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blog m kiwaïda

20/01/2018

Tнé☺ґḯε ∂ü ℋѺℵḰ ℋѺℕḰ

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Honk Honk (Photographie © Sonia Marques)

(*•̀ᴗ•́*)و ̑̑

Je regardai le texte féministe que j'ai signé (déjà abordé lors d'un article, nommé "Les fessées") et l'évolution de ses traductions. Une version portugaise est mise en ligne, As feministas podem falar ?. Cela m'intéressait de savoir comment avaient-elles (ce sont des femmes) traduit cette drôle d'expression, à laquelle je ne souscris pas, de notre société française : "la drague lourde".

Le paragraphe en français :

De quel camp provient donc la confusion ? Elle agit sans doute davantage parmi celles qui croient voir dans le harcèlement une uniformisation de la « drague lourde ». Et on ne saurait imputer un tel contresens à de l’ignorance ou encore seulement à une méconnaissance de ces situations. Il y a là une volonté politique délibérée : nier la permanence des violences sexuelles et sexistes, surtout lorsque celles-ci sont le fait d’hommes de pouvoir et se perpétuent ainsi dans les milieux les plus privilégiés.

La traduction du paragraphe en portugais :

De que campo provém então a confusão? Ela está certamente presente entre aquelas que acreditam que o assédio é apenas uma forma de « engate / cantada pesado/a » Este absurdo não deve ser imputado à ignorância ou a um desconhecimento deste tipo de situações. Ele remete para uma vontade política deliberada: negar a permanência das violências sexuais e sexistas, sobretudo quando estas últimas são praticadas por homens de poder, perpetuando-se assim nos meios mais privilegiados.

La traduction de la drague lourde :

Uma forma de “engate / cantada pesado/a”

Étrange, je crois que cela n'existe pas ainsi.

Par ailleurs, je me suis souvenue de ce terme "faire du gringue". Il y a très longtemps que je ne l'ai entendu en France. Peut-être lorsque j'étais petite, dans des films des années 50 ? À ne pas confondre avec "faire la bringue" (faire la fête). Et je pensais aussi à celle-ci, "avoir du béguin" (être amoureux)

Originaire de Belgique, plus précisément de Liège, le mot « béguin » vient du premier couvent de béguines, au XIIe siècle, où les religieuses portaient cette coiffure faite d’une toile fine. Ainsi, croisée avec l’expression « être coiffé de quelqu’un », qui signifie « être aveuglé par quelqu’un », « avoir le béguin » est rapidement devenue une formule courante pour affirmer l’amour ressenti par une personne. 

J'émets l'hypothèse que la drague a bien changé, et si vite, à tel point que certain.es ne se sont pas aperçu.es du changement et ont ajouté "lourde". Mais il n'y a point de "lourd" ou "lourde", mais bien "violences" au pluriel. En fait, ce qui me gène dans ce texte, que j'ai signé, c'est le camp femmes d'un côté et hommes de l'autre : "nier la permanence des violences sexuelles et sexistes, surtout lorsque celles-ci sont le fait d’hommes de pouvoir et se perpétuent ainsi dans les milieux les plus privilégiés". La participation des femmes est omise, qu'elle soit sous une forme de pouvoir et d'emprise, ou bien de connivence et de complaisance, ou bien même lorsqu'elle est tue, ou que les femmes taisent ou dénient les actes physiques et/ou psychologiques, et donc les effets, sur les femmes ET sur les hommes, sur la société. Je préférai le texte américain "Not surprised", signé également, fin 2017, et dont j'ai publié le texte dans un de mes articles, intitulé "Il pulcino nero", dans lequel je joins un récit de mon expérience personnelle. D'ailleurs l'un semble copier l'autre, dans sa volonté de le traduire en plusieurs langues, mais aussi, dans sa forme publiée... J'observe qu'il y a des lacunes en graphisme et en multimédia, car les interfaces ne sont pas très modernes pour le coup (progressistes) ni pensées. Alors ces réunions de femmes qui se disent progressistes n'ont pas encore trouvé de femmes progressistes dans l'expression artistique. Elles n'interrogent pas non plus leurs signataires, ni même les commentaires. Alors peut-être n'est-ce qu'une recherche de pouvoir de plus : collectionner des signatures ? Lorsque j'ai enseigné à l'école d'art de Bourges, un collectif, mené par une femme (ou plus ?) s'est formé et un blog fut mis en ligne. Interface confuse et non actualisation des informations, ce qui laissa douter de l'activisme des instigatrices et instigateurs. D'ailleurs, ce blog s'est arrêté lorsque j'ai été amenée à partir. Un crash test en quelque sorte. Les revendications sur les statuts des professeurs n'étaient pas clairs non plus et ne représentaient pas la majorité de celles et ceux qui enseignent dans ces écoles. Ainsi tout est gelé, banquise des statuts, crises, crises. Le manque de transparence sur qui fait quoi et qui écrit quoi m'avait sidéré. Brouillon, brouillon.
Bref, ce qui diffère outre-Atlantique, c'est la conscience du jeu sexiste et régressif que les femmes (et oui !) et les hommes imposent sous des valeurs progressistes dont on loue le bienfondé de l’égalité entre femmes et hommes.

Extrait de nouveau du texte "Not surprised" :

De nombreuses institutions et personnes en position de pouvoir dans le monde de l’art contemporain adhèrent en théorie et sans sourciller à la rhétorique féministe et au principe d’égalité. Souvent, ils ou elles tirent profit de cet engagement de façade en faveur de politiques progressistes, tout en préservant, en pratique, des conventions sexistes néfastes et oppressantes. Chaque jour, celles et ceux qui détiennent le pouvoir font le choix d’ignorer et d’excuser, quand ils ou elles ne commettent pas eux-mêmes des actes de harcèlement et d’humiliation. Ils ou elles créent ainsi un climat arrangeant, voire complice, envers des abus de pouvoir illégaux et potentiellement plus graves.

٩(⸝⸝⸝◕ั ௰ ◕ั⸝⸝⸝ )و

Cette différence, entre autres, dans ces textes, me semble très importante. Dans mon expérience personnelle, en France, j'ai dû revoir les théories féministes, dès lors que j'ai été confrontée aux femmes féministes (je ne sais jusqu'à quel degré... étaient-elles brûlées, je ri un peu, sinon...) soutenant mordicus des théories diverses tout en harcelant et participant du harcèlement moral et sexuel des hommes sur certaines femmes, avec violence, abusant de leur pouvoir, sans jamais défendre les victimes. Ou pire : se taisant, tout en sachant comment elles pourraient leurs venir en aide. Dans les syndicats c'est assez révélateur de les trouver, du côté du pouvoir. Alors "mordicus" est très intéressant comme mot. Il date de la fin du XVIIe siècle et vient du latin 'mordere' signifiant 'mordre'. Au sens propre, il signifie "en mordant". Au figuré, il prend le sens de 'obstinément', à l'image de la chienne qui a planté ses dents dans le bras de celui qui voulait la caresser et qui ne veut plus du tout lâcher prise.

Les femmes qui ne lâchent prise ressemblent aux hommes qui ne lâchent prise, lorsque l'on dit :

"STOP, arrêtez vous me faites mal !"

◟(◔ั₀◔ั )◞ ༘♡

Alors faire du gringue sinon c'est quoi ?

Origine :

Au milieu du XVIe siècle, le 'grignon', dérivé de 'grigner' qui a donné 'grignoter', désignait régionalement un morceau de pain (tout comme 'quignon' qui est étymologiquement lié). Et du 'gringue', mot dérivé de 'grignon', c'était du pain, au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle. C'est au tout début du XXe, chez Aristide Bruant, qu'on trouve le mot 'gringue' dans faire du gringue avec le sens de "chercher à plaire" qui a évolué vers "faire la cour, généralement de manière pressante" dix ans plus tard. Tout esprit un tant soit peu éveillé se demandera in petto comment on a pu ainsi passer du pain à la cour. D'autres esprits, éveillés également, se sont déjà posé la question, et la seule réponse, apportée par Gaston Esnault, mais hélas sans aucune certitude, viendrait d'un rapprochement avec l'ancienne locution "faire des petits pains pour quelqu'un" qui a d'abord voulu dire "faire l'aimable pour appâter" puis par extension, "faire la cour".

Les expressions étrangères sont délicieuses :

Allemagne    "üßholz raspeln"    Râper de la réglisse
États-Unis    "To hit on (someone)"    Frapper sur (quelqu'un)
Espagne    "Ligar "   Draguer
Espagne    "tirar los tejos a alguien"    jeter les palets
Espagne   ""Hacer la corte" "   "Faire la cour"
Canada (Québec)   "Chanter la pomme"   
Italie    " Fare il filo/fare la corte"    Faire le fil/faire la cour
Belgique (Flandre)    " Zoete broodjes bakken"    Faire cuire des petits pains sucrés
Portugal    "Arrastar a asa "   Trainer l'aile
Roumanie    "A se da la cineva"    Se donner/frapper à quelqu'un/une

Chanter la pomme, râper de la réglisse, faire cuire des petits pains sucrés, trainer l'aile

Et oui, c'est pas mal, s'intéresser aux langues....

Si quelques femmes ont été lancées par des hommes de pouvoir, à écrire ou à parler à travers des médias qui détiennent le monopole de la diffusion (pas une seule femme ne dirige ces groupes de presse), c'est qu'elles correspondaient bien à ce qu'elles devaient dire et devaient taire, puisqu'elles n'ont pas de média autonome. Elles ont été choisies, c'est celles que l'on lit, que l'on voit, pour le meilleur et le pire, évidemment. Les médias se lèchent les babines de donner la parole sur un sujet très précis (= petit cadre) et se chargent de couper ensuite cette parole (très très petit cadre), ce qui ne nous donne pas le meilleur mais des phrases et des prises de positions littérale empruntées des réseau sociaux (j'aime, j'aime pas être frottée par les hommes, j'aime, j'aime pas être importunée par les hommes...) empêchant d'élever le niveau et d'y voir des femmes actives, qui font et réalisent des choses, mais toujours des hommes qui font et des femmes qui attendent que les choses se passent. Ainsi, cela reste sur cette horizontalité décidée, pas de relief, pas d'humour, pas de croisements de disciplines. Cela donne aussi l'occasion à d'autres d'écrire et de fédérer sur diverses tribunes, faute de mieux, répondre à ce que certain.es, une poignée, ont lancé comme joutes verbales. À ce petit jeu, personne ne sort gagnant.   

Ce qui n'est pas abordé dans tous ces commentaires de femmes plus âgées qui disent "aimer" se faire importuner, ou vouloir que cela continue ainsi, sans broncher, par consentement muet de la société et des autorités en présence, parce qu'elles auraient "un joli petit cul", ou qu'elles sont (ont été) selon leur terme "une belle bombe", ou celles qui regrettent qu'à leur âge, elles ne sont plus importunées ou frottées dans le métro, c'est tout simplement qu'elles ne connaissent absolument pas comment les femmes plus jeunes vivent aujourd'hui. Et lorsque l'on dit plus jeunes... cela va loin dans l'âge. Il suffit de sortir en fait, d'être une femme active, de ne pas avoir de chauffeur, chauffeuse (?) et d'être souvent mêlée à la foule, ou à des groupes, dans le travail avec de de jeunes femmes, de jeunes hommes, et des plus vieilles, des plus vieux. Tous âges, toutes religions, toutes cultures. Une certaine connaissance du brassage culturel est nécessaire et de l'évolution des migrations. Oui les rassemblements aujourd'hui, n'ont pas les mêmes effets que ceux d'hier.

Et puis, si se frotter, c'est draguer et si importuner, c'est draguer, alors un coup de pelle sur la tête, c'est du jardinage et un coup de guitare sur la figure, c'est de la musique...

.( ̵˃﹏˂̵ ) (˃̶᷄︿๏)

La drague disent-elles, ou disent-ils, ce n'est plus ces mots là grivois. C'est "J'te suce, j'te suce" le doigt majeur levé lorsque vous attendez le bus, par des bandes de jeunes ouvriers, ce sont des crachats par de jeunes étudiants habillés en cadre dynamique, des bousculements par de moins jeunes lorsque l'on réponds pas aux avances et injures, et lorsque les dragueurs sont véhiculés, ils ne manquent pas de vous faire écraser. Et si vous ripostez pour vous sauver, c'est "Sale pute, ta mère la pute" et j'en passe. C'est un vocabulaire qu'on ne peut classer dans "drague", n'est-ce pas ? À moins que ce vocable, dans les parties privées avec invités de tous poils de Catherine Millet soit d'usage. Dans l'espace public, il n'y a pas d'invitations privées, de marivaudages ou troussages de domestiques collectifs. Devons-nous le rappeler ? Les rassemblements, des manifestations, dans des lieux même festifs, ne sont pas des terrains où celles et ceux qui importunent (synonyme de harcèlement) font leurs lois. Ces agressions ne sauraient devenir des modes de communication tolérés entre passant.es. Ainsi, avons-nous plus, en France, des tribunes de femmes célèbres, pas si décérébrées que cela, paresseuses peut-être (pourquoi penser plus et mieux ?)  qui imposent des allégeances rivales en y opposant les allégeances citoyennes. Et la violence terroriste est faite des mêmes ressorts : mettre à mal la distinction entre espace public et espace privé. La confusion entre l'espace intime et l'espace du politique, société civile et société d'État, entretient les violences terroristes. Si l'État tolère encore les troubles de rue, révélés ces temps-ci par des femmes en majorité, qui dénoncent ces violences quotidiennes de harcèlement de rue, c'est que le rapprochement et le passage ne s'est pas encore fait. Rien n'a été réalisé pour la mobilité des femmes dans l'espace public, alors que la libre circulation est menacée quotidiennement. La violence terroriste est la seule, qui n'est ni tolérée ni acceptée. Le mépris des femmes et de leurs mobilités dans l'espace public est devenu intolérable, pour nombre de femmes et d'hommes (on l'oublie hélas), car les violences se sont aggravées et n'ont pas été sanctionnées. Pourtant, elles empêchent les femmes d'aller au travail, de voir leurs amis, d'imaginer se rendre plus loin, voyager, former des circuits, faire du jogging, du sport, etc...

On peut qualifier ces violences, de violences interindividuelles car il existe des violences urbaines (rixes, émeutes, manifestations, etc) Elles augmentent. Pourquoi, hommes et femmes, et ce retour à l'état sauvage et belliqueux ? La consommation de masse opérée dès les années 50 (quand on faisait "du gringue") explique ces changements rapides, où le désir doit être satisfait immédiatement. Le capitalisme dominant encourage ces violences, le désir immédiat, pour des raisons commerciales, le rendement à court terme, et aussi les relations interpersonnelles dégagées de tout rapport hiérarchique. Ces transformations de vie en commun ont fragilisées les barrières entre communautaire et institutionnel. Cette décivilation des mœurs a gagné nos rues. Si aujourd'hui, des femmes disent "pas touche", cela ne veut pas révéler "un puritanisme", celui que quelques femmes protégées ont dénoncé, pétries dans un temps révolu, avec une galanterie et une drague si courtoise, le beau gringue bien élevé qui n'existe plus. Il faudrait plutôt le ré-introduire ? Est-ce à comprendre que ces dames ont échoué dans l'éducation de leurs fils ? Oui, certainement, et de leurs filles aussi, puisqu'elles ne leurs ont pas appris à dire "pas touche" assez tôt. Aujourd'hui, il ne suffit plus de le dire, il faut l'écrire. Car prendre un non pour un oui, ou penser que si on ne dit ni oui ni non, c'est qu'on peut violer et que même la justice valide un consentement lorsqu'une mineure est violée par un adulte, obéissant à son désir immédiat, sans penser à qui s'adressait-il... Oui, il y aura des contrats comme en Suède !

Alors ce temps où les Bardot et Deneuve étaient courtisées n'existent plus, il est aboli. Celui même, où elles perpétueraient leurs modes de communication, d'exposition et d'interdits de dire, d'écrire, tout en laissant d'autres les écraser, écrire à leur place et les former en images de leurs fantasmes. Nous sommes au temps où les femmes doivent se faire respecter, plutôt que se faire continuellement agressées, violées, rabaissées, dans leur vie professionnelle ou privée. Nous sommes dans ce temps où il y a des hommes qui ont oublié que les femmes étaient des êtres humains et où d'autres hommes en ont franchement marre de payer le prix de toutes ces agressions réduisant leur chance d'être en confiance avec une femme et qu'une femme soit en confiance avec un homme, et les gays et lesbiens et les transgenres, la confiance se perd aussi et pour longtemps, il n'est là pas question de genre justement, mais de comportements entre humains, de relation interindividuelles.

En fait, il se passe la même chose avec certaines femmes. Il y a des femmes agressives, ou très agressives, qui ont oublié que toutes les femmes et tous les hommes sont des êtres humains. Et si elles sont dans des situations de pouvoir, elles n'hésitent pas à sortir un arsenal, que l'on peut considérer comme machiste ou misogyne. C'est que l'on oublie ce qu'est le sexisme et qu'on peut le rencontrer dans un comportement féminin. Certaines femmes souhaitant accéder au pouvoir pensent qu'elles doivent copier un comportement, qu'elles ont dû observer et qui selon elles "fonctionnaient" bien pour assujettir d'autres personnes à leur désirs, souhaits, volontés… Elles n'ont pas reçu de bons modèles et ont été entourées de comportements abusifs. Elles répètent. De même pour les hommes, de tout individu.La question du genre me paraît vaine en fait. Ce sont des comportements agressifs, dans une société qui favorisent ces violences quotidiennes (accès au pouvoir par l'emprise, dans le monde du travail, le couple, la vie familiale, le voisinage, etc…) Et la drague, dites "lourdes" n'est autre qu'une emprise pour assujettir l'autre qui ne veut pas se subordonner. Car notre société s'est tournée vers une évolution où "la réussite sociale" devient celle de la visibilité de possessions de biens matériels, virtuels, et des êtres vivants, de leurs échanges, de leurs commercialisations. Des êtres vivants ou des parties des êtres vivants. Pour le côté virtuel, qui n'est nullement opposé au matériel, les réseaux sociaux participent de mêmes structures : acquérir, échanger, collectionner, vendre… Le nombre devient important.

೭੧(❛▿❛✿)੭೨    ໒( ͡ᵔ ▾ ͡ᵔ )७   ( ◑ٹ◐)   ( ՞ٹ՞)   (★^O^★)   ヾ(^-^)ノ   ヽ(*⌒∇⌒*)ノ  

D'autres valeurs ont été délaissées dans notre société, qui naguère créaient de la beauté, du bien, des partages et échanges… Le bonheur n'était pas une image, la beauté non plus, le bien également, n'était pas un concept pour vendre des aliments qui seraient meilleurs que d'autres, plus sains… Disons que les échanges, les idées, la discussion (et non le débat violent pour faire du "buzz" en opposant des antagonistes) les balades et promenades, les flâneries, l'imagination, la contemplation, les apprentissages, les études, l'enseignement… Tout cela disparaît peu à peu, ne parlons pas de la tendresse.

