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blog m kiwaïda

16/01/2021

Åґ℮ ƴøü ☮Ḳ ⁇

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Animal Par kiwaïda at 02:07

15/01/2021

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Animal Par kiwaïda at 22:30

13/01/2021

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Photographie © Sonia Marques


Pensée du soir et de soi, un peu, pas beaucoup...

L'exemple de la peur du bannissement, me semble être la base de la consolidation d'un pacte de silence dans tout milieu sectaire. On peut également observer une structure de ce type, de ligature, dans un type de famille, incestuelle, qui s'oppose à toute séparation et individuation du sujet. Cela fige la venue même de toute parole singulière en dehors du groupe. Il n'est pas surprenant alors, d'apprendre très tardivement, lorsque 2 générations se sont passées, des actes violents, criminels, au sein des groupes, fratries, familles, groupes politiques, familles d'idées et de genre, clubs marginaux, associations construites sur toute exclusion et sur l'inclusion seule du pacte, du secret. Lorsque les leviers du secret sont potentiellement à lever, particulièrement lors de l'adolescence, l'emprise devient alors bien plus forte, afin de resserrer le lien, ligaturer. L'interdit de parole est à son comble. Les familles, les écoles, les centres d'accueils et lieux de soins, peuvent être des espaces regroupant ces ligatures. Toute apparition de l'individuation devient alors une menace suffisante pour la mise en place de complicités, afin d'évincer les caractères trop critiques, et la mise en récit personnel, une mémoire, qui ne serait pas celle du groupe, de la famille, du vécu instauré comme collectivement vécu et jamais indivisible, dont les sentiments personnels n'ont pas leurs place. Sont inscrits des évènements, et ceux-ci ne peuvent être interrogés de façon individuelle, mais répétés, et dans l'ordre dans lequel ils ont été dictés. Même si un sujet, un membre, n'a jamais vécu tel ou tel évènement (historique, familial) il peut le répéter, comme s'il l'avait toujours vécu. Sa propre expérience, dans un monde réel, peut même ne pas trouver d'expérimentation convaincante, tant la force de la mémoire du groupe prendra le dessus, sur sa propre expérience, qu'elle soit sentie ou non. Dans les expressions, on note une esthétique par défaut, où tout le groupe s'active à une mémoire unique et sans aspérité, presque reproductible. Dans des groupes familiaux intégristes, communautaires et sectaires, les individus présentent alors des pathologies, un problème avec les limites, car imbriqués, notamment, les adolescents, dans des attachements très serrés, où la ligature est une forme d'emprise, et la frontière entre les uns et les autres s'estompent.

Je me demandais quand la culture s’appauvrit, sont valorisés des styles limités, des esthétiques similaires, d'appartenance, et parfois à un haut niveau, considéré comme une élite. Mais il est difficile de pouvoir penser ladite fabrique d'une culture de l'élite sans en comprendre sa structure. Et il est quasiment impossible de la penser, de l'intérieur, en étant formée par elle, et en l'exerçant, en exerçant le pouvoir. En revanche, les manifestations peuvent être suffisamment visibles, même sans faire partie d'une élite, lorsque s'érode un groupuscule, ou qu'une parole se libère. On mesure alors l'appauvrissement de la culture d'une élite, à ses lézards. Je pense aussi à une culture qui lézarde depuis longtemps et s'immobilise dans le temps.

La meilleure action serait de donner accès à la parole singulière, et ce, par le biais de l'écriture, du récit, ce que j'observe le plus souvent. C'est que l'écriture d'un récit autobiographique qui diffère d'une structure qui se répète : ex > nous sommes une famille libre, ouverte, chacun s'exprime comme il l'entend… bouleverse la structure et elle se forclôt d'autant plus et resserre ses liens d'appartenance, en rejetant celui ou celle qui s'exprime comme il ou elle le souhaite, et non pas comme il ou elle l'entend.

La question de la liberté d'expression est un apanage parfait pour forclore et priver de la faculté à penser, à penser son individualité, dans un groupe qui met son énergie à confondre les limites et rendre flou toute hiérarchie et priorité, où l'éthique et la morale sont bannis.

Le secret se base sur la liberté exercée par les plus habiles à la répétition du discours admis, et leur pouvoir s'exerce sur leur faculté à garder celui-ci. Les fidèles acquièrent plus de pouvoir et de liberté s'ils réussissent à se réunir sur le secret. Plus le secret est tenu, plus grandes sont les chances, du groupe de resserrer, de ligaturer les destins. L'incestuel se construit ainsi.

Le tais-toi et ne dit rien, sur ce secret est "pour" le groupe, il est dit pour "nous". Le "nous" devient plus fort que le je.
Ne rien avouer est l'injonction parfaite de cette lutte entre le "je" et le "nous". Ces maux de genoux empêchent de se mouvoir à sa guise et dans des directions opposées, contraires, singulières au groupe.

Je remarque alors que lorsqu'un individu sort d'un groupe et interagit avec d'autres, si le groupe a eu de mauvais agissements, l'individu ne peut plus ré-intégrer le groupe, car celui-ci "ne le reconnaît" plus. Le groupe s'est structuré pour fonctionner à l'unisson, tout le temps, pour toujours.

Si le groupe n'avait pas de mauvais agissements, il en serait tout autrement. La réintégration est un enrichissement du groupe, de la famille, de la profession.

Comme un enfant, qui grandissant, va rencontrer une autre personne, s'unir. La nouvelle union, qui n'est pas semblable, n'est pas exclue de la famille, ni inclue comme une obligation. Le fonctionnement unaire d'une relation familiale est passible d'être affranchie au moment de l'adolescence, car l'enjeu est bien de devenir un sujet avec les questions de sa sexualité, indépendante des préférences et contraintes familiales, des idées politiques et des gestes affectifs acceptés, ou interdits. C'est un enjeu inédit, un mouvement de séparation, alors que des groupes peuvent immobiliser ce mouvement afin d'interdire au sujet de penser.

Pourtant la sortie du groupe est salutaire, elle n'est pas synonyme de départ définitif, ni de casser des liens affectifs ou d'idées, lorsque ceux-ci sont confiants et relativement altruistes.

L’incestualité vise à maintenir une indifférenciation et une confusion des êtres et des places générationnelles par brouillage ou déni. L’abus narcissique et l’emprise sont destinés à interdire l’accès du sujet à une identité, à ses besoins vitaux et à ses désirs
(selon Racamier). L’incestualité désigne ainsi un climat familial dans lequel l’enfant est amené contre son gré, mais par une violence encore plus pernicieuse que dans l’inceste, à satisfaire le désir de ses parents au prix de sa propre subjectivité. La finalité de tels aménagements est de ne laisser à l’autre aucune place pour être, d’éradiquer sa singularité et d’arracher tout mouvement de conquête indentificatoire. L’enfant, puis l’adolescent, sont captifs et traités comme des ustensiles (Racamier, op. cit.). Le lien est remplacé par la ligature et l’amalgame.

