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blog m kiwaïda

10/12/2018

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Cohabitations de ribouldingues (photographie © Sonia Marques)


Animal Par kiwaïda at 23:39

06/12/2018

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En route <3


Animal Par kiwaïda at 12:12

02/12/2018

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Diaspora (dans l'île de Seuqramainos - 2000...)

Lorsque j'ai découvert l'île de Seuqramainos, j'étais en migration du collectif que j'avais co-fondé, Téléférique (1999). Il était déjà question de migration et de déplacement de données. Dans cette même période j'intégrais l'université de Paris 3 Sorbonne Nouvelle pour effectuer des études lusophones et également l'université Paris 8 en Master sur le numérique (quel nom ingrat, rayon Fnac encore...) Tout cela avec VAE (validation des acquis de l'expérience) Ces Universités n'étaient pas situées au même endroit dans Paris, l'une était même à Saint-Denis dans le 93. Mais le plus difficile, c'est que j'enseignais à l'école supérieure des beaux-arts d'Angers chaque semaine, tout en habitant à Charenton (là où le collectif s'est déclaré en association...) On peut comprendre là, une complexité, une cartographie qui se fie des distances réelles, car je n'ai pu mener à terme mes études universitaires, mon enseignement me prenait tout mon temps, et aucun aménagement n'était dédié pour ce cas "atypique" mais néanmoins, de nos jours, obligatoire, lorsque l'on a ce souhait d'être chercheure. Il faut comprendre qu'aucun moyen n'était, à cette époque, mis en place par les différentes institutions, pour qu'une artiste puisse être reconnue chercheure. Et aujourd'hui, toujours pas, en 2018, bientôt 19 ! Ayant devancé ces impasses très françaises, je suis restée artiste et chercheure en dépit de toutes les procédures administratives cloisonnées qui nous empêche de mener un vrai travail. Car seuls, quelques hommes, parrainés par d'autres hommes, avec des crédits à la recherche qu'un paquet de secrétaires femmes et bien placées au ministère (sous la séduction desdits commandeurs élus entre eux) ont accès à ce genre de crédits, avec la bénédiction des syndicats (toutes les écoles sont syndiquées et c'est pour les hauts échelons par pour les autres) Dans ce panorama, qui ne changera pas de si tôt, (peut-être dans 150 ans selon les prédictions, syndicales elles-mêmes) il faut bien que se prolongent les activités de recherches et d'expressions artistiques, lorsque l'on est engagé, et très certainement jusqu'à la fin de sa vie. Dans ce constat là, on espère plus du tout de crédit, ni même de logement décent. La vie devient quelque chose hors-norme, parfois délicieuse et à jamais incomprise pour les normaux-pensants, parfois très périlleuse et obtuse, ascétique et haute perchée ! (Adieux tout le périmètre des fêtes communes, des vacances communes scolaires, des lieux de grands marchés et de supermarchés, des dates mêmes clés de retrouvailles, de fêtes de famille, de mariage et de tout ce qui concernerait le religieux, car dans ce cas, l'esprit communie complètement avec sa recherche, et elle est passionnée) Et attention la santé... Après, nous sommes amenés à rencontrer d'autres passionnés, d'autres fous, il faut bien savoir communiquer et de force vive, plutôt que de morne vie.

Bref, c'est à ce moment qu'il y a un décochement, dans la généalogie : On vous a perdu totalement. D'ailleurs, on ne sait plus à quoi vous ressemblez, ni si vous êtes en vie ou si vous avez sombré dans une grande dépression (et là vous pouvez être sûr que l'on ne demandera pas de vos nouvelles) Vos parents (s'ils sont encore là) ont fait une croix définitive sur votre avenir, et le leurs, car vous avez raté l'âge légal de la procréation, et plus aucun pari sur vous ne mérite attention. C'est à ce moment là, où vous comprenez que "la recherche" a bien commencé, et félicitation vous êtes bien un ou une chercheure, pas besoin de tampon administratif ! Et puis, la paix, le silence, vous pouvez continuer à chercher (et trouver) dans quelque domaines où vous vous êtes lancés, tête baissée (mais aussi haute, car cela dépasse l'entendement) à moins que les 'gilets jaunes' murent votre bibliothèque en la confondant avec un centre des impôts (si, si, aujourd'hui c'est cela, enfin c'est ce qui ne cesse de défier l'intérrêt de toute recherche : le niveau de notre pays)

Alors, pour en revenir sur ma première allumette frottée : l'île, la migration ! Dans cette île, Diaspora était un projet d'envergure, lié à cette motivation saugrenue et bien solitaire d'allier "migration et numérique" en université, jusqu'à ce qu'on m'expliqua bien que ma recherche est bien trop en avance, car en France, les départements-même de la recherche, des universités sont cloisonnés et jamais je ne pourrai mener à bien cette recherche, mais seule oui et sans l'université. Ni une ni deux, je fondais "Nissologie" l'université pour une personne ! Alors de ces conclusions de doctorants qui croulaient sous les papiers, en phase de thésaurisation pathologique, juste avant que le syndrome de Diogène ne se déclare... Je pris mes cliques et mes claques et je continuais à ma vitesse (rapide et circonvolotionnaire) et grâce à Internet et aux bibliothèques (non murées par accident, par les habitants avec un gilet fluo, ayant une trop haute estime de l'écrit) avec un rythme très singulier. Malgré tout, mes études lusophones entamées (que j'ai beaucoup appréciées avec des cap-verdiennes) et le master numérique abandonné (super en retard, au regard de ce que nous avions développé en collectif) me laissèrent une drôle de vision de tous ces étudiants que l'on gavait à coup de textes, parfois érudits, mais non corrélés à notre existence présente, c'est-à-dire non dynamisée par une lecture contemporaine et critique.

