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blog m kiwaïda

18/04/2021

℘α℘ḯℯя ḟʟ℮ʊґї







Photographies, graphismes © Sonia Marques

Visioconférences


Par kiwaïda at 02:06

01/04/2021

ẘε αяℯ ♭εα﹩☂

Alice et le masque rapetissant

Alice et la vie appétissante

Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 00:33

22/03/2021

Why ?






















Pourquoi ?
Être artiste aujourd'hui
Ne pas se reconnaître dans aucun artiste représentant un parti politique ou un syndicat (c'est pareil)
Un besoin de couleur, il n'y en a plus
Voir la couleur, la contempler
Croiser des personnes qui tentent de voir ce que l'on voit
C'est cela être artiste
Voir ce que d'autres ne voient pas, plus
Mais est-ce toujours voir ?
Percevoir aussi, ressentir et exprimer ce que l'on ressent
Sentir, les odeurs d'un paysage participent du chemin
Impossible à voir sur un écran
La promenade, riche de sens
Alors n'importe qui peut être cet artiste
Un, une artiste, c'est n'importe qui, plutôt que n'importe quoi
Parler, se balader, la marche libère les esprits, les muscles, la respiration
La rencontre des personnes ou des animaux, rares, mais partout si on regarde bien
Les insectes partout, ces cris d'oiseaux qui correspondent : nous sommes chez eux
Ils nous regardent d'en haut, nous devenons de petits animaux qui marchent et parcourent les sentiers
Être artiste aujourd'hui et comprendre que beaucoup sont prisonniers
La santé mentale en difficulté
Toujours à se soumettre à son parti, ses petits diktats inventés en dehors des lois
ses petites hiérarchies et ses revendications, pelletons par pelletons
Les pauvres toujours, le social, les bons arguments, de vente
Les pauvres et les slogans par-dessus, le mal de vivre, la solitude, l'abandon, le manque de soutien, l'incompréhension,
Alors, alors, marcher,
Aussi souvent dans le froid et dans le soleil, la pluie, tout est accessible
Qu'est-ce que c'est que cette idée de la culture payante ?
Avoir son badge partout, son échelon spécial, son exposition, sa médaille et perdre de vue, tout ce qui faisait l'artiste
Un artiste n'a pas de liens avec ce qui se vend, car ils et elles partent à la recherche de ce qui existe,
tout simplement, ce qui existe, pour le révéler

Pourquoi cela ne se vend pas ?
Car on ne peut vendre la couleur d'un ciel gris changeant, ni l'amertume des lieux mouillés,
ni l'angoisse des sentiers pas battus, ni le bonheur des retrouvailles ni le rideau noir de la nuit sur des peaux rouges confites,
ni ce sourire au gré d'un dialogue à bâton rompus qui perce les secrets à jour et illumine les naïfs visages
pour mieux les encourager à se tanner, le cuir, le temps, les buissons qui rampent, pourquoi ils rampent ?
Le temps brûle les calories, la vitesse les emporte dans l'eau des canards,
Ces perles liquides qui glissent le long de ces plumages
Comme ces temps qui changent et ces modes qui glissent le long des artistes
Tout se brouille comme les œufs au virus
Le lendemain un autre virus
Les modes trépassent
Rien ne passe plus
Il ne se passe plus rien
La machine est bloquée
À jamais
Les artistes passent leur chemin
Ils regardent le temps changer
Demain cela ne sert à rien
Après-demain non plus
Ne plus se fier aux temps des humains
Rien ne les vaccine plus
Des petites feuilles au gré du temps
Comme ces petites natures
De temps en temps
Va-et-vient
Incertains
Authentiques

Il ne se passe plus rien

Sauf ce que l'on invente

S'apercevoir qu'il n'y a que des petites natures

Et pas une seule nature à quelque chose

Brindilles accrochées au rien au vent à la chute
Perchoirs et maisonnées

Immeubles cramponnés aux collines
Pylônes dépassés téléphones périmés

Moutons cahutes souterrains sous autoroute

Hélicoptère urgence vagues de voitures et débris de cris

Héler au fin fond des confins

Sans voir venir l'avenir

Dormir au moindre retour en arrière

Jouir à la moindre étincelle de vie

Par kiwaïda at 21:57

ᔕᖘᖇᓮᘉG























Photographs © Sonia Marques

Spring came so fast and yet it’s cold. Our scarves envelop us like infants. Daffodils laugh to see us so chilly. Yet, it’s spring !








