bmk

blog m kiwaïda

18/04/2021

℘α℘ḯℯя ḟʟ℮ʊґї

Scroll down






Photographies, graphismes © Sonia Marques

Visioconférences



Art Par kiwaïda at 02:06

16/04/2021

℉ѺℒḰ

Scroll down


Photographie © Sonia Marques





Paysage Par kiwaïda at 20:35

15/04/2021

✔ϴ¥ÅḠ∃ Ðℰ ℒ❝∃И✔Ї€

Scroll down

Photographies © Sonia Marques

*

Singe pose sur l'autre, ses mains de fourrure
Palmes vertes balancent dans le ciel céruléen
Soleil ambré décline
Outremer s'étale
Rivières de pêches puis lentement indigos
Éclats de rire lunaires sous le masque bonbon diamant
Pompons neige festifs

Collines d'arbres émeraudes
Dragons fuchsias et cocos aubergines

Blancs cassés sous les ponts
Timides cascades dragées
Chat perché sur croisillons écarlates

Maisons de craies
Drapeaux tricolores

Poules grenades des villages
Coqs florentins acajous

Béret bleu de France
Officiers de la poésie
Coquille d’œuf

Hôtels mandarines
Paons mirifiques

Entendre la voix de l'eau
Jour crème tombe
Coucher fauve

Voix de l'autre
Levez-vous
Opalines


Paysage Par kiwaïda at 00:26

12/04/2021

ℙéρїη◎

Scroll down

Photographies © Sonia Marques


Animal Par kiwaïda at 02:13

08/04/2021

✔ЇℰИℵ∃

Scroll down

































Photographies © Sonia Marques


Paysage Par kiwaïda at 19:41

ḓ℮ṧ ηøü♥℮ʟℓ℮﹩ ḓℯ ♏α☂♄їLḓε

Scroll down

Musique Par kiwaïda at 00:59

05/04/2021

м@ℊᾔ◎łḯα

Scroll down

















Entre les magnolias et les alizées du Japon et les giroflées des murailles... des fleurs masquées.
Photographies © Sonia Marques

Paysage Par kiwaïda at 19:21

01/04/2021

ẘε αяℯ ♭εα﹩☂

Scroll down

Alice et le masque rapetissant

Alice et la vie appétissante

Photographies © Sonia Marques


Art Par kiwaïda at 00:33

23/03/2021

ᾔαḯṧṧαη¢℮ṧ

Scroll down

Photographies © Sonia Marques


Animal Par kiwaïda at 20:51

22/03/2021

Why ?

Scroll down





















Pourquoi ?
Être artiste aujourd'hui
Ne pas se reconnaître dans aucun artiste représentant un parti politique ou un syndicat (c'est pareil)
Un besoin de couleur, il n'y en a plus
Voir la couleur, la contempler
Croiser des personnes qui tentent de voir ce que l'on voit
C'est cela être artiste
Voir ce que d'autres ne voient pas, plus
Mais est-ce toujours voir ?
Percevoir aussi, ressentir et exprimer ce que l'on ressent
Sentir, les odeurs d'un paysage participent du chemin
Impossible à voir sur un écran
La promenade, riche de sens
Alors n'importe qui peut être cet artiste
Un, une artiste, c'est n'importe qui, plutôt que n'importe quoi
Parler, se balader, la marche libère les esprits, les muscles, la respiration
La rencontre des personnes ou des animaux, rares, mais partout si on regarde bien
Les insectes partout, ces cris d'oiseaux qui correspondent : nous sommes chez eux
Ils nous regardent d'en haut, nous devenons de petits animaux qui marchent et parcourent les sentiers
Être artiste aujourd'hui et comprendre que beaucoup sont prisonniers
La santé mentale en difficulté
Toujours à se soumettre à son parti, ses petits diktats inventés en dehors des lois
ses petites hiérarchies et ses revendications, pelletons par pelletons
Les pauvres toujours, le social, les bons arguments, de vente
Les pauvres et les slogans par-dessus, le mal de vivre, la solitude, l'abandon, le manque de soutien, l'incompréhension,
Alors, alors, marcher,
Aussi souvent dans le froid et dans le soleil, la pluie, tout est accessible
Qu'est-ce que c'est que cette idée de la culture payante ?
Avoir son badge partout, son échelon spécial, son exposition, sa médaille et perdre de vue, tout ce qui faisait l'artiste
Un artiste n'a pas de liens avec ce qui se vend, car ils et elles partent à la recherche de ce qui existe,
tout simplement, ce qui existe, pour le révéler