Diaspora avait ce souhait de ne considérer que les migrations des membres de ma famille, une sorte de généalogie sur les déplacements et par des dates collectées oralement. Un site Internet dédié en faisait la démonstration (présenté dans divers lieux artistiques en France et ailleurs) Il y avait une planète, la terre photographiée par le système RADAR, et des pop-up (fenêtres verticales qui apparaissaient) qui se superposaient à ces images en noir en blanc, de la terre. Puis ce projet, comme l'île fut ensevelis.

En ce moment, je réintègre ces recherches mais d'un point de vue plastique et complètement décalés du scientifique, du documentaire, et du commentaire. C'est un paysage qui sera, pour moi, un repère. C'est une démarche plus en profondeur et plus large sur l'étendue de mes connaissances généalogiques. Le lien humain est privilégie (à l'heure où les photos et l'images ont remplacé largement tout lien), il n'y a aucune image, mais une sensation exprimée et constellée. En regardant Diaspora, rétrospectivement, quelque chose me plaît beaucoup, et de touchant, dans ma façon de comprendre les migrations. Dans les années 2000, la presse faisait peu d'écho (hormis dans les presses spécialisées des historiens) de ce qu'étaient les migrations. Si la cartographie m'a toujours intéressée, c'est que c'est en cartographiant que j'ai appris, c'est-à-dire que ma culture familiale se basait sur les cartes et les dimensions historiques nécessaires à la compréhension de l'homme et son habitat, sa survie, sa culture. Peut-être dans un soucis ethnographique, je repérais aussi, par mes voyages, ce qui me construisait, une artiste chercheure, puisque je récoltais, je photographiais, je notais, je tirais ensuite les photographies, je tirais les conclusions, bref, je faisais déjà de la recherche parmi mes cousines, en écoutant mes grands-parents, en voyant faire mes parents et en m'émancipant des attendus. Je ne pouvais pas faire autrement, je voyais tant de choses, impossibles à dire. L'oralité ne me suffisait pas et le barrage des langues formaient un barrage des larmes émotionnelles plus grand qu'un petit obstacle facile à dépasser. De l'eau de la terre.

Ici quelques notes comprises dans Diaspora, dont la dimension prenait tout son sens entre deux verbes "être" SER et ESTAR :

Manière d'être 

"être ce que l'on est" et "être là où l'on est"

Etant donné ceci, j'écris cela, n'étant pas sûre de l'être ni de l'avoir été, toujours en devenir. 
Mais y suis-je allée ? Je pense donc je suis. Nous y sommes tous encore quelque part.

Mon être se confond avec sa situation, mais quelle est sa situation ? 
Sur quelle carte puis-je me situer ? Par rapport à quoi ? 

Je suis une géographie.

Je me suis perdue. Pour retrouver mon chemin, j'ai traversé les limbes de ma mémoire familiale individuelle croisant une mémoire collective sociologique. Puis je me suis retrouvée dans la philosophie et je me suis perdue à nouveau dans la poésie, avec saudade. Il n'y a pas de commencement, ni d'origine, pas une seule en tous cas. Il y a des croisements et des rites interfrontaliers. Des passages qui rendent atypiques les caractères malgré les apparences. Et les apparences sont multiples car multiples sont les adaptations, plus grands sont les décalages.

J'y suis.

Dans la langue portugaise il y a deux manière d'être, "ser" indique l'identité, qui ne change pas et "estar" indique une localisation ou un état passager. Deux verbes "être" symboles d'un état typique dans les histoires des allers et venues, des migrations, mais invisible dans l'Histoire.

Je suis née là, entre ici et ailleurs.

La fenêtre "ser" est une compilation de recherches sociologiques et philosophiques sur mes origines. Ces études témoignent d'une partie de mes origines et de mes états d'accoutumance. La fenêtre "estar" est ouverte sur mes états passagers, mes "êtres-là". Ces deux fenêtres ouvertes sur le monde, d'hier, de ce moment aléatoire, de celui que je n'ai jamais connu, ne connaîtrais jamais, posent des questions sur mon existence, ma raison d'être, de faire, de créer là où je suis. 

Je vis, en France dans un milieu artistique, mais avec une mémoire migrante qui se cherche, se cache et se révèle. Il n'y a que dans le langage poétique que je peux repenser la vérité comme dévoilement de l'être, et dans l'art. Je me situe par là sur une carte mentale, je me déplace sur une carte officielle qui ne tient pas compte de ma situation, une grille historique commune en France dans laquelle je n'ai jamais eu d'histoire généalogique. J'ai du re-parcourir des chemins, beaucoup restent à faire. Dans ces véhicules de vies parcourus, j'ai saisi la mienne, je la questionne. Mon parcours individuel se connecte sur un parcours prédéterminé d'une artiste française en élargissant les frontières jusqu'à plus soif. 

Sonia Marques
04/2003 

 

Ser indique l'identité, l'essence, ce qui ne change pas.
Estar indique plutôt la localisation ou un état passager :

ele é francês : il est Français
ele está em Lisboa : il est à Lisbonne

ele é amado : il est aimé
ele está cansado : il est fatigué

avoir sa raison d'être : ter sua razão de ser
cela peut être : pode ser
être bien avec : estar de bem com
elle est toujours jeune : ela é sempre jovem