Mon métier d'enseignante m'a beaucoup appris des comportements, des critères d'évaluations, des objectifs qui ont changé, aussi de la forme de communication que devait prendre les études, les formations et à quoi devaient-elles servir. Le plus souvent à obtenir de l'argent, plus de crédit pour l'école, et tout peut être moteur pour valider certains cours, du moment que cela rapporte. Les moyens de pressions sont tels, que tous les comportements sont permis, afin que l'emprise fonctionne et que soient assujettis les plus faibles, c'est-à-dire celles et ceux qui ne partagent pas les mêmes valeurs (et non les plus "faibles")

Je pense qu'il n'y aura pas d'évolution dans l'égalité entre hommes et femmes. Car je me suis aperçue que dans cette course à l'égalité, des femmes ont réussi à ce que des quotas soient inscris et que des femmes accèdent ainsi au pouvoir, ne favorisait nullement de changement de comportement. La société est toujours de plus en plus agressive et des femmes au pouvoir ne changent pas la qualité des relations humaines. Elles peuvent, à contrario, rendre les relations encore plus cruelles et les détruire, plutôt que construire une meilleure société ensemble.

Alors tout est à la recherche de femmes au pouvoir et à des postes de directions, pour ces raisons d'égalités entre les femmes et les hommes. N'est-ce pas un argument supplémentaire qui empêche de comprendre et apprendre de ce que nous sommes capables de faire ensemble, en commun, en préservant les différences de tout à chacun, chacune ? Car oui, il y a des différences. Ces femmes sont choisies par des hommes qui se font juges et sélectionnent des manipulables et dont les engagements et la culture faiblards ne favoriseront pas l'intégration à l'emploi d'autres femmes parmi leurs salariés, bien au contraire.

Ce qui est positif, avec toutes ces actrices déchues, c'est le rapport à l'image créé par les hommes, que les femmes subissaient. Les apparences physiques et les comportements étaient dirigés, et le sont toujours, par des hommes. Elles devaient ressembler à ci ou à ça, selon les fantasmes des hommes, elles devaient également s'y conformer sans broncher : se taire. La Brigitte Bardot et la Catherine Deneuve ne comprennent pas que des femmes ne souhaitent pas ressembler à ci ou à ça, selon le fantasme d'une poignée d'hommes au pouvoir, et ne souhaitent pas se taire, ou passer leur temps à défendre ces hommes, les satisfaire en tous points. Elles n'ont jamais réalisé qu'elles pouvaient être libres de ces regards et directions, même ne pas être obligées de passer devant les caméras pour obtenir ce qu'elles souhaitaient dans la vie et s'imposer nombre de contraintes pour rentrer dans le petit cadre, le petit écran, ou grand écran, mais c'est le même. Le gendre (de Deneuve) Benjamin Biolay dit : "Ne brisez pas nos icônes". En fait il dit sagement : "Pas touche à la maman, la putain". Car, en France, pour être une icône il faut être à la fois, la maman et la putain. Il le dit très bien "nos" icônes, les siennes d'abord. L'esprit de possession s'est exprimé, affirmant encore plus l'enchaînement dans lequel, les hommes, les fils, attachent les femmes, leurs mères, belles-mères, leurs sœurs, leurs filles.

Alors elles se rebiffent et clament aux hommes inquiètent : "Miroir, miroir, suis-je toujours la plus belle ?" Mais ce n'est toujours pas au nom des apparences que la majorité des femmes aujourd'hui parlent. Il n'est pas question des formes, mais du fond. Et cela induit de nouvelles formes, que ces femmes de l'autre temps considèrent comme vulgaires, idiotes, violentes. Ce sont les coups reçus (le "j'te suce" ou "ta mère la pute") ces dragues vulgaires, idiotes, violentes. Elles ont engendré ces délations vulgaires, idiotes, violentes en pagaille et de nécessaires dénonciations de crimes comme les viols. Cela concerne le droit, la justice, notre vie civile, citoyenne.

La pensée ne peut agir dans ces agressions quotidiennes lorsqu'elles sont permises par une société. D'ailleurs les comportements violents, et cette drague qualifiée de "lourde" pour minimiser ses effets ou ses motivations, révèlent cet embrasement d'une société violente, terrorisante. Ils nous indiquent toujours que quelque chose dans l'être humain est en train de disparaître et qui ne peut être résolu avec des arguments aussi débiles que ces histoires d'apparences et de querelles d'images. Une façon de faire diversion, tandis que l'on rattrape un retard et revoit des délais de prescription si courts qu'ils protègent toujours les agresseur.es., libres de continuer à importuner (mot emprunté à la tribune des quelques femmes célébrées mais pas très actives)

Je trouve d'ailleurs un peu ridicule les exemples fournis par le ministère pour l'égalité des femmes et hommes, qui tente d'expliquer la problématique. Il y a vraiment quelque chose qui est resté dans les stéréotypes et que l'on ne retrouve pas dans notre société.

Il est écrit :

Les stéréotypes de sexe

    Définition
    Préjugés, clichés, représentations réductrices et généralisantes qui essentialisent ce que sont et ne sont pas les filles et les garçons, les femmes et les hommes.
    Exemples
    – « Les jeunes filles ne lèvent pas la voix. »
    – « Un garçon, ça ne pleure pas. »
    – « Les filles sont plus douées pour s’occuper des bébés. »
    – « Les jeux vidéo, c’est pour les garçons. »
    – « Mécanicien ? Mais c’est un métier d’hommes ! »

( -̩̩̩͡˛ -̩̩̩͡ )

J'ai rencontré dans le milieu professionnel, qui relève d'un ministère donc, des actions très concrètes et irréversibles, sans aucun dialogue du type, Les jeunes filles ne lèvent pas la voix, mais au mieux : "Si vous parlez on vous attaquera en diffamation", au pire, cela va très vite : suppression du mail professionnel, de l'accès aux mailing liste, du salaire, des outils pour travailler, des lieux… On ne s'embarrasse plus, lors de harcèlement moral, sexuel et de discrimination, de ces types de phrases niaises. Non, la radicalité de notre société et notre époque en 2018 est bien plus violente et moins séparée qu'elle ne le décrit sous ces lignes (filles et garçons de chaque côté) C'est la guerre tout simplement et les armées choisissent leurs équipes pour faire la guerre. Et les violences au sein du couple participent de rapports de domination et de prise de pouvoir des un.es sur d'autres, les victimes, créant un climat de peur et de tension permanents. Et lorsque le couple œuvre dans le même domaine professionnel, des emprises s'activent d'autant plus, du privé à l'emploi, de l'emploi au privé. On le voit notamment dans le gouvernement français, et ce que médiatisent les différentes affaires de harcèlements. Ils sont prônés en modèles de société, où les couples de pouvoir engendrent des violences partout où ils se trouvent.

(´;︵;`)

S'il y a tant de chômage dans notre pays, depuis mon expérience, c'est que nombre de personnes en marge du monde du travail, ne partagent pas ces valeurs compétitives, ni ces comportements agressifs, ces images communiquées, ou ont été exclus par toutes ces armées et équipes, qui les ont considérés comme "faibles". S'il y a tant de personnes, dans notre pays, n'ayant pas eu la volonté, ni la motivation d'aller voter, ou ne se reconnaissaient pas dans les programmes de leurs représentants, c'est que quelque chose n'est plus possible dans notre société, la façon dont elle s'organise et avec quels comportements, quels moteurs, quelles visions et projections, quels outils, quels espaces, quelles règles, quelle justice, etc…

( ᵒ̴̶̷̥́ _ᵒ̴̶̷̣̥̀ )

De même, les violences sexuelles sont révélatrices de cette société qui n'est plus fondée sur des principes que l'on partage, dans l'usage, car les lois ne sont pas appliquées. Les heurts et confrontations deviennent criminelles. La suppression d'un individu (psychiquement, ou physiquement), parce qu'il ou elle ne se serait pas soustrait aux volontés d'autrui, est un acte définitif qui n'a pas pensé d'autres solutions pour exprimer la colère. Violences verbales, menaces, viols conjugaux, harcèlements sexuels au travail, harcèlement moral et dans la rue, au quotidien, sur Internet, en lisant les mails privés et ceux des groupes professionnels, les silences, les lynchages, les meutes.. On ne peut qu'être étonné, de la façon dont notre société, parvient à lisser, effacer ces actes odieux et criminels, à les remplacer par des images bienséantes et dont les élus s'appliquent à arborer un discours de langue de bois. Si ces discours sont portés au gouvernement et diffusés aux moments de grandes écoutes, ils font très mal : ils clôturent l'aventure de la libération de la parole et délivrent un message extrême : l'obligation d'obéir aux diktats (l'exigence absolue imposée par le plus fort au plus faible et n'ayant pour appui et justification que la force)

( ´•̥̥̥ω•̥̥̥` )

En amont d'actes criminels, nombre de comportements institués permettent de supprimer la vie professionnelle, privée d'autrui, en éliminant toute trace. Ces subtilités et insidieux réflexes de survies que le monde du travail à bien développé ne sont pas expliqués, on les découvre par l'expérience ou par les faits relatés. Ainsi les agresseur.es peuvent écrire aisément "ni plaies, ni blessures", avant de vous supprimer d'un milieu social.

/(=✪ x ✪=)\   /(^ x ^)\

Ma réflexion s'étend davantage en observant le monde animal. Depuis que Cafuné fait son honk honk, sa parade amoureuse et que la plus jeune Satori subit ses assauts, en observant ces lapins et en complétant ces observations et hypothèses scientifiques avec des professionnels, ou des lectures éthologiques d'experts, je prends conscience du rapport hiérarchique. La nécessité d'établir des règles de vie commune, même lors d'assauts sexuels et de rétablir des périodes de jeux, sans à priori de genre. Une autorité peut agir sur une vie en société et pour son bien.

(/(°∞°)\)   、., ⌒ 、., ⌒ 、., ⌒ 、., ⌒ 、., ⌒ 、., ⌒ /( =゚ェ゚=)ヽ

Je conclue par le constat des effets de l'amenuisement d'autorité dans notre société, afin que la vie sociale, soit une vie sociale possible. Évidemment, cela arrange une frange sociale, et elle s'offusque que l'on souhaite participer de notre société pour son évolution, également, en faveur de tous, et pas que d'une minorité de protégés, d'intouchables (mot utilisé par les fonctionnaires hauts placés) Les lois ne sont plus appliquées et sortir des tas de textes produits pendant des années avec de micro-changements de virgule n'y changeront rien, voire augmentent le retard d'une vie sociale possible. Les écarts se creusent, les radicalisations sont devenues des modes de gouvernances (on radie sans prévenir, on exclu tout salarié de tout, on exclu définitivement les sans-ressources de la vie en société en les désignant comme "faibles")
Mais les désignations approximatives des "faibles" m'ont toujours posé question. Mes hypothèses vont dans le sens que cette désignation cache en fait les valeurs attribuées à ces faibles. Elles ne correspondraient pas ou plus aux modes de gouvernance du pays, qui sont des modes violents, radicaux.
Je m'appuie sur mon expérience personnelle, celle d'autres personnes que je connais moins et dont j'ai vu le traitement, mais aussi de toutes les communications réalisées, du gouvernement, au sein de structures, qui sont en décalage avec ce que nous vivons.

(♥x♥*)

Cet article est dédicacé aux efforts de gringue de Cafou le joyeux qui a le béguin pour Sato qui s'éveille et commence à jouer librement. C'est sûr, il en pince pour elle <3
Et merci à Virginie pour ses conseils avisés et Julien pour ses idées de mises en situations.

(´∀`)♡   ღƪ(ˆ◡ˆ)ʃ♡ƪ(ˆ◡ˆ)ʃ♪   ⁽ ¨̮⁾⁽¨̮ ⁾*˚‧♡

♡⑅*ॱ˖•. ·͙*̩̩͙˚̩̥̩̥*̩̩̥͙·̩̩̥͙*̩̩̥͙˚̩̥̩̥*̩̩͙‧͙ .•˖ॱ*⑅♡ ♡。゚.(*♡´◡` 人´◡` ♡*)゚♡ °・

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Cafuné & Satori à quelques semaines, en 2017

Philosophie Par kiwaïda at 16:38

17/01/2018

É√εїʟ

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Satori (Photographie © Sonia Marques)

LES MOTS DOUX & DÉCISIFS

(japonais 悟り satori ; chinois, issu du chinois : 悟 ; pinyin : wù ; littéralement : « réaliser ») est un terme des bouddhismes chan, son et zen qui désigne l'éveil spirituel. La signification littérale du mot japonais est « compréhension ». Il est parfois utilisé à la place de kenshō (chinois : 見性 ; pinyin : jiànxìng ; littéralement : « voir la nature/caractère ou propriété »), toutefois kenshō désigne la première perception de la nature de Bouddha ou vraie nature – une expérience qui ne dure pas. Le satori par contre désigne une expérience qui se prolonge, à l'instar d'un bébé qui apprend à marcher – après beaucoup d'efforts il se tient debout, trouve son équilibre et fait quelques pas puis tombe (kenshō). Après un effort prolongé l'enfant se rendra compte un jour qu'il peut marcher tout le temps (satori). Le bouddhisme zen reconnaît dans l'éveil une expérience transitoire dans la vie, presque traduisible mot à mot par épiphanie, et le satori est la réalisation d'un état d'éveil épiphanique. Comme d'après la philosophie zen toute chose est transitoire, la nature transitoire du satori n'est pas vue dans l'aspect limitant qu'il aurait dans l'acception occidentale du mot « éveil ».
La nature transitoire du satori, par opposition au permanent nirvāna qu'on retrouve dans les traditions bouddhiques de l'Inde, doit énormément aux influences taoïstes sur le bouddhisme chan de Chine, à partir duquel le bouddhisme zen du Japon s'est développé. Le taoïsme est une philosophie mystique qui met l'accent sur la pureté du moment, alors que les racines hindoues du bouddhisme indien visent une vue dans une plus grande durée – vers la sortie du cycle karmique des réincarnations perpétuelles dans le monde matériel. De l'attention du taoïsme à l'importance du moment, et de la négation de l'existence individuelle ou d'un moi individuel du bouddhisme mahāyāna, est né le bouddhisme zen avec son concept d'état transitoire du satori. (Extrait Wikipédia)

悟り Satori : une épiphanie

Barthes reconnaît dans l’épiphanie quelque chose de proche de ce qu’il nomme incident — où quelque chose survient, apparaît — dont il souligne l’affinité avec le haïku, par quoi se manifeste une certaine figure de la vérité, qui s’exprime selon la théorie zen par le terme satori, et dans la théologie catholique occidentale par le terme quidditas introduit par saint-Thomas. Le texte bref, explique Barthes, est l’expression du « C’est ça ! » — soudaine révélation du réel surgissant dans la nudité même d’une apparition irréductible à tout commentaire. En ce sens, épiphanie et haïku s’apparentent à la photographie, à laquelle Barthes donnera le nom devenu célèbre de punctum. Par le poème — haïku ou épiphanie — comme par la photographie, quelque chose fait image et qui a valeur de marque laissée dans le temps par un évènement, évènement qui ne peut pas être exactement raconté mais comme désigné, pointé du doigt de manière à faire signe vers un certain moment de vérité.

Le Satori et le Nirvana sont des états d’être bien heureux où le « moi » est délivré de ses limites, de ses attachements. Aux tensions en vue de dominer, de briller, de posséder, succède une détente intérieure. Il s’agit d’une véritable mutation psychologique où se révèlent les sommets de l’amour et de l’intelligence. Ceux-ci, loin de nous engager dans la voie de l’inaction, nous conduisent au contraire vers une vie intense, créatrice, pleine d’initiatives heureuses.

La vérité est si proche et tu ne la vois pas, tu pars loin, très loin chercher le Bouddha et le Satori et tu tombes en enfer. Tu te hâtes dans la confusion et la précipitation, quand tu arrives, il n'y a rien. La brume soudain se lève : ce n'était qu'un mirage. Tu veux revenir au pays d'où tu viens, mais tu t'aperçois que tu es maintenant entouré de montagnes acérées comme des lames et qu'il n'y a plus de retour ; c'est l'enfer dans le désert. On veut s'échapper du monde que l'on juge détestable, mais, après l'avoir quitté, on le regrette comme un paradis perdu. On veut toujours partir ailleurs et quand on arrive à destination, on a le sentiment que le pays d'où l'on vient paraît plus merveilleux.

C'est ça !

Ma petite Satori, l'éveil
Elle combat la pensée rationnelle, les opérations logiques, de classification en catégories. Elle est la découverte de la véritable vision des choses. Il ne faut ni rechercher ni vouloir Satori. Elle existe en nous bien avant notre naissance, alors pourquoi chercher à l'obtenir. Ce n'est pas mystérieux, c'est le retour à la voix normale. Voir le monde tel qu'il est.

Sato, cela veut dire "sucre" en japonais. Est arrivé un petit sucre lapin satin, nommé Satori, une illumination !

Phonologie du japon :
Satouya [sato:ja] *[sato?oja] « marchand de sucre » satooya [sato:ja] ou [sato?oja] « parents nourriciers »




Cafuné

Et la petite Satori, dites Sato, rejoint Cafuné, le lapin couleur café et nuage de lait, dit Cafou, le foufou aux yeux bleus.
Ils sont japonais, ou presque.


Le portugais séduit par son élégance et ses intonations caressantes. Il y a des mots qui n'ont pas de traduction ailleurs.

Le terme cafuné entre dans la catégorie des mots intraduisibles, sa signification exacte est spécifique : cafuné décrit le geste de passer tendrement sa main dans les cheveux de quelqu’un que l’on aime.
Comme carinho, chamego, cafuné, xodo, ces mots traduisent l'affection.
Fazer cafuné signifie faire des caresses en massant les cheveux de son amoureuse, de son enfant, de son animal, avec tendresse.

Il a des origines africaines. En général pratiqué par des mains féminines, le cafuné est l'art de faire semblant de chercher des poux dans la tête de quelqu'un pour l'aider à se détendre ou à s'endormir. “Je sais bien que le cafuné réaffirme une présence de l'Angola au Brésil” dit Luis da Câmara Cascudo. Le cafuné ou cafunê est bien une réalité culturelle brésilienne, sans doute en désuétude maintenant, de même qu'en Angola. Óscar Ribas en donne la définition suivante : « Petit claquement qu’on produit sur la tête de quelqu’un d’autre, comme si on y tuait un pou, et dont l’effet vise à susciter la somnolence. ». Roger Bastide a consacré un article à cette pratique au Brésil sous le titre « La psychologie du cafuné ». Óscar Ribas en donne une étymologie convaincante : cafuné se dit en kimbundu kifune, de kufunata, plier, tordre.

"A psicanalise do cafuné"

O que se considera vulgar na Espanha e em Portugal se pratica aqui em todas as classes da sociedade... Os dois sexos o fazem sem distinção, especialmente as mulheres, que preenchem suas horas de lazer com esse elegante divertimento. E é quase impossível, a menos que seja nas horas das refeições e da sesta, entrar em uma casa onde não haja alguns dos habitantes se dedicando a isso. Digo isso porque, hoje, ao entrar na casa de um prisioneiro vizinho (até então um homem respeitável na província), o vi enquanto conversava colocar deliberadamente a cabeça no colo de sua esposa, como se a presença de um estranho não devesse impedir a operação da qual acabo de falar e que ele parecia considerar com uma espécie de prazer.

