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blog m kiwaïda

28/02/2021

tṲℒЇℙℰ

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Photographies © Sonia Marques


Tu vois

Regarde comme elles sont belles et pourquoi brillent-elles

Dures, solitaires et tendues vers le haut

Odeurs de printemps en plein hiver

Des graines dans leurs franches coupes

De sincères déclarations d'amour

Sortir, sortir, offrir, offrir

Ne point s'endormir

Tu lipes


Art Par kiwaïda at 10:41

22/02/2021

ṧ◎ʊ℘☤ґ ⅾ'Un℮ ḟłℯüґ

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Soupir d'une fleur

Artiste © Hans Peter Wilhelm Arp, dit Jean Arp
Plâtre peint en gris
14 x 19 x 19 cm
1963

Art Par kiwaïda at 22:37

21/02/2021

℉ϴℒḲℒ☮ℝ€

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Art Par kiwaïda at 13:30

18/02/2021

∀ ℳṲḎ€

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mude2.jpg
Fotografías © Sónia Marquès

a muda

no meu país professora e desempregado 
sofri um interrogatório sobre a minha vida privada 
sem ninguém para proteger-me 
sem advogado 
sem ter sido avisada

representantes do estado enviaram-me à polícia
seguidamente fui tomada em fotografia como uma criminosa 
para um ficheiro não sei onde 

desde não durmo mais
ou durmo-me demasiado 
vivo em terror 
sinto-me ameaçado de morte 

e estes ataques vêm de representantes da cultura
mas que são, quem são eles ? 
por fazerem isso ?

à quantos inocentes fazem aquilo?
tenho medo todo o tempo 
não posso contar à ninguém 
tenho este blog 
por isso deixo cair essas dores aqui

não me sinto bem no meu país
observo uma sensação
de um linchamento permanente
sobre outras pessoas também
vejo todas aqueles que sabem e calam-se
faz muita pressão 

então o que escrevo para vós
endereço-o por primeiro a mim mesma
a muda e vossa língua 
pensando que eles não me punirão 
por escrever para você
porque não compreendem a nossa língua 
a língua dos inocentes 

o que é cultura ?

uma pergunta cada dia renovada
ao prisma das minhas origens 
você que está aí 
você que não teve as palavras

você que sabe gritar e rir
você que teve a cultura
mim que está em outro lá
onde a cultura mostra-se com milhões 
mim que é desempregado 
depois de ter passado minha vida 
aprendendo e ensinando aos outros 

sempre estranhos para si

quem sou eu para estar assim tão longe
da cultura que você me deixou aprender 
aprender na solidão 
aprender com solicitude 
aprender sem ser forçada a nunca 
aprender olhando para si

ser privado da palavra
às vezes da escuta 
não poder ser entendido 
mas ser presente ao mundo 
vê-lo enquanto nos sentamos
passar por si sem vos ver

somos mudos
mas somos a cultura 

havia nada, eles diziam ?
havia todo 


Philosophie Par kiwaïda at 22:10

♏ÅẌ

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Gabriel Cornelius Ritter von Maxest un peintre austrichien (1840 – 1915).  Ces thèmes picturaux sont l’anthropologie, la parapsychologie et le mysticisme. Il fait partie de l’école de Munich. Darwiniste convaincu, il observe régulièrement des singes qu’il garde chez lui et qui lui servent aussi de modèle.


Art Par kiwaïda at 08:24

ḯᾔтℯґ√εяṧї☺ᾔ

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Film Par kiwaïda at 02:33

16/02/2021

Lїღãø

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Fotografías © Sónia Marquès

tenho um limão espremido
no coração vermelho cereja e azul celestial
dois colinas pétala de rosas
três olhos menta com água
quatro sexos de baunilha e morango
cinco dedos cobertos de chocolate
seis barrigas de leite nacaradas
sete coxas de ninfa
oito unhas cenouras, abóbora e damascos
nove cabelos verde floresta
dez sinais capuchinho

tenho uma tarte de limão com toranja
uma cara de ovos mimosa
cocó de ganso no meu ombro
mostarda que sobe ao nariz
mel na boca cheia
 pão de cabra cinza 
nos meus pulsos de ardósia
os pés palmados de lavanda
paus de canela em minhas orelhas
estou cheio de cacau
o melão de avelã
e a pele de pão queimado
tenho o umbigo de carvão
cílios de tinta preta
estou a ficar botão de ouro amarelo
mas eu continuo céu azul
um limão índigo



Art Par kiwaïda at 22:10

12/02/2021

☮ℭÉѦℵiℚṲ∃

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Voyage sous la mer
Alexandre le Grand
1300-1325, enluminure sur parchemin
tirée du Roman d’Alexandre.

