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blog m kiwaïda

17/11/2017

#ßαℓαηç℮taTяʊiℯ

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Culs noirs - d'après un échange entre un père et sa fille (Peinture © Sonia Marques - novembre 2017)

CULS NOIRS

Dans l'histoire du porc limousin et d'après l’ouvrage publié en 1868 de Lefour inspecteur en agriculture,  le porc « Cul Noir » fait partie des 6 races anciennes locales répertoriées en France. Les animaux présentent une robe bicolore claire et noire. La tête, la croupe et les membres postérieurs présentent des parties noires. Son origine suit la Vallée de la Gartempe, rivière qui prend sa source en Creuse puis passe par la Haute-Vienne, l’Indre et l’Indre et Loire. Le « Cul Noir » a la noblesse de son ancienneté et de sa rusticité comme le cochon basque ou le noir de Bigorre, le corse à condition que toutes ces races anciennes soient élevées en plein air sur des grands espaces herbeux et boisés sans surnombre avec une nourriture naturelle. Sous l’appellation « Cul Noir » il existe deux types : le limousin et le périgourdin. Ce sont deux génétiques différentes mais très « cousines ». Le « Cul noir » est une race non génétiquement modifiée, résistante, et, particularité : race à croissance lente.

- Le limousin est un porc non gras (5 cm de lard pour 130 kg à 20 mois);
La tête est longue, conique, à chanfrein droit, à oreilles moyennes ou petites baissées mais non pendantes. La tête et l’ arrière sont à peau noire avec soies noires de 7 cm environ et corps blanc avec truitures (minuscules taches noires) avec soies blanches de 7 cm. Le corps est haut et long avec ossature fine. Il n’excède pas 180 kg adulte et il reste élégant.

- Le périgourdin est plus trapu et plus gras que le limousin. Il possède plus de taches noires sur le corps et peu de soies voire pas du tout. S’il n’a pas suffisamment d’espaces et d’herbe et suivant la nourriture c’est un porc qui fera du lard (dans mon élevage les périgourdins n’excèdent pas les 6 cm de lard pour 130 kg à 20 mois).

La reproduction des truies

Les porcs sont des animaux qui présentent un cycle de reproduction court, c'est-à-dire que la maturité sexuelle des porcs est atteinte dès l'âge de 6 mois. Les animaux reproducteurs pèsent autour de 100 kilogrammes. La truie n'a pas de cycle de reproduction saisonnier. En effet, elle peut se reproduire tout au long de l'année, contrairement à des espèces comme la brebis qui elle fait ses petits au printemps. De ce fait, la truie peut mettre bas (avoir des petits porcelets) plusieurs fois dans l'année (généralement deux fois par an). Après fécondation, la durée de gestation de la truie est de trois mois, trois semaines et trois jours soit 115 jours en moyenne. Lors de la mise bas, la truie donne naissance à une douzaine de porcelets qui pèse chacun à peu près 1,5 à 2 kilogrammes. Dans les premières heures de la naissance, les porcelets doivent téter le premier lait de la mère qui s'appelle le colostrum. Ce premier lait est important pour que les porcelets naissant acquièrent une immunité microbienne pour la suite de leur existence.

La truie reconnaît ses petits grâce à leur odeur. Elle s'allonge pour que les porcelets puissent téter chacun une mamelle.

Dans la littérature et dans le langage familier, on (qui ? > les porcs) a donné le nom de truie aux femmes. C'est une femme grosse et malpropre, une femme de mauvaise réputation. (Synonyme : souillon) C'est une femme sale qui souille ce qu'elle touche.
Mais c'est le premier, ou la première, qui dit qui est ;.)

Ha les belles souillons ! Les marâtres et matrones les adorent, jusqu'à les harceler.

#balancetonporc


En 2017, dans la période de l'automne, un vent de délation a soufflé sur les routes des réseaux sociaux. Les hachtag #balancetonporc , #MoiAussi au Canada francophone, ou #MeToo ont été largement diffusés pour dénoncer l'agression sexuelle et le harcèlement, à la suite d'accusations de cette nature portées contre le producteur américain Harvey Weinstein. C'est la version francophone de la campagne Me too, utilisée depuis 2007 en ce sens par l'activiste Tarana Burke et relancée en octobre 2017 sous forme du hashtag #MeToo par l'actrice Alyssa Milano, qui a encouragé les femmes à partager sur Twitter leurs expériences. Les messages portant l'un des mots-dièses de la campagne font état de « violences sexuelles de tous types, allant de l’interpellation salace au harcèlement, à l’agression ou au viol ». Les victimes évoquent des faits survenus au travail, dans le cadre familial et à l'école. Elles indiquent parfois leur âge au moment des faits, montrant la jeunesse des victimes de ces pratiques. Les milieux professionnels décrits comptent aussi bien le monde du divertissement que la politique, la finance, le sport et les nouvelles technologies.

La culture du viol :

La notion de culture du viol est un concept sociologique forgé aux États-Unis, et utilisé pour qualifier le lien entre les rapports sexuels non consentis et le tissu culturel d'une société. L'utilisation du terme viol pour y décrire une culture suggère l'existence d'un schéma comportemental appris qui a été créé, organisé et transmis d'une génération à l'autre comme faisant partie des attentes associées au fait d'être un homme ou d'être une femme. De plus, la culture du viol ne serait pas un phénomène du type optionnel en tout ou rien mais s'imposerait à différents degrés, allant de l'institutionnalisation du viol jusqu'à sa punition, considérée comme seulement de façade. Dans sa forme la plus véhémente, la culture du viol se manifesterait par le fait que les femmes sont la propriété des hommes qui leur refusent tout respect ainsi que le droit de contrôle et de maîtrise de leur propre corps. La culture du viol relie ainsi un concept établissant des liens entre le viol et la culture de la société où ces faits ont lieu dans laquelle prévalent des attitudes et des pratiques tendant à tolérer, excuser, voire approuver le viol, à un processus global de domination. En France, si les études sur les causes culturelles du viol existent, la communauté universitaire ne s'est pas encore saisie de la notion...

Origine du terme:
L’expression « culture du viol » est une traduction littérale de l’expression anglaise rape culture, introduite par des féministes américaines dans les années 1970. Le terme fut employé par la première fois dans l’ouvrage « Rape: The First Sourcebook for Women » publié aux Etats-Unis en 1974 par le groupe des New York Radical Feminists. En 1975, le documentaire américain Rape Culture popularise le terme.
Définition: La culture du viol, telle que définie par la théorie féministe, est la manière dont le viol est perçu/ représenté dans l’imaginaire collectif, dans une société donnée et à une époque donnée. C’est un concept qui établit que la représentation du viol dans une société dépend d’un ensemble de croyances et d’attitudes. La littérature existante sur le sujet montre que la culture du viol découle de «mythes» qui faussent la réalité du viol telle qu’elle est perçue par les chiffres. Selon la théorie féministe, ces mythes témoignent de la persistance des stéréotypes de genre. On peut entretenir la culture du viol sans pour autant être un violeur soi-même ou soutenir le viol de manière publique. La culture du viol découle de croyances et d’attitudes profondément ancrées dans nos sociétés et souvent relayées de manière inconsciente. Elle suppose que les individus entretiennent un certain nombre d’idées reçues concernant la notion de consentement à l’acte sexuel, le profil des victimes de viol et celui des agresseurs. S’il est communément admis que personne, dans la société, n’encourage le viol de manière publique, la recherche montre que les individus ont souvent du mal à « reconnaitre » le viol tel que défini par la loi. Ceci explique par exemple, que des chercheurs qui demandent à des individus s’ils ont déjà commis un viol puissent obtenir des résultats très différents que lorsqu’ils demandent à ce même groupe d’individus s’ils ont déjà forcé une personne à avoir des relations sexuelles (Edwards Sarah R., Bradshaw Kathryn A., and Hinsz Verlin B., 2014). De la même façon, dire que la culture du viol existe dans un pays ne signifie pas forcément que le viol n’est pas reconnu et puni par la législation de ce pays. En revanche, cela signifie qu’un certain nombre de stéréotypes existants sont susceptibles de biaiser les jugements rendus par les tribunaux et que dans les faits, un grand nombre de violeurs ne sont pas condamnés.

♡ méditations

Les porcs naissent des truies, les truies naissent des truies.
Balancer un porc c'est balancer la truie.

Ce sont des animaux, les humains les tuent pour les manger. Ils sont roses mais pas toujours, ils sont adorables, ils sont vivants, ils ont des émotions, une histoire. Ils ont joué un rôle très important dans l'agriculture. Ils sont interdits dans certaines religions, on ne peut les manger, dans d'autres ils sont sacrés. C'est une sous-espèce du sanglier sauvage, un mammifère domestique omnivore de la famille des porcins, ou suidés. Appelé porc (du latin porcus) ou cochon ou encore cochon domestique.
Le cochon : Le terme désigne aussi la viande fournie par cet animal qui est la viande la plus consommée dans le monde alors même que le porc fait l'objet d'un interdit alimentaire dans certaines religions (dans le judaïsme et l'islam notamment).
La production se concentre dans trois zones : l’Europe (y compris la Russie), l’Asie (notamment la Chine) et l’Amérique du Nord (le Canada - l'un des plus grands producteurs, avec notamment le Québec - et les États-Unis). La Chine avec 46 millions de tonnes (2003) produit presque la moitié du total mondial.

"Cochon" est une insulte remontant au Moyen-Âge. Un cochon "serait", par nature, un animal sale et répugnant vivant dans la crasse. On soulignera plus loin, que c'est faux. C'est au XIIIe siècle que cette expression apparaît : celui qui ne respecte pas ses engagements ne vaut pas mieux qu'un porc, un cochon. Souvent le terme est classé X, dans la pornographie, dans l'obscène. Un cochon est un débauché, dégoûtant, dépravé, égrillard, érotique, goret, grivois, grossier, inconvenant, leste, licencieux, malpropre, marcassin, nauséabond, obscène, ordure, ordurier, paillard, pécari, pervers, polisson, porc, porcelet, porno, pornographique, pourceau, raide, répugnant, sagouin, sale, salé, sordide, verrat, vicieux...
Et la cochonne, dans le style péjoratif et vulgaire est une baiseuse, salope, sauteuse, lubrique... 

Le cri des porcs et des truies : ils et elles grognent ! Avec ce grand débarras social, il y a de quoi !
Les cochons ont un comportement social très différent de la plupart des espèces domestiques. Ils ont une vie sociale très hiérarchisée, et ce dès leur naissance : ils vont s’affronter pour se répartir les différentes mamelles de leur mère. Ils naissent avec des dents très aiguisées pour pouvoir se battre entre eux !
Une fois qu’ils se sont répartis les différentes mamelles entre eux (ils tètent toujours la même mamelle), ils se battront à chaque fois qu’un de leurs frères ou sœurs essayera de la leur voler ! A priori, le fait d’établir cet ordre aide à prévenir le besoin de toute autre agression concernant l’allaitement en assurant à chacun assez de lait. En général, le plus gros de la portée gagne la mamelle la plus productive. Du coup, il grandit et grossit plus vite que les autres et garde ainsi son statut de dominant jusqu’au sevrage. L’agressivité commençant dès les premières heures de la naissance joue un rôle très important dans la vie des cochons.
Et pour tordre les préjugés : Les cochons et cochonnes sont des animaux très propres malgré leur réputation. Ils apprennent à faire leurs besoins loin de leur nourriture et de leur couchage dès le premier jour de leur naissance et retournent toujours à ce même endroit tant qu’il n’est pas trop sale. Une fois que cet endroit est trop souillé à leurs yeux, ils vont faire à un autre endroit jusqu’à ce que ce nouveau coin toilette devienne sale à son tour. (S’ils ont le choix bien évidement. Dans une étable sale, ils feront où ils peuvent)
La propreté est apprise aux petits par leur mère. Les cochons font leurs besoins là où leur odeur d’urine se trouve. La première fois, ils feront là où la mère a déjà fait. Puis, ils y retourneront car l’odeur de leurs propres excréments s’y trouve. Les cochons sevrés trop tôt (moins de 6 semaines) peuvent avoir des problèmes quant à la propreté.
Les cochons se roulent dans la boue…  C’est vrai car c’est le seul moyen pour eux de réguler leur température corporelle lorsqu’il fait trop chaud, comme anti-parasitaire et crème solaire !

L'insulte marque une profonde inculture. Comme toute insulte, pour fonctionner elle doit être très "bête". Les bêtes, ces animaux le savent bien.

♡ PORCELAINE

Revenons dans le Limousin... et ce début de l'article qui aborde le cul noir, ce cochon si particulier, qui a les fesses noires mais aussi la tête ! Quel cochon !

Au XVe siècle, les premiers vases en provenance de la Chine arrivèrent à Venise, et l'on se demandait de quoi était faite cette céramique translucide comme l'albâtre, sonore comme le cristal. Les Italiens appelèrent la matière "porcellana" et tout l'occident adopta le vocable sans se poser de questions quant à l' origine du mot. Pendant plus de 2 siècles, une véritable fièvre parcourt toute l'Europe. Chaque Prince veut trouver et détenir le secret de cette porcelaine considérée comme aussi précieuse que l'or. Et c'est en effet un alchimiste qui trouve - ou croit avoir trouvé - la formule magique tant convoitée. Il s'appelle Böttger et travaille pour la manufacture de Meissen en Saxe. Aussitôt, les ateliers français, notamment ceux de Sèvres, s'empressent d'imiter cette "porcelaine de Saxe". Mais il faut attendre encore un demi siècle avant que des géologues trouvent dans la région de Limoges le précieux Kaolin, matière de base de la porcelaine de Chine...

