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blog m kiwaïda

16/11/2019

Åℳi∃

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Où êtes-vous chère amie ?

Chère âme ?

Nous vous avions rencontrée cet été 2014. Une chatte claire, avec une petite queue. À chaque fois, dans ce jardins des Hespérides, vous vous présentiez à nous. Cachée, à l'abri, dans un buisson, vous sortiez venir nous voir et vous blottir de nouveau sur nous, dans nos habits. Nous étions ces ignorants, d'instinct reconnaissants, nous vous apportions chaleur. Aviez-vous besoin de nous ? Non. Nous avions besoin de vous, à ce moment. Nous avions trouvé chaleureux vos salutations bien plus distinguées, que celles que nous recevions. Les êtres humains, vous saviez leur insensibilité. Vous vous cachiez. Nous êtres humains, nous ne savions pas que vous étiez pleine. Nous pensions que vous étiez abandonnée, et si domestiquée. Mais non. Vous preniez nos cuisses comme de confortables divans, nous étions un peu paralysés, sans vouloir vous déranger. Nous attendions votre sieste se terminer.

Quelles joies, vous nous aviez là données. Pas de ces joies pétillantes, mais celles aussi pleines d'interrogations. Alors nous avions décidé de vous protéger. À notre manière et si peu de fois, nous le faisions. Vous aviez besoin de repos, vous étiez sans arrêt fatiguée, vous dormiez. Vous sembliez si apaisée. Vous nous aviez beaucoup apaisés. Les êtres humains ne sont pas apaisés, ils cherchent des peluches, des canapés, et des papiers toilettes. Ils cherchent des coupables. L'été se terminait, nous vous avions perdue de vue. L'automne, nous avons trouvé un chaton fier parcourir, les remparts, une petite queue, comme la vôtre.

Vous étiez pleine de grâce et de vie. Par vous, les plus petits arriveraient, sans dire à personne qui vous étiez. Personne ne sera plus qui vous êtes, vous avez disparue.

Amie, chère âme disparue, pourquoi ce sobriquet m'était venu : Nougat.

Vous étiez mère et femelle de nombre de chatons qui portent votre marque.

À présent, nous le savons, nous ne vous ignorons plus. Nous avons pensé à vous.

La phase de l'ignorance, l'artiste exprime avec ses mains, ses pensées qui les dirigent, ce qu'il ne peut dire. Pourquoi des extraterrestres sont-ils arrivés ?

Ils étaient tendus, la tête haute, ils nous regardaient, avec de si grandes oreilles, ils nous entendaient, mais ils étaient murés dans le silence.

Était-ce des femmes ? Des hommes ?

Des enfants nés. Eux-aussi, par quelle mère ?

La création, la terre.

Le masque de la peinture vous a protégé, ainsi personne ne saurait qui vous a créé.

Le monde passerait son temps à chercher d'où venez-vous.

Les religions apporteraient un soutien, une ruine, la philosophie, un costume vénérable et inaccessible.

Et vous chère amie, chère âme, vous avec cette connaissance, depuis là où vous êtes.

Permettez-moi, de vous remercier.

Photographies et volumes © Sonia Marques

Philosophie Par kiwaïda at 22:34

14/11/2019

Ḻ ∀м◎üґ ∃ṧт Åü Ðεṧ﹩üṧ Ðε ℒ@ Fḯ℮ґ☂é

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Musique Par kiwaïda at 00:45

13/11/2019

À ʟ❝é¢øʊт℮ ∂ℯṧ øiṧ℮αü✖

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Philosophie Par kiwaïda at 20:26

10/11/2019

ṲИ€ F€ℳℳℰ ḠÉИiѦℒ€

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Spectacle/ Danse/ Théâtre



Conçu et interprété par La Ribot (née en 1962 à Madrid) avec la danseuse et chorégraphe française Mathilde Monnier, GUSTAVIA (née en 1959 à Mulhouse), 2008, a été décrit comme un « duo burlesque », mais il y a bien plus que cela. Des appareils burlesques y sont certes convoqués – un épisode de slapstick, par exemple, comprenant des chutes, des collisions et de quelques« lattes en bois » faits de mousse. Il y a aussi un drôle de « striptease » dans lequel Monnier et La Ribot dénudent à plusieurs reprises leurs genoux seulement. Pourtant, si la principale caractéristique du burlesque est de malmener le sérieux, Gustavia va dans le sens contraire. Éloignant ses artifices comiques en recourant à de longues répétitions et via d’autres stratégies, cela peut devenir intrigant, abrasif et même énervant à regarder. Un programme important est en jeu : Gustavia offre une critique féministe complexe aux demandes faites aux femmes de « jouer » leur genre de façon satisfaisante – à la fois au théâtre et dans la vie de tous les jours.

Grâce à leurs costumes de danse noirs identiques, leurs formes fines et leur teint pâle, Monnier et La Ribot ressemblent à des jumelles. Certains critiques les ont prises pour le double portrait de Gustavia, confondant l’héroïne et l’œuvre. « Gustavia » pourrait néanmoins être conçu comme un nom générique, plutôt qu’une identité féminine spécifique, la relation entre les deux protagonistes étant par ailleurs très changeante. Elles se tiennent comme des jumelles, des doubles, des divas en compétition, un duo comique – et lorsque La Ribot se met en action avec les lattes en polystyrène, frappant à plusieurs reprises Monnier, elles se muent en étrangères, ignorant vraisemblablement la présence de l’autre.

La dernière section de Gustavia voit Monnier et La Ribot donner un long duologue fait de phrases commençant toutes par les mots « Une femme… ». Certaines déclarations sont banales (« Une femme ferme sa porte avec une clé ») tandis que d’autre possèdent une dimension absurde (« une femme a trois seins »), mais elles exploitent toutes l’ambiguïté du fait qu’elles décrivent soit une femme en particulier soit qu’il s’agit d’une affirmation normative sur les femmes en général. Cette section est d’une drôlerie certaine, bien qu’elle là aussi implique un certain sérieux : que la performance de la féminité engendre un continuum de demandes sans fin et sont souvent sottes, conflictuelles ou simplement impossibles à accomplir. Sondant les états d’esprit lugubres et des problèmes de politique de genre aigus, l’œuvre collaborative Gustavia est peut-être le message le plus sombre en date de La Ribot.


Mathilde Monnier dit dans une interview (Elle mag) :

Chez nous, on ne parlait jamais d’art

  Je viens d’un milieu où ce métier-là n’était pas tenu en très haute estime. Une famille alsacienne un peu serrée, cinq enfants habillés pareil. Chez nous, on ne parlait jamais d’art. Mon père écoutait juste un peu de musique classique le soir avec son whisky. Le théâtre, on ne savait pas ce que c’était. La danse, j’en parle même pas !  Ah, si, ma mère disait souvent : « Les danseuses de l’Opéra de Paris, ce sont des filles de concierge. » Vous voyez l’ambiance. Je me suis extirpée de là grâce à la création. Quand je dansais, il y avait juste mon corps et la musique, je me sentais comme dépouillée, mais, en même temps, libérée de tous les carcans.


Un jour, je suis passée au CCS (Centre Culturel Suisse) par hasard, avec mon amoureux, notre train pour Limoges était quelques heures après. C'était l'été qui débutait, année 2013. La porte était ouverte et l'artiste La Ribot exposait et donnait une conférence. Nous ne le savions pas, quelques invités, journalistes informés, artistes, chorégraphes. C'est là que j'ai vu pour la dernière fois Nathalie Magnan, tacticienne des médias, professeure, elle m'a reconnue, elle est venue me voir et m'a demandé que l'on parle, s'asseoir près d'un arbre dans la cour.

Nous venions de voir l'exposition Despliegue, de cette espagnole incroyable.

Despliegue montre l’artiste en train d’errer dans un petit espace du studio, « peignant » le sol avec les divers éléments que l’on trouve dans les Pièces distinguées. La robe vert menthe à froufrous de Oh! Compositione, 1997 y apparaît, suivie du harnachement de cheval écarlate de Another Bloody Mary, 2000. Un miroir reflétant le plafond du studio, et des écrans plats rejouant la vidéo Pa amb tomàquet, 2000, placés au sol ajoutent une complexité à la composition multicolore des propriétés de l’espace. Construisant son tableau néobaroque, La Ribot récapitule les gestes clé des Pièces distinguées, leurs poses et leurs variations.

La performance a été filmée sans interruption du début à la fin grâce à deux caméras : la première attachée au plafond, à peu près cinq mètres au-dessus du sol et la seconde tenue à la main par La Ribot. L’installation prévoit que la vue d’en haut soit projetée sur le sol de la galerie alors que les plans tournés avec la caméra portée soient diffusés sur un moniteur proche. L’attention des spectateurs est partagée entre une vue à vol d’oiseau et une perspective très dissemblable, que l’artiste relie aux « yeux du corps ». Ce point de vue penché, tournant à gauche ou à droite, ignorant la gravité, fait parfois écho au regard de la personne tenant la caméra (regardant le livre qu’elle lit par exemple) alors qu’à d’autres moments il objectifie son corps, s’introduisant dans son « espace défendable » – avec un irrespect carnavalesque.

Despliegue déploie une grandeur somptueuse, bizarre, et un plaisir visuel à partir d’une sélection éclectique d’objets de tous les jours et d’un répertoire excentrique d’actions physiques. L’œuvre compile environ dix ans d’expérimentations au-delà des frontières de la danse, de l’art de la performance et de l’installation en un cycle de quarante-cinq minutes. Ce parcours se déploie dans la fragmentation, la désorientation et la déstabilisation, allant jusqu’à bousculer l’œuvre même de l’artiste.