*

Je regardais cette enluminure d'Alexandre le Grand, "Voyage sous la mer", et je pensais au retour à la mer, à la mère, à l'origine, à la fois impossible, qu'évoque cette gravure, folle, comme lorsque l'on jette une bouteille à la mer, à la mère donc.

Différents mots me venaient à l'esprit, non sans humour et aussi gravité, tant la chose, parfois, s'illustre et trouve les mots dont l'esprit manque, justement.

Cloaque, comme un retour au cloaque.
Le cloaque est le lieu destiné à recevoir les immondices, les eaux usées. Nommé aussi "Cloaca".
Mais c'est aussi l'ouverture postérieure qui sert de seul orifice pour les voies intestinales, urinaires et génitales, de certaines espèces animales.
Dans mon observation éthologique, les oiseaux ont cette particularité. Qui de l’œuf et la poule, fut le premier, la première ?

Voici comment Freud arrive, avec ses grandes lunettes historiques et me rappelle sa réflexion, sur ce retour in utero. J'y viens, j'y viens, car, à la base, cet article, devait parcourir l'océanique. Comme c'est impossible, je fais l'expérience du manque et de la perte, comme dans certains de mes écrits, et donc, le désir advient toujours lorsque l'on fait la demande. Je pars en quête... Enquête...

Freud pensait à peu près ceci : quand la mère ou le sein ne répondent plus à l’appel du nourrisson. L’espace laissé vacant par la mère est rempli par la demande adressée au père. Et le père devra ainsi sauver l’enfant de l’appel vers le maternel, de ce retour in utero qui représente l’aspiration de fusion avec le tout, mais aussi l’annulation du sujet en tant que tel. Le père empêche, en quelque sorte, que le négatif maternel et les forces délirantes, expressions de la pulsion de mort, ne prévalent.

Je pensais ces temps-ci au sauvetage par le père. Les actualités françaises nous engloutissent, de l'inceste à la pédophilie, aux viols répétés, aucun père pour nous sauver, lorsque l'on se noie.
Ou, dans un autre registre, vous souhaitiez ne pas être re-confinés, vous ne serez pas re-confinés, dit la mère. Et les enfants paniqués, ne savent plus quoi faire, il n'y a plus d'interdit ?
Ce retour au cloaque, propice à la permissivité des pervers et du tout fusionnel, fait poindre des injonctions paradoxales, et des formes d'abandons inattendues.

On entend déjà : Nous laisser dans ce "foutraque", pas question : re-confinez-nous ! Et d'urgence (du jour au lendemain)
De la folie douce à la folie, les "gens" ne savent plus à quel saint se vouer... Et quel sein !

Pourtant, il est bien un nom qui sauve : le nom du père.

Dans mon expérience personnelle, le nom du père fut très important, d'autant plus qu'il y est question de "limites", de "marques" dans son étymologie même, de frontières.

Je porte le nom de mon père. Dans les traditions portugaises, ou espagnoles, on porte souvent toute une lignée, maternelle et paternelle. C'est un peu sa barque, ou son navire, parfois, il reste un petit bateau qui a traversé bien des mers, que dis-je, des mères !

Que je reprenne ma partie d'un tout. L'espace illimité que constitue un retour à l'indifférenciation, et je pense à Nadir, l'artiste portugais et ses dessins à la ligne, superbes, d'une architecture dynamique, nommés, je crois, "espaces illimités". J'ai vu ses céramiques dans le métro lisboète.. Je m'égare, quoique.

Donc cet espace qui annule les limites, où la confusion des corps, règne, cet espèce de fantasme originaire, cette régression au prégénital et à l'incestueux, c'est aussi s'annuler soi-même, au profit de la fusion, l'illusion de ne faire qu'un avec l'autre. Lorsque l'on est amoureux, on perçoit ce sentiment, quasi océanique, mais le percevoir encore adolescent ou enfant… C'est que le père s'est fait la malle…

Dans une certaine mystique, les extatiques font l'expérience du vide et du plein, puisque tout est perdu, il faut rechercher un dieu à aimer, mais parfois, ils se perdent pour toujours.