Lindley (1806), no texto que citamos, parece pensar que o cafuné brasileiro vem dos colonos portugueses, que teriam transportado esse costume para o novo habitat: ele apenas se teria se difundido das classes baixas a todas as classes da sociedade. Mas a etimologia do termo parece indicar origem muito diversa; Renato Mendonça (1935) faz vir esta palavra, que designa primitivamente o estalido das unhas no alto da cabeça, do quimbundo Kafundo, que significa estalar, enterrar, e o prefixo classificador caf, que se encontra no Brasil no africanismo cafua, quarto de reclusão para os alunos dos colégios, indica uma ideia de penetração, o que é de fato perfeitamente típico do movimento das mãos penetrando na cabeleira. Há, portanto, probabilidades de que o cafuné brasileiro seja mais de origem africana que lusitana, e esta hipótese é, ainda mais, confirmada pelo fato de o cafuné ter-se desenvolvido nas zonas escravagistas e ser mais difundido no Nordeste da cana de açúcar do que no Rio, e mais no Rio do que no sul do país.



Les dessins sont tirés d'un grand format (120 x 200 cm) © Sonia Marques

Uma distração e um prazer


Philosophie Par kiwaïda at 23:37

14/01/2018

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Concert de Christophe à l'Opéra de Limoges (Photographie © Sonia Marques)

Nous sommes allées voir Christophe en concert à Limoges. Une belle histoire nous a rassemblé ce soir là. Il y a un an, je découvrais son affiche, il passait dans ma ville. Désoeuvrée j'étais, les places à l'Opéra sont coûteuses. Puis l'année 2017, telle qu'elle fut jetée passait, j'écrivais, j'avais le temps, mais plus d'argent. Une matrone avait souhaité ma démission et avait déployé une armada à son service, pour en déléguer les menaces exécutives. C'était pour montrer que l'égalité entre hommes lourdingues et femmes lourdingues prenait forme dans nos écoles, kif-kif bourricot, harceleurs et harceleuses, tandis que les #balancetonporc avaient omis les #balancetatruie, histoire de maintenir les inégalités. Arriva la fin d'année, nous décidâmes de ne point nous offrir de cadeaux de fin d'année, mais de réserver tout pour nos acceuillants et hébergeants. Une idée venait, et si nous nous offrions pour cadeau ce concert ? La fin d'année nous a emportée de la banlieue parisienne au Nord de paris, au centre de la France, heureux de nos retrouvailles, c'était l'essentiel.

2018, la nouvelle année et son lot déplorable des mal aimé.es dans nos journaux, nous empêchant de parler d'amour et ramènant tout au sexe et à la violence, me faisaient penser à cette perte de vitesse de la consommation par le sexe et la violence. On n'en veut plus, de toute cette culture post-68, de toutes ces directions moches et débiles. La tendresse écrivais-je...
Vendredi, mon ami jeta au hasard un coup d’œil averti sur le Bon Coin, le célèbre site web d’annonces commerciales sur lequel le dépôt et la lecture d’une annonce sont gratuits. Il est le plus utilisé des sites de ce type en France, (créé en 2015) Il y trouva 2 places pour le concert de Christophe à un tarif dégressif par rapport à leur bon emplacement. En téléphonant, mon ami conversa avec une femme, qui se disait "d'un certain âge". Elle avait acheté ces places en avril 2017, et s'était trompée, c'est assez compliqué à expliquer. Elle en a acheté une puis une autre en oubliant qu'elle en avait déjà acheté une… Bref, ne pouvant s'y rendre, une amie plus jeune, dit-elle, lui conseille à la dernière minute de les disposer sur le Bon Coin, dont elle ne connaissait pas l'usage ni la portée. Son amie réalisa la mise ne ligne à sa place. Le rendez-vous pris, elle nous klaxonna heureuse et elle descendit de sa voiture, mal garée, un jeune homme derrière fâchée de notre transaction attendait. Elle dit : "Oh, il m'emmerde, il ne peut pas passer à côté ?" Elle n'était pas d'un certain âge, alors c'était amusant. Nous avons fait une rencontre sympathique et elle a fait des heureux ce soir. Elle nous a remerciés et nous a dit penser trouver un homme aux cheveux blancs. Elle avait mal compris : "Mais ils sont blonds ?" Nous dit-elle, "Je me disais bien que la voix était celle d'un jeune homme" Affaire d'âge, de rencontre, nous avons discuté, elle avait l'habitude de prendre des places précises à un certain endroit. Nous nous sommes quittés.

Concert de Christophe à l'Opéra de Limoges (Photographie © Sonia Marques)


Le soir, nous découvrîmes ses places, très bien situées au premier balcon, dans ce bel Opéra de Limoges, la salle pleine de gens d'un certain âge, un peu comme elle, c'est-à-dire, pas vieux, tous ayant la possibilité de se payer des places assez régulièrement à l'Opéra, donc pas vraiment de jeunes gens. À Paris, j'ai assisté à nombre de représentations de danse contemporaine, de concerts, d'expériences artistiques. Ici, à Limoges, notre sélection est plus aguerrie de nos cultures partagées et l'offre moins excitante, et pourtant, ici, nous avons vu nos cher.es artistes de plus près, parfois avec peu de public, savants privilégiés, car sachant où aller et qui voir, les priorités, les sélections. Je n'ai jamais croisé un seul ou une seule personne de l'école d'art dans nos sélections, comme si, ici, à Limoges, il n'y avait rien d'ouvert vers l'imaginaire et la création. Pourtant, chercher, aimer, trouver.
À l'école de Bourges, j'avais souhaité voir le spectacle de Wim Wandekeybus, mais le personnel en charge de bénéficier de tarifs dégressifs de cette salle de spectacle partenaire de l'école, m'avait affirmé ne pas pouvoir m'intégrer et que c'était complet. Le soir, après une journée pleine de cours sur le dessin en grands formats (j'avais aidé une étudiante à rattraper son retard, en associant la technicienne en photographie, et les tirages étaient excellents) je partais à pieds à la recherche de cette salle, assez loin, très très loin. J'arrivais et je trouvais une place aussitôt et juste devant. En sortant, j'ai pu voir de loin, plusieurs membres du personnel de l'école me regardant interloqués, comme si je ne devais pas être là. Tous avec leurs places réservées. Peu d'étudiants et aucun professeur.es. Parfois, je pense qu'il y a des habitudes, celles que les institutions favorisent leurs personnels pour l'accès aux représentations, aux créations, mais excluant les artistes, enseignants et dont les créateurs et créatrices, très concernés par la création justement, pourraient bénéficier, ou d'autres, non spécialisés. Les entre-soi, cercles de cercles de cercles clôts. De cette épopée, la secrétaire générale m'a raccompagnée en voiture, et de nos échanges, nous découvrîmes notre goût pour la danse contemporaine, sa fille ayant participé de cours et moi participé de scénographies (en tant que scénographe) et spectacles de danse (en tant que danseuse) Heureux dénouement. Les lendemains, toujours à accompagner les étudiants, j'avais pu avoir de bons échanges avec la technicienne en photographie, car nous avions assisté au spectacle. Le jour s'était déroulé sur nos émotions et notre expérience des différentes évolutions du chorégraphe. ce spectacle était sur l'amour. J'ai écris un article frais, sur ce blog, de cette retrouvaille, sans savoir ce qui allait m'arriver les jours suivants dans cette école. Ce fut mon premier et dernier spectacle de danse pendant que j'enseignais à Bourges, les lendemains, je fus empêchée de poursuivre mon enseignement, un peintre malveillant m'importunant, me menaçant. Les harcèlements en école d'art sont durs et structurels, n'en déplaise aux Catherine Millet-Deneuve qui souhaitent que cela continue ainsi. D'ailleurs, "Art Press", comment cette revue a-t-elle eu un tel monopole en France, si inintéressante ? Ha oui, la patronne des partouzes a fait son business et a tenu en laisse des années des artistes et commissaires et critiques... Drôle de milieu, en marge du monde.

Concert de Christophe à l'Opéra de Limoges (Photographie © Sonia Marques)

D'or et d'argent, en paillettes et brillants d'espoir, nous nous sommes installés à la place d'une autre et le reste s'est offert à nos oreilles, nos yeux, nos sens, pour un délicieux moment que nous n'oublierons pas.

Failles, ce sont nos failles qui nous font avancer.

Christophe avait une anecdote : son piano acheté à Aix en Provence il y a 2 ans pour réaliser sa tournée. L'homme qui accorda son piano ce soir-là, à l'Opéra, lui apprit en enlevant une touche du piano qui portait son nom, que celui-ci venait de Limoges. Ce qui m'a fait sourire, c'est lorsque Christophe nous saluait, les limougeauds, tentant de trouver une connivence avec son public : "J'aime la campagne, les paysans, Limoges, la province, c'est toujours la campagne, j'aime la terre" Face à la bourgeoisie de Limoges très urbaine, et habituée à se déplacer, comme lui. Je cherchais les paysans à côté de moi, mais je ne les ai pas trouvés. Nos racines ne sont-elles pas toutes les mêmes ? De notre terre ? Nous venions du Bon coin, ni de la bourgeoisie, ni des paysans du coin, ni des âges certains. Limogés de tous clichés, stéréotypes, libres, dans un petit coin, minuscules fourmis.

Scénographie de lumière élégante, espaces sonores extatiques, les mots doux, la retenue, les instruments, le piano, l'ombre et la lumière, le rouge, le rose, le bleu, le blanc, la séduction, la nostalgie, l'amour, le flirt, le souvenir, les vestiges, la fragilité, l'électronique, l'organique, le sensuel, les fausses notes, l'humour, le désir, la santé, la subtilité, la douceur, le calme, le slow,les douches de lumières, les frétillements, les projections, les phares de voiture, la nuit, les lunettes bleues, la crinière blonde, les santiags, le velours, l'Italie, les femmes, les hommes, la drague (pas la lourde ;.) la douleur, les larmes, les remerciements, la félicité…


Concert de Christophe à l'Opéra de Limoges (Photographie © Sonia Marques)


Et puis la recherche de Silvano Agosti, son documentaire "D'amore Si Vive" (On vit d'amour) de 1982, qui est revenu dans ma mémoire avec la voix de ce garçon philosophe...
Cet entretien ci-dessous avec Franck est un extrait du film documentaire "D'Amore Si Vive" tourné par Silvano Agosti et monté en 1982. Celui de Lola est disponible en ligne.

Silvano Agosti, réalisateur indépendant optant pour l'autogestion de sa production artistique depuis les années 60, censuré par le Vatican et interdit de diffusion en Italie, ce fascinant personnage présente pour la première fois au public bordelais son cinéma singulier. Compagnon de route de Marco Bellochio et d'Ennio Morricone, soutenu par Ingmar Bergman, Silvano Agosti nous parle sans cesse d'une « vérité qui bouge en sous-sol et ne peut être dite à haute voix. »

D'AMORE SI VIVE
Réalisé et monté par Silvano AGOSTI - documentaire Italie 1983 1h35mn VOSTF -

D'AMORE SI VIVE

"La tendresse sans sexualité ni amour engendre l’hypocrisie.
La sexualité sans tendresse ni amour engendre la pornographie.
L’amour sans tendresse ni sexualité engendre le mysticisme.
En fait, nous avons affaire à une société hypocrite, pornographique et mystique. "
Silvano Agosti


L'amour, la tendresse et la sexualité. Durant trois années, Silvano Agosti a rencontré et interrogé la population de Parme sur ces trois éléments constitutifs du sentiment amoureux. Il en a extrait 7 portraits poignants, 7 témoignages parfois bouleversants nous permettant d'approcher cette exigence qui porte chaque être humain à aimer malgré tout. Cette recherche au plus vif de multiples vérités sur la nature humaine se transforme pour nous, spectateurs conviés au partage, en une fructueuse et singulière expérience. À travers ces fragments de vie, au plus près de l'intime, le réalisateur fait émerger les violences souterraines issues de l'éducation, de la religion, de la négation d'une sexualité propre à l'enfant. Agosti nous met à l'écoute de l'énigme des corps aux prises avec le désir et le besoin insatiable de tendresse amoureuse. Besoin bouleversant dans la sublime séquence-épilogue toute de silence vivant : là, comment s'accommoder de ce terrible regard qui, soudain, en une dernière image, fait face à notre oeil-caméra pris en flagrant désir de (sa)voir…?

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Concert de Christophe à l'Opéra de Limoges (Photographie © Sonia Marques)

Daniel Bevilacqua, dit Christophe, est un chanteur français, né le 13 octobre 1945 à Juvisy-sur-Orge (Essonne). Il a 72 ans. Le père de Daniel, Georges Jacques Bevilacqua est un entrepreneur italien, il tient une entreprise d'installation de chauffage central qui prospère assez pour s'étendre à la vente d'électroménager ; sa mère est couturière. Il a grandi dans la grande banlieue parisienne, dans l'Essonne... tout en rêvant d'Amérique. Rebelle comme James Dean, son idole, il s'est fait virer d'une dizaine de lycée, avant de se lancer dans la musique et de connaître un succès fulgurant avec Aline, à seulement 20 ans.   

Dans l'art contemporain, il a été re-découvert lorsque l'artiste Dominique Gonzalez-Foerster (D-G-F.) réalisa la scénographie de son concert de Christophe à l'Olympia en 2002, à l'occasion de la tournée La Route des Mots.  

Ce que j'aime dans sa musique ce sont ses sons, et aussi les quelques mots posés. Il n'y a rien d'intellectualisé et pourtant tout est pensé et très technique. Ses références musicales sont les miennes aussi, Lou Reed et Laurie Anderson, Alain Bashung... Le beau bizarre, dernier dandy, nuits blanches et autodidacte. Ayant composé quelques morceaux, conçu des albums musicaux et travaillé avec d'autres musiciens d'autres planètes, d'autres langues, mon écoute est très réceptive aux sons, à la technique, à la précision. Et puis cette synesthésie entre son et lumière arrive à maturité, et oui pas besoin de rappels. À fleur de peau. Les paradis retrouvés.



Musique Par kiwaïda at 22:48

13/01/2018

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"Le 9 janvier 2018, à l’heure où Oprah Winfrey affirme aux États-Unis, lors des Golden Globes, « Nous avons tou•te•s vécu dans un monde brisé par des hommes puissants et brutaux… […] Mais leur temps est révolu. Leur temps est révolu ! », au même moment, en France, une tribune publiée dans Le Monde par des femmes majoritairement blanches et bourgeoises (qui n’emploient pas l’écriture inclusive) vient au secours de ces hommes puissants, revendiquant leur “droit à importuner” les femmes. Elles nous informent que de toute façon « les accidents qui peuvent toucher le corps d’une femme n’atteignent pas nécessairement sa dignité ». Et que « le viol est un crime. Mais… ». Mais quoi ? « La drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste. »

Extrait du texte : Les féministes peuvent-elles parler ? Des auteures : Hourya Bentouhami, philosophe, Isabelle Cambourakis, éditrice, Aurélie Fillod-Chabaud, sociologue, Amandine Gay, réalisatrice, Mélanie Gourarier, anthropologue, Sarah Mazouz, sociologue, Émilie Notéris, auteure et théoricienne queer.

Je suis signataire de ce texte, car ok, il en fallait un auquel je puisse un peu me référer en ce début d'année, avec des auteures dont les travaux ont un intérêt, intellectuel, que je peux suivre. Je déteste les pétitions et ne les signe pas, surtout lorsqu'il y a une pelleté d'artistes qui ne signent que pour valider leur intégration dans le système de l'art. Signer des textes que l'on juge, après lecture posée, comme faisant partie des paroles que l'on pourrait porter, ok, et après ? Le titre, je ne le trouve pas bien (Les féministes peuvent-elles parler ?) De mon point de vue, c'est de l'écriture que nous manquons, d'auteures et non de blablas, il y en a tant relayé par nos médias. Fatigance.
Le logo, peu faire mieux, le blog wordpress, bon, c'est vite fait. J'avais déjà signé le texte "Not surprised", versus américain, sur le site, il était vite fait aussi. J'avais écrit un article sur mon blog, Il pulcino nero, avec mon expérience, des dessins. Parfois je me dis, à quoi bon ? Je ne fais que devenir une aquoiboniste qui philosophe et questionne la nécessité d'entreprendre toute action, quelle qu'elle soit, au risque de parfois ne rien réaliser car est-ce que l'action mérite autant d'effort ? Tant de pédagogie après cette tribune, ce petit monde ne mérite pas tant d'attention, tant d'explication de textes... En tous cas, mes efforts ne vont pas dans ce sens, ainsi ne sont-ils pas lus de ce petit monde ;.) Poésie mon amie.

Partir d'une tribune mal écrite par des femmes désespérées et anciennement starisées, du porno à l'art au cinéma... c'est un mauvais départ. Surtout s'il n'y a que les extrêmes (droite) pour y adhérer ou les dictateurs (d'Italie à d'autres bientôt). Honte plutôt. Car, en fait, on ne s'y intéresse pas à cette tribune protégée dans le journal étatique LeMonde... Ces femmes veulent être frottées ? Qu'elles commencent par publier de façon autonomes, et non protégées, dans une presse entièrement conçue par des hommes aux portefeuille pas du tout riche, ni intérieurement puissants (à inverser aussi). Ce qu'il nous manque, évidemment c'est la visibilité d'auteures vraiment précises, sensibles, d'artistes de notre temps, d'inventeur.es, tout cela est effacé par ces starlettes tristounes que l'on doit supporter davantage, tant elles alourdissent toujours un peu plus les débats, rejointes par leurs copains, si ce ne sont leurs copains qui les commandent à distance (aller hop, au boulot ma grande ! Defend mon merdique comportement, et puis blanchie mon viol au passage, le tout en une phrase)  Et oui la Suède peut bien rire de ce qui est montré en France. Cela parle bien, blabla, inefficace, c'est cela que l'on montre fièrement. On préfère toujours maltraiter des femmes, les lyncher. Mais les plus intéressantes on ne les montre pas, car on ne sait les reconnaître. Gros problème de critères en France, c'est le foutoir en quelque sorte ! L'extrême désordre, la perte de sens, mais aussi ce foutoir, ce lieu de débauche. Tout débat se termine par des insinuations culculs inintéressantes. Le débat médiatique peut prendre en France, s'il contient ce supplément de sexe à l'ancienne et ces fantasmes d'un autre monde, un monde sadien, triste et peureux, dans de petits salons poussiéreux. Cacher ce sein que je ne saurai voir, ce sexe... Ha les femmes et leurs dures histoires de passations. La filiation... On écrit nos pairs, côté université, mais nos mairs, cela existe cela ? Marâtre oui, mais parâtre, on n'utilise pas ce mot, il existe pourtant. On préfère lyncher les femmes. Donc dures histoires, ça passe mal, ça fracasse et ça fait pleurer. Je ne suis pas pour le panthéon matriarcat, quelle horreur. Nombre de femmes veulent le pouvoir pour faire exactement la même chose que l'on a détesté chez les hommes, leurs décorations militaires, etc. Alors elles s'activent dans le mauvais sens, et vas-y que jt'e file une légion d'honneur de mère en fille, d'une année sur l'autre... Ridicule. Comme Harvey Weinstein, elles veulent la légion d'honneur. Ok. Chacun son truc. Observer ces tragiques circonvolutions post-mortem de femmes en groupe pour mettre un nom oublié sur Wikipédia, motiver les troupes pour écrire des textes sur des femmes, qui, de leur vivant, n'en aurait pas voulu, se battre pour obtenir la signature, son nom, son édition, en profitant des morts. Stop. Pfff ! Fatigance.
Gratter, gratter, faire les fonds de casseroles pour espérer avoir son icône, son effigie, qui représenterait toutes les autres, besoin d'un modèle, d'une présidente, à manipuler. Tout cela ne m'intéresse pas. Ainsi, la recherche au féminisme correct ou provoquant, politique ou archaïque, régressif, extrême, tout cela ne m'intéresse pas du tout. D'ailleurs tous ces textes qui cherchent des électeurs, électrices potentiel.les, savoir si l'on peut trouver des suiveurs et des suiveuses... Mais déjà tous les followers du monde à cliquer sont à disposition de façon virtuelle, pour celles et ceux que la recherche horripile, penser plus besoin, je te veux dans mes followers, le programme fera le reste. Le programme ? Mais par qui et comment est-il fait ? Cela intéresse-t-il ? Femmes artistes, actrices des hommes, comme les Catherine déchues, cliquent comme de jeunes connectées sur tous les réseaux sociaux, afin de récolter des suiveurs et suiveuses et exposer leurs photos, leurs trucs et babioles. A quoi bon ?