Maria Ribot dite La Ribot, née le 19 juillet 1962 à Madrid en Espagne, performeuse, danseuse et chorégraphe suisso-espagnole de danse contemporaine, metteuse en scène, réalisatrice, artiste-vidéaste et enseignante. Elle me faisait penser au côté de ma famille maternelle, ma mère et ma grand-mère, dès qu'elle est passée devant moi pour exprimer son stress, sa joie, en même temps son impatience, son agacement, tout en même temps, d'une furieuse envie d'en découdre avec la vie et l'art. Elles ont cela dans le sang, elles sont passionnées, de belles femmes, de fortes têtes. Son expo. Géniale ! J'enseignais à l'école nationale d'art de Limoges, depuis 3 années, tant de projets, tant de forces discrètes. J'ai acheté plus tard le DVD "Gustavia" afin de le montrer aux étudiants, à mes frais donc, comme toujours. J'ai cherché une salle pour le projeter, impossible dans l'amphithéâtre, le grand, pour les grands, comme toujours, quelqu'un m'avait déjà pris ma place réservée. Avec un petit groupe d'étudiantes et d'étudiants de 4e et 5e année et de 3e année en art, nous avons arpenté les salles, moi avec mon DVD en main. Ils et elles ne savaient pas ce que j'allais montrer. Nous avons trouvé une petite salle, avec une vidéoprojection, rien ne fonctionnait, dans toutes nos déambulations, nous étions exactement comme dans Gustavia. Ils et elles m'ont vu monter sur les tables, afin de piloter le vidéoprojecteur, dont il manquait la télécommande, une chaise sur une table, très dangereux. Tous mes gestes étaient chorégraphiques. Les étudiants ne bougeaient pas, des pierres, aucun n'est venu m'aider, c'était comme un spectacle. Les étudiants voyant qu'une professeure n'a pas les outils à sa disposition et doit aller les chercher, pensent que ce n'est pas une personne soutenue par l'école, et, ils et elles se disent, si je reste, je n'aurai pas de crédit à la fin de l'année avec ce cours, donc, ils et elles restent, mais assis en manteau, comme s'ils allaient quitter la salle à tout moment. Je n'ai jamais eu peur, car aucun étudiant ne quittait la salle de mes cours. J'avais confiance en mon enseignement. Il n'a pas changé depuis ces petits élèves en banlieue, dans le 93, avec leurs manteaux qui jetaient des ciseaux aux animateurs en arts plastiques. Les arts plastiques, ce n'est jamais très bien accueilli ici, ni déjà à l’œuvre dans les familles. Être en manteau, être sur la partance. J'étais comme eux professeure, toujours dans les réunions, en manteau sur la partance. On me surveillait. J'ai reçu des courriers qui mentionnaient à quelle heure je me levais d'une réunion (11H30) afin d'espérer que je puisse enfin avoir "une faute professionnelle" dans mon dossier administratif, quand tous les professeurs étaient déjà dehors à fumer leurs clopes. On regardait si je revenais des toilettes, au cas où, si j'avais trouvé une sortie et si je m'étais évadée avant les 5 minutes de la fin de la réunion, pendant laquelle, personne n'avait le droit de parler. Je découvrais le monde syndicaliste. Certains professeurs, des hommes, en nombre avaient une écharpe rouge. Je ne connaissais pas l'importance de ce signe. "Tu" pouvais "te" lever des réunions à tous moments si "tu" portais une écharpe rouge et même déjeuner au restaurant américain McDonald's, sans que ce soit une injure au FoodTruck bio (ces camions-restaurants qui remplacent à présent les cantines pour les écoles) Et le tutoiement était obligatoire, camarade. Moi je vouvoyais, sans louvoyer. La directrice ne voulait pas que je la nomme, La directrice, mais par son petit prénom. Je n'ai jamais réussi, surtout en lisant les courriers que j'ai reçus, avec sa signature. Ils étaient bien signés de Madame La directrice, pas de son petit prénom. Il y avait le tampon du ministère de la culture, c'était très sérieux : Je constate qu'à la réunion X vous vous êtes levée sans explication à 11H30, vous êtes redevable d'une amende qui va vous coûter très cher, et si vous ne répondez pas (à mes avances) vous serez convoquée à un procès, dont vous supporterez les frais, ils vont augmenter, sans cesse. Je constate que vous ne vous êtes pas exécutée, dans les 24H, vous êtes en situation de faute professionnelle.

Rien que ça ! Bing un tampon du ministère, une photocopie un peu tiède et c'est bon, un petit logo rigolo du professeur graphiste, avec un arc-en-ciel en haut, histoire que le contenu de la lettre conjure avec la ligne graphique "créative" du choix de la direction, et hop ! Je suis devenue le loup à abattre. Waou ! Pire, une louve. J'ai cherché partout si j'avais une écharpe rouge, non, rose oui, verte, bleue, avec des motifs, violette, bordeaux, crème, pourtant, elles sont belles mes écharpes. Puis je me suis mise à créer des foulards en satin, de beaux foulards, remarquables (La vérité) mais fabriqués à Londres, oui parce qu'ici, "tu" peux pas.

Puis, une régisseuse est entrée, nous disant que nous n'avions pas réservé cette salle, elle n'était pas réservée, ni utilisée, alors nous ne pouvions pas faire cours dedans. C'est paradoxal, mais c'est la règle. Nous lui expliquions un peu tout, dans tous les sens, l'heure filait, on venait de se faire virer de l'amphi. Je suis professeure tout de même, j'ai un peu le droit de donner un cours programmé pour les étudiants que j'encadre, pouvais-je dire si discrètement et avec diplomatie. Mais il ne fallait pas trop le dire haut et fort, sinon, la salle resterait fermée et vide, alors il fallait que j'explique bien ce que j'allais montrer. La régisseusse semblait regretter, que lorsqu'elle était étudiante, dans cette école, elle n'avait pas pu avoir accès à de tels objets d'études et de culture, alors elle devenait plus sèche, et en même temps, elle se disait, quelle chance ! Même si plus tard, une rumeur courrait, selon laquelle,  je n'enseignais pas ce que je devais enseigner, c'est-à-dire, rien. Puisqu'il n'y avait personne, pouvait-on s'asseoir dans cette salle et regarder un film artistique de deux femmes magnifiques ? Elle nous dit, que la veille, il y a eu une formation pour les administratifs, et rien n'a été remis, donc c'est pour cela, qu'on ne trouve plus la télécommande, et que le son, rien n'est pas branché. Elle nous a fait venir le responsable. Le temps qu'il vienne, je remonte sur ma chaise, elle était toujours sur la table et je repilotais le vidéoprojecteur. Un étudiant arrive en retard, mais avec toutes les péripéties, il nous a cherché dans toute l'école, il s’assoit épuisé, c'est le seul étudiant noir de l'école, il fait de la peinture, j'aime son procédé et sa réflexion sur les codes, les tableaux de maîtres et les modèles noirs d'hommes et de femmes, et de nus qu'il peint en très grands formats dans l'école, cela gène. Il s'installe avec un sac de courses de supermarché, il arrive plus tard, car il travaille avec des jeunes, il donne des cours d'arts plastiques, la boucle est bouclée. Il y a la fille d'une critique d'art renommée, la seule qui lèvera la main lorsque je poserai la question de qui connait Mathilde Monnier ou La Ribot ? Mais elle n'a jamais vu de spectacle et ne connait pas Gustavia. Elle dit connaître un peu ce qu'est la danse contemporaine, il faut qu'elle se démarque un peu, sa mère est très connue du milieu, et elle a déjà été sélectionnée dans plusieurs écoles d'art. Elle a déjà un petit copain en design, qui espère ainsi être connu, en sortant avec elle. Plus tard, sans expérience aucune, il sera fier de devenir professeur dans cette école, au sortir de son diplôme. Par contre, sa copine devra partir, et n'ira pas au niveau supérieur, on a beau avoir de la famille dans le milieu, c'est le même statut qu'ont toutes les étudiantes, dans les écoles d'art, elles ne sont pas soutenues.

Personne dans la salle n'a jamais vu de spectacle de danse contemporaine, ni même des femmes à 50 ans ainsi performer. Elles sont musclées, belles, élégantes, clowns, inventives. Une étudiante réalise des volumes, je pensais aussi à elle, car dans Gustavia, les femmes déplacent des volumes sans arrêt. Dans la salle il y a le chouchou des professeurs en art, c'est toujours un garçon, pas encore un homme, il ne le sait pas, mais nous savons tous qu'il aura les félicitations à son diplôme, c'est ainsi que les écoles d'art se structurent, même s'il est installé à côté d'au moins 5 étudiantes meilleures que lui, c'est lui que les professeurs ont choisi, pour leur filiation, et les secrétaires de l'administration, il est très bien suivi, il porte tout le poids des enseignements, qui retardent. Il voudrait être artisan, mais il est poussé à être artiste. Il est très mal à l'aise. Il ne comprend pas pourquoi le livret de l'étudiant de cette école date d'il y a 2 ans. Il le dit tout fort avant que l'on commence. Malheureusement je ne puis rien y faire, de mon côté tout fut déjà prêt pour publication, ce n'est pas à moi qu'il faut demander pourquoi cela bloque. Là je débloque le vidéoprojecteur. Mais il ne le dira jamais aux autres professeurs, ni même lorsqu'il sera élu représentant des autres étudiants, sinon, il n'obtiendra plus la confiance de toute l'école et ne sera pas soutenu lors de son passage au diplôme, il faut tenir le rôle et ne pas déroger aux privilèges patriarcaux. Il est sympathique, je comprends sa situation, il sera plus libre après, s'il devient adulte. Il sort avec une étudiante, elle a peur de toutes les femmes professeures, alors elle les évite et reste scotchée à son copain, au moins, lui, il est bien vu. Nous sommes là pour voir une création. Je présente un peu ces femmes, au passage, je leurs dit que j'ai été danseuse contemporaine, ils ne savent rien de moi, ils ne se renseignent pas sur les femmes professeures artistes, ils pensent que je suis celle qui doit leur apprendre à éclaircir ou effacer une image ou publier un dessin, ce que j'ai fait avec brio. Oui, j'efface et j’éclaircis, tout est dit. Le responsable régisseur arrive, il est plus grand, plus fort que la régisseuse, elle qui est plus diplômée que lui, elle est soumise à ce responsable, il a d'énormes responsabilités, son travail c'est le plus important de toute l'école, il peut virer qui il veut. Nous n'avons plus besoin de lui, nous commençons la projection tardivement. Ils sont assis sur des chaises dures et ce qu'ils voient est inattendu, saugrenu, ils sont complètement désorientés, ils n'ont jamais vu cela. C'est trop long pour eux, cela ne se consomme pas comme d'habitude. La projection terminée, leur ventre gargouille, le mien aussi, déjà 13H après nos échanges, les jeunes hommes sont complètement abasourdis, ils ne savent pas comment accepter que cela existe, qu'est-ce qu'ils peuvent bien faire de ce truc ? Le jeune homme qui revenait de ses courses et donne des cours d'arts plastiques, médite et dit que cela lui donne beaucoup de matière à réflexion. Les jeunes femmes sont excitées comme des puces, l'une veut montrer qu'elle savait qu'il y a des choses formidables dans le domaine de la danse, sa mère le lui a dit, une autre qui réalise des volumes est épatée et même en colère, personne ne lui a jamais montré qu'on pouvait faire cela. Une autre est très timide et a l'impression que j'ai montré quelque chose d'interdit, elle ne sait pas si elle doit me dénoncer. Alors que cette même étudiante est plutôt sous emprise de professeurs pas très nets, qui n'arrêtent pas de lui dire qu'elle n'est pas capable de créer mais plus d'écrire, ce qui les amènent à penser, qu'elle n'est pas faite pour l'art... J'ai entendu la coordinatrice de la culture générale dire cela à son attention, de la plus intelligente, curieux, non ? Son travail artistique est doux, féérique, silencieux. Les danseuses sont vieilles, artistes bien plus dynamiques que ces jeunes étudiants, parfois brutales, elles nous réveillent, elles ont une expérience, et moi, je ne suis que celle qui transmet, je leurs montre à mon tour, je sais que c'est très important de "savoir". Plus vieille aussi, je me dis que peut-être, ils et elles sauront à leurs tour prendre des risques, être autonomes, oser, ne pas avoir peur, dépasser les obstacles, devenir fiers de leurs gestes, de leurs corps, de leurs voix. Je n'ai pas pu les emmener à Paris voir l'exposition de La Ribot, je n'ai pas pu les emmener rencontrer d'autres artistes que je connaissais, mais j'ai fait ce que j'ai pu, là à Limoges. Puis ensemble, elles sont allées, ensemble, elles sont parties, ils et elles ont travaillé sur d'autres formes, ils et elles ont fait des recherches. Ils et elles ont fondé leur studio de création, avec ces souvenirs d'enseignements, mon pilotage, génial ! Je n'ai plus de nouvelles d'aucun des ces étudiants. Jamais je ne leurs ai confié les difficultés dans lesquelles je me trouvais à enseigner, afin qu'ils et elles continuent de se concentrer dans leurs études. La propagande, ce n'est pas pour moi.