Et l'enfant a mal. Partout l'enfant s'efface, on se demande même, dans les cas de dénis très avancés : mais comment a-t-il mal, l'enfant, puisqu'on ne l'entend pas, mais on lui permet tout. Et pourquoi tout ce temps sans rien dire, ni maudire. Sans mot dire.
Indécence de la surpuissance du déni, ce que l'on entend, c'est le poids de l'écrasement de toutes ces feuilles mortes, lettres mortes, adressées pourtant, mais jamais lues. Peut-être cette société ne sait plus lire. Elle n'écrit d'ailleurs plus, elle martèle, elle tape aveuglément, de poings levés, leurres de revendications, pendant qu'elle écrase de ses maladroites lois, dont les applications durent une éternité, enjoignent les victimes à mourir précocement.

Dans certains milieux, je peux remarquer, que les limites font peur, que toute idée d'interdit, angoisse. C'est que l'interdit est resté tabou. C'est une problématique, qui n'est pas encore bien digérée, dans la société française et dans ce qu'elle a institué de culturel. Se subordonner à l'instituel, en écartant le cultuel, toute foi en un autre dieu.
Pas facile de croire en ces systèmes vicieux, percés à jour. Les rayons de lumière sont violents : vous étiez niais, vous étiez naïfs, vous avez cru à tout ce qui était scandé, toutes les manifestations, vous y avez cru ? Que c'est épuisant ces fornications en tous sens, cachés puis jetées en pâture à la vue de tous les petits restés petits. Ce que vous voyez est un tableau de Jerôme Bosh, le primitif flamand.  Oui je sais, je suis un peu dans cette période, entre 1300 et 1500. Bon, reprenons : "Le jardin des délices" ? ou "Ecce Homo" ? Non, moi je suis un peu dans le "Chariot de foin", c'est l'effet cuniculture ;.)
Les petits pleurent et personne pour les consoler : débrouillez-vous avec vos salades ! Déclarent toutes les institutions, tous à la justice et à la prison.  Plus de place : Et bien restez confinés, tous, et ne sortez plus, tapez-vous dessus et qu'on ne vous entende plus jamais, ne faite pas de bruit quand vous faites mal.
C'est surtout cela l'insupportable, avant il y avait encore des murs... À présent, il y a les réseaux sociaux... Tous parqués dans des petits groupuscules, des communautés, avec des pseudonymes, et des adorations d'un dixième de seconde, j'aime, j'aime pas, je te déteste, je t'adore, je suis solidaire, je te supprime (n'avais-je pas réalisé un catalogue sur la miniaturisation des icônes, aucun hasard à ce qu'il fut pensé dans la cité angevine...)

Finalement, le harcèlement, c'est simple, à portée de tous, d'un simple clic. Les pétitions ne sont écrites aujourd'hui, qu'à partir de rumeurs véhiculées sur les réseaux sociaux, elles n'ont aucune incidence sur la transformation de notre société, même si sont espérées des révolutions avec des hashtags fantomatiques, des hologrammes de révoltes.

L'interdit est tabou. Est-ce que tout est permis ? Non, seuls les secrets sont des leurres, afin de masquer le secret du tabou. Ainsi, l'idée des masques, de papier, de tissus, de protection, afin d'éviter toute contamination, est un leurre de plus. Le virus n'est jamais identifié, il fait peur et empêche de faire circuler les vérités individuelles.

La mer toujours recommencée, le manque de mère, l'acceptation de la perte :

Dans tout sujet narcissique, il y a l'insupportable, c'est-à-dire : le manque.
L'altérité, ce qui différencie, n'est pas supportable.
On retrouve, dans les dénis, cet impossible "pensé" de l'incomplétude première.
Rejeter ce qui est différent, jusqu'à violenter, tout ce qui rappelle cet éden, ce paradis perdu.

Si l'être humain se résout à avoir perdu ce bonheur premier, il accède alors au manque, et donc au désir. Ce qui est fendu et défendu, si on emprunte cette fois-ci le langage Lacanien, c'est l'accès au fantasme et au désir : la fente.

Le sujet narcissique, adulte, ne supporte pas le manque, puisqu'il fut rempli et se trouve insatiable. Le refus de perdre peut recourir à différentes perversions.