Ce que j'observe ce sont des monopoles, surtout dans l'art et les médias et la finance (ils marchent ensemble ces systèmes) Celles et ceux qui écrivent ou peuvent avoir une tribune dans un journal étatique sont celles et ceux en marge de notre monde. On a cru pouvoir nous faire croire l'inverse (cette phrase est un peu escarpée, croire pouvoir, mais cru, pas cuit). Pourtant ces gens, ces groupes, sont en marge de notre monde. On les regarde, on les lit, parfois on ne veut plus, on s'éloigne, trop c'est trop. Le "on" c'est l’anonyme, nous tous. Ils et elles ne savent pas, ils ne connaissent rien, ils ont peur de perdre, de vieillir, de mourir et font confiance aux images, ce sont leurs illusions. Pourquoi en marge ? Parce qu'ils et elles ne vivent plus mais aimeraient tant, tant être frottés aux autres, être violés, être sous une tente (combien de riches soutiennent haut et fort aider les migrants)... Halala. Et puis, ils et elles s'embarquent pour représenter les pauvres. Les artistes et leurs milles résidences et projets bien corrects. Ça craint non. Les images se brisent. Et les actrices comprennent qu'elles ont été manipulées, quand d'autres espèrent encore devenir actrices, être manipulées.

Fessées pour tous. Mais pas pour toutes !

J'aime bien l'image qui illustre cet article. Je n'ai pas de référence, c'est rare. Surtout les 2 souris qui regardent la fessée, attendent-elles leur tour ? Ou bien, leur tour est déjà passé. Peut-être que les 3 souris ont harcelé la grande souris juste avant ? Je ne sais rien, mais cette illustration me faisait penser à cette tribune débile donnée à ces femmes désespérées qui tapent au hasard, sans discernement, en commençant par la première souris qu'elle voit, le #metoo ou le #balanceonporc. Ces # ont terriblement réduit les phrases et les échanges. Enfin, cette illustration représente, de mon point de vue, toutes ces tentatives vaines de moralisations de la vie publique et privée, tandis que notre monde s’éteint, devient inaudible, dans ces tornades et coups de vent, ces naufrages métrologiques, ces inondations, ces violences, oui, tant et tant d'impunis. On ne sait pas, après ce monde... le grand jugement, transformation en carotte ou concombre selon tes fautes, en endive ou en ortie.
Tu piqueras plus tard, en attendant tu polis.

Il y a eu plusieurs textes, certains je trouve ok aussi :

"A vouloir les défendre (les hommes), vous les méprisez, au même titre que les femmes. Vous méprisez les hommes et leurs possibles remises en question, leurs réflexions et solutions sur la question. Voire leur pardon et prise de conscience! Pire vous les infantilisez... pour les élever au statut des enfants rois. De ceux qui ne géreraient ni leurs caprices et leurs agissements, si englués qu'ils sont dans leur misère sexuelle. Et donc n'en auraient à assumer encore moins les conséquences de leurs actes. La sentence. La punition!"

Mathilde Bourmaud, journaliste : article du 11/01/2018 , "Madame Deneuve, vous n'aurez ni notre peur, ni notre renoncement"


«Ceux qui s’inquiètent d’une disparition de la séduction à la française opèrent un glissement très problématique entre séduction et harcèlement, explique Catherine Achin. Même s’il y a eu quelques dénonciations brutales, ce mouvement ne veut pas dire qu’on refuse les relations de séduction mais qu’il n’est pas normal de penser que les femmes sont disponibles.» En toile de fond, la tribune d’un collectif de 100 femmes publiée par le Monde défendant «la liberté d’importuner». «La séduction, c’est l’art de s’assurer que l’autre veut aller plus loin, explique la sociologue Irène Théry. Ce qu’on reproche à DSK, Weinstein… ce n’est pas d’être des séducteurs, cette confusion doit cesser. C’est d’avoir agi comme des prédateurs sexuels.»
«Certes, sous l’ancien régime des femmes tenaient des salons, avaient des positions de pouvoir, mais elles étaient quand même exclues de la politique. On fait comme si l’universalisme républicain, l’idéal d’égalité, nous mettait à l’abri des discriminations. Ce n’est pas le cas», juge Catherine Achin, professeure de sciences politiques à Paris Dauphine.
«La France est l’endroit où naît l’amour courtois : le chevalier s’adresse à la femme du seigneur qui est inaccessible. Nous avons un système de pensée dans lequel il y a les femmes pour lesquelles la sexualité serait une souillure, et les autres.»
C’est aussi la thèse de l’historienne Michelle Perrot : «La galanterie est une merveilleuse invention du siècle des Lumières, qui fait des femmes les maîtresses des salons de la société en leur refusant l’égalité.»

Charlotte Belaich, journaliste : article du 11/01/2018, "La «séduction à la française» est-elle en danger ?"


"Or, loin d’être politique ou critique, ce texte semble l’expression d’un fantasme sexuel construit à l’époque où Catherine Deneuve, la signataire emblématique de cette tribune, tournait Belle de Jour (1967). En effet, la scène sexuelle qui hante ce pamphlet est née à l’époque où les femmes investirent en masse les universités et le monde du travail tandis que dans leur vie sexuelle et familiale, elles continuaient à être dominées par les hommes. Les femmes émancipées de l’époque fantasmaient un érotisme «ancillaire» qui leur servait de compensation à leur nouveau pouvoir social."
"Les signataires n’imaginent même pas une seconde que ce soient les femmes aux pulsions bestiales et incontrôlables qui importunent les hommes de leurs assauts. Ce sont toujours elles les objets que l’on convoite. On dira que c’est juste un tout petit détail qui n’entame en rien la revendication de la liberté d’importuner, le cœur de la liberté sexuelle que les signataires revendiquent avec tant d’ardeur."
"Pourtant, c’est cette inégalité supposée naturelle dans la position sexuelle des hommes et des femmes que rend cette tribune si réactionnaire, si terriblement ringarde. En effet, si les hommes et les femmes s’importunaient réciproquement, à égalité, il n’y aurait plus de domination de genre dans la scène érotique. Bien sûr, il y aurait toujours des abus sexuels liés à des situations de pouvoir, mais ils ne seraient plus du tout le reflet d’une domination structurelle exercée par les hommes sur les femmes, comme c’est le cas aujourd’hui."

Marcela Iacub, journaliste : article du 12/01/2018, "Que truies et porcs s’importunent réciproquement !"


Un autre article écrit quelques jour après cet article sur mon blog BMK, me paraît clair, celui de Françoise Vergès. Alors, je l'ajoute, en joutes. Il est intéressant, dans chacune des parties exposées, des articles de femmes (Iacub, Vergès) d'y lire leur "pâte" depuis leur parcours écrit (Iacub et son livre, "Belle et bête" de 2013, où déjà le porc était décrit depuis l'affaire de viol franco-américaine du politicien DSK ; Vergès et son parcours familiale de pouvoir, complexe, et ses récents engagements sur l'écriture post-coloniale) Cela dit, chacune défend sa paroisse, et là, aucune d'entre elles n'a souhaité être associée à cette tribune ringarde et a souhaité le dire et l'écrire... au cas où. Peut-être fallait-il, pour ces femmes, se mettre du côté du gouvernement, qui s'est tout de même engagé à faire bouger les lignes, contre les violences faites aux femmes...

Il est intéressant de noter qu'aucun homme, jeune ou vieux, ou pas tout à fait homme, ou nouvellement... que sais-je... ne s'est encore prononcé dans les médias. CQFD : Ils ne sont pas concernés par l'égalité entre femmes et hommes, ni par les violences faites aux femmes, ou bien, ils ont trop peu d'expérience pour la relater, trop peu de volonté politique pour se joindre, ou apposer un autre regard, avec celui de toutes ces femmes armées, ou désarmées, interrogées sans cesse.

"Le manifeste des 100 femmes (qui défend la « liberté d’importuner » est une ode à l’idéologie néolibérale. Dans leur perspective, l’individu.e fait librement son marché choisissant parmi toute une panoplie de possibilités. Cet individu.e vit dans un monde impartial où toutes les femmes jouissent des mêmes facilités, ressources, moyens, droits et opportunités. C’est un monde enchanté et enchanteur où ne s’exerce aucun pouvoir ni aucune distinction de classe, d’ethnicité ou d’âge. Mais ce monde-là n’existe pas."

"Il ne me semble pas qu’il soit utile de leur reprocher un manque d’empathie et de solidarité. Certes, il est tentant d’opposer l’action des actrices nord-américaines qui ont rassemblé plusieurs millions de dollars pour un fonds consacré à l’aide judiciaire de femmes victimes de violence et harcèlement sexuels (ouvrières agricoles, ouvrières dans les métiers de services…) à celle de ces actrices et auteurs françaises."

"Face au vide abyssal de leur argumentation, on aurait également envie de leur rappeler l’action des femmes salariées d’une entreprise effectuant le nettoyage des trains de la gare du Nord qui se sont battues pendant cinq ans pour faire reconnaître que le harcèlement sexuel — avec attouchements, gestes obscènes, humiliations, licenciements, et racket — n’était pas une attaque contre la « liberté d’importuner », mais une demande légitime de respect et de dignité.
"

"Elles sont persuadées que leurs fantasmes sont la preuve d’une culture, d’une éthique et d’une esthétique supérieures à celles de ces pauvres gens qui s’imaginent que faire l’amour dans un lit est source de plaisir ou qui n’ont rien compris au marivaudage. Ce sentiment profond de supériorité culturelle leur sert de bouclier. L’ennui nous saisit d’ailleurs à voir se recycler de vieilles lunes sur le pouvoir au cœur des jeux sexuels. Peut-on avouer la fatigue d’avoir affaire à des adversaires qui nous obligent à une pédagogie que pourtant nous savons être inutile ? Leur ignorance est intentionnelle — en effet, vouloir apprendre, vouloir comprendre c’est toujours d’abord, ne plus se mettre au centre — leur intérêt profond est d’ignorer des faits, de nier l’existence d’abus de pouvoir, de la manière dont sexisme et racisme agissent quotidiennement dans la vie de millions de femmes."

Françoise Vergès, politologue : article du 15/01/2018, « La liberté d’importuner est une ode à l’idéologie néolibérale »

Tuning et maquillage complet ce soir, paillettes et vestiges du chaos *




Philosophie Par kiwaïda at 17:48

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Lady Trémaine plus couramment appelée Belle-mère ou marâtre est le personnage antagoniste du long métrage d'animation Cendrillon (1950) adapté du conte de Charles Perrault, Cendrillon ou la Petite pantoufle de verre paru en 1697, et de la version des frères Grimm, Aschenputtel, publiée en 1812. La version créée par les studios Disney diffère des autres adaptations du conte.

*

Qui n'a pas connu de marâtre ?

Cendrillon en a une. Je me souviens...
Dans une école d'art, il y avait une Cendrillon, une œuvre d'art, constituée des cendres, toute en céramique, vibrante, ensoleillée, colorée, à la peau trop bronzée, qui a trop voyagé, aux cheveux dorés trop décolorés.
Un oiseau phénix, une icône.
Puis une marâtre jalouse est intervenue pour virer les œuvres d'art par un grand ménage, en qualifiant tout de saletés remarquables. Cela n'a pas été facile, donc elle s'est servi de son pouvoir, celui du ministère de la culture, afin d'envoyer en prison "ce" qui la gênait. Et si cela ne suffisait pas, elle se servait elle-même pour subtiliser le sel de la vie qu'elle prenait pour maigre salaire. Elle usurpait l'activité d'intérêt général, sous le contrôle de la puissance publique, afin de bénéficier de prérogatives en soumettant à ses services la seule mission d'obéissance à ses maléfices.

Quelle était sa gêne ? Être femme, être artiste, être libre, être enseignante.
Il fallait supprimer de son regard tout ce qui pouvait l'être et l'empêcher d'avoir toujours plus.
Quelle est sa défaillance ? Prendre l'avoir pour l'être.

La souillure était son obsession car ces histoires de saletés sont liées à la sexualité et la culpabilité.

Ces temps-ci des truies pour sauver des porcs sont apparues dans les médias, en habits de lumière.

Hélas, pour certaines, elles ne savaient ni lire, ni écrire, elles n'affichaient qu'une pensée confuse. Une marâtre décida d'écrire et envoya ses vilaines se faire démolir dans tous les médias, la presse écrite, la radio, la télévision. La marâtre voulait être écrivaine, mais vaine elle restera. Sa vie sexuelle mécanique de femme violée du milieu de l'art remplaça toute critique d'art, justement. L'actrice aux traits refaits pour plaire aux vilains n'osa plus se montrer, seul son gendre, le petit garçon prit sa défense. L'actrice porno pleura devant les caméras bouc émissaire de la marâtre n'ayant pas su exprimer par écrit son vécu, sa douleur. Il ne restait que la chef d'entreprise pour s'adresser au monde, la plus idiote de toutes, car une autre fut retrouvée ivre dans sa cave à vin. La marâtre cru un instant qu'elle était plus belle que l'actrice de peau d'âne, souhaitant acquérir toujours plus de renommée, se retrouva, devant tout le monde transformée en mule.

La mule voulait être baisée par le monde entier, elle tenait un livre comptable de ses partenaires, afin qu'ils et elles soient obligés de se taire. Son compteur s’affichait sur ses yeux, combien d'exemplaire de son livre vendu, combien de traduction, combien de mulets. Farcie de cochoncetés, sur son tas de pierre d'or, son corps son outils, elle n'était plus reliée à son esprit. Elle en oublia de faire fructifier son trésor intérieur et avoua n'avoir jamais connu l'amour.

Ce n'est pas fini, jadis, cette mule, fut invitée par la marâtre de l'école d'art, toutes deux, en habits de lumière, face à auditoire obligé. Elles s'entouraient des crapules qui collectionnaient des crottes. Victimes de leur succès, les princes incultes baisèrent leurs pieds de mules.

Aujourd'hui, c'est à l'école des mules que l'on fait ses armes. Il y a tant de porcs, de truies et d'ânes que nous pouvons relire les contes à l'aune de nos contemporanéités.

Dédicace à toutes les salopes et tous ces animaux qui ne méritent pas tant de maltraitance. Stop à la violence !

*

Ce Noël, nous avons regardé Blanche-neige et le chasseur, le film américain réalisé par Rupert Sanders, sorti en 2012. L'histoire du film est inspirée du conte de Jacob et Wilhelm Grimm, intitulé Blanche-Neige, paru en 1812.
Deuxième fois que je le voyais, mais 5 années plus tard. Mon père a découvert cette reine, que j'avais dépeinte, expression de mon vécu. La reine, l’œuvre réalisée il y a quelques années. Aujourd'hui, elle ressemble beaucoup à Catherine Deneuve je trouve... L'actrice française qui se mire toujours à travers le regard des hommes.
Quelle anticipation, toujours !
« Miroir mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle ? »

Le stéréotype de la marâtre (https://fr.wikipedia.org/wiki/Lady_Tr%C3%A9maine)
Le studio Disney renforce avec ce film le stéréotype de la marâtre déjà présenté avec la Méchante Reine, la méchante belle-mère de Blanche-Neige, dans Blanche-Neige et les Sept Nains mais aussi celui du personnage principal sans la présence maternelle de la mère biologique évoqué dans Blanche-Neige et les Sept Nains, Pinocchio, Bambi, La Belle et la Bête, La Petite Sirène, Pocahontas, Aladdin et une moindre mesure Dumbo10. Cet aspect de la « mère absente » est développé par Lynda Haas, Elizabeth Bell et Laura Sells11. La formule pour la méchante belle-mère est aussi conforté dans le film Cendrillon, une beauté froide complétée par une monstruosité et la violence, ainsi la Méchante Reine, la méchante belle-mère de Blanche-Neige, se transforme en sorcière et la belle-mère de Cendrillon a enfanté deux filles nommées Javotte et Anastasie aux visages et aux cœurs ingrats12. Cendrillon développe un autre point aisément imaginable dans Blanche-Neige, la jeune fille accepte sans broncher la longue liste de tâches ménagères et les injustices de sa belle-mère et aussi de ses deux demi-sœurs, Javotte et Anastasie, réalisant même ses tâches en chantant.

Film Par kiwaïda at 15:19

10/01/2018

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Photographies > Bourges - Châteauroux - Limoges (© Sonia Marques - merci Patrick !)




2018/
Catherine Deneuve :
J’ai toujours trouvé que le mot de viol avait été excessif

En 2018, des femmes françaises oubliées des écrans et livres, se sont liguées pour avertir le monde entier qu'elles souhaitaient être importunées, harcelées, violées, lasses de ne pas l'être assez, elles enviaient toutes celles frottées dans le métro *. La vie sexuelle ennuyeuse de celles-ci ayant déjà été diffusée en France et traduites à travers le monde, comme des appels à l'aide. Elles demandent plus d'esclaves. Non satisfaites d'avoir dessiné une image de la France aux violences sexuelles favorisées et aux dénonciations punies, elles décidèrent d'inviter le mari de Mariama Kallo, 32 ans, défenestrée après 23 coups de couteau ces derniers jours à Montreuil, pour prendre un thé et lui souffler à l'oreille : pose ta main sur mon genou, puis nous irons aux bois *

* Catherine Millet aime aller aux bois s'enivrer de liberté d'importuner avec ses collectionneurs d'art, et des biches trouvées sur le chemin.

* Catherine Dorléac a pris un dernier métro dans les années 80, mais ce n'était que du cinéma, et Jean-Philippe Smet n'a rien pu lui dire.

Aux Catherines soumises aux hommes de leurs classes sociales : les frotteurs n'ont pas réussi à faire sortir le génie de votre corps.
Sans le mal gaze (le regard masculin) elles ne se sentent plus exister.
Les matrones aiment les garçons aux comportement merdiques et immatures. Elles jalousent la liberté de ne pas en vouloir et de ne plus vouloir les voir et les subir au quotidien.

