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blog m kiwaïda

10/10/2017

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Les bambis (Visuel © Sonia Marques)

╭∩╮(︶︿︶)╭∩╮

Saint Dica Saint Dica  Saint dictat pleine de sainteté.
Comme les lapins nains blottis quelque part ou ces bambis aperçus par cinq s'évadant dans la brume automnale, merveilles insoupçonnées, le regard dérobe puis oublie.
Comme eux, on ne croit plus en ce pays, en ce monde, en ces contrées gouvernées par d'hideuses images, faites et surfaites par des tiers, logorrhées des divertissements, ici on s'amuse mais en vérité on peut ironiquement déclarer : Folle ambiance ! Comme ces avocats le savent si bien, depuis les coulisses de la corruption.
"h" aspiré qui empêche toute liaison ... harcelé, hardi, hargneux, hasardeux, hautain, hérissé, héros, heurté, hideux...
"h" muet, hagard, haïssable, hardi, haut, hideux, hongre.
Mais hideuses.
Souffrances au travail par milliers, des médecins, aux hôpitaux, aux juges, aux enseignants, aux policiers, aux sans dents et fainéants et aux riens qui puisse les distinguer du tout.
Comme tous ces rongeurs ne reste à trouver l'os, comme ces songeurs que mon correcteur d'orthographe préfère à rongeurs.
Viols, violeurs, terrorismes, attentats, enlèvements, égorgements, harcèlements, pervers et tout au féminin, ou au neutre, au défiguré, comme au figuré, au complément d'objet direct et surtout c'est indirect, involontaire et même avec consentement des morts, comment en êtes vous à ne plus pouvoir payer les taxes, comment devez-vous cacher que vous ne pouvez-plus quand d'autres sont montrés si fièrement en déplacements officiels officieux officiers.
Au ciel, vous ne pouvez plus.
On vous dira :

Saint Dica Saint Dica  Saint dictat pleine de sainteté.
L
a rue, la rue, la rue et vous lapins nains, vous avez déjà enterré la hache de guerre, d'ailleurs n'y êtes vous pas déjà six pieds sous terre ?
Cinq bambis plus loin.
On ne répond plus depuis longtemps, on ne vous voit plus tout en vous demandant de vous voir plus.
Allez vous faire voir !
Les tous et les toutes, les riens et les merveilles.
Comme un bambin de la voie lactée, les regards ne déroberont plus.
Rideau, paupière fermée. Bambou. Tabou.
Je mets ta cape pour dormir, faire dodo, faire dodo.
Laissez nous faire dodo, les piques assiettes !
Ne vous invitez plus nulle part.


Littérature Par kiwaïda at 18:15

05/10/2017

øя℘ℌ℮ʟḯηα☂

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La reine (© Sonia Marques) - 2016, techniques mixtes - 100 x 100 cm

"Il y avait des orphelinats de jeunes filles par vraiment de jeunes femmes tenues par des femmes plus vraiment toutes jeunes. Ces jeunes filles très peu éduquées et cultivées, étaient livrées par des familles afin de recevoir quelques notions, du bon maintien de la maison et de sa décoration, afin d'être mariées. Elles y apprenaient le travail domestique, les arts appliqués. Les tenancières les circoncisaient autours d'elles et leurs rappelaient ce que c'était être des femmes soumises à la souillure. Elles recevaient l'ordre de se laver, de porter des gants si elles avaient leurs règles de protéger tous les outils qui seraient en contact avec elles lors de ses périodes. Quelques garçons parfois restaient auprès des matrones, ils n'étaient pas devenus des hommes, avaient été formés par ces femmes, mais ne sortaient que très peu de l'orphelinat. Les matrones ne leurs transmettaient aucune discipline, ils étaient livrés à eux-mêmes et pouvaient, au loisir éduquer les jeunes filles, se servir dans les arrivées. Toutes les insoumises avaient un traitement spécial. Elles étaient soumises au vote des garçons pas devenus des hommes validés par les jeunes filles les moins douées, cultivées. Le vote était toujours en leur défaveur jusqu'à ce qu'elles finissent pas partir d'elles-mêmes, ou soient torturées in vivo.
Ces orphelinats sectaires avaient habilement inventé une publicité avantageuse, où de jeunes femmes sortaient les plus belles et éduquées, obéissantes, afin de servir de bonnes familles. Les hommes de ces bonnes familles avaient la garantie qu'elles ne révèleraient rien de leur expérience, aussi terrifiante soit-elle, car, à leur tour, ils leurs promettaient des cadeaux et des parures, des expositions, et une publicité sans égal, auprès du beau monde.

Les orphelinats étaient soutenus par plusieurs villes, plusieurs hommes dirigeants d'entreprises ou d'institutions vénérables. Pas une ombre ne pouvait alors entacher la réputation de ces établissements très dotés. Et surtout pas les insoumises. Leurs étaient réservés le cachot ou la prostitution à vie.

Dictateur, gouvernant le pays par le viol des femmes, ne pouvait être élu sans la complicité et en premier lieu des femmes devenues matrones, qui livraient leurs jeunes filles. À leurs tours, les femmes violées devenaient des matrones. Toutes les femmes devenaient des taiseuses, au service d'un roi et élevaient les fils du roi, futurs rois dictateurs. Les femmes devenaient des esclaves et les autres hommes des policiers."

(Orphelinat - 2014)


J'avais réalisé une œuvre, une photographie avec un redesign de peinture. Aujourd'hui je peux nommer cette action de "Resign", pour laquelle j'ai déjà réalisé un catalogue de photographies en noir et blanc. Je l'avais nommée "La reine". Et puis il y avait un texte que j'avais écrit bien avant, sans rapport avec cette réalisation. La reine était restée sans aucune information dans mon portfolio mais intriguait. Je viens de relire mon texte nommé "Orphelinat" et je pense bien que cette réalisation, des années après, a pu matérialiser (si je puis dire étant donné mes immatérielles créations) cet ornement, cette idée d'une matrone, son rôle dans une société, un patron contemporain qui collabore aux dénis de l'histoire. Ma réalisation s'est effectuée à partir d'un mannequin pour le luxe aux antipodes de sa transformation. Mais le modèle et le nouveau modèle ne font qu'un. C'est une lignée dans un même projet : gouverner.

Il y a des jours comme ça, les choses s'articulent avec une évidence déconcertante. Malgré le brouhaha des informations violentes sans aucun sens, où rien ne fait œuvre de rien, tout se commente et s'évide de penser. Et dans le chaos, ou en deçà, à distance, des personnes pensent et créent, parce que leur route n'est pas tracée par d'autres et ne le sera jamais. Imprévisible. Tout arrive, tout se coordonne et ouvre un pan entier de créations nouvelles. J'ai juste frotté mes plantes mais pas de lampe d'Aladin, feuille par feuille, elles me sont si reconnaissantes qu'elle se gorgent de soleil et s'étirent vers le ciel. Je les remercie infiniment de me montrer cette nouvelle exploration imaginaire.


Art Par kiwaïda at 13:48

01/10/2017

∃ṧ☂εηⅾʊë їᾔƒїηi℮ ⅾε łїεü

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Photographie © JD - 2016 (sélection Sonia Marques)

L'espace de la mer, lieu de narration, lieu du rien et du vide : il n'y a rien à dire. Un espace d'absence de nouveauté, où la répétition des marées rythme cet absence. Un interlude entre deux moments, la terre et la mer. L'ordre météorologique décrit cet espace, le vent, la température, les vagues, leur taille, les poissons qui arrivent, ce que l'on voit du gouvernail (son regard, celui du bateau, du nageur, de la nageuse…)
- Le voyageur est-il authentique ?
Moins je prends de vacances, plus on m'envoie des photographies de vacances.
La mer. Mes voyages par procuration. Un peu comme un imaginaire scindé, comme si partir ailleurs était synonyme de vacances, d'évasion. On croit toucher les Indes et on rapporte des motifs exotiques, hors on ne touche que soi, soi et son regard inchangé, soi et son image dans le monde, on se trompe, on prend les Indes pour les terres d'indiens, mais ce sont des américains qui n'ont jamais vu les Indes qui habitent en Amérique. Les voyages sont fait de duperies ancestrales et de découvertes déviées, avortées, racornies aux cartes vieillies comme des feuilles automnales. On voudrait que vous ne bougiez plus, que vous soyez malade à en mourir que vous ne pouviez plus même faire vos courses à côté, mais votre imagination vagabonde et s'enivre d'images et d'imaginaires, de paysages que vous n'aviez jamais vus, et peut-être que vous ne verrez jamais de votre vivant.
Les représentations étaient confondues, les américaines, les mots ont figé cette confusion indienne. On a cru découvrir, mais ce n'était pas la bonne direction. On a maintenu la découverte, et on a assigné un nom préconçu à cette découverte pour faire bonne figure laisser une trace fidèle aux à priori dans l'histoire. Ne sommes-nous pas toujours dans ces déviations, fausses routes, afin de relire notre histoire telle que nous la souhaitions écrite ?
Sédentarité luxueuse qui regarde le nomadisme douloureux, ses déplacements, ces voyageurs incertains, dont nul retour n'est possible.
On dit, rencontrer l'autre, mais c'est aveugle que se passent ces rencontres. Entre myopes, entre côlons avec une encyclopédie à la main face à des ennemis sauvages, on souffre lorsque l'on voyage, on n'y comprend rien, on se regarde dans une flaque d'eau comme narcisse croyant voir son image.