Dans celles-ci, on trouve la dépendance à l'objet. L'institution maternante, ici, se structure ainsi, elle surestime celles et ceux qui en sortent. Ceux-ci ne peuvent se dé-liaiser de ce narcissisme déposé. L'institution possède les qualités qu'elle a volé aux artistes, qu'elle n'a fait qu'exposer sans arrêt. Sans ces formes d'expositions, peu survivent ensuite. À moins d'un récit d'individuation, des formes d'autonomies sans subventions, ni références, ce qui peut permettre d'accepter la perte et d'accéder aux désirs, aux projets.

On entend ces cris, des artistes qui ne peuvent pas vivre sans exposition. Il y a là, quand on les entend bien, un cri du miroir, ils sont à l'agonie face au "non", à cet interdit, qu'ils n'ont jamais éprouvés.

Ce que ne supportent pas les pathologies narcissiques, c'est de se retrouver face à l'altérité, l'autre les renvoie à une possibilité de finitude, ils sont dans une destructivité envieuse, quasi morbide : violenter la différence.

Dans notre monde, en ce moment, il faut absolument trouver des coupables, et se mettre dans le camp des "sans soucis", de celles et ceux qui ne mangent pas le même pain. Le lynchage, est, pour l'instant, la seule forme solidaire et collective, qui motivent les troupes. Dans l'histoire de ce pays, cela pourrait alerter, mais dans l'histoire qui se répète, non. Cela se répète.

L'interdit est resté tabou et il est ce secret qui se partage, dans notre société, encore.
Autant de cibles montrées, à la place des expositions et cinémas habituels, ont remplacé le divertissement.
Ce sont, sur ces impensés, que se divertissent, de façon morbides, toutes les attentions.

Cette société est comme figée, tout pas d'émancipation serait un signe du secret dévoilé.
Et pourtant, se séparer de ces assistances, et accepter la perte, ne plus être materné, permettrait que des individus évoluent.

Cet Alexandre qui est descendu sous la mer, sous verre, regardant les poissons géants est une tentative folle de désaveu. Il se refuse à être, hors de l'eau, et il ne peut pas nager comme les poissons, respirer sous l'eau. Dans sa cage de verre, il baigne dans cette résolution du sentiment océanique, sans en éprouver l'engloutissement, l'anéantissement.

Je pensais donc que je vivais un peu comme cela, comme dans un sous-marin. Oui, j'ai vu l'énorme poisson passer... Lui, il est retourné dans sa mer, en fusion totale avec sa mère, il ne sait même pas qu'il y a d'autres mondes. Si, il les a considérés comme immondes.

Je ne suis pas un poisson, pourtant je me rêve nageant, ondoyant sous l'eau, parcourant des durées infinies de découvertes sous-marines, en respirant "comme un poisson dans l'eau".

Il me semble que la recherche a quelque chose à avoir dans ces sentiments là. Peut-être suis-je une extatique, une mystique, absorbée par mes recherches. De temps en temps, j'opère une apparition en dehors de l'eau et je m'aperçois que c'est mon élément, la terre, je marche, et l'air aussi, je respire, sur terre. Puis je dois refaire quelques recherches sous l'eau, ce n'est pas mon élément, mais seul, le désir d'y parvenir, me fait réaliser des projets.

Ils s'engloutissent, sont menacés sans cesse d'anéantissement : qu'importe, je vis dans l'inachevé, je sais que la finitude impose des limites, celles que j'ignore. L'altérité est une forme étrange et apprenante, s'éloignant sans cesse de ce que l'on connait, sans jamais que l'on puisse la prendre. Quelque part, c'est rassurant, de se penser, comme passager, dans un monde étranger, dont on ne peut jamais se sentir en totale fusion.

Je regardais cette enluminure d'Alexandre le Grand, "Voyage sous la mer", et je pensais que je ne la voyais pas. Je n'ai ni parchemin devant moi, ni poisson. C'était amusant de partir si loin, dans des mers inconnues, et imaginer qu'Alexandre avait vraiment expérimenté le confinement, en toute transparence...