D'ailleurs Denis Baupin a signé la tribune avec un bisous rouge sur les genoux des Catherinettes.
Poupées de cire et poupées de son.
Isabelle Gall avait déjà compris que le sens de ce tube était merdique, et elle a gagné sa voix.
Libre : France



Musique Par kiwaïda at 00:51

31/12/2017

฿☮ИИ∃ ѦℕИÉ∃ 2018

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bonne_anner2018.jpg

Bonne année 2018 (Photographie © Sonia Marques - Limoges, 31 décembre 2017)

Art Par kiwaïda at 18:20

29/12/2017

ᖶᙓᘉᗦᖇᕮᔕᔡᙦ

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Aimer un être, c'est le voir comme Dieu a voulu qu'il soit
Heureux sont les doux, ils possèderont la terre
Heureux ceux qui pleurent, Dieu sèchera leurs larmes
Soignés, soignants, soigneux
Rose infini

(✿ ♥‿♥)

(●♡∀♡)

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(°◡°♡).:。

༼♥ل͜♥༽

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ლ(́◉◞౪◟◉‵ლ)

ʚ♡⃛ɞ(ू•ᴗ•ू❁)

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Philosophie Par kiwaïda at 16:45

ℙḯℯᾔṧα €ᾔ ♏ї

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Images des films réalisés par Argentina (années 70)
* * *

Film Par kiwaïda at 01:41

22/12/2017

ⓃⓄËⓁ

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Alive
Photographies © Sonia Marques

Paysage Par kiwaïda at 23:34

19/12/2017

$ѦḺℰ✝É ℝ€ℳÅℛℚÜÅℬℒ∃

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La vérité

© Sonia Marques (2013-2016)

Enseignement Par kiwaïda at 23:32

17/12/2017

ρґїèяℯṧ

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Photographies © Sonia Marques

Notre-Dame-la-Grande l'église romane de Poitiers, peinte, avec des polychromies byzantines, inspirées par les croisades. J'avais déjà visité celle-ci en 2015. Le concert alors de Koudlam au Confort Moderne était bienvenu. Depuis, cet espace fut fermé pour travaux et sa réouverture ce week end, au public, avec une exposition collective d'artistes et une pelleté de concerts gratuits. Il y a 2 ans déjà, le temps passe vite. Trop de monde pour cette réouverture, d'un inconfort certain, l'humain n'est pas pensé dans l'architecture, pas de sièges, froideur générale, tout en vrac, le froid, le monde, la fumée et l'alcool des gens des mêmes, pas de métissage, manger debout, personne ne se parle vraiment, des groupes, des niches. J'ai trouvé le nouvel espace peu convivial et la thématique de l'exposition "d'art contemporain" creuse, le texte du commissaire est pathétique. L'accès reste aussi impensé, tant d'argent dans cet espace mais quelles démarches pour le public ? L'open space et le style brut hangars s'est banalisé, c'est triste. Mais quelques pièces m'ont semblé intéressantes dans le lot exposé, quoique mal installées. Il y avait des priorités, artistes cachés derrière avec manque de recul, ou artistes sur une scène et sans plasticité... La mode, les vestes partout, les textiles qui pendent, combien encore en a-t-on vu ces temps-ci ? Ils sont durs les temps de l'art pour artistes perdus et maltraités. Aucune critique n'est souhaitée, la communication marche à plein turbines, il faut faire des annonces partout, plus de critique d'art, l'entre-soi fait sa loi, c'est pour nous, pas pour vous, cela n'est ni engagé, ni surprenant, ni bien fabriqué, c'est juste la tendance, un seul mot d'ordre : se taire. Pourquoi tant de vrac, pour quel public ? Les jeunes gens seraient si creux entre eux, sans idées pour faire quelque chose ensemble ? Fumer et boire et parler Youtube et Facebook. Déceptives ces expositions. Déjà au centre de Vassivière, j'y avais vu aussi d'anciens amis exposants, mais ce fut si mal installé et là des médiatrices fatiguées des mêmes remarques, un lieu si grand avec si peu de générosité, venir de loin sur une île pour de si pauvres expositions sans sens, ni complétude, ce n'est pas dit, mais le public est déçu, toujours déçu, inaccessibilités. Alors se taire, ne rien dire, la communication fait le reste : il y avait du monde, il y a des photos de la foule sur Instagram. Ces preuves irréfutables des réseaux sociaux, on photographie une foule et c'est bon. On comptabilise les entrées, d'espace on passe à centre d'art, et là c'est le jackpot, pas pour les artistes évidemment. On se demande si exposer a encore un sens dans ces compétitions fatiguées, assez déconnectées de ce que nous vivons, le désenchantement est oppressant. Je peine à voir de la singularité et des savoir faire. Le petit texte de l'exposition qui ne décrit aucun artiste ni œuvre est consternant. Une exposition sans médiateurs : débrouille toi le public, pour venir, pour trouver, pour partir, car nous, on a déjà fait le point presse, et invité tout le ministère, les élus et les journalistes avant, c'est blindé, et toi, public, démer* toi ! Après le punk dans tout cela... Si c'est paupériser les artistes, oui c'est déjà le cas : rester dehors et comme les sdf, pas de sièges, assis-toi à terre par zéro degré l'hiver et regarde-nous à travers la vitre : nous travaillons chauffés. Vu aucun concert, trop full, trop de prétention. Et puis les artistes doivent circuler dans les mêmes réseaux, les mêmes se refilent leurs petits, et de petits en petits, on voit les mêmes exposés, les petits des petits commissaires, avec un gros égo. On ne voit que cela la petitesse d'esprit et des écharpes qui ne nous réchauffent plus.

Mais c'est Noël et les églises sont froides mais accessibles et y méditer est encore possible. La fumée qui sort de nos bouches, c'est la flamme fragile qui côtoie le silence des morts. Ils veillent. Il n'y a pas d'alcool, ni de cigarette pour te donner une contenance, ni de diktats rassemblement post-Johnny, vroum-vroum président. Dans cet inconfort pas moderne du tout, il y avait des reliques de blousons noirs, cela rappelle cette débauche d'argent pour le défunt interprète ami du président, lui qui a été accusé de viols sur mineures, célébrer sa mort juste après le discours interminable du président soufflé au théâtre pour la journée des violences contre les femmes... On y croit. Prières.

Si tu n'es pas Johnny, pas Charlie, pas Cantat, pas... la liste est longue, tu n'es pas français. On ne veille pas sur toi, on te surveille. Tu ne dois rien dire, tu peux à présent dénoncer afin que l'on t'inscrive sur une liste administrative à désintégrer. Tu perds ton emploi, on t'enverra à l'hôpital psychiatrique avant même que l'on ne sache qui es-tu. Si tu parles, tu deviens un danger pour les institutions, de l'argent est en jeu, beaucoup d'argent.
Les Marie c'est pour la pénitence, elles ne doivent pas survivre dans ce pays, prendre des coups et savoir qu'on les aime fort, quand elles se taisent, et plus quand elles se taisent pour toujours. Prières.

Mais comme l'écrit le commissaire de l'exposition, la mode est à la prédation et l'égo, et un paquet de femmes artistes fait bien l'affaire pour illustrer les trophées choisis. Sauvez-vous les filles !

Il fait trop froid pour guérir dans ces contrées de l'art à la cible trop jeune, trop cool, trop sexy, trop uberisé, trop crevards. Merci au confort moderne de nous avoir tendu la perche, nous avions besoin de réconfort, après les cadavres, les sacrés réchauffés dans leurs tanières.

Nicole Wermers, The violet Revs, 2016
Chaises en plastique, vestes en cuir

We are the painters, 2015-2017 (Gardienne, La muse de l'eau, La muse de la montagne, La muse du musée, La fée, Brune aux reflets bleus, La fermière, Gardienne)
Tissus, peintures, cheveux synthétiques

Lise Hailer Baggesen, Refuseniks (2017, textiles trouvés.
Dommage qu'il n'y avait pas la pancarte Refuse Abuse

Celia Hempton 2017

*

C'est une photographie d'un parking, cela me faisait penser aux architectures dédiées à l'art contemporain dont les architectes sont portés aux nues. Et des écoles d'art aussi... Mais nous ne sommes pas des bagnoles !

Photographies © Sonia Marques

Enseignement Par kiwaïda at 22:41

11/12/2017

łα Ⅴéяḯ☂é

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La vérité

© Sonia Marques (2013-2016)

Art Par kiwaïda at 20:24

01/12/2017

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Photographies & dessins © Kiwa & TheJazzist

Quel beau jour !


Paysage Par kiwaïda at 18:48

25/11/2017

üη @ηℊℯ ℘α﹩ṧ℮

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amour.jpg

JE NE SAVAIS PAS (colorisation Sonia Marques), d'après la gravure de J.J. Grandville qui illustra la fable de Jean de La Fontaine, L'amour et la folie
  • Un ange passe

  • Il faut trouver un nouveau mode de gouvernance
  • Combien d'électeurs potentiels ?
  • Peu
  • Très peu
  • Alors il faut trouver la personne qui ne savait pas
  • Parce que si c'est une personne qui sait
  • Il y aura trop d'électeurs
  • Il ne faut pas que cette personne puisse incarner la majorité
  • Nous ne pourrions plus la diriger
  • Comment la trouver
  • Réunissons-nous
  • As-tu un élève qui ferait l'affaire
  • Studieux
  • Oui
  • Il se nomme
  • Je ne savais pas
  • C'est parfait !
  • Guide le jusqu'aux élections
  • Mais c'est un garçon
  • C'est ce qu'il nous faut
  • Il ne sait pas sanctionner
  • Il ne fait pas autorité
  • Nous n'aurons pas à l'infantiliser davantage
  • Il sera le nôtre
  • Il doit faire un long discours
  • Faisons appel à nos souffleuses
  • Il le récitera comme à l'école
  • Mais il ne sait pas ce qu'il dit ?
  • Oui
  • Il ne le saura pas
  • Donnons lui le plus difficile
  • Faisons de ce discours sa priorité
  • Car il n'en a pas de prévu
  • Sans aucun moyen de la réaliser
  • Faisons le réciter longuement
  • Noyons le
  • Mais que comprendront-ils ?
  • Rien
  • Comme lui
  • Ils ne savaient pas
  • Faisons le énumérer
  • Donnons lui des noms
  • Ils aiment les mortes
  • Certaines pas toutes
  • Des noms de femmes
  • Pas ceux des hommes
  • Réservés pour la patrie
  • Il pourrait se réveiller
  • Savoir quelque chose
  • Faisons lui adopter notre camp
  • Faisons ainsi de notre camp le nouveau mode de gouvernance
  • Mais il ne s'y intéresse pas ?
  • Il ne sait pas ce qu'il dit
  • Faisons le voyager
  • Loin
  • Faisons le reste
  • Et puis ?
  • Rien
  • Nous l'avons capturé
  • Et nous le faisons savoir
  • Grâce au
  • Je ne savais pas

Philosophie Par kiwaïda at 12:23

17/11/2017

#ßαℓαηç℮taTяʊiℯ

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Culs noirs - d'après un échange entre un père et sa fille (Peinture © Sonia Marques - novembre 2017)

CULS NOIRS

Dans l'histoire du porc limousin et d'après l’ouvrage publié en 1868 de Lefour inspecteur en agriculture,  le porc « Cul Noir » fait partie des 6 races anciennes locales répertoriées en France. Les animaux présentent une robe bicolore claire et noire. La tête, la croupe et les membres postérieurs présentent des parties noires. Son origine suit la Vallée de la Gartempe, rivière qui prend sa source en Creuse puis passe par la Haute-Vienne, l’Indre et l’Indre et Loire. Le « Cul Noir » a la noblesse de son ancienneté et de sa rusticité comme le cochon basque ou le noir de Bigorre, le corse à condition que toutes ces races anciennes soient élevées en plein air sur des grands espaces herbeux et boisés sans surnombre avec une nourriture naturelle. Sous l’appellation « Cul Noir » il existe deux types : le limousin et le périgourdin. Ce sont deux génétiques différentes mais très « cousines ». Le « Cul noir » est une race non génétiquement modifiée, résistante, et, particularité : race à croissance lente.

- Le limousin est un porc non gras (5 cm de lard pour 130 kg à 20 mois);
La tête est longue, conique, à chanfrein droit, à oreilles moyennes ou petites baissées mais non pendantes. La tête et l’ arrière sont à peau noire avec soies noires de 7 cm environ et corps blanc avec truitures (minuscules taches noires) avec soies blanches de 7 cm. Le corps est haut et long avec ossature fine. Il n’excède pas 180 kg adulte et il reste élégant.

- Le périgourdin est plus trapu et plus gras que le limousin. Il possède plus de taches noires sur le corps et peu de soies voire pas du tout. S’il n’a pas suffisamment d’espaces et d’herbe et suivant la nourriture c’est un porc qui fera du lard (dans mon élevage les périgourdins n’excèdent pas les 6 cm de lard pour 130 kg à 20 mois).

La reproduction des truies

Les porcs sont des animaux qui présentent un cycle de reproduction court, c'est-à-dire que la maturité sexuelle des porcs est atteinte dès l'âge de 6 mois. Les animaux reproducteurs pèsent autour de 100 kilogrammes. La truie n'a pas de cycle de reproduction saisonnier. En effet, elle peut se reproduire tout au long de l'année, contrairement à des espèces comme la brebis qui elle fait ses petits au printemps. De ce fait, la truie peut mettre bas (avoir des petits porcelets) plusieurs fois dans l'année (généralement deux fois par an). Après fécondation, la durée de gestation de la truie est de trois mois, trois semaines et trois jours soit 115 jours en moyenne. Lors de la mise bas, la truie donne naissance à une douzaine de porcelets qui pèse chacun à peu près 1,5 à 2 kilogrammes. Dans les premières heures de la naissance, les porcelets doivent téter le premier lait de la mère qui s'appelle le colostrum. Ce premier lait est important pour que les porcelets naissant acquièrent une immunité microbienne pour la suite de leur existence.

La truie reconnaît ses petits grâce à leur odeur. Elle s'allonge pour que les porcelets puissent téter chacun une mamelle.

Dans la littérature et dans le langage familier, on (qui ? > les porcs) a donné le nom de truie aux femmes. C'est une femme grosse et malpropre, une femme de mauvaise réputation. (Synonyme : souillon) C'est une femme sale qui souille ce qu'elle touche.
Mais c'est le premier, ou la première, qui dit qui est ;.)

Ha les belles souillons ! Les marâtres et matrones les adorent, jusqu'à les harceler.

#balancetonporc


En 2017, dans la période de l'automne, un vent de délation a soufflé sur les routes des réseaux sociaux. Les hachtag #balancetonporc , #MoiAussi au Canada francophone, ou #MeToo ont été largement diffusés pour dénoncer l'agression sexuelle et le harcèlement, à la suite d'accusations de cette nature portées contre le producteur américain Harvey Weinstein. C'est la version francophone de la campagne Me too, utilisée depuis 2007 en ce sens par l'activiste Tarana Burke et relancée en octobre 2017 sous forme du hashtag #MeToo par l'actrice Alyssa Milano, qui a encouragé les femmes à partager sur Twitter leurs expériences. Les messages portant l'un des mots-dièses de la campagne font état de « violences sexuelles de tous types, allant de l’interpellation salace au harcèlement, à l’agression ou au viol ». Les victimes évoquent des faits survenus au travail, dans le cadre familial et à l'école. Elles indiquent parfois leur âge au moment des faits, montrant la jeunesse des victimes de ces pratiques. Les milieux professionnels décrits comptent aussi bien le monde du divertissement que la politique, la finance, le sport et les nouvelles technologies.

La culture du viol :

La notion de culture du viol est un concept sociologique forgé aux États-Unis, et utilisé pour qualifier le lien entre les rapports sexuels non consentis et le tissu culturel d'une société. L'utilisation du terme viol pour y décrire une culture suggère l'existence d'un schéma comportemental appris qui a été créé, organisé et transmis d'une génération à l'autre comme faisant partie des attentes associées au fait d'être un homme ou d'être une femme. De plus, la culture du viol ne serait pas un phénomène du type optionnel en tout ou rien mais s'imposerait à différents degrés, allant de l'institutionnalisation du viol jusqu'à sa punition, considérée comme seulement de façade. Dans sa forme la plus véhémente, la culture du viol se manifesterait par le fait que les femmes sont la propriété des hommes qui leur refusent tout respect ainsi que le droit de contrôle et de maîtrise de leur propre corps. La culture du viol relie ainsi un concept établissant des liens entre le viol et la culture de la société où ces faits ont lieu dans laquelle prévalent des attitudes et des pratiques tendant à tolérer, excuser, voire approuver le viol, à un processus global de domination. En France, si les études sur les causes culturelles du viol existent, la communauté universitaire ne s'est pas encore saisie de la notion...

Origine du terme:
L’expression « culture du viol » est une traduction littérale de l’expression anglaise rape culture, introduite par des féministes américaines dans les années 1970. Le terme fut employé par la première fois dans l’ouvrage « Rape: The First Sourcebook for Women » publié aux Etats-Unis en 1974 par le groupe des New York Radical Feminists. En 1975, le documentaire américain Rape Culture popularise le terme.
Définition: La culture du viol, telle que définie par la théorie féministe, est la manière dont le viol est perçu/ représenté dans l’imaginaire collectif, dans une société donnée et à une époque donnée. C’est un concept qui établit que la représentation du viol dans une société dépend d’un ensemble de croyances et d’attitudes. La littérature existante sur le sujet montre que la culture du viol découle de «mythes» qui faussent la réalité du viol telle qu’elle est perçue par les chiffres. Selon la théorie féministe, ces mythes témoignent de la persistance des stéréotypes de genre. On peut entretenir la culture du viol sans pour autant être un violeur soi-même ou soutenir le viol de manière publique. La culture du viol découle de croyances et d’attitudes profondément ancrées dans nos sociétés et souvent relayées de manière inconsciente. Elle suppose que les individus entretiennent un certain nombre d’idées reçues concernant la notion de consentement à l’acte sexuel, le profil des victimes de viol et celui des agresseurs. S’il est communément admis que personne, dans la société, n’encourage le viol de manière publique, la recherche montre que les individus ont souvent du mal à « reconnaitre » le viol tel que défini par la loi. Ceci explique par exemple, que des chercheurs qui demandent à des individus s’ils ont déjà commis un viol puissent obtenir des résultats très différents que lorsqu’ils demandent à ce même groupe d’individus s’ils ont déjà forcé une personne à avoir des relations sexuelles (Edwards Sarah R., Bradshaw Kathryn A., and Hinsz Verlin B., 2014). De la même façon, dire que la culture du viol existe dans un pays ne signifie pas forcément que le viol n’est pas reconnu et puni par la législation de ce pays. En revanche, cela signifie qu’un certain nombre de stéréotypes existants sont susceptibles de biaiser les jugements rendus par les tribunaux et que dans les faits, un grand nombre de violeurs ne sont pas condamnés.

♡ méditations

Les porcs naissent des truies, les truies naissent des truies.
Balancer un porc c'est balancer la truie.