Photographie © JD - 2017 (sélection Sonia Marques)


Compétition, on ramène ce que l'on a cru voir, des images, ce sont des souvenirs auxquels on doute au fur et à mesure : était-ce ainsi ?
Quadrillage mental de mes espaces imaginés, ramener un souvenir et augmenter un cabinet de curiosité. Je suis "le curieux" celui qui ne voyage pas, celui qui n'a d'ailes que dans ses souvenirs. Entre naturels et artificiels, ces curiosités forment mes voyages mentaux. Mon déplacement spatial est digne d'une handicapée physique aux ouvertures d'un oiseau rapace, dont l'acuité visuelle est décuplée, je vois loin.
Cette volonté de miniaturiser le monde, celui qui est dans ma main, à proximité, c'est celui qui est le plus doux, le plus indocile, je ne puis fermer ma main.
Condensés de vies humaines et inventées, ne serait-ce que voir le jour pointer son nez est un nouveau voyage, une nouvelle journée, les maussades et les belliqueuses, les maternelles, les maquerelles, rares paternalistes, car du père dans les journées point d'image. Elles sont liée à la Lune ces journées, liées à la nuit, liées à des rythmes qui n'ont aucune stabilité et pourtant peuvent être profondément ennuyeuses.
J'étais dans cette houle angoissante happée par des monstres marins dont j'ignorais la couleur, la texture, l'humeur et la force. Alors tout devenait si fantastique, que dormir me paraissait être une aventure toute inédite. Ainsi je ne pourrai la dire. Je ne savais quel outil, quel navigation allais-je opérer mais le nouveau jour arrivé, j'étais si pleine de ces épopées, qu'auprès d'un humble thé mérité, et de sa fumée silencieuse, j'avais ce sourire sage et si coquin, d'être revenue de mélopées radieuses et diaboliquement ravageuses. Je revoyais ces prairies sous-marines vertes, si riche dans cette tasse à café du même vert céladon.
L'espace, merveilleuse création de mon imaginaire oscillait si imprévisible qu'il ne pouvait se partager avec les érudits voyageurs et leurs sponsors.
Chaque nuit me séparait davantage du jour et chaque jour me ramenait à la rive des ennuis des vies des autres si besogneuses et sans éclat, si marchandes et si procédurières.
Espaces étendues infinis lieux d'histoires, visiter tant de contrées sans même sortir de sa chambre, dans ce divertissement plus sage, celui de connaître ce que le divin nous apporte, nous tous fainéants.
J'ai vu la face du despotisme est-elle noire ? est-elle blanche ?
Elle fut si blanche que sa démesure a encore cours, propice à une structure patriarcale qui a du mal à cacher sa mauvaise foi, son désir clivant, sa jalousie, sa laideur si biscornue.
Dans ces tromperies de fastueuses et barbares coutumes, elle justifie la tradition de l'esclavage. Les trousseurs de domestiques sont à présents maquillés, ce sont des femmes immondes qui disposent des clés de la maison.
Chacun appelle barbarie ce qui n'est pas dans son usage. C'est le problème de la dissemblance, tout ce qui n'est pas d'ici, n'est pas qualifiable, insignifiant au mieux.
On fait du pâté en déclarant que c'est bien de chez nous et que toutes celles et ceux qui sont bien de chez nous doivent s'empâter et ne pas moufter de la recette. Ce sera du plaisir pour eux, du pêché pour d'autres. Pêché de tuer la bête, pêcher de manger celle que l'on a si mal nourrie et élevée au rang des cochoncetés.
Les gens sans amours serait ainsi celles et ceux qui ne savent accueillir et prétendent que leurs mets imposés seront ceux que les oies gavées les fois éclatés accepteront, sans maux dire.

Photographie © JD - 2016 (sélection Sonia Marques)

Photographie © JD - 2016 (sélection Sonia Marques)

Photographie © JD - 2017 (sélection Sonia Marques)

Photographie © JD - 2016 (sélection Sonia Marques)

Photographie © JD - 2017 (sélection Sonia Marques)

Paysage Par kiwaïda at 18:30

24/09/2017

ḉ♄αт ⊥øυαґℯ❡

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Chat Touareg (Photographies © Sonia Marques)

Animal Par kiwaïda at 20:18

22/09/2017

ℓα ∂øяღ@η¢ε

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David Hockney
Bois de Woldgate, 21, 23 et 29 novembre 2006 (Woldgate Woods, 21, 23 & 29 November 2006)
Huile sur 6 toiles - 182 x 366 cm
© David Hockney

Aujourd'hui c'est l'équinoxe, (qui vient du latin æquinoctium, qui lie æequs (égal) à nox (nuit), le moment où la durée du jour est égale à celle de la nuit. C'est l'automne aussi et je me souviens de la très belle exposition de David Hockney.

Si les feuilles perdent leur couleur verte avec l'arrivée de l'automne et la disparition de la chlorophylle dans les cellules végétales causée par les baisses de température et de lumière, elles prennent quand même de la couleur en devenant rouge, jaune ou orange.
Pendant l'hiver, les arbres sont en état de "dormance", mais avant cela, jusqu'à fin octobre environ, ils passent d'abord par un état de transition appelé "paradormance" lors duquel sa croissance ralentit, avant de se stopper intégralement. L'arbre stocke aussi du soleil pendant les beaux jours, à la manière de carburant pour ses nouvelles pousses au printemps. Un peu comme un ours qui anticipe son hibernation de plusieurs mois. Un peu comme moi.


La dormance (photographies © Sonia Marques)


bet-hedging
Contrer la prédation
Forme de dispersion temporelle
Stratégies de dormance prolongée
Stratégie de minimisation des risques
Contrer les conditions environnementales




David Hockney
The Arrival of Spring in Woldgate, East Yorkshire in 2011 (twenty eleven) − 2 January

Dessin créé sur iPad puis imprimé sur papier
144,1 x 108 cm ; d’une série de 52 œuvres
© David Hockney

Et je me souviens de l'un de mes dessins de la série Mouvance, dont j'ai exposé une conférence à l'Ensa de Bourges en mai 2016.
Extrait :

"(...) Il n'y a pas d'à priori sur le final. Je ne me dis pas, je vais faire quelque chose de joyeux, coloré. Il en est que l'on peut dire, une fois abouti, que tel dessin est joyeux, frais, ou qu'un carnaval se prépare, une fête, des cerfs volants sont dans le ciel et se laissent porter par le vent. Mais je ne pense pas du tout à tout cela. Et pourtant pour certains, l'un d'eux même, je le regarde comme l'expression d'un sentiment de résignation, dans des tons chauds, d'automne, car je perçois le geste entropique. Celui-ci est plus engagé, car il m'inspire l'incertitude. De la glue verte presque fluorescente, dans un semblant de nez, au milieu d'un visage constitué de feuilles... Si je m'attarde sur l'un, il raconte une histoire. L'arbre transforme la lumière du soleil en énergie et en automne, il y a moins de lumière, il commence à faire froid, les feuilles ne fabriquent plus de nourriture pour l'arbre, les feuillent se dessèchent, fragiles elle tombent, tandis que l'arbre passera l'hiver au ralenti. Pour ce dessin, il figure le ralentit, car il manifeste en lui ces transformations. Il s'apprête à tomber. Il semble se dessaisir de lui-même, de ses peaux. Lorsque je dessine, je pense et je suis des gestes, je rêve d'amplitude, d'altitude, de diffusion, dispersion, de mélanges, et aussi de rassemblement de toutes les hétérogénéités produites. Mes gammes colorées sont les secrets de ma mémoire, de mon expérience de synesthète, et c'est un vrai plaisir de composer. Composer des dessins, chaque dessin serait le concert, depuis une partition unique. Pour que la surface apparaisse, il existe une source, dans la profondeur, qui connaît l'obscurité. Je pense souvent aux nénuphars, au lotus, cette fleur qui naît dans les eaux troubles. Ce sont ces images qui motivent l'expression de ces dessins mais surtout, plus finement, des expressions à visage humain."