Plus tard je rencontrais Claudia Triozzi, danseuse, chorégraphe et plasticienne, italienne à l'école d'art de Bourges, lorsque j'y ai enseigné. Malgré sa notoriété, elle n'avait pas beaucoup l'occasion de s'exprimer lors des réunions, tout ce qu'elle apportait était juste. Elle attendait de partir de cette école, la parole des femmes était verrouillée. Pourtant, c'est bien la seule école, où j'ai vu autant de femmes féministes énoncer fièrement qu'elles l'étaient et que leurs cours et leurs contenus avaient une portée nationale voire internationale. Simples voisinages. Et finalement est-ce cela vraiment efficient ? Non. Pas une seule d'entre nous, lorsque nous étions en difficulté, n'était défendue par une autre, par un autre. Pleurer, c'est tout ce que l'on veut. Comment ces écoles d'art en sont-elles venues à rejeter les artistes femmes et les théoriciennes ? Comment se fait-il que l'on ne parvienne plus, en France à enseigner. Les femmes ne sont pas solidaires tout simplement et les hommes pas solidaires non plus, personne n'est solidaire, les hommes se taisent, on ne les entend jamais sur ces questions, c'est comme si la vie et l'art ne les concernaient pas. Ils gardent jalousement leurs privilèges, ils se font petits comme de tous petits garçons, ils préfèrent être maltraités ainsi, en tant que petits et non pas adultes. L'infantilisation est totale et partagée. Tout le monde est triste et tout le monde se plaint. On a bien lu, ces temps-ci qu'il y avait un sérieux problèmes dans les ressources humaines du ministère de la culture depuis des dizaines d'années et que rien n'est encore analysé, c'est systémique, c'est d'une perversité hallucinante à un haut niveau. C'est-à-dire que les femmes, qui cherchent un emploi dans la culture sont bloquées depuis très longtemps. Complicités, dénis, tortures, intoxications, arrêts maladies... Il y a des pipigates qui sont comme de mauvais scénarios de films, glauques, prônés dans de hauts conseils "à l'égalité entre les femmes et les hommes", dont les médias raffolent (ici et ici), et dont l'analyse est oubliée. L'heure est grave, mais ce n'est pas grave. Tout cela ne sont que des fantaisies ou des troussages de domestiques. Ne perdons pas de vue que cela concerne "le sel de la vie", ce salaire, dont j'ai fait une étude très détaillée, sur des parcours de femmes que l'on abîme en toute impunité. Twitters de plus, on oublie, tout, mais finalement le Monsieur diplômé en pipi, il vaut mieux l'oublier. On s'étonne que nombre de femmes sont encore assez nunuches pour supporter de tels collègues. Les peu dégourdies seraient les meilleures. J'adore le mot "dégourdi", car en céramique il désigne un terme technique très usité : "Première cuisson d'une céramique avant l'émaillage et la pose du décor ; céramique ainsi traitée". Lorsque j'enseignais, j'entendais souvent cela "le dégourdi" par-ci, le "dégourdi" par-là. Les dégourdis sont très recherchés pour manipuler un peu les nunuches.

Puis, je verrais ses conditions de travail, elle, la danseuse, la performeuse, elle n'obtiendra pas de salle pas souvent, une lutte. J'ai assisté à un de ses cours pour des étudiants de première année. Je circulais dans l'école depuis 1 mois, personne ne m'avait présentée, le directeur m'emmenait voir les salles, je n'étais programmée nul part, je n'avais aucun étudiant. En assistant à son cours, j'ai présenté mon studio : Il pulcino nero. C'était en 2016, en février, Claudia italienne connaissait bien le petit Caliméro, et n'arrêtait pas de dire que c'était une triste histoire et qu'elle avait les figurines des lessives italiennes et qu'elle voulait m'en donné, elle n'aura pas le temps, dans la foulée, Nathalie Magnan est décédée, Claudia avec d'autres femmes professeures théoriciennes et artistes sont parties ou se sont mise en disponibilité, et moi aussi j'ai arrêté d'enseigner. Mais ainsi, lors de son cours, tous les étudiants présents sont devenus aussi mes étudiants pour Il pulcino nero. Claudia était ravie. Grâce à elle, j'ai pu commencer une belle aventure et nouvelle, pédagogique. La question de la transmission et de la filiation, dans les écoles d'art, n'est jamais officielle, elle est tue. Mais elle existe, par des biais, inattendus, ce sont des liens les plus forts et ce sont ces liens qui font les créations les plus modernes, car elles ne sont pas attendues. La salle, cette chapelle que Claudia ne parvenait pas à réserver, seule professeure qui avait besoin de cet espace, était parasité par un ancien étudiant devenu artiste, vidéaste, ou grand gourou des écoles d'art dans les régions. Il a pour habitude de prendre par force les espaces des écoles d'art et ramener toute sa clique et se servir des étudiants comme main d’œuvre de ses films expérimentaux, où il se met le plus souvent à poil. Les professeurs lui font la guerre, gentiment, cela fait une animation scolaire, un divertissement, de l'agitation, cela gueule, ce n'est pas féérique ni doux, attention. Les étudiants partent même le week-end l'aider à réaliser ses tournages, il a l'accord des directions, même à Limoges, que ce soit des femmes ou des hommes qui dirigent, cela perdure. Il n'a pas le niveau de Gustavia, ni des autres artistes, alors il pique le matériel et les études. Des étudiantes qui participaient à mes cours ont été obligés de travailler avec cet artiste invité. Ce qu'elles ont vu ne les a pas incité à poursuivre leurs études, manifestement, elles ont arrêté. Pourquoi n'y-t-il pas plus de femmes artistes en France ? Il y en a partout !

Alors oui, dans les écoles d'art, comme dans le cinéma, le phénomène de l'emprise est dominant. Le male gaze domine. Les étudiantes, jeunes, en recherche d'emploi à côté de leurs études, en recherche de crédits, en recherche d'apprendre, se tournent vers des pygmalions et pygmalionnes, les rabatteuses sont nombreuses, sans le savoir, les Catherines nous le disent bien, les prédateurs ont le droit à l'oubli, pas les victimes, elles sont blessées ou mortes, et puis c'est bien connu, il faut faire la différence entre l’œuvre et l'homme. Vous n'avez donc pas un cerveau capable de séparer un violeur de sa création médaillée par notre pays ? Sacrées nunuches que vous êtes. Et comment ils font dans les églises ? Ils séparent aussi, on se confesse toujours auprès des pervers, ils n'attendent que cela, ils séparent bien les hommes en robe, de leurs actes criminels. Aux ressources humaines, ils ont compris cela : Montrez-moi votre curriculum, et je vous donnerai votre chance. Certaines feraient n'importe quoi, même vendre des gâteaux pour partir au bout du monde avec trois professeurs, trois hommes. Elles ne connaissent rien, ni leurs droits, ni les dangers, ni qu'elles peuvent décider elles-mêmes de leur propre méthodologie de recherche. Il n'y a aucune sécurité dans ces écoles, aucun cadre d'autorité pour protéger les dérives. Et il y a des femmes pour observer, diriger, payer tous ces hommes. Ont-ils eu une seule fois une idée de leur responsabilité ? Non, cela se passe comme cela, en famille, aussi.

Si j'avais cette autorité, les études seraient privilégiées et l'accès à la connaissance aussi. On a peur des femmes libres, très peur, et de celles qui ont une expérience.
Les femmes sans expérience sont placées aux directions, manipulées, sexistes à souhait, il faut que les règles perdurent et le male gaze... Ou bien il faut qu'elles soient déjà riches, c'est très important, avec un réseau... de riches. Argenteries, luxes et plaisanteries. Là, on s'incline, on leur donne directement une charte "contre les discriminations" et les féministes leur fichent la paix. mais cela ne résous absolument rien. C'est le but.

On aime voir les femmes victimes, mais on n'aime pas les voir s'élever, gagner, réussir.

On aime regarder longuement parler les femmes victimes d'abus, sexuels, moraux, on aime leur donner la parole, les encourager à porter plainte : PORTER PLAINTE. Sans arrêt.

On n'aime pas les voir jouer, vibrer, jouir, décider, programmer, inventer des lois, des règles, on ne leurs donne comme avenir seulement qu'elles appliquent les règles écrites par d'autres et à l'encontre de leur volonté. Ce sont mêmes les femmes les premières qui vont ordonner aux autres femmes à ne pas utiliser les salles vides, car c'est la règle, la seule qu'elles ont apprises pour garder leur travail, avoir un salaire. Oui, il y a des petites dérogations, des solidarités parfois, cela reste très discret, et surtout ne rendre rien visible. On interdit le voile, dans les institutions, mais on continue de voiler et violer les femmes, à visage découvert, les petites, et les petits, c'est tout le paradoxe. La France se voile la face. Ce sont même ces femmes aux ressources humaines, elles-mêmes abusées depuis des années par d'autres hommes pervers, recrutées par ceux-ci, qui vont ordonner aux artistes femmes de réduire leur curriculum, réduire leur parcours, ce sont elles qui vont leurs demander de "modérer" leurs propos, de ne pas dire et jamais s'exprimer, de ne pas rire de situations grotesques, de ne pas montrer du doigt les affreux, et surtout de ne pas avoir l'espoir de décider de leur carrière, car ce sont elles, les femmes désignées par des pervers qui appliquent les règles. Elles sont fatiguées, elles sont fragiles, elles ne savent pas ce qu'elles disent, elles disent n'importe quoi, ce sont des femmes. Comme dans Gustavia, ce sont des femmes... géniales.