© Sonia Marques

Par kiwaïda at 10:41

10/03/2021

ηḯη


© Rina Banerjee (2012 Acrylic, ink, gold, water color paper 56 x 38.1cm)

A life that is never tasted when girls at home are arrested. Gold ties, tighten,
play her a fool time, time and time again and so it can be imagined chocolate
drips from tomato clouds will finally loosen and I will stick, sticky in love
with freedom as this simple spring will widen and her heavy shouldered
arms will lighten.

 

Rina Banerjee est née à Calcutta, Inde en 1963. Elle vit et travaille à New York.
Rina aurait pu être Alisha, ou Alisha d'Argenteuil pouvait devenir Rina plus tard.
Non pas de ces peintres, figures impressionnistes, des hommes qui ont jalonné l'histoire de l'art d'ici, de beaux tableaux, de ponts de la Seine à Argenteuil, sans oublier les coquelicots. J'ai enseigné dans le Val-d'Oise, j'ai enseigné la peinture, les diaporamas, la photographie, les installations d'objets de couleurs, les écritures filmiques, les petits rouleaux de dessins, les histoires à dérouler, j'avais des idées, des idéaux, c'était simple et joyeux, mais sans aucune naïveté sur le contexte et le tissu social, tel qu'il a évolué depuis les années 70, très vite, trop vite. J'ai emmené des jeunes, des garçons et des filles de 6 à 12 ans dans les Musées à Paris. Nous n'étions déjà plus dans ces décors d’impressionnistes, et pourtant, le nombre des revues d'art dans l'atelier où je dispensais mes cours chaque semaine, donnait un aperçu de cette histoire, mêlée à celle que nous vivions, bien plus urbanisée. Les petits bateaux, les peintres sous les ponts, n'existent plus. Il y a des personnes qui dorment sous ces ponts, et des autoroutes qui sont passées dessus, la A15 par exemple, il y a eu une fille, une adolescente, d'origine pakistanaise, qui a été tuée par deux camarades jaloux de ses bons résultats à l'école, et déjà criminels, peut-être racistes, en tous cas condamnés. Rina Banerjee n'a absolument rien à voir avec ce qu'il vient de se passer en France, par une journée ensoleillée que l'on dédie aux droits des femmes. Rien, si loin, et pleine de son expérience artistique indienne et américaine. C'est seulement mes souvenirs et mes efforts pour penser un dessin réalisé par une indienne, car ce prénom de paix, Alisha, et la tristesse poignard de l'information rapide a fait surgir un tas de souvenirs, en passant par les peintres d'Argenteuil. Je pensais à ses dessins lumineux, aussi car elle s'est déplacée, a voyagé, par l'art, je voyais ses sculptures comme des bouquets de fleurs éclectiques. Qu'est-ce que je pouvais donner comme pensée à une si jeune enfant tuée sous un pont d'Argenteuil, sans la connaître ? L'imagerie d'une œuvre d'une artiste, que je ne connais pas personnellement, mais qui me donne de l'espoir, là où l'on ne voit plus qu'une tâche de sang rouge se diluer dans la Seine et même plus avec l'odeur de l'eau sous les ponts, mais de l'écran, tout est télévisuel, tout. La dilution, c'est déjà noyer le chagrin, sans réussir à maquiller le meurtre. Si jeunes et déjà certains d'être maîtres du monde, et pourtant déjà à mettre un terme à leur évolution. Trois c'est déjà beaucoup, c'est le signal que tout l'environnement n'a pas bien engagé sa vie. Une personne c'est déjà signaler que toute la communauté des êtres humains devraient se tenir autours de la perte et redéfinir les règles de leurs comportements, de leurs sociétés, de leurs écoles.
 Je fus cette enseignante et j'ai accompagné des adolescents français, d'origines si différentes, promis à un avenir meilleur, quand on leurs apprend à dessiner, à visualiser et jouer avec des couleurs qui se mélangent, à partager des formes d'art très différents et s'asseoir à côté de continents en lutte ou ennemies. C'est pour les idéaux, cela aide, mais la réalité est toute autre, il n'y a pas d'avenir meilleur, car le présent engloutie les meilleurs, la Seine les reçoit, noyés. Professeure, j'ai connu ces procédures de harcèlement, que tous les enfants connaissent en classes et adolescent avec leurs outils et des réseaux sociaux à la classe à la rue. Car ce sont des procédures. Elles naissent à l'école. Leurs fondements sont les mêmes, la haine de l'autre, de ce qui semble différent, la cristallisation d'une image, plaquée sur l'autre, que l'on se met à détester, et en groupe c'est tellement plus lâche et plus violent. J'ai mal à mes écoles, à mes enseignements, à mes quartiers, à mes départements d'île-de-France, mes banlieues lointaines, mes provinces et régions, j'ai mal, car cela va mal. Ce sont des enfants, ce sont des adultes, ce sont des parents, tous, et nous tous, sommes touchés par ces maux qui rongent les écoles, dans ces enceintes ou plus rien ne protège les plus vulnérables, à tous les niveaux, de toutes les couches sociales, toutes les fonctions. Et les meilleures sont écartés, exclus, tués. Que restera-t-il de toutes celles et ceux qui restent, et veulent le pouvoir sur l'autre à tous prix.
Une Seine, une scène et plus de ponts.