Mouvance © Sonia Marques (2014-2015) - Série de dessins




Art Par kiwaïda at 13:07

20/09/2017

c̶̲̅a̶̲̅t̶̲̅a̶̲̅s̶̲̅t̶̲̅r̶̲̅o̶̲̅p̶̲̅h̶̲̅i̶̲̅l̶̲̅i̶̲̅e̶̲̅

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Mickey Gulliver est un dessin animé de Mickey Mouse produit par Walt Disney pour United Artists et sorti le 19 mai 1934. Le film se base sur la nouvelle de Jonathan Swift Les Voyages de Gulliver (1726).

Le radical chic ou comment créer des communes désurbanisées, un aggloméré de jeunesse désenchantée pour fuir l'aliénation et aussi celle des milieux militants usés et impuissants aux éternelles réclamations et appels de l'État au secours, d'échecs historiques et d'amertume. Mais l'attirance du désastre et de ses effondrements forment ces communes qui souhaitent le dépassement, la vengeance, le morbide. Cette fascination sans nuance d'une réalité devenue évidente et violente engendre la violence également. Le désir de vivre se remplace par le désir de vengeance. Il faudrait prendre acte de toutes choses mauvaises pour faire commune et prendre toute chose détestable pour son entièreté. Organiser le pessimisme n'est pas suffisant. Toutes ces théories insurrectionnelles n'ont d'avantage que de multiplier les partisans, de les articuler, comme une armée qui vise une guerre civile, toutes opaques avec autant de principe de blocages, pillage et sabotage. Ces guerriers de l'ombre se calquent dans une misogynie déjà présente au pouvoir et attendent patiemment un signe puisqu'ils patientent, en rang et bien organisés. Cette vocation vers le désastre, le positif de la mort est l'angle, cette fois-ci, vivant d'une virilité classique du guerrier, de la fascination pour la violence. Ne reste que la délinquance comme pratique acceptable et pardonnable à souhait, figure de rebelles.
La catastrophe devient alors, par hasard de catastrophe, le moment idéal pour messianiser le peuple. On retrouve là, tout des attirails terroristes. Les crises écologistes, les ouragans, tout ce qui fragilise les êtres et demande de nouvelles organisations en autosuffisance, des autodéfense et approvisionnement pour la survie. Ces crises deviennent autant de chance d'apparition de communes pour transformer le monde.
Aucun enthousiasme pour ces pratiques morbides.

Séisme à Mexico le 19 septembre 2017, 32 années après le séisme de 1985 à Mexico (19 septembre 1985), provoquant environ 10 000 morts et 30 000 blessés.

Avec beaucoup de retard, on observe des copies de copies exaltées par connivences de devenir un contre-pouvoir par intégration d'une commune. Aucun projet positif n'a été jusque là inventé, mais de critique en critique du même système, les copies rendues en retard, ne reste que les communes pour participer du même geste du renoncement d'une invention positive. Inquiétude et ravage, ces guerriers moroses et quasi dépressifs sont en germe dans une société en crise, avec un excès de travail, plutôt qu'un travail qui a du sens et de la convivialité. Ce marché de l'emploi en souffrance invente ainsi un refus de s'intégrer à ce marché qui tue plus qu'il ne ressource et ne cultive. Alors ces guerriers ne sont pas là et s'inventent pour leur mort. Ils ne vivent pas mais projettent, ce projet de vie qu'est la mort. Le seul projet auquel le monde du travail ne peut toucher, puisque ce monde du travail ne s'exécute que pour activer une société animée et consommante, qui se consume à petit feu. Alors ce projet morbide se pense, ici ou là, par la violence et la terreur, par la manipulation et tant de jeunesse aux désirs ardents de projets et de sens, s'engouffrent dans la brèche laissée béante, des politiques successives et sans succès.
Les catastrophes naturelles sont les moments des pertes de la foi et des confiances aux autorités, là où les naufrages sont comptés et aucun sauvetage énoncé. Les villes sont abandonnées, les dégoûts des gouvernements augmentent, les actes illégaux sont même appréciés et favorisés dans de telles circonstances. Les pillages sont justifiés, le crime rentre dans le domaine de la survie, plus rien n'est justifiable, fiable. Le viol est chose commune et jamais un crime. La subversion paralyse les systèmes mais ne permet aucune construction positive. Quelques héros, des hommes toujours, en tirent partis, puis s'oublient comme on oublie le cri d'un animal rejeté de son arbre, car il y a tant d'arbres et de femelles cachées, bientôt ne veulent plus procréer. Ces modes dans l'art à l'insurrection qui se distillent dans des écoles en crise et embrigadent des étudiants sans savoir ni discernement, la chair fraîche, là, disponible, puisque sans plus aucun enseignement, est devenu insupportable, validés car l'État a déserté ses écoles. Souvent de jeunes femmes sont en nombre, vaisselles, service, écriture, liant du groupe, sourires et popotes. Tandis que les hommes et les gourous se pressent de rajeunir Debord dans les terreaux laissés des enseignements retraités, les seuls a avoir capitalisé, dans les sphères de la culture. Toute tentative constructive et ouverte sur le monde, dans ces mines territoires, ces chasses gardées, est éliminée, au profit d'un enfermement, d'un rétrécissement de la pensée.  La fuite, le groupuscule, contre les enseignements, contre la pluralité. Il y a une volonté d'adhérer aux mêmes, à l'idée nostalgique d'une révolution, sans jamais l'incarner, avec les mots insurrectionnels, avec les formules, tout en rejetant ce qui est différent, toutes les différences, c'est-à-dire, ce qui n'a ni formule, ni lourdes références, ni dépression.

Autoconstruction de paille, apprendre à potager et appâter les urbains pour la sortie de la techno-marchande avec techniques de combat, afin de savoir se battre, ouvrir les maisons, les institutions, piller les uns et les unes en signant à la place de l'État, s'approprier les salaires et les sels de la vie, contourner les règles et la loi, monter des cantines de rue, faire des affiches avec des feutres enfantins pour singer la manifestation, étudier les plantes, croire à l'invention de l'immédiat et nier l'histoire, le je égale le je, rassembler les êtres qui se sont oubliés et ne veulent plus savoir d'où ils viennent.
Le refus de la pensée s'exprime par défaire en se réappropriant tout savoir-faire acquis des plus pauvres et en le faisant savoir. Comment apprendre à piller, violer, sans se faire prendre. Radical chic.
Et c'est bien témoins de cette pauvreté copiée des ignares des histoires, que nous accompagnons le peu de sensibilité et d'invention nous obligeant d'enterrer les nôtres, les sages.

Les crises deviennent autant de chance d'apparition de communes pour transformer le monde. Tout climat délétère est entretenu afin que les communes s'organisent. Il ne faut absolument pas que le climat s'améliore, il faut le désintégrer davantage afin que le règne des plus morbides arrive.
Aucun enthousiasme pour ces pratiques.