La mode est à la délation et on donne aux femmes un rôle dévastateur pour elles : donner les noms, les situations, les dates, nommer les règles mêmes, dans lesquelles on les a placées, juste pour les regarder pleurer.

Alors, que pour la plupart, elles savent créer, elles sont créatrices, elles n'ont d'ordre à recevoir de personne et ni des médias. Et pire : elles sont en nombre. Elles sont si nombreuses, mais elles continuent à se faire gonfler les seins et monter sur des échasses sur des tapis rouge à Cannes, des portes-manteaux du monde du luxe, des sacs à mains... de fortunes, des entremetteuses. Et elles doivent sourires. Elles ont leurs armes, ne les croyez pas si nunuches, elles sont bien armées et bien décidées à changer le monde même handicapées.

Dans Gustavia, ces 2 artistes qui miment l'action de pleurer, ces pleureuses, sont magnifiques. Le jeu à 2 de ces femmes qui décrivent ce que c'est qu'être une femme qui pense et ne pense à rien, j'adore.

Vive la création !

Dernières créations en dates de ces artistes :

Please Please Please
[Danse]

Mobilisant le texte autant que la danse, La Ribot et ses deux complices passent un accord non contractuel qui, à coup sûr, ne tiendra aucune de ses promesses. Une manière pour eux de sonder l’indocilité première du corps et de l’opposer à la discipline des institutions.

Dans Please Please Please, sa dernière création en date de 2019, La Ribot s’allie à nouveau à la chorégraphe Mathilde Monnier, avec qui elle avait collaboré sur Gustavia, et pour la première fois au metteur en scène portugais Tiago Rodrigues. Ils signent ensemble un pacte dérégulé par lequel tous trois s’engagent à préserver ce que la danse a de plus indomptable. Comme une contre-proposition au contrat social, l’accord déjoue les normes du spectacle pour laisser s’exprimer des corps rendus à leur seul désir, incluant le public à son insu. La pièce s’interroge sur ce que l’institution (de l’école au centre d’art) peut faire au corps en déclinant des figures de marginalité, présentées comme autant de façons de contourner la norme. Please Please Please mutualise, selon leurs propres termes, la danse du beau et celle de l’exécrable dans une performance polymorphe qui prend le sauvage pour prisme de lecture. Au cours de cette négociation, les clauses du spectacle se redéfinissent sans cesse. Placé en situation d’autonomie, chacun éprouve alors seul son corps, au risque assumé du ridicule, de l’incertitude et du dysfonctionnement.

Et...

Tiago Rodrigues, né en 1977, est dramaturge, producteur, metteur en scène et acteur portugais.
Auteur, il écrit des pièces de théâtre, des scénarios, de la poésie, des chansons ou encore des billets d'opinion publiés dans la presse.
Également pédagogue, il est régulièrement invité pour enseigner la dramaturgie notamment à l'université d'Évora.
A 38 ans, il est devenu le nouveau directeur artistique du Théâtre National Dona Maria II à Lisbonne, une des plus anciennes et prestigieuses institutions du Portugal.



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La Ribot © 2019

Une femme ferme sa porte avec sa clé



Art Par kiwaïda at 19:58

04/11/2019

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Photographies © Sonia Marques

Faits mains par Christine de l'association S.O.S. Mistigri (Merci Julien !)

TROIS PTITS CHATS

Trois p'tits chats

Trois p'tits chats

Trois p'tits chats chats chat

Chapeau de paille

Chapeau de paille

Chapeau de paille paille paille paille

Paillasson

Paillasson

Paillasson son son son

Somnambule

Somnambule

Somnambule bull bull bull

Bulletin

Bulletin

Bulletin tin tin tin

Tintamarre

Tintamarre

Tintamarre marre marre

Marabout

Marabout

Marabout bout bout bout

Bout d'ficelle

Bout d'ficelle

Bout d'ficelle celle celle celle

Selle de ch'val

Selle de ch'val

Selle de ch'val val val val

Ch'val de course


Ch'val de course


Ch'val de course
course
course

Course à pied

Course à pied

Course à pied
pied
pied

Pied-à-terre

Pied-à-terre

Pied-à-terre
terre
terre

Terre de Feu

Terre de Feu

Terre de Feu
Feu
Feu

Feu follet

Feu follet

Feu follet
let let
Lait de vache
Lait de vache
Lait de vache vache vache

Vache d'ferme


Vache d'ferme


Vache d'ferme
ferme
ferme

Ferme la boîte
Ferme la boîte
Ferme la boîte boîte boîte
Boîte aux lettres

Boîte aux lettres

Boîte aux lettres
lettres
lettres

Lettre d'amour
Lettre d'amour
Lettre d'amour mour mour

Mourre-à-trois


Mourre-à-trois


Mourre-à-trois
trois
trois

Trois p'tits chats


CHAPEAUTER

> Coiffer d'un chapeau. Synonyme : coiffer
> (Sens figuré) Contrôler, avoir la responsabilité d'un groupe de personnes ou d'un organisme.


Raymond Queneau

 > Exercices de style. 1947

Philosophique :

«Les grandes villes seules peuvent présenter à la spiritualité phénoménologique les essentialités des coïncidences temporelles et improbabilistes. Le philosophe qui monte parfois dans l’inexistentialité futile et outilitaire d’un autobus S y peut apercevoir avec la lucidité de son œil pinéal les apparences fugitives et décolorées d’une conscience profane affligée du long cou de la vanité et de la tresse chapeautière de l’ignorance. Cette matière sans entéléchie véritable se lance parfois dans l’impératif catégorique de son élan vital et récriminatoire contre l’irréalité néoberkeleyienne d’un mécanisme corporel inalourdi de conscience. Cette attitude morale entraîne alors le plus inconscient des deux vers une spatialité vide où il se décompose en ses éléments premiers et crochus. La recherche philosophique se poursuit normalement par la rencontre fortuite mais anagogique du même être accompagné de sa réplique inessentielle et couturière, laquelle lui conseille nouménalement de transposer sur le plan de l’entendement le concept de bouton de pardessus situé sociologiquement trop bas.»


Philosophie Par kiwaïda at 21:00

03/11/2019

ʟα℉Ôґε⊥

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Depuis mon article : pièces d'or, que de chemins parcourus, avec Marie Lafôret, dont j'adore la chanson :

Ivan, Boris et moi

Ses yeux, son élégance...


Beauté Maïténa Doumenach


Musique Par kiwaïda at 20:35

01/11/2019

L̴E̴V̴O̴N̴S̴ ̴L̴E̴ ̴V̴O̴I̴L̴E̴

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LEVER LE VOILE :

Découvrir ou révéler une chose insoupçonnée. Lever le voile est une expression tirée du latin "revelare velum". Littéralement, elle signifie retirer quelque chose qui gênait la vision de la réalité.
Exemple : Elle a levé le voile sur le projet qu'elle prépare depuis des mois en cachette.

(dico l'internaute)

LEVER LES VOILES :

 Sens 1

    Marine
    Hisser les voiles, c'est l'action de tendre le tissu sur les mâts d'un bateau, dans le but que le vent se prenne dans les voiles et fasse avancer le navire.

    Sens 2

    Figuré
    Hisser les voiles est l'expression qui illustre la volonté de partir en voyage.

(dico l'internaute)

Amis françaises françaises, ne serait-ce pas le meilleur moment pour partir en voyage, après avoir levé le voile ?

Cultivons nous, la mode, ses esprits créatifs, autant de fichus chics fichus en l'air, il fait trop froid en novembre pour se découvrir... Sachons garder secrets nos savoirs faire. Vive le textile ! Vive la mode ! Vive l'histoire de l'art !

Et vive la république !


Art Par kiwaïda at 20:56

31/10/2019

h҉a҉p҉p҉y҉ h҉a҉l҉l҉o҉w҉w҉e҉e҉n҉

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Kiwaïda featuring Fever Ray ! (photography © Ninja Hannah, Design Kiwaïda, with love)

© Kiwaïda

h҉a҉p҉p҉y҉ h҉a҉l҉l҉o҉w҉w҉e҉e҉n҉


Art Par kiwaïda at 13:36

24/10/2019

ÉℙÉℰ

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Épée dessinée par Elizabeth Garouste, en bois et argent elle évoque "le bâton de pèlerin qui marche, vagabonde, traverse la vie à tâtons avec ses bonheurs et ses douleurs."

Hier elle était remise à l'artiste Gérard Garouste lors de la cérémonie à l'Académie des beaux-arts.

(Ce lien pour savoir quels sont les membres élus depuis des années, des siècles, ce ne sont que des hommes... et comment se réalisent les candidatures)

Je trouve très réussie cette sculpture, et que ce soit une femme architecte d'intérieur et designer française qui la réalise pour son époux est peut-être nouveau. Celle qui s'est sentie toujours "femme de" et en a fait une psychanalyse (sœur de..., femme de..., associée de... ayant travaillé plus de 20 années avec Mattia Bonetti)

Élisabeth Garouste et Mattia Bonetti font partie des designers emblématiques des années 1980, avec le groupe de Memphis et Philippe Starck, que ce soit pour l'aménagement de décors ou d'intérieurs, pour la conception de mobiliers ou pour la conception d'objets produits fabriqués industriellement. Parmi les créations ayant marqués les esprits figurent la chaise Barbare, dès 1981, qui leur vaut le qualificatif de Nouveaux Barbares, la table Rocher, des créations pour les cristalleries Daum ou pour la Faïencerie de Gien, les boutiques Christian Lacroix, le mobilier urbain et la décoration d'une première ligne du tramway de Montpellier aux hirondelles sur fond bleu, ou le packaging pour Nina Ricci4. Élisabeth Garouste et Mattia Bonetti s'écartent du high tech, du fonctionnalisme , et du minimalisme. Leurs conceptions sont surréalistes, baroques et théâtrales, utilisant une diversité de matériaux, bois, pierre, cuir, métal.


Depuis 2002, Elizabeth Garouste fait cavalier seul. De petits objets – vases, bougeoirs, miroirs… – sont édités par la Granville Gallery à Montparnasse qui lui a consacré, début 2018, l’exposition « Fantaisie » avec une quinzaine de nouvelles pièces, habitées par des créatures oniriques. Ses créations mobilières, elle les réserve aux galeries Avant-Scène, à Paris ou, depuis 2014, à Ralph Pucci, à New York. Elles sont toujours aussi baroques et bohèmes, regorgeant de motifs naturalistes et animaliers.