"Le Portugal, d'abord immergé avec douceur dans le monde, naturellement et surnaturellement merveilleux, était devenu île-saudade. Un lien sans extérieur ou il lui était impossible de distinguer la réalité du rêve".
"Avec la saudade, nous ne récupérons pas seulement la passé comme paradis perdu ou menacé de perte ; nous l'inventons."
"Dans leur île-saudade, à la fois île des morts et île des amours, comme les enfants, ils ignorent la mort."
"Un tel peuple, à l'aise partout dans le monde comme s'il était chez lui, en fait ne connaît pas vraiment de frontières car il n'a pas d'extérieur. Comme s'il était à lui seul une île-monde, ou, Dom Sebastien de lui-même, il attendrait un retour toujours différé, en rêvant à sa vie antérieure."
"L'un des traits les plus connus des Portugais est leur aptitude à se fondre dans le paysage. Leur étrangeté est, à tous les titres, indécelable. Eux-mêmes ne peuvent en rendre compte. Ils font corps avec leur étrangeté, car ils ne peuvent la percevoir à partir d'une quelquonque extériorité, même imaginaire."(Eduardo Lourenço, "

(Eduardo Lourenço, "Mythologie de la saudade", éditions Chandeigne, 1997)

"L'ouverture d'esprit est une qualité commune à de nombreux Portugais. Ainsi ils vous poseront rapidement des questions personnelles qui, chez nous, en France, seraient bien souvent considérées comme déplacées. Cette curiosité se fonde sur un réel intérêt et un désir de participation."

("Le Portugais" de poche, édition Assimil évasion, 1997)

"Les portugais qui sont venus en France avaient l'habitude d'être en quelque sorte, multidimensionnels. Ils avaient l'habitude, selon les saisons, de passer des travaux des champs, à ceux de la pierres, d'être laboureurs ou maçons, charpentiers, vignerons ou boulangers. Ils passaient ainsi de la campagne à la ville sans que cela provoque grand dommage dans leur philosophie de la vie. Ce qui leur importait c'était de gagner leur vie mieux qu'avant, car travailler dur ils en avaient déjà l'habitude."

"Les jeunes insoumis

Parmi les clandestins, on trouvait beaucoup de jeunes insoumis qui refusaient de partir à l'armée pendant 3 ou 4 ans et de faire la guerre coloniale. On estime leur nombre à environ 180 000. Pour eux, l'émigration était un exil car ils ne pouvaient plus rentrer au pays tant que le régime serait le même. Comme la porte de leur pays se refermait derrière eux, ces jeunes ont été vite intégrés dans la société française, et, en partie, ont fait des mariages mixtes et beaucoup sont naturalisés."

Importance de la maison # vie errante, "sans toit ni loi". Le migrant passe ses vacances à choyer sa maison comme si elle ne s'achevait jamais : l'éternel recommencement.

(THERESA Pires Carreira et Maria-Alice Tomé, "Portugais et Luso-Français", tome I, Recherches universitaires et migrations, 1994)


"Moins de 4% des françaises d'origine portugaises de 25-29 ans en Ile- de-France, appartiennent à la catégorie des cadres et professions intellectuelles supérieures. Par contre les françaises d'origine portugaise de 20-24 ans ont tendance à avoir plus de diplômes que la moyenne française. En Ile-de-France et midi-Pyrénées, seulement 10% d'entre elles ne possèdent pas de diplômes." 

(Nathalie Kotlok-Piot, "L'insertion professionnelle des jeunes nés de parents portugais", magazine "Hommes & Migrations n°87, décembre 1997)

"Au vu de cette polarité là, l'étrangers se demande l'impossible, on lui demande l'impossible : il doit rester lui-même et devenir un autre, comme nous autres. Ce numéro d'équilibriste, il peut le réaliser par exemple en offrant la révélation de ses origines, en livrant son secret, en le mettant en scène, en oeuvre écrite ou orale, en le présentant en écot au passage des seuils qui le conduisent dedans, et éventuellement très haut dans la reconnaissance locale. Ou bien il peut l'enfermer au plus profond de lui-même et rester seul gardien de ce secret (relatif aux causes de ce départ, aux modalités de sa route, aux épreuves et enjeux divers...) Ainsi enkysté, il peut demeurer "incognito". 

(Anne Raulin, revue "Sigila" n°3)

"L'identité est en effet à la fois processus d'identification et de séparation. Pour se définir, se reconnaître, se distinguer, il faut pouvoir se détacher, se différencier, s'opposer. Parler de l'identité, c'est se référer à des appartenances, à des ressemblances, à des définitions de soi ; mais c'est aussi compter sur des autres, des différences, de la dissemblance." 

(Fabienne Wateau, Lusotopie 2002,  : Du Portugal à l'Europe Effets d'échelles, de Melgaço à Alqueva)


"C'est dans la région parisienne que l'on trouvait le plus grand nombre de Portugais vivant dans des bidonvilles, la plupart du temps à côté d'autres immigrés espagnols ou algériens, parfois dans des bidonvilles "portugais" (du plus grand comme celui de Champigny/Marne, à d'autres plus petits comme ceux des Francs-Moisins (à St Denis), La Courneuve, Aubervilliers, Carrières/Seine, Massy, Villejuif, Villeneuve-le Roi). Lors de l'enquête faite par la Préfecture de la Seine en 1965 sur les Portugais dans les bidonvilles de la région parisienne, 15 000 des 40 000 portugais dénombrés dans ce département vivaient dans une dizaine de bidonvilles (celui de Champigny/Marne, le plus grand de France, abrita une population très fluctuante qui passa de 6000 environ en 1961 à plus de 12 000 deux et trois ans plus tard)."

(Les phases de l'immigration portugaise, des années vingt aux années soixante-dix. Par Marie Christine Volovitch-Tavarès (2002))

L'exploitation des registres de baptême et de mariage permet également de vérifier le profond et durable attachement d'une partie au moins des émigrés au village natal. L'examen de la liste des témoins et des parrains des actes concernant les immigrés permet de plus de conclure que, malgré leur départ, ils restent insérés au sein des réseaux d'alliances et de connaissance locaux. Ces résultats confirment donc ce qui était en introduction présenté comme une hypothèse : beaucoup d'émigrés maintiennent des liens étroits avec le village d'origine.