Signé : La comète

"Un Autre Monde" de J.J Grandville (du livre : Pérégrinations d'Une Comète  - 1844)

Philosophie Par kiwaïda at 16:16

17/09/2017

﹩αʟαü∂﹩ ∂ℯ ℘@ʊ♥ґε﹩

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La Traversée de Paris est un film franco-italien, réalisé par Claude Autant-Lara, sorti en 1956. Le scénario s'est inspiré de la nouvelle de Marcel Aymé, Traversée de Paris, parue en 1947 dans le recueil Le Vin de Paris. Le thème du film se base sur le marché noir qui s'organisa durant l'occupation de la France par l'armée allemande entre 1940 et 1944. Le film a connu un certain succès à sa sortie et plusieurs répliques du film furent considérées très vite comme des répliques cultes, dont la célèbre expression « Salauds de pauvres ! », proférée par l'acteur Jean Gabin à l'adresse d'un couple de cafetiers et reprise par Coluche, dans les années 1980.
Pendant l’Occupation, Marcel Martin (Bourvil), un chauffeur de taxi au chômage, survit grâce au marché noir. Il trafique avec l’épicier Jambier (Louis De Funès), qui lui confie la livraison d’un cochon. Privé de son complice habituel, il propose à un inconnu, un certain Grandgil (Jean Gabin), de l’aider à transporter les valises qui contiennent la précieuse viande. Seulement, son acolyte d’un soir est un curieux personnage au caractère bien trempé, qui lui réserve quelques surprises… Dans cette scène, les deux compères se cachent dans un bar pour échapper à la police. Comme les patrons et la clientèle menacent de les « jeter aux flics », Grandgil laisse éclater sa colère dans une tirade d’anthologie

Aujourd’hui, personne ne peut dire que les pauvres sont plus sales que les riches. En revanche, une chose est sûre, les riches ont le pouvoir de rendre invisibles leurs déchets par toutes sortes de moyens.

"...ceux qui consomment des produits de luxe sont aussi bien moins nombreux que les autres — les riches sont bien moins nombreux que les pauvres. Aujourd’hui, personne ne peut dire que les pauvres sont plus sales que les riches. En revanche, une chose est sûre, les riches ont le pouvoir de rendre invisibles leurs déchets par toutes sortes de moyens. Par exemple, en faisant pression sur les pouvoirs locaux pour que leurs rues soient mieux nettoyées et en employant des pauvres pour traiter leur déchets. Il faut aussi prendre en compte le fait que les communes riches (c’est-à-dire celles où vivent des riches qui payent des taxes foncières élevées) ont bien plus de moyens pour embaucher des nettoyeurs ou pour payer les services d’une entreprise spécialisée."

Denis Blot est sociologue spécialiste des déchets et maître de conférences à l’université de Picardie - Jules Verne. Entretien a été réalisé par des lycéens de Saint-Denis (93), dans le cadre du projet Climat et quartiers populaires.

Les riches ont le pouvoir de rendre invisibles leurs déchets par toutes sortes de moyens, en accusant les pauvres de saleté et en les envoyant au tribunal pour avoir sali leurs propres outils de travail. Les outils de travail supprimés aux pauvres, ils demeurent sans emplois et remplaçables par de plus pauvres. Les riches sont ainsi lavés de tous soupçons et s'enrichissent encore plus, soutenus par l'état qui leur offre une évaluation sur l'invisibilité de leurs déchets.


Enseignement Par kiwaïda at 15:09

11/09/2017

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florida.jpg

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Photographies © Sonia Marques


Paysage Par kiwaïda at 11:03

09/09/2017

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Eternity (Photographie © Sonia Marques)
Les vraies cornes (Photographie © Sonia Marques)
Retraite (Photographie © Sonia Marques)
Island without contemporary art (Photographie © Sonia Marques)
"Protège tes racines"  (Photographie © Sonia Marques)
Tendresse (Photographie © Sonia Marques)
I will survive (Photographie © Sonia Marques)
DER BÄR (Photographie © Sonia Marques)
UM PEPINO ? (Photographie © Sonia Marques)
Ervilhas, feijões (Photographie © Sonia Marques)
Porcelaine de Limoges (Photographie © Sonia Marques)

Paysage Par kiwaïda at 20:53

07/09/2017

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Photographie © Kiwa & JD

Paysage Par kiwaïda at 23:17

29/08/2017

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JB, Kiwa, JD (photographie © Sonia Marques)

La vienne (photographie © Sonia Marques)

Les trois chevaux, Pommy (photographie © Sonia Marques)

New design made by myself (photographie © Sonia Marques)

Les retrouvailles (photographie © Sonia Marques)

Berlin-Limoges = Atomic Blonde

Scènes du film américain Atomic Blonde réalisé par David Leitch, sorti en 2017

Agent Johannes, danke für Ihren Einsatz, bei dieser Limoges Mission.

Film Par kiwaïda at 13:35

22/08/2017

Ṕéґї❡øґḓ √ℯят, ♭ℓαη¢, ρ◎υґ℘ґ℮, ᾔøїґ

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Toutes les photographies © Sonia Marques, et JD


Paysage Par kiwaïda at 01:30

15/08/2017

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A Scene at the Sea > film japonais réalisé par Takeshi Kitano, - 1991.

Avec Kurudo Maki (Shigeru) , Hiroko Oshima (Takako)
Le genre Yakusa, une trajectoire singulière qui s'évade d'un clan.
Le schéma clanique : Dans le film, le personnage s'émancipe du clan des surfers.
Les clans sont déceptifs, ils suscitent de la déception, les personnages de Kitano font l'expérience de cette déception, ils ne s'y retrouvent pas et s'en écartent. Des communautés à la marge qui sont au centre et deviennent mafieuses.
Film tendre où le lien se crée devant la mer, un amour pur et bouleversant, sans presque aucun contact physique. Le couple sourd muet, communique parfois en langage des signes. Ce couple chaste est fusionnel, dans une bulle contemplative.
Détermination malgré les épreuves. Lorsque Shigeru et Takako sont séparés, car le chauffeur du bus ne veut pas de planche de surf dans son véhicule, Takako reste debout dans le bus, elle se soumet à cette attente face à la vitre, elle soutient son amant, elle croit en lui, tandis que Shigeru à pied, sa planche sous le bras va faire le trajet, sans perdre confiance en cet amour qui les lie malgré la distance. Cette séparation impossible rend la scène et le lien très fort lorsqu'ils se retrouvent. Aussi lorsque la mer les sépare, Takako reprend la planche de surf.
Ils n'utilisent pas le langage, ces héros du film m'ont fait penser au film de Ozu, où le petit garçon décide de ne plus parler à ses parents, à la suite de l'interdiction de regarder la télévision. Cette non violence, où le refus devient une invention par l'absence de communication, un art pacifiste, une interruption source de créations, de nouveaux gestes et déplacements. Élégance, sensibilité, finesse des échanges de regards, des sentiments mutiques. Kitano est peintre, avec de l'autodérision, le comique et la contemplation sont des nuances dans un paysage maritime frontal, une scène, où nous sommes aussi ces personnages qui rentrent dans l'eau ou comme les poissons, sautillent de cet élément océanique.
La précarité n'est pas un obstacle, elle fait l'histoire et déjoue les rumeurs des clans de petites communautés idiotes et sans imaginaire, lorsque l'amour soutient chaque étape. Contre l'ennui, source de créativité, d'invention, la trouvaille d'un éboueur de la planche cassée, va réparer le lien avec la mer et l'engager dans une voix singulière, comme celle d'un artiste qui invente quotidiennement sa profession, remettre l'ouvrage sur le métier. La place de la femme, l'assistante, l'amoureuse, devient le guide du chemin initié par la découverte et l'ambition de l'amoureux recycleur des déchets. Comment rendre beau ce qui était rejeté, destiné aux ordures et à la saleté.


Film Par kiwaïda at 11:58

14/08/2017

ßαℓʟεяїηℯ

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Mes Cendrillons (Repettos) sur ma Fanett (Ilmari Tapiovaara) (Photo © Sonia Marques)
Visite du magasin d’usine Repetto, en Dordogne, à Saint-Médard-d'Excideuil, qui vend des articles de surstocks, des chaussures des saisons précédentes, des fins de série et des articles dits de deuxième choix, c’est-à-dire qu’ils présentent des défauts mais ceux-ci n’empêchent pas de porter les chaussures. Cette usine produit, depuis 1967, essentiellement les chaussons de danse et ballerines de la marque, mais pas seulement. Les autres modèles sont même quelques-uns des plus légendaires, comme les chaussures Zizi et BB. Après avoir failli disparaître, Repetto connaît aujourd’hui le succès avec ses mocassins, ballerines de ville, bottes et bottines, babies ou sneakers.
Repetto : une histoire familiale : Rose Repetto, maman d’un prodige de la danse qui décide de créer des chaussons pour son fils qui revenait les pieds meurtris par ses répétitions. Bonne couturière, elle se charge de lui confectionner des chaussons plus adaptés et surtout plus confortables. Dans un atelier situé à deux pas de l’Opéra National de Paris, elle met au point la technique du “cousue & retournée” qui consiste à coudre la semelle en cuir à l’envers avant de la retourner. Grâce à ce savoir-faire unique, Madame Repetto acquiert très vite une grande notoriété et devient la fournisseuse attitrée des danseurs étoiles de l’Opéra Garnier.