Pourquoi cela ne se vend pas ?
Car on ne peut vendre la couleur d'un ciel gris changeant, ni l'amertume des lieux mouillés,
ni l'angoisse des sentiers pas battus, ni le bonheur des retrouvailles ni le rideau noir de la nuit sur des peaux rouges confites,
ni ce sourire au gré d'un dialogue à bâton rompus qui perce les secrets à jour et illumine les naïfs visages
pour mieux les encourager à se tanner, le cuir, le temps, les buissons qui rampent, pourquoi ils rampent ?
Le temps brûle les calories, la vitesse les emporte dans l'eau des canards,
Ces perles liquides qui glissent le long de ces plumages
Comme ces temps qui changent et ces modes qui glissent le long des artistes
Tout se brouille comme les œufs au virus
Le lendemain un autre virus
Les modes trépassent
Rien ne passe plus
Il ne se passe plus rien
La machine est bloquée
À jamais
Les artistes passent leur chemin
Ils regardent le temps changer
Demain cela ne sert à rien
Après-demain non plus
Ne plus se fier aux temps des humains
Rien ne les vaccine plus
Des petites feuilles au gré du temps
Comme ces petites natures
De temps en temps
Va-et-vient
Incertains
Authentiques

Il ne se passe plus rien

Sauf ce que l'on invente

S'apercevoir qu'il n'y a que des petites natures

Et pas une seule nature à quelque chose

Brindilles accrochées au rien au vent à la chute
Perchoirs et maisonnées

Immeubles cramponnés aux collines
Pylônes dépassés téléphones périmés

Moutons cahutes souterrains sous autoroute

Hélicoptère urgence vagues de voitures et débris de cris

Héler au fin fond des confins

Sans voir venir l'avenir

Dormir au moindre retour en arrière

Jouir à la moindre étincelle de vie


Art Par kiwaïda at 21:57

ᔕᖘᖇᓮᘉG

Scroll down






















Photographs © Sonia Marques

Spring came so fast and yet it’s cold. Our scarves envelop us like infants. Daffodils laugh to see us so chilly. Yet, it’s spring !








© Sonia Marques

Art Par kiwaïda at 10:41

17/03/2021

℃ϴЇИ ℃☮Їℵ

Scroll down


Cabane revisitée par mes soins, du film musical français Peau d'âne, écrit et réalisé par Jacques Demy, sorti en 1970, inspiré du conte Peau d'Âne de Charles Perrault...

La confection du nous et sa trahison


- Quelle est la partie que tu préfères dans ta maison ?
- C'est le coin.

- Le petit coin ?

- Non je suis confiné, et je suis un coin-coin.

Quelle serait la plus belle forme de soulagement lorsque la pression sociale fut contraignante, que celle, un peu taboue, du confinement ? Lorsque l'éventail d'interaction soumettait les résistants à une trop grande sollicitation des sens, jusqu'à l'épuisement. Le relâchement n'est pas lâche mais un retranchement dans sa cabane, dans son coin, merveilleux. Même s'il n'est que le petit coin, comme la punition des ânes, il est parfois celui de la paix. Subir un entre-soi et d'un seul coup découvrir son coin à soi, peut être une véritable libération, coupé du monde, avec des ustensiles qui ne marchent pas, aborder un temps qui n'existait pas, celui de la poussière qui s'installe, des saisons qui passent alors que l'on s'habille toujours pareil, oublier que déjà Noël arrive bientôt, ou bien qu'il est déjà passé et que son sapin est encore là, comme si le merveilleux s'éternisait, ou que le père-Noël était encore attendu, ou les cadeaux... Faire durer les meilleurs vœux alors qu'une nouvelle année ne parvient pas à effacer les autres, ou que l'année passée n'en fini jamais.  Alors il n'y a plus d'avenir ? N'était-ce pas l'adage des punks : Fuck the futur ? N'est-il pas si étrange de voir que tous les déclarés punk sont les plus peureux aux confinement ? Et que l'avenir construisait leur rébellion. Si plus possible d'imaginer contre quoi se rebeller, alors un punk est-il toujours un punk ? Ou n'est-il pas encore sorti de sa peau-d'âne, et traîne-t-il son malheur, alors qu'il pourrait en faire un merveilleux quelque chose...
Coin-coin est entré en cabane...