("Le va et vient identitaire. Migrants portugais et villages d'origine" par Yves CHARBIT, Marie-Antoinette HILY, Michel POINARD, avec la collaboration de Véronique PETIT - 1998)

Mes recherches sont assez étonnantes et finalement, ont rarement fait l'objet d'une revendication quelconque, car intégrées complètement dans mon travail artistique, sans qu'une connotation soit distinguée et reprise. Car, plus tard, la mode fut aux artistes, enfants d'immigrés, un peu plus mis au devant de la scène, institutionnalisés, une façon de montrer que la France "intègre" ses enfants, même "ces enfants là". Mais ce n'est qu'à partir du moment où sont bien définissables les travaux d'enfants d'immigrés, ou travaillant sur la colonisation ("les "cultural studies", ce courant de recherche d'origine anglophone à la croisée de la sociologie, de l'anthropologie culturelle, de la philosophie, de l’ethnologie, de la littérature, de la médiologie, des arts) Ce qui n'a jamais été visible dans mon travail (au premier abord), quoique, des experts peut-être. Être en recherche, ne peut être une réussite aux yeux d'un plus grand nombre. Le Rubik's cube comporte d'autre challenges que celui de faire toutes les faces d'une même couleur, si, si, il y a d'autres possibilités.

Aux yeux de mon petit nombre et de ma faible reconnaissance prévue, selon les statistiques, j'ai décidé de continuer mes recherches, un peu spéciales et dans tous les sens que ma conscience puisse aller, tout azimut.

Lorsqu’il s’agit de phénomènes migratoires déjà anciens (plus du siècle, c’est-à-dire plus de trois générations), on peut se trouver confronté à deux situations :

    > la migration a été importante durant une brève période, puis les descendants ont quitté la zone d’immigration ou s’y sont totalement assimilés,
    > la migration s’est effectuée à un rythme faible mais régulier et les migrants et leurs descendants, par le fait d’une relation continue au « pays », ont conservé une conscience de leur identité,

Ces deux grandes formalisations de la migration ne se prêtent pas au même type de construction : la première sera essentiellement historique alors que la seconde aura surtout recours à la méthode ethnographique.

La démarche est fastidieuse parce qu’elle nécessite un réajustement constant entre deux niveaux cognitifs de nature différente : le dit et l’écrit.

(Institut de recherche sur les migrations)

Entre le dire et l'écrit

Ma démarche serait fastidieuse parce qu'elle se constelle également en Espagne, quoique ce Sud-européen fut un seul territoire naguère. Mais dans le détail, chaque femme perd son nom de famille, fille du père, elle prend mari, et reperd de nouveau le nom, le nom de son père, de sa famille. Toutes les femmes, les noms des femmes disparaissent peu à peu, en laissant aux patriarches descendre leurs noms. Jusqu'aux femmes d'aujourd'hui qui écrivent sous le mail au nom du mari ou de la famille, jusqu'à s’effacer totalement sans jamais reprendre contact avec leur propre famille, mais en comptant bien plus sur leurs belle-famille, la famille de leurs maris. Les femmes sont comme des oubliées de leurs propres racines, comme arrachées aux leurs, comme si des mères, elles n'en avaient jamais eu, comme si, de leurs cousines, elles n'en faisaient grand cas, comme si tout cela n'avait pas de place, ni besoin d'être soutenu. Comme si, des terres, elles n'en avaient jamais eu, comme si des biens, tout serait dispersé, dilapidé, parsemé, comme si des cendres, elles retournaient aux poussières et que seuls les phénix les sauveraient de cet abandon patriarcal et répétitif. Des phénix donc, autant d'étoiles que l'on peut admirer, en secret, faute de pouvoir leur parler, car même leur parler n'est plus possible, même vivantes, elles ont abandonné de dire. Et pourtant, de leur vivant, le lien était au cœur de leurs activités, relier ce qui nous séparait, tel une religion (re-ligare, le principe de la religion, celui de relier) Je suis dans ce mouvement, cette relecture. Relire et relier des points qui se sont séparés, sans même le savoir, sans même le vouloir. Et pourtant dans chacune de ces entités, chacune a ce pouvoir magique de relier, de créer du lien, de réunir et de ré-enchanter, ce qui n'a plus de voix, ce qui s'est tu, en imaginant juste que chanter est encore possible. Fatigués, chanter s’éteint, et lorsque s'épuise le sens de la reproduction, d'autres sens peuvent s'éveiller, celui de la fraternité. Quand plus rien n'est dit, l'écrit ressemble à cet espace inaudible, secret et précieux, laissant la confidence s'offrir un lieu viable, parfois enviable, mais accessible qu'aux seuls lettrés.

Une grande majorité de nos contemporains français ne lisent plus, pas plus qu'ils n'écrivent.
Écrire dans la langue française c'est comme se confier à des pages blanches qui ne seront lues.
En tous cas, dans ma généalogie, qui ne seront lues par les membres de ma famille.