Ce sont des animaux, les humains les tuent pour les manger. Ils sont roses mais pas toujours, ils sont adorables, ils sont vivants, ils ont des émotions, une histoire. Ils ont joué un rôle très important dans l'agriculture. Ils sont interdits dans certaines religions, on ne peut les manger, dans d'autres ils sont sacrés. C'est une sous-espèce du sanglier sauvage, un mammifère domestique omnivore de la famille des porcins, ou suidés. Appelé porc (du latin porcus) ou cochon ou encore cochon domestique.
Le cochon : Le terme désigne aussi la viande fournie par cet animal qui est la viande la plus consommée dans le monde alors même que le porc fait l'objet d'un interdit alimentaire dans certaines religions (dans le judaïsme et l'islam notamment).
La production se concentre dans trois zones : l’Europe (y compris la Russie), l’Asie (notamment la Chine) et l’Amérique du Nord (le Canada - l'un des plus grands producteurs, avec notamment le Québec - et les États-Unis). La Chine avec 46 millions de tonnes (2003) produit presque la moitié du total mondial.

"Cochon" est une insulte remontant au Moyen-Âge. Un cochon "serait", par nature, un animal sale et répugnant vivant dans la crasse. On soulignera plus loin, que c'est faux. C'est au XIIIe siècle que cette expression apparaît : celui qui ne respecte pas ses engagements ne vaut pas mieux qu'un porc, un cochon. Souvent le terme est classé X, dans la pornographie, dans l'obscène. Un cochon est un débauché, dégoûtant, dépravé, égrillard, érotique, goret, grivois, grossier, inconvenant, leste, licencieux, malpropre, marcassin, nauséabond, obscène, ordure, ordurier, paillard, pécari, pervers, polisson, porc, porcelet, porno, pornographique, pourceau, raide, répugnant, sagouin, sale, salé, sordide, verrat, vicieux...
Et la cochonne, dans le style péjoratif et vulgaire est une baiseuse, salope, sauteuse, lubrique... 

Le cri des porcs et des truies : ils et elles grognent ! Avec ce grand débarras social, il y a de quoi !
Les cochons ont un comportement social très différent de la plupart des espèces domestiques. Ils ont une vie sociale très hiérarchisée, et ce dès leur naissance : ils vont s’affronter pour se répartir les différentes mamelles de leur mère. Ils naissent avec des dents très aiguisées pour pouvoir se battre entre eux !
Une fois qu’ils se sont répartis les différentes mamelles entre eux (ils tètent toujours la même mamelle), ils se battront à chaque fois qu’un de leurs frères ou sœurs essayera de la leur voler ! A priori, le fait d’établir cet ordre aide à prévenir le besoin de toute autre agression concernant l’allaitement en assurant à chacun assez de lait. En général, le plus gros de la portée gagne la mamelle la plus productive. Du coup, il grandit et grossit plus vite que les autres et garde ainsi son statut de dominant jusqu’au sevrage. L’agressivité commençant dès les premières heures de la naissance joue un rôle très important dans la vie des cochons.
Et pour tordre les préjugés : Les cochons et cochonnes sont des animaux très propres malgré leur réputation. Ils apprennent à faire leurs besoins loin de leur nourriture et de leur couchage dès le premier jour de leur naissance et retournent toujours à ce même endroit tant qu’il n’est pas trop sale. Une fois que cet endroit est trop souillé à leurs yeux, ils vont faire à un autre endroit jusqu’à ce que ce nouveau coin toilette devienne sale à son tour. (S’ils ont le choix bien évidement. Dans une étable sale, ils feront où ils peuvent)
La propreté est apprise aux petits par leur mère. Les cochons font leurs besoins là où leur odeur d’urine se trouve. La première fois, ils feront là où la mère a déjà fait. Puis, ils y retourneront car l’odeur de leurs propres excréments s’y trouve. Les cochons sevrés trop tôt (moins de 6 semaines) peuvent avoir des problèmes quant à la propreté.
Les cochons se roulent dans la boue…  C’est vrai car c’est le seul moyen pour eux de réguler leur température corporelle lorsqu’il fait trop chaud, comme anti-parasitaire et crème solaire !

L'insulte marque une profonde inculture. Comme toute insulte, pour fonctionner elle doit être très "bête". Les bêtes, ces animaux le savent bien.

♡ PORCELAINE

Revenons dans le Limousin... et ce début de l'article qui aborde le cul noir, ce cochon si particulier, qui a les fesses noires mais aussi la tête ! Quel cochon !

Au XVe siècle, les premiers vases en provenance de la Chine arrivèrent à Venise, et l'on se demandait de quoi était faite cette céramique translucide comme l'albâtre, sonore comme le cristal. Les Italiens appelèrent la matière "porcellana" et tout l'occident adopta le vocable sans se poser de questions quant à l' origine du mot. Pendant plus de 2 siècles, une véritable fièvre parcourt toute l'Europe. Chaque Prince veut trouver et détenir le secret de cette porcelaine considérée comme aussi précieuse que l'or. Et c'est en effet un alchimiste qui trouve - ou croit avoir trouvé - la formule magique tant convoitée. Il s'appelle Böttger et travaille pour la manufacture de Meissen en Saxe. Aussitôt, les ateliers français, notamment ceux de Sèvres, s'empressent d'imiter cette "porcelaine de Saxe". Mais il faut attendre encore un demi siècle avant que des géologues trouvent dans la région de Limoges le précieux Kaolin, matière de base de la porcelaine de Chine...

Ainsi le mot "porcelaine" cette histoire commence par le "porcus" latin, "le porc".
"Porcella" fut d'abord le terme italien pour la "truie". Puis "porcella" devint un mot vulgaire pour désigner la vulve, le sexe féminin. Changement de nouveau du vocable : on appela "porcella" un coquillage univalve et fendu - que les Français connaissent d'ailleurs sous le nom de "porcelaine". Et lorsque les premières céramiques de Chine furent déchargées à Venise, les marchands vénitiens supposèrent - à tort comme on voit - que ces objets fabuleux étaient faits de coquillages broyés et ils appelèrent la matière "porcellana" : " porcelaine ".


Dans l’édition de 1832, du Nouveau dictionnaire de la langue française rédigé par messieurs Noël (inspecteur général de l’Université, chevalier de la Légion d’honneur) et Chapsal (professeur de grammaire générale), on trouvait cette unique définition, méconnue de nos jours (et peut-être de ces jours anciens), du mot “pucelage” : Dans un dictionnaire de 1832... Balades en bord de mer ? Ou aventures dans le Dictionnaire raisonné et universel des animaux, ou dans le règne animal, paru à Paris en 1759, est détaillé l’aspect de ce pucelage ? “La porcelaine & le pucelage", chez M. d’Argenville, ne font qu’un genre. C’est une coquille univalve, ainsi nommée à cause de la longue fente, avec une bouche garnie de dents des deux côtés, de forme ronde, oblongue, quelquefois bossue, quelquefois terminée par des mamelons.

Mais ce n'est pas fini !
Porcellana est un genre de crabes de la famille des Porcellanidae. Ils sont souvent appelés « crabes porcelaine », même si ce sont en réalité des galathées.
Tout comme Kiwaïda, le nom de mon pseudonyme, mais aussi du nom de domaine choisi pour mon site Internet, et tant de poésies, vient de La Galathée yéti (Kiwa hirsuta) ou crabe yéti. C'est un crustacé décapode habitant dans les profondeurs abyssales de l'océan Pacifique sud. Elle mesure 15 centimètres de long. Ses yeux très atrophiés et sans pigmentation laissent supposer qu'elle est aveugle. Elle est reconnaissable aux soies abondantes qui couvrent ses pattes, à l'origine de la deuxième partie de son nom. Ces soies semblent abriter des bactéries. Vivant auprès des sources hydrothermales à 2 500 mètres de profondeur, ce crustacé des grandes profondeurs est probablement carnivore et nécrophage. Le premier spécimen a été découvert en avril 2005 à 1 500 km au sud de l'île de Pâques, à l’occasion d’une mission organisée par Robert Vrijenhoek, du centre de recherche de l’Aquarium de Monterey Bay, en Californie, et par Michel Segonzac, biologiste de l'Ifremer. Il est le premier représentant d'une nouvelle famille, les Kiwaidae (de Kiwa, divinité des nacres et crustacés, dans la mythologie polynésienne). De nouveaux spécimens ont été observés dans les profondeurs de l'Océan Antarctique en 2010.
Et c'est bien avant que mon Yéti Crabe fut adopté, car Kiwaïda, reine des nacres et crustacés en a fait son principe même, habitante des profondeurs abyssales, aveugle et aux soies abondantes qui couvrent ses pattes...

little_yeti_crab_kiwaida.gifDessin de mon Crabe Yéti

Enseignement Par kiwaïda at 01:01

13/11/2017

ℒε 13

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Un Noël précoce (Photographie © JD & Sonia Marques)

précoce

\pʁe.kɔs\ masculin et féminin identiques

1. Qui est mûr avant la saison, en parlant de certains fruits, de certains légumes qui viennent avant les autres de la même espèce.
▪ Fruit précoce.
▪ Des cerises précoces.
▪ Des pêches précoces.
▪ Des pois, des asperges précoces.
2. Qualifie les plants, les arbres qui portent de tel fruits.
▪ Un cerisier précoce.
▪ Un pêcher précoce.
▪ Un abricotier précoce.
3. (Figuré) Qualifie un enfant dont l’esprit ou le corps est plus formé que son âge ne le comporte.
▪ Mozart était un enfant précoce.
4. (Par extension) Qualifie l'esprit d'un tel enfant
▪ Un esprit précoce.
5. (Figuré) Qualifie ce qui arrive plus tôt qu'habituellement.
6. (Figuré) Qualifie ce qui se fait plus tôt que le reste.

//

Qui se produit avant le temps normal ou habituel : Une calvitie précoce.
Qui survient plus tôt qu'on ne l'aurait souhaité : Hiver précoce.
Se dit d'un enfant dont la maturité, le développement intellectuel correspondent ordinairement à un âge supérieur au sien.

//

La chevelure était nouvelle et effaçait la calvitie précoce. L'enfant chuchotait déjà des mots à l'oreille de ses parents alors qu'il ne les connaissait pas. Le lapin gambadait sur les tapis de coton à peine avait-il quelques mois et se cachait dans son terrier afin que personne ne puisse le voir. Le groupe était contre lui car il avait déjà trouvé la solution. Il devait faire semblant de l'avoir longuement acheminée, alors qu'elle était arrivée fulgurante en une demi seconde. Il l'apporterait des années plus tard, en guise de consolation, à celles et ceux qui pensent que le génie se nomme Mozart. Noël était précoce, arrivé plus tôt qu'habituellement. Ce grand enfant posait d'innombrables questions, jamais ne se trouva le leader du groupe, préférant passer inaperçu. Il vous reprendra s’il se trouve face à une défaillance. Ils étaient devenus des petits vieux, de grands enfants, le vent apportait l'odeur d'une chevelure qui manquait de ténacité face aux difficultés. Toujours en mode sans échec.


Animal Par kiwaïda at 16:34

05/11/2017

ᒪéᘐèᖇᗴ ﬡᗢ♈ᙓ ᙓჯ♈ᖇêᙢᙓ ᙓ♈ ᕈᙓᖇᖙᘎᙓ

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  • Une enfant :
  • J'aimerai devenir artiste.
  • Et que réaliserais-tu ?
  • Des choses, je ne sais pas encore, je veux vivre.
  • Que connais-tu comme choses ?
  • J'ai vu des couleurs, des pierres sur le sable, la peinture des maisons, des carrelages.
  • Comment tu vas faire ?
  • Je ne sais pas, je sais que c'est ce que je veux faire.
  • Tu connais des œuvres d'art et des artistes ?
  • Oui, dans ma famille, ils sont tous artistes, mon père construit des maisons, ma mère fait des gâteaux, ma tante s'habille avec des couleurs, et ils chantent et ils dansent.
  • Non, je te parlais des artistes connus.
  • Ils sont très connus et ils voyagent.
  • Est-ce qu'ils vivent de ce qu'ils font ?
  • Oui c'est sûr, et ils m'apprennent des choses.
  • Il existe des écoles d'art où l'on apprend à être artiste.
  • Cela veux dire que dans ma famille, ils pourraient apprendre ce qu'ils savent à tous les enfants, leurs apprendre à tous, à être artistes ?
  • Non, ta famille ne le peut pas, elle n'est pas connue.
  • Connue de qui ?
  • Le président ne la connait pas.
  • Et comment on fait pour apprendre aux autres dans les écoles d'art à être artistes, à aimer les choses, les couleurs, les pierres sur le sable, la peinture des maisons, des carrelages, à danser et chanter ?
  • Il faut que tu deviennes professeur, mais avant artiste.
  • Mais tu m'as dit que ma famille ne peut pas apprendre aux autres dans ces écoles car le président ne la connait pas, comment moi je peux devenir professeur ?
  • C'est vrai, tu as raison, tu ne le peux pas, en plus tu es une fille, donc ce sera impossible, sinon tu mourras.
  • Pourquoi les filles meurent dans notre pays, si elles veulent être artiste et deviennent professeur ?
  • Tu es trop petite, il vaut mieux que tu continues à aimer les choses, les pierres sur le sable, la peinture des maisons, des carrelages, à danser et chanter, ainsi tu ne connaîtras jamais le président.
  • Alors je peux continuer à rêver ?
  • Oui, si tu ne le dis à personne, garde ce secret pour toi.
  • Mais si je veux le partager, apprendre aux autres ?
  • Alors apprends leurs à ne jamais montrer leurs belles choses.
  • Mais si personne ne montre les belles choses, comment on peut apprendre ?
  • Si, les belles choses seront là, la différence c'est qu'il existera toujours des personnes qui ne savent pas les voir.
  • Elles sont aveugles ?
  • Non, cela ne concerne pas la vue, car tu peux être aveugle et danser et chanter et sentir les pierres sur le sable.
  • Et le président il est aveugle ?
  • Tous les présidents sont élus par des aveugles, sinon les femmes artistes pourraient vivre plus longtemps dans l'histoire de l'art, et les lois sont faites par et pour le président et pas pour les femmes.
  • Mais le président peut voir quand même avec ses yeux ?
  • Oui tout à fait, il voit les choses, mais il fait comme si elles n'existaient pas.
  • Bon, on ne peut pas apprendre aux autres, on ne peut pas faire de belles choses, mais est-ce qu'on peut changer de pays ?
  • Ce sera peut-être pire, mais tu viens déjà d'une famille qui a changé de pays, alors, tu sais que changer de pays c'est toujours un risque, parfois c'est la source de la création, de l'invention.
  • Voyager c'est la création ?
  • Aimer ce que tu fais là où tu es et partager tes créations, c'est déjà voyager.
  • Tu crois que cette enfant va comprendre les choses ?
  • Oui, il ne vaut mieux pas que cette enfant réussisse un concours dans une école d'art, elle sera obligée de suivre les idées dominantes et sera harcelée, peut-être violée. Ce n'est pas le lieu de création pour une enfant dans notre pays.
  • Mais si elle arrive à ne pas suivre les idées dominantes, à ne pas se laisser faire ?
  • Comment le peut-elle ?
  • Si elle dénonce les violences ?
  • On ne la croira pas, ses amis à l'école, ses professeurs, il y aura une omerta qui l'obligera à arrêter ses études.
  • Si, elle ne dénonce pas et ne se laisse pas faire, et passe pour une bizarre ?
  • Peut-être, admettons, mais elle sera obligée si elle veut exposer ses réalisations par passer par les mêmes idées dominantes et être harcelée et peut-être même violée.
  • Si elle trouve un moyen de continuer sans exposer dans les lieux où il y a des violeurs et des femmes complices qui aussi harcèlent et chouchoutent les prédateurs ?
  • Elle sera isolée.
  • Mais si elle est isolée de ce système de l'art qui est malsain et ne fonctionne que pour quelques élus, alors c'est bien, non ?
  • Oui, si elle trouve d'autres personnes comme elle, qui ont appris.
  • Et si en fait, ces autres personnes sont encore plus nombreuses que ce milieu dont les règles sont idiotes.
  • Alors c'est cela la création, l'invention, c'est un jeu où elle peut jouer, ce n'est pas ce qui est montré.
  • Et si elle l'avait déjà trouvé.
  • Elle ne le dirai à personne, si c'est une joueuse.











"Les tulles surtout, si légers, qu'ils étaient comme la note extrême et perdue"
Photographies © Sonia Marques (novembre 2017 - Tulle)

Art Par kiwaïda at 16:04

02/11/2017

♓@ℓł◎ẘℯ℮η

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Photographies © Sonia Marques

Ma découverte de Fétide ❥


Film Par kiwaïda at 17:32

30/10/2017

ℐℒ ℙṲℒ☾ℑИϴ ℵ€ℛ☮

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2017

We are not surprised

We are artists, arts administrators, assistants, curators, directors, editors, educators, gallerists, interns, scholars, students, writers, and more—workers of the art world—and we have been groped, undermined, harassed, infantilized, scorned, threatened, and intimidated by those in positions of power who control access to resources and opportunities. We have held our tongues, threatened by power wielded over us and promises of institutional access and career advancement.

We are not surprised when curators offer exhibitions or support in exchange for sexual favors. We are not surprised when gallerists romanticize, minimize, and hide sexually abusive behavior by artists they represent. We are not surprised when a meeting with a collector or a potential patron becomes a sexual proposition. We are not surprised when we are retaliated against for not complying. We are not surprised when Knight Landesman gropes us in the art fair booth while promising he’ll help us with our career. Abuse of power comes as no surprise.

This open letter stems from a group discussion about sexual harassment within our field, following the recent revelation of Knight Landesman’s sexual misconduct. The conversation has branched out further and internationally. Harder work to advance equity is often expected of and performed by women of color, trans, and gender nonconforming people. Our efficacy relies on taking this intersection very seriously and not excluding other corroborating factors that contribute to bias, exclusion, and abuse. These additional factors include, but are not limited to, gender identity, ability, religion, class, and immigration status. There is an urgent need to share our accounts of widespread sexism, unequal and inappropriate treatment, harassment and sexual misconduct, which we experience regularly, broadly, and acutely.

Many institutions and individuals with power in the art world espouse the rhetoric of feminism and equity in theory, often financially benefitting from these flimsy claims of progressive politics, while preserving oppressive and harmful sexist norms in practice. Those in power ignore, excuse, or commit everyday instances of harassment and degradation, creating an environment of acceptance of and complicity in many more serious, illegal abuses of power.

The resignation of one publisher from one high-profile magazine does not solve the larger, more insidious problem: an art world that upholds inherited power structures at the cost of ethical behavior. Similar abuses occur frequently and on a large scale within this industry. We have been silenced, ostracized, pathologized, dismissed as “overreacting,” and threatened when we have tried to expose sexually and emotionally abusive behavior.

We will be silenced no longer.

We will denounce those who would continue to exploit, silence, and dismiss us. Your actions will no longer be a secret, whispered amongst us for fear of ostracization, professional shunning, and recrimination. Where we see the abuse of power, we resolve to speak out, to demand that institutions and individuals address our concerns seriously, and to bring these incidents to light regardless of the perpetrator’s gender.