Les mafias s'édifient dans l'identique et se reproduisent à l'identique, les bourreaux du passé hantent les générations suivantes, sont incorporées. Il n'y a plus de limites entre le passé, le présent et ce qui est projeté. L'extérieur et ce qu'il se passe à l'intérieur est la même chose, tout s’emboutit. La loi du silence et l'omettra demeurent des principes fondamentaux comme un contrat narcissique, qui vise à disqualifier la loi pour la requalifier en famille. Cet espèce de renoncement à soi, pour le "nous" intrinsèque et emmêlé comme une pelote de laine, permet la subsistance du groupe, comme un accord entre sujets (à ce renoncement à soi) pour l'investissement unaire du groupe et la "réputation" qu'il projette. Dès lors, on peut observer que l'adversité est souvent inexistante, et parfois, le groupe doit la créer de toute pièce. Plus l'ennemi est visé et devient réel, plus les sujets du groupe se soudent. La soudure peut être très violente à l'égard d'un individu, dont la singularité gêne et est un obstacle, un danger à la cohésion des sujets de renoncement. Je peux poser comme concept que la négativité devient le seul moteur énergétique du groupe. Et celle-ci a besoin d'une positivité même imaginée à l'extrémité, à l'autre polarité. C'est là que l'on tend à la radicalisation. Le déni permet, lui de ne pas voir la violence, au moment même où le groupe, ou, l'un des sujets du groupe (en renoncement à soi) viole, agit violemment sur un autre membre du groupe. Tout est à ce moment permis, même les actes les plus inconcevables pour l'humain. La cohésion du groupe négatif, se mesure à des actes prohibés.

J'ai observé ces rapports dans des écoles, des groupes d'idées, des familles artistiques, superbement engagées à aider les plus démunis, évidemment, respectés par des localités sans culture, elles cimentent des territoires dévastés. Au moment de l'adolescence ils attirent d'autant plus celles et ceux qui sont fascinés par l'image des ligatures provoquées, et les réseaux sociaux sont des moyens de former ces images, encore plus fermement, car elles s'inscrivent dans le virtuel, comme dans une mémoire imaginaire, lorsque l'expérience sensorielle manque cruellement.

Le confinement peut provoquer des situations d'isolement et d'intégration par réseaux virtuels, d'appartenances intégristes, et former de formidables militaires à répéter, des slogans, des styles vestimentaires, des formes d'expressions artistiques mêmes, sans goût personnel, sans idée, mais à l'unisson. Ces armées de l'ombre sont d'autant plus ligaturées qu'aucun sujet n'est sujet, et ne se rend compte, même adulte, de sa participation du déni, et du rejet qu'il oppose à toute singularité.

Ces individus, qui ne sont plus, répètent inlassablement et pendant des années, les mêmes slogans. Des générations après, ils semblent comme immobilisés dans le temps.
Souvent gros, gras et riches, ils ne peuvent plus bouger. Point de hasard dans ces lézards si nous rencontrons des ogres et ogresses, des barbes bleues avec la clé des portes fermées ou trop étroites et des loups couchés à côté des chaperons rouges, si ce n'est de tomber sur les traces du petit poucet qui nous mène à la maison en pâtisserie d'Hansel et Gretel, tout en apercevant le haricot magique de Jack, bien déterminé à tuer les géants...

L'apathie ou la dépression, l'ennui arrivent et submergent toute volonté de se mouvoir, le désir d'invention disparaît, non pas par manque d'idée, mais par manque d'énergie et de dynamique à se ré-inventer, s'autoriser à penser différemment. Mais lorsque les nouvelles sont trop accablantes, ne rien faire, même si nous sommes très loin des évènements tragiques qui touchent un groupe sectaire, un groupe idéologique, politique, une élite inaccessible, une ville lointaine, un hameau éclairé (existait-il avant ces faits ?) une nation fermée, une étoile qui se rapproche soudainement, un astre oublié, ne rien faire, reste aussi, une des solutions les plus propices à laisser la main aux évènements, sans en commenter le déroulement, et s'en remettre : à soi.

On ne s'aperçoit jamais assez, que des sphères entières fonctionnent avec cette incapacité à s'autoriser à penser différemment. Cela constitue parfois une histoire qui se fige dans le temps, un demi-siècle, ou 2 ou 3 siècles plus tard, il y a un changement qui engage une société à organiser le civil, la relation à la terre et aux astres très différemment, et chacun, chacune avec ses inventions, son potentiel et ses problèmes à résoudre.

Peut-être est-ce dans ces résolutions, que j'entrevois une année charnière, de changements car ils ont déjà commencé il y quelques temps. Nous n'avons jamais fini d'en discerner les effets, dans nos vies quotidiennes.

Bonne année 2021 !


Philosophie Par kiwaïda at 01:27

12/01/2021

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Musique Par kiwaïda at 00:00

10/01/2021

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À gauche une porcelaine espagnole de Galice, un couple de laboureurs (Pareja de labradores), de la région de ma grand-mère maternelle, de la manufacture de Sargadelos, à droite, une porcelaine russe, une mariée Matriochka (Матрешка невеста - Дулево), du sculpteur M. Sheveleva, de la manufacture de Lomonossov, toutes deux, peintes à la main. Plus haut, Le musée national Adrien-Dubouché est un musée national français portant sur la porcelaine de Limoges et l'histoire de la céramique. Fondé en 1845 et situé à Limoges, il fait partie de l'établissement public Cité de la céramique - Sèvres & Limoges. Le bâtiment est aménagé pour exposer les collections et accueillir l'école d'arts décoratifs, fondée à l'initiative d'Adrien Dubouché. Plus haut, l'église Saint-Michel-des-Lions et sa boule, dont j'ai déjà écrit sur cette intrigante extrémité. Et du rose, du rouge, du bleu ciel, des ombres et des fantômes masqués...

Photographie © Sonia Marques


Paysage Par kiwaïda at 19:49

08/01/2021

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Fotografías © Sónia Marquès

Aujourd'hui c'était le gâteau des rois ! Même fève en porcelaine (Bernardaud), il ressemble au "BOLO REI" portugais. Cela tombe bien, il est disposé sur des assiettes de porcelaine blanches, fabriquées au Portugal.

Au Portugal, c'est un gâteau en forme de couronne décoré de fruits confits rappelant des joyaux que l'on mange à Épiphanie : "le bolo rei" (gâteau roi). On y cache une vraie fève séchée.

Son origine est française ! La fête des Rois a commencé très tôt à être célébrée à la cour des rois de France. Le bolo rei serait apparu à l'époque de Louis XIV et sa recette aurait été importée au Portugal par le propriétaire de la « Confeitaria National » au XVIIe. Cette pâtisserie vend toujours ce fameux gâteau des rois selon une recette transmise au fil des générations et restée secrète. Elle est reconnue pour proposer les meilleurs Bolo Rei de tout le pays...


En France, de forme torique, parfumé à l'eau de fleur d'oranger, le gâteau des rois est recouvert de sucre et parfois de fruits confits. Il est également appelé couronne des rois (comme celui pris en photographie et dégusté ce matin) ou couroùno des reis, mais aussi royaume ou reiaume à Montpellier, Limoux, gâteau de Limoux ou coque des Rois dans la région toulousaine, couronne bordelaise ou brioche bordelaise à Bordeaux. Aujourd'hui, le gâteau des rois est consommé principalement en Provence, en Aquitaine historique (jusqu'au Poitou), en Gascogne et Languedoc historique jusqu'au Velay (il s'écrit en occitan reialme ou reiaume, couroùno des reis ou tourtèl des reis; en catalan tortell de reis; en espagnol roscón de reyes, au Portugal bolo rei). Une tradition similaire, peut-être importée de France, existe à La Nouvelle-Orléans : c'est le king cake.