Ainsi le mot "porcelaine" cette histoire commence par le "porcus" latin, "le porc".
"Porcella" fut d'abord le terme italien pour la "truie". Puis "porcella" devint un mot vulgaire pour désigner la vulve, le sexe féminin. Changement de nouveau du vocable : on appela "porcella" un coquillage univalve et fendu - que les Français connaissent d'ailleurs sous le nom de "porcelaine". Et lorsque les premières céramiques de Chine furent déchargées à Venise, les marchands vénitiens supposèrent - à tort comme on voit - que ces objets fabuleux étaient faits de coquillages broyés et ils appelèrent la matière "porcellana" : " porcelaine ".


Dans l’édition de 1832, du Nouveau dictionnaire de la langue française rédigé par messieurs Noël (inspecteur général de l’Université, chevalier de la Légion d’honneur) et Chapsal (professeur de grammaire générale), on trouvait cette unique définition, méconnue de nos jours (et peut-être de ces jours anciens), du mot “pucelage” : Dans un dictionnaire de 1832... Balades en bord de mer ? Ou aventures dans le Dictionnaire raisonné et universel des animaux, ou dans le règne animal, paru à Paris en 1759, est détaillé l’aspect de ce pucelage ? “La porcelaine & le pucelage", chez M. d’Argenville, ne font qu’un genre. C’est une coquille univalve, ainsi nommée à cause de la longue fente, avec une bouche garnie de dents des deux côtés, de forme ronde, oblongue, quelquefois bossue, quelquefois terminée par des mamelons.

Mais ce n'est pas fini !
Porcellana est un genre de crabes de la famille des Porcellanidae. Ils sont souvent appelés « crabes porcelaine », même si ce sont en réalité des galathées.
Tout comme Kiwaïda, le nom de mon pseudonyme, mais aussi du nom de domaine choisi pour mon site Internet, et tant de poésies, vient de La Galathée yéti (Kiwa hirsuta) ou crabe yéti. C'est un crustacé décapode habitant dans les profondeurs abyssales de l'océan Pacifique sud. Elle mesure 15 centimètres de long. Ses yeux très atrophiés et sans pigmentation laissent supposer qu'elle est aveugle. Elle est reconnaissable aux soies abondantes qui couvrent ses pattes, à l'origine de la deuxième partie de son nom. Ces soies semblent abriter des bactéries. Vivant auprès des sources hydrothermales à 2 500 mètres de profondeur, ce crustacé des grandes profondeurs est probablement carnivore et nécrophage. Le premier spécimen a été découvert en avril 2005 à 1 500 km au sud de l'île de Pâques, à l’occasion d’une mission organisée par Robert Vrijenhoek, du centre de recherche de l’Aquarium de Monterey Bay, en Californie, et par Michel Segonzac, biologiste de l'Ifremer. Il est le premier représentant d'une nouvelle famille, les Kiwaidae (de Kiwa, divinité des nacres et crustacés, dans la mythologie polynésienne). De nouveaux spécimens ont été observés dans les profondeurs de l'Océan Antarctique en 2010.
Et c'est bien avant que mon Yéti Crabe fut adopté, car Kiwaïda, reine des nacres et crustacés en a fait son principe même, habitante des profondeurs abyssales, aveugle et aux soies abondantes qui couvrent ses pattes...

little_yeti_crab_kiwaida.gifDessin de mon Crabe Yéti

Enseignement Par kiwaïda at 01:01

13/11/2017

ℒε 13

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Un Noël précoce (Photographie © JD & Sonia Marques)

précoce

\pʁe.kɔs\ masculin et féminin identiques

1. Qui est mûr avant la saison, en parlant de certains fruits, de certains légumes qui viennent avant les autres de la même espèce.
▪ Fruit précoce.
▪ Des cerises précoces.
▪ Des pêches précoces.
▪ Des pois, des asperges précoces.
2. Qualifie les plants, les arbres qui portent de tel fruits.
▪ Un cerisier précoce.
▪ Un pêcher précoce.
▪ Un abricotier précoce.
3. (Figuré) Qualifie un enfant dont l’esprit ou le corps est plus formé que son âge ne le comporte.
▪ Mozart était un enfant précoce.
4. (Par extension) Qualifie l'esprit d'un tel enfant
▪ Un esprit précoce.
5. (Figuré) Qualifie ce qui arrive plus tôt qu'habituellement.
6. (Figuré) Qualifie ce qui se fait plus tôt que le reste.

//

Qui se produit avant le temps normal ou habituel : Une calvitie précoce.
Qui survient plus tôt qu'on ne l'aurait souhaité : Hiver précoce.
Se dit d'un enfant dont la maturité, le développement intellectuel correspondent ordinairement à un âge supérieur au sien.

//

La chevelure était nouvelle et effaçait la calvitie précoce. L'enfant chuchotait déjà des mots à l'oreille de ses parents alors qu'il ne les connaissait pas. Le lapin gambadait sur les tapis de coton à peine avait-il quelques mois et se cachait dans son terrier afin que personne ne puisse le voir. Le groupe était contre lui car il avait déjà trouvé la solution. Il devait faire semblant de l'avoir longuement acheminée, alors qu'elle était arrivée fulgurante en une demi seconde. Il l'apporterait des années plus tard, en guise de consolation, à celles et ceux qui pensent que le génie se nomme Mozart. Noël était précoce, arrivé plus tôt qu'habituellement. Ce grand enfant posait d'innombrables questions, jamais ne se trouva le leader du groupe, préférant passer inaperçu. Il vous reprendra s’il se trouve face à une défaillance. Ils étaient devenus des petits vieux, de grands enfants, le vent apportait l'odeur d'une chevelure qui manquait de ténacité face aux difficultés. Toujours en mode sans échec.


Animal Par kiwaïda at 16:34

05/11/2017

ᒪéᘐèᖇᗴ ﬡᗢ♈ᙓ ᙓჯ♈ᖇêᙢᙓ ᙓ♈ ᕈᙓᖇᖙᘎᙓ

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  • Une enfant :
  • J'aimerai devenir artiste.
  • Et que réaliserais-tu ?
  • Des choses, je ne sais pas encore, je veux vivre.
  • Que connais-tu comme choses ?
  • J'ai vu des couleurs, des pierres sur le sable, la peinture des maisons, des carrelages.
  • Comment tu vas faire ?
  • Je ne sais pas, je sais que c'est ce que je veux faire.
  • Tu connais des œuvres d'art et des artistes ?
  • Oui, dans ma famille, ils sont tous artistes, mon père construit des maisons, ma mère fait des gâteaux, ma tante s'habille avec des couleurs, et ils chantent et ils dansent.
  • Non, je te parlais des artistes connus.
  • Ils sont très connus et ils voyagent.
  • Est-ce qu'ils vivent de ce qu'ils font ?
  • Oui c'est sûr, et ils m'apprennent des choses.
  • Il existe des écoles d'art où l'on apprend à être artiste.
  • Cela veux dire que dans ma famille, ils pourraient apprendre ce qu'ils savent à tous les enfants, leurs apprendre à tous, à être artistes ?
  • Non, ta famille ne le peut pas, elle n'est pas connue.
  • Connue de qui ?
  • Le président ne la connait pas.
  • Et comment on fait pour apprendre aux autres dans les écoles d'art à être artistes, à aimer les choses, les couleurs, les pierres sur le sable, la peinture des maisons, des carrelages, à danser et chanter ?
  • Il faut que tu deviennes professeur, mais avant artiste.
  • Mais tu m'as dit que ma famille ne peut pas apprendre aux autres dans ces écoles car le président ne la connait pas, comment moi je peux devenir professeur ?
  • C'est vrai, tu as raison, tu ne le peux pas, en plus tu es une fille, donc ce sera impossible, sinon tu mourras.
  • Pourquoi les filles meurent dans notre pays, si elles veulent être artiste et deviennent professeur ?
  • Tu es trop petite, il vaut mieux que tu continues à aimer les choses, les pierres sur le sable, la peinture des maisons, des carrelages, à danser et chanter, ainsi tu ne connaîtras jamais le président.
  • Alors je peux continuer à rêver ?
  • Oui, si tu ne le dis à personne, garde ce secret pour toi.
  • Mais si je veux le partager, apprendre aux autres ?
  • Alors apprends leurs à ne jamais montrer leurs belles choses.
  • Mais si personne ne montre les belles choses, comment on peut apprendre ?
  • Si, les belles choses seront là, la différence c'est qu'il existera toujours des personnes qui ne savent pas les voir.
  • Elles sont aveugles ?
  • Non, cela ne concerne pas la vue, car tu peux être aveugle et danser et chanter et sentir les pierres sur le sable.
  • Et le président il est aveugle ?
  • Tous les présidents sont élus par des aveugles, sinon les femmes artistes pourraient vivre plus longtemps dans l'histoire de l'art, et les lois sont faites par et pour le président et pas pour les femmes.
  • Mais le président peut voir quand même avec ses yeux ?
  • Oui tout à fait, il voit les choses, mais il fait comme si elles n'existaient pas.
  • Bon, on ne peut pas apprendre aux autres, on ne peut pas faire de belles choses, mais est-ce qu'on peut changer de pays ?
  • Ce sera peut-être pire, mais tu viens déjà d'une famille qui a changé de pays, alors, tu sais que changer de pays c'est toujours un risque, parfois c'est la source de la création, de l'invention.
  • Voyager c'est la création ?
  • Aimer ce que tu fais là où tu es et partager tes créations, c'est déjà voyager.
  • Tu crois que cette enfant va comprendre les choses ?
  • Oui, il ne vaut mieux pas que cette enfant réussisse un concours dans une école d'art, elle sera obligée de suivre les idées dominantes et sera harcelée, peut-être violée. Ce n'est pas le lieu de création pour une enfant dans notre pays.
  • Mais si elle arrive à ne pas suivre les idées dominantes, à ne pas se laisser faire ?
  • Comment le peut-elle ?
  • Si elle dénonce les violences ?
  • On ne la croira pas, ses amis à l'école, ses professeurs, il y aura une omerta qui l'obligera à arrêter ses études.
  • Si, elle ne dénonce pas et ne se laisse pas faire, et passe pour une bizarre ?
  • Peut-être, admettons, mais elle sera obligée si elle veut exposer ses réalisations par passer par les mêmes idées dominantes et être harcelée et peut-être même violée.
  • Si elle trouve un moyen de continuer sans exposer dans les lieux où il y a des violeurs et des femmes complices qui aussi harcèlent et chouchoutent les prédateurs ?
  • Elle sera isolée.
  • Mais si elle est isolée de ce système de l'art qui est malsain et ne fonctionne que pour quelques élus, alors c'est bien, non ?
  • Oui, si elle trouve d'autres personnes comme elle, qui ont appris.
  • Et si en fait, ces autres personnes sont encore plus nombreuses que ce milieu dont les règles sont idiotes.
  • Alors c'est cela la création, l'invention, c'est un jeu où elle peut jouer, ce n'est pas ce qui est montré.
  • Et si elle l'avait déjà trouvé.
  • Elle ne le dirai à personne, si c'est une joueuse.











"Les tulles surtout, si légers, qu'ils étaient comme la note extrême et perdue"
Photographies © Sonia Marques (novembre 2017 - Tulle)

Art Par kiwaïda at 16:04

02/11/2017

♓@ℓł◎ẘℯ℮η

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Photographies © Sonia Marques

Ma découverte de Fétide ❥


Film Par kiwaïda at 17:32

30/10/2017

ℐℒ ℙṲℒ☾ℑИϴ ℵ€ℛ☮

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2017

We are not surprised

We are artists, arts administrators, assistants, curators, directors, editors, educators, gallerists, interns, scholars, students, writers, and more—workers of the art world—and we have been groped, undermined, harassed, infantilized, scorned, threatened, and intimidated by those in positions of power who control access to resources and opportunities. We have held our tongues, threatened by power wielded over us and promises of institutional access and career advancement.

We are not surprised when curators offer exhibitions or support in exchange for sexual favors. We are not surprised when gallerists romanticize, minimize, and hide sexually abusive behavior by artists they represent. We are not surprised when a meeting with a collector or a potential patron becomes a sexual proposition. We are not surprised when we are retaliated against for not complying. We are not surprised when Knight Landesman gropes us in the art fair booth while promising he’ll help us with our career. Abuse of power comes as no surprise.

This open letter stems from a group discussion about sexual harassment within our field, following the recent revelation of Knight Landesman’s sexual misconduct. The conversation has branched out further and internationally. Harder work to advance equity is often expected of and performed by women of color, trans, and gender nonconforming people. Our efficacy relies on taking this intersection very seriously and not excluding other corroborating factors that contribute to bias, exclusion, and abuse. These additional factors include, but are not limited to, gender identity, ability, religion, class, and immigration status. There is an urgent need to share our accounts of widespread sexism, unequal and inappropriate treatment, harassment and sexual misconduct, which we experience regularly, broadly, and acutely.

Many institutions and individuals with power in the art world espouse the rhetoric of feminism and equity in theory, often financially benefitting from these flimsy claims of progressive politics, while preserving oppressive and harmful sexist norms in practice. Those in power ignore, excuse, or commit everyday instances of harassment and degradation, creating an environment of acceptance of and complicity in many more serious, illegal abuses of power.