Trahir, toute une culture, rien d'exceptionnel.
Dans certaines contrées, la trahison est le principe même du pouvoir, il faut confectionner un "nous", fidéliser ses apôtres, puis les trahir afin d'envisager de prendre la pouvoir, la tête d'une autre contrée. Cette figure traitresse arbore toutes les facettes de l'escroc, la balance, le "collabo", la girouette (le masculin de "collabo" est évidemment à formuler également au féminin) et parsème les contes et mythes et récits religieux, ou bien, elle agence les scénarios filmiques, ou de grandes peintures et fresques, ou encore, dans les moindres informations, et commentaires, partout, cette figure s'immisce comme un filigrane de nos mœurs humaines.
Dans les moindres recoins...
Les romans abordent la trahison sous des formes différentes, l'infidélité, l'adultère, l'espionnage, la mutinerie, le sabotage, le chantage, le fait de fayoter ou colporter de mauvaises rumeurs, la dénonciation, le retournement de veste, en politique c'est un peu la règle, jusqu'aux modes sociales : faire la grève, briser la grève, occuper et bloquer des lieux, se réapproprier l'argent des autres pour en faire son propre butin, mentir sur son statut social, c'est le plus fréquent : manifester au nom des précaires et s'asseoir sur l'accumulation de richesses qui appartient aux dons des pauvres.
La trahison c'est aussi prendre le costume de l'indigence, se maquiller en mendiant et rentrer chaque soir dans sa demeure chauffée, avec un emploi à vie, ou sans emploi, mais avec un revenu, ou abrité par ses familles, son mari, sa femme, son parti politique, son mécène, etc.
La peau d'âne, c'est un costume pour se sauver de l'inceste, entre un père et sa fille, c'est trahir le père et les villageois pour se cacher dans une chaumière en laideron, alors que l'on est une princesse.
Mille et une façon de trahir les siens.
De toutes les manières, la trahison est une opposition (visible ou invisible) au "nous". C'est un moment de différenciation. La pire trahison est d'avoir construit le "nous", d'avoir soumis les membres du "nous" à soi, et de les laisser, de s'évader de ce "nous" construit, pour conquérir un autre lieu, une autre ville, une autre société, et recommencer le même schéma sectaire : la fabrique du "nous". C'est une manière de rendre fou. La sidération fait ainsi table rase de ce qui faisait le "nous", en l'implosant.
Dans ce "nous", la loyauté exigée, le dévouement, les motifs de sincérité, peuvent être aveugles à la traîtrise engagée. Le travail du lien est le seul travail expérimenté, chaque jour, la règle est de confirmer et sédimenter ce lien, avec toutes les parties du nous, jusqu'à parfois en perdre toute connexion avec la réalité. C'est le principe des sectes. Lorsque le gourou s'en va, ou est déchu, les membres perdent tous repères. La personne que l’on trompe sans qu’elle en ait le moindre soupçon n’est qu’une dupe : elle ne se sentira trahie que le jour où elle en prendra connaissance. Ainsi la connaissance est fondamentale pour avoir accès aux actes de trahisons et aux personnes qui trahissent. Sans cela, un groupe, peut rester très longtemps dans la duperie, tous dupes, mais jamais trahis. Ce n'est qu'en connaissance des actes de trahisons et de qui fut traître, que les dupes deviennent des trahis.
La trahison a toujours un point d'appui, et c'est dans une relation triangulaire qu'elle se joue. C'est par rapport à un autre, étranger, que le pacte entre 2 entités se brise. Pour aller vers cet étranger.