Philosophie Par kiwaïda at 20:21

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© Sonia Marques

Art Par kiwaïda at 00:18

11/02/2021

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Aguarelas © Sónia Marquès

Azul infinito

Aguarela rosa

Brilho de alegria

Pele de ouro

Olhares de pássaros

Memórias dos céus

Ousados e travessos

Adivinhos das alvoradas

Divinas das noites

Os mares e as espumas

Os oceanos e os horizontes

Os amores dos grãos de areia

Os deliciosos perfumes

Os inesquecíveis sabores

Os requintados néctares

A vergonhosa felicidade

O calor do inverno frio

A chuva dos verões

O verde da primavera

O vermelho dos Outonos

E você e eu


Art Par kiwaïda at 21:53

ℓεηç☺ ⅾ☺ṧ ηαμ◎ґαⅾ◎ṧ

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A Arte dos Namorados é uma componente fundamental da arte e da cultura popular. Os Lenços de Namorados apresentam-se como a mais genuína forma poética e artística utilizada pelas moças do minho, em idade de casar. Constituído por um quadrado de linho, ou de algodão, que a jovem bordadeira bordava a seu gosto, o lenço dos namorados fazia parte do traje típico feminino, mas tinha outra função a desempenhar: a conquista, pela moça do jovem por quem se apaixonara. Não há muito tempo ainda, que toda a rapariga Minhota começava muito cedo a bordar. Quando mais tarde, casadoira, os olhos teimavam em fugir-lhe para o jovem que no seu intímo já escolhera, começava a bordar o lenço que lhe destinara, dando largas aos sentimentos mais intímos.

Era hábito a rapariga apaixonada bordar o seu lenço e entregá-lo ao seu amado quando este se fosse ausentar. Nos lenços poderiam ter bordados versos, para além de vários desenhos, alguns padronizados, tendo simbologias próprias. Era usado como ritual de conquista. Depois de confecionado, o lenço acabaria por chegar à posse do homem amado, que o passaria a usar em público como modo de mostrar que tinha dado início a uma relação. Se o namorado (também chamado de conversado) não usasse o lenço publicamente era sinal que tinha decidido não dar início a ligação amorosa. É provável que a origem dos "Lenços de Namorados", também conhecidos por "Lenços de Pedidos" esteja intimamente ligada aos lenços senhoris dos séculos XVII - XVII, que posteriormente foram adaptados pelas mulheres do povo, adquirindo os mesmos, consequentemente, um aspecto mais popular. Existe atualmente uma comissão técnica que funciona como órgão avaliador e de certificação deste tipo de artesanato regional.


Art Par kiwaïda at 01:05

07/02/2021

ℳѦḠЇ☾

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Photographies © Sonia Marques


Art Par kiwaïda at 22:03

06/02/2021

ℙÅℒ i†Ѻϟ

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Art Par kiwaïda at 17:18

﹩üяяé@ʟ☤ṧтε

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Leonor Fini, est une artiste née à Buenos Aires (Argentine) (1908-1996) peintre surréaliste, graveuse, lithographe, décoratrice de théâtre et écrivaine française d'origine italienne. La page Wikipédia qui lui est dédiée, est assez complète




André Pieyre de Mandiargues garda de sa relation avec Leonor Fini le souvenir d’une femme passionnée et d’une artiste entière : «Une de ces rares femmes extraordinaires dont la rencontre me paraît essentielle, sinon déterminante, pour tout homme». L’écrivain savait de quoi il parlait. Il rencontra Leonor Fini en janvier 1931 à Paris ; ils s’installèrent ensemble au printemps de l’année suivante, et s’ils se quittèrent un temps en 1937, ils se sont bien vite retrouvés. Une amitié amoureuse les tiendra très proches jusqu’à la brouille définitive de 1951, suite au mariage d’André Pieyre. Les deux artistes côtoyaient le même monde intellectuel, notamment le cercle surréaliste avec Max Ernst, Giorgio De Chirico, Paul Éluard, Victor Brauner, Max Jacob ou encore l’Italien Filippo De Pisis, qui avait aidé sa compatriote lors de son arrivée à Paris, à 23 ans, en l’introduisant dans les salons de Robert de Montesquiou et d’Anna de Noailles. Mais Leonor Fini, indépendante de caractère, ne fit jamais partie du groupe des surréalistes. André Breton la garda à l’écart, goûtant peu ses contacts avec la société mondaine et avec le monde de la mode, qu’il jugeait trop futiles. Cela n’empêcha pas Leonor de connaître une riche carrière faite de peintures, de livres illustrés, de décors et costumes de théâtre. Celle-ci débute en décembre 1932 avec une première exposition à la galerie parisienne Bonjean, dirigée par Christian Dior. Son marchand, Julien Levy, lui permet en 1936 de traverser l’Atlantique avec à la clé une exposition à New York partagée avec Max Ernst. La peintre est désormais célèbre en France comme à l’étranger, grâce à ses portraits, mais aussi à ses toiles oniriques mettant en scène des femmes déguisées, travesties, se battant ou rêvant dans un univers où l’érotisme n’est jamais absent. Des œuvres qui font écho à sa vie et au personnage qu’elle s’est créé. Très théâtrale, elle se teignait souvent les cheveux de toutes les couleurs possibles, aimait faire son entrée dans les soirées mondaines habillée en homme, avec ses grandes bottes blanches. Une habitude prise dès l’enfance puisque sa mère, s’étant enfuie de Buenos Aires à Trieste pour échapper à son mari, l’habillait en garçon afin de dissimuler la petite fille à son père, qui voulait la récupérer. Certaines de ses œuvres ont à l’époque scandalisé les critiques artistiques du Daily Mail, qui voyaient dans ces œuvres des gifles au visage de la décence…