Auprès de mes pairs, cela fut très souvent la preuve, qu'aucun d'eux, ne pouvaient comprendre la richesse de ma culture, puisque dans la langue française, les origines et la question des migrations, a toujours été très sensible, divisée, ignorée, vulgarisée, afin de lisser des profils "types" intégrables, toujours vissés aux politiques sociales.
Je pense qu'aujourd'hui, avec les générations métissées, ces encastrements normés ne peuvent plus se satisfaire des typologies de bazars en ignorant ce qu'il se passe au-delà des frontières et du contour national et l'histoire qui a traversé celles-ci. J'ai rencontré nombre d'étudiants, dans les études supérieures, qui n'avaient jamais eu de cours d'histoire sur les migrations, et qui ne connaissaient pas leurs camarades de classes, ni certains de leurs professeurs, me demandant simplement : - pourquoi sont-ils là, pourquoi ne sont-ils pas restés dans leurs pays d'origine, de leurs parents ou grands-parents ? Les questions peuvent faire frémir, mais elles sont légitimes, et souvent j'ai dû me confronter à un domaine qui n'était pas le mien : celui de faire de l'histoire ou de guider vers des documents qui pouvaient répondre à leur curiosité première, afin de ne pas les laisser sans apports et les laisser être récupérés par d'autres camarades bien plus radicaux, sans questions, mais avec toutes les réponses : - qu'ils retournent d'où ils viennent. Lorsque vous avez des étudiants qui ont de bons résultats scolaires, les moins bons et les plus méchants, recherchent une cause. Que ce soit élève, étudiante ou professeure, en France, pas un seul niveau ne m'a laissé tranquille de cet état nauséabond français, où le souhait d'étudier et d'enseigner, de transmettre, ne fut mis en péril, parce que si ma culture avait cette richesse dynamique (invisible) et mes résultats évoluaient de façon positive, c'est qu'elle concurrençait assez gravement, des étudiants qui n'avaient réalisé aucune démarche sur la recherche de leurs origines, ou qui en étaient dépourvus de par leurs parents. Cette pauvreté là est difficile à accepter et la recherche du coupable, est bien plus facile à adopter, surtout, lorsque le climat national, entraine aux vindictes et aux injonctions de se plier à une histoire (très récente) qui manque cruellement de distance.

Lorsque vous observez que ce n'est plus de jeunes étudiants qui tentent de comprendre, avec plus ou moins de maladresse, la richesse de l'histoire et ses temps différents, ses croisements, sa densité, sa multitude, et le parcours singulier qui chemine dans tout cela, mais que ce sont des directions d'école qui coupent les arbres... Vous pouvez, à ce moment, avoir un indicateur assez significatif de l'évolution du niveau et de l'espérance de vie qu'il vous reste, ou de viabilité, de vos trésors, à jamais invisibles.


Philosophie Par kiwaïda at 18:52

27/11/2018

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Les incognitos (Dessins © Sonia Marques - 2011, peinture sur papier, 50x50 cm)


Art Par kiwaïda at 18:44

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La question des accès, des jeux de formes me faisait penser à Cafuné. C'est un lapin spécialisé dans l'inspection des accès. Il s'assure de toutes les limites et va trouver la faille, il répète inlassablement l'inspection du territoire, de la clôture et connait chaque changement, chaque trou ou forme de trou pour passer, faire son terrier et tenter d'entrer. Mais rien n'est plus simple, instinctivement que la bonne réflexion. Si un obstacle va obstruer le lieu habituel d'introspection, avec une rapidité de réflexion, il ne va pas forcément choisir l'option de rentrer dans une forme de trou, un hexagone, ou un rectangle, bien qu'il puisse le faire avec sa souplesse, mais trouver la solution la plus simple en fonction de ce qu'il sent (odorat très développé) et de son appréhension de l'espace, de l'objet, de l'obstacle : il va tout simplement, et extrêmement rapidement, déplacer l'objet, le pousser, et libérer de nouveau l'espace pour en créer un autre, à sa façon, s'y engouffrer. "La mise en page" de son espace privé (sa cage) avec un tapis rectangulaire, de même sera modifié, selon une appréhension de l'espace très personnelle, et selon sa notion de "confort". Il replie méticuleusement ou brutalement si c'est remis en l'état, à plat, il replie un bord, et s'engouffre dans l'interstice entre le fond et le revêtement, de sorte à avoir créé une toute autre assise et un couchage adapté à son corps et son bien être. Qu'il rencontre quelques humains lui remettant bien à plat son tapis, comme la "norme", il va s'offusquer et mordre, charger, attaquer, il pince, afin de signifier "pas touche à mon design", sa limite, sa création, elle est ainsi faite sa maison. Il replie alors le tapis, le même coin, parfois il disposera ainsi des choses à l'intérieur du repli, une façon d'avoir recréer un nouvel espace, une nouvelle cachette, et ses choses à ne pas toucher. Puis il s'allongera de tout son long à côté du pli, et là, seulement là, il sera bien (pas besoin de télé ni d'apéro, ni de vue sur la mer) et son corps en dit long, en confiance absolue. Alors que d'un point de vue humain, cela peut sembler, si l'on n'y prête pas attention, n'importe quoi : "Comment, ce lapin a perdu la tête, et en plus, il ne dit rien, il met un bazars pas possible, alors que j'ai fait tout mon possible pour le satisfaire ! Quel ingrat petit lapin ! Il ne mérite pas ma patience ! Un malentendu ? Mais qu'y a-t-il à entendre ? Ces NAC (nouveaux animaux de compagnie) sont extraordinaires car ils nous obligent à prêter une autre oreille, celle quasiment de sourds et muets, dans un monde qui crie trop, hurle, klaxonne, tape plus fort pour se faire entendre, argumente sans arrêt, vante pour vendre. On se retrouve, avec eux, à apprendre à déceler un langage, que nous n'avons pas appris, et pourtant celui que l'on connait, un instinct que l'on partage : connaître les besoins de l'autre, sa douleur, sa joie, son repos, ses créations...
Il n'a pas choisi sa cage, c'est une création des humains, mais il a choisi comment agencer les différents éléments, et ainsi, il apprécie non seulement un espace pensé par d'autres (les humains) à son effet, mais surtout sa propre mise en page.
Il en va de même pour les habitations. Elles ne sont pas pensées, jamais assez bien, qu'elles soient héritées, ou fonctionnelles selon un marché, selon la loi d'un architecte, sous un pont, entre deux chaises, jamais assez évoluées, jamais assez personnelles, ni singulières, trop parfaites, froides, ou bien trop précaires et humiliantes, les êtres, ces organismes avec une évolution propre, tendent à repenser, remanier l'origine, refabriquer et reconcevoir, à leur façon et selon leurs corpus, leurs vocabulaire, leurs gestes, leurs moyens (actions, économiques, affectifs) un espace de vie, ne serait-ce que celui d'une cachette temporaire. La question n'est pas tant que l'homme dans un avion n'arrive pas à repositionner sa valise correctement (selon la norme) afin de caser celle-ci, et qu'elle rentre sans avoir besoin de forcer, elle est plutôt dans l'impossibilité de concevoir et reconcevoir les espaces selon ses gestes, sa vision (qu'elle soit plus ou moins précise) Évidemment, un avion ne permet aucune différence.