La trahison est une séparation, il y a du mensonge dans l'air, de la faute, du secret, de la manipulation. Tout lapsus, actes manqués, signes du corps peu trahir une personne, de ce qu'elle a enfoui et de ce qu'elle se cache à elle-même. À son insu, ces signes arrivent, parfois aux yeux de tous, sans que ces yeux de tous ne puissent jamais dire ou réagir, c'est parfois sidérant : cette personne a fait cela, sans même qu'elle ne sache bien ce qu'elle a fait, sans même savoir qu'elle a trahi : elle s'est trahie ou elle a trahi les siens.
Aussi : elle s'est trompée elle-même, ou elle a trompé les autres, le sachant ou sans le vouloir. La configuration est toujours avec un tiers. Sont sacrifiés les intérêts du "nous" pour le tiers, le troisième larron, fait tourner à son avantage, la dualité supposée entre 2 parties.
Après on ne peut pas comparer la petite balance d'un jeu de bille à un déserteur lors d'une guerre. Pourtant, dans les écoles, il y a un jeu qui est extrême et mortel : le harcèlement moral, ou sexuel. La trahison est jouée par toutes les parties de l'école, en défaveur de la cible. Souvent un ami, une amie, va être le vecteur, puisque la fidélité crée un lien intime, et sera le déclencheur de la trahison en allant vers un tiers et en commençant la danse de la mauvaise rumeur, sur des éléments intimes d'une relation d'amitié (ou amoureuse) cela dégénère en complices et dupes et harcèlement totalitaire. Il n'y a pas assez tôt d'arrêt, car toute l'école est dans un mouvement de dupes. La trahison n'est ni nommée, ni révélée, car c'est dans un "nous" de dupes, que ce jeu mortel choisi une cible, afin de l'exclure du grand "nous".
L'escroc, est un ou une as de ces jeux de trahisons. Il a l'art, ou elle a l'art du déplacement. Il faut fuir avant d'être trahi, ou bien avant que les dupés ne comprennent qu'ils furent trahis. Lorsque l'on laisse une grosse ardoise (matérielle et/ou psychique) et que l'on a un peu de pouvoir ailleurs, d’intérêt, on file se cacher, là où d'autres dupes ou traîtres peaufinent leurs plans ennemis. Parfois c'est en parcourant depuis des années, les ardoises laissées, que l'on parvient à saisir l'escroc. Il connaît les failles et s'immisce dans la crédulité la plus vilaine.
Pauvre d'esprit, sans expérience et désireux de gagner en jalons ? Qui veut bien croire qu'il gagnerait dans la confiance d'une personne de pouvoir, s'il ne savait pas qu'il est le seul à croire à ce pouvoir ? Il ne le sait pas.
L'exemple le plus simple est celui de l'administration. La personne, ou les personnes qui décident de révéler publiquement un dysfonctionnement, (on parle aussi de « lanceurs d’alerte ») sont perçus comme des traîtres. Ce "nous" percevra que se sont celles et ceux qui ont vendu la mèche. Dans la grande majorité de ces cas, ils sont licenciés ou démis de leurs fonctions, quand ils ne sont pas harcelés par ceux qui les emploient. C'est pour cela que les administrations sont pourvoyeuses de harcèlements, elles sont soumises au secret discrétionnaire. Les directions changent et sont déplacées ou interverties, mais restent dans la même administration, et recommencent les harcèlements, puisqu'elles n'ont jamais été arrêtées, mais déplacées. Les personnes qui révèlent des dysfonctionnements et s'enfuient dans d'autres régions ou pays, sont considérés comme des traîtres, et ne peuvent jamais revenir au point de départ. La fuite peut durer toute une vie. Il y a des lanceurs d'alertes qui doivent se cacher toute leur vie.
Lorsqu'est révélé un viol, un inceste un abus sexuel de toute nature, est brisé le pacte du "nous", le couple, le groupe, la famille, l'école, l'administration, l'entreprise, la tribu, la nation, parfois le pays, et est répudiée la personne qui a révélé l'acte illégal ou criminel. Ainsi la peur de révéler, d'être exclu ou banni d'une société, est un frein à l'émancipation de pratiques illégales dans un groupe, une famille, une école, une institution, une entreprise.