Les saturnales :

Lors des Saturnales (fêtes romaines sur la fin du mois de décembre et au commencement de janvier), les romains désignaient comme « roi d'un jour » un esclave. Les Saturnales étaient en effet une fête d'inversion des rôles afin de déjouer les jours néfastes de Saturne, divinité chtonienne. Au cours du banquet (au début ou à la fin des Saturnales, selon les différentes époques de la Rome antique) au sein de chaque grande familia, les Romains utilisaient la fève d'un gâteau comme « bulletin de vote » pour élire le « Saturnalicius princeps » (Maître des Saturnales ou Roi du désordre). Cela permettait de resserrer les affections domestiques et donnait au « roi d'un jour » le pouvoir d'exaucer tous ses désirs pendant la journée (comme donner des ordres à son maître) avant d’être mis à mort, ou plus probablement de retourner à sa vie servile à l’issue de celle-ci. Pour assurer une distribution aléatoire des parts de galette, il était de coutume que le plus jeune se place sous la table et nomme le bénéficiaire de la part qui était désignée par la personne chargée du service (d'où l'usage toujours vivant de « tirer les rois »). Tacite écrit que, dans les fêtes consacrées à Saturne, il était d’usage de tirer au sort la royauté. Étienne Pasquier a décrit dans ses Recherches de la France, les cérémonies qui s’observaient en cette occasion :

« Le gâteau, coupé en autant de parts qu’il y a de conviés, on met un petit enfant sous la table, lequel le maitre interroge sous le nom de Phébé (Phœbus ou Apollon), comme si ce fût un qui, en l’innocence de son âge, représentât un oracle d’Apollon. À cet interrogatoire, l’enfant répond d’un mot latin domine (seigneur, maître). Sur cela, le maître l’adjure de dire à qui il distribuera la portion du gâteau qu’il tient en sa main, l’enfant le nomme ainsi qu’il lui tombe en la pensée, sans acception de la dignité des personnes, jusqu’à ce que la part soit donnée où est la fève ; celui qui l’a est réputé roi de la compagnie encore qu’il soit moindre en autorité. Et, ce fait, chacun se déborde à boire, manger et danser. »

C’est cet usage qui est passé jusqu’à nous. On en retrouve la trace non seulement dans le rituel de la galette des Rois, mais aussi dans la Fête des Fous médiévale et des « rois et reines » des carnavals actuels.










La Confeitaria Nacional est située à Praça da Figueira 18 A à D, et à Rua dos Correeiros, 238, dans la Baixa Pombalina à Lisbonne, au Portugal. Elle a récemment été sélectionnée comme l'une des meilleures et des plus anciennes pâtisseries d' Europe. La Confeitaria Nacional a été fondée en 1829, par Balthazar Roiz Castanheiro, né à Vila Pouca de Aguiar, à Vila Real, de Trás-os-Montes. Le magasin a commencé par occuper deux portes menant à Rua da Betesga, agrandi vers 1835, se tournant vers Rua dos Correeiros. Les recettes de pâtisseries de cette commune, qui réussissent à Lisbonne, lui permettent d'être élu juge de la Confrérie de Nossa Senhora da Oliveira, patronne des pâtissiers de Lisbonne. L'entreprise a prospéré même après sa mort en 1869, et est toujours en la possession de ses héritiers aujourd'hui. Baltazar Castanheiro Júnior, qui succéda à son père, apporta d'importantes améliorations au magasin, ayant également ouvert un salon de thé à l'étage supérieur. C'est à cette époque que Castanheiro Júnior apporte de France la formule secrète du bolo-rei , introduisant au Portugal ce qui est aujourd'hui l'un des gâteaux les plus traditionnels portugais. Peu à peu, d'autres pâtisseries de la ville ont également commencé à fabriquer le Bolo-Rei, créant ainsi plusieurs versions différentes; cependant, La Confeitaria Nacional continue, encore aujourd'hui, de produire la recette originale, qui reste un secret bien gardé. Castanheiro Júnior a également ordonné à des maîtres pâtissiers de venir de Paris et de Madrid, pour s'assurer de la qualité de la fabrication de ses gâteaux, et d'autres produits, comme les confitures et liqueurs de fruits. Très appréciée, la Confeitaria Nacional reçoit une médaille à l'Exposition Universelle de Paris en 1878. Elle participe également à l'Exposition Universelle de Vienne en Autriche en 1873, où elleprésente ses fruits confits et ses confitures de fruits. Le 28 Octobre de 1873, le roi Dom Luis I du Portugal signe la licence qui rend le fournisseur national de confiserie de la Maison Royale, une condition qui reste à la mise en œuvre de la République portugaise en 1910. Cependant, même après la Révolution républicaine, la maison continue de jouir d'un grand prestige, fournissant des personnalités sociales et politiques de premier plan, telles que António de Oliveira Salazar...



Les cafés portugais, souvent, proposent des petits gâteaux, en dessous de leur comptoir, dans tous les villages, dans toutes les villes. J'aime beaucoup l'ambiance des cafés portugais, unique, et j'ai évidemment mes adresses préférées à Lisbonne. Je me sens comme en famille, s'il y a quelque chose de familier ce sont les bruits et les odeurs inscrits dans ma mémoire. Les sons des tasses et cuillères, de la torréfaction du café, des hommes, souvent qui parlent portugais, et l'odeur de cette mousse crème déposée sur le noir du café, dans une petite tasse blanche de porcelaine. Toutes les douceurs présentées en vitrine, comme des œuvres d'art, sur étagères, voilà ce qui se présentait à moi, enfant, lorsque j'allais quotidiennement dans le café portugais que tenait ma tante. Nous avions parfois la chance au petit matin d'être présents, lorsque les pastéis de nata frais arrivaient, ce qui n'avait pas du tout le même goût, que ceux qui restaient exposés quelques temps. Ainsi ai-je toujours su discerner le bon goût du mauvais, par la suite, cela aide grandement à apprécier les savoir faire. Lorsque j'ai connu les cafés en France, ce n'était pas du tout pareil, ni les bruits ni les odeurs, ne ressemblaient à ce bal de mon enfance. Mais peu à peu, j'ai su, également, distinguer ceux qui m'apparaissaient chaleureux, un brin affectif et sentimental, intemporel, qui existaient à Paris. Et bien plus tard, dans différentes villes de différents pays, je m'amusais à reconnaître, ce que j'appréciais, ce petit côté familial et élégant, ce tintement et cette odeur de café, si chaleureuse, avec la fraîcheur d'une douceur qui vient d'être formée, avec amour, et tendresse, sortie d'un four imaginaire, à taille d'une main. N'est-ce pas celle de la mère, dans l'inconscient collectif ? Nous mangerions un peu de ce péché sucré, qu'il nous faut absolument rationner et parfois éviter, pour se sentir en meilleure santé.

Je dois remercier le preux chevalier, devenu roi, qui m'apporta ces joyaux, par monts et par vaux, d'une armure de buffle, dans un froid de canard, me faisant reine... préparant la tasse de porcelaine blanche et la cuillère bleue, ce tintement et cette odeur de café, si chaleureuse, avec la fraîcheur d'une douceur qui vient d'être formée, avec amour, et tendresse, sortie d'un four imaginaire, à taille d'une main<3

Art Par kiwaïda at 22:27

05/01/2021

ℒÅ ḠÅℒ∃✝T∃ Ḏ∃ϟ ℛ☮i$ ε⊥ ℜεḯηεṧ

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Photographies © Sonia Marques

"L'épiphanie (du grec ancien ἐπιφάνεια, epiphaneia, « manifestation, apparition soudaine ») est la compréhension soudaine de l'essence ou de la signification de quelque chose. Le terme peut être utilisé dans un sens philosophique ou littéral pour signifier qu'une personne a « trouvé la dernière pièce du puzzle et voit maintenant la chose dans son intégralité », ou a une nouvelle information ou expérience, souvent insignifiante en elle-même, qui illumine de façon fondamentale l'ensemble. Les épiphanies en tant que compréhensions soudaines ont rendu possible des percées dans le monde de la technologie et des sciences. Une épiphanie célèbre est celle d'Archimède, qui lui inspira son fameux Eurêka ! (J'ai trouvé !)."