Le chanteur belge Stromae, fondateur de la marque Mosaert en 2009 avec sa femme, la styliste Coralie Barbier, ont lancé une collection capsule en collaboration avec la marque de chaussures de danse, Repetto.

La marque Mosaert propose, depuis sa création, des vêtements unisexes et riches en couleurs et présente cette fois-ci, pour sa quatrième collection capsule, des souliers fleuris mixtes. La styliste expliquait que le chanteur avait toujours eu envie de porter des ballerines et qu’il regrettait le fait qu’elles ne soient réservées qu’aux femmes. De là,  Jean-Marc Gaucher, PDG de Repetto, lui en a envoyé une paire et lui a proposé cette collaboration.



Visuels, Brigitte Bardot avec des Repettos (à 18 ans, et aussi dans l'atelier de Picasso)

 Avant de devenir une des stars les plus incandescentes du cinéma français, la jeune Brigitte Bardot était une danseuse classique indéniablement douée. À l'époque, la Repetto ne se portait pas ailleurs qu'aux pieds des petits rats de l'Opéra. Bardot, elle, s'échappa rapidement du carcan de la danse classique pour s'improviser mannequin puis actrice débutante chez Sacha Guitry ou René Clair.  C'est en 1956 que bascule le destin de la simple starlette mariée à son Pygmalion Roger Vadim. Juste avant le tournage de Et Dieu... créa la femme, elle commande à Rose Repetto (fondatrice de la maison), une chaussure aussi légère et confortable qu’un chausson de danse. Mais avec le sex-appeal en plus ! Ainsi naît le modèle Cendrillon, dont le profond décolleté laisse découvrir la naissance des orteils. Moue boudeuse, crinière blonde, Repetto rouge carmin aux pieds: le mythe B.B voit lui aussi le jour dans Et Dieu... créa la femme. Si l'accueil réservé au film de Vadim est un peu frileux dans l'hexagone, les Américains, eux, s'enflamment pour la beauté insolente de Bardot. Grâce à leur fièvre contagieuse, la célébrité de l'actrice explose en France. On n'a jamais vu une sensualité aussi débridée et assumée, assortie d'un parler aussi nonchalant. Porté par ce succès fou, la ballerine peut alors descendre dans la rue et s'invite même à Hollywood. Quant à B.B., avant d'apposer ses initiales chez Gainsbourg (autre amateur de Repetto), elle mènera une vie aussi mouvementée que celle de Juliette, l'héroïne imaginée pour elle par Vadim - dont elle divorcera en 1957. Etre une femme libérée, ce n'est pas si facile... (article Vanity Fair, par Rosemont - 2014)


Entrée du château d'Excideuil lors du Hoop Festival (Photos © Sonia Marques)




Génial au Japon (Photo © Sonia Marques)

Génial au Japon
Quand elles ne composent pas avec leurs copains du groupe Le A, Blandine Peis et Émeline Marceau se réunissent au sein de Génial au Japon pour évoquer les grands espaces, les road-trips infinis et incertains et les sentiments humains dans un dédale de sons modernes, qui laissent la part belle à des rythmiques électroniques, des mélodies pop et des envolées parfois rock. Dans la musique de ces deux Bordelaises, les boîtes à rythme percutent sans jamais froisser les sens, les synthés se dévoilent à travers des nappes célestes ou des basses épaisses tandis que les guitares, déliées ou plus distordues, finissent de tapisser un décor jamais figé, toujours en mouvement. De Blonde Redhead à Radiohead en passant par Portishead, LCD Sound system ou Tame Impala, le duo féminin, créé à l’automne 2015, met en lumière tout un pan du patrimoine pop, rock et électro des années 2000 dans ses chansons habitées qui nourrissent aussi bien les rêves que la réalité. Qu’on vive au Japon… ou ailleurs.


Bloum (Photo © Sonia Marques)

Bloum

voit le jour en 2013. Les six membres se retrouvent autour d’une idée : construire un live où la musique et l’image pourraient se mêler et ainsi former une matière à part entière. Le but étant de proposer un espace où son et image se rejoignent, s’inspirent et se connectent. La notion de croisement a toujours intéressé la formation : Image-son ; électronique-acoustique ; graphisme-vidéo ; plastique-numérique… Chaque matériau serait support de l’autre. Pour ce faire, les membres travaillent en commun du début à la fin de la période de création. Les rôles se répartissent de la manière suivante : Côté sonore : Léo, Paul, Max et Bastien. Musiciens aux parcours bien différents. Du deejaying à l’orchestre classique en passant par le sound design ou la jam session sauvage… Côté visuel : Marie et Glen. Respectivement graphiste et plasticien de formation. Travaillent avec différents outils : vidéoprojection, modules, lumière… Sortes d’instruments d’un orchestre insolite qui répond à l’appel de la musique​.​ Véritable artisanat de la musique, Bloum compose, arrange et mixe ses morceaux de ses petites mains, au même titre que l’identité visuelle du groupe, ses clips, ainsi que les artworks de ses albums.​


Le jardin d'Hélys de Saint Médard d'Excideuil  (Photo © Sonia Marques)
Le jardin d'Hélys de Saint Médard d'Excideuil : Le site est né de l'imagination d'un couple de lyonnais installé là depuis 22 ans. Et jusqu'en 2031 maximum précisent-ils. Moniqa Ray-Bool est l'artiste propriétaire des lieux, cette ancienne enseignante a disséminé des citations d'auteurs dans tout le parc.




Œuvre de l'artiste chinoise Xuefeng Chen au jardin d'Hélys (Photos © Sonia Marques)

Née en Chine en 1975 dans le Yunnan, Xuefeng a vécu auprès de sa mère dans son village, en pleine campagne et montagne jusqu’à l’âge de 13 ans où elle courait, pieds nus, dans ces paysages. Sa pensée va sans limite entre lacs et montagnes, prés de sa maman un peu chamane, qui connait les rituels ancestraux. Pendant les années d’une enfance heureuse, chaque jour était un voyage inconnu. Sa curiosité la conduite en France, à Strasbourg, à l’école des Arts décoratifs. Pendant ses études, ses recherches dansent autour des cultes, des cérémonies, les gestes de sa maman, les dessins traditionnellement chinois, les écritures, tout ce qu’elle a connu et vu pendant son enfance. Le papier découpé, la broderie, le textile, la sculpture, Xuefeng touche à ces techniques qu’elle fait siennes et navigue dans ses racines pour faire pousser son arbre.

https://www.xuefengchen.fr/
https://www.instagram.com/xuefengchen_art/




Le jardin d'Hélys de Saint Médard d'Excideuil  (Photo © Sonia Marques)

Au piano (Photo © JD)

Nouvelle étagère  (Photo © Sonia Marques)

Paysage Par kiwaïda at 16:56

12/08/2017

J℮ mℯ ﹩üїṧ ṧ℮яяé ʟα ρ℮їηтüя℮

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Je me suis serré la peinture (Photographies © Sonia Marques)


Art Par kiwaïda at 11:27

06/08/2017

℉ÅИ∃✝✞

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Fanette revient chez elle recevoir des noisettes d'amour (Photographie © Sonia Marques)

J'ai vécu sur ces assises, les chaises Fanett du designer et architecte finlandais Ilmari Tapiovaara, icône du design scandinave, de 1950, structure en hêtre, piètement et dossier à barreaux laqués noir, édité par Edsbyverken en Suède, modèle original aux 7 barreaux. Ma mère avait meublé son appartement aux designs nordiques, bien avant la mode en France, dans les années 70. Cela doit marquer une enfant, se balancer sur ces chaises bien dessinées, la ligne, je le vois, en les regardant, est toujours élégante. Je me souviens du bruit qui craque si je me balançais dessus, ce qui a donné une entaille à un barreau, scotché par mon père. Les noms de mes parents ont toujours sonné comme des noms exotiques, du Nord au Sud, comme un nom scandinave ou suédois, comme Alvar Alto, aux lignes bien pensées et aussi comme un pays d'Amérique du Sud, très chaud et malicieux, de couleurs douces, suaves et vives. Ce petit écureuil curieux remercie ces noisettes.