Parfois endosser la peau d'âne est un costume qui ne dure pas, juste le temps de grandir un peu. Et éventuellement apprendre à faire des gâteaux dans une mansarde…

Il existe aussi le dissident, qui a trahi le "nous" et qui est réintégré, ou réhabilité. Car sa parole a fait évoluer le groupe, et a eu des échos à travers d'autres groupes. Dans le couple, il y a des révélations d'infidélité au dénouement positif, car est révélé un problème de couple, mais dans la majorité des cas, c'est cette trahison qui défini le contentieux et brise le pacte de mariage ou d'union intime entre les amoureux. Le ou la dissidente a exposé un problème, qui est rencontré partout, similaire. Cela oblige le "nous" du départ à revoir sa copie, au risque que ce "nous" se délite et disparaisse : c'est-à-dire, au risque que le groupe, l'institution, la famille, ne subsiste plus à la pression de son exposition, de ses délits.
Il y a aussi l'invention du traître, ou de la traite, ce qui créé l'unité, comme le bouc émissaire, d'un groupe. Car tant que ce traître est ciblé, ou une traîtresse, tout idée de conflit au sein du groupe est occulté. C'est l'effet magique du "tout va bien", ou "on est les champions". L'unité d'un groupe, surtout lorsque ses membres sont en conflit permanent, cibler une personne traître, permet d'éviter d'aborder les conflits interactionnels. Tout est déposé sur la personne traître, même les pires fraudes et délits. Cette invention de toute pièce permet de masquer les véritables responsabilités, et évite ainsi aux responsables de s'expliquer, puisque la personne traître est désignée par le groupe. Le traître (comme le bouc émissaire) incarne l'ennemi sans visage, car le plus souvent, la personne désignée n'a même pas besoin d'être présente (elle est toujours absente de réunion) ni même d'apparaître. C'est son absence qui fait objet de réunion et de délations. Le groupe se réuni et se focalise sur cette passion : désigner le bouc émissaire qui portera toutes les passions négatives du groupe. On comprend bien que les formes de harcèlements agissent dans ce sens et sont mortelles. Souvent un groupe qui n'a aucun pouvoir, ni aucune qualité ou compétence, va devoir désigner un traître, un bouc émissaire, pour se donner toutes les compétence et qualités volée à cette personne désignée. Afin que persiste ce groupe, si le traître n'existe plus (est licencié, disparaît, se suicide, est tué) et que persiste ce groupe, un autre traître lui succédera, et tous les membres du groupe le sachant, vont à leur tour trouver le plus rapidement possible la personne, à un moment donné, ou celle-ci porte une marque, une différence. Un premier va harceler une personne, et tous les membres vont s'y mettre de plus bel, de peur de subir le même destin que la personne traître du passé. Comme un fantôme du passé, celui-ci s'ajoute à d'autres, qui hantent le groupe, les familles, les institutions, les pays. Parfois, des personnes qui rentrent dans un espace pour la première fois, visitent une maison, sont capables de ressentir si elle est hantée, si l'entreprise est murée dans le silence, si l'institution fonctionne ou fait semblant de fonctionner. Un étranger à une famille dysfonctionnelle peu sentir, dès sa première fois, s'il sera intégré ou rejeté, si le climat est celui de taiseurs ou s'il y a des cadavres cachés. Mais généralement, cette première impression disparaît, car la loi du groupe est la plus forte. C'est lors des premiers accidents que la première impression refait surface, à moins que la place soit trouvée, ou à prendre, de sa participation à maquiller les crimes, du passé et ceux à venir. La systémie est telle, que cela peut se répéter de génération en génération, de promotion en promotion. Car se sont bien des modèles de fabrique du "nous".
Les scènes recèlent et les coins révèlent.
La poussière se niche dans les coins. Car elle est en suspension et entraînée par les courants d’air chaud qui montent au centre des pièces. Ces courants atteignent le plafond et retombent le long des murs, où il fait plus froid. Lors de la descente, les particules de poussière se collent sur les murs et papiers peints puis se déposent sur les armoires ou tombent au pied du mur. Les élevages de moutons ne sont pas des surprises. Quand bien même pour masquer quelque chose, le ménage est fait de fond en comble. C'est bien dans les hôpitaux où se nichent nombre de maladies, et où le ménage et l'aspect propre et clinique est de mise. Les appartements témoins sont impersonnels et les hôtels, même si cela change ne doivent avoir aucune marque, rien de personnel. Ce qui est personnel est dérangeant. Cela trahi quelque chose.


- Qu"est-ce que tu fais dans ton coin tout seul ?
- Où avais-tu disparu, je t'ai cherché et ne t'ai point trouvé ?
- Ne reste pas dans ton coin tout seul.
- Tu m'en bouches un coin ! Je ne savais pas tout cela !

Parti bouder dans son coin...

Empêcher de parler, est à l'origine du mot "coin" car la bouche était désignée par un de ses coins, un angle rentrant à la jonction des lèvres.

Parti dans son coin de paradis.

D'ici j'aperçois déjà un coin de ciel bleu.

J'ai ce petit sourire en coin, qui en dit long.

Malgré ce confinement, au coin du feu, de mon écran, je me réchauffe en pensant à toi.




Philosophie Par kiwaïda at 23:58

10/03/2021

ηḯη

Scroll down


© Rina Banerjee (2012 Acrylic, ink, gold, water color paper 56 x 38.1cm)

A life that is never tasted when girls at home are arrested. Gold ties, tighten,
play her a fool time, time and time again and so it can be imagined chocolate
drips from tomato clouds will finally loosen and I will stick, sticky in love
with freedom as this simple spring will widen and her heavy shouldered
arms will lighten.

 