(Wikipédia)

Art Par kiwaïda at 15:01

04/01/2021

@ηηéℯ ⅾʊ ßυḟḟł℮ ⅾ℮ ღé⊥αL

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Buffalo dream


Montages dessins-photographiques © Sonia Marques

Art Par kiwaïda at 22:59

03/01/2021

♏ḯυ♥Aḉ♄αṧ

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Dessin © Sonia Marques, d'après le point de vue du plateau de Millevaches, le 3 janvier 2021


Il neige !


Paysage Par kiwaïda at 14:32

01/01/2021

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Photographies (© Sonia Marques & Thejazzist - 2021)

Paysage Par kiwaïda at 22:16

27/12/2020

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Spécial dédicace...






Film Par kiwaïda at 21:47

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De bons souvenirs, Limoges sous la neige, un février, en 2012. Mon appareil photo était un petit Sony, j'aime beaucoup le format de ces photographies, légèrement carré. Étonnée par cette neige tombée, j'ai arpenté la ville endormie. Cela faisait plus d'un an que je découvrais cette ville, peu d'image d'elle sous la neige, mais c'était comme si je retrouvais un esprit, de mon Canada, à Vancouver, mais aussi un peu d'esprit de neige exotique. Mes amis, qui ne connaissaient pas cette ville, avaient donc des vues enneigées de cette nouvelle ville. Mais, ce qu'il ne savaient pas, c'est que ces vues demeurent celles d'une journée, et ce sont des pures vues de mon esprit.

Au moment même où je fini d'écrire cet article et sélectionner mes photographies, j'entends craquer des gouttelettes de pluies sur ma vitre : ce ne sont pas des gouttes de pluies, mais de neige !
Photographies (© Sonia Marques - 2012)
























Photographies (© Sonia Marques - 2012)

Ainsi cette carte postale ancienne, de ces paysages, me faisait penser à mes pures vues d'esprit... Peut-être il y a un siècle, une femme photographe, comme moi a pris ce cliché, devenu, un cliché sans auteur, ou d'auteur inconnu. Et en général, ce sont souvent des femmes qui sont inconnues, dont la notion d'auteure n'était pas connue du public, ni des élus...




Vue de l'esprit
est une expression signifiant que l'on développe une vision théorique sans fondement véritablement concret.
Exemple : Pour certains, l'existence de Dieu n'est qu'une simple vue de l'esprit alors que d'autres sont convaincus de son existence.



Paysage Par kiwaïda at 10:00

24/12/2020

ℒѦ ♏@їη ∂ℯ ℬøüḓ∂ℌ@

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Photographies (© Sonia Marques)

Il y a quelques années, j'ai réalisé une sculpture en terre, nommée "La main de Bouddha" et j'ai effectué des recherches, elles continuent. Ces jours-ci, d'autres réalisations créatives, étranges et amusantes sont sorties de mon chapeau. C'est un réveillon, digne d'un réveil, de doigts charnus et spirituels. J'aime beaucoup les citrons, la famille des cédratiers. J'ai écrit des poèmes devenus chansons, comme,  "Au dessus des volcans", qui parle du parfum du cédrat, mais plus encore, d'un parfum d'éloignement, une âme certainement, au dessus des volcans. Travailler la terre et chaque doigt, fut un vrai plaisir. C'était dans le même temps que la création des "Écoutants" lumineux la nuit, et d'une tapisserie, nommée Topaze, bleu quasi lapis lazulis, où l'on perçois, de façon fantomatique, deux nus masculins, une mise en miroir, tissées et peinte. Parfois, le tout s'agence sur une table, cela dépend, c'est un travail en trois dimensions. La main réalisée, une sculpture en terre, fut conçue comme une offrande. Elle est en même temps disposée, lascive, et n'attend rien en retour. Elle fait aussi peur à qui la découvre par hasard, qu'est-ce que c'est que cela ? Une bête étrange, cela existe ? Est-ce une plante venimeuse ? Ou une plante à souhait ? À vœux ? C'est une énergie solaire des fonds sous-marins ? Je l'ai créé comme une sculpture à vœux, une énergie féminine et pacifiste, mais d'une force invisible.






Sculptures (© Sonia Marques)


Nom vernaculaire : Main de buddha
Nom scientifique : Citrus medica L. « Sarcodactylis »

Citrus désigne les agrumes en latin. Medica vient des Mèdes, peuple qui aurait amené la plante en Méditerranée. Sarcodactylis se traduit par « aux doigts (dactylos en grec) charnus (sarkos en grec) ».

Description et période de floraison : La Main de Bouddha est une variété de Cédratier (Citrus medica) cultivée depuis des siècles. Cet arbuste de 2 à 5 mètres de hauteur a des branches plus ou moins épineuses. Ses feuilles sont persistantes, oblongues à elliptiques et d'une couleur vert clair. Elles mesurent une dizaine de centimètres et exhalent une odeur citronnée quand on les froisse. Les fleurs, très parfumées, naissent en grappes arrondies. Elles sont petites et dotées de cinq pétales blancs (rose sur la partie externe) ainsi que d'une vingtaine d'étamines jaunes en leur centre. Malgré la forme particulière du fruit, évoquant une main humaine, et spécialement la main en position de prière bouddhiste, qui lui a valu son surnom, la Main de Bouddha est bien un agrume. Ce cultivar est issu d'une mutation du Cédratier qui a provoqué la division du fruit en sections similaires à des doigts. Les formes sont multiples : de la main fermée à la main partiellement ouverte ou encore aux doigts ouverts. A maturité, le fruit prend des teintes jaune éclatant ou jaune orangé. La chair est blanche, la peau épaisse et la pulpe, quand elle est présente, est peu acide. Cet agrume ne produit ni jus ni graines.

Exigences écologiques :  Il apprécie les sols sablonneux et bien drainés, une exposition ensoleillée et une humidité régulière. Il préfère un climat tempéré car il ne tolère ni les fortes chaleurs, ni la sécheresse, ni le gel. Utilisations Ornementale.

Culturelle : Le fruit est présenté en offrande dans les temples bouddhistes, il est aussi placé dans les pièces pour parfumer l'air ou les vêtements au Japon et en Chine. Alimentaire: Le zeste sert d'assaisonnement dans les salades, les doigts du fruit sont finement coupés pour agrémenter des plats, boissons alcoolisées, desserts. Les zestes peuvent être confits et le fruit transformé en confitures et gelées.






 


Sculptures (© Sonia Marques)

Tous mes meilleurs vœux de Noël !


Autre son, autre merveille, un autre poème de Sabine Sicaud, puisque Noël c'est un jour de fête pour les enfants, Sabine était une enfant poète d'une rare sensibilité...


La châtaigne

Peut-être un hérisson qui vient de naître?
Dans la mer, ce serait un oursin, pas bien gros…
Ici, la boule d’un chardon – peut-être –
Ou le pompon sournois d’une bardane
Ou d’un cactus? Mais non, dans le bois qui se fane,
Dans le bois sans piquants, moussu, discret et clos,
Cette chose a roulé subitement, d’en haut,
Comme un défi… parmi les feuilles qui se fanent.

Allez, j’ai bien compris. C’est la saison.
Les geais, à coups de bec, ont travaillé dans l’arbre.
Même les parcs où veillent, tout pensifs, les dieux de marbre,
Ont de ces chutes-là sur leurs gazons.