Le design serait-elle une cause perdue, face à une norme sociale et la demande d'efficacité... Il y a de l'invention chez l'animal, et peut-être un esprit design ?

Cette question pragmatique des accès est similaire à ma façon de penser, une façon divergente. Il y a des situations, des choses, des formes, des textes, des habitus, enfin, il y a des choses qui se présentent quotidiennement à nous où que l'on soit, d'où que l'on vienne et lorsqu'elles ne sont pas pensées, ces choses, elles ne sont pas vues. Et on peut se trouver être moqué, ou filmé à son insu, car on ne fait pas les choses comme il faudrait, pire, au yeux de tous, de la norme, cela fait la démonstration d'une déficience. "Être comme tout le monde" (le "je suis un président normal") devient la loi de l'indifférence et de l'exclusion. Mais si, les choses, nous les pensons, nous les voyons, nous pouvons remettre en question leurs fondements, leurs structures, leurs contextes et tout signal observé ou bien appréhendé, par la main, l'esprit, être dans un mouvement de création. Je pense : en un éclair, il y a des choses qui deviennent visibles, mais demeurent invisibles pour d'autres. Sans que je n'ai besoin d'ailleurs d'y penser je vois à travers l'espace, à travers la norme. Cette façon de voir ou de ressentir, de se positionner, peut demeurer donc farfelue pour la norme, les choses pensées pour la norme, ou invisible et passer complètement inaperçue, le plus souvent. Ainsi, l'animal est un excellent compagnon de vie, car, l’interaction, elle, est bien visible, même dans la plus belle discrétion et de son paisible repos.

Et puis, c'est toujours très amusant de voir une personne un peu décalée faire quelque chose ou voir quelque chose différemment, penser autrement, parfois un humour très particulier en découle, et lorsque l'attention est au rendez-vous, avec gentillesse, la différence est intégrée, elle devient nécessaire à une société qui oublie de penser, et l'acceptation de la participation, avec chacune des différences, devient un pari, mais ce n'est parfois pas très difficile à réaliser. Il faut agrandir sa surface de connaissance, et approfondir dans celle-ci, un sujet, c'est-à-dire, retrouver le goût, se passionner, regarder le monde avec d'autres sensations par la qualité de comprendre et changer de place. Se tromper, recommencer, tester, améliorer, se tromper, s'excuser, prendre conseil, ajuster, parfaire, oser...
On ne devient pas professeure par hasard, dans la création.


Animal Par kiwaïda at 16:46

24/11/2018

м℮мóґїα

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Algumas coisa que queria aconteceu :
Quando eu era pequena a minha avó explicou-me com palavras simples…
a dificuldade de falar e escrever… mais a linda expressão de o saber chorar

Uma fotografia concebida por meu pai e enviou por minha mãe, no primeiro plano, minha avó paterna, a palhaça

Sónia sohna

Süße Gedanken an die schöne Elizabeth

As emoções não são iguais, umas são ruins, outras boas. A tristeza está caracterizada como uma emoção negativa em nossa sociedade. Um dos sinais de tristeza melhor identificados por nós é quando choramos. Porém, nem sempre o choro é acompanhado de uma emoção ruim. Muitas vezes as pessoas choram de alegria. O casamento de uma filha, o nascimento do sobrinho, do neto, uma apresentação da filha na escola podem nos despertar muita alegria e podemos chorar por isso. Algumas pessoas têm maior sensibilidade para algumas emoções e muitas delas choram por qualquer coisa. Uma expressão muito conhecida e que a pessoa se caracteriza é “sou uma manteiga derretida, choro por qualquer coisa”. Tem pessoas que tendem a chorar com mais facilidade e isso não é um defeito; ela só é mais sensível naturalmente para lidar com algumas emoções que a situação desperta. A pessoa que nunca foi de chorar à toa provavelmente está apresentando outros sintomas que podem estar sinalizando que está com depressão e não está se dando conta. Nunca quis alguém que me dissesse: “Ei, não chora... Não vale a pena chorar!” Que bom que encontrei alguém pra me dizer: “Pode chorar, eu estou aqui com você!".

"Creio no riso e nas lágrimas como antídotos contra o ódio e o terror"

(Charles Chaplin)


Enseignement Par kiwaïda at 18:07

22/11/2018

ø ḟґαηḉ℮﹩iṧм☺

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“Com este labor e este pranto dos pobres, meu Príncipe, se edifica a abundância da Cidade ! Ei‑la agora coberta de moradas em que eles se não abrigam ; armazenada de estofos, com que eles se não agasalham ; abarrotada de alimentos, com que eles se não saciam ! Para eles só a neve, quando a neve cai e entorpece e sepulta as criancinhas aninhadas pelos bancos des praças ou sob os arcos das pontes de Paris... A neve cai, muda e branca na treva ; as criancinhas gelam nos seus trapos ; e a polícia, em torno, ronda atenta para que não seja perturbado o tépido sono daqueles que amam a neve, para patinar nos lagos do Bosque de Bolonha com peliças de três mil francos. Mas quê, meu Jacinto ! A tua Civilização reclama insaciavelmente regalos e pompas, que só obterá, nesta amarga desarmonia social, se o Capital der ao Trabalho, por cada arquejante esforço, uma migalha ratinhada.”

