce qui ne peut les faire briller
Ne dites pas combien vous avez mal de ne pas être éclairés
Ne dites pas manquer d'amour lorsque les étoiles au-dessus de vous meurent
Pour vous et vous offrent leurs derniers enseignements

Les étincelles effacent nos noms d'usage néant
Amants anéantis nantis d'amour
Qu'un baiser suffit à modeler l'argile
Douce l'aile invisible du départ
Serment sacré de l'envol

Des années de patience pour un instant de bonheur
Une joie frémissante sur le brouillon de la vie
Brûle le cœur des âmes agates

Loin, les bois abritent les délires
Ils trébuchent sans trouver leur chemin
La peur du sourire divin les bouscule
S'agglutinent les désolés et les adieux

Pleuvra ne pleuvra pas ?
Le panpan se roule en boule
La bavarde répète son texte avec sa salopette violette
Ses ailes pourpres et la violence de son rouge
Culminent, insolents dans le bleu pastel
D'un ciel songeur
Il retient nos joies

Un jour
Nos joies

Toujours
Éclateront



Autoportraits (photographies © Sonia Marques)

Par kiwaïda at 16:26

23/09/2020

α♭ṧ⊥я@¢⊥i☺η﹩

Sonia Delaunay : "Petite Automne"

Sonia Delaunay (nascida Sarah Stern, Gradizhsk, Ucrânia, 14 de novembro de 1885 — Paris, 5 de dezembro de 1979) foi uma pintora, designer, figurinista e cenógrafa ucraniano-francesa. Em 1910, Sonia Delaunay casou com o artista francês Robert Delaunay. Fugindo da I Guerra Mundial, vieram viver, juntamente com o filho Charles, para Vila do Conde entre o Verão de 1915 e inícios de 1917, numa casa a que chamaram La Simultané. Aí aprofundaram a amizade com os pintores Amadeo de Souza-Cardoso e Almada Negreiros. Esse breve ano e meio em Vila do Conde foi considerado por Sonia o seu período de vida mais feliz e no qual realizou importante obras. Até meados de 1916 o casal teve, em Vila do Conde, a companhia dos pintores Eduardo Viana e Samuel Halpert. Sonia Delaunay foi a primeira artista feminina a ganhar uma mostra no Museu do Louvre em 1964. Em 2015, sua arte voltou a ser lembrada em uma grande retrospectiva que l Museu de Arte Moderna de Paris realizou. O seu pensamento criativo d polivalente dominou as esferas da pintura, artes aplicadas, arquitetura, automóveis, vestuário e mobiliário. Sua intensa exploração cromática trouxe uma enorme expansão ao design têxtil e foi responsável pela introdução da linguagem da arte da cor na vida cotidiana. Sonia direcionou o seu trabalho para a história da abstração e escreveu que a " nova pintura começará quando entendermos ques cor tem uma vida própria, que suas infinitas combinações têm a sua poesia...", em seu livro, Nous Irons Jusqu'au soleil, 1978.


Hilma af Klint : "L'âge adulte"

Hilma af Klint (Solna, Estocolmo, 26 de outubro de 1862 - Danderyd, Estocolmo, 21 de outubro de 1944) foi uma artista sueca e pioneira do abstracionismo. A pintora af Klint frequentou a Real Academia de Belas-Artes, principal centro de educação artística da capital sueca, mas logo se distanciou do seu treino académico para pintar mundos invisíveis, influenciada pelos movimentos espirituais da época, tais como o rosa-cruz, a teosofia e, mais tarde, a antroposofia. Ela integrou o grupo “As cinco”, grupo artístico composto por artistas mulheres que acreditavam serem conduzidas por espíritos elevados, que desejavam comunicar por meio de imagens. Esse grupo já experimentava, desde o final do século XIX, a escrita e o desenho automáticos, antecipando as estratégias surrealistas em mais de 30 anos. Em 1906, desenvolveu imagens abstratas, bem antes de alguns dos mais célebres artistas associados ao movimento da arte abstracta, tais como o Wassily Kandinsky, Piet Mondrian e Kazimir Malevich. O trabalho da Hilma af Klint não é uma pura abstração da cor e da forma, por si só, mas antes um retrato do que não é visível.