Comment peut-on enseigner après tous ces harcèlements et ces tueries de groupes, ces suicides et ces lapidations, ces égorgements et ces immolations, la monstruosité n'a pas d'âge, pas de limite, pas de statut. Le mal se cache sous nos bienfondés, parfois des camarades, des personnes censées nous protéger, des voisins-voisines, des copains-copines, des collègues, des amoureux, des figures d'autorité ou des crapoteux, des meutes, des smileys et des icônes et des formules lapidaires, en quelques lignes, quelques mots, très mal écrits, mais répétés, chaque jour, jusqu'au dernier jour. L'opprobre, le lynchages, l'ostracisme...
Plus de ponts.

On a tué la solidarité sur les fondements de nos civilisations. On ne pense qu'à mettre des cases aux pires moments, récupérer la fragilité et la mort pour son parti, sa caste, son genre. Pourtant ici, point de féministes à rallier, ni de politiques, ni de races à défendre, ni de consentement à trouver et de limite d'âge encore à départager. Toujours la division, le petit haché menu, comme si la mort d'une enfant attend toujours qu'on la divise en petits morceaux afin de grossir les rangs d'une association, une élection, des "likes" d'un réseau social pour la petite phrase associée la plus choc et tape à l’œil. Le pire est d'avoir installé des compteurs avec des couleurs, pour compter le nombre de féminicides ou de tuées. Un petit nombre affiché et pis s'en va, et des centaines de "like" en dessous. Quel effroyable spectacle de mépris. Quand bien même un ou une proche disparaît que l'on s'empresse de l'ajouter à son petit compteur, sans plus même s'apercevoir, que ce chiffre ajouté, est en fait un ami, une amie, qui ne sera même plus là pour apposer son petit "like" sur ce même compteur fièrement arboré. C'est comme fanatiser la mort de l'annoncer par compteur, pour les plus vulnérables, c'est un appel à mourir plus vite. Et cette méthode Coué, qui fonctionne bien sur l'autosuggestion et l'autohypnose, est l'invention publicitaire la plus médiocre, mais elle représente bien le séisme. Penser non, plus possible, tuer oui.
Quand tout est divisé, que reste-t-il à sauver ? Quel petit morceau va aider un autre petit morceau ? Et c'est aussi cela, l'amour, des rencontres de bouts de vies. Il existe des petits recollements. Comme ce fabuleux procédé japonais, Le Kintsugi, qui se traduit par « jointure en or ». Un art ancestral qui consiste à réparer des objets en céramique ou porcelaine en recollant les fissures à l'aide de laque (ou de résine) et en les saupoudrant de poudre d'or. Beau, non ? Je le fais mais je n'ai pas d'or, pourtant tout ce que j'ai recollé est devenu très solide, et les cicatrices ne se voient même pas... sur ma théière bleue. Le thé est meilleur lorsqu'on est le seul, la seule à savoir que le filet d'eau tiède, passe à travers un bec verseur digne des sagesses secrètes, enseignées par l'expérience, les erreurs et les pots cassés.