...pour prix de chacun de ses pénibles efforts, un maigre croûton âprement marchandé...

"Os franceses nunca foram poetas, e a expressão natural do gênio francês é a prosa. Sem profunda, religiosa, ardente emoção, não há poesia; e a França não se comove, permanecendo sempre num razoável equilíbrio de sentimento e de razão, bem senhora da sua clara inteligência."


“Quatro quintos da França desejaram, aplaudiram a sentença. A França nunca foi, na realidade, uma exaltada de Justiça, nem mesmo uma amiga dos oprimidos. Esses sentimentos de alto humanismo pertenceram sempre e unicamente a uma élite, que os tinha, parte por espírito jurídico, parte por um fundo inconsciente de idealismo evangélico. Não nego que, aí por 1848, essa élite conseguiu propagar o seu sentimento na larga burguesia, sensibilizada, amolecida desde 1830 pela educação Romântica. Mas logo, com o Império, a França se recuperou, regressou à sua natureza natural, e recomeçou a ser como sempre, a Nação videira, formigueira, egoísta, seca, cúpida. Devia talvez acrescentar cruel – porque de facto todas as grandes crueldades da História Moderna, desde a guerra dos Albigenses até às Matanças de Setembro, têm sido cometidas pela França. O seu pretendido Humanitarismo e Messianismo do Amor Social é una mera réclame, montada pela Literatura romântica – que já fazia rugir de furor o velho e vidente Carlisle. E o processo de Rennes provou que a mesma Bondade, a bondade individual, é nela rara, ou tão frouxa, que se some, apenas a França, por um momento, se constitui em multidão. Em nenhuma outra nação se encontraria uma tão larga massa de povo para unanimemente desejar a condenação de um inocente (que sentia inocente) e voltar as costas, ou mesmo ladrar injúrias, à sua longa agonia.”

..Dans aucune autre nation on n’aurait trouvé une aussi grande masse de gens pour désirer unanimement la condamnation d’un innocent (qu’elle sentait innocent) et tourner le dos, ou même aboyer des injures, devant sa longue agonie...


Textos : José Maria de Eça de Queirós
Photografías : Sónia Marquès


Littérature Par kiwaïda at 22:19

19/11/2018

ṧαη﹩ ¢ґїεя ℊαяℯ

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gare

, s  


      nf  
      interj  
1    holà, précaution, doucement, attention  
[antonyme]   distraction, absence  
      nf  
2    terminus, embarcadère, aéroport, halte, station, aérogare, terminal  
[antonyme]   marche 



Que vois-je ? Une belle gare, celle d'où je pars, celle où je reviens. Une dizaine d'années avant d'habiter à Limoges j'avais passé des vacances en Creuse (juste un week-end) pendant des mois à travailler pour des plantes vertes (une start up) en virtuel et pour 6 pays différents avec un directeur d'une vingtaine d'années, plus jeune que moi. Je m'étais octroyée ces jours pour rejoindre mon conjoint qui passait ses vacances chez ses parents, ils avaient loué un gîte en Creuse. Il ne travaillait pas et passait du bon temps en famille, tandis que moi je me devais de gagner ma vie, payer mon loyer, et louper quasiment toutes mes vacances, d'autant plus que mes parents, eux partaient dans un autre pays très loin, et donc, c'était encore plus coûteux, en déplacement, en énergie et impossible de se reposer au final, donc je ne retournais pas revoir une partie de ma famille, car rien ne me garantissait d'avenir, j'avais tout à entreprendre par mes seuls moyens (et mon petit sac à dos magique). Drôle de vies. C'était bien plus confortable, encore en ce temps, d'être à la place de l'homme, mais tellement plus émancipateur d'être à la place d'une jeune femme qui aime découvrir, et toujours. On doit laisser bien des bagages en route, pour partir léger. Tant de gares, tant de fois et si légèrement, l'oiseau. J'ai des photographies de moi qui courre attraper mon train à cette gare de Limoges avec mon sac à dos, le même que j'ai encore et qui m'a servi à aller au Canada effectuer mes études. Oui, on n'a pas besoin de beaucoup de choses pour voyager, comment était-ce possible ? L'une de ces photos est surprenante car c'est la belle-mère d'alors, photographe, qui l'a prise à mon insu, je me vois de dos (la photographe prend en photo mon dos), en jupe couleur amande, si consciencieuse et pourtant, personne ne voyait que c'était une femme d'affaire qui portait ce sac espagnol sportif. Apparences trompeuses, souvent, puissant caméléon. Au dos et moi devant cette gare, au départ. Je vois qu'elle ne prenait pas de vacances cette jeune femme et pourtant son diplôme s'intitulait : "Les grandes vacances", car sa vie ne serait plus que des grandes vacances, telle fut sa devise, mais des vacances pas comme les autres. Le mot "vacant" fut un mot très étudié à cette période, je pense qu'il reste d'actualité. Et c'est la gare splendide en décor qui surplombe sa course figée par la photographie. Je vois donc ce dos, je courre aussi derrière elle, mais je ne la vois pas, elle va trop vite.

Quand on part, est-ce que l'on perd toujours sa place ? Quand on part, est-ce que l'on oublie d'où l'on partait ? Les liens affectueusement construits laissent toujours de la place dans le cœur et mesurent assez bien la distance parcourue, c'est un effet élastique et transgénérationnel. Les gares peuvent faire partie de notre patrimoine, et les distances de notre amour pour l'autre, et pour l'ailleurs, du patrimoine qui nous situe le mieux.