Le designer moderniste, Ilmari Tapiovaara est né en 1914 à Hämeenlinna en Finlande. Il étudie le design d’intérieur et le design industriel à l’Institute of Industrial Arts d’Helsinki où il obtient son diplôme en 1937. De 1935 à 1936, alors qu’il est toujours étudiant, il travaille pour Alvar Aalto dans les bureaux d’Artek à Londres. Après avoir fini ses études, Tapiovaara travaille pendant 6 mois à Paris, comme assistant, dans les bureaux de l’architecte moderniste, Le Corbusier. L’année suivante, il devient le directeur artistique d’Asko Oy, le plus grand fabricant de mobilier de l’époque en Finlande, où il reste trois ans. De 1941 à 1951, il est le directeur artistique et commercial de l’usine ébénisterie à Keravan Puuteollisuus. A l’époque, lui et sa femme Annick, commencent à réaliser des projets de design d’intérieur pour des clients, comme la Domus Academy (1946-47) et le Tech Student Village (1951). Vers 1950, le couple ouvre un bureau à Helsinki, où il se focalise sur le design et le mobilier industriel, souvent commandé par de nombreuses sociétés. Alors que Tapiovaara est surtout connu comme designer d’intérieur et de mobilier, il conçoit aussi des luminaires, verres, textiles (souvent en collaboration avec sa femme), couverts, composants de radios et stéréos jusqu’au milieu des années 1970. Tapiovaara est un grand admirateur du designer et architecte finlandais Alvar Aalto, de par son travail incontestablement fonctionnel. Il a aussi un grand sens des responsabilités sociales, confronté à l’après-guerre en Finlande, Tapiovaara entreprend une approche démocratique du design. Il est convaincu, que tout le monde devrait pouvoir accéder à du mobilier bien conçu à des prix abordables. Par exemple, la chaise Domus(1946) empilable en contreplaqué de bouleau , a été dessinée de sorte à ce qu’elle puisse tenir dans une petite caisse pour faciliter l’exportation aux Etats-Unis. Cette chaise conçue à l’origine pour la Domus Academy est sans doute la plus célèbre pièce de Tapiovaara. Il conçoit également de multiples pièces « destructibles », pouvant être démontées afin de réduire les frais d’expédition. A la fin des années 1950, il voyage au Paraguay afin de concevoir du mobilier pour le compte du programme de développement des Nations Unies, il participe à un projet similaire à Maurice durant le milieu des années 1970. Tapiovaara a aussi enseigné, de 1952 à 1953 il est embauché comme professeur à l’école de design, Illinois Institute of Technology.  Pendant les années 1950, Il enseigne le design d’intérieur et industriel à l’Institute of Industrial Art, puis continu d’enseigner pendant les années 1970 jusqu’au milieu des années 1980. Tapiovaara expose intensivement et gagne plusieurs récompenses, incluant des médailles d’or pour ses chaises à la Triennale de Milan en 1951, 1954, 1957, et 1960; à la Good Design à Chicago en 1950, et à la Finnish State Design en 1971, il reçoit un prix de la Finnish Culture Foundation en 1986 et le Furniture Prize de la SIO Interior Architects’ Association de Finlande en 1990. Ilmari Tapiovaara décède en 1999. En 2014, à l’occasion du centenaire de sa naissance, le Designmuseo d’Helsinki présente une rétrospective de son travail, incluant du mobilier et des croquis.


Art Par kiwaïda at 21:12

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(Photographies Kiwa & JD)

Festival très sympathique :

Il était une fois... un village appelé Les Cars où il y a longtemps une grande fête avait lieu chaque année à la Pentecôte et mobilisait le village entier... Mais c'était il y a très longtemps... Lorsque nous étions enfants. Les graines étaient semées, les idées ont germé...Ces enfants depuis ont bien grandi et ne pouvaient se résoudre à l'idée que ce village retombe dans la tristesse. Ainsi est né le Festival Les Carrioles. A l'image d'un voyage en carrioles, le temps d'un week-end, nous invitons le public à ralentir le temps et à revenir à des choses plus essentielles, se rencontrer, échanger et découvrir les richesses de notre territoire...
En effet, l'organisation du Festival part du constat qu'il existe de très nombreux savoir-faire locaux, qu'il s'agisse des produits fermiers, des artistes ou de l'artisanat, et un besoin de les faire découvrir et de les valoriser. De ce fait, le Festival Les Carrioles se veut un événement vivant, familial, citoyen et festif qui propose une multitude d'animations, de spectacles, d'ateliers... et tout ça dans une démarche de respect de l'environnement et de consommation responsable, afin d'encourager la consommation locale. Il a lieu chaque année le 1er week-end d'Août aux Cars, sur le site des Ribières.

Un éco-festival, c'est-à-dire ?
Le festival "Les Carrioles" est mis en place dans l’esprit du développement local et durable, et souhaite s'inscrire dans une démarche la plus respectueuse possible de notre environnement. Il s'agit en premier lieu, par les animations proposées et les exposants invités, de faire connaître à tous les richesses de notre territoire (agriculture, artisanat, faune et flore, patrimoine, etc...). Nous essayons ensuite de mettre en oeuvre ces principes dans toutes les composantes du festival : par le recours systématique à des produits locaux aux buvettes et à la restauration, l'utilisation de vaisselle compostable ou réutilisable, le tri des déchets, l'impression des documents de communication dans le respect de normes environnementales élevées, l'installation de toilettes sèches, etc …

On y mange super bien, tout est délicieux, l'ambiance est très sympathique, tout le monde se parle, les commerçants, les jeunes et les moins jeunes, pas mal de diversité, des festivaliers libres et pacifiques.

Super concert de Zoufris Maracas et j'ai particulièrement aimé "Chienne de vie", dont le chanteur, Vincent Sanchez (qui a déjà eu plusieurs articles publiés qui relatent sont parcours) Dernier album (2016) Le live de la jungle :

Ah chienne de vie, chienne de vie,
Chienne de vie, chienne de vie
Mais par où me fais tu passer?
Chienne de vie, chienne de vie, chienne de vie
Moi qui n’avait rien demandé.
Comme s’il fallait tout oublier
A chaque fois que tout s’effondre
Comme s’il fallait recommencer
Et surtout ne jamais confondre
Son présent avec son passé
Et puis courir jusqu’à la tombe
En faisant semblant qu’on est pressé
En slalommant entre les bombes
Celles qu’on à soi-même placées
Celles des autres, celles du monde
Qui finiront par explorer
Ce n’est qu’une question de secondes
Et l’angle dans l’quel on est placé
Ah, chienne de vie, chienne de vie,
Chienne de vie, chienne de vie
Mais par où me fais tu passer?
Chienne de vie, chienne de vie, chienne de vie
Moi qui n’avait rien demandé
Comme s’il fallait s’immuniser
Pour à nouveau pouvoir se fondre
Dans la masse des civilisés
Dans laquelle les cons abondent
Les cons aigris, les cons grisés
Les cons vernis, les cons frisés
Les cons groguis, les cons rasés
Et un con à chaque seconde
Une nouvelle variété
Qu’il nous faudrait apprivoiser
Ah, chienne de vie, chienne de vie,
Chienne de vie, chienne de vie
Mais par où me fais tu passer?
Chienne de vie, chienne de vie, chienne de vie
Moi qui n’avait rien demandé.
Comme s’il fallait laisser glisser
Tous ces sentiments qui nous plombent
Comme s’il fallait les effacer
Alors qu’on a le cœur qui gronde
Et qu’on voit bien qu’il est blessé
Même si on a d’jà trouvé la blonde
Qui nous permettrait d’oublier
La profondeur à laquelle, ah
Ah, chienne de vie, chienne de vie,
Chienne de vie, chienne de vie
Mais par où me fais tu passer?
Chienne de vie, chienne de vie, chienne de vie
Moi qui n’avait rien demandé
Comme s’il fallait tout essayer
Toutes celles qui passent sur la route
Et toutes les déshabiller
Pour s’économiser du doute
Qu’on aurait voulu y goûter
Juste un petit peu juste quelques gouttes
Pas trop pour pas s’habituer
Assez pour fracasser son couple
Ah, chienne de vie, chienne de vie,
Chienne de vie, chienne de vie
Mais par où me fais tu passer?
Chienne de vie, chienne de vie, chienne de vie
Moi qui n’avait rien demandé