The resignation of one publisher from one high-profile magazine does not solve the larger, more insidious problem: an art world that upholds inherited power structures at the cost of ethical behavior. Similar abuses occur frequently and on a large scale within this industry. We have been silenced, ostracized, pathologized, dismissed as “overreacting,” and threatened when we have tried to expose sexually and emotionally abusive behavior.

We will be silenced no longer.

We will denounce those who would continue to exploit, silence, and dismiss us. Your actions will no longer be a secret, whispered amongst us for fear of ostracization, professional shunning, and recrimination. Where we see the abuse of power, we resolve to speak out, to demand that institutions and individuals address our concerns seriously, and to bring these incidents to light regardless of the perpetrator’s gender.

We will no longer ignore the condescending remarks, the wayward hands on our bodies, the threats and intimidations thinly veiled as flirtation, or the silence from ambitious colleagues. We will not tolerate being shamed or disbelieved, and we will not tolerate the recrimination that comes with speaking out. We will not join “task forces” to solve a problem that is perpetrated upon us. We provide a definition of sexual harassment, for those who may feel powerless so that they may point to a document that supports a safe work environment for all.

We, the undersigned—those who have experienced abuse and those standing in solidarity with them—call upon art institutions, boards, and peers to consider their role in the perpetuation of different levels of sexual inequity and abuse, and how they plan to handle these issues in the future.

We are too many, now, to be silenced or ignored.
With all we have experienced and witnessed, this letter should come as no surprise.

This letter is dedicated to the memory of feminist art historian Linda Nochlin (1931-2017), whose activism, spirit, and pioneering writings have been an inspiration for our work.

Image: Jenny Holzer, Abuse of Power Comes As No Surprise (1982)

Sans surprise

Nous sommes artistes, administratrices, assistantes, curatrices, critiques d’art, directrices, éditrices, étudiantes, galeristes, chercheurs, stagiaires et universitaires travaillant dans le monde de l’art contemporain, et nous avons été attouché.e.s, rabaissé.e.s, harcelé.e.s, infantilisé.e.s, méprisé.e.s, menacé.e.s et intimidé.e.s par celles et ceux en position de pouvoir et qui contrôlent les moyens, les ressources et les opportunités de notre milieu. Nous avons tenu nos langues, paralysé.e.s par ce pouvoir brandi au dessus de nos têtes et leurré.e.s par les promesses d’avancement professionnel et d’accès au monde institutionnel.

Nous ne sommes pas surpris.e.s d’apprendre que des curateurs proposent des expositions ou un soutien en échange de faveurs sexuelles; ni lorsque des galeristes idéalisent, minimisent et dissimulent des comportements sexuels abusifs des artistes qu’ils ou elles représentent. Nous ne sommes pas surpris.e.s lorsque, lors d’un rendez-vous avec un collectionneur ou un mécène potentiel, celui-ci se permet de nous faire des avances. De même, nous ne sommes pas surpris.e.s des conséquences qui suivent un refus de notre part. Dès lors, nous ne sommes pas surpris.e.s lorsque Knight Landesman (éditeur démissionnaire du magazine Artforum ) se permet de nous peloter sur un stand de foire en nous promettant qu’il nous aidera dans nos carrières. Les abus de pouvoirs ne nous surprennent pas.

Cette lettre ouverte émane d’un groupe de discussion sur le harcèlement sexuel dans notre champ professionnel, créé à la suite des récentes révélations sur la conduite déviante de Knight Landesman. Les conversations se sont ensuite étendues à un réseau international. La tâche de faire avancer l’égalité est souvent encore plus lourde à porter pour des femmes de couleur et des personnes LGBTQ ou au genre non défini. Historiquement, les luttes en faveur de l’égalité raciale ont souvent fait avancer les luttes féministes, sans toujours bénéficier en retour du soutien de toutes les femmes blanches. Notre démarche repose sur une volonté très sérieuse de prendre en considération ces critères intersectionnels afin de défendre tous ceux qui sont victimes de préjugés, exclu.e.s ou abusé.e.s. Parmi ces critères on peut inclure l’identité sexuelle, l’aptitude, la religion, la classe sociale et le statut d’immigration. Il est urgent de partager nos témoignages sur le sexisme normalisé, les traitements inégaux, les conduites inappropriées, et le harcèlement sexuel dont nous faisons l’expérience régulièrement, de manière généralisée et avec intensité.

De nombreuses institutions et personnes en position de pouvoir dans le monde de l’art contemporain adhèrent en théorie et sans sourciller à la rhétorique féministe et au principe d’égalité. Souvent, ils ou elles tirent profit de cet engagement de façade en faveur de politiques progressistes, tout en préservant, en pratique, des conventions sexistes néfastes et oppressantes. Chaque jour, celles et ceux qui détiennent le pouvoir font le choix d’ignorer et d’excuser, quand ils ou elles ne commettent pas eux-mêmes des actes de harcèlement et d’humiliation. Ils ou elles créent ainsi un climat arrangeant, voire complice, envers des abus de pouvoir illégaux et potentiellement plus graves.

Une démission au sein d’un magazine d’art contemporain de renommée internationale ne résout ni l’étendue ni le caractère insidieux du problème: celui d’un milieu professionnel perpétuant des structures de pouvoir vétustes au détriment d’un comportement éthique. De tels abus se produisent fréquemment et à grande échelle dans le monde de l’art globalisé. Nous avons été réduit.e.s au silence, mis.e.s à l’écart, considéré.e.s comme malades, congédié.e.s p our cause de “réaction disproportionnée” et menac.é.e.s lorsque nous avons tenté de rendre public des comportements sexuellement et émotionnellement abusifs.

Nous ne serons plus silencieu.x.s.e.s.

Nous dénoncerons celles et ceux qui persisteront à nous exploiter, à nous faire taire ou à nous discréditer. Vos actions ne seront plus jamais ces secrets que nous chuchotons entre nous par peur de la réprimande, de l’isolement ou de la mise au ban professionnelle. Dès lors que nous serons témoins d’abus de pouvoir, nous nous engageons désormais à parler, à exiger que les institutions et leurs dirigeant.e.s nous prennent au sérieux, et à exposer ces incidents au grand jour quel que soit le sexe de leurs auteurs.

Nous n’ignorerons plus les remarques condescendantes, les mains baladeuses, ni les menaces et les intimidations subtilement déguisées en flirt, ni le mutisme de nos ambitieu.x.se.s collègues. Nous ne tolérerons plus d’être couvert.e.s de honte ou peu pris.e.s au sérieux, ni d’être montré.e.s du doigt lorsque nous oserons enfin prendre la parole. Nous ne rejoindrons pas les “groupes de travail” formés pour résoudre un conflit perpétré contre nous. Ainsi, nous proposons une définition du harcèlement sexuel à l’usage de celles et ceux qui se sentiraient impuissant.e.s, auquel se référer pour mieux construire un environnement de travail sûr et confortable pour toutes et tous.

Nous, signataires —celles qui ont été abusées et celles qui en sont solidaires—, appelons les institutions artistiques, les instances gouvernementales culturelles ainsi que tous nos collègues à s’interroger sérieusement sur la manière dont ils ou elles ont joué, ou ont pu jouer, un rôle dans la perpétuation des inégalités entre les sexes et des abus précités, et surtout, à la façon dont ils ou elles comptent gérer ces problèmes dans le futur.

Nous sommes trop nombreu.x.s.e.s, désormais, pour être ignoré.e.s et réduit.e.s au silence. Avec tout ce que nous avons subi et dont nous avons été les témoins, cette lettre ne devrait pas vous surprendre.

Cette lettre est dédiée à la mémoire de l’historienne d’art féministe Linda Nochlin (1931-2017), dont l’esprit, l’activisme et les écrits précurseurs ont inspiré nos travaux.

Ndt: Pour la traduction de cette lettre de l’anglais qui est une langue aux terminaisons en majorité non genrées, il a été décidé d’utiliser le genre féminin pluriel pour parler d’un groupe inclusif de personnes plutôt que le traditionnel masculin pluriel, en combinaison à l’écriture inclusive, dans le but de tenter de restituer au mieux le ton de la missive originale.


2015-2016

Quelques temps avant...

En France :
Souvenir des dessins des étudiantes de l'école nationale supérieure des arts de Bourges, avec lesquelles j'ai développé un studio nommé "Il pulcino nero", un programme pédagogique précis et bien encadré, artistique et complet, contre le harcèlement, les discriminations, les violences, le racisme... Il était à visée de recherche mais aussi d'initiation aux outils numériques dans des dimensions diverses. Des centaines de dessins ont été réalisés, et redessinés, par plusieurs étudiants et étudiantes, des jeunes années, et même des premières années des écoles d'art, avec soin et application, des centaines de formes, de traits, de pleins et de vides, que nous avions commentés, enrichis de mots, d'expériences, que nous avions montrés, affichés, ensemble, (dans les couloirs de l'école avec : Farce) avec joie et concentration, assidus nous étions. Leurs évolutions graphiques et plastiques furent très rapides, mon enseignement pointait là quelque chose de plus évident dans mon parcours de professeure, depuis une vingtaine d'années, et mon expérience a su aller droit au but.
L'ensemble de ces travaux devaient être rendus publics lors d'une exposition dans une chapelle classée, j'enseignais à plein temps, depuis un an dans cette école, en détachement de l'école d'art de Limoges (où j'enseignais depuis sept années). Elle ne sera jamais rendue possible. J'ai reçu des menaces, en particulier d'un professeur, un peintre, en relation avec l'école de Limoges, qui usait de "la rumeur" pour me décrédibiliser. Il est toujours en poste, et, sans surprise, il s'occupe des cours de nus. Le directeur témoin de cette menace n'a jamais fait autorité. J'ai appris bien plus tard qu'il y avait une douzaine d'étudiantes qui avait porté plainte contre ce professeur, à la direction, pour des propos déplacés dans le cadre de ses cours. Auparavant, "Il pulcino nero", dans sa démarche philosophique et de pratique du dessin à l'aide de logiciels de création, avait été développé avec des étudiants de l'école nationale supérieure des arts de Limoges, dès 2014-2015. Son déroulé a été amputé par les directrices (générale et des études) et rendu impossible, malgré des étudiantes motivées. Selon ces directrices, je devais être l'assistante des professeurs masculins, mais pas réaliser de cours (sic !) avec l'expérience de ma pratique artistique (ce que font tous les professeurs) Les professeurs ont été complices du harcèlement, en laissant faire toutes les actions violentes de la direction, ils avaient besoin de mes compétences techniques qu'ils n'avaient pas. Sabotages et manque de courage, harcèlements, saisies sur mon salaire, convocation au tribunal, aux faux motifs médiocres et sales, en toute impunité, mutismes et complicités des fonctionnaires, remplacements de mes cours par des garçons, récemment diplômés, not surprised. Si les étudiants apprennent que ces comportements sont normaux avec l'absence de consentement, dans ce contexte de l'éducation, l'absence de consentement devient un outil normal pour celles et eux qui détiennent et exercent le pouvoir Nous n'étions pas en avance, avant le relais médiatique ces temps-ci, des gros poissons pris dans les mailles du filet, dans le monde, toutes les affaires de harcèlement, avant même qu'en France, la ministre de la culture visite ces jours-ci, l'école nationale supérieure des beaux-arts, dont le directeur a peu d'estime pour les femmes artistes, et donc, pour les étudiantes en art... Une visite sans sanctions (malgré des plaintes en lice d'étudiants) Les directions des écoles d'art sont dans le déni, le ministère de la culture et ses services aussi, tous laissent impunis ces modes structurels de harcèlements, moraux et sexuels, jusqu'à faire partir celles et ceux qui dénoncent ces pratiques (étudiant.es, professeur.es, personnel...) et laisser en poste les agresseur.es. Et quand j'écris "partir", c'est par la force, sachant que des étudiants restent sans diplômes, des professeures, sans emploi, d'un seul coup. Ces institutions déciment au nom du silence. Elles ont choisi de brûler leurs enseignements, écritures et lectures. Je me suis aperçue, que dans ces situations, plus personne ne sait lire, ni écrire. Et surtout, les relais se taisent (le journalisme perd sa fonction première, celle d'informer). Dans le même temps, une poignée de coqs en pâte choisis pour nous donner la perspective des écoles d'art "sexy" avec la photographie d'une poule sans le sou, plumée, donc, non consentante, pour modèle (22/10/2017) Et c'est bien dans un cadre "journalistique" que l'on peut trouver ce relais d'information. En fait, ils nous donnent les limites de leur enclos, plutôt que des écoles ouvertes sur le monde. Non, nous ne sommes pas surprises. Non, nous n'étions pas en avance : ils sont en retard, très en retard, et des chartes de bonne conduite ne pourront rien y faire. Témoins au grand nombre de mauvaises conduites au nom de l'État, des intouchables au nom de l'art, et au nom de la transgression.
C'était sans surprise qu'un cours bien développé sur ces questions de harcèlements, à destination des étudiants en école d'art soit censuré. Si des étudiants se trouvaient apprendre leurs droits, sur ces sujets, et exprimer, trouver des formes artistiques à leurs projets personnels, qu'une étudiante décide de dessiner une femme, et avec l'acquisition de savoir-faire numérique, plutôt qu'elle soit dans l'obligation de dessiner des modèles nues choisies par les hommes professeurs, qui ne savent pas se servir d'outils numériques, est inconcevable pour les directions, l'ensemble des us et coutumes, de la tradition des beaux-arts. Et qu'une femme artiste puisse enseigner, selon son expérience, encadrer et partager ses connaissances, inviter d'autres personnes, cet acte de "transmettre" n'est pas concevable. Imaginez le bouleversement des pratiques artistiques. Des étudiantes seraient en capacité de développer une pensée critique et pouvoir manipuler des outils différents, techniques, nouveaux, des savoir faire artistique indépendants des modèles habituels et autorisés et à leurs tours, les enseigner, avec humour et un esprit critique. Bouleversement des critiques d'art autorisés, qui font encore autorité.