Marron d’Inde là-bas, châtaigne ici. Châtaigne
Rude et sauvage, verte encore, détachée
Par force de la branche où les grands vents, déjà, l’atteignent –
Le vent et les geais ricaneurs, et la nichée
Des écoliers armés de pierres et de gaules.

Comme il faut se défendre! Sur l’épaule
De la douce prairie en pente, l’on pouvait
Glisser un jour, à son heure, qui sait?
Et se blottir dans un coin tiède, pour l’hiver…
Ah! pourquoi tant d’épines, tant d’aiguilles,
Tant de poignards dressés, pauvre peloton vert?
Une fente… Voici qu’un peu de satin brille
Et le cœur neuf est là, dessous, et rien ne sert
D’être châtaigne obscure, âpre au goût, si menue!
Fendue, on est une châtaigne presque nue…
Et le coup de sabot sur la tête viendra,
Et le couteau pointu, l’eau bouillante, le pot
Qui sue avec de petits rires, des sanglots
Dans les tisons trop rouges; tout sera
Comme il est dit en l’ordinaire histoire des châtaignes.

Et vous ne voudriez pas, quand me renseigne
Dans la ville brumeuse, un cri rauque : « Marrons tout chauds! »
Quand j’aperçois, joufflus, blêmes, sans peau,
Ou craquelés et durs avec des taches de panthère,
Les frères de ma sauvageonne, tous ses frères –
Vous ne le voudriez pas, que j’évoque, là-bas,
Un vieil arbre perdant ses feuilles rousses,
Et me souvienne du choc sourd, lourd, lourd comme un glas,
De pauvres fruits tués qui tombent sur la mousse?

Sabine Sicaud, Poèmes d’enfant, Poitiers, Cahiers de France, 1926




Art Par kiwaïda at 12:17

22/12/2020

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RIDEAUX RÊVES
Photographies (© Sonia Marques)



Aux nuits de décembre, je retrouve ce poème :

Un médecin ?

Sabine Sicaud

Un médecin ? Mais alors qu’il soit beau !
Très beau. D’une beauté non pas majestueuse,
Mais jeune, saine, alerte, heureuse !
Qu’il parle de plein air, non pas trop haut,
Mais assez pour que du soleil entre avec lui.

Qu’il sache rire – tant d’ennui
Bâille aux quatre coins de la chambre –
Et qu’il sache te faire rire, toi, souffrant
De ta souffrance et du mal de Décembre.

Décembre gris, Décembre gris, Noël errant
Sous un ciel de plomb et de cendre.
Un médecin doit bien savoir
D’où ce gris mortel peut descendre ?

Qu’il soit gai pour vaincre le soir
Et les fantômes de la fièvre –
Qu’il dise les mots qu’on attend
Ou qu’on les devine à ses lèvres.

Qu’il soit gai, qu’il soit bien portant,
(Ne faut-il croire à l’équilibre
Qui doit redevenir le nôtre, aux membres libres,
À l’esprit jouant sans efforts ?)
Qu’il soit bien portant, qu’il soit fort – sans insolence,
Avec douceur, contre le sort…
Il nous faut tant de confiance !

Qu’il aime ce que j’aime – J’ai besoin
Qu’il ait cet art de tout comprendre
Et de s’intéresser, non pas de loin,
Mais en ami tout proche, à ce qui m’intéresse.

Qu’il soit bon – nous voulons une indulgence tendre
Pour accepter notre révolte ou nos faiblesses.

De la science ? Il en aura, n’en doutez point,
S’il est ce que je dis, ce que j’exige.

Mais exiger cela, c’est, vous le voyez bien,
Leur demander, quand ils n’y peuvent rien,
Quelque chose comme un prodige !

Lequel, parmi vos diplômés,
Ressemble au médecin qu’espère le malade ?
Lequel, dans tout ce gris tenace, épais, maussade,
Sera celui que moi je vois, les yeux fermés ? …

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Ou bien, alors, prenons-le contrefait,
Cagneux, pointu, perclus, minable ;
Qu’il flotte en ses effets
Comme un épouvantail – et semble inguérissable
Des pires maux, connus ou inconnus !

Prenons-le blême et vieux, que son crâne soit nu,
Ses yeux rougis, sa lèvre amère –
Et que rien ne paraisse au monde plus précaire,
Plus laid, plus rechigné que cet être vivant,

Afin que, chaque jour, l’apercevant
Comme un défi, parmi les fleurs venant d’éclore,
Nous pensions, rassurés, soulagés, fiers un peu
De nous sentir si forts par contraste: « Grand Dieu !
Qu’il doit être savant pour vivre encore ! »

Sabine Sicaud, Les poèmes de Sabine Sicaud, 1958 (Recueil posthume)


Art Par kiwaïda at 22:23

19/12/2020

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Visuel : Sonia Marques

Une petite histoire écrite en allemand, m'a été envoyée par une cousine du Portugal, elle a vécu longtemps en Allemagne, pour les fêtes de fin d'année. Cette histoire résonne, pas seulement dans les écoles, la voici et sa traduction française :

Die Professoren gaben jedem Schüler einen Luftballon, mit der Aufgabe, diesen aufzublasen, mit dem eigenen Namen zu versehen und in den Flur zu werfen. Die Professoren haben dann alle Ballons gemischt. Die Schüler erhielten 5 Minuten, um ihren eigenen Ballon zu finden. Trotz hektischer Suche hat niemand seinen Ballon gefunden. An diesem Punkt haben die Professoren den Schülern gesagt, sie sollen den ersten Ballon nehmen, den sie gefunden haben, und ihn der Person, deren Name darauf steht, übergeben. Innerhalb von 5 Minuten hatte jeder seinen eigenen Ballon. Die Professoren sagten zu den Schülern: ′′ Diese Ballons sind wie Glück. Wir werden es nie finden, wenn jeder sein eigenes sucht. Aber wenn uns das Glück anderer Menschen wichtig ist, werden wir auch unseres finden. Frohe Feiertage! ❤️ Sei in dieser harten Zeit für andere da, du wirst vom positiven Ergebnis überrascht sein.

Luftballon 

Des professeurs ont donné à chaque étudiant, étudiante, un ballon avec pour tâche de le gonfler, de donner son propre nom et de le jeter dans le couloir. Tous les professeurs ont ensuite mélangé tous les ballons. Les étudiants ont eu 5 minutes pour trouver leur propre ballon. Malgré une recherche agité, personne n'a trouvé son ballon. À ce stade, les professeurs ont dit aux étudiants de prendre le premier ballon qu'ils ont trouvé et de le remettre à la personne dont le nom est dessus. En moins de 5 minutes chacun avait son propre ballon. Les professeurs ont dit aux étudiants : "Ces ballons sont comme le bonheur. Nous ne le trouverons jamais si chacun cherche le sien. Mais si nous nous soucions du bonheur des autres, nous trouverons aussi le nôtre"
Joyeuses fêtes  ❤️
Soyez là pour les autres pendant cette période difficile, vous serez surpris par le résultat positif <3

Enseignement Par kiwaïda at 14:47

18/12/2020

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I lived in a house like this in Vancouver, Canada...