« Je suis en opposition avec l’idée de l’architecte Adolf Loos selon laquelle l’ornement est un crime et, comme le peintre Henri Matisse, j’aime créer de la fantaisie, du décor, pour exprimer mes sentiments »


Moi aussi, dans ma création, je suis très loin du dépouillement intégral que l'architecte autrichien Loss défendait. C'est aussi pour cette raison que j'ai réalisé des études d'arts appliqués et des beaux-arts, ce qui était très mal vu, on ne mélangeait pas ces disciplines. J'avais également été filmée pour un entretien sur les écoles d'art françaises, en 2005 pour l'exposition "Enseigner /produire, le numérique dans l’art" du commissariat Christophe Kihm, au Centre Pompidou à Paris. Et j'étais la seule femme professeure et artiste, parmi d'autres hommes, interrogés sur le numérique. Une des questions posée, spécialement pour moi, c'était de comment cette différence présupposée, donc, entre les arts appliqués et les beaux-arts en France, puisque j'avais réalisé cette passerelle. Pour moi, il n'y en avait pas, fondamentalement, dans mon parcours et ma façon de créer. Cela avait déstabilisé la personne qui m'interrogeait, car, nous étions toujours sous la domination, dans les formations des écoles d'art, telles que je les ai connues, de l'art conceptuel, et le rejet de plusieurs disciplines considérées comme des arts mineurs et non des arts majeurs :l'illustration, la bande-dessinée, le graphisme, le textile, même la chorégraphie... et encore moins ce qui avait attrait aux nouvelles formes de créations avec le numérique, exactement tout ce qui faisait la richesse de mon cheminement d'apprentissages, celui que j'ai choisi, certes singulier et peu recommandé. Je ne le savais pas, en fait, tout ce que j'ai choisi, était évidemment par affinité, et curiosité, et aisance, et aussi, parce que peut-être, il n'y avait pas cette domination par à priori, de ce qui "était mieux que". Je n'ai jamais fait trop attention à ce qui était présenté comme mentions honorables, car de toutes façons, je n'étais jamais pressentie pour les honneurs, puisque défricheuse, et non conservatrice. Je ne faisais pas gaffe, à présent je discerne très bien, le système d'honneur, par élection et cooptation. Il n'y a là aucun mérite, lorsque l'on a ce savoir des chemins et que l'on comprend en enseignant le parcours de chaque étudiant, ses efforts, mais aussi les talents, qui peuvent ne jamais recevoir d'honneurs officiels. Et qu'importe, puisque les académies des beaux-arts sont des entre-soi, qui ne concernent personne ou si peu. Il n'y a aucun hasard, que je me sois retrouvée à enseigner dans une école nationale des arts décoratifs, à inaugurer et développer ces arts en interaction. On rencontre toujours des incompréhensions, lorsque l'on bouscule les habitudes, lorsque l'on débloque des blocages... C'est le chemin des découvreur-es. Alors oui, le bâton du pèlerin en guise de fourreau d'une épée... Belle idée, qu'aujourd'hui, illustre ma volonté de continuer à agir.

"L'épée"

   
Une épée venait compléter cette allure solennelle. En 1687, les membres de l’Académie royale de Peinture et de Sculpture furent invités à déposer leurs armes personnelles au seuil du siège de leur Assemblée : il s’agissait alors de respecter l’interdiction des duels promulguée par Richelieu quelques décennies auparavant. La nouvelle épée symbolise par son ornementation, l’idéal, la carrière, la philosophie du nouvel élu. Dès son origine, l’épée d’académicien ne fut pas conçue comme une arme mais comme le portrait de celui qui l’arbore : elle est à la fois souvenir, reflet et espoir.
Loin d’annoncer quelques luttes à venir, elle est signe d’existence et par là, impose le respect. Elle est aussi la force d’une œuvre d’art qui illustre, à travers de précieux matériaux, un parcours, un esprit, un envol. Elle est la lame qui adoube ceux que leurs pairs ont jugés dignes d’accéder à l’Académie. Signe de reconnaissance, ne frappant que pour la défense de la culture, des arts, des lettres et des sciences, elle renforce l’idée d’une Minerve pacifique.

Tout cela est bien beau, mais comme aucune femme n'a eu, depuis des siècles cette passation d'épée dans les Arts et la Culture, en tant que créatrice, on ne peut ni y croire, ni y participer.

Alors, je me suis tournée sur le tarot, car, il y avait, ces derniers temps, pas mal d'épées positives dans ma voie lactée.


LES ÉPÉES = PIQUES

Les « Épées » sont à associer à l’élément « Air » Ceux qui argumentent, qui défendent et qui gouvernent Les Épées représentent l'union des principes actif et passif, symbolisant la lutte constructive pour réaliser l'action. Réfèrent au monde de la pensée et de l'esprit, de la Vérité qui rend libre, des défis à relever et des difficultés à surmonter (luttes, conflits, santé, affaires de justice, gouvernants, etc); de même qu'à l'intelligence, à la puissance transformatrice de la pensée, à la communication. Cette suite évoque la lutte parfois difficile ou douloureuse, mais requise, pour réaliser l'action; car elle implique la nécessité de faire le tri entre l'ivraie et le bon grain, pour remettre de l'ordre dans les affaires et pouvoir progresser librement de nouveau. Ce combat sous-tend la possibilité de blessures, la potentialité de la mort, la coupure de relations, le changement drastique qui transforme une vie, le risque à prendre d'une victoire ou d'une défaite, l'éventuelle intervention du Pouvoir qui décide et qui tranche (telle l'épée de la Justice, le scalpel du médecin, les mots incisifs qui saisissent et font cesser les obstacles, etc).

Les Épées sont donc associées au monde de l'intelligence – qui inclut la faculté de discernement –, de la gouvernance, de la parole et des mots, des communications efficaces et sans appel; mais aussi aux polémiques, à la nécessité de faire éclater la vérité pour se libérer et avancer, aux luttes et litiges qui peuvent amener coupure de contact et rupture de relation.

Sur Terre, chacun aspire à une vie où règnent l'ordre, l'équité, la liberté, la sécurité et la paix de l'esprit. Cette suite exprime donc les petits ennuis de la vie (manque ou excès de l'énergie des Épées) et les impacts d'un vécu relié aux conflits, aux épreuves, aux souffrances, aux frustrations, au surmenage et au burn-out, aux malheurs, aux déprimes et dépressions, à la maladie et aux accidents, au veuvage ou à la mort éventuelle, aux contrats et paperasses officielles (dont les diplômes), aux problèmes divers, aux escroqueries ou aux faillites, aux ennemis (cachés ou non), aux mauvais sorts et sortilèges, aux égrégores (forme-pensée négative), aux sciences occultes, aux choses secrètes, aux scandales, aux abus de pouvoir, aux procès et litiges, etc... Les personnages des Épées sont considérés comme les faiseurs de troubles (ex: la placoteuse, l'espion, le traître, le faux ami, etc), et-ou comme ceux par qui les problèmes se manifestent (ex: avocat, médecin, juge, policier, huissier, etc). On les désigne souvent comme les « hommes de robe »: des gens en position d'autorité face à soi; ou des personnes seules, célibataires endurcies, veuves ou divorcées, plutôt austères ou aigries.


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Le roi d'épée est un symbole de puissance intellectuelle et d'autorité. Il possède de surcroît le courage et l'intelligence pour accomplir tout ce qu'il désire. Il représente le discernement, la maîtrise et le pouvoir. Son caractère s’avère aussi rigoureux que celui d'un juge, d'un avocat ou d'un chef de guerre dont les émotions doivent être contenues sous la pression. Par conséquent, le roi d'épée vous demande de rester détaché et objectif dans une situation spécifique, afin de connaître la vérité et de ne rechercher que les faits. Vous devez utiliser votre intellect pour démontrer votre point de vue et réussir dans vos entreprises. Votre éducation et votre expérience sont importantes, mais vos observations et vos pensées quotidiennes le sont tout autant. Le roi d'épée signifie que vous devez adopter un attitude sévère mais juste. Vous savez que vous êtes doté de lucidité et que vous pouvez percevoir la vérité du moment, alors prenez donc les devants en vous appuyant sur un point de vue objectif. Vous êtes bien placé pour juger votre situation de manière appropriée et identifier les comportements limitants qui nuisent à votre évolution. C'est une période propice pour mettre de côté vos émotions et rester aussi objectif et rationnel que possible. Vous devrez peut-être négocier avec les autres et être assez direct sur ce que vous remarquez. Il se peut que cela vous tracasse de ne pas être particulièrement attentionné ou empathique, mais pour le moment, ce détachement est ce dont vous avez le plus besoin. De même, le roi d'épée vous encourage à utiliser votre logique et votre intellect pour creuser votre sillon. Vous devrez affronter le problème à bras le corps, prendre des décisions inflexibles et adéquates et vous assurer que vous êtes ferme mais équitable dans vos rapports avec les autres. Il faut que vous soyez capable de vous mesurer à n'importe quelle situation, de l’étudier en toute impartialité pour ensuite arriver à une décision à la fois juste et perspicace. Souvent, le roi d'épée représente un conseiller professionnel, comme un avocat ou un notaire, un conseiller financier ou fiscal. Ce conseiller a une solide réputation et une vaste connaissance de son domaine particulier et vous prodiguera des conseils objectifs et bien documentés sur votre propre situation. Il est totalement impartial et tirera parti de son expérience et de sa perception innée des règles, des systèmes et des structures en place. Il peut paraître détaché ou désintéressé de votre situation personnelle mais cette attitude ne fait que renforcer sa crédibilité. Vous vous en rendrez compte grâce à la pertinence et à l’objectivité de ses conseils. Il se targue de son expertise et de ses qualifications et risque par conséquent de facturer des frais élevés pour ses services. Néanmoins, il offre la rigueur et les connaissances spécialisées dont vous avez besoin en ce moment. Si vous n'avez pas fait appel à un expert, l'apparition du roi d'épée signifie que cela vaut peut-être la peine d'obtenir des conseils juridiques ou financiers. Si vous anticipez des changements ou des circonstances particulières nécessitant des avis d'expert, il serait avisé de les consulter avant que les bouleversements ne surviennent. De cette façon, quand ces événements se produiront, vous serez prêt à revendiquer vos droits et à obtenir un résultat en votre faveur. Il se peut également que vous bénéficiez des services d'un avocat ou d'un mentor qui sera à l'écoute de vos besoins et qui pourra vous fournir des conseils objectifs et intelligents sur ce qu'il faudra faire. Ce roi est aussi un homme aux normes éthiques parmi les plus nobles. Il est impossible de le corrompre et résiste à toute épreuve. Il offre aussi des conseils judicieux à tout le monde, sans distinction. Qui plus est, il s'attend fermement à ce que les autres agissent selon les règles de la loi et se montre intraitable avec les resquilleurs. En tant que père, par exemple, il se mettra en colère si ses enfants ne suivent pas les règles de la maison.