Par kiwaïda at 16:37

21/09/2020

Ѻʊ⊥øᾔ◎

Já é Outono !

"Outono é outra primavera; cada folha uma flor." (Albert Camus)


Fotografías © Sónia Marquès e querido










































Eugène Alluaud : La creuse à Crozant - 1925 (Musée des Beaux Arts de Limoges)



Fotografías © Sónia Marquès

Par kiwaïda at 10:27

19/09/2020

Ⓙε ﹩υї﹩ ʟ℮ яêṽℯ▣ Ⓙε ṧüḯ﹩ ʟ’ḯᾔ﹩ρḯяα⊥ḯ☺η▣


Victor Brauner > RÊVERIE

Le Musée d’Art Moderne de Paris ouvre une exposition consacrée à Victor Brauner (1903-1966), figure singulière du surréalisme, du 18 septembre 2020 au 10 janvier 2021. L’exposition consacrée à Victor Brauner comprend une importante monographie regroupant plus d’une centaine d’œuvres, peintures et dessins, dont certaines montrées en France pour la première fois depuis la dernière rétrospective à Paris au musée national d’art moderne en 1972.

Né en Roumanie, Victor Brauner participe à l’effervescence artistique de Bucarest dans les années 1920, avant d’intégrer le mouvement surréaliste à Paris en 1933 et jusqu’en 1948, date de son exclusion du groupe. Il est un familier des avant-gardes (expressionnisme, constructivisme et dada), dont la radicalité correspond à son caractère indépendant, jusqu’au glissement progressif vers une peinture surréaliste lors de ses séjours à Paris entre 1925 et 1938, date de son installation définitive. Dès son adhésion au surréalisme en 1933, il participe alors aux manifestations du groupe autour d’André Breton. La perte de son œil en 1938 fait de son Autoportrait, peint sept ans auparavant, une œuvre prémonitoire : illustration des théories surréalistes, sa peinture revêt alors un caractère magique. La guerre va le contraindre, de par son statut de juif, sa situation irrégulière et son opposition à toute forme d’oppression fascistes et totalitaires, à entrer dans la clandestinité dans le sud de la France, ne pouvant émigrer aux États-Unis. Brauner invoque alors les doctrines les plus secrètes (tarot, alchimie, spiritisme, kabbale) pour se protéger de la France occupée en se réfugiant dans ce monde de rêve où la réalité n’a pas cours donnant à ses œuvres une dimension mystérieuse. Paradoxalement, cette période de frayeur et de dénuement matériel est d’une grande richesse d’invention techniques (l’usage de la cire et de matériaux de récupération) et de formes. L’après-guerre est marquée par une traversée de styles due à sa liberté recouvrée, sans atténuer les angoisses et les tourments des évènements qui l’entourent. D’autres influences se font sentir de la psychanalyse à la pensée sauvage à travers des cycles, comme les Victor de la série Onomatomanie, les Rétractés, puis Mythologies et Fêtes des mères. Il crée un langage nouveau pour donner à voir non pas le réel, mais les ressorts invisibles du monde. Le catalogue présente de nouvelles analyses sur l’artiste avec des contributions d’écrivain et historiens d’art tels Georges Sebbag, Fabrice Flahutez, Radu Stern, Sophie Krebs, Camille Morando et Jeanne Brun. Conçue par le Musée d’Art moderne, cette exposition sera ensuite présentée à La Barnes Foundation à Philadelphie d’octobre 2020 à janvier 2021.
(extrait du communiqué de presse)
Commissaire : Sophie Krebs
Commissaires scientifiques : Jeanne Brun et Camille Morando