Today I was thinking of Vancouver, Canada. I spent 6 months studying at Emily Carr University of Art + Design, on Vancouver Island, in 1997, selected by photographers and filmmakers. I came with my lover, also a student at the School of Fine Arts in Paris (l'École des beaux-arts de Paris). I had made an artistic dossier for him, his work and for myself, and I wrote a dialogue between our 2 very different artistic practices, so that we could be selected together. Each had chosen a different school, even very far from each other, for him, it was the university. I had made these artistic records in my parents' house, my mother had a computer, long before the others, it was rare, she was ahead of her time. We didn't need schools to make the models, I had already studied graphic arts at Masters level, I was doing quite well. We lived in a house, after having lived for 1 month in a youth hostel, the women on one side and the men on the other. I had never opened my large suitcase and I had met a Brazilian stripper, who spoke Portuguese, she was staying in one of the 6 women's beds in the compartment where I was. So many stories. I followed the courses of the photographer Sandra Semchuk (born in 1948), during these 6 months and we realized with the team of students, from divergent backgrounds, I made many friends, a very beautiful exhibition of photographs, in a gallery. I had made a panorama of 400 color photographs displayed on top of each other like a large mandala (the mandala represents a perfect universe full of precious objects, in the Hindu and Buddhist usually circular) exhibited by color, named "Vancouver lover". One of my photographs had been selected by the group and Sandra, for the invitation card of the group exhibition named "Story". It was an underwater view as I was swimming in the open blue pools of Vancouver. I loved the attention of this photographer, she taught me so much. In France, I never had a teacher photographer, but there was a photographer recognized in my jury of fine arts diploma (Valérie Jouve) who said this sentence: "Your work is so open that I am lost". It represented me well. In Vancouver, my photographic views went beyond the intimate and public setting, underwater, in the air, airplane views, views of a couple of artists working, sometimes naked, winter landscapes, summer, autumn, there was an intense love and a vision of the artist woman at work, in front of her camera and behind, in the landscape, as if, love was part of nature, the human nature. In total destitution. I pay tribute to this photographer, who loves genealogy, in search of her culture, migrations, cultural mixing, bisons and bears, I learned that she had received a prize 2 years ago. I rediscover her, she hasn't changed, her voice, her face.
I learned to photograph at a very young age with my father, who had a good quality camera, and my mother made Super 8 films. Long before I passed competitions to study in Parisian art schools, I practiced in the image, in a very natural way, adopting an open-minded, and without preconceived ideas, nor any culture of the history of the photographers. So I kept this strange freedom, which needs no artistic recognition, on the images produced. Because it's almost as a family that we approach the images, but without claiming authority. We did images, as we did cooking, it was a question of framing, technique, color and above all, for me, it was a real pleasure, which I have always kept. I thus had a good artistic record
Sandra Semchuk is second generation Canadian of Ukrainian and Polish ancestry. She has been a photographer for 40 years, and is a co-founder of the Photographers Gallery in Saskatoon, Saskatchewan, Canada and a teacher at Emily Carr University. When I met Sandra, my teacher, she was making an exhibition on her relationship with her father, she showed me her work and that impressed me a lot, because in France, this relationship is almost taboo, and no artist works on this subject. She wrote this :

My father suffered from a serious heart attack in July, 1988. In Coming to Death’s Door: A Daughter/Father Collaboration (a series of work which includes the piece entitled Death is a Natural Thing, Sweetheart, was shown at Presentation House Gallery, 199 ), he and I look together at the event, which led to my helping him escape from the hospital. In the photographic images I trace my own responses to my father and to his inevitable death. This investigation occurs within the simple experiences of moving from the tent where I slept separate from my father’s home, overlooking a lake in northern Saskatchewan, and of situating myself in his bedroom. I use the camera gesturally as a way sustaining the experience from the inside, and of leaving a trace as an outside observer. The broken image, like the broken self, hastens the processes of reconstruction and synthesis.







Bio : Sandra Semchuk is a Ukrainian Canadian photographer and video artist born in Meadow Lake, Saskatchewan. She was a co-founder of the Photographers Gallery artist run gallery in Saskatoon. Semchuk often works collaboratively using the familial, autobiography, and dialogue across generations, cultures and species. She worked collaboratively for fifteen years with her late husband, James Nicholas, Rock Cree actor and orator, to consider potential conciliations within the self and between the indigenous and non-indigenous. Their dialogue was grounded in experience–in the primary knowledges of place–land, flora and fauna and weather–and in human stories. The wider-than-human is the larger context. In her most recent 3D stereographic video poems she collaborates to resuscitate familial connections with the tree and forest. Semchuk’s book on the internment of Ukrainians in Canada: The Stories Were Not Told, Canada’s WW I Internment Camps will be published by the University of Alberta Press in 2018. This book brings together stories by internees and descendants with Semchuk’s photographs, cross cultural writing and historical documents. Semchuk has exhibited her work and collaborations at Presentation House, the Belkin, Vancouver and Comox Valley Art Galleries, British Columbia, the Photographers Gallery, the Mendel, Chapel, Mann, Godfrey Dean and McKenzie Art Galleries of Saskatchewan, Urban Shaman in Manitoba, the Canadian Museum of Contemporary Photography in Ottawa, the Center for Creative Photography, Arizona, the Museum of Modern Art, New York; the San Francisco Museum of Modern Art, fotofeis in Scotland and the Museu D’art Contemporani in Spain. Sandra teaches at Emily Carr University in Vancouver.



Enseignement Par kiwaïda at 12:12

14/12/2020

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Boulophile :

La boule de l'église Saint-Michel-des-Lions à Limoges est un point de repère dans le paysage de la ville, du centre ville, à la fois historique, mais surtout visuel, pour le quidam. Je ne suis plus un quidam, mais une limougeaude, depuis 11 années. Je n'ai pas pris cette belle photographie, ni n'ai le nom de l'auteure. Un jour, un homme âgé m'a dit : "Savez-vous qu'un homme peut se tenir debout dans cette boule ?" Il avait un local professionnel juste en face de la DRAC Nouvelle-Aquitaine, un service déconcentré du ministère de la Culture, placée sous l'autorité de la Préfète de région, elle exerce son action sur 3 sites : Bordeaux, Limoges et Poitiers, et dans 12 Unités Départementales de l'Architecture et du Patrimoine (UDAP). Cet homme n'est plus de ce monde, mais il peut mieux observer cette boule, là où il se trouve. Sur ce chemin, il me fit découvrir cette extrémité, qui non, seulement, lui a fait perdre la boule, mais, aussi, désigne une échelle, hors de portée des êtres humains, celles et ceux qui marchent sur terre. D'où nous étions, nous ne pouvions voir qu'une minuscule boule, elle perdait déjà ses détails, et devenait une petite perle, qui pouvait se tenir sur l'index d'un être humain, d'un quidam. Je ne voyais ni la boule, ni le doigt, ni celui qui me désigna ce qu'il voyait. À ce moment, je m'interrogeais sur mes desseins. Qui était le sage ? Je pensais que des lapins vivaient sur la Lune. Ils étaient descendus sur terre pour m'apprendre la sagesse dans la sottise des autres. Devenue très sage, je m'interrogeais sur moi-même, les sots interrogent les autres. Je désignais alors une Lune, lorsqu'un idiot regardait encore le doigt.