(extrait de La gazette Drouot)








Superbes !

*


Autre artiste surréaliste, une magicienne :


Ithell Colquhoun, photographiée par Man Ray (1932)


Ithell Colquhoun
, née le 9 octobre 1906 à Shillong, au Meghalaya (Inde) et décédée le 11 avril 1988 en Angleterre, est une peintre et femme de lettres surréaliste britannique. Des années 1930 à sa mort, son œuvre a été largement exposée en Grande-Bretagne et en Allemagne.

Ses illustrations de cartes de taro, sont très belles.

http://www.ithellcolquhoun.co.uk/

Colquhoun_taro_cards.jpg


Ithell Colquhoun voit le dessein divin de la nature infusé à travers tous les êtres vivants. Les formations rocheuses, les souches d'arbres et les légumes se transforment pour devenir des membres humains et des parties du corps. L'artiste a toujours eu un amour pour l'eau et un intérêt pour les profondeurs de sens trouvées sur le site des espaces liminaux. Au début de sa carrière, elle a inclus des portes, des fenêtres et des escaliers dans ses peintures et a parfois représenté la figure humaine. Plus tard, lorsque l'œuvre de Colquhoun atteignit sa maturité, elle se tourna entièrement vers la nature; elle a rejeté la figuration et répété des sujets terreux tels que les volcans, les grottes et les bassins rocheux. Elle a paradoxalement exploré les thèmes de l'ambiguïté, de l'instabilité et de l'union. Avec de fortes tendances alchimiques, Colquhoun a cherché à combiner la terre et la mer, la matière fluide et solide, et le mâle et la femelle. Elle a été particulièrement influencée parLes «présences fantasmatiques» de Salvador Dalí et ses images agrandies de la flore suscitent des comparaisons intéressantes avec celles de Georgia O'Keeffe . Presque entièrement autodidacte, l'artiste a passé des années à travailler à Londres où elle s'est associée aux surréalistes, mais par qui elle a également été qualifiée de dissidente en raison de sa forte croyance en l'occulte. Colquhoun s'est installée dans les Cornouailles isolées où elle pouvait trouver une inspiration appropriée dans la nature et s'éloigner des gens.


Art Par kiwaïda at 00:48

04/02/2021

℘AяTḯґ

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Peinture © Sonia Marques

À la veille de ne jamais partir



Na véspera de não partir nunca

Ao menos não há que arrumar malas

Nem que fazer planos em papel,

Com acompanhamento involuntário de esquecimentos,

Para o partir ainda livre do dia seguinte.

Não há que fazer nada

Na véspera de não partir nunca.

Grande sossego de já não haver sequer de que ter sossego!

Grande tranqüilidade a que nem sabe encolher ombros

Por isto tudo, ter pensado o tudo

É o ter chegado deliberadamente a nada.

Grande alegria de não ter precisão de ser alegre,

Como uma oportunidade virada do avesso.

Há quantas vezes vivo

A vida vegetativa do pensamento!

Todos os dias sine linea

Sossego, sim, sossego...

Grande tranqüilidade...

Que repouso, depois de tantas viagens, físicas e psíquicas!

Que prazer olhar para as malas fítando como para nada!

Dormita, alma, dormita!

Aproveita, dormita!

Dormita!

É pouco o tempo que tens! Dormita!

É a véspera de não partir nunca!

 

 +

Poesias de Álvaro de Campos.  

Ática, Lisboa, 1944


+


À la veille de ne jamais partir

du moins n’est-il besoin de faire sa valise

ou de jeter des plans sur le papier,

avec tout le cortège involontaire des oublis

pour le départ encore disponible du lendemain.

Le seul travail, c’est de ne rien faire

à la veille de ne jamais partir.

Quel grand repos de n’avoir même pas de quoi avoir à se reposer !