Victor Brauner > ACCOUPLEMENT D'ÉLÉMENT


Victor Brauner > CONGLOMÉROS


Victor Brauner > LE SURRÉALISTE


Victor Brauner > L'APHRODISIEN


Victor Brauner >  PRÉVOLONTÉ, HÉSITATION


Victor Brauner > L'AIR SOLAIRE

Par kiwaïda at 00:35

15/09/2020

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Indianos de verão azul

Desenhos © Sónia Marquès

Par kiwaïda at 16:23

฿ℝṲẌÅ E ḟαⅾα

Fotografías e pinturas © Sónia Marquès

Os instrumentos mágicos das bruxas, estão vinculados ao uso doméstico, espaço ainda hoje prioritariamente feminino. Caldeirões, facas, taças, vassouras, velas, sinos, espelhos, varinhas e espadas são os objetos mais comumente requeridos para rituais ou feitiços. Aqueles de forma longilínea, cilíndrica ou com corte são normalmente atribuídos à divindade masculina, e guardariam atributos masculinos. Aqueles de forma arredondada, ou usados como recipientes, são normalmente atribuídos à divindade feminina e portariam atributos femininos. Os papéis femininos são construídos de modo a formar uma oposição complementar aos masculinos. Para que haja equilíbrio, os dois devem estar presentes e devem atuar juntos.

Gengibre é um potencializador na magia. Nos preenche de energia e combate infecções.
Cravo da índia ajuda a nos proteger de energias nocivas.
Laranja é uma fruta solar, promove energias correspondentes a regência do Sol: força e vitalidade, além de conter vitamina C, ótima para imunidade.

● SABER: é importante saber o que se deseja e ter o conhecimento para tal.

● QUERER: você deve ter certeza do que deseja, sem duvidar se dará certo ou não. Se questionar, então há algo em seu desejo que não está de acordo com o que você quer para sua vida.

● OUSAR: aqui é onde você aplicará seus conhecimentos. Se conectará com sua bruxa ou bruxo interior e usará instrumentos e correspondências magísticas para criar o que deseja. A fé (vontade) é o artefato mais importante!

● CALAR: muitos feitiços acabam por não funcionar, porque as pessoas saem falando para as outras. Isso ocorre porque a magia acaba sofrendo influências energéticas externas.

O que é seu, é seu ! E deve ser mantido em segredo, até que funcione !


Les fées (Gustave Doré)

Par kiwaïda at 14:07

19/08/2020

Ḻʊ@ ηø√α









Fotografías © Sónia Marquès, e poema...

ir onde tudo começa
passar uma camisa branca
de linho em Limoges
e nos encontrarmos
uma noite em Lisboa
duas cidades
duas mesmas letras
dois começos
levante-se uma manhã
e veja o Tejo
a luz branca
reconhecereis você
aérea é a silhueta
de uma cidade
memória branca
o tempo passa
renascido

Par kiwaïda at 22:07

18/08/2020

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Extrait de : Le baiser au soleil , 1974
Gravure 76 x 56 cm (Pierre-Yves Trémois)













Pierre-Yves Trémois (1921-2020) était un artiste, dessinateur, graveur. La simplicité et la pureté du trait, inspiré par l'érotisme, le monde animal et les sciences. Il s'intéressait aux astres, j'ai vu quelques gravures, il était capricorne, du mois de janvier. Écouter une émission (2019) > Une ode à la vie et à la beauté, Entretien avec Yvan Brohard, commissaire de deux expositions consacrées à l’artiste, membre de l’Académie des beaux-arts

Par kiwaïda at 18:44

12/08/2020

ℭℋṲℭĦṲ

Cozinha da mãe e do mar paisagem do pai...

Pêras doces do jardim



O chuchu e o espírito santo



 

O amor em filigrana, arte de joalharia, para juntar fios de ouro...