We will no longer ignore the condescending remarks, the wayward hands on our bodies, the threats and intimidations thinly veiled as flirtation, or the silence from ambitious colleagues. We will not tolerate being shamed or disbelieved, and we will not tolerate the recrimination that comes with speaking out. We will not join “task forces” to solve a problem that is perpetrated upon us. We provide a definition of sexual harassment, for those who may feel powerless so that they may point to a document that supports a safe work environment for all.

We, the undersigned—those who have experienced abuse and those standing in solidarity with them—call upon art institutions, boards, and peers to consider their role in the perpetuation of different levels of sexual inequity and abuse, and how they plan to handle these issues in the future.

We are too many, now, to be silenced or ignored.
With all we have experienced and witnessed, this letter should come as no surprise.

This letter is dedicated to the memory of feminist art historian Linda Nochlin (1931-2017), whose activism, spirit, and pioneering writings have been an inspiration for our work.

Image: Jenny Holzer, Abuse of Power Comes As No Surprise (1982)

Sans surprise

Nous sommes artistes, administratrices, assistantes, curatrices, critiques d’art, directrices, éditrices, étudiantes, galeristes, chercheurs, stagiaires et universitaires travaillant dans le monde de l’art contemporain, et nous avons été attouché.e.s, rabaissé.e.s, harcelé.e.s, infantilisé.e.s, méprisé.e.s, menacé.e.s et intimidé.e.s par celles et ceux en position de pouvoir et qui contrôlent les moyens, les ressources et les opportunités de notre milieu. Nous avons tenu nos langues, paralysé.e.s par ce pouvoir brandi au dessus de nos têtes et leurré.e.s par les promesses d’avancement professionnel et d’accès au monde institutionnel.

Nous ne sommes pas surpris.e.s d’apprendre que des curateurs proposent des expositions ou un soutien en échange de faveurs sexuelles; ni lorsque des galeristes idéalisent, minimisent et dissimulent des comportements sexuels abusifs des artistes qu’ils ou elles représentent. Nous ne sommes pas surpris.e.s lorsque, lors d’un rendez-vous avec un collectionneur ou un mécène potentiel, celui-ci se permet de nous faire des avances. De même, nous ne sommes pas surpris.e.s des conséquences qui suivent un refus de notre part. Dès lors, nous ne sommes pas surpris.e.s lorsque Knight Landesman (éditeur démissionnaire du magazine Artforum ) se permet de nous peloter sur un stand de foire en nous promettant qu’il nous aidera dans nos carrières. Les abus de pouvoirs ne nous surprennent pas.

Cette lettre ouverte émane d’un groupe de discussion sur le harcèlement sexuel dans notre champ professionnel, créé à la suite des récentes révélations sur la conduite déviante de Knight Landesman. Les conversations se sont ensuite étendues à un réseau international. La tâche de faire avancer l’égalité est souvent encore plus lourde à porter pour des femmes de couleur et des personnes LGBTQ ou au genre non défini. Historiquement, les luttes en faveur de l’égalité raciale ont souvent fait avancer les luttes féministes, sans toujours bénéficier en retour du soutien de toutes les femmes blanches. Notre démarche repose sur une volonté très sérieuse de prendre en considération ces critères intersectionnels afin de défendre tous ceux qui sont victimes de préjugés, exclu.e.s ou abusé.e.s. Parmi ces critères on peut inclure l’identité sexuelle, l’aptitude, la religion, la classe sociale et le statut d’immigration. Il est urgent de partager nos témoignages sur le sexisme normalisé, les traitements inégaux, les conduites inappropriées, et le harcèlement sexuel dont nous faisons l’expérience régulièrement, de manière généralisée et avec intensité.

De nombreuses institutions et personnes en position de pouvoir dans le monde de l’art contemporain adhèrent en théorie et sans sourciller à la rhétorique féministe et au principe d’égalité. Souvent, ils ou elles tirent profit de cet engagement de façade en faveur de politiques progressistes, tout en préservant, en pratique, des conventions sexistes néfastes et oppressantes. Chaque jour, celles et ceux qui détiennent le pouvoir font le choix d’ignorer et d’excuser, quand ils ou elles ne commettent pas eux-mêmes des actes de harcèlement et d’humiliation. Ils ou elles créent ainsi un climat arrangeant, voire complice, envers des abus de pouvoir illégaux et potentiellement plus graves.

Une démission au sein d’un magazine d’art contemporain de renommée internationale ne résout ni l’étendue ni le caractère insidieux du problème: celui d’un milieu professionnel perpétuant des structures de pouvoir vétustes au détriment d’un comportement éthique. De tels abus se produisent fréquemment et à grande échelle dans le monde de l’art globalisé. Nous avons été réduit.e.s au silence, mis.e.s à l’écart, considéré.e.s comme malades, congédié.e.s p our cause de “réaction disproportionnée” et menac.é.e.s lorsque nous avons tenté de rendre public des comportements sexuellement et émotionnellement abusifs.

Nous ne serons plus silencieu.x.s.e.s.

Nous dénoncerons celles et ceux qui persisteront à nous exploiter, à nous faire taire ou à nous discréditer. Vos actions ne seront plus jamais ces secrets que nous chuchotons entre nous par peur de la réprimande, de l’isolement ou de la mise au ban professionnelle. Dès lors que nous serons témoins d’abus de pouvoir, nous nous engageons désormais à parler, à exiger que les institutions et leurs dirigeant.e.s nous prennent au sérieux, et à exposer ces incidents au grand jour quel que soit le sexe de leurs auteurs.

Nous n’ignorerons plus les remarques condescendantes, les mains baladeuses, ni les menaces et les intimidations subtilement déguisées en flirt, ni le mutisme de nos ambitieu.x.se.s collègues. Nous ne tolérerons plus d’être couvert.e.s de honte ou peu pris.e.s au sérieux, ni d’être montré.e.s du doigt lorsque nous oserons enfin prendre la parole. Nous ne rejoindrons pas les “groupes de travail” formés pour résoudre un conflit perpétré contre nous. Ainsi, nous proposons une définition du harcèlement sexuel à l’usage de celles et ceux qui se sentiraient impuissant.e.s, auquel se référer pour mieux construire un environnement de travail sûr et confortable pour toutes et tous.

Nous, signataires —celles qui ont été abusées et celles qui en sont solidaires—, appelons les institutions artistiques, les instances gouvernementales culturelles ainsi que tous nos collègues à s’interroger sérieusement sur la manière dont ils ou elles ont joué, ou ont pu jouer, un rôle dans la perpétuation des inégalités entre les sexes et des abus précités, et surtout, à la façon dont ils ou elles comptent gérer ces problèmes dans le futur.

Nous sommes trop nombreu.x.s.e.s, désormais, pour être ignoré.e.s et réduit.e.s au silence. Avec tout ce que nous avons subi et dont nous avons été les témoins, cette lettre ne devrait pas vous surprendre.

Cette lettre est dédiée à la mémoire de l’historienne d’art féministe Linda Nochlin (1931-2017), dont l’esprit, l’activisme et les écrits précurseurs ont inspiré nos travaux.

Ndt: Pour la traduction de cette lettre de l’anglais qui est une langue aux terminaisons en majorité non genrées, il a été décidé d’utiliser le genre féminin pluriel pour parler d’un groupe inclusif de personnes plutôt que le traditionnel masculin pluriel, en combinaison à l’écriture inclusive, dans le but de tenter de restituer au mieux le ton de la missive originale.


2015-2016

Quelques temps avant...

En France :
Souvenir des dessins des étudiantes de l'école nationale supérieure des arts de Bourges, avec lesquelles j'ai développé un studio nommé "Il pulcino nero", un programme pédagogique précis et bien encadré, artistique et complet, contre le harcèlement, les discriminations, les violences, le racisme... Il était à visée de recherche mais aussi d'initiation aux outils numériques dans des dimensions diverses. Des centaines de dessins ont été réalisés, et redessinés, par plusieurs étudiants et étudiantes, des jeunes années, et même des premières années des écoles d'art, avec soin et application, des centaines de formes, de traits, de pleins et de vides, que nous avions commentés, enrichis de mots, d'expériences, que nous avions montrés, affichés, ensemble, (dans les couloirs de l'école avec : Farce) avec joie et concentration, assidus nous étions. Leurs évolutions graphiques et plastiques furent très rapides, mon enseignement pointait là quelque chose de plus évident dans mon parcours de professeure, depuis une vingtaine d'années, et mon expérience a su aller droit au but.
L'ensemble de ces travaux devaient être rendus publics lors d'une exposition dans une chapelle classée, j'enseignais à plein temps, depuis un an dans cette école, en détachement de l'école d'art de Limoges (où j'enseignais depuis sept années). Elle ne sera jamais rendue possible. J'ai reçu des menaces, en particulier d'un professeur, un peintre, en relation avec l'école de Limoges, qui usait de "la rumeur" pour me décrédibiliser. Il est toujours en poste, et, sans surprise, il s'occupe des cours de nus. Le directeur témoin de cette menace n'a jamais fait autorité. J'ai appris bien plus tard qu'il y avait une douzaine d'étudiantes qui avait porté plainte contre ce professeur, à la direction, pour des propos déplacés dans le cadre de ses cours. Auparavant, "Il pulcino nero", dans sa démarche philosophique et de pratique du dessin à l'aide de logiciels de création, avait été développé avec des étudiants de l'école nationale supérieure des arts de Limoges, dès 2014-2015. Son déroulé a été amputé par les directrices (générale et des études) et rendu impossible, malgré des étudiantes motivées. Selon ces directrices, je devais être l'assistante des professeurs masculins, mais pas réaliser de cours (sic !) avec l'expérience de ma pratique artistique (ce que font tous les professeurs) Les professeurs ont été complices du harcèlement, en laissant faire toutes les actions violentes de la direction, ils avaient besoin de mes compétences techniques qu'ils n'avaient pas. Sabotages et manque de courage, harcèlements, saisies sur mon salaire, convocation au tribunal, aux faux motifs médiocres et sales, en toute impunité, mutismes et complicités des fonctionnaires, remplacements de mes cours par des garçons, récemment diplômés, not surprised. Si les étudiants apprennent que ces comportements sont normaux avec l'absence de consentement, dans ce contexte de l'éducation, l'absence de consentement devient un outil normal pour celles et eux qui détiennent et exercent le pouvoir Nous n'étions pas en avance, avant le relais médiatique ces temps-ci, des gros poissons pris dans les mailles du filet, dans le monde, toutes les affaires de harcèlement, avant même qu'en France, la ministre de la culture visite ces jours-ci, l'école nationale supérieure des beaux-arts, dont le directeur a peu d'estime pour les femmes artistes, et donc, pour les étudiantes en art... Une visite sans sanctions (malgré des plaintes en lice d'étudiants) Les directions des écoles d'art sont dans le déni, le ministère de la culture et ses services aussi, tous laissent impunis ces modes structurels de harcèlements, moraux et sexuels, jusqu'à faire partir celles et ceux qui dénoncent ces pratiques (étudiant.es, professeur.es, personnel...) et laisser en poste les agresseur.es. Et quand j'écris "partir", c'est par la force, sachant que des étudiants restent sans diplômes, des professeures, sans emploi, d'un seul coup. Ces institutions déciment au nom du silence. Elles ont choisi de brûler leurs enseignements, écritures et lectures. Je me suis aperçue, que dans ces situations, plus personne ne sait lire, ni écrire. Et surtout, les relais se taisent (le journalisme perd sa fonction première, celle d'informer). Dans le même temps, une poignée de coqs en pâte choisis pour nous donner la perspective des écoles d'art "sexy" avec la photographie d'une poule sans le sou, plumée, donc, non consentante, pour modèle (22/10/2017) Et c'est bien dans un cadre "journalistique" que l'on peut trouver ce relais d'information. En fait, ils nous donnent les limites de leur enclos, plutôt que des écoles ouvertes sur le monde. Non, nous ne sommes pas surprises. Non, nous n'étions pas en avance : ils sont en retard, très en retard, et des chartes de bonne conduite ne pourront rien y faire. Témoins au grand nombre de mauvaises conduites au nom de l'État, des intouchables au nom de l'art, et au nom de la transgression.
C'était sans surprise qu'un cours bien développé sur ces questions de harcèlements, à destination des étudiants en école d'art soit censuré. Si des étudiants se trouvaient apprendre leurs droits, sur ces sujets, et exprimer, trouver des formes artistiques à leurs projets personnels, qu'une étudiante décide de dessiner une femme, et avec l'acquisition de savoir-faire numérique, plutôt qu'elle soit dans l'obligation de dessiner des modèles nues choisies par les hommes professeurs, qui ne savent pas se servir d'outils numériques, est inconcevable pour les directions, l'ensemble des us et coutumes, de la tradition des beaux-arts. Et qu'une femme artiste puisse enseigner, selon son expérience, encadrer et partager ses connaissances, inviter d'autres personnes, cet acte de "transmettre" n'est pas concevable. Imaginez le bouleversement des pratiques artistiques. Des étudiantes seraient en capacité de développer une pensée critique et pouvoir manipuler des outils différents, techniques, nouveaux, des savoir faire artistique indépendants des modèles habituels et autorisés et à leurs tours, les enseigner, avec humour et un esprit critique. Bouleversement des critiques d'art autorisés, qui font encore autorité.

"Chaque jour, celles et ceux qui détiennent le pouvoir font le choix d’ignorer et d’excuser, quand ils ou elles ne commettent pas eux-mêmes des actes de harcèlement et d’humiliation."

La symbolique du harcèlement et de la discrimination a été très loin et a sonné le glas (de ma participation à ces systèmes d'enseignements misogynes dans les écoles d'art), tandis que je travaillais justement et enseignais aux étudiants sur ces sujets sociaux. Je me suis retrouvée, la veille du jour de la rentrée scolaire, au tribunal de ma ville, convoquée par la directrice de l'école où j'enseignais (dans ma ville donc) pour avoir rendu un ordinateur dans "une saleté remarquable" et tant d'autres adjectifs lié au sale et au déchet (avec les fautes d'orthographe et de conjugaison c'est plus ludique, j'ai pu y lire un second degré involontaire... car le premier degré, aïe aïe aïe). Ce qui venait justifier, pour cette direction, que je ne prenais pas soin des outils de l'école, et donc me disposait en faute professionnelle, car je suis enseignante en multimédia depuis une quinzaine d'années, donc incompétente. Ce jugement fut celui d'une directrice qui venait d'être nommée par le ministère de la culture (encore en poste) et sommait le tribunal que je paye. Elle n'avait et n'a toujours (vu les remplacements effectués sur mon poste) aucune connaissance en multimédia, vraiment aucune, ni artistique, ni technique et encore moins sur les médias et leurs évolutions, et, de toute évidence, l'obsolescence programmée n'était pas une donnée apprise, et ni comprise. Le dialogue a été empêché et je n'ai eu aucun droit à la parole, ni, il y a eu de lecture de ma parole écrite. J'étais jugée au tribunal parmi des violeurs, des jeunes hommes qui violentaient des femmes gravement. Et pour parfaire le jugement, le juge fut une femme. Ma réflexion a dû étendre son spectre jusqu'aux femmes que j'ai vues capables, et assez compétentes, dans le sexisme, reprenant la misogynie comme outils de violence faites aux femmes, en se faisant juges et désignant la femme comme saleté à exclure de l'école, comme un paria, et en laissant les hommes complices innocentés gardant leur poste. Non seulement le qualificatif de "salir un ordinateur" fut utilisé, mais c'est aussi mon outil de travail, et c'est ainsi me le supprimer. Me convoquer au tribunal de ma ville et me demander de payer une réparation inventée, car l'ordinateur fonctionnait parfaitement bien, c'était pour insister sur la caste sociale, aussi inventée, celles des pauvres et sales qui ne méritent ni salaire ni emploi, ni fonction, ni mission, ni intégration dans la société, et celles des riches qui ordonnent de payer et s'octroient le soutien d'une justice faites pour eux. D'ailleurs le tribunal est à côté de la prison. Il fallait bien que la scénographie soit complète, je méritais la prison.

"De nombreuses institutions et personnes en position de pouvoir dans le monde de l’art contemporain adhèrent en théorie et sans sourciller à la rhétorique féministe et au principe d’égalité. Souvent, ils ou elles tirent profit de cet engagement de façade en faveur de politiques progressistes, tout en préservant, en pratique, des conventions sexistes néfastes et oppressantes."

Les écoles nationales supérieures d'art sont en piteux état. Mais chaque ministre validant aveuglément tous ces agissements, signant même les saisies sur votre salaire en toute impunité vient conforter les formes de corruptions de ses représentants. Il ne manque plus qu'à réaliser une petite exposition d'affiches toutes préparées, "contre les violences faites aux femmes", ce qui a été réalisé dans l'école d'art, pendant que j'étais violentée. Et le mieux, c'est que ce soit un professeur, un homme qui la chapeaute, et le petit tour est joué. Ainsi les étudiantes, et les étudiants peuvent s'asseoir à terre et écouter "Le" professeur debout, qui présente une collection d'affiches, qu'il n'a pas réalisé, et dont le sujet, pour se mettre ainsi en avant, n'a pas été étudié une fois dans sa vie. On scelle la violence et on interdit de s'y opposer par une bienséante exposition formatée, aux arguments féministes. C'était parfait, car ainsi personne n'y trouve rien à dire, puisque c'est une directrice qui décide. Sauf que par ces formes de harcèlements, ma vision de ces systèmes d'enseignement a évolué, et je n'y adhère plus. Je ne collabore plus à ces procédés diaboliques et ces écrans de fumée à durée déterminée qui ensevelissent des années de luttes et d'histoires féministes sans savoir allier l'expérience du passé à celle du présent. Et c'est malheureusement de ces agissements, par des femmes au pouvoir, complaisantes et violentes, que nous ne pourrons jamais faire évoluer ces écoles d'art en France. Si l'observation d'une telle collaboration peut mener en enfer avec tant de collègues connivents et complaisants, lorsque l'on sort de ce système, on peut s'estimer "rescapé.e".

"Ils ou elles créent ainsi un climat arrangeant, voire complice, envers des abus de pouvoir illégaux et potentiellement plus graves."