Entre toi et moi



Photographie (© Sonia Marques)

L'église de style gothique, fut construite entre les XIVe et XVIe siècles. Ce clocher limousin surmonté d'une boule métallique raconte son histoire :

En 1810, lorsque la foudre s'abat sur le clocher de l'église, l'édifice religieux est endommagé. Le militaire chargé du projet de réfection de la flèche du monument a l'idée de le coiffer d'une boule, « pour faciliter les opérations de triangulation et les mesures géodésiques ». Cette sphère pèse 600 kg et fait environ 2 m de diamètre. Les Limougeauds se sont habitués à cet appendice militaire (un hôtel lui emprunte même son nom : l'hôtel de la Boule d'Or) mais il présente une grande prise au vent et met à nouveau l’édifice en péril. Des travaux de restauration sont lancés et le débat fait rage entre ceux qui veulent un clocher avec ou sans boule. Les membres de la Société Archéologique et Historique du Limousin se divisent eux aussi entre boulophiles et boulophobes. Le Préfet de l’époque tranche en demandant l'avis du Ministère des Beaux-Arts. Une nouvelle boule doit remplacer l'ancienne mais la Première Guerre est déclarée. La nouvelle sphère est ajourée et en cuivre mais elle devra attendre la fin de la guerre pour trouver sa place aux côtés de la girouette qui, elle, n’a pas bougé depuis 1824. L'église est classée au titre des monuments historiques en 19092.
(Wikipédia)

Voutée d'ogives, c'est ce qui m'impressionne une fois le silence retrouvé à l'intérieur, au carrefour de plusieurs rues du centre ville. Dans la boule de cristal située au point le plus culminant de la pensée : des formes de perception extrasensorielles d'objets ou d'évènements... Qui sait ?


Dans cette église, il y a une crèche... Et un étrange personnage est distrait, un peu à part... Il regarde une scène d'écureuils...
Personne ne voit ce qu'il voit... Car une scène très médiatique et centrale attend le chalant, la chalante.
En préparant Noël, j'étais comme ce personnage, regardant une scène sans intérêt, ou presque.

Écureuils...

Coquillage...

À peine avais-je terminé un nouveau sapin, avec des décorations nouvelles, j'aime bien le petit renne en porcelaine, et le chat en feutre, ou les étoiles et cœur en tartan...
Que j'en commençais un autre, celui de l'année dernière, des dernières années passées, où j'ai fabriqué et peint un arbre..
Pourquoi 2 sapins ? Parce que le nouveau et celui des années passées.

Avant, je disposais des photos de décorations bien plus importantes que des photos de ma petite bouille. Cela change...
La décoration a toujours une place importante, elle fait partie d'une attention à la figuration, aux symboles et à la manifestation de mes intentions, mes gestes, ils doivent être délicats. Les moments de dépôts des petites attentions, sont, pour moi, des symboles de résistance. On ne peut pas les vulgariser et s'en moquer, car ils symbolisent le temps passé de la réflexion, de la pensée. Où se manifeste cette pensée si invisible ? Dans des choses d'apparence futiles pour celles et ceux qui ne pensent pas, pas assez. Mais il n'y a jamais de trop ni de peu. Penser s'entend comme panser, et moi je l'entends comme "danser".

Un beau coup de pied dans la porte des boules d'or, doux, sans aucune force. J'ai trouvé un masque en sequins, c'est très particulier, j'adore les sequins, de petites perles en forme de disque, encore de la décoration. Ils sont utilisés sur les vêtements, bijoux, sacs, chaussures, tout est possible. Aujourd'hui en plastique, avant ils étaient fabriqués à partir de métaux, d'ailleurs, Le mot « sequin » provient du nom familier vénitien zecchino prononcé en Vénitien : [tseˈkino], désignant le sequin, une pièce de ducat vénitienne. Le ducat a cessé d'être frappé après la campagne d’Italie et le nom de sequin a perdu son sens initial. Il a ensuite pris son sens actuel en France. Les sequins du XIXe siècle étaient en métal brillant. De gros sequins, attachés uniquement au sommet, étaient utilisés sur les panneaux d'affichage et d’autres formes de signalisation, en particulier avant le développement des enseignes lumineuses.
Ces paillettes nous font voyager. J'écrivais sur les boules et les perles, c'est une question d'échelle. La boule que l'on observe à une extrémité qui semble toucher les cieux, est celle que l'on peu observer dans un sequin, si l'on y pense bien.

Je me suis demandée si l'on pouvait distinguer un sourire sous un masque, oui, les yeux rieurs.

Je me suis demandée si je pouvais voir mon amie dans le miroir...

...Oui

Photographies (© Sonia Marques)

Philosophie Par kiwaïda at 12:43

11/12/2020

αᾔℊℯ ḓεṧ мεяṧ

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CLIONE LIMACIA

Cette créature existe vraiment, elle n'est pas surnaturelle, bien au contraire, c'est un mollusque marin de la famille des gastéropodes, comme les escargots ou les limaces. Mais, à la différence d’un escargot, l’ange de mer ne possède pas de coquille.

Aussi nommé, le papillon de mer, il possède deux nageoires sur les côtés du corps, qu’il utilise pour se déplacer, mais ne possède pas de branchie.

Translucide et bleuté, son petit corps en pointe, ses nageoires ailées, cet ange se déplace gracieusement. Si ce n'est qu'il a des petites cornes sur le sommet de sa tête, ainsi le nomme-t-on aussi "démon". On perçoit ses organes à travers, orangés, rouges, cela dépend des individus. Il possède six tentacules situées au niveau de sa tête. Invisibles lorsqu’il est au repos, ces tentacules ne se déploient que lorsque ce redoutable prédateur est en chasse.

Il peut survivre un an sans nourriture !

L'ange des mers, Clione limacina, vit entre la surface et 350 m de profondeur en Arctique et en Antarctique. Ce mollusque transparent se déplace grâce aux deux nageoires présentes sur ses flancs. La sous-espèce vivant dans l'hémisphère nord peut mesurer entre 7 et 8,5 cm de long. Son confrère de l'hémisphère Sud ne dépasse pas 1,2 cm. L'appareil buccal de cet animal se compose de trois paires de tentacules exclusivement utilisées pour capturer des gastéropodes du genre Limacina. En cas de besoin, la proie peut être tournée jusqu'à ce que l'ouverture de sa coquille soit alignée sur la bouche du clione. Ce dernier utilise alors sa radula, sa langue râpeuse, pour racler l'intérieur et manger sa victime.
Il se trouve dans les eaux froides de l'océan Arctique et de l'océan Atlantique Nord, allant au sud au moins jusqu'à la mer des Sargasses. Il existe trois autres espèces dans le genre, qui étaient auparavant incluses dans le Clione Limacina : C. elegantissima des régions froides du Pacifique Nord (au moins au nord du golfe d'Alaska ; la mer de Beaufort est habitée par C. limacina), C. okhotensis de la mer d'Okhotsk (où elle se chevauche avec C. elegantissima), et C. antarctica des eaux antarctiques.


Quels ont ses prédateurs ?

Le Clione limacina est une proie de mangeurs planctoniques, tels que les baleines à fanons, ce qui a conduit historiquement les marins à l'appeler « nourriture de baleine ». Certains poissons sont également ses prédateurs : le saumon kéta, Oncorhynchus keta, est un prédateur majeur des anges marins.