Art Par kiwaïda at 13:19

18/10/2019

l̶e̶ ̶s̶t̶y̶l̶e̶ ̶l̶a̶ ̶l̶u̶m̶i̶è̶r̶e̶ ̶l̶e̶ ̶r̶i̶r̶e̶

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Je juxtaposais des images du film Joker, où Joaquin Phoenix fait une nouvelle performance, de danse et de syndrome pseudo-bulbaire, sur la maltraitance, avec des peintures de Frida Khalo, et quelques photographies d'archives, où les poses peuvent sembler d'une même époque ou inspiration : le style.
Et dans le même temps, miroir, la lumière tombait dans le studio de création, comme un maquillage de plus, dans une matinée, pourtant sans aucun fard. La scène avec ces escaliers où le Joker danse est très réussie et copiée à l'infini sur Internet. La scène dans la salle de bain, de la danse aussi, de ce joker maltraité, est aussi une intériorité retrouvée, dans l'exposition constante. Faut-il croire au grand soir ? Ou bien peindre comme s'enfuir avec les flèches, mais fièrement ?
Le Désespéré
est un tableau du peintre français Gustave Courbet réalisé entre 1843 et 1845. Un autoportrait de l'artiste sous les traits d'un jeune homme qui regarde fixement devant lui, les mains crispées dans les cheveux. Je pensais à cela aussi, dans l'idée des artistes qui se peignent en train de travailler. Moi, c'est la caméra de mon ordinateur qui a fixé ces moments, la peinture est aidée d'outils, également. Dans ce désespéré, on ne voit pas les outils du peintre, de même, dans mes autoportraits on ne voit pas mes outils.
Pourtant, des personnes avec une fonction institutionnelle (pas des praticiens) se sont toujours étonnées que je ne fasse pas apparaître les outils, même c'était presque impossible. Pour eux, si j'étais dans une discipline liée aux outils "des ordinateurs", je devais "forcément" faire apparaître ces technologies et parler de "comment j'avais fait les choses" et non, de qu'est-ce qu'elles étaient. Mais non, de même, la représentation n'a que faire des exploits techniques, quand bien même il y en a. Car il n'y a pas d'outil qui puisse faire apparaître, il n'y a que l'auteur-e qui puisse faire apparaître le moment choisi, déterminé, dans le hasard de la lumière, c'est-à-dire du temps. Ainsi, je ne faisais pas partie de ces artistes qui font la démonstration qu'ils sont bien dans une discipline que l'on peut cocher, dans un formulaire pour obtenir un crédit, à la recherche, à la production, à la diffusion, toutes ces inventions administratives qui ne comprennent absolument rien à la pratique artistique. Donc pas de crédit.
Il n'est pas évoqué, que le contexte d'une recherche s'installe, non pas, avec des outils perfectionnés, mais bien plus avec les inspirations, ces ricochets de la pensée, comme les rayons de lumières qui se posent de choses en choses, pour en faire une scène, que seul-e l'artiste peut voir, capturer, se souvenir, garder en mémoire, représenter, danser, copier, tout cela car sont ressenties les choses, dans leur plus secrète intériorité. Pierres animées. Contrairement au désespéré, du romantique Courbet, j'étais installée dans une plénitude méditative, un calme que seules les matinées ensoleillées, lorsqu'elles deviennent si précieuses dans la grisaille, poudroient. De roses donc et de pétales.
Je ne saurai expliquer comment l'art français s'est perdu, car trop institutionnalisé à tous les niveaux, et pourquoi les artistes sont devenus si invisibles et discrets, pour la plupart. L'institutionnel aime les qualifier de précaires et se donner des médailles pour lancer des emplois sans aucun goût dans tous les coins paumés de France, avec cette condescendance si affichée qu'il faut donner le ton, du bon goût, car les paumés, c'est bien connu, n'ont pas de culture. De goûts normés d'une petite clique, sans audace, ni espièglerie, tout s’effrite et les tenanciers pleurent sur leurs espaces atrophiés, de nouvelles fenêtres s'ouvrent enfin. Nous ne regardons pas tous la même chose, depuis longtemps.
Nous pensons étranges.

Painter at work © Sonia Marques


Art Par kiwaïda at 01:42

14/10/2019

ℓєѕ иαÏfѕ ѕσит ℓєѕ ρℓυѕ fσятѕ

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Photographies © Sonia Marques

Nous sommes allées visiter la belle exposition "Du Douanier Rousseau à Séraphine, les grands maîtres naïfs" au Musée Maillol, dont je tairais le nom des auteurs... que j'apprécie...
Un peu de recherche.

Fières de se coucher...

Non évidemment, pas tout n'est dans le Musée, mais les naïfs sont aussi jardiniers, ce sont les plus forts !

Un des leurs vient d'être adopté. Les stages durent parfois des années, mais la réintégration est éternelle !

L'inspecteur Cafuné se tient à disposition, dès qu'on l'appelle, il entre par la petite porte : Attention, il trouve un tas de trucs !

Le contrôleur de boissons alcoolisées n'a jamais quitté la France, et comme l'inspecteur, il peint la jungle exotique.

Merveilleux !

Merveilleuse !

Il y a toujours un animal qui regarde un autre, qui regarde un autre, qui... comme je vous observe... de loin !

Si proche !

Une petite Greta qui manifeste vient d'être invitée dans un bureau de l'Élysée, rideaux velours, un arbre vert derrière, naïveté ?

Il y a des femmes qui semblent faire des galipettes, en attendant que l'on se rappelle à leur souvenir. Autant s'amuser !

Tact et délicatesse, n'est-ce pas le plus humble conseil que nous pourrions donner : prendre des gants, agir avec précaution !

Qui croit regarder sans être vu, se trompe comme un éléphant rouge au milieu de la figure !

Ce soleil, cette figure, et oui, le figuratif est ma plus belle résistance à la monumentale connerie !

Le héron

Le Héron est la première partie de la quatrième fable du livre VII de Jean de La Fontaine situé dans le second recueil des Fables de La Fontaine, édité pour la première fois en 1678. La seconde partie de cette fable est composée par La Fille.

Un jour sur ses longs pieds allait je ne sais où
   Le Héron au long bec emmanché d’un long cou.
              Il côtoyait une rivière.
   L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ;
   Ma commère la Carpe y faisait mille tours
              Avec le Brochet son compère.
   Le Héron en eût fait aisément son profit :
   Tous approchaient du bord, l’Oiseau n’avait qu’à prendre ;
              Mais il crut mieux faire d’attendre
              Qu’il eût un peu plus d’appétit.
   Il vivait de régime, et mangeait à ses heures.
   Après quelques moments l’appétit vint ; l’Oiseau
              S’approchant du bord vit sur l’eau
   Des Tanches qui sortaient du fond de ces demeures.
   Le mets ne lui plut pas ; il s’attendait à mieux,
              Et montrait un goût dédaigneux
              Comme le Rat du bon Horace.
   Moi des Tanches ? dit-il, moi Héron que je fasse
   Une si pauvre chère ? Et pour qui me prend-on ?
   La Tanche rebutée, il trouva du Goujon.
   Du Goujon ! c’est bien là le dîné d’un Héron !
   J’ouvrirais pour si peu le bec ! aux Dieux ne plaise !
   Il l’ouvrit pour bien moins : tout alla de façon
              Qu’il ne vit plus aucun Poisson.
   La faim le prit ; il fut tout heureux et tout aise
              De rencontrer un Limaçon.
              Ne soyons pas si difficiles :
   Les plus accommodants, ce sont les plus habiles :
   On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
            Gardez-vous de rien dédaigner ;
   Surtout quand vous avez à peu près votre compte.
   Bien des gens y sont pris ; ce n’est pas aux Hérons
   Que je parle ; écoutez, humains, un autre conte ;
   Vous verrez que chez vous j’ai puisé ces leçons.


Lire la prochaine leçon, dans la fable La fille...

Art Par kiwaïda at 20:03

09/10/2019

ʟǟ ֆɨȶʊǟȶɨօռ éȶǟռȶ ʍǟɨռȶɛռǟռȶ ɖéֆɛֆքéʀéɛ, ȶօʊȶ ɛֆȶ քօֆֆɨɮʟɛ

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Autoretrato / Photographie, gravure, sérigraphie © Sonia Marques


Art Par kiwaïda at 13:47

07/10/2019

ᒪᙓᔕ ᑕᗩᖇOTTᗴᔕ ᙓﬡᔕᗩᖲᒪéᙓᔕ

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Mais celles que je préfère, ce sont les carottes des sables ...

On continue dans le nouveau mode de toutaccrocherlesmots…
au pays des intelligences artificielles...



CRÉER VOTRE MOT DE PASSE

carotte

DÉSOLÉ, VOTRE MOT DE PASSE DOIT COMPORTER UN MINIMUM DE 8 CARACTÈRES

carottegéante

DÉSOLÉ, VOTRE MOT DE PASSE NE DOIT PAS COMPORTER DE CARACTÈRE AVEC UN ACCENT

carottegeante

DÉSOLÉ, VOTRE MOT DE PASSE DOIT COMPORTER UN CHIFFRE

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DÉSOLÉ, VOTRE MOT DE PASSE DOIT COMPORTER AU MOINS UNE MAJUSCULE

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DÉSOLÉ, VOTRE MOT DE PASSE DOIT COMPORTER AU MOINS UN CARACTÈRE SPÉCIAL (%, #, :, $, *)

100PUTAINSdecarottesgeantes####dansTONculSItuNEmeDONNESpasIMMEDIATEMENTunACCES !!!

DÉSOLÉ, VOTRE MOT DE PASSE NE DOIT PAS COMPORTER DE CARACTÈRE DE PONCTUATION

ATTENTIONmaintenantJEvaisTEmettreVRAIMENTles100PUTAINSdecarottegeantesdansTONculSItuCONTINUES####aMEMMERDER

DÉSOLÉ, CE MOT DE PASSE EST DÉJÀ UTILISÉ


Internet Par kiwaïda at 11:32

06/10/2019

αυ ℓαяℊℯ

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Image du film Atlantique, franco-belgo-sénégalais réalisé par Mati Diop, sorti en 2019

Image du film Manta Ray (en thaï : Kraben Rahu) franco-sino-thaïlandais écrit et réalisé par Phuttiphong Aroonpheng, sorti en 2018.