Rina Banerjee est née à Calcutta, Inde en 1963. Elle vit et travaille à New York.
Rina aurait pu être Alisha, ou Alisha d'Argenteuil pouvait devenir Rina plus tard.
Non pas de ces peintres, figures impressionnistes, des hommes qui ont jalonné l'histoire de l'art d'ici, de beaux tableaux, de ponts de la Seine à Argenteuil, sans oublier les coquelicots. J'ai enseigné dans le Val-d'Oise, j'ai enseigné la peinture, les diaporamas, la photographie, les installations d'objets de couleurs, les écritures filmiques, les petits rouleaux de dessins, les histoires à dérouler, j'avais des idées, des idéaux, c'était simple et joyeux, mais sans aucune naïveté sur le contexte et le tissu social, tel qu'il a évolué depuis les années 70, très vite, trop vite. J'ai emmené des jeunes, des garçons et des filles de 6 à 12 ans dans les Musées à Paris. Nous n'étions déjà plus dans ces décors d’impressionnistes, et pourtant, le nombre des revues d'art dans l'atelier où je dispensais mes cours chaque semaine, donnait un aperçu de cette histoire, mêlée à celle que nous vivions, bien plus urbanisée. Les petits bateaux, les peintres sous les ponts, n'existent plus. Il y a des personnes qui dorment sous ces ponts, et des autoroutes qui sont passées dessus, la A15 par exemple, il y a eu une fille, une adolescente, d'origine pakistanaise, qui a été tuée par deux camarades jaloux de ses bons résultats à l'école, et déjà criminels, peut-être racistes, en tous cas condamnés. Rina Banerjee n'a absolument rien à voir avec ce qu'il vient de se passer en France, par une journée ensoleillée que l'on dédie aux droits des femmes. Rien, si loin, et pleine de son expérience artistique indienne et américaine. C'est seulement mes souvenirs et mes efforts pour penser un dessin réalisé par une indienne, car ce prénom de paix, Alisha, et la tristesse poignard de l'information rapide a fait surgir un tas de souvenirs, en passant par les peintres d'Argenteuil. Je pensais à ses dessins lumineux, aussi car elle s'est déplacée, a voyagé, par l'art, je voyais ses sculptures comme des bouquets de fleurs éclectiques. Qu'est-ce que je pouvais donner comme pensée à une si jeune enfant tuée sous un pont d'Argenteuil, sans la connaître ? L'imagerie d'une œuvre d'une artiste, que je ne connais pas personnellement, mais qui me donne de l'espoir, là où l'on ne voit plus qu'une tâche de sang rouge se diluer dans la Seine et même plus avec l'odeur de l'eau sous les ponts, mais de l'écran, tout est télévisuel, tout. La dilution, c'est déjà noyer le chagrin, sans réussir à maquiller le meurtre. Si jeunes et déjà certains d'être maîtres du monde, et pourtant déjà à mettre un terme à leur évolution. Trois c'est déjà beaucoup, c'est le signal que tout l'environnement n'a pas bien engagé sa vie. Une personne c'est déjà signaler que toute la communauté des êtres humains devraient se tenir autours de la perte et redéfinir les règles de leurs comportements, de leurs sociétés, de leurs écoles.
 Je fus cette enseignante et j'ai accompagné des adolescents français, d'origines si différentes, promis à un avenir meilleur, quand on leurs apprend à dessiner, à visualiser et jouer avec des couleurs qui se mélangent, à partager des formes d'art très différents et s'asseoir à côté de continents en lutte ou ennemies. C'est pour les idéaux, cela aide, mais la réalité est toute autre, il n'y a pas d'avenir meilleur, car le présent engloutie les meilleurs, la Seine les reçoit, noyés. Professeure, j'ai connu ces procédures de harcèlement, que tous les enfants connaissent en classes et adolescent avec leurs outils et des réseaux sociaux à la classe à la rue. Car ce sont des procédures. Elles naissent à l'école. Leurs fondements sont les mêmes, la haine de l'autre, de ce qui semble différent, la cristallisation d'une image, plaquée sur l'autre, que l'on se met à détester, et en groupe c'est tellement plus lâche et plus violent. J'ai mal à mes écoles, à mes enseignements, à mes quartiers, à mes départements d'île-de-France, mes banlieues lointaines, mes provinces et régions, j'ai mal, car cela va mal. Ce sont des enfants, ce sont des adultes, ce sont des parents, tous, et nous tous, sommes touchés par ces maux qui rongent les écoles, dans ces enceintes ou plus rien ne protège les plus vulnérables, à tous les niveaux, de toutes les couches sociales, toutes les fonctions. Et les meilleures sont écartés, exclus, tués. Que restera-t-il de toutes celles et ceux qui restent, et veulent le pouvoir sur l'autre à tous prix.
Une Seine, une scène et plus de ponts.


Comment peut-on enseigner après tous ces harcèlements et ces tueries de groupes, ces suicides et ces lapidations, ces égorgements et ces immolations, la monstruosité n'a pas d'âge, pas de limite, pas de statut. Le mal se cache sous nos bienfondés, parfois des camarades, des personnes censées nous protéger, des voisins-voisines, des copains-copines, des collègues, des amoureux, des figures d'autorité ou des crapoteux, des meutes, des smileys et des icônes et des formules lapidaires, en quelques lignes, quelques mots, très mal écrits, mais répétés, chaque jour, jusqu'au dernier jour. L'opprobre, le lynchages, l'ostracisme...
Plus de ponts.