"Chaque jour, celles et ceux qui détiennent le pouvoir font le choix d’ignorer et d’excuser, quand ils ou elles ne commettent pas eux-mêmes des actes de harcèlement et d’humiliation."

La symbolique du harcèlement et de la discrimination a été très loin et a sonné le glas (de ma participation à ces systèmes d'enseignements misogynes dans les écoles d'art), tandis que je travaillais justement et enseignais aux étudiants sur ces sujets sociaux. Je me suis retrouvée, la veille du jour de la rentrée scolaire, au tribunal de ma ville, convoquée par la directrice de l'école où j'enseignais (dans ma ville donc) pour avoir rendu un ordinateur dans "une saleté remarquable" et tant d'autres adjectifs lié au sale et au déchet (avec les fautes d'orthographe et de conjugaison c'est plus ludique, j'ai pu y lire un second degré involontaire... car le premier degré, aïe aïe aïe). Ce qui venait justifier, pour cette direction, que je ne prenais pas soin des outils de l'école, et donc me disposait en faute professionnelle, car je suis enseignante en multimédia depuis une quinzaine d'années, donc incompétente. Ce jugement fut celui d'une directrice qui venait d'être nommée par le ministère de la culture (encore en poste) et sommait le tribunal que je paye. Elle n'avait et n'a toujours (vu les remplacements effectués sur mon poste) aucune connaissance en multimédia, vraiment aucune, ni artistique, ni technique et encore moins sur les médias et leurs évolutions, et, de toute évidence, l'obsolescence programmée n'était pas une donnée apprise, et ni comprise. Le dialogue a été empêché et je n'ai eu aucun droit à la parole, ni, il y a eu de lecture de ma parole écrite. J'étais jugée au tribunal parmi des violeurs, des jeunes hommes qui violentaient des femmes gravement. Et pour parfaire le jugement, le juge fut une femme. Ma réflexion a dû étendre son spectre jusqu'aux femmes que j'ai vues capables, et assez compétentes, dans le sexisme, reprenant la misogynie comme outils de violence faites aux femmes, en se faisant juges et désignant la femme comme saleté à exclure de l'école, comme un paria, et en laissant les hommes complices innocentés gardant leur poste. Non seulement le qualificatif de "salir un ordinateur" fut utilisé, mais c'est aussi mon outil de travail, et c'est ainsi me le supprimer. Me convoquer au tribunal de ma ville et me demander de payer une réparation inventée, car l'ordinateur fonctionnait parfaitement bien, c'était pour insister sur la caste sociale, aussi inventée, celles des pauvres et sales qui ne méritent ni salaire ni emploi, ni fonction, ni mission, ni intégration dans la société, et celles des riches qui ordonnent de payer et s'octroient le soutien d'une justice faites pour eux. D'ailleurs le tribunal est à côté de la prison. Il fallait bien que la scénographie soit complète, je méritais la prison.

"De nombreuses institutions et personnes en position de pouvoir dans le monde de l’art contemporain adhèrent en théorie et sans sourciller à la rhétorique féministe et au principe d’égalité. Souvent, ils ou elles tirent profit de cet engagement de façade en faveur de politiques progressistes, tout en préservant, en pratique, des conventions sexistes néfastes et oppressantes."

Les écoles nationales supérieures d'art sont en piteux état. Mais chaque ministre validant aveuglément tous ces agissements, signant même les saisies sur votre salaire en toute impunité vient conforter les formes de corruptions de ses représentants. Il ne manque plus qu'à réaliser une petite exposition d'affiches toutes préparées, "contre les violences faites aux femmes", ce qui a été réalisé dans l'école d'art, pendant que j'étais violentée. Et le mieux, c'est que ce soit un professeur, un homme qui la chapeaute, et le petit tour est joué. Ainsi les étudiantes, et les étudiants peuvent s'asseoir à terre et écouter "Le" professeur debout, qui présente une collection d'affiches, qu'il n'a pas réalisé, et dont le sujet, pour se mettre ainsi en avant, n'a pas été étudié une fois dans sa vie. On scelle la violence et on interdit de s'y opposer par une bienséante exposition formatée, aux arguments féministes. C'était parfait, car ainsi personne n'y trouve rien à dire, puisque c'est une directrice qui décide. Sauf que par ces formes de harcèlements, ma vision de ces systèmes d'enseignement a évolué, et je n'y adhère plus. Je ne collabore plus à ces procédés diaboliques et ces écrans de fumée à durée déterminée qui ensevelissent des années de luttes et d'histoires féministes sans savoir allier l'expérience du passé à celle du présent. Et c'est malheureusement de ces agissements, par des femmes au pouvoir, complaisantes et violentes, que nous ne pourrons jamais faire évoluer ces écoles d'art en France. Si l'observation d'une telle collaboration peut mener en enfer avec tant de collègues connivents et complaisants, lorsque l'on sort de ce système, on peut s'estimer "rescapé.e".

"Ils ou elles créent ainsi un climat arrangeant, voire complice, envers des abus de pouvoir illégaux et potentiellement plus graves."

Je me demande même si ce que j'ai connu de pire comme situation ce n'est pas de me retrouver converser avec des femmes professeures, dans ces écoles, qui représentaient des communautés de féministes et qui, si elles ne daignaient lever le petit doigt dans de telles situations pour vous soutenir, vous regardaient d'un air indifférent, afin que vous ne puissiez qu'incarner "la saleté" désignée par une misogyne, celle qui doit dégager. Car dans ces obscures représentations des droits, ces enclaves et chasses gardées, il ne faut pas qu'une femme soit plus féministe que celles qui ont été élues pour représenter "la lutte pour l'égalité des droits entre femmes et hommes". Et ainsi, certaines affaires sont savamment non ébruitées, car il y a des femmes qui peuvent perdre leur place, celle-ci, si longuement acquise parfois pour une éternité comme un panthéon matriarcal. On préfère ainsi le plus souvent parler des affres des hommes, dans les écoles d'art, et ne jamais remettre en cause les femmes, ni regarder de plus près leurs sourds agissements, des officieux passerelles des officiels. Plus cruel encore, lorsque des représentants du personnel, au passif syndical et au pouvoir, ne sont pas du tout formés sur ces questions de harcèlements dans les écoles, et au contraire, jouent le jeu des directions qui harcèlement et abusent de leur fonction. C'est ainsi qu'en se tournant vers des syndicats, les représentant.es, vont, à l'inverse de défendre les droits des salariés, permettre aux directions d'avoir accès aux informations personnelles des victimes d'abus, afin de les fragiliser davantage pour les faire partir des écoles et ne pas nuire aux prédateur.es en place, souvent aux échelons supérieurs (le parcours et la promotion étant très bien conservés entre prédateur.es, et les évolutions par force, garanties) Il n'est pas surprenant de lire les revendications syndicales, concernant les écoles d'art, éluder toutes les observations réelles sur la souffrance au travail et des harcèlements dans les écoles, et déroger à la règle de l'inspection, qui sont pourtant structurels au pouvoir en place, mais insister sur la promotion et l'évolution des statuts, bien amorties déjà, par les garants de ces rapports de force et de harcèlements. Car syndicats et représentants et directions et pouvoir, sont toujours bien plus concernés par la recherche de "plus" de pouvoir et de promotions, que sur l'amélioration des conditions de travail et des relations humaines et de santé pour les fonctionnaires, et les plus précaires (souvent qui n'atteindront jamais les échelons et statuts gratifiés de ces représentants)
J'ai beaucoup appris, et c'est le décès d'une amie et collègue à l'école d'art de Bourges qui a éclairé les parties obscurcies. Cet article lui est dédicacé, m'ayant demandé de faire quelque chose de lumineux, sachant ses jours comptés. Je peux à présent sans compter, que les jours des autres ne sont plus à commenter, mais que notre expérience vécue est à relater, afin d'incarner vraiment les mots et les phrases qui peuvent à un moment, nous représenter, ainsi les relativiser, lorsque nous sentons ce moment présent, et non venir. Le "je" devient impératif quand trop de slogans neutralisent notre singularité. Je n'aime pas les pétitions, je n'en signe aucune, l’anonymat me déplait. Signer pour être en compagnie d'artistes m’horripile, ou par culpabilité de n'avoir rien à dire et faire. Alors si je signais ce texte, il me fallait inscrire une expérience qui pouvait ainsi éclairer ce sur quoi, j'avais vérifié des mots, phrases et slogans, dont le sens résonnait présentement. Car ceux-ci, celles-ci, les mots, les phrases, peuvent neutraliser, de nouveau, notre présence au monde. Ainsi ma désagréable expérience, peut-être rédhibitoire pour les écoles d'art (?) l'avenir le dira, a ouvert un champs plus théorique. Je suis ainsi très perplexe sur les énoncés féministes qui ne représentent plus rien, les visuels, les actions, toute forme et tout geste récupéré politiquement, trop de buée sur le pare-brise.
Lorsqu'il n'y a plus d'enseignements dans une école, ne reste que les rumeurs comme outils de travail, provoquant l'ébruitement, les brisures de nos capacités intellectuelles à étudier, comprendre, apprendre, transmettre et l'exclusion comme seul apprentissage bien reçu, in fine. Je réalisais ainsi que les écoles d'art, en France, sont devenus des systèmes de pointe à exclure. Elles ont longtemps communiqué sur leur élitisme, mais aujourd'hui, elles se trouvent complètement décalées, vis-à-vis du manque d'emploi et de leurs formations caduques avec de telles pratiques basées sur exclusion. Leur élitisme douteux, tout comme les critères d'évaluation destiné à une élite de l'art contemporain (avec si peu de femme artiste exposée, élue) quand les jeunes femmes sont majoritaires, étudiantes en école d'art et les femmes professeure minoritaires, dans ces cadres de sélections sexistes, si ce n'est de castes sociales, deviennent très visibles et "on est grave dans la genance" (langage utilisé par les plus jeunes pour exprimer le malaise moral, le trouble, mais plus la confusion de quelqu'un dans la situation où il est placé face à l'autorité qui viole le droit) Des institutions de gènance, qui apprennent à violer les droits et à se rapprocher des impunis. Il y a du dégoût de ces pratiques, il y a de l'amertume chez des jeunes étudiants. Je l'ai plus constaté ces dernières années, l'imagination et la création sont voilées (violées) par ces méthodes d'abus de pouvoir, non sanctionnés (dans mon expérience personnelle, je fus seule sanctionnée dans l'école d'art où j'enseignais, et convoquée au tribunal de ma ville, pour des motifs inventés (une pauvre femme sale) c'est-à-dire humiliants, et... mineurs, car une femme reste mineure, dans ces systèmes). Il n'y avait aucune inscription de ma fonction, que je sois professeure et artiste à l'école d'art de Limoges fut supprimé par la direction et son administration gargantuesque, sur la convocation au tribunal, et cette école fut prise pour une entreprise, et non une école. Très intéressant, en mode "libéral" et non, un établissement public d'État. J'ai évidemment informé des collègues et même ayant une place de coordination, très étonnés de ces agissements, me garantissant ne pas être du tout informés par cette direction, avec laquelle ils dînent, partent en voyage, se réunissent... Hum, hum. Silence radio (en mode : Si elle est attaquée par la direction, ce ne sera pas nous et tant mieux). Je ne pense pas que l'on puisse faire, de la France, un pays d'innovations et d'inventions avec ces règles tacitement distribuées pour certains. Cela ne marche pas... même si le président aime la marche.

Design paradigm. Ces agissements s'opéraient comme un principe de poupées-russes, une sytsémie : un objet à l'intérieur d'un objet similaire. En informatique on peut comparer ce principe à une fonction récursive. Car dans l'expérience du harcèlement d'une direction, on l’appellera la matriochka (corpulente et robuste), elle applique une solution rapide et efficace (ex : l'homme est majeure, la femme est mineure) afin de résoudre les problèmes de directions rencontrés, en commençant par une petite portion du problème (ex: l'homme est propre, la femme est sale), et en appliquant le même raisonnement sur le reste du problème (ex : l'homme présente son regard, la femme représente le regard de l'homme) À imaginer dans une école, dans un cadre de transmission, cette fonction récursive va marteler et conditionner les étudiants. Infantilisations : la femme sera toujours une mineure et si elle parvient à l'égalité, restera mineure, dans ses choix de directions lorsqu'ils sont ainsi rabattus et non élevés. Minables quoi !