Paroliers : Vincent ALLARD / Vincent SANCHEZ / Youri KETELERS

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Paysage Par kiwaïda at 14:34

05/08/2017

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Les Forces vives (chevaux en bronze de 1983), sculpture de Charles Correia, fontaine à Épinay-sur-Seine (photographie Sonia Marques)

Charles Correia est un sculpteur français d'origine portugaise, né en 1930 à Setúbal (Portugal) et mort accidentellement en 1988 à Moita (Portugal). Il naquit en 1930 au Portugal. Il arriva très jeune en France. Il entra à l'école des beaux-arts de Nantes en 1947, puis à l'École des beaux-arts de Paris en 1950, dans l'atelier de Marcel Gimond1. Spécialisé dans le travail du bronze, il devint un des rares sculpteurs en France à pouvoir vivre de son art. Dans les années 1980, après la création du Centre national des arts plastiques, il reçut la commande de plusieurs œuvres monumentales, dont le groupe des Maréchaux. L'Œil disait de son art en 1984, à l'occasion d'une exposition de ses œuvres : « Les sculptures de Charles Correia sont des œuvres de maturité accomplie, conformément aux principes d'une esthétique et d'une éthique où la flamme d'un tempérament n'est plus à découvrir ».

Force vive (photographie JD)

La Genèse (femme en bronze), devant la mairie d'Épinay-sur-Seine, sculpture de Charles Correia (photographie Sonia Marques)

(Détail)

L'Esclave mourant (copie) de Michel-Ange (photographie Sonia Marques)  

L'Esclave mourant est une sculpture du peintre italien et sculpteur de la Renaissance Michel-Ange, conservée aujourd'hui au musée du Louvre à Paris, avec L'Esclave rebelle. Ces deux figures d'esclaves (exécutées entre 1513 et 1516), destinées initialement au Tombeau de Jules II, furent écartées dès 1542 de la version définitive du tombeau. Ces deux statues, qui restent inachevées, ont été offertes en 1546 par Michel-Ange à son ami Roberto Strozzi, qui, en exil, en a lui-même fait don ensuite au roi de France François Ier. Des collections de Montmorency, puis au château d'Écouen au XVIe siècle, ensuite dans celles de Richelieu, elles sont saisies comme biens d'émigrés sous la Révolution en 1792. Elles sont présentées au musée du Louvre dès le 28 août 1794. Exécutés entre 1513-1516 dans le cadre de la décoration du tombeau de Jules II, au programme particulièrement ambitieux et soumis à de nombreuses évolutions, L'Esclave rebelle et l'Esclave mourant furent laissés inachevés par leur auteur, qui les écarta de la version définitive du tombeau. Les deux sculptures furent ensuite offertes par Michel-Ange à Roberto Strozzi, qui les emporta avec lui en France, où elles sont actuellement conservées, au musée du Louvre. Malgré ces vicissitudes, ces deux Esclaves, parfois appelés Captifs ou Prisonniers, notamment par Vasari, furent immédiatement reconnus comme des réalisations majeures de l'artiste.

Remarquables pour leurs corps expressifs et contorsionnés inspirés par la statuaire antique, ces sculptures se prêtent encore aujourd'hui à de nombreuses interprétations et controverses. Sur un plan philosophique, l'esclavage qu'elles incarnent peut renvoyer à la vision néoplatonicienne chère à Michel-Ange de l'âme enchaînée à un corps pesant, dont il faut s'affranchir. Elles représenteraient ainsi un mouvement de libération et d'émancipation intellectuelle et philosophique du sujet.

Le roi et la reine de Janine Janet (1959) Bois et clous (photographies Sonia Marques)  

L’œuvre de Janine Janet est liée au Tout-Paris des années 50 et 60. Son enfance à l’île de la Réunion développe son imaginaire baroque, un goût pour la nacre, les madrépores, les coquillages, les écorces et les pierres. Les soumettant à d’étranges métamorphoses, elle crée des naïades, faunes, licornes et autres féeries avec une technique qui relève de l’art du tabletier, du relieur ou du rocailleur. Sa formation classique lui donne une excellente maîtrise des techniques plastiques. Balenciaga, Givenchy, Balmain, Nina Ricci lui confient leurs vitrines. Jean Cocteau lui commande les costumes, masques et sculptures du Testament d’Orphée. Elle conçoit des décors pour Francine Weisweiller, Paul-Louis Weiller, le prince Ali Khan, crée une Vénus en bronze doré pour le Queen Elizabeth II, dessine des modèles pour la Manufacture nationale de Sèvres, Haviland, Arthus-Bertrand. Illustré par ses projets aquarellés, les photos de Brassaï, de Lucien Clergue et de Roland Beaufre, cet ouvrage révèle la richesse d’une créatrice qui a marqué un moment privilégié des arts décoratifs français.

L'Enlèvement des Sabines (1579–1583) est une sculpture de Giambologna.

Elle représente trois figures (un homme soulevant une femme au-dessus d’un deuxième homme accroupi) et fut sculptée à partir d'un unique bloc de marbre. N'ayant pour but originel que de démontrer la capacité de l'artiste à composer un groupe sculptural complexe, le thème de l'œuvre fut trouvé après que François Ier de Médicis, Grand Duc de Toscane, eut décrété qu'elle serait présentée au public dans la Loggia dei Lanzi de la place Piazza della Signoria, à Florence. L'œuvre est signée OPVS IOANNIS BOLONII FLANDRI MDLXXXII (Œuvre de Jean de Bologne des Flandres, 1582). On en trouve une version préparatoire en bronze mettant en scène seulement deux personnages au Musée Capodimonte de Naples. Giambologna révisa ensuite son schéma avec un troisième personnage : deux modèles de cire de cette œuvre sont actuellement au Victoria and Albert Museum à Londres. Enfin, l'épreuve en plâtre de dimension réelle pour la sculpture finale, exécutée en 1582, est présentée à la Galerie de l'Académie de Florence. Cette œuvre est une prouesse technique : l'artiste fait tenir sur une seule base trois personnages dont les corps sont organisés sous une ligne serpentine. On y retrouve toute une série de spirales et de mouvements giratoires. Il n'y aucune tension même chez la sabine enlevée par les romains et aucun élément ne sort de l'espace de la base. Ce groupe est une œuvre du mouvement artistique maniériste. Des réductions de bronze de la sculpture, produites dans le studio personnel de Giambologna ou par des copistes, faisaient presque toujours partie des collections des connaisseurs du XIXe siècle.

L'enlèvement des Sabines est un épisode légendaire de la fondation de Rome.

D'après la légende, Romulus fonde Rome puis tue son frère Rémus lors d'une querelle et devient le roi de la cité. Des hommes le rejoignent. Mais pour agrandir une ville, il faut à la fois des hommes et des femmes et les Romains n'inspirent pas confiance aux rois des cités voisines. Alors Romulus et ses compagnons ont une idée. Ils organisent une fête en l'honneur du dieu Consus et invitent les peuples voisins. Les Sabins viennent avec leurs filles. Au signal de Romulus, qui consistait a s'envelopper dans les pans de sa capes, les Romains capturent les jeunes filles et écartent les pères. Puis ils prennent les Sabines comme épouses. Titus Tatius, roi des Sabins, déclare alors la guerre aux Romains. La guerre dure jusqu'à que les Sabines s'interposent entre leurs pères et les Romains. Titus Tatius et Romulus partageront alors la royauté pendant cinq années. À la mort de Titus Tatius, celui-ci est enterré solennellement sur le mont Aventin.