L'enseignement du 'tu ne tueras point' n'existe pas, pourquoi ? Pourquoi des personnes qui encadrent ne savent même pas ce que c'est que le harcèlement ? On peut voir même de l'amusement au milieu des cadavres, avant, après, pendant. Le divertissement après un décès, cela ne gène plus personne, le deuil n'existe même plus. Ce sont les écoles de maintenant, "qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse", et l'ivresse de faire le mal. Mais saouls, où nous conduisez-vous ?

L'esprit ne s'endort pas sur ces ivresses, on ne sait rien de celles et ceux que l'on perd en chemin. Mais leurs esprits deviennent nos chemins.

La justice a été conçue par et pour les adultes et les adultes ayant les moyens et le savoir qu'elle existe quelque part, si jamais les adultes arrivent à connaître leurs droits, mais pas pour les enfants.

Mais des jours et des jours plus tard, les enfants deviennent des adultes et ce n'est que très vieillissant qu'ils approchent le droit, après avoir effectué tous les devoirs de leur vie.

Qui a la sagesse si jeune de dire non et le pouvoir de partir loin des guerres ? Pas un être humain.
C'est un destin que n'être pas au bon endroit, au bon moment, comme une bougie qui brille entourée de gens non éclairés, qui n'ont de volonté que de l'éteindre.

Par kiwaïda at 23:15

08/03/2021

ḠḺiϟϟe

Par kiwaïda at 01:02

07/03/2021

ṔℛѺϟ☮ÐЇℰ

Contre qui, ou bien, contre quoi, pour qui, comment, quand et pourquoi Pour retrouver le goût de vivre Le goût de l'eau, le goût du pain et celui du Perlimpinpin dans le square des Batignolles Et contre rien et contre personne, contre personne et contre rien, mais pour une rose entrouverte Pour l'accordéon qui soupire, et pour un souffle d'abandon et pour un jardin qui frissonne Et vivre, vivre passionnément, et de combattre seulement qu'avec les feux de la tendresse...

Pour qui, comment, quand et combien, contre qui, comment, et combien À en perdre le goût de vivre Le goût de l'eau, le goût du pain et celui du Perlimpinpin dans le square des Batignolles Mais pour rien, mais pour presque rien pour être avec vous et c'est bien Et pour une rose entr'ouverte Et pour une respiration, et pour un souffle d'abandon, et pour un jardin qui frissonne...

Rien avoir, mais passionnément, ne rien se dire éperdument, ne rien savoir avec ivresse Riche de la dépossession, n'avoir que sa vérité, posséder toutes les richesses Ne pas parler de poésie, ne pas parler de poésie, en écrasant les fleurs sauvages Et voir jouer la transparence au fond d'une cour au murs gris, où l'aube n'a jamais sa chance...

Contre qui, ou bien, contre quoi, pour qui, comment, quand et pourquoi Pour retrouver le goût de vivre Le goût de l'eau, le goût du pain et celui du Perlimpinpin dans le square des Batignolles Et contre rien et contre personne, contre personne et contre rien, mais pour une rose entrouverte Pour l'accordéon qui soupire, et pour un souffle d'abandon et pour un jardin qui frissonne Et vivre, vivre passionnément, et de combattre seulement qu'avec les feux de la tendresse...