Résultat, je ne suis plus admise à enseigner dans ces écoles d'art dont la tutelle est le ministère de la culture, telle est la perspective des écoles d'art : nous plumer, nous empêcher de travailler, d'enseigner, avec la volonté d'arrêter notre carrière. La perspective est de laisser les comportements de harcèlements se transmettre dans ces enclos, afin que perdure le système d'élection et d'exclusion de l'art, avec l'argent public. Et la folie des grandeurs de mauvais goûts, dans ces temps de précarité, a gagné tous les secteurs de la culture. Ainsi je ne crois plus aux effets d'annonces, ni aux directions des écoles, femmes ou hommes, qui ne soutiennent pas les artistes et professeures engagés dans leur recherche, la pédagogie et l'art. Je ne crois plus non plus aux rhétoriques féministes dans ces écoles et au principe d'égalité, pour ces engagements de façade qui préservent les conventions sexistes néfastes et oppressantes et radient les femmes artistes de l'enseignement. Ni même, ces chartes diffusées, dont les protagonistes n'ont que faire et dont les graphismes sont ratés. Ainsi je fais partie de ces signataires de ce texte "not surprised" (ci-dessus en intégralité, anglais et français), dont voici un extrait :

"De nombreuses institutions et personnes en position de pouvoir dans le monde de l’art contemporain adhèrent en théorie et sans sourciller à la rhétorique féministe et au principe d’égalité. Souvent, ils ou elles tirent profit de cet engagement de façade en faveur de politiques progressistes, tout en préservant, en pratique, des conventions sexistes néfastes et oppressantes. Chaque jour, celles et ceux qui détiennent le pouvoir font le choix d’ignorer et d’excuser, quand ils ou elles ne commettent pas eux-mêmes des actes de harcèlement et d’humiliation. Ils ou elles créent ainsi un climat arrangeant, voire complice, envers des abus de pouvoir illégaux et potentiellement plus graves. "

Mais les dessins sont là, les pensées échangées, nos dialogues, nos attentions aux uns, aux unes et aux autres ont été les meilleurs que j'ai pu connaître, car les plus en phase avec notre temps, la fragilité de notre vie et aussi la marque de notre engagement à poursuivre, notre lutte, que nous soyons exclues pour ces expressions artistiques, ces réflexions, ces libertés de penser, que nous soyons congédiées, mis à l'écart, que des rumeurs malsaines se propagent sur ce qui est exprimé, dit, écrit, dessiné, pensé, sur notre parole.

Il y a encore d'autres dessins et des très beaux, que je ne peux ici afficher, j'espère que vous allez bien, où que vous soyez. Merci à mes parents pour m'avoir soutenue dans des moments difficiles, merci à mon amoureux et mes étranges bêtes, de plus en plus nombreuses à m'emmener gracieusement vers l'éthologie.

"Nous ne serons plus silencieu.x.s.e.s."

DEFINITION OF SEXUAL HARASSMENT

Sexual harassment is a type of personal or institutional abuse that uses sexual behavior to alarm, control, demean, intimidate, bully, belittle, humiliate, or embarrass another person.

Sexual harassment can occur between anyone, regardless of sexual or gender orientation.

Sexual harassment is rarely purely related to sexual desire. It is often a misuse and abuse of power and position, whose perpetrators use sexual behavior as a tool or weapon.

It is predatory and manipulative, often used to assert the superiority or dominance of one person over another person.

Sexual harassment is any unwelcome behavior of a sexual kind and can take many forms, including making unnecessary, unwanted, or unsolicited physical contact; complimentary or derogatory comments; unwelcome comments about a person’s physical appearance or clothing; commenting on a person’s sexual orientation or gender identity; asking questions about a person’s sex life; engaging in unwelcome sexual propositions, invitations, and flirtation; making somebody feel uncomfortable through displaying or sharing sexual material; giving unwelcome personal gifts; wolf-whistling; catcalling; following; leering or stalking.

Sexual harassment does not always occur in person. It can take the form of emails, visual images, social media, telephone, text messages, or any other media. The abuser need not recognize their own actions or words as sexual harassment in order for it to be considered as such.

The victim of sexual harassment may know the perpetrator well, or may have only just met them. The behavior may occur once, or numerous times over a long period. The victim may encounter the perpetrator at work, socially, or through personal connections. The victim may engage in a professional or social relationship with the perpetrator. The victim may outwardly appear to consent or agree to the act (of harassment), and may be, or appear to be, maintaining a relationship with the abuser. The victim may participate in an encounter that may not be welcome, and may constitute harassment, even if victim and abuser had previous consensual encounters.

This does not mean the sexual behavior was welcomed or solicited. If the behavior is unwelcome, uninvited, or unsolicited, it is sexual harassment, regardless of the circumstances of their meeting, or type of relationship. The victim should never have to offer any kind of reason for refusing to participate.

Sexual harassment is highly destructive to the victim and can cause serious psychological damage. If it occurs in a work, school, or institutional environment, it can be detrimental to their ability to perform their work, and harm the victim’s achievements, career, and reputation. Diminishing a person’s value to their sexuality undermines their professional skills and contributions.

Victim shaming, blaming, and outright dismissal of the victim’s experience, often by the very people the victim turns to for help, contributes to a culture of silence and secrecy. Such an environment enables the continuation of the original abuse of power.

Sexual harassment is often used by those in power to assert dominance and control over subordinates. For this reason, it can be difficult and risky for the victim of sexual harassment to speak out. Because of the sexual nature of this type of abuse of power, this risk is often compounded with shame or embarrassment.

Sexual harassment may not be reported for months or years, if ever, and victims may not feel able to come forward by name for fear of backlash. Length of time passed since the harassment has no bearing on the validity of their claims.

Les desseins sont là.

Não nos surpreende.

Somos artistxs, administradorxs de artes, assistentes, curadorxs, diretorxs, editorxs, educadorxs, galeristxs, estagiárixs, estudiosxs, estudantes, escritorxs e mais — trabalhadorxs do mundo da arte — e somos manuseadxs, delibitxs, assediadxs, infantilizadxs, desprezadxs, ameaçadxs e intimidadxs por aqueles que estão em posição de poder e controlam o acesso a recursos e oportunidades. Nos mantivemxs caladxs, ameaçadxs pelo poder exercido sobre nós e pelas promessas de êxito institucional e crescimento profissional.

Não nos surpreende que curadores nos ofereçam exposições em troca de favores sexuais. Não nos surpreende quando galeristas idealizam, minimizam e escondem o comportamento abusivo dxs artistas que representam. Não nos surpreende quando uma reunião com um colecionador ou um potencial patrono se converta em uma proposta sexual. Não nos surpreende que sejamos reprendidxs quando não nos ajustamos a suas demandas. Não nos surpreende que Knight Landesman nos toque em uma feira de arte enquanto nos promete ajuda em nossa carreira.

Essa carta aberta tem como origem uma discussão coletiva sobre abuso sexual em nosso campo de atuação, seguindo as revelações recentes de conduta sexual inapropriada (um segredo conhecido há muito tempo). A conversa se expandiu mais e internacionalmente. Um esforço maior para a equidade é esperado de e realizado por mulheres negras e pessoas trans ou não binárias. Historicamente, as lutas pela igualdade racial frequentemente adotaram uma agenda feminista, sem receber apoio das mulheres brancas. Nossa eficácia apoia-se em tomar muito seriamente essa intersecção e incluir outros fatores corroborativos que contribuem ao preconceito, exclusão e abuso. Há uma necessidade imperativa de compartilhar nossos depoimentos sobre sexismo, tratamento desigual e inadequado, assédio e comportamentos sexuais inapropriados que experimentamos de modo regular, intenso e amplo.

Muitas instituições e indivíduos com poder no meio da arte apoiam a retórica do feminismo e igualdade em teoria, beneficiando-se dessas informações fracas para sustentar uma política progressista, ao mesmo tempo em que na prática preservam normas opressivas e prejudiciais. As pessoas que estão no poder ignoram, desculpam-se ou cometem assédio e degradação, criando um ambiente de aceitação e cumplicidade em muitos abusos de poder mais sérios e ilegais.

A renúncia de um editor de uma revista proeminente não resolve um problema maior e mais insidioso: um mundo da arte que possui estruturas de poder à custa do comportamento ético. Abusos similares frequentemente ocorrem em nível internacional e a larga escala dentro desse meio. Fomos silenciadxs, condenadxs ao ostracismo, patologizadxs, demitidxs por “exagerar” e ameaçadxs quando tentamos expor comportamentos sexuais e emocionais abusivos.

Não seremos mais silenciadas.

Denunciaremos os que continuarem nos explorando, silenciando e desconsiderando. Suas ações não serão mais um segredo, sussurrado entre nós por medo de que nos condenem ao ostracismo, de que nos excluam profissionalmente ou nos recriminem. Onde vemos abusos de poder, estamos decididxs a falar, pedir para que as instituições e os indivíduos abordem nossas preocupações com seriedade e tornem esses incidentes públicos independentemente do gênero dos responsáveis.

Não vamos ignorar observações condescendentes, mãos obstinadas em nossos corpos, ameaças veladas e intimidações como o flerte ou o silêncio de colegas ambiciosos. Não toleraremos que nos envergonhem ou questionem e não toleraremos a recriminação por falar. Não nos juntaremos às “forças especiais” criadas para resolver um problema que nos impõem. Fornecemos um código de conduta (veja abaixo) para aquelxs que se sentem desempoderadxs, para que possam apontar para um documento que suporte um ambiente de trabalho seguro para todxs.

Nós, abaixo assinadxs, chamamos nossas instituições, conselhos e colegas para que pensem bemo sobre como pode desempenhar, ou ter desempenhado, um papel na perpetuação de diferentes níveis de desigualdade e abuso sexual e como planeja lidar com essas questões no futuro.

Agora somos muitxs para que nos silenciem e ignorem.

Com tudo que experimentamos e presenciamos, esta carta não é uma surpresa.

Je fus non surprise de lire si peu d'artistes femmes françaises signer ce texte, ou travaillant dans le domaine de l'art, en 2017. Mais je fus surprise d'être signataire parmi mes deux icônes américaines artistes, Laurie Anderson et Jenny Holzer. La phrase not surprised fut tirée de l'une des œuvres de Holzer - Abuse of Power Comes As No Surprise - 1982)  Leurs références, dans mes cours, auprès de mes collègues étaient toujours inconnues, de Paris en Province. C'est ainsi seule, étudiante, alors que j'étudiais à l'école nationale supérieure des beaux-arts de Paris, par mes recherches, que j'ai appris et étudié leurs œuvres. Aucun professeur, aucune professeure, n'avait alors prononcé leur nom, aucun des étudiants. Je découvrais un livre en anglais, de Jenny Holzer, dans une librairie de soldes, remplis de poèmes et de mots, de phrases qui interrogeaient le privé, mais dans l'espace public. J'ai compris comment l'espace public pouvait être le lieu de l'art à cet instant et surtout, comment je pouvais le comprendre depuis mon espace intime, c'est-à-dire, ce que nous décrivons comme harcèlement de rue aujourd'hui, pouvait être écrasé par l'autorité d'un poème sur la voix publique, comme un slogan, mais sans vendre aucun produit et sans femme dénudée pour le vendre aux imbéciles. "Protect me from what I want" illuminé au-dessus des rues américaines et cinétiques, sonnait comme ce que je pensais tout bas, intimement, et qui se trouvait annoncer pour tous. Ce fut l'un de mes chocs artistiques et conceptuel, comprendre le texte et son impact dans une ville, comme si, parmi tant d'anonymes nous étions seules à décrypter le message. Les longues études terminées, c'est une nuit, en résidence en Alsace à l'Espace multimédia Gantner (réalisation : "Gamme Cluster" et un blog), avec le collectif que j'ai co-fondé en 1999, Téléférique, dont j'étais la seule femme parmi des hommes, qu'un membre et ami, informaticien et scientifique me fit écouter toutes ses K7 enregistrées des albums de Laurie Anderson, sachant que j'avais réalisé une chanson "Singing with a little robot..." inspirée de "Pale blue eyes" (de son amoureux Lou Reed, 1969) La nuit, je conduisais ces jeunes hommes, de mon collectif, avec la voiture de la résidence, car aucun d'eux ne conduisait ou n'avait le permis. Et évidemment entre "Big science" et "O Superman" des années 1981, c'est bien la voix de Laurie Anderson qui nous accompagnait, tandis que je dirigeais le groupe vers sa voix dans la nuit étoilée, comme un téléférique en pleine montagne, jusqu'en haut des cimes féériques. Ce sont des moments magiques et partagés, inoubliables. Et ce n'est pas de la science-fiction. C'est en dehors de toute institution, toute école. Et rien n'était visible, ni énoncé comme obligation de voir. Ni musée, ni exposition, ni discours, ni médaille. Du son, du noir, des étoiles et encore, un animal peut-être.
Ainsi la solitude rejoint la multitude.
Le chuchotement, le cri.