 

Images scientifiques du Clione Limacia

Animal Par kiwaïda at 18:58

10/12/2020

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Pintura contemporânea © Sónia Marquès





Art Par kiwaïda at 01:12

05/12/2020

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Toutes images de cet article sont issues des œuvres de l'artiste Paola Pivi
Les ours de l'artiste Paola Pivi, ont déjà été exposés un peu partout. Je ne les ai jamais vus qu'en image. Et ce temps de fêtes de fin d'année, où l'on a perdu la notion du temps et des festivités, mais pas le sens de Noël (quel meilleur moment que le nôtre, des bouleversements économiques et sanitaires pour se concentrer sur les préciosités des liens humains) fut propice pour revoir, de nouveau, toutes ces cabrioles. Comme seuls des privilégiés peuvent se déplacer, il ne reste que ces photos sur Internet. L'avantage est d'observer les différentes postures de ces ours, selon les espaces d'expositions et les points de vues, mais surtout, selon les interactions, que chacun d'eux, ou en couple, se jouent. Danse, yoga, chamailleries, petite joie individuelle, ou mutinerie collective et ultra régressive. De plumes, aux dents noires visibles, museaux et griffes, ils représentent tout de même des ours polaires grandeur nature, l'un des plus grand prédateur du monde, en voix de disparition. Aujourd'hui, l'ours polaire vit dans des régions où la calotte glaciaire de l'Arctique diminue et il est devenu un symbole populaire d'un monde en mutation. Cela écrit, je ne partage pas forcément non plus, certaines œuvres de Paola Pivi ou d'autres artistes, où la mode est de déplacer des animaux vivants, comme l'histoire des poissons vivants dans un avion. Non, là, je n'ai pas d'atomes crochus avec ces démesures d'artistes. Mais les ours en plumes, oui. J'ai visité des expositions, où un nombre considérable d'oiseaux étaient en cage et visités par beaucoup de personnes, dans des conditions déplorables. Il n'y avait pas, alors de connaissance sur le bien être animal, pourtant, ces lieux d'expositions (je pense à la Fondation Cartier pour l'art contemporain où j'ai eu le plaisir de travailler) étaient tout de mêmes luxueuses, mais sans connaissances alors. Mais j'ai aussi pu visiter une exposition dans une toute petite galerie, à Limoges, subventionnée, de multiples cages individuelles accrochées au mur, avec un oiseau par cage exposé au tout venant, sans hygiène ni bonne alimentation (il y a plusieurs années, aujourd'hui, des associations seraient intervenues), j'étais très triste. Les petits espaces artistiques, ont cette manie de copier les grandes expositions parisiennes, à leurs mesures, et cela peut être encore plus dévastateur et pas beau du tout. Ainsi, je pense que les modèles sont très importants, nous devrions veiller aux modèles et aux représentations à un haut niveau, tout défaut de vigilance ou complaisance, entraîne un effet "domino" de mauvais modèles qui se répètent, en province, pour toute direction. Et les effets néfastes sont ruisselants, destructeurs. Cela a changé, tout le monde se dit "bio", sans l'être, "écolo", sans l'avoir jamais su. Drôle d'époque. C'est comme nombre d'humains qui revendiquent d'être féministes et ont mis en avant ce mot atroce, contre les "féminicides", tout en écrasant même leurs collègues femmes, les tuant à leurs tours sans aucune conscience de leurs actes et gestes. C'est ainsi, l'être humain est fait de paradoxe. Il aime les plumes, sans savoir comment elles sont faites. L'imitation est faite d'ignorance. C'est le cadeau de l'enseignement et de la nature.










Paola Pivi est née le 10 mai 1971 à Milan, en Lombardie, en Italie, est une artiste italienne contemporaine, qui vit et travaille à Anchorage, en Alaska1. en 1971. Pendant plusieurs années, elle a vécu une vie nomade, qui l'a conduite dans de nombreuses régions du monde. Aujourd'hui, elle vit et travaille en Alaska et à Milan avec sa famille. En tant qu'artiste multimédia, la pratique de Paola Pivi est diversifiée et contient des œuvres qui couvrent plusieurs médias, de la sculpture et l'installation à la photographie et à la performance. Son art énigmatique abolit la distinction entre le familier et l'alien, brouillant les frontières entre réalité et fantaisie. Les animaux sont un motif récurrent dans l'art de Paola Pivi. Par exemple, elle a fait monter 84 poissons rouges à bord d'un avion de passagers qui a traversé la Nouvelle-Zélande, transporté deux chevaux sur la Tour Eiffel et photographié un crocodile consommant un tas de crème fouettée. Les animaux sont placés dans des situations étranges, dotés de nouvelles couleurs et d'une nouvelle tactilité, et elle leur insuffle des caractéristiques et des gestes humains qui remettent en question notre vision des animaux que nous pensions connaître si bien. Comme les ours polaires, ces œuvres offrent de nouvelles perspectives sur les animaux et sur nous-mêmes et mettent en scène une relation complexe entre nature et culture. (courte bio de la galerie Perrotin)









J'avais un sourire en voyant ces bestioles immenses et je pensais à mes boules de fourrures réalisées vers 1994, dont plusieurs modèles ont été les joueurs de ces choses fabuleuses que j'avais inventées pour mon diplôme supérieur des arts appliqués à l’École supérieure des arts appliqués Duperré à Paris, où j'ai passé 4 années d'études formidables et passionnantes. Cela avait fait un peu le tour de l'école et des générations ensuite, se sont mises à réaliser des objets ludiques, entre sculpture et danse. Des femmes designers reconnues étaient dans mon jury, j'avais eu une très belle fin d'année, récompensée de mes années d'études, je partageais mes idées aux autres camarades de classes, généreuse. Lorsque je vois ces grands ours, il y a quelque chose de similaire, dans la volonté de s'amuser, avec élégance, et un peu travestir les lieux communs de l'art contemporain. Mais il faut des moyens colossaux et de très bons soutiens pour développer un tel travail à l'échelle d'une exposition, et ça, c'est l'affaire de réseaux, auxquels, nous n'aurons jamais accès, d'ici, de nos inventions, certes, exceptionnelles et envieuses, lorsque l'on est encore dans une école d'art, mais complètement hors de portée. Même, nous ne pourrons jamais voir les expositions que nous aimons. J'ai connu nombre d'artistes français, mes amis, qui exposaient aux quatre coins de la France, sans moyen et quasiment jamais rémunérés pour leurs belles expositions et leurs réalisations, parfois dans un cadre institutionnel ou d’associations, le plus souvent subventionnées par l'État, et je parvenais très difficilement à aller voir leurs exposition, tant, les moyens pour y aller (transport et logement) sont inaccessibles pour les amis. Parfois, de mes expositions, mes proches ne pouvaient pas se déplacer, ni des rares concerts effectués dans un musée (celui d'Angers). Ainsi, il y a quelque chose d'assez ridicule, dans la course à laisser les expositions ouvertes, en période même de confinement. On ne s'est jamais demandé : Qui a véritablement accès aux expositions ? Si de mon point de vue, et depuis au moins une vingtaine d'années, je remarque que même les artistes, eux-mêmes, donc les concepteurs et conceptrices des expositions, les créateurs et les créatrices, ne peuvent se déplacer... Mystère ? D'autant que nous sommes dans une période très déstabilisante, où chacun, chacune vis sur ses réserves, et privilégie plutôt, les déplacements pour voir ses proches et accompagner les uns, les unes et les autres aux institutions de soins et de santé, plutôt que dans des évènements artistiques. Avons-nous la tête à regarder des ours colorés, jouer, en plumes ? Et bien OUI ! J'ai complètement la tête et la joie et le souhait, là, de voir des ours en plumes faire des cabrioles, avec celles et ceux que j'aime.

Je découvre en intégrant sa biographie, que cette artiste italienne est née le même jour que moi, pas la même année. Et bien, voici une raison de plus, découverte à l'instant, pour exulter de joie en regardant ces œuvres... Quelle coïncidence !
L'un des titres donné à l'une des exposition à New York, de ces ours, en 2013, fut : « Ok, you are better than me, so what? » J'aime beaucoup.Un beau pied de nez à la jalousie. Il y a des artistes meilleur.es que soi et bien heureusement, c'est une joie qu'ils et elles puissent encore œuvrer et évoluer, pour nous apprendre encore et encore, que tous, nous pouvons nous améliorer.

Ok tu es meilleure que moi, et alors ?


Art Par kiwaïda at 12:48

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