Atlantique et Manta ray, 2 films que j'ai particulièrement aimé récemment, d'origines différentes. Dans mon parcours, je trouve des points sensibles et poétiques, ainsi que noirs, en commun. Ils sont parsemés de petites lumières colorées, dans la nuit, aussi, tous les deux, dans des situations de précarités. Si leur paysage, à chacun, diffère, la mer les rapproche. Sensuels et spirituels, aussi, sont-ils de belles images de contemplations. Le pacifisme de Manta ray, évoque aussi le diable des mers dont la symbolique du poisson choisi pour le titre, que l'on retrouve comme fantasme à capturer par pierres précieuses, est subjuguant. L'amour se passe d'individu en individu, mal en peine, ou peines de l'âme. Nous pourrions admirer, en regardant ce film, que l'amour se passe de mot, car le héro est muet et se soumet à toutes les guérisons de l'âme. Prendre soin de l'autre, en même temps que tuer l'autre, devient un gage de survie, de gagner sa vie, n'est-ce pas la plus paradoxale de leçon de vie ? Le muet va rendre ce qu'on lui a donné, dans la mer des incertitudes, nous laissant comme cadeau, sa non violence. Beau !

Dans Atlantique, l'amour non consommé et inconsolable nous amène au pays des revenants, de la revanche zombie et sourde. Les morts-vivants, eux aussi ont une âme et se réincarnent dans les complices des crimes de l'humanité, les voleurs du sel de la vie. Et j'en connais à présent un rayon, même si je ne vis pas en Afrique, au Sénégal, je pige bien, les affres des chantiers et des mois de salaires non payés. Je pige bien autre chose, et ce n'est pas exotique, la place des femmes et leur pouvoir. Les femmes ne représentent pas le pouvoir, mais elles ont le pouvoir. Celui de maltraiter la féminité, de la violer, de la vendre, au nom de la tradition. Ici, on mesure bien l'importance des biens matérialistes qui s'échangent et se substituent aux valeurs morales et religieuses. Il en est de même, dans notre pays, finalement. On prône une virginité à tous point de vue, et une innocence, alors que les intérêts financiers sont devenus maîtres des traditions, les ont remplacées, sans même que les êtres humains ne s'en aperçoivent, rivés sur leurs téléphones portables. Reste la poésie de l'amour, lui, qui se consomme, en bien des imaginaires, même celui des amants retrouvés le temps d'une nuit. Naufragés de l'amour. Beau !

Et les bandes sonores de ces films sont magnifiques !


Film Par kiwaïda at 18:20

03/10/2019

ρ☤ᾔ☺ʊ✄

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Animal Par kiwaïda at 00:11

29/09/2019

¢яσqυιѕ, яє¢нєя¢нєѕ

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L'auteure et ses recherches, peintures, petits croquis, grandes dessinées

© Sonia Marques

Formes discrètes & spectaculaires

        


                           


 

            

Art Par kiwaïda at 18:56

26/09/2019

ℓℯ ḉα⊥αℓ☺ℊυ℮ ∂℮﹩ øїṧ℮αüϰ

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Au début des années 50, Messiaen propose d'ouvrir de manière spectaculaire la musique sur la nature. Il justifie ainsi sa réponse salvatrice : « La nature, les chants d’oiseaux ! Ce sont mes passions. Ce sont aussi mes refuges... que faire, sinon retrouver son visage oublié quelque part dans la forêt, dans les champs, dans la montagne, au fond de la mer, au milieu des oiseaux ? C’est là que réside pour moi la musique ». Dès l’âge de 14 ans, Messiaen transcrit ses premiers chants d’oiseaux. Mais, à partir du printemps 1952, par le truchement de son éditeur, Gilbert Leduc, Messiaen prend contact avec l’ornithologue Jacques Delamain qui l’invite dans sa propriété des Charentes, « La Branderaie de Gardépée ». Là, débute son inlassable rédaction de 300 carnets de notations des chants d’oiseaux transcrits d’abord dans les provinces de France puis dans le monde au gré de voyages dont certains accomplis dans le seul but d’écouter un oiseau inédit. Quant à sa méthode, Messiaen nous livre ses secrets :

« Le moment favorable, dit-il, est le printemps, la saison des amours, c'est-à-dire, les mois d’avril, mai et juin [...] Les meilleures heures de la journée correspondent au lever et ou coucher du soleil.»

Catalogue d’oiseaux

Entre 1956 et 1958, la rédaction du « Catalogue d’oiseaux », immense recueil pour piano, est un geste artistique proprement inouï. D’abord, par son ampleur, puisqu’il comporte 13 pièces réparties en 7 livres savamment ordonnés selon un principe de symétrie (3+1+2+1+2+1+3). La pièce centrale, le livre 4, « La Rousserole Effarvate », est le pivot d’un ensemble, qui selon la belle formule d’Alain Louvier, peut-être décrit comme « Un grand poème symphonique avec piano seul en 13 tableaux ». Tout aussi extraordinaire est son contenu : « J’ai tenté, précise Messiaen, de rendre avec exactitude le chant de l’oiseau type d’une région, entouré de ses voisins d’habitat, ainsi que les manifestations du chant aux différentes heures du jour et de la nuit, accompagnées dans le matériel harmonique et rythmique des parfums et des couleurs du paysage où vit l’oiseau ». Chaque pièce est introduite par un argument littéraire, où Messiaen campe le décor et transmet à l’auditeur son parcours sonore et visuel. Ainsi, pour « Le Chocard des Alpes », la première pièce du Livre 1, Messiaen écrit : « Strophe : les Alpes du Dauphiné, l’Oisans. Montée vers la Meidje et ses trois glaciers. 1 ER couplet : près du refuge Chancel : le lac du Puy-Vacher, merveilleux paysage de montagne, abîmes et précipices. Un Chocard des Alpes, séparé de sa troupe, traverse le précipice en criant ». L’ensemble du « Catalogue d’Oiseaux » fût créé, le 15 avril 1959, à la salle Gaveau, dans le cadre des concerts du Domaine musical par Yvonne Loriod. Rappelons que « Le Catalogue d’oiseaux » est doublement dédicacé à « Mes modèles ailés, à la pianiste Yvonne Loriod »

Olivier Messiaen mêlait formalisme et extrême réalisme : c’est l’objet de ses recherches dans les années 50. Il tentait de trouver un équilibre entre formes acceptées et inventées, entre le naturel et la linguistique.
Il faut préciser que parmi les 300 à 400 espèces d’oiseaux qui se trouvent dans son œuvre, figurent très peu d’oiseaux imaginaires. Pour rendre le timbre d’un oiseau, Messiaen procède à des agrégats de notes : c’est la méthode additive. Il n’y a pas d’harmonie, pas de fonction tonale ou modale, mais une vision acoustique du son. Difficile synthèse entre le langage modal purement humain et un monde de sonorités et de syntaxes complexes.

« Dans mon Catalogue d’Oiseaux, disait Messiaen, on pourrait relever un grand nombre d’innovations, parce que la reproduction du timbre des oiseaux m’a contraint à des constantes inventions d’accords, de sonorités, de combinaisons de sons et de complexes de sons qui aboutissent à un piano qui ne sonne pas « harmoniquement » comme les autres pianos. Exemple avec le Merle bleu. »

Messiaen disait aussi : « C’est dans mon Catalogue d’Oiseaux et dans la Fauvette des jardins que vous trouverez ma plus grande innovation formelle. Là, au lieu de me référer à un moule antique ou classique, j’ai cherché à reproduire sous une forme condensée la marche vivante des heures du jour et de la nuit. »

Passé 1949 et la composition de Turangalila , la présence de chants d’oiseaux dans l’œuvre d’Olivier Messiaen est très fréquente.

Dans Oiseaux exotiques, Messiaen a même placé côte à côte des oiseaux de différents continents, qui ne se rencontrent jamais ! Ces chants sont soutenus par une écriture ‘strophique’ pour les percussions aux bois, les cuivres, le xylophone, le glockenspiel et le piano.

Dans Réveil des Oiseaux, la partition retranscrit uniquement des chants d’oiseaux, sans aucun rythme ni contrepoint ajoutés, et les oiseaux se trouvent réunis par la nature. C’est une œuvre véridique.

Dans Chronochromie, le mouvement "Epode", écrit pour 18 cordes soli, retranscrit 18 chants d’oiseaux de France. Ils entrent les uns après les autres, un peu comme dans une fugue. Il s’agit d’une sorte contrepoint à dix-huit voix réelles, qui dure dix minutes. L’œuvre a fait scandale. Hors de leur contexte naturel, les chants d’oiseaux seraient-ils difficilement audibles... ?

Le phénomène est amplifié dans Le Prêche aux oiseaux, de l’opéra Saint-François d’Assise. Il s’agit d’un « grand fouillis organisé, sans équivalent dans la musique contemporaine », décrivait Messiaen. Il la considérait comme sa « meilleure musique d’oiseau ».

Un grand fouillis organisé, la meilleure musique d’oiseau

ange-kiwa.png

Dessin © Sonia Marques

Musique Par kiwaïda at 11:34

25/09/2019

υηє gяαρρє ∂є яαιѕιη qυι єη νσιт υηє αυтяє мûяιт

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Photographies © Sonia Marques / Proverbe Berbère


Art Par kiwaïda at 04:35

24/09/2019

ⓆⓊⒺⓉⓄⒾ

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Photographie © Sonia Marques : Que Toi (dans le jardin de ma mère, été 2019)

Dans l'esprit : « Dorénavant, la femme n''est plus l'avenir de l'homme, qu'il se démmerde ! » avec les deux lettres M (à démmerde), découvertes sur la pancarte d'une manifestation, toute féministe, à en croire le sujet, je découvre de nouveau une belle fantaisie :

OCCITANIE #On Attend Que Toi, décrit comme une campagne touristique participative et digitale
L'Occitanie s'invente un langage et une identité.

Qu'on se le dise Que Toi, un monsieur ou une madame, aujourd'hui ce genre d'interrogation peut se poser, est attendu, dans la Région Occitanie.
L'Occitanie est une région administrative française créée par la réforme territoriale de 2014 comportant 13 départements, et qui résulte de la fusion des anciennes régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées.
On invente bien des concepts pour faire vendre un peu plus de... voyages, même si les agences de voyages en France... font faillite.
Je m’égare, lorsque nous lisons : onattendquetoi, puisque notre nouveau mode de lecture est de tout accrocher avec un hashtag #, nous sommes en attente de Que Toi.
On l'attend, il ou elle est attendu-e. Car si nous attendions autre chose, toi, par exemple, nous pourrions dire : on t'attend !
Mais pas on attend que toi !
Alors si « On n 'attend plus que toi » (la bonne orthographe), ce cas de restriction implique le n' indissociable et synonyme de seulement: « On attend seulement toi ».
Dans notre langue française : on n'attend que toi, s'écrit ainsi, et non comme l'Occitanie nous l'informe partout (tous panneaux publicitaires, Internet, publicités vidéos...), on attend que toi.