Art Par kiwaïda at 19:07

24/10/2017

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© thejazzist.nu (2016) 

CLUB © thejazzist.nu (2016)

Balance ton

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Texte pour catalogue CLUB  de Julien Ducourthial (2015)

The jazzist & Kiwaïda (2014 © Photographie Sonia Marques - Cité de la Céramique - Limoges)

L'été indien (2017 © Photographie Sonia Marques - Dordogne)

Chiens de traineau (2017 © Photographie Sonia Marques - Dordogne)

Chiens de traineau (2017 © Photographie Sonia Marques - Dordogne)

Les meilleurs profils (2017 © Photographie Sonia Marques - Dordogne)

Fête du cidre (2017 © Photographie Sonia Marques - Dordogne)

Entre le Périgord et le Limousin (2017 © Photographie Sonia Marques - Dordogne)

À châteauroux (2017 © Photographie Sonia Marques - Dordogne)

Vue de l'épatant (2017 © JD - Dordogne) : proposition de JD > Vue de l'épatante (les 2 marchent ensemble)

    admirable
    adorable
    ahurissant
    épastrouillant
    époilant
    époustouflant
    étourdissant
    bath
    beau
    chic
    chouette
    exceptionnel
    extraordinaire
    fameux
    fantastique
    formidable
    merveilleux
    mirifique
    mirobolant
    notable
    prodigieux
    remarquable
    sensationnel
    signalé
    singulier
    stupéfiant
    super
    surprenant

Il faut balancer l'homme épastrouillant, exceptionnel, épatant <3



Art Par kiwaïda at 13:53

10/10/2017

ℓεṧ ßαмßḯṧ

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bambis.jpg

Les bambis (Visuel © Sonia Marques)

╭∩╮(︶︿︶)╭∩╮

Saint Dica Saint Dica  Saint dictat pleine de sainteté.
Comme les lapins nains blottis quelque part ou ces bambis aperçus par cinq s'évadant dans la brume automnale, merveilles insoupçonnées, le regard dérobe puis oublie.
Comme eux, on ne croit plus en ce pays, en ce monde, en ces contrées gouvernées par d'hideuses images, faites et surfaites par des tiers, logorrhées des divertissements, ici on s'amuse mais en vérité on peut ironiquement déclarer : Folle ambiance ! Comme ces avocats le savent si bien, depuis les coulisses de la corruption.
"h" aspiré qui empêche toute liaison ... harcelé, hardi, hargneux, hasardeux, hautain, hérissé, héros, heurté, hideux...
"h" muet, hagard, haïssable, hardi, haut, hideux, hongre.
Mais hideuses.
Souffrances au travail par milliers, des médecins, aux hôpitaux, aux juges, aux enseignants, aux policiers, aux sans dents et fainéants et aux riens qui puisse les distinguer du tout.
Comme tous ces rongeurs ne reste à trouver l'os, comme ces songeurs que mon correcteur d'orthographe préfère à rongeurs.
Viols, violeurs, terrorismes, attentats, enlèvements, égorgements, harcèlements, pervers et tout au féminin, ou au neutre, au défiguré, comme au figuré, au complément d'objet direct et surtout c'est indirect, involontaire et même avec consentement des morts, comment en êtes vous à ne plus pouvoir payer les taxes, comment devez-vous cacher que vous ne pouvez-plus quand d'autres sont montrés si fièrement en déplacements officiels officieux officiers.
Au ciel, vous ne pouvez plus.
On vous dira :

Saint Dica Saint Dica  Saint dictat pleine de sainteté.
L
a rue, la rue, la rue et vous lapins nains, vous avez déjà enterré la hache de guerre, d'ailleurs n'y êtes vous pas déjà six pieds sous terre ?
Cinq bambis plus loin.
On ne répond plus depuis longtemps, on ne vous voit plus tout en vous demandant de vous voir plus.
Allez vous faire voir !
Les tous et les toutes, les riens et les merveilles.
Comme un bambin de la voie lactée, les regards ne déroberont plus.
Rideau, paupière fermée. Bambou. Tabou.
Je mets ta cape pour dormir, faire dodo, faire dodo.
Laissez nous faire dodo, les piques assiettes !
Ne vous invitez plus nulle part.


Littérature Par kiwaïda at 18:15

05/10/2017

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La reine (© Sonia Marques) - 2016, techniques mixtes - 100 x 100 cm

"Il y avait des orphelinats de jeunes filles par vraiment de jeunes femmes tenues par des femmes plus vraiment toutes jeunes. Ces jeunes filles très peu éduquées et cultivées, étaient livrées par des familles afin de recevoir quelques notions, du bon maintien de la maison et de sa décoration, afin d'être mariées. Elles y apprenaient le travail domestique, les arts appliqués. Les tenancières les circoncisaient autours d'elles et leurs rappelaient ce que c'était être des femmes soumises à la souillure. Elles recevaient l'ordre de se laver, de porter des gants si elles avaient leurs règles de protéger tous les outils qui seraient en contact avec elles lors de ses périodes. Quelques garçons parfois restaient auprès des matrones, ils n'étaient pas devenus des hommes, avaient été formés par ces femmes, mais ne sortaient que très peu de l'orphelinat. Les matrones ne leurs transmettaient aucune discipline, ils étaient livrés à eux-mêmes et pouvaient, au loisir éduquer les jeunes filles, se servir dans les arrivées. Toutes les insoumises avaient un traitement spécial. Elles étaient soumises au vote des garçons pas devenus des hommes validés par les jeunes filles les moins douées, cultivées. Le vote était toujours en leur défaveur jusqu'à ce qu'elles finissent pas partir d'elles-mêmes, ou soient torturées in vivo.
Ces orphelinats sectaires avaient habilement inventé une publicité avantageuse, où de jeunes femmes sortaient les plus belles et éduquées, obéissantes, afin de servir de bonnes familles. Les hommes de ces bonnes familles avaient la garantie qu'elles ne révèleraient rien de leur expérience, aussi terrifiante soit-elle, car, à leur tour, ils leurs promettaient des cadeaux et des parures, des expositions, et une publicité sans égal, auprès du beau monde.

Les orphelinats étaient soutenus par plusieurs villes, plusieurs hommes dirigeants d'entreprises ou d'institutions vénérables. Pas une ombre ne pouvait alors entacher la réputation de ces établissements très dotés. Et surtout pas les insoumises. Leurs étaient réservés le cachot ou la prostitution à vie.

Dictateur, gouvernant le pays par le viol des femmes, ne pouvait être élu sans la complicité et en premier lieu des femmes devenues matrones, qui livraient leurs jeunes filles. À leurs tours, les femmes violées devenaient des matrones. Toutes les femmes devenaient des taiseuses, au service d'un roi et élevaient les fils du roi, futurs rois dictateurs. Les femmes devenaient des esclaves et les autres hommes des policiers."

(Orphelinat - 2014)


J'avais réalisé une œuvre, une photographie avec un redesign de peinture. Aujourd'hui je peux nommer cette action de "Resign", pour laquelle j'ai déjà réalisé un catalogue de photographies en noir et blanc. Je l'avais nommée "La reine". Et puis il y avait un texte que j'avais écrit bien avant, sans rapport avec cette réalisation. La reine était restée sans aucune information dans mon portfolio mais intriguait. Je viens de relire mon texte nommé "Orphelinat" et je pense bien que cette réalisation, des années après, a pu matérialiser (si je puis dire étant donné mes immatérielles créations) cet ornement, cette idée d'une matrone, son rôle dans une société, un patron contemporain qui collabore aux dénis de l'histoire. Ma réalisation s'est effectuée à partir d'un mannequin pour le luxe aux antipodes de sa transformation. Mais le modèle et le nouveau modèle ne font qu'un. C'est une lignée dans un même projet : gouverner.

Il y a des jours comme ça, les choses s'articulent avec une évidence déconcertante. Malgré le brouhaha des informations violentes sans aucun sens, où rien ne fait œuvre de rien, tout se commente et s'évide de penser. Et dans le chaos, ou en deçà, à distance, des personnes pensent et créent, parce que leur route n'est pas tracée par d'autres et ne le sera jamais. Imprévisible. Tout arrive, tout se coordonne et ouvre un pan entier de créations nouvelles. J'ai juste frotté mes plantes mais pas de lampe d'Aladin, feuille par feuille, elles me sont si reconnaissantes qu'elle se gorgent de soleil et s'étirent vers le ciel. Je les remercie infiniment de me montrer cette nouvelle exploration imaginaire.


Art Par kiwaïda at 13:48

01/10/2017

∃ṧ☂εηⅾʊë їᾔƒїηi℮ ⅾε łїεü

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Photographie © JD - 2016 (sélection Sonia Marques)

L'espace de la mer, lieu de narration, lieu du rien et du vide : il n'y a rien à dire. Un espace d'absence de nouveauté, où la répétition des marées rythme cet absence. Un interlude entre deux moments, la terre et la mer. L'ordre météorologique décrit cet espace, le vent, la température, les vagues, leur taille, les poissons qui arrivent, ce que l'on voit du gouvernail (son regard, celui du bateau, du nageur, de la nageuse…)
- Le voyageur est-il authentique ?
Moins je prends de vacances, plus on m'envoie des photographies de vacances.
La mer. Mes voyages par procuration. Un peu comme un imaginaire scindé, comme si partir ailleurs était synonyme de vacances, d'évasion. On croit toucher les Indes et on rapporte des motifs exotiques, hors on ne touche que soi, soi et son regard inchangé, soi et son image dans le monde, on se trompe, on prend les Indes pour les terres d'indiens, mais ce sont des américains qui n'ont jamais vu les Indes qui habitent en Amérique. Les voyages sont fait de duperies ancestrales et de découvertes déviées, avortées, racornies aux cartes vieillies comme des feuilles automnales. On voudrait que vous ne bougiez plus, que vous soyez malade à en mourir que vous ne pouviez plus même faire vos courses à côté, mais votre imagination vagabonde et s'enivre d'images et d'imaginaires, de paysages que vous n'aviez jamais vus, et peut-être que vous ne verrez jamais de votre vivant.
Les représentations étaient confondues, les américaines, les mots ont figé cette confusion indienne. On a cru découvrir, mais ce n'était pas la bonne direction. On a maintenu la découverte, et on a assigné un nom préconçu à cette découverte pour faire bonne figure laisser une trace fidèle aux à priori dans l'histoire. Ne sommes-nous pas toujours dans ces déviations, fausses routes, afin de relire notre histoire telle que nous la souhaitions écrite ?
Sédentarité luxueuse qui regarde le nomadisme douloureux, ses déplacements, ces voyageurs incertains, dont nul retour n'est possible.
On dit, rencontrer l'autre, mais c'est aveugle que se passent ces rencontres. Entre myopes, entre côlons avec une encyclopédie à la main face à des ennemis sauvages, on souffre lorsque l'on voyage, on n'y comprend rien, on se regarde dans une flaque d'eau comme narcisse croyant voir son image.

Photographie © JD - 2017 (sélection Sonia Marques)


Compétition, on ramène ce que l'on a cru voir, des images, ce sont des souvenirs auxquels on doute au fur et à mesure : était-ce ainsi ?
Quadrillage mental de mes espaces imaginés, ramener un souvenir et augmenter un cabinet de curiosité. Je suis "le curieux" celui qui ne voyage pas, celui qui n'a d'ailes que dans ses souvenirs. Entre naturels et artificiels, ces curiosités forment mes voyages mentaux. Mon déplacement spatial est digne d'une handicapée physique aux ouvertures d'un oiseau rapace, dont l'acuité visuelle est décuplée, je vois loin.
Cette volonté de miniaturiser le monde, celui qui est dans ma main, à proximité, c'est celui qui est le plus doux, le plus indocile, je ne puis fermer ma main.
Condensés de vies humaines et inventées, ne serait-ce que voir le jour pointer son nez est un nouveau voyage, une nouvelle journée, les maussades et les belliqueuses, les maternelles, les maquerelles, rares paternalistes, car du père dans les journées point d'image. Elles sont liée à la Lune ces journées, liées à la nuit, liées à des rythmes qui n'ont aucune stabilité et pourtant peuvent être profondément ennuyeuses.
J'étais dans cette houle angoissante happée par des monstres marins dont j'ignorais la couleur, la texture, l'humeur et la force. Alors tout devenait si fantastique, que dormir me paraissait être une aventure toute inédite. Ainsi je ne pourrai la dire. Je ne savais quel outil, quel navigation allais-je opérer mais le nouveau jour arrivé, j'étais si pleine de ces épopées, qu'auprès d'un humble thé mérité, et de sa fumée silencieuse, j'avais ce sourire sage et si coquin, d'être revenue de mélopées radieuses et diaboliquement ravageuses. Je revoyais ces prairies sous-marines vertes, si riche dans cette tasse à café du même vert céladon.
L'espace, merveilleuse création de mon imaginaire oscillait si imprévisible qu'il ne pouvait se partager avec les érudits voyageurs et leurs sponsors.
Chaque nuit me séparait davantage du jour et chaque jour me ramenait à la rive des ennuis des vies des autres si besogneuses et sans éclat, si marchandes et si procédurières.
Espaces étendues infinis lieux d'histoires, visiter tant de contrées sans même sortir de sa chambre, dans ce divertissement plus sage, celui de connaître ce que le divin nous apporte, nous tous fainéants.
J'ai vu la face du despotisme est-elle noire ? est-elle blanche ?
Elle fut si blanche que sa démesure a encore cours, propice à une structure patriarcale qui a du mal à cacher sa mauvaise foi, son désir clivant, sa jalousie, sa laideur si biscornue.
Dans ces tromperies de fastueuses et barbares coutumes, elle justifie la tradition de l'esclavage. Les trousseurs de domestiques sont à présents maquillés, ce sont des femmes immondes qui disposent des clés de la maison.
Chacun appelle barbarie ce qui n'est pas dans son usage. C'est le problème de la dissemblance, tout ce qui n'est pas d'ici, n'est pas qualifiable, insignifiant au mieux.
On fait du pâté en déclarant que c'est bien de chez nous et que toutes celles et ceux qui sont bien de chez nous doivent s'empâter et ne pas moufter de la recette. Ce sera du plaisir pour eux, du pêché pour d'autres. Pêché de tuer la bête, pêcher de manger celle que l'on a si mal nourrie et élevée au rang des cochoncetés.
Les gens sans amours serait ainsi celles et ceux qui ne savent accueillir et prétendent que leurs mets imposés seront ceux que les oies gavées les fois éclatés accepteront, sans maux dire.