Fotografías © Sonia Marques

Par kiwaïda at 19:21

ℬ∀)ℝѺℚÜ∃

Às vezes, não temos vontade de escrever e localizar, apenas as imagens de uma oração, do comboio sem máscara, de uma certa forma de liberdade.
Ser barroco, uma forma de ver a arte, presenças que nunca me deixam.

Fotografías © Sonia Marques

Par kiwaïda at 01:13

30/07/2020

ℵṲÐℰ

Et tout est plus clair... La nuit...

Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 00:47

13/07/2020

ℒ@ ℳüґ@ℓʟ@ ℜϴⒿ∀

























La Muralla Roja est un complexe de 50 appartements, aux parties communes atypiques et à la piscine sur le toit en forme de croix. Aplats de couleurs allant du rouge au rose vif, et du rose clair au bleu indigo. Créée en 1973, c’est l’une des œuvres les plus originales de son créateur, Ricardo Boffil. Des points de vues sur le rocher de Calp, el Peñon de Ifach et sur la mer Méditerranée. Ricardo Bofill, acteur espagnol de l’architecture postmodernisme, fonde en 1963 Ricardo Bofill Taller de Arquitectura avec Manuel Núñez Yanowsky, Ramón Collado et sa sœur Ann. Ensemble, ils interviennent sur toutes sortes de projets modernes, et ce dans le monde entier. Les projets emblématiques qui participeront à sa renommée mondiale sont donc nombreux. De l’hôtel W de Barcelone, plus moderne, en passant par les Arcades du Lac à Montigny-le-Bretonneux, son style singulier a permis à ses projets d’être connus et reconnus de tous. À savoir que les espaces d’Abraxas situés à Noisy-le-Grand ont servis de décor pour le tournage du film Hunger Games et bien d’autres films, notamment Brazil. Un ensemble à l’atmosphère futuriste qui attire toujours plus de personnes pour son architecture singulière et qui donne un aperçu du travail de cet architecte post-moderniste.
La Muralla Roja, habitée (les habitants protègent leurs lieux de vie) est aussi le décor de clips et de scénographies de Modes, mais aussi un lieu privilégié pour passer sa demande en mariage, une petite nuit de noce... inoubliable...

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Dans l'encyclopédie française Universalis on lit ceci :

En 1963, il crée le Taller de arquitectura, atelier pluridisciplinaire qui connaît une grande notoriété grâce à son inventivité formelle et à un sens du spectaculaire souvent emphatique. Une inspiration abstraite et moderniste, de type cubiste, s'y mêle à divers traits pittoresques et régionalistes, et surtout à un parti architectural très affirmé, comme dans les ensembles touristiques de la Muraille rouge (1966-1968) et de Xanadú (1968-1971), près d'Alicante. Plusieurs opérations de logements lui permettent de développer une architecture urbaine originale, à partir de savantes combinatoires de cellules répétitives : le quartier Gaudi de Reus, près de Tarragone (1964-1972), l'expérience avortée de Cité dans l'espace, à Madrid, et surtout le complexe de Walden 7 à Sant Just Desvern (1970-1975), « casbah monumentalisée qui, au lieu de se développer au sol, se déploie dans l'espace », vaste agrégat de 368 logements, énorme masse trapue et close de seize niveaux, trouée de patios saisissants aux effets vertigineux, que Bofill entend situer aux franges de l'utopie.



Et dans celle américaine, plus complète et accessible à tous :