Je me demande même si ce que j'ai connu de pire comme situation ce n'est pas de me retrouver converser avec des femmes professeures, dans ces écoles, qui représentaient des communautés de féministes et qui, si elles ne daignaient lever le petit doigt dans de telles situations pour vous soutenir, vous regardaient d'un air indifférent, afin que vous ne puissiez qu'incarner "la saleté" désignée par une misogyne, celle qui doit dégager. Car dans ces obscures représentations des droits, ces enclaves et chasses gardées, il ne faut pas qu'une femme soit plus féministe que celles qui ont été élues pour représenter "la lutte pour l'égalité des droits entre femmes et hommes". Et ainsi, certaines affaires sont savamment non ébruitées, car il y a des femmes qui peuvent perdre leur place, celle-ci, si longuement acquise parfois pour une éternité comme un panthéon matriarcal. On préfère ainsi le plus souvent parler des affres des hommes, dans les écoles d'art, et ne jamais remettre en cause les femmes, ni regarder de plus près leurs sourds agissements, des officieux passerelles des officiels. Plus cruel encore, lorsque des représentants du personnel, au passif syndical et au pouvoir, ne sont pas du tout formés sur ces questions de harcèlements dans les écoles, et au contraire, jouent le jeu des directions qui harcèlement et abusent de leur fonction. C'est ainsi qu'en se tournant vers des syndicats, les représentant.es, vont, à l'inverse de défendre les droits des salariés, permettre aux directions d'avoir accès aux informations personnelles des victimes d'abus, afin de les fragiliser davantage pour les faire partir des écoles et ne pas nuire aux prédateur.es en place, souvent aux échelons supérieurs (le parcours et la promotion étant très bien conservés entre prédateur.es, et les évolutions par force, garanties) Il n'est pas surprenant de lire les revendications syndicales, concernant les écoles d'art, éluder toutes les observations réelles sur la souffrance au travail et des harcèlements dans les écoles, et déroger à la règle de l'inspection, qui sont pourtant structurels au pouvoir en place, mais insister sur la promotion et l'évolution des statuts, bien amorties déjà, par les garants de ces rapports de force et de harcèlements. Car syndicats et représentants et directions et pouvoir, sont toujours bien plus concernés par la recherche de "plus" de pouvoir et de promotions, que sur l'amélioration des conditions de travail et des relations humaines et de santé pour les fonctionnaires, et les plus précaires (souvent qui n'atteindront jamais les échelons et statuts gratifiés de ces représentants)
J'ai beaucoup appris, et c'est le décès d'une amie et collègue à l'école d'art de Bourges qui a éclairé les parties obscurcies. Cet article lui est dédicacé, m'ayant demandé de faire quelque chose de lumineux, sachant ses jours comptés. Je peux à présent sans compter, que les jours des autres ne sont plus à commenter, mais que notre expérience vécue est à relater, afin d'incarner vraiment les mots et les phrases qui peuvent à un moment, nous représenter, ainsi les relativiser, lorsque nous sentons ce moment présent, et non venir. Le "je" devient impératif quand trop de slogans neutralisent notre singularité. Je n'aime pas les pétitions, je n'en signe aucune, l’anonymat me déplait. Signer pour être en compagnie d'artistes m’horripile, ou par culpabilité de n'avoir rien à dire et faire. Alors si je signais ce texte, il me fallait inscrire une expérience qui pouvait ainsi éclairer ce sur quoi, j'avais vérifié des mots, phrases et slogans, dont le sens résonnait présentement. Car ceux-ci, celles-ci, les mots, les phrases, peuvent neutraliser, de nouveau, notre présence au monde. Ainsi ma désagréable expérience, peut-être rédhibitoire pour les écoles d'art (?) l'avenir le dira, a ouvert un champs plus théorique. Je suis ainsi très perplexe sur les énoncés féministes qui ne représentent plus rien, les visuels, les actions, toute forme et tout geste récupéré politiquement, trop de buée sur le pare-brise.
Lorsqu'il n'y a plus d'enseignements dans une école, ne reste que les rumeurs comme outils de travail, provoquant l'ébruitement, les brisures de nos capacités intellectuelles à étudier, comprendre, apprendre, transmettre et l'exclusion comme seul apprentissage bien reçu, in fine. Je réalisais ainsi que les écoles d'art, en France, sont devenus des systèmes de pointe à exclure. Elles ont longtemps communiqué sur leur élitisme, mais aujourd'hui, elles se trouvent complètement décalées, vis-à-vis du manque d'emploi et de leurs formations caduques avec de telles pratiques basées sur exclusion. Leur élitisme douteux, tout comme les critères d'évaluation destiné à une élite de l'art contemporain (avec si peu de femme artiste exposée, élue) quand les jeunes femmes sont majoritaires, étudiantes en école d'art et les femmes professeure minoritaires, dans ces cadres de sélections sexistes, si ce n'est de castes sociales, deviennent très visibles et "on est grave dans la genance" (langage utilisé par les plus jeunes pour exprimer le malaise moral, le trouble, mais plus la confusion de quelqu'un dans la situation où il est placé face à l'autorité qui viole le droit) Des institutions de gènance, qui apprennent à violer les droits et à se rapprocher des impunis. Il y a du dégoût de ces pratiques, il y a de l'amertume chez des jeunes étudiants. Je l'ai plus constaté ces dernières années, l'imagination et la création sont voilées (violées) par ces méthodes d'abus de pouvoir, non sanctionnés (dans mon expérience personnelle, je fus seule sanctionnée dans l'école d'art où j'enseignais, et convoquée au tribunal de ma ville, pour des motifs inventés (une pauvre femme sale) c'est-à-dire humiliants, et... mineurs, car une femme reste mineure, dans ces systèmes). Il n'y avait aucune inscription de ma fonction, être professeure et artiste à l'école d'art de Limoges fut supprimé par la direction et son administration gargantuesque, sur la convocation au tribunal. La greffière a toujours pensé c'était une entreprise qui a effectué une demande de saisie et qui m'avait convoquée au tribunal, mais elle ne pouvait croire avec les documents reçus que c'était une école et encore moins sous tutelle de l'État. Très intéressant, en mode "libéral" et non, un établissement public d'État. J'ai évidemment informé des collègues et même ayant une place de coordination, très étonnés de ces agissements, me garantissant ne pas être du tout informés par cette direction, avec laquelle ils dînent, partent en voyage, se réunissent... Hum, hum. Silence radio (en mode : Si elle est attaquée par la direction, ce ne sera pas nous et tant mieux). Je ne pense pas que l'on puisse faire, de la France, un pays d'innovations et d'inventions avec ces règles tacitement distribuées pour certains. Cela ne marche pas... même si le président aime la marche.

Design paradigm. Ces agissements s'opéraient comme un principe de poupées-russes, une systémie : un objet à l'intérieur d'un objet similaire. En informatique on peut comparer ce principe à une fonction récursive. Car dans l'expérience du harcèlement d'une direction, on l’appellera la matriochka (corpulente et robuste), elle applique une solution rapide et efficace (ex : l'homme est majeure, la femme est mineure) afin de résoudre les problèmes de directions rencontrés, en commençant par une petite portion du problème (ex: l'homme est propre, la femme est sale), et en appliquant le même raisonnement sur le reste du problème (ex : l'homme présente son regard, la femme représente le regard de l'homme) À imaginer dans une école, dans un cadre de transmission, cette fonction récursive va marteler et conditionner les étudiants. Infantilisations : la femme sera toujours une mineure et si elle parvient à l'égalité, restera mineure, dans ses choix de directions lorsqu'ils sont ainsi rabattus et non élevés. Minables quoi !

Résultat, je ne suis plus admise à enseigner dans ces écoles d'art dont la tutelle est le ministère de la culture, telle est la perspective des écoles d'art : nous plumer, nous empêcher de travailler, d'enseigner, avec la volonté d'arrêter notre carrière. La perspective est de laisser les comportements de harcèlements se transmettre dans ces enclos, afin que perdure le système d'élection et d'exclusion de l'art, avec l'argent public. Et la folie des grandeurs de mauvais goûts, dans ces temps de précarité, a gagné tous les secteurs de la culture. Ainsi je ne crois plus aux effets d'annonces, ni aux directions des écoles, femmes ou hommes, qui ne soutiennent pas les artistes et professeures engagés dans leur recherche, la pédagogie et l'art. Je ne crois plus non plus aux rhétoriques féministes dans ces écoles et au principe d'égalité, pour ces engagements de façade qui préservent les conventions sexistes néfastes et oppressantes et radient les femmes artistes de l'enseignement. Ni même, ces chartes diffusées, dont les protagonistes n'ont que faire et dont les graphismes sont ratés. Ainsi je fais partie de ces signataires de ce texte "not surprised" (ci-dessus en intégralité, anglais et français), dont voici un extrait :

"De nombreuses institutions et personnes en position de pouvoir dans le monde de l’art contemporain adhèrent en théorie et sans sourciller à la rhétorique féministe et au principe d’égalité. Souvent, ils ou elles tirent profit de cet engagement de façade en faveur de politiques progressistes, tout en préservant, en pratique, des conventions sexistes néfastes et oppressantes. Chaque jour, celles et ceux qui détiennent le pouvoir font le choix d’ignorer et d’excuser, quand ils ou elles ne commettent pas eux-mêmes des actes de harcèlement et d’humiliation. Ils ou elles créent ainsi un climat arrangeant, voire complice, envers des abus de pouvoir illégaux et potentiellement plus graves. "

Mais les dessins sont là, les pensées échangées, nos dialogues, nos attentions aux uns, aux unes et aux autres ont été les meilleurs que j'ai pu connaître, car les plus en phase avec notre temps, la fragilité de notre vie et aussi la marque de notre engagement à poursuivre, notre lutte, que nous soyons exclues pour ces expressions artistiques, ces réflexions, ces libertés de penser, que nous soyons congédiées, mis à l'écart, que des rumeurs malsaines se propagent sur ce qui est exprimé, dit, écrit, dessiné, pensé, sur notre parole.

Il y a encore d'autres dessins et des très beaux, que je ne peux ici afficher, j'espère que vous allez bien, où que vous soyez. Merci à mes parents pour m'avoir soutenue dans des moments difficiles, merci à mon amoureux et mes étranges bêtes, de plus en plus nombreuses à m'emmener gracieusement vers l'éthologie.

"Nous ne serons plus silencieu.x.s.e.s."

DEFINITION OF SEXUAL HARASSMENT

Sexual harassment is a type of personal or institutional abuse that uses sexual behavior to alarm, control, demean, intimidate, bully, belittle, humiliate, or embarrass another person.

Sexual harassment can occur between anyone, regardless of sexual or gender orientation.

Sexual harassment is rarely purely related to sexual desire. It is often a misuse and abuse of power and position, whose perpetrators use sexual behavior as a tool or weapon.

It is predatory and manipulative, often used to assert the superiority or dominance of one person over another person.

Sexual harassment is any unwelcome behavior of a sexual kind and can take many forms, including making unnecessary, unwanted, or unsolicited physical contact; complimentary or derogatory comments; unwelcome comments about a person’s physical appearance or clothing; commenting on a person’s sexual orientation or gender identity; asking questions about a person’s sex life; engaging in unwelcome sexual propositions, invitations, and flirtation; making somebody feel uncomfortable through displaying or sharing sexual material; giving unwelcome personal gifts; wolf-whistling; catcalling; following; leering or stalking.

Sexual harassment does not always occur in person. It can take the form of emails, visual images, social media, telephone, text messages, or any other media. The abuser need not recognize their own actions or words as sexual harassment in order for it to be considered as such.

The victim of sexual harassment may know the perpetrator well, or may have only just met them. The behavior may occur once, or numerous times over a long period. The victim may encounter the perpetrator at work, socially, or through personal connections. The victim may engage in a professional or social relationship with the perpetrator. The victim may outwardly appear to consent or agree to the act (of harassment), and may be, or appear to be, maintaining a relationship with the abuser. The victim may participate in an encounter that may not be welcome, and may constitute harassment, even if victim and abuser had previous consensual encounters.

This does not mean the sexual behavior was welcomed or solicited. If the behavior is unwelcome, uninvited, or unsolicited, it is sexual harassment, regardless of the circumstances of their meeting, or type of relationship. The victim should never have to offer any kind of reason for refusing to participate.

Sexual harassment is highly destructive to the victim and can cause serious psychological damage. If it occurs in a work, school, or institutional environment, it can be detrimental to their ability to perform their work, and harm the victim’s achievements, career, and reputation. Diminishing a person’s value to their sexuality undermines their professional skills and contributions.

Victim shaming, blaming, and outright dismissal of the victim’s experience, often by the very people the victim turns to for help, contributes to a culture of silence and secrecy. Such an environment enables the continuation of the original abuse of power.

Sexual harassment is often used by those in power to assert dominance and control over subordinates. For this reason, it can be difficult and risky for the victim of sexual harassment to speak out. Because of the sexual nature of this type of abuse of power, this risk is often compounded with shame or embarrassment.

Sexual harassment may not be reported for months or years, if ever, and victims may not feel able to come forward by name for fear of backlash. Length of time passed since the harassment has no bearing on the validity of their claims.

Les desseins sont là.

Não nos surpreende.

Somos artistxs, administradorxs de artes, assistentes, curadorxs, diretorxs, editorxs, educadorxs, galeristxs, estagiárixs, estudiosxs, estudantes, escritorxs e mais — trabalhadorxs do mundo da arte — e somos manuseadxs, delibitxs, assediadxs, infantilizadxs, desprezadxs, ameaçadxs e intimidadxs por aqueles que estão em posição de poder e controlam o acesso a recursos e oportunidades. Nos mantivemxs caladxs, ameaçadxs pelo poder exercido sobre nós e pelas promessas de êxito institucional e crescimento profissional.

Não nos surpreende que curadores nos ofereçam exposições em troca de favores sexuais. Não nos surpreende quando galeristas idealizam, minimizam e escondem o comportamento abusivo dxs artistas que representam. Não nos surpreende quando uma reunião com um colecionador ou um potencial patrono se converta em uma proposta sexual. Não nos surpreende que sejamos reprendidxs quando não nos ajustamos a suas demandas. Não nos surpreende que Knight Landesman nos toque em uma feira de arte enquanto nos promete ajuda em nossa carreira.

Essa carta aberta tem como origem uma discussão coletiva sobre abuso sexual em nosso campo de atuação, seguindo as revelações recentes de conduta sexual inapropriada (um segredo conhecido há muito tempo). A conversa se expandiu mais e internacionalmente. Um esforço maior para a equidade é esperado de e realizado por mulheres negras e pessoas trans ou não binárias. Historicamente, as lutas pela igualdade racial frequentemente adotaram uma agenda feminista, sem receber apoio das mulheres brancas. Nossa eficácia apoia-se em tomar muito seriamente essa intersecção e incluir outros fatores corroborativos que contribuem ao preconceito, exclusão e abuso. Há uma necessidade imperativa de compartilhar nossos depoimentos sobre sexismo, tratamento desigual e inadequado, assédio e comportamentos sexuais inapropriados que experimentamos de modo regular, intenso e amplo.

Muitas instituições e indivíduos com poder no meio da arte apoiam a retórica do feminismo e igualdade em teoria, beneficiando-se dessas informações fracas para sustentar uma política progressista, ao mesmo tempo em que na prática preservam normas opressivas e prejudiciais. As pessoas que estão no poder ignoram, desculpam-se ou cometem assédio e degradação, criando um ambiente de aceitação e cumplicidade em muitos abusos de poder mais sérios e ilegais.

A renúncia de um editor de uma revista proeminente não resolve um problema maior e mais insidioso: um mundo da arte que possui estruturas de poder à custa do comportamento ético. Abusos similares frequentemente ocorrem em nível internacional e a larga escala dentro desse meio. Fomos silenciadxs, condenadxs ao ostracismo, patologizadxs, demitidxs por “exagerar” e ameaçadxs quando tentamos expor comportamentos sexuais e emocionais abusivos.

Não seremos mais silenciadas.

Denunciaremos os que continuarem nos explorando, silenciando e desconsiderando. Suas ações não serão mais um segredo, sussurrado entre nós por medo de que nos condenem ao ostracismo, de que nos excluam profissionalmente ou nos recriminem. Onde vemos abusos de poder, estamos decididxs a falar, pedir para que as instituições e os indivíduos abordem nossas preocupações com seriedade e tornem esses incidentes públicos independentemente do gênero dos responsáveis.

Não vamos ignorar observações condescendentes, mãos obstinadas em nossos corpos, ameaças veladas e intimidações como o flerte ou o silêncio de colegas ambiciosos. Não toleraremos que nos envergonhem ou questionem e não toleraremos a recriminação por falar. Não nos juntaremos às “forças especiais” criadas para resolver um problema que nos impõem. Fornecemos um código de conduta (veja abaixo) para aquelxs que se sentem desempoderadxs, para que possam apontar para um documento que suporte um ambiente de trabalho seguro para todxs.

Nós, abaixo assinadxs, chamamos nossas instituições, conselhos e colegas para que pensem bemo sobre como pode desempenhar, ou ter desempenhado, um papel na perpetuação de diferentes níveis de desigualdade e abuso sexual e como planeja lidar com essas questões no futuro.

Agora somos muitxs para que nos silenciem e ignorem.

Com tudo que experimentamos e presenciamos, esta carta não é uma surpresa.

Je fus non surprise de lire si peu d'artistes femmes françaises signer ce texte, ou travaillant dans le domaine de l'art, en 2017. Mais je fus surprise d'être signataire parmi mes deux icônes américaines artistes, Laurie Anderson et Jenny Holzer. La phrase not surprised fut tirée de l'une des œuvres de Holzer - Abuse of Power Comes As No Surprise - 1982)  Leurs références, dans mes cours, auprès de mes collègues étaient toujours inconnues, de Paris en Province. C'est ainsi seule, étudiante, alors que j'étudiais à l'école nationale supérieure des beaux-arts de Paris, par mes recherches, que j'ai appris et étudié leurs œuvres. Aucun professeur, aucune professeure, n'avait alors prononcé leur nom, aucun des étudiants. Je découvrais un livre en anglais, de Jenny Holzer, dans une librairie de soldes, remplis de poèmes et de mots, de phrases qui interrogeaient le privé, mais dans l'espace public. J'ai compris comment l'espace public pouvait être le lieu de l'art à cet instant et surtout, comment je pouvais le comprendre depuis mon espace intime, c'est-à-dire, ce que nous décrivons comme harcèlement de rue aujourd'hui, pouvait être écrasé par l'autorité d'un poème sur la voix publique, comme un slogan, mais sans vendre aucun produit et sans femme dénudée pour le vendre aux imbéciles. "Protect me from what I want" illuminé au-dessus des rues américaines et cinétiques, sonnait comme ce que je pensais tout bas, intimement, et qui se trouvait annoncer pour tous. Ce fut l'un de mes chocs artistiques et conceptuel, comprendre le texte et son impact dans une ville, comme si, parmi tant d'anonymes nous étions seules à décrypter le message. Les longues études terminées, c'est une nuit, en résidence en Alsace à l'Espace multimédia Gantner (réalisation : "Gamme Cluster" et un blog), avec le collectif que j'ai co-fondé en 1999, Téléférique, dont j'étais la seule femme parmi des hommes, qu'un membre et ami, informaticien et scientifique me fit écouter toutes ses K7 enregistrées des albums de Laurie Anderson, sachant que j'avais réalisé une chanson "Singing with a little robot..." inspirée de "Pale blue eyes" (de son amoureux Lou Reed, 1969) La nuit, je conduisais ces jeunes hommes, de mon collectif, avec la voiture de la résidence, car aucun d'eux ne conduisait ou n'avait le permis. Et évidemment entre "Big science" et "O Superman" des années 1981, c'est bien la voix de Laurie Anderson qui nous accompagnait, tandis que je dirigeais le groupe vers sa voix dans la nuit étoilée, comme un téléférique en pleine montagne, jusqu'en haut des cimes féériques. Ce sont des moments magiques et partagés, inoubliables. Et ce n'est pas de la science-fiction. C'est en dehors de toute institution, toute école. Et rien n'était visible, ni énoncé comme obligation de voir. Ni musée, ni exposition, ni discours, ni médaille. Du son, du noir, des étoiles et encore, un animal peut-être.
Ainsi la solitude rejoint la multitude.
Le chuchotement, le cri.

Art Par kiwaïda at 19:07

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