Photographie © JD - 2016 (sélection Sonia Marques)

Photographie © JD - 2016 (sélection Sonia Marques)

Photographie © JD - 2017 (sélection Sonia Marques)

Photographie © JD - 2016 (sélection Sonia Marques)

Photographie © JD - 2017 (sélection Sonia Marques)

Paysage Par kiwaïda at 18:30

24/09/2017

ḉ♄αт ⊥øυαґℯ❡

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Chat Touareg (Photographies © Sonia Marques)

Animal Par kiwaïda at 20:18

22/09/2017

ℓα ∂øяღ@η¢ε

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David Hockney
Bois de Woldgate, 21, 23 et 29 novembre 2006 (Woldgate Woods, 21, 23 & 29 November 2006)
Huile sur 6 toiles - 182 x 366 cm
© David Hockney

Aujourd'hui c'est l'équinoxe, (qui vient du latin æquinoctium, qui lie æequs (égal) à nox (nuit), le moment où la durée du jour est égale à celle de la nuit. C'est l'automne aussi et je me souviens de la très belle exposition de David Hockney.

Si les feuilles perdent leur couleur verte avec l'arrivée de l'automne et la disparition de la chlorophylle dans les cellules végétales causée par les baisses de température et de lumière, elles prennent quand même de la couleur en devenant rouge, jaune ou orange.
Pendant l'hiver, les arbres sont en état de "dormance", mais avant cela, jusqu'à fin octobre environ, ils passent d'abord par un état de transition appelé "paradormance" lors duquel sa croissance ralentit, avant de se stopper intégralement. L'arbre stocke aussi du soleil pendant les beaux jours, à la manière de carburant pour ses nouvelles pousses au printemps. Un peu comme un ours qui anticipe son hibernation de plusieurs mois. Un peu comme moi.


La dormance (photographies © Sonia Marques)


bet-hedging
Contrer la prédation
Forme de dispersion temporelle
Stratégies de dormance prolongée
Stratégie de minimisation des risques
Contrer les conditions environnementales




David Hockney
The Arrival of Spring in Woldgate, East Yorkshire in 2011 (twenty eleven) − 2 January

Dessin créé sur iPad puis imprimé sur papier
144,1 x 108 cm ; d’une série de 52 œuvres
© David Hockney

Et je me souviens de l'un de mes dessins de la série Mouvance, dont j'ai exposé une conférence à l'Ensa de Bourges en mai 2016.
Extrait :

"(...) Il n'y a pas d'à priori sur le final. Je ne me dis pas, je vais faire quelque chose de joyeux, coloré. Il en est que l'on peut dire, une fois abouti, que tel dessin est joyeux, frais, ou qu'un carnaval se prépare, une fête, des cerfs volants sont dans le ciel et se laissent porter par le vent. Mais je ne pense pas du tout à tout cela. Et pourtant pour certains, l'un d'eux même, je le regarde comme l'expression d'un sentiment de résignation, dans des tons chauds, d'automne, car je perçois le geste entropique. Celui-ci est plus engagé, car il m'inspire l'incertitude. De la glue verte presque fluorescente, dans un semblant de nez, au milieu d'un visage constitué de feuilles... Si je m'attarde sur l'un, il raconte une histoire. L'arbre transforme la lumière du soleil en énergie et en automne, il y a moins de lumière, il commence à faire froid, les feuilles ne fabriquent plus de nourriture pour l'arbre, les feuillent se dessèchent, fragiles elle tombent, tandis que l'arbre passera l'hiver au ralenti. Pour ce dessin, il figure le ralentit, car il manifeste en lui ces transformations. Il s'apprête à tomber. Il semble se dessaisir de lui-même, de ses peaux. Lorsque je dessine, je pense et je suis des gestes, je rêve d'amplitude, d'altitude, de diffusion, dispersion, de mélanges, et aussi de rassemblement de toutes les hétérogénéités produites. Mes gammes colorées sont les secrets de ma mémoire, de mon expérience de synesthète, et c'est un vrai plaisir de composer. Composer des dessins, chaque dessin serait le concert, depuis une partition unique. Pour que la surface apparaisse, il existe une source, dans la profondeur, qui connaît l'obscurité. Je pense souvent aux nénuphars, au lotus, cette fleur qui naît dans les eaux troubles. Ce sont ces images qui motivent l'expression de ces dessins mais surtout, plus finement, des expressions à visage humain."




Mouvance © Sonia Marques (2014-2015) - Série de dessins




Art Par kiwaïda at 13:07

20/09/2017

c̶̲̅a̶̲̅t̶̲̅a̶̲̅s̶̲̅t̶̲̅r̶̲̅o̶̲̅p̶̲̅h̶̲̅i̶̲̅l̶̲̅i̶̲̅e̶̲̅

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Mickey Gulliver est un dessin animé de Mickey Mouse produit par Walt Disney pour United Artists et sorti le 19 mai 1934. Le film se base sur la nouvelle de Jonathan Swift Les Voyages de Gulliver (1726).

Le radical chic ou comment créer des communes désurbanisées, un aggloméré de jeunesse désenchantée pour fuir l'aliénation et aussi celle des milieux militants usés et impuissants aux éternelles réclamations et appels de l'État au secours, d'échecs historiques et d'amertume. Mais l'attirance du désastre et de ses effondrements forment ces communes qui souhaitent le dépassement, la vengeance, le morbide. Cette fascination sans nuance d'une réalité devenue évidente et violente engendre la violence également. Le désir de vivre se remplace par le désir de vengeance. Il faudrait prendre acte de toutes choses mauvaises pour faire commune et prendre toute chose détestable pour son entièreté. Organiser le pessimisme n'est pas suffisant. Toutes ces théories insurrectionnelles n'ont d'avantage que de multiplier les partisans, de les articuler, comme une armée qui vise une guerre civile, toutes opaques avec autant de principe de blocages, pillage et sabotage. Ces guerriers de l'ombre se calquent dans une misogynie déjà présente au pouvoir et attendent patiemment un signe puisqu'ils patientent, en rang et bien organisés. Cette vocation vers le désastre, le positif de la mort est l'angle, cette fois-ci, vivant d'une virilité classique du guerrier, de la fascination pour la violence. Ne reste que la délinquance comme pratique acceptable et pardonnable à souhait, figure de rebelles.
La catastrophe devient alors, par hasard de catastrophe, le moment idéal pour messianiser le peuple. On retrouve là, tout des attirails terroristes. Les crises écologistes, les ouragans, tout ce qui fragilise les êtres et demande de nouvelles organisations en autosuffisance, des autodéfense et approvisionnement pour la survie. Ces crises deviennent autant de chance d'apparition de communes pour transformer le monde.
Aucun enthousiasme pour ces pratiques morbides.

Séisme à Mexico le 19 septembre 2017, 32 années après le séisme de 1985 à Mexico (19 septembre 1985), provoquant environ 10 000 morts et 30 000 blessés.

Avec beaucoup de retard, on observe des copies de copies exaltées par connivences de devenir un contre-pouvoir par intégration d'une commune. Aucun projet positif n'a été jusque là inventé, mais de critique en critique du même système, les copies rendues en retard, ne reste que les communes pour participer du même geste du renoncement d'une invention positive. Inquiétude et ravage, ces guerriers moroses et quasi dépressifs sont en germe dans une société en crise, avec un excès de travail, plutôt qu'un travail qui a du sens et de la convivialité. Ce marché de l'emploi en souffrance invente ainsi un refus de s'intégrer à ce marché qui tue plus qu'il ne ressource et ne cultive. Alors ces guerriers ne sont pas là et s'inventent pour leur mort. Ils ne vivent pas mais projettent, ce projet de vie qu'est la mort. Le seul projet auquel le monde du travail ne peut toucher, puisque ce monde du travail ne s'exécute que pour activer une société animée et consommante, qui se consume à petit feu. Alors ce projet morbide se pense, ici ou là, par la violence et la terreur, par la manipulation et tant de jeunesse aux désirs ardents de projets et de sens, s'engouffrent dans la brèche laissée béante, des politiques successives et sans succès.
Les catastrophes naturelles sont les moments des pertes de la foi et des confiances aux autorités, là où les naufrages sont comptés et aucun sauvetage énoncé. Les villes sont abandonnées, les dégoûts des gouvernements augmentent, les actes illégaux sont même appréciés et favorisés dans de telles circonstances. Les pillages sont justifiés, le crime rentre dans le domaine de la survie, plus rien n'est justifiable, fiable. Le viol est chose commune et jamais un crime. La subversion paralyse les systèmes mais ne permet aucune construction positive. Quelques héros, des hommes toujours, en tirent partis, puis s'oublient comme on oublie le cri d'un animal rejeté de son arbre, car il y a tant d'arbres et de femelles cachées, bientôt ne veulent plus procréer. Ces modes dans l'art à l'insurrection qui se distillent dans des écoles en crise et embrigadent des étudiants sans savoir ni discernement, la chair fraîche, là, disponible, puisque sans plus aucun enseignement, est devenu insupportable, validés car l'État a déserté ses écoles. Souvent de jeunes femmes sont en nombre, vaisselles, service, écriture, liant du groupe, sourires et popotes. Tandis que les hommes et les gourous se pressent de rajeunir Debord dans les terreaux laissés des enseignements retraités, les seuls a avoir capitalisé, dans les sphères de la culture. Toute tentative constructive et ouverte sur le monde, dans ces mines territoires, ces chasses gardées, est éliminée, au profit d'un enfermement, d'un rétrécissement de la pensée.  La fuite, le groupuscule, contre les enseignements, contre la pluralité. Il y a une volonté d'adhérer aux mêmes, à l'idée nostalgique d'une révolution, sans jamais l'incarner, avec les mots insurrectionnels, avec les formules, tout en rejetant ce qui est différent, toutes les différences, c'est-à-dire, ce qui n'a ni formule, ni lourdes références, ni dépression.

Autoconstruction de paille, apprendre à potager et appâter les urbains pour la sortie de la techno-marchande avec techniques de combat, afin de savoir se battre, ouvrir les maisons, les institutions, piller les uns et les unes en signant à la place de l'État, s'approprier les salaires et les sels de la vie, contourner les règles et la loi, monter des cantines de rue, faire des affiches avec des feutres enfantins pour singer la manifestation, étudier les plantes, croire à l'invention de l'immédiat et nier l'histoire, le je égale le je, rassembler les êtres qui se sont oubliés et ne veulent plus savoir d'où ils viennent.
Le refus de la pensée s'exprime par défaire en se réappropriant tout savoir-faire acquis des plus pauvres et en le faisant savoir. Comment apprendre à piller, violer, sans se faire prendre. Radical chic.
Et c'est bien témoins de cette pauvreté copiée des ignares des histoires, que nous accompagnons le peu de sensibilité et d'invention nous obligeant d'enterrer les nôtres, les sages.

Les crises deviennent autant de chance d'apparition de communes pour transformer le monde. Tout climat délétère est entretenu afin que les communes s'organisent. Il ne faut absolument pas que le climat s'améliore, il faut le désintégrer davantage afin que le règne des plus morbides arrive.
Aucun enthousiasme pour ces pratiques.

Signé : La comète

"Un Autre Monde" de J.J Grandville (du livre : Pérégrinations d'Une Comète  - 1844)

Philosophie Par kiwaïda at 16:16

17/09/2017

﹩αʟαü∂﹩ ∂ℯ ℘@ʊ♥ґε﹩

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La Traversée de Paris est un film franco-italien, réalisé par Claude Autant-Lara, sorti en 1956. Le scénario s'est inspiré de la nouvelle de Marcel Aymé, Traversée de Paris, parue en 1947 dans le recueil Le Vin de Paris. Le thème du film se base sur le marché noir qui s'organisa durant l'occupation de la France par l'armée allemande entre 1940 et 1944. Le film a connu un certain succès à sa sortie et plusieurs répliques du film furent considérées très vite comme des répliques cultes, dont la célèbre expression « Salauds de pauvres ! », proférée par l'acteur Jean Gabin à l'adresse d'un couple de cafetiers et reprise par Coluche, dans les années 1980.
Pendant l’Occupation, Marcel Martin (Bourvil), un chauffeur de taxi au chômage, survit grâce au marché noir. Il trafique avec l’épicier Jambier (Louis De Funès), qui lui confie la livraison d’un cochon. Privé de son complice habituel, il propose à un inconnu, un certain Grandgil (Jean Gabin), de l’aider à transporter les valises qui contiennent la précieuse viande. Seulement, son acolyte d’un soir est un curieux personnage au caractère bien trempé, qui lui réserve quelques surprises… Dans cette scène, les deux compères se cachent dans un bar pour échapper à la police. Comme les patrons et la clientèle menacent de les « jeter aux flics », Grandgil laisse éclater sa colère dans une tirade d’anthologie

Aujourd’hui, personne ne peut dire que les pauvres sont plus sales que les riches. En revanche, une chose est sûre, les riches ont le pouvoir de rendre invisibles leurs déchets par toutes sortes de moyens.

"...ceux qui consomment des produits de luxe sont aussi bien moins nombreux que les autres — les riches sont bien moins nombreux que les pauvres. Aujourd’hui, personne ne peut dire que les pauvres sont plus sales que les riches. En revanche, une chose est sûre, les riches ont le pouvoir de rendre invisibles leurs déchets par toutes sortes de moyens. Par exemple, en faisant pression sur les pouvoirs locaux pour que leurs rues soient mieux nettoyées et en employant des pauvres pour traiter leur déchets. Il faut aussi prendre en compte le fait que les communes riches (c’est-à-dire celles où vivent des riches qui payent des taxes foncières élevées) ont bien plus de moyens pour embaucher des nettoyeurs ou pour payer les services d’une entreprise spécialisée."