Fils d'une mère vénitienne et d'un père catalan, Ricardo Bofill est né le 5 décembre 1939 à Barcelone, en Espagne. Il a étudié l'architecture à l'Escuela Tecnica Superior de Arquitectura de Barcelone (1955-1956) et à l'Université d'architecture de Genève, Suisse (1957-1960). En 1960, il fonde le Taller de Arquitectura (atelier d'architecture), basé à Barcelone. Une approche interdisciplinaire de l'architecture (Taller) et comprend des architectes mais aussi des designers, un mathématicien, un musicien, un poète et un philosophe. Bofill est devenu une figure très romantique qui a généré le dynamisme créatif et intellectuel de l'équipe. Son esprit romantique a été capturé dans la cimenterie rénovée de Barcelone (1973-1975), qui était le bureau principal et le studio de l'entreprise. D'autres bureaux étaient situés à Paris et à New York . Les intentions déclarées de Bofill à l'égard de l'entreprise, publiées étaient de créer des espaces dynamiques et «magiques» utilisant des formes puissantes pour produire des images distinctives. Bien que ces intentions se retrouvent dans toutes leurs conceptions, chacune a été adaptée aux différentes circonstances locales. Bofill et son équipe ont rejeté les principes du style international (en particulier les œuvres de Le Corbusier et Mies van der Rohe), déclarant leur propre travail comme une "protestation brutale" contre le modernisme fonctionnaliste. Comme de nombreux architectes postmodernes, Bofill a accepté les leçons de plusieurs siècles d'histoire architecturale pour créer des lieux de vie humaine. Bofill a d'abord attiré l'attention internationale dans les années1960 avec deux dessins exécutés dans la région catalane de l'Espagne, où les œuvres expressives d'Antonio Gaudi ont joué un rôle majeur. Le Barrio Gaudi (1964-1968), un projet de logements sociaux situé à Tarragone (la ville natale d'Antonio Gaudi), comprend une grille de verrouillage des appartements dans une variété de tailles, chacune avec des balcons individuels, des toits en tuiles (en tuiles courbes), et un système à plusieurs niveaux de passerelles et de places. Le jardin commun sur le toit (un motif cohérent dans le travail de Bofill) est un hommage direct à Gaudi. La conception de Bofill pour la station balnéaire catalane de Xanadu à Calpe, Alicante (1969-1983), se compose d'un bloc de sept étages avec des espaces de vie cubiques disposés autour d'un noyau de service central. La conception est caractérisée par des motifs vernaculaires tels que les toits en pente inclinés, les arcades,et fenêtres "méditerranéennes" avec volets. Avec ses courbes plongeantes et ses formes figuratives, Xanadu se rapproche plus dans l'esprit de l'œuvre expressive de Gaudi que du barrio qui porte son nom. Le quartier et Xanadu montrent tous deux l'intérêt continu de Bofill pour la création de «cités-jardins dans l'espace». Le point culminant de ces efforts s'est produit en Espagne avec la conception de l'entreprise pour Walden 7, Sant Just Desvern, Barcelone (1970-1975). Au milieu des années 1970, Bofill s'est impliqué dans plusieurs projets conçus pour les "Nouvelles Villes" françaises qui entourent Paris. Tous ces projets conjuguent l'intérêt de Bofill pour l'organisation spatiale baroque avec une volonté de revenir aux éléments traditionnels de l'urbanisme. Dans ces projets, Bofill est passé de l'architecture vernaculaire de la Méditerranée à la langue classique qui caractérise une grande partie de la grande architecture en France depuis la Renaissance. L'utilisation de béton armé structures et panneaux préfabriqués en béton, il a approché le style classique à une échelle véritablement monumentale. Son traitement du «béton comme un matériau noble» rappelle le travail de Louis Kahn. L'utilisation monumentale du béton armé a également des précédents dans la tradition architecturale française avec les œuvres de Tony Garnier , Auguste Perret et Le Corbusier. Bofill et le dessin de Taller pour Les Arcades du Lac et Le Viaduc, à Saint-Quentin-en-Yvelines (1975-1981), situé près de Versailles, présentent un agencement monumental de bâtiments à l'échelle des projets visionnaires et non bâtis du XVIIIe architectes français du siècle dernier Ledoux