Grande tranquillité, pour qui ne sait même pas hausser les épaules

devant tout cela, d’avoir pensé le tout

et d’avoir de propos délibéré atteint le rien.

Grande joie de n’avoir pas besoin d’être joyeux,

ainsi qu’une occasion retournée à l’envers.

Que de fois il m’advient de vivre

de la vie végétative de la pensée !

Tous les jours, sine linea,

Repos, oui, repos...

Grande tranquillité...

Quelle paix, après tant de voyages, physiques et psychiques !

Quel plaisir de regarder les bagages comme si l’on fixait le néant !

Sommeil, âme, sommeille !

Profite, sommeille !

Sommeille !

Il est court, le temps qui te reste ! Sommeille !

C’est la veille de ne jamais partir !


+


Art Par kiwaïda at 23:55

03/02/2021

é¢♄αᾔ⊥їℓʟ☺η

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Échantillon de paysage © Sonia Marques


Art Par kiwaïda at 23:37

ℊ♄◎ṧ☂ ☤η ⊥нℯ ṧ♄℮ʟʟ

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Coquillage

Photographie © Sonia Marques

Art Par kiwaïda at 00:22

02/02/2021

$☮ℒℰЇḺ

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— Tu étais petit, je me souviens, et moi pas beaucoup
plus grande que toi. Tu te souviens ? Quand tu partais avec
tes chèvres de bonne heure le matin ; nous, on regardait de
derrière les vitres. Nous autres, on regardait pieds nus et en
chemise ; et il y avait la grande blanche qui partait toujours
en avant, il y avait la petite noire qui ne voulait jamais
suivre, il y avait la mère Émonet qui était toujours en retard ;
alors tu te mettais en colère et tu soufflais de toutes tes
forces dans ton cornet.
— Je me souviens ; c’est pas si vieux.
— Eh bien, tu vas recommencer. Frotte-le avec de la
poudre blanche pour qu’il soit bien brillant quand le soleil
reviendra.
C’est un instrument de cuivre avec une embouchure de
corne noire ; lui, riait.
— Une bonne idée, disait Jean ; ça nous fera une promenade.
Et puis ça marquera mieux la différence, disait-il.
Parce qu’il y a ceux qui vivent dans les chambres et il y a
ceux qui vivent en plein air.



Extrait du chapitre 13 du livre :
Si le soleil ne revenait pas
de Ramuz Charles Ferdinand – 

Dans un hameau du valais suisse, adossé à la montagne, le soleil n’est pas directement visible, caché par les crêtes, d’octobre à avril. Cet hiver-là, Anzevui, le vieux guérisseur, un peu sorcier, consulte un vieux livre et annonce que le soleil s’éteindra au printemps. Il faut dire que des signes sont là, de la guerre d’Espagne à une météo exceptionnelle. La menace de mort qui plane dans la petite communauté va bouleverser le comportement de ses membres. Certains cèdent à la panique, d’autres font des réserves et les jeunes gens se moquent du vieillard. Seule, Isabelle va se dresser contre la fatalité.

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Charles Ferdinand Ramuz est né en 1878 à Lausanne, en Suisse, de parents commerçants. Après des études de lettres à Lausanne, il part pour Paris, où il séjournera régulièrement jusqu’en 1914, tout en participant à la vie littéraire romande. En 1903 il publie Le petit village, un recueil de poèmes. Son premier roman, Aline (1905), est un succès. Suivront jusqu’en 1911 des romans centrés sur un personnage (dont Vie de Samuel Belet, Aimé Pache, peintre vaudois, Jean-Luc persécuté). En 1914, il revient vivre définitivement en Suisse. Il fonde les Cahiers vaudois avec Edmond Gilliard et Paul Budry. Avec La guerre dans le Haut-Pays (1915), Le règne de l’esprit malin (1917), La guérison des maladies (1917), il renonce au roman explicatif pour décrire des communautés aux prises avec les forces du mal, la guerre, la fin du monde. Il développe une nouvelle langue plus proche du langage parlé – au grand dam des puristes – abandonnant la narration linéaire et introduisant le « on » comme l’expression d’une collectivité. Les années d’après guerre sont marquées par les difficultés financières. En 1924, Ramuz signe un contrat chez l’éditeur Grasset. C’est entre 1926 et 1937 que paraissent les grands romans tels que La grande peur dans la montagne (1925-26), La beauté sur la terre (1927), Farinet (1932), Derborence (1934), Le garçon savoyard (1936), Si le soleil ne revenait pas (1937). Le Grand Prix Schiller lui est remis en 1936. Lorsque son ami et éditeur lausannois Henry-Louis Mermod lui propose la publication de ses œuvres complètes en 1940-41, Ramuz relit et corrige tous ses textes. Il décède en 1947 à Pully près de Lausanne.