Denis Blot est sociologue spécialiste des déchets et maître de conférences à l’université de Picardie - Jules Verne. Entretien a été réalisé par des lycéens de Saint-Denis (93), dans le cadre du projet Climat et quartiers populaires.

Les riches ont le pouvoir de rendre invisibles leurs déchets par toutes sortes de moyens, en accusant les pauvres de saleté et en les envoyant au tribunal pour avoir sali leurs propres outils de travail. Les outils de travail supprimés aux pauvres, ils demeurent sans emplois et remplaçables par de plus pauvres. Les riches sont ainsi lavés de tous soupçons et s'enrichissent encore plus, soutenus par l'état qui leur offre une évaluation sur l'invisibilité de leurs déchets.


Enseignement Par kiwaïda at 15:09

11/09/2017

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Photographies © Sonia Marques


Paysage Par kiwaïda at 11:03

09/09/2017

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Eternity (Photographie © Sonia Marques)
Les vraies cornes (Photographie © Sonia Marques)
Retraite (Photographie © Sonia Marques)
Island without contemporary art (Photographie © Sonia Marques)
"Protège tes racines"  (Photographie © Sonia Marques)
Tendresse (Photographie © Sonia Marques)
I will survive (Photographie © Sonia Marques)
DER BÄR (Photographie © Sonia Marques)
UM PEPINO ? (Photographie © Sonia Marques)
Ervilhas, feijões (Photographie © Sonia Marques)
Porcelaine de Limoges (Photographie © Sonia Marques)

Paysage Par kiwaïda at 20:53

07/09/2017

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Photographie © Kiwa & JD

Paysage Par kiwaïda at 23:17

29/08/2017

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JB, Kiwa, JD (photographie © Sonia Marques)

La vienne (photographie © Sonia Marques)

Les trois chevaux, Pommy (photographie © Sonia Marques)

New design made by myself (photographie © Sonia Marques)

Les retrouvailles (photographie © Sonia Marques)

Berlin-Limoges = Atomic Blonde

Scènes du film américain Atomic Blonde réalisé par David Leitch, sorti en 2017

Agent Johannes, danke für Ihren Einsatz, bei dieser Limoges Mission.

Film Par kiwaïda at 13:35

22/08/2017

Ṕéґї❡øґḓ √ℯят, ♭ℓαη¢, ρ◎υґ℘ґ℮, ᾔøїґ

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Toutes les photographies © Sonia Marques, et JD


Paysage Par kiwaïda at 01:30

15/08/2017

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A Scene at the Sea > film japonais réalisé par Takeshi Kitano, - 1991.

Avec Kurudo Maki (Shigeru) , Hiroko Oshima (Takako)
Le genre Yakusa, une trajectoire singulière qui s'évade d'un clan.
Le schéma clanique : Dans le film, le personnage s'émancipe du clan des surfers.
Les clans sont déceptifs, ils suscitent de la déception, les personnages de Kitano font l'expérience de cette déception, ils ne s'y retrouvent pas et s'en écartent. Des communautés à la marge qui sont au centre et deviennent mafieuses.
Film tendre où le lien se crée devant la mer, un amour pur et bouleversant, sans presque aucun contact physique. Le couple sourd muet, communique parfois en langage des signes. Ce couple chaste est fusionnel, dans une bulle contemplative.
Détermination malgré les épreuves. Lorsque Shigeru et Takako sont séparés, car le chauffeur du bus ne veut pas de planche de surf dans son véhicule, Takako reste debout dans le bus, elle se soumet à cette attente face à la vitre, elle soutient son amant, elle croit en lui, tandis que Shigeru à pied, sa planche sous le bras va faire le trajet, sans perdre confiance en cet amour qui les lie malgré la distance. Cette séparation impossible rend la scène et le lien très fort lorsqu'ils se retrouvent. Aussi lorsque la mer les sépare, Takako reprend la planche de surf.
Ils n'utilisent pas le langage, ces héros du film m'ont fait penser au film de Ozu, où le petit garçon décide de ne plus parler à ses parents, à la suite de l'interdiction de regarder la télévision. Cette non violence, où le refus devient une invention par l'absence de communication, un art pacifiste, une interruption source de créations, de nouveaux gestes et déplacements. Élégance, sensibilité, finesse des échanges de regards, des sentiments mutiques. Kitano est peintre, avec de l'autodérision, le comique et la contemplation sont des nuances dans un paysage maritime frontal, une scène, où nous sommes aussi ces personnages qui rentrent dans l'eau ou comme les poissons, sautillent de cet élément océanique.
La précarité n'est pas un obstacle, elle fait l'histoire et déjoue les rumeurs des clans de petites communautés idiotes et sans imaginaire, lorsque l'amour soutient chaque étape. Contre l'ennui, source de créativité, d'invention, la trouvaille d'un éboueur de la planche cassée, va réparer le lien avec la mer et l'engager dans une voix singulière, comme celle d'un artiste qui invente quotidiennement sa profession, remettre l'ouvrage sur le métier. La place de la femme, l'assistante, l'amoureuse, devient le guide du chemin initié par la découverte et l'ambition de l'amoureux recycleur des déchets. Comment rendre beau ce qui était rejeté, destiné aux ordures et à la saleté.


Film Par kiwaïda at 11:58

14/08/2017

ßαℓʟεяїηℯ

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Mes Cendrillons (Repettos) sur ma Fanett (Ilmari Tapiovaara) (Photo © Sonia Marques)
Visite du magasin d’usine Repetto, en Dordogne, à Saint-Médard-d'Excideuil, qui vend des articles de surstocks, des chaussures des saisons précédentes, des fins de série et des articles dits de deuxième choix, c’est-à-dire qu’ils présentent des défauts mais ceux-ci n’empêchent pas de porter les chaussures. Cette usine produit, depuis 1967, essentiellement les chaussons de danse et ballerines de la marque, mais pas seulement. Les autres modèles sont même quelques-uns des plus légendaires, comme les chaussures Zizi et BB. Après avoir failli disparaître, Repetto connaît aujourd’hui le succès avec ses mocassins, ballerines de ville, bottes et bottines, babies ou sneakers.
Repetto : une histoire familiale : Rose Repetto, maman d’un prodige de la danse qui décide de créer des chaussons pour son fils qui revenait les pieds meurtris par ses répétitions. Bonne couturière, elle se charge de lui confectionner des chaussons plus adaptés et surtout plus confortables. Dans un atelier situé à deux pas de l’Opéra National de Paris, elle met au point la technique du “cousue & retournée” qui consiste à coudre la semelle en cuir à l’envers avant de la retourner. Grâce à ce savoir-faire unique, Madame Repetto acquiert très vite une grande notoriété et devient la fournisseuse attitrée des danseurs étoiles de l’Opéra Garnier.



Le chanteur belge Stromae, fondateur de la marque Mosaert en 2009 avec sa femme, la styliste Coralie Barbier, ont lancé une collection capsule en collaboration avec la marque de chaussures de danse, Repetto.

La marque Mosaert propose, depuis sa création, des vêtements unisexes et riches en couleurs et présente cette fois-ci, pour sa quatrième collection capsule, des souliers fleuris mixtes. La styliste expliquait que le chanteur avait toujours eu envie de porter des ballerines et qu’il regrettait le fait qu’elles ne soient réservées qu’aux femmes. De là,  Jean-Marc Gaucher, PDG de Repetto, lui en a envoyé une paire et lui a proposé cette collaboration.



Visuels, Brigitte Bardot avec des Repettos (à 18 ans, et aussi dans l'atelier de Picasso)

 Avant de devenir une des stars les plus incandescentes du cinéma français, la jeune Brigitte Bardot était une danseuse classique indéniablement douée. À l'époque, la Repetto ne se portait pas ailleurs qu'aux pieds des petits rats de l'Opéra. Bardot, elle, s'échappa rapidement du carcan de la danse classique pour s'improviser mannequin puis actrice débutante chez Sacha Guitry ou René Clair.  C'est en 1956 que bascule le destin de la simple starlette mariée à son Pygmalion Roger Vadim. Juste avant le tournage de Et Dieu... créa la femme, elle commande à Rose Repetto (fondatrice de la maison), une chaussure aussi légère et confortable qu’un chausson de danse. Mais avec le sex-appeal en plus ! Ainsi naît le modèle Cendrillon, dont le profond décolleté laisse découvrir la naissance des orteils. Moue boudeuse, crinière blonde, Repetto rouge carmin aux pieds: le mythe B.B voit lui aussi le jour dans Et Dieu... créa la femme. Si l'accueil réservé au film de Vadim est un peu frileux dans l'hexagone, les Américains, eux, s'enflamment pour la beauté insolente de Bardot. Grâce à leur fièvre contagieuse, la célébrité de l'actrice explose en France. On n'a jamais vu une sensualité aussi débridée et assumée, assortie d'un parler aussi nonchalant. Porté par ce succès fou, la ballerine peut alors descendre dans la rue et s'invite même à Hollywood. Quant à B.B., avant d'apposer ses initiales chez Gainsbourg (autre amateur de Repetto), elle mènera une vie aussi mouvementée que celle de Juliette, l'héroïne imaginée pour elle par Vadim - dont elle divorcera en 1957. Etre une femme libérée, ce n'est pas si facile... (article Vanity Fair, par Rosemont - 2014)


Entrée du château d'Excideuil lors du Hoop Festival (Photos © Sonia Marques)




Génial au Japon (Photo © Sonia Marques)

Génial au Japon
Quand elles ne composent pas avec leurs copains du groupe Le A, Blandine Peis et Émeline Marceau se réunissent au sein de Génial au Japon pour évoquer les grands espaces, les road-trips infinis et incertains et les sentiments humains dans un dédale de sons modernes, qui laissent la part belle à des rythmiques électroniques, des mélodies pop et des envolées parfois rock. Dans la musique de ces deux Bordelaises, les boîtes à rythme percutent sans jamais froisser les sens, les synthés se dévoilent à travers des nappes célestes ou des basses épaisses tandis que les guitares, déliées ou plus distordues, finissent de tapisser un décor jamais figé, toujours en mouvement. De Blonde Redhead à Radiohead en passant par Portishead, LCD Sound system ou Tame Impala, le duo féminin, créé à l’automne 2015, met en lumière tout un pan du patrimoine pop, rock et électro des années 2000 dans ses chansons habitées qui nourrissent aussi bien les rêves que la réalité. Qu’on vive au Japon… ou ailleurs.


Bloum (Photo © Sonia Marques)

Bloum

voit le jour en 2013. Les six membres se retrouvent autour d’une idée : construire un live où la musique et l’image pourraient se mêler et ainsi former une matière à part entière. Le but étant de proposer un espace où son et image se rejoignent, s’inspirent et se connectent. La notion de croisement a toujours intéressé la formation : Image-son ; électronique-acoustique ; graphisme-vidéo ; plastique-numérique… Chaque matériau serait support de l’autre. Pour ce faire, les membres travaillent en commun du début à la fin de la période de création. Les rôles se répartissent de la manière suivante : Côté sonore : Léo, Paul, Max et Bastien. Musiciens aux parcours bien différents. Du deejaying à l’orchestre classique en passant par le sound design ou la jam session sauvage… Côté visuel : Marie et Glen. Respectivement graphiste et plasticien de formation. Travaillent avec différents outils : vidéoprojection, modules, lumière… Sortes d’instruments d’un orchestre insolite qui répond à l’appel de la musique​.​ Véritable artisanat de la musique, Bloum compose, arrange et mixe ses morceaux de ses petites mains, au même titre que l’identité visuelle du groupe, ses clips, ainsi que les artworks de ses albums.​


Le jardin d'Hélys de Saint Médard d'Excideuil  (Photo © Sonia Marques)
Le jardin d'Hélys de Saint Médard d'Excideuil : Le site est né de l'imagination d'un couple de lyonnais installé là depuis 22 ans. Et jusqu'en 2031 maximum précisent-ils. Moniqa Ray-Bool est l'artiste propriétaire des lieux, cette ancienne enseignante a disséminé des citations d'auteurs dans tout le parc.




Œuvre de l'artiste chinoise Xuefeng Chen au jardin d'Hélys (Photos © Sonia Marques)

Née en Chine en 1975 dans le Yunnan, Xuefeng a vécu auprès de sa mère dans son village, en pleine campagne et montagne jusqu’à l’âge de 13 ans où elle courait, pieds nus, dans ces paysages. Sa pensée va sans limite entre lacs et montagnes, prés de sa maman un peu chamane, qui connait les rituels ancestraux. Pendant les années d’une enfance heureuse, chaque jour était un voyage inconnu. Sa curiosité la conduite en France, à Strasbourg, à l’école des Arts décoratifs. Pendant ses études, ses recherches dansent autour des cultes, des cérémonies, les gestes de sa maman, les dessins traditionnellement chinois, les écritures, tout ce qu’elle a connu et vu pendant son enfance. Le papier découpé, la broderie, le textile, la sculpture, Xuefeng touche à ces techniques qu’elle fait siennes et navigue dans ses racines pour faire pousser son arbre.

https://www.xuefengchen.fr/
https://www.instagram.com/xuefengchen_art/




Le jardin d'Hélys de Saint Médard d'Excideuil  (Photo © Sonia Marques)

Au piano (Photo © JD)

Nouvelle étagère  (Photo © Sonia Marques)

Paysage Par kiwaïda at 16:56

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