Pour qui, combien, quand et pourquoi, contre qui, comment, contre quoi C'en est assez de vos violences D'où venez-vous, où allez-vous, qui êtes-vous, qui priez-vous Je vous prie de faire silence Pour qui, comment, quand et pourquoi, s'il faut absolument qu'on soit Contre quelqu'un ou quelque chose Je suis pour le soleil couchant, en haut des collines désertes Je suis pour les forêts profondes...

Pour qui, comment, quand et combien, contre qui, comment, et combien À en perdre le goût de vivre Le goût de l'eau, le goût du pain et celui du Perlimpinpin dans le square des Batignolles Mais pour rien, mais pour presque rien pour être avec vous et c'est bien Et pour une rose entr'ouverte Et pour une respiration, et pour un souffle d'abandon, et pour un jardin qui frissonne...

Pour qui, combien, quand et pourquoi, contre qui, comment, contre quoi C'en est assez de vos violences D'où venez-vous, où allez-vous, qui êtes-vous, qui priez-vous Je vous prie de faire silence Pour qui, comment, quand et pourquoi, s'il faut absolument qu'on soit Contre quelqu'un ou quelque chose Je suis pour le soleil couchant, en haut des collines désertes Je suis pour les forêts profondes...

Rien avoir, mais passionnément, ne rien se dire éperdument, ne rien savoir avec ivresse Riche de la dépossession, n'avoir que sa vérité, posséder toutes les richesses Ne pas parler de poésie, ne pas parler de poésie, en écrasant les fleurs sauvages Et voir jouer la transparence au fond d'une cour au murs gris, où l'aube n'a jamais sa chance...

Car un enfant qui pleure qu'il soit de n'importe où est un enfant qui pleure Car un enfant qui meurt au bout de vos fusils est un enfant qui meurt Que c'est abominable d'avoir à choisir entre deux innocences Que c'est abominable d'avoir pour ennemis, les rires de l'enfance...

Et, riche de dépossession, n'avoir que sa vérité, posséder toutes les richesses Ne plus parler de poésie, ne plus parler de poésie mais laisser vivre les fleurs sauvages Et faire jouer la transparence, au fond d'une cour aux murs gris Où l'aube aurait enfin sa chance...

Pour qui, comment, quand et combien, contre qui, comment, et combien À en perdre le goût de vivre Le goût de l'eau, le goût du pain et celui du Perlimpinpin dans le square des Batignolles Mais pour rien, mais pour presque rien pour être avec vous et c'est bien Et pour une rose entr'ouverte Et pour une respiration, et pour un souffle d'abandon, et pour un jardin qui frissonne...

Et vivre, vivre passionnément, et de combattre seulement qu'avec les feux de la tendresse

Photographies © Sonia Marques /// Texte (Barbara - "Perlimpinpin")

Par kiwaïda at 00:29

04/03/2021

ϟϴḺϴ FiℵѦℒ

Photographies © Sonia Marques

Duo finaux

Soleil d'été en hiver

Coucher rose pastel

Piano solo final




Par kiwaïda at 19:17

28/02/2021

tṲℒЇℙℰ

Photographies © Sonia Marques


Tu vois

Regarde comme elles sont belles et pourquoi brillent-elles

Dures, solitaires et tendues vers le haut

Odeurs de printemps en plein hiver

Des graines dans leurs franches coupes

De sincères déclarations d'amour

Sortir, sortir, offrir, offrir

Ne point s'endormir

Tu lipes

Par kiwaïda at 10:41

22/02/2021

ṧ◎ʊ℘☤ґ ⅾ'Un℮ ḟłℯüґ



Soupir d'une fleur

Artiste © Hans Peter Wilhelm Arp, dit Jean Arp
Plâtre peint en gris
14 x 19 x 19 cm
1963

Par kiwaïda at 22:37

21/02/2021

℉ϴℒḲℒ☮ℝ€

Par kiwaïda at 13:30

18/02/2021

♏ÅẌ

Gabriel Cornelius Ritter von Maxest un peintre austrichien (1840 – 1915).  Ces thèmes picturaux sont l’anthropologie, la parapsychologie et le mysticisme. Il fait partie de l’école de Munich. Darwiniste convaincu, il observe régulièrement des singes qu’il garde chez lui et qui lui servent aussi de modèle.