TITE - LIVE (59 av. J. - C.  – 17 ap. J. - C.), Histoire romaine, I,9

Déjà Rome  était  assez  puissante pour ne  redouter aucune  des  cités  voisines;  mais  elle  manquait  de femmes, et une génération devait emporter avec elle toute cette grandeur: sans espoir de postérité au sein de la ville, les Romains  étaient aussi sans alliances  avec leurs voisins. C'est  alors que, d'après l'avis du sénat, Romulus leur envoya des députés, avec mission de leur offrir l'alliance du nouveau peuple par le sang et par les  traités. "Les  villes,  disaient-ils,  comme  toutes  les  choses  d'ici-bas,  sont  chétives  à  leur  naissance;  mais ensuite,  si  leur  courage  et  les  dieux  leur  viennent  en  aide,  elles  se  font  une  grande  puissance  et  un  grand nom. Vous ne l'ignorez pas, les dieux ont présidé à la naissance de Rome, et la valeur romaine ne fera pas défaut  à  cette  céleste  origine;  vous  ne  devez  donc  pas  dédaigner  de  mêler  avec  des  hommes  comme  eux votre  sang  et  votre  race." Nulle  part  la députation  ne  fut  bien  accueillie,  tant  ces  peuples  méprisaient  et redoutaient à la fois pour eux et leurs descendants cette puissance qui s'élevait menaçante au milieu d'eux. La  plupart  demandèrent  aux  députés  en  les  congédiant:  "Pourquoi  ils  n'avaient  pas  ouvert  aussi  un  asile pour les femmes? Qu'au fond c'était le seul moyen d'avoir des mariages sortables."La  jeunesse  romaine  ressentit  cette  injure,  et  tout  sembla  dès  lors  faire  présager la violence.  Mais, dans  la  pensée  de  ménager  une  circonstance  et  un  lieu  favorables,  Romulus  dissimule  son  ressentiment  et prépare, en l'honneur de Neptune Équestre, des jeux solennels, sous le nom de Consualia. Il fait annoncer ce spectacle dans les cantons voisins, et toute la pompe que comportaient l'état des arts et la puissance romaine se déploie dans les préparatifs de la fête, afin de lui donner de l'éclat et d'éveiller la curiosité. Les spectateurs y accourent en foule, attirés aussi par le désir de voir la nouvelle ville, surtout les peuples les plus voisins:les Céniniens, les Crustuminiens, les Antemnates. La nation entière des Sabins vint aussi avec les femmes et les  enfants.  L'hospitalité  leur  ouvrit  les  demeures  des  Romains,  et  à  la  vue  de  la  ville,  de  son  heureuse situation,  de  ses  remparts,  du  grand  nombre  de  maisons  qu'elle  renfermait,  déjà  ils  s'émerveillaient  de son rapide accroissement. Arrive le jour de la célébration des jeux. Comme ils captivaient les yeux et les esprits, le projet concerté s'exécute: au signal donné, la jeunesse romaine s'élance de toutes parts pour enlever les jeunes  filles. Le  plus  grand  nombre  devient  la  proie  du  premier  ravisseur.  Quelques-unes  des  plus  belles, réservées aux principaux sénateurs, étaient portées dans leurs maisons par des plébéiens chargés dece soin. Une  entre  autres,  bien  supérieure  à  ses  compagnes  par  sa  taille  et  sa  beauté,  était,  dit-on,  entraînée  par  la troupe d'un sénateur nommé Talassius; comme on ne cessait de leur demander à qui ils la conduisaient, pour la préserver de toute insulte, ils criaient en marchant: 'à Talassius'. C'est là l'origine de ce mot consacré dans la cérémonie des noces.La terreur jette le trouble dans la fête, les parents des jeunes filles s'enfuient frappés de douleur; et, se récriant contre cette violation des droits de l'hospitalité, invoquent le dieu dont le nom, en les attirant à la solennité  de  ces  jeux,  a  couvert  un  perfide  et  sacrilège  guet-apens. Les  victimes  du  rapt  partagent  ce désespoir et cette indignation; mais Romulus lui-même, les visitant l'une après l'autre, leur représente "que cette violence ne doit être imputée qu'à l'orgueil de leurs pères, et à leur refus de s'allier, par des mariages, à un peuple voisin; que cependant c'est à titre d'épouses qu'elles vont partager avec les Romains leur fortune, leur patrie, et s'unir à eux par le plus doux nœud qui puisse attacher les mortels, en devenant mères.Elles doivent donc adoucir leur ressentiments, et donner leurs cœurs à ceux que le sort a rendus maîtres de leurs personnes. Souvent  le  sentiment  de  l'injure  fait place  à  de  tendres  affections.  Les  gages  de  leur  bonheur domestique sont d'autant plus assurés, que leurs époux, non contents de satisfaire aux devoirs qu'impose ce titre, s'efforceront encore de remplacer auprès d'elles la famille et la patrie qu'elles regrettent."
À ces paroles se  joignaient  les  caresses  des  ravisseurs,  qui  rejetaient  la  violence  de  leur  action  sur  celle  de  leur  amour, excuse toute puissante sur l'esprit des femmes.

Traduction du latin par M. Nisard (1864)


OVIDE (43av. J.-C. –17 ap. J.-C.), L’art d’aimer, I, 101-132

C'est  toi,  Romulus,  qui  mêlas  le  premier  aux  jeux  publics  les  soucis  de  l'amour,  lorsque  l'enlèvement  des Sabines  donna  enfin  des  épouses  à  tes  guerriers.  Alors  la  toile,  en  rideaux  suspendue,  ne  décorait  pas  des théâtres  de  marbre;  le  safran  liquide  ne  rougissait  pas  encore  la  scène.  Alors  des  guirlandes  de  feuillage, dépouille des bois du mont Palatin, étaient l'unique ornement d'un théâtre sans art. Sur des bancs de gazon, disposés en gradins, était assis le peuple, les cheveux négligemment couverts. Déjà chaque Romain regarde autour de soi, marque de l'œil la jeune fille qu'il convoite, et roule en secret dans son cœur mille pensers divers. Tandis qu'aux sons rustiques d'un chalumeau toscan un histrion frappe trois fois du pied le sol aplani, au  milieu  des  applaudissements  d'un  peuple  qui  ne  les  vendait  pas  alors,  Romulus  donne  à  ses  sujets  le signal  attendu  pour  saisir  leur  proie.  Soudain  ils  s'élancent  avec  des  cris  qui  trahissent  leur  dessein,  et  ils jettent  leurs  mains  avides  sur  les  jeunes  vierges.  Ainsi  que  des  colombes,  troupe  faible  et  craintive,  fuient devant  un  aigle,  ainsi  qu'un  tendre  agneau  fuit  à  l'aspect  du  loup,  ainsi  tremblèrent  les  Sabines,  en  voyant fondre sur elles ces farouches guerriers. Tous les fronts ont pâli : l'épouvante est partout la même, mais les symptômes en sont différents. Les unes s'arrachent les cheveux, les autres tombent sans connaissance; celle-ci pleure et se tait; celle-là appelle en vain sa mère d'autres poussent des sanglots, d'autres restent plongées dans  la  stupeur.  L'une  demeure  immobile,  l'autre  fuit.  Les  Romains  cependant  entraînent  les  jeunes  filles, douce  proie  destinée  à  leur  couche,  et  plus  d'une  s'embellit  encore  de  sa  frayeur  même.  Si  quelqu'une  se montre  trop  rebelle  et  refuse  de  suivre  son  ravisseur,  il  l'enlève,  et  la  pressant  avec  amour  sur  son  sein "Pourquoi, lui dit-il, ternir ainsi par des pleurs l'éclat de tes beaux yeux ? Ce que ton père est pour ta mère, moi,  je  le  serai  pour  toi."  Ô  Romulus  !  toi  seul  as su  dignement  récompenser  tes  soldats  :  à  ce  prix,  je m'enrôlerais volontiers sous tes drapeaux.

Traduction du latin par M. Heguin de Guerle et M. F. Lemaistre (1927)

Renaissance (photographie Sonia Marques)

Merci pour ces promenades


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21/07/2017

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Sonho de uma Noite de Verão
Sonia sonha

Foi só um sonho

Sonho de uma Noite de Verão (Photographies © Sonia Marques)

Art Par kiwaïda at 18:19

14/07/2017

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La cheffe de cabinet et le psychiatre (sculptures avril 2017 © Sonia Marques et JD)

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L'inspecteur  (photographie juillet 2017 © Sonia Marques)

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Papa et maman  (photographie et dessin le 13 juillet 2017 © Sonia Marques)

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Le bouquet final  : BISOUS  (photographie le 13 juillet 2017 © Sonia Marques)

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