À moins que l'on attende vraiment Quetoi, au subjonctif cette fois, ce monsieur ou cette madame si attendue, pour la photo en tous cas. Nous sommes bien entrés dans une ère digitale, et les régions s'inventent des identités, libérées de la grammaire et l'orthographe.
Si aujourd'hui, on peut se passer de 2 (NN) côte à côte pour inventer une nouvelle identité, on peut aussi ajouter 2 (MM) pour un effet remarquable.

Si on attend plus personne pour s’emmerder assez, dans ce pays, puisqu'on doit se démerder tout seul, il n'y a pas Que Toi qui est attendu au tournant !
Mais si, on attend plus de toi, sans le n', c'est que l'on attend davantage de toi, bien plus +, tu vois !

Alors Toi ou Que Toi méfie-toi, car cette publicité pour cette nouvelle Région Occitanie, qui existe depuis 2014 seulement, attend vraiment beaucoup de Toi.

Je ne saurai que trop te conseiller, Toi ou Que Toi, que je ne connais pas, de te méfier aussi du tutoiement.

Il existe des despotes, des maires ou mairesses qui se prennent pour ton pote, fausses et faux féministes. Ils et elles utilisent le tutoiement, car tu deviens ainsi un subalterne, si terne, que tu perds ta couleur en présence de ces horribles personnages élus par d'horribles lâches. Car le tutoiement non réciproque est très mal ressenti, dans le cadre d'un registre de langue familier, voire méprisant par sa familiarité. C'est l'effet remarquable.

Dans mon histoire, on a bien écrit par courrier, "saleté remarquable", conjugué avec le verbe être, confondu avec le verbe avoir, dans les missives reçues à plusieurs reprises. On est une saleté remarquable, bien plus que l'on a laissé des saletés remarquables sur un ordinateur. Cela n'enlève pas moins, que de l'être ou de l'avoir été, une saleté, qui plus est, remarquable, est très difficile à supprimer. Cela tâche, cela fâche. Mais qui est le plus souillé ? Celui qui tâche ou celui qui remarque la tâche ? Ou mieux, celui qui invente une tâche et la fait marquer, remarquer tant de fois, que le nom même de ces marques, seront marquées à jamais sur tous les outils.

Mais qui est la plus souillée ? Celle qui tâche ou celle qui remarque la tâche ? Ou mieux, celle qui invente une tâche et la fait marquer, remarquer tant de fois, que le nom même de ces marques, seront marquées à jamais sur tous les outils.

Même les démarques n'y pourront rien, il n'y plus aucune valeur créditée sur ces arbitrages tutoyés. Le vouvoiement est la plus belle partie de jeu, que nous pouvons encore sauver.

Marques est le plus beau nom et même si c'est si difficile à admettre, à démettre, vous n'y pourrez rien. C'est le sceau de la beauté.

Le vouvoiement (« vous, votre, le vôtre, la vôtre », etc.) s'adresse plutôt aux personnes auxquelles on doit un certain respect ou avec lesquelles on désire maintenir une certaine distance sociale, ce qui peut comprendre les inconnus, les supérieurs, la plupart des collègues d'un grade différent (bien que certains supérieurs tutoient leurs subalternes), les personnes âgées et dans les contextes où un certain formalisme est de rigueur (réunions officielles, cérémonies...)

Par mon expérience, il existe, aujourd'hui, comme pour cette nouvelle Région Occitanie, des manipulations politiciennes, oublieuses de ce respect mutuel. De ces oublis ou incultures, nous constatons des exclusions, de celles et ceux qui vouvoient, lorsque le "tu" devient une obligation, lorsque la familiarité domine, la vulgarité, lorsque toi et moi, devenons les subalternes d'une communauté d'ignares.

Cet article, billet d'humour, est destiné au bel anniversaire de ce jour, et il n'y a bien que toi pour comprendre ce message :
Joyeux anniversaire ! Belle Marques !

Quand le sage désigne la lune, l'idiot ne voit que le doigt.

Ce proverbe chinois, ou confucéen, se trouve parfois interprété par : quand le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt.

Dans le verbe désigner, que je préfère, et dans le contexte de mon expérience du procès, ou de l'accusation (la saleté sur l'ordinateur), ce verbe, avec une consonance appréciée avec le Design, discipline chère à l'école d'art de Limoges et que j'enseigne, il signifie :
Indiquer (qqn, qqch.) de manière à faire distinguer de tous les autres par un geste, une marque, un signe.

Marques est mon nom de famille, d'origine portugaise, et les accusations, par les idiots, ou les imbéciles, certainement racistes, dont j'ai été le sujet, ou bien dont ma fonction, professeure, sage, a été l'objet, on ne sait plus car, déjà utiliser un ordinateur du service public qui fonctionne très bien et être accusée de laisser des saletés remarquables, ou d'en être une, par la même occasion, et en faire un procès jusqu'à la cité judiciaire, me convoquer, en face de la prison de Limoges, en brisant mon nom (Marques) afin que je ne puisse passer à l'audience, et en enlevant ma profession de la convocation (professeure) et en substituant mon adresse, ma résidence principale, et la seule à Limoges, par celle de la Seine-Saint-Denis, dans le 93 ; c'était déjà indiquer, non pas la lune, ce design, dont ma profession et mon mérite sont ontologiquement liés, mais le doigt que les idiots regardent, et regardent toujours, sans grand dessein. C'est-à-dire, que depuis 10 ans, limougeaude, les imbéciles ne voyaient de moi qu'une étrangère, qui n'enseigne pas ce qu'ils souhaitent (épousseter les ordinateurs, les nettoyer, faire le ménage, et ne jamais les utiliser, en faire l'usage, afin qu'ils restent neufs, jamais enseigner aux étudiants comment s'en servir, les utiliser à leur tour, jamais désigner la lune, en faire un beau dessein), qui ne vit pas dans la ville où se trouve l'école, donc, ne participe ni de son économie, puisqu'elle n'y mange pas et n'y dort pas. Et comme elle demeure dans cette zone de non-droit : le 93, banlieue parisienne par excellence où les voleurs et malfrats mènent une vie moribonde parmi les étrangers, au banc de la société, elle ne mérite qu'un procès, parmi les autres accusés de la ville de Limoges, c'est-à-dire, des violeurs.

Le problème, c'est que, c'est tout l'inverse (parfait miroir inversé, quand le mal sévit, dans le seul but de salir un nom) : je suis professeure et artiste, j'ai passé des concours, j'ai réalisé de longues études et j'ai plutôt réussi celles-ci, j'en suis à une vingtaine d'années d'expérience, dans l'enseignement supérieur, je suis reconnue pour être en avance dans ma discipline, et experte, j'ai déjà transmis mes enseignements à plusieurs étudiants, j'habite à Limoges, je fais parie intégrante du paysage de cette région, je suis soutenue en tant qu'artiste et je n'ai jamais ni volé, ni souillé d'ordinateur et je n'ai commis aucune faute dans ma profession. Deux mois plus tard, la direction, en plus du procès, qui n'a pas fonctionné en faveur de la direction de l'école de Limoges, celle-ci me soutirait, à mon insu, une somme importante de mon salaire. Toujours sans avoir commis aucune faute professionnelle, sans aucune enquête ni médiation, au moyen d'un un décret directement obtenu et signé d'un membre de la DGCA (la direction de la création artistique), c'est-à-dire, la tutelle. Incroyable ! Dans un temps record. La seule signature de ce décret est émise par un greffier, spécialisé dans les affaires du "grand banditisme" et du "trafic de stupéfiants". Celui-ci quittera ses fonctions peu de temps après avoir signé le décret pour saisir mon salaire (un décret exécute un ordre du "gouvernement"), et que je demande pourquoi ne m'avait-il pas prévenu, afin que je sache, bien en amont qu'avais-je commis d'extrêmement grave pour que je sois la seule professeure des écoles nationales à avoir un tel traitement spécifique, une attention aussi répétitive et d'attaques digne des armées de singes. Et, sans qu'aucun de mes collègues ne soit averti de ma situation, ni les étudiants. On peut tuer un singe avec une armée de 12 singes, ai-je médité. Ce combat était déloyal en tous points, afin de me museler. Avais-je moi-même une arme, dont ces singes craignaient pour leur peau ? La parole ? Non : la voix.

Enseigner est ma vocation. Apprendre toute la vie et apprendre à apprendre, éclairer les moins éclairés, les plus jeunes, initier, montrer la voix, montrer la lune.

Ainsi la charge m'était donnée, je suis passée d'une excellente professeure et artiste, à un bandit, dès que la nouvelle directrice à pris ses fonctions. Son pouvoir et son autorité étaient si faiblards, qu'elle n'a vu que le doigt, alors que je lui avais déjà désigné la lune, et ce depuis quelques années auparavant, enseignant dans cette école. Pourtant, sa communication ne s'est effectuée qu'avec des courriers écrits par des illettrés. J'avais là, à ma lecture, l'armée de singes qui regardaient le doigt. De cette école qui pouvait devenir celle des lettrées, dont j'ai longuement apprécié enseigner et transmettre mon savoir, des objets de recherches, j'observais la destinée, tout autre, celle menée par une armée de singes illettrés. Et bien qu'en montrant la lune, les idiots, toujours, ne voyaient que le doigt.

Dans cette flèche qui m'a blessée, il m'a fallu, non pas rechercher, qui me l'avait envoyée, puisque le harcèlement est systémique, mais enlever cette flèche. Ce ne fut pas chose simple, mais sage enseignement.

Avec ce proverbe, on apprend que le sage, ici, pour ma situation, la "sachante", exprime du bout du doigt, par son enseignement (le Design, le dessin à dessein), ce que la majorité de celles et ceux qui l'entourent (des secrétaires administratives, une direction, des employés et collègues jaloux, des représentants syndicalistes avides de pouvoir) ne peuvent appréhender : la création. Si l'art c'est la lune, où va-ton ?

Je suis l'école des lettrés. Suivre est aussi accompagné d'humour, même dans la trajectoire des flèches qui manquent leur cible. En soi-même on peut trouver la cause des manquements.

À la rencontre des plus faibles et faiblards, je devais continuer à montrer la voix. Parfois, le chemin est plus long que prévu, j'ai dû ralentir pour attendre les autres.

Des hostilités en obscénités, oublions ces doigts d'honneur car nous avons des doigts de fée : regardons la lune, elle se glisse entre Saturne et Jupiter.

Observons la pleine lune le 13 octobre prochain à 23:10...


Internet Par kiwaïda at 14:49

23/09/2019

ℓε sιℓεŋ¢ε

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Enseignement Par kiwaïda at 00:06

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