Par kiwaïda at 08:24

16/02/2021

Lїღãø

Fotografías © Sónia Marquès

tenho um limão espremido
no coração vermelho cereja e azul celestial
dois colinas pétala de rosas
três olhos menta com água
quatro sexos de baunilha e morango
cinco dedos cobertos de chocolate
seis barrigas de leite nacaradas
sete coxas de ninfa
oito unhas cenouras, abóbora e damascos
nove cabelos verde floresta
dez sinais capuchinho

tenho uma tarte de limão com toranja
uma cara de ovos mimosa
cocó de ganso no meu ombro
mostarda que sobe ao nariz
mel na boca cheia
 pão de cabra cinza 
nos meus pulsos de ardósia
os pés palmados de lavanda
paus de canela em minhas orelhas
estou cheio de cacau
o melão de avelã
e a pele de pão queimado
tenho o umbigo de carvão
cílios de tinta preta
estou a ficar botão de ouro amarelo
mas eu continuo céu azul
um limão índigo


Par kiwaïda at 22:10

12/02/2021

Ḻ∃ ℬ∃∀Ṳ ℙѦẎ$


© Sonia Marques

Par kiwaïda at 00:18

11/02/2021

ᗩᔓᘎᒪ ᓰᘉFᓰᘉᓰT〇

Aguarelas © Sónia Marquès

Azul infinito

Aguarela rosa

Brilho de alegria

Pele de ouro

Olhares de pássaros

Memórias dos céus

Ousados e travessos

Adivinhos das alvoradas

Divinas das noites

Os mares e as espumas

Os oceanos e os horizontes

Os amores dos grãos de areia

Os deliciosos perfumes

Os inesquecíveis sabores

Os requintados néctares

A vergonhosa felicidade

O calor do inverno frio

A chuva dos verões

O verde da primavera

O vermelho dos Outonos

E você e eu

Par kiwaïda at 21:53

ℓεηç☺ ⅾ☺ṧ ηαμ◎ґαⅾ◎ṧ




A Arte dos Namorados é uma componente fundamental da arte e da cultura popular. Os Lenços de Namorados apresentam-se como a mais genuína forma poética e artística utilizada pelas moças do minho, em idade de casar. Constituído por um quadrado de linho, ou de algodão, que a jovem bordadeira bordava a seu gosto, o lenço dos namorados fazia parte do traje típico feminino, mas tinha outra função a desempenhar: a conquista, pela moça do jovem por quem se apaixonara. Não há muito tempo ainda, que toda a rapariga Minhota começava muito cedo a bordar. Quando mais tarde, casadoira, os olhos teimavam em fugir-lhe para o jovem que no seu intímo já escolhera, começava a bordar o lenço que lhe destinara, dando largas aos sentimentos mais intímos.

Era hábito a rapariga apaixonada bordar o seu lenço e entregá-lo ao seu amado quando este se fosse ausentar. Nos lenços poderiam ter bordados versos, para além de vários desenhos, alguns padronizados, tendo simbologias próprias. Era usado como ritual de conquista. Depois de confecionado, o lenço acabaria por chegar à posse do homem amado, que o passaria a usar em público como modo de mostrar que tinha dado início a uma relação. Se o namorado (também chamado de conversado) não usasse o lenço publicamente era sinal que tinha decidido não dar início a ligação amorosa. É provável que a origem dos "Lenços de Namorados", também conhecidos por "Lenços de Pedidos" esteja intimamente ligada aos lenços senhoris dos séculos XVII - XVII, que posteriormente foram adaptados pelas mulheres do povo, adquirindo os mesmos, consequentemente, um aspecto mais popular. Existe atualmente uma comissão técnica que funciona como órgão avaliador e de certificação deste tipo de artesanato regional.