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Je découvre ce texte, des échos avec ce que nous vivons, espérer voir le soleil, mais savoir qu'il peut ne pas revenir, m'a semblé être une belle philosophie, pour revenir à des textes limpides, qui restituent la paroles des gens.
Ce texte est accessible à tous et visible par petits chapitres, en ligne. Ce sont les scènes du Golfe (Théâtres de Vannes et Arradon) qui ont mis en place ce mois-ci Un jour, un chapitre. Ghislaine Gouby, directrice de Scènes du Golfe en fait une présentation :




Et voici le chapitre 12 :

Art Par kiwaïda at 01:01

01/02/2021

﹩@тεłʟї☂ε øḟ ℓ☺♥ℯ

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La conquête spatiale… C'était un 1er février en 1958, Explorer 1, (officiellement 1958 Alpha 1) était le premier satellite artificiel placé en orbite par les États-Unis. Lancé depuis la base de lancement de Cap Canaveral en Floride.

« L’infiniment grand s’ouvre désormais »

Disaient-ils...

D’une longueur de 2,03 m, pour un diamètre de 15 cm et une masse de 13,91 kg, Explorer 1 avait la forme d’un cylindre équipé de plusieurs appareils : un appareil Geiger-Müller pour détecter les rayons cosmiques, cinq capteurs de température, un système de détection d’impacts de micrométéorites et deux émetteurs radio pour transmettre les signaux. Quant à l’énergie électrique, elle était fournie par des batteries au mercure. Les données recueillies par Explorer étaient ensuite relayées au sol par un réseau de stations de réception. Au cours des premières semaines d’enregistrement, le système de détection de micrométéorites détecte plus de 140 impacts de poussières cosmiques. Toutefois, la découverte la plus importante est obtenue par le compteur Geiger qui permet d’identifier la présence d’une ceinture de particules énergétiques piégées dans le champ magnétique de la Terre. Cette découverte sera confirmée par le satellite Explorer 3 (26 mars 1958). Après avoir effectué environ 58 000 orbites, la mission d’Explorer 1 se termina le 23 mai 1958, suite à l’épuisement de ses batteries. Il ne rentrera et se consumera dans les couches atmosphériques que le 31 mars 1970.

Après avoir pénétré dans les couches d'atmosphères denses il s'est consumé au-dessus de l'océan Pacifique.


Parfois on envoie par fusée, un satellite, il se perd dans l'espace, on ne sait où il va, il ramène des poussières, des surprises, des découvertes, notre missive, se retrouve lue, par le hasard de l'infiniment grand. Et dans un infiniment petit, on apprend, que dans une autre vie, une autre galaxie, un autre temps reculé, nous étions mariés, à la mairie, sans même avoir été présents, ni mêmes, sans savoir à quoi ressemblait le pacte civil, ni, qui nous étions alors. Et durant une décennie, nous étions les seuls à l'ignorer. Et toute notre carrière en fut impactée, les rumeurs, notre destinée, dans une galaxie de poussière, notre passé et notre avenir, scellé par une erreur, un mariage forcé, une volonté de s'immiscer, dans notre vie privée.

Que sommes-nous ? Poussière d'homme et de femme, satellites de l'amour, que sommes-nous sur notre planète ? Des numéros et fiches administratives, des anomalies, des erreurs, des manquements, des chiffres à déduire, des réceptacles de sanctions, des punitions d'hommes et de femmes, des abjections, des grains de sables, des fantaisies, des inopinées, des scintillements inviolables.

À vous que nous ne connaissons pas, et qui aimez molester masqués, depuis une autre galaxie, perdue dans ses chiffres et ses mots lapsus, nous vous dédions la mémoire d'un satellite qui s'est consumé dans les couches atmosphériques, ce jour, un 1er février.


Internet Par kiwaïda at 18:21

30/01/2021

À ṽ◎ṧ мαґⓠüℯ﹩▣▣▣

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Du couvre-feu hybride au confinement débridé...

À vos marques, prêts, partez pas !

(synthèse et images par kiwa)

Enseignement Par kiwaïda at 01:02

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