On a tué la solidarité sur les fondements de nos civilisations. On ne pense qu'à mettre des cases aux pires moments, récupérer la fragilité et la mort pour son parti, sa caste, son genre. Pourtant ici, point de féministes à rallier, ni de politiques, ni de races à défendre, ni de consentement à trouver et de limite d'âge encore à départager. Toujours la division, le petit haché menu, comme si la mort d'une enfant attend toujours qu'on la divise en petits morceaux afin de grossir les rangs d'une association, une élection, des "likes" d'un réseau social pour la petite phrase associée la plus choc et tape à l’œil. Le pire est d'avoir installé des compteurs avec des couleurs, pour compter le nombre de féminicides ou de tuées. Un petit nombre affiché et pis s'en va, et des centaines de "like" en dessous. Quel effroyable spectacle de mépris. Quand bien même un ou une proche disparaît que l'on s'empresse de l'ajouter à son petit compteur, sans plus même s'apercevoir, que ce chiffre ajouté, est en fait un ami, une amie, qui ne sera même plus là pour apposer son petit "like" sur ce même compteur fièrement arboré. C'est comme fanatiser la mort de l'annoncer par compteur, pour les plus vulnérables, c'est un appel à mourir plus vite. Et cette méthode Coué, qui fonctionne bien sur l'autosuggestion et l'autohypnose, est l'invention publicitaire la plus médiocre, mais elle représente bien le séisme. Penser non, plus possible, tuer oui.
Quand tout est divisé, que reste-t-il à sauver ? Quel petit morceau va aider un autre petit morceau ? Et c'est aussi cela, l'amour, des rencontres de bouts de vies. Il existe des petits recollements. Comme ce fabuleux procédé japonais, Le Kintsugi, qui se traduit par « jointure en or ». Un art ancestral qui consiste à réparer des objets en céramique ou porcelaine en recollant les fissures à l'aide de laque (ou de résine) et en les saupoudrant de poudre d'or. Beau, non ? Je le fais mais je n'ai pas d'or, pourtant tout ce que j'ai recollé est devenu très solide, et les cicatrices ne se voient même pas... sur ma théière bleue. Le thé est meilleur lorsqu'on est le seul, la seule à savoir que le filet d'eau tiède, passe à travers un bec verseur digne des sagesses secrètes, enseignées par l'expérience, les erreurs et les pots cassés.

L'enseignement du 'tu ne tueras point' n'existe pas, pourquoi ? Pourquoi des personnes qui encadrent ne savent même pas ce que c'est que le harcèlement ? On peut voir même de l'amusement au milieu des cadavres, avant, après, pendant. Le divertissement après un décès, cela ne gène plus personne, le deuil n'existe même plus. Ce sont les écoles de maintenant, "qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse", et l'ivresse de faire le mal. Mais saouls, où nous conduisez-vous ?

L'esprit ne s'endort pas sur ces ivresses, on ne sait rien de celles et ceux que l'on perd en chemin. Mais leurs esprits deviennent nos chemins.

La justice a été conçue par et pour les adultes et les adultes ayant les moyens et le savoir qu'elle existe quelque part, si jamais les adultes arrivent à connaître leurs droits, mais pas pour les enfants.

Mais des jours et des jours plus tard, les enfants deviennent des adultes et ce n'est que très vieillissant qu'ils approchent le droit, après avoir effectué tous les devoirs de leur vie.

Qui a la sagesse si jeune de dire non et le pouvoir de partir loin des guerres ? Pas un être humain.
C'est un destin que n'être pas au bon endroit, au bon moment, comme une bougie qui brille entourée de gens non éclairés, qui n'ont de volonté que de l'éteindre.


Art Par kiwaïda at 23:15

08/03/2021

ḠḺiϟϟe

Scroll down

Art Par kiwaïda at 01:02

07/03/2021

ṔℛѺϟ☮ÐЇℰ

Scroll down

Contre qui, ou bien, contre quoi, pour qui, comment, quand et pourquoi Pour retrouver le goût de vivre Le goût de l'eau, le goût du pain et celui du Perlimpinpin dans le square des Batignolles Et contre rien et contre personne, contre personne et contre rien, mais pour une rose entrouverte Pour l'accordéon qui soupire, et pour un souffle d'abandon et pour un jardin qui frissonne Et vivre, vivre passionnément, et de combattre seulement qu'avec les feux de la tendresse...

Pour qui, comment, quand et combien, contre qui, comment, et combien À en perdre le goût de vivre Le goût de l'eau, le goût du pain et celui du Perlimpinpin dans le square des Batignolles Mais pour rien, mais pour presque rien pour être avec vous et c'est bien Et pour une rose entr'ouverte Et pour une respiration, et pour un souffle d'abandon, et pour un jardin qui frissonne...

Rien avoir, mais passionnément, ne rien se dire éperdument, ne rien savoir avec ivresse Riche de la dépossession, n'avoir que sa vérité, posséder toutes les richesses Ne pas parler de poésie, ne pas parler de poésie, en écrasant les fleurs sauvages Et voir jouer la transparence au fond d'une cour au murs gris, où l'aube n'a jamais sa chance...