Par kiwaïda at 01:05

07/02/2021

ℳѦḠЇ☾













Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 22:03

06/02/2021

ℙÅℒ i†Ѻϟ

Par kiwaïda at 17:18

﹩üяяé@ʟ☤ṧтε

Leonor Fini, est une artiste née à Buenos Aires (Argentine) (1908-1996) peintre surréaliste, graveuse, lithographe, décoratrice de théâtre et écrivaine française d'origine italienne. La page Wikipédia qui lui est dédiée, est assez complète




André Pieyre de Mandiargues garda de sa relation avec Leonor Fini le souvenir d’une femme passionnée et d’une artiste entière : «Une de ces rares femmes extraordinaires dont la rencontre me paraît essentielle, sinon déterminante, pour tout homme». L’écrivain savait de quoi il parlait. Il rencontra Leonor Fini en janvier 1931 à Paris ; ils s’installèrent ensemble au printemps de l’année suivante, et s’ils se quittèrent un temps en 1937, ils se sont bien vite retrouvés. Une amitié amoureuse les tiendra très proches jusqu’à la brouille définitive de 1951, suite au mariage d’André Pieyre. Les deux artistes côtoyaient le même monde intellectuel, notamment le cercle surréaliste avec Max Ernst, Giorgio De Chirico, Paul Éluard, Victor Brauner, Max Jacob ou encore l’Italien Filippo De Pisis, qui avait aidé sa compatriote lors de son arrivée à Paris, à 23 ans, en l’introduisant dans les salons de Robert de Montesquiou et d’Anna de Noailles. Mais Leonor Fini, indépendante de caractère, ne fit jamais partie du groupe des surréalistes. André Breton la garda à l’écart, goûtant peu ses contacts avec la société mondaine et avec le monde de la mode, qu’il jugeait trop futiles. Cela n’empêcha pas Leonor de connaître une riche carrière faite de peintures, de livres illustrés, de décors et costumes de théâtre. Celle-ci débute en décembre 1932 avec une première exposition à la galerie parisienne Bonjean, dirigée par Christian Dior. Son marchand, Julien Levy, lui permet en 1936 de traverser l’Atlantique avec à la clé une exposition à New York partagée avec Max Ernst. La peintre est désormais célèbre en France comme à l’étranger, grâce à ses portraits, mais aussi à ses toiles oniriques mettant en scène des femmes déguisées, travesties, se battant ou rêvant dans un univers où l’érotisme n’est jamais absent. Des œuvres qui font écho à sa vie et au personnage qu’elle s’est créé. Très théâtrale, elle se teignait souvent les cheveux de toutes les couleurs possibles, aimait faire son entrée dans les soirées mondaines habillée en homme, avec ses grandes bottes blanches. Une habitude prise dès l’enfance puisque sa mère, s’étant enfuie de Buenos Aires à Trieste pour échapper à son mari, l’habillait en garçon afin de dissimuler la petite fille à son père, qui voulait la récupérer. Certaines de ses œuvres ont à l’époque scandalisé les critiques artistiques du Daily Mail, qui voyaient dans ces œuvres des gifles au visage de la décence…

(extrait de La gazette Drouot)








Superbes !

*


Autre artiste surréaliste, une magicienne :


Ithell Colquhoun, photographiée par Man Ray (1932)


Ithell Colquhoun
, née le 9 octobre 1906 à Shillong, au Meghalaya (Inde) et décédée le 11 avril 1988 en Angleterre, est une peintre et femme de lettres surréaliste britannique. Des années 1930 à sa mort, son œuvre a été largement exposée en Grande-Bretagne et en Allemagne.