et Boullee. La conception est composée de bâtiments à masse dense avec des façades ordonnées disposées le long d'axes rigides et placées dans des jardins à la française. L'agencement des bâtiments et des jardins fait allusion au château de Versailles et a même été décrit comme un «Versailles pour le peuple». Bofill et son Taller a exploré une utilisation plus sophistiquée de la syntaxe classique dans leur conception pour Les Espaces d'Abraxas (1979-1983) dans la banlieue de Marne-la-Vallée de Paris. Abraxas est le mot pour le symbole mésopotamien signifiant le bien et le mal qui se traduit grossièrement par «magie». L'ensemble de la composition crée l'impression d'un gigantesque «théâtre» et se rapporte à la déclaration de Bofill selon laquelle «la vie quotidienne ne doit pas être banalisée, mais exaltée pour devenir riche et pleine de sens». Dans la conception, Bofill étire et inverse souvent le langage traditionnel du classicisme dans un jeu de formes maniériste. La façade intérieure de l'amphithéâtre semi-circulaire a une colonnade géante à sept étages avec des colonnes attachées dont les puits sont formés par des vitres (en opposition à la solidité des colonnes traditionnelles). L'arc de l'amphithéâtre n'est interrompu que par une seule grande ouverture, que Bofill appelle une «fenêtre urbaine», qui crée une perspective en forme d'entonnoir le long de l'axe principal de la composition. Les sensibilités post-modernes de Ricardo Bofill (rejetant les contraintes stylistiques et idéologiques du modernisme et acceptant les leçons de siècles d'histoire architecturale) lui ont permis de créer des logements publics héroïques avec des techniques de béton avancées qui évoquent les splendeurs des anciens dirigeants français tels que Louis XIV et Napoléon. Il a fait l'objet de plusieurs expositions, notamment une exposition conjointe de 1985 avec Leon Krier, "Architecture, Urbanism, and History", au Museum of Modern Art de New York . En 1987, Bofill a conçu et construit un complexe de logements sociaux dans le New Jersey appelé Venice-on-the-Hudson. S'inspirant de Frank Lloyd Wright, Bofill, en collaboration avec le cabinet d'architectes Kendall / Heaton Associates Inc., a conçu et achevé le Alice Pratt Brown Hall pour la Shepard School of Music de la Rice University en 1989. Parallèlement à ces succès, la mégalomanie de Bofill a été notée. Dans Crain's Chicago Business (2 août 1993), John Jacobs - un collègue architecte - a écrit que la conception de 1992 de Bofill du siège social de RR Donnelley & Sons Co., au 77 W.Wacker Dr. à Chicago, est un désastre de conception auquel il fait référence comme "Parthenon-on-a-Stick". Bofill a alternativement été salué et discrédité comme créateur de logements collectifs pour les pauvres en France en 1992. En 1976, Bofill a fondé l'un des principaux groupes de défense des droits de l'homme de Cuba , le Comité cubain des droits de l'homme. Ce groupe est affilié à plusieurs autres groupes dont les objectifs communs sont les droits de l'homme, l'amnistie, l'art libre et le désarmement. Bofill a été exilé à Miami en 1988, après avoir passé 14 ans à Cuba en tant que prisonnier politique. Il est devenu commentateur de la station de radio de Miami WQBA, mais a été licencié en 1990 après avoir exprimé son soutien au dissident cubain Gustavo Arcos, qui avait dirigé le Comité cubain des droits de l'homme de Bofill.





Par kiwaïda at 16:02

12/07/2020

ℒε ღ☺ηт ƒυʝї



Umezawa Manor in Sagami Province
(Sôshû Umezawa zai)
de la série des Trente-six vues du mont Fuji (Fugaku sanjûrokkei) de l'artiste Katsushika Hokusai



Question de cadrage...



Le Mon Fuji
Photographies © Sonia Marques








Question de cadrage...
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Poterie d'argile émaillée bleue de Creuse et pattes d'ours au citron sur service à café design Tokyo de porcelaine...
J'aime beaucoup la couleur de l’argile rouge matte et poreuse, et le bleu brillant qui la recouvre, en dégradé, comme un nappage avec des coulures visibles. À la cuisson, la présence d oxyde de fer donne des bleus de fer en oxydations par l'émaillage...


Par kiwaïda at 19:23

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