Contre qui, ou bien, contre quoi, pour qui, comment, quand et pourquoi Pour retrouver le goût de vivre Le goût de l'eau, le goût du pain et celui du Perlimpinpin dans le square des Batignolles Et contre rien et contre personne, contre personne et contre rien, mais pour une rose entrouverte Pour l'accordéon qui soupire, et pour un souffle d'abandon et pour un jardin qui frissonne Et vivre, vivre passionnément, et de combattre seulement qu'avec les feux de la tendresse...

Pour qui, combien, quand et pourquoi, contre qui, comment, contre quoi C'en est assez de vos violences D'où venez-vous, où allez-vous, qui êtes-vous, qui priez-vous Je vous prie de faire silence Pour qui, comment, quand et pourquoi, s'il faut absolument qu'on soit Contre quelqu'un ou quelque chose Je suis pour le soleil couchant, en haut des collines désertes Je suis pour les forêts profondes...

Pour qui, comment, quand et combien, contre qui, comment, et combien À en perdre le goût de vivre Le goût de l'eau, le goût du pain et celui du Perlimpinpin dans le square des Batignolles Mais pour rien, mais pour presque rien pour être avec vous et c'est bien Et pour une rose entr'ouverte Et pour une respiration, et pour un souffle d'abandon, et pour un jardin qui frissonne...

Pour qui, combien, quand et pourquoi, contre qui, comment, contre quoi C'en est assez de vos violences D'où venez-vous, où allez-vous, qui êtes-vous, qui priez-vous Je vous prie de faire silence Pour qui, comment, quand et pourquoi, s'il faut absolument qu'on soit Contre quelqu'un ou quelque chose Je suis pour le soleil couchant, en haut des collines désertes Je suis pour les forêts profondes...

Rien avoir, mais passionnément, ne rien se dire éperdument, ne rien savoir avec ivresse Riche de la dépossession, n'avoir que sa vérité, posséder toutes les richesses Ne pas parler de poésie, ne pas parler de poésie, en écrasant les fleurs sauvages Et voir jouer la transparence au fond d'une cour au murs gris, où l'aube n'a jamais sa chance...

Car un enfant qui pleure qu'il soit de n'importe où est un enfant qui pleure Car un enfant qui meurt au bout de vos fusils est un enfant qui meurt Que c'est abominable d'avoir à choisir entre deux innocences Que c'est abominable d'avoir pour ennemis, les rires de l'enfance...

Et, riche de dépossession, n'avoir que sa vérité, posséder toutes les richesses Ne plus parler de poésie, ne plus parler de poésie mais laisser vivre les fleurs sauvages Et faire jouer la transparence, au fond d'une cour aux murs gris Où l'aube aurait enfin sa chance...

Pour qui, comment, quand et combien, contre qui, comment, et combien À en perdre le goût de vivre Le goût de l'eau, le goût du pain et celui du Perlimpinpin dans le square des Batignolles Mais pour rien, mais pour presque rien pour être avec vous et c'est bien Et pour une rose entr'ouverte Et pour une respiration, et pour un souffle d'abandon, et pour un jardin qui frissonne...

Et vivre, vivre passionnément, et de combattre seulement qu'avec les feux de la tendresse

Photographies © Sonia Marques /// Texte (Barbara - "Perlimpinpin")

Art Par kiwaïda at 00:29

05/03/2021

Lε﹩ ґA℘@ḉ℮﹩

Scroll down





Musique Par kiwaïda at 22:44

04/03/2021

ϟϴḺϴ FiℵѦℒ

Scroll down

Photographies © Sonia Marques

Duo finaux

Soleil d'été en hiver

Coucher rose pastel

Piano solo final





Art Par kiwaïda at 19:17

28/02/2021

tṲℒЇℙℰ

Scroll down

Photographies © Sonia Marques


Tu vois

Regarde comme elles sont belles et pourquoi brillent-elles

Dures, solitaires et tendues vers le haut

Odeurs de printemps en plein hiver

Des graines dans leurs franches coupes

De sincères déclarations d'amour

Sortir, sortir, offrir, offrir

Ne point s'endormir

Tu lipes


Art Par kiwaïda at 10:41

22/02/2021

ṧ◎ʊ℘☤ґ ⅾ'Un℮ ḟłℯüґ

Scroll down


Soupir d'une fleur

Artiste © Hans Peter Wilhelm Arp, dit Jean Arp
Plâtre peint en gris
14 x 19 x 19 cm
1963

Art Par kiwaïda at 22:37

21/02/2021

℉ϴℒḲℒ☮ℝ€

Scroll down

Art Par kiwaïda at 13:30

- page 1 de 23