Ses illustrations de cartes de taro, sont très belles.

http://www.ithellcolquhoun.co.uk/

Colquhoun_taro_cards.jpg


Ithell Colquhoun voit le dessein divin de la nature infusé à travers tous les êtres vivants. Les formations rocheuses, les souches d'arbres et les légumes se transforment pour devenir des membres humains et des parties du corps. L'artiste a toujours eu un amour pour l'eau et un intérêt pour les profondeurs de sens trouvées sur le site des espaces liminaux. Au début de sa carrière, elle a inclus des portes, des fenêtres et des escaliers dans ses peintures et a parfois représenté la figure humaine. Plus tard, lorsque l'œuvre de Colquhoun atteignit sa maturité, elle se tourna entièrement vers la nature; elle a rejeté la figuration et répété des sujets terreux tels que les volcans, les grottes et les bassins rocheux. Elle a paradoxalement exploré les thèmes de l'ambiguïté, de l'instabilité et de l'union. Avec de fortes tendances alchimiques, Colquhoun a cherché à combiner la terre et la mer, la matière fluide et solide, et le mâle et la femelle. Elle a été particulièrement influencée parLes «présences fantasmatiques» de Salvador Dalí et ses images agrandies de la flore suscitent des comparaisons intéressantes avec celles de Georgia O'Keeffe . Presque entièrement autodidacte, l'artiste a passé des années à travailler à Londres où elle s'est associée aux surréalistes, mais par qui elle a également été qualifiée de dissidente en raison de sa forte croyance en l'occulte. Colquhoun s'est installée dans les Cornouailles isolées où elle pouvait trouver une inspiration appropriée dans la nature et s'éloigner des gens.

Par kiwaïda at 00:48

04/02/2021

℘AяTḯґ

Peinture © Sonia Marques

À la veille de ne jamais partir



Na véspera de não partir nunca

Ao menos não há que arrumar malas

Nem que fazer planos em papel,

Com acompanhamento involuntário de esquecimentos,

Para o partir ainda livre do dia seguinte.

Não há que fazer nada

Na véspera de não partir nunca.

Grande sossego de já não haver sequer de que ter sossego!

Grande tranqüilidade a que nem sabe encolher ombros

Por isto tudo, ter pensado o tudo

É o ter chegado deliberadamente a nada.

Grande alegria de não ter precisão de ser alegre,

Como uma oportunidade virada do avesso.

Há quantas vezes vivo

A vida vegetativa do pensamento!

Todos os dias sine linea

Sossego, sim, sossego...

Grande tranqüilidade...

Que repouso, depois de tantas viagens, físicas e psíquicas!

Que prazer olhar para as malas fítando como para nada!

Dormita, alma, dormita!

Aproveita, dormita!

Dormita!

É pouco o tempo que tens! Dormita!

É a véspera de não partir nunca!

 

 +

Poesias de Álvaro de Campos.  

Ática, Lisboa, 1944


+


À la veille de ne jamais partir

du moins n’est-il besoin de faire sa valise

ou de jeter des plans sur le papier,

avec tout le cortège involontaire des oublis

pour le départ encore disponible du lendemain.

Le seul travail, c’est de ne rien faire

à la veille de ne jamais partir.

Quel grand repos de n’avoir même pas de quoi avoir à se reposer !

Grande tranquillité, pour qui ne sait même pas hausser les épaules

devant tout cela, d’avoir pensé le tout

et d’avoir de propos délibéré atteint le rien.

Grande joie de n’avoir pas besoin d’être joyeux,

ainsi qu’une occasion retournée à l’envers.

Que de fois il m’advient de vivre

de la vie végétative de la pensée !

Tous les jours, sine linea,

Repos, oui, repos...

Grande tranquillité...

Quelle paix, après tant de voyages, physiques et psychiques !

Quel plaisir de regarder les bagages comme si l’on fixait le néant !

Sommeil, âme, sommeille !

Profite, sommeille !

Sommeille !

Il est court, le temps qui te reste ! Sommeille !

C’est la veille de ne jamais partir !


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Par kiwaïda at 23:55

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