Cette gare, je la retrouve plus tard, et là j'ai eu le temps de bien l'observer. J'ai assisté au début de mon installation, à des conférences sur Roger Gonthier (de Périgueux !), l'architecte de la Compagnie des chemins de fer Paris-Orléans. Cela m'a ouvert sur la cartographie de la ville où j'allais emménager. J'étais parmi des têtes grises et blanches à ces conférences et j'ai ainsi mieux saisi comment se construisait toute la ville. Passionnant. J'étais alors une tête grise aussi, mais d'un jeune âge. Une résidence qui dure, un point de repère que j'ai fixé sur une carte, au centre d'un pays.

Point de déplacement sans repère ? Point de repère sans déplacement.

Architecte parisien, licencié en droit, Roger Gonthier (1884-1978) est le fils d’Henri Gonthier, architecte-inspecteur des bâtiments de la Compagnie des chemins de fer Paris-Orléans. Lui même architecte de la Compagnie du Paris-Orléans, il réalise à Limoges en 1919, un pavillon frigorifi- que à viande dans le quartier du Verdurier, ainsi qu’en 1941 l’abattoir municipal (actuellement entrepôt municipal), sis 15 avenue de l’Abattoir. Seuls subsistent de cette construction les bureaux aujourd’hui désaffectés : le bâtiment fut très largement modifié en 1968 par l’architecte Henri Coussy. Roger Gonthier est également l’auteur de la cité des Coutures et de la cité-jardin de Beaublanc.




 



La gare des Bénédictins, monumentale, est construi- te au-dessus des voies sur une platforme en béton armé, ce qui permet de conserver le réseau des voies ferrées existantes. L’ossature de béton armé et d’acier est masquée par un habillage de pierre et de roches calcaires qui portent les ouvrages décoratifs. La silhouette générale du bâtiment est recon- naissable avec son campanile, qui culmine à 57 m de hauteur, et son grand dôme (31 m) qui surmonte la coupole. Le programme décoratif est en grande partie dû à Henri-Frédéric Varenne, les verrières du hall sont de l’atelier de Francis Chigot. La façade principale rappelle aux voyageurs l’importance des arts du feu à Limoges : deux allégories féminines, aux dimensions monumentales, représentent la porcelaine et l’émail. Les écoinçons de l’arc du portail d’entrée portent deux divinités romaines : Cérès, la déesse de l’agriculture, et Mercure, le dieu des voyageurs. La façade nord propose, elle aussi, une représentation de Mercure : la tête du dieu ro- main surplombe le monogramme « PO » de la Com- pagnie du Paris-Orléans. A l’ouest, on découvre, dans les tympans des fenêtres du cinquième niveau, les armes des principales villes du réseau ferroviaire : Limoges, Orléans, Toulouse, Montauban, Agen, Périgueux, Blois, Bourges, Poitiers, Bordeaux et Tours. La façade orientale, peu décorée, présente le blason de la ville de Paris et celui de la ville de Limoges. L’immense hall, de près de 4 000 m2, frappe tout d’abord par son décor de verre dû à Francis Chigot. Ce dernier a privilégié, dans une composition de bandes horizontales ou verticales, un décor de feuillages, rappelant la végétation du Limousin : le chêne et le châtaignier. Henri Varenne est l’auteur des décors de stuc qui habillent l’intérieur du hall. Il propose dans les écoinçons de la coupole quatre allégories féminines représentant le Limousin, la Touraine, la Gascogne et la Bretagne.




(Photographies © Sonia Marques)

Je m'interrogeais sur l'antonyme de "gare" :

DISTRACTION, ABSCENCE

et aussi sur la définition :

DOUCEMENT, ATTENTION

Sans crier gare, j'ai effectué une bonne marche arrière dans mon parcours, sans écraser personne, car j'avais oublié de prendre quelques bagages émotionnels, heureuse de ne plus être cette femme d'affaire et réserver mon sac à dos pour mes grignotages de balades, en marche avant, avec attention et doucement.



Philosophie Par kiwaïda at 13:50

17/11/2018

♭℮αʊ⊥ḯƒʊℓ ʟiƒℯ

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Que la vie est pleine de surprise, du genre aux plumes, du vilain petit canard nommé ainsi par la norme aux beautés spectaculaires des femelles et des mâles aux couleurs distinctes, les éclectiques sont magnifiques ! De petits pinceaux magiques en devenir, de longs tubes qui cachent leurs secrets. N'être un mâle ou n'être qu'une femelle, mais naître au monde et déjà savoir être, avec ses pinceaux secrets. Tout un art volatil... Rêves réalités. La vie et la mort liées par la même inconnue. Infinie.


Animal Par kiwaïda at 18:19

15/11/2018

¢ʟ☺ẘη тяḯ﹩⊥℮

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C'est parti !

Elle pense avec des pinceaux ?

Olala qu'est-ce qu'elle fait ?

La nuit est tombée... je vais me coucher...

(Photographies © Barnabé l'impatient)

Art Par kiwaïda at 19:29

11/11/2018

¢α﹩ṧℯ➸⊥ê⊥℮

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La gare de Paris-Montparnasse fait l'objet d'un important chantier de réhabilitation, amorcé en septembre 2017 et devant être livré en novembre 2020.

En passant, cette peinture murale de Vasarely était encore plus visible dans ce chantier. Il y a très longtemps que je n'étais pas passée par cette gare. Pourtant, pendant 9 années, quasiment toutes les semaines, je prenais le TGV, pour aller à Angers, depuis Paris, en ayant pris auparavant le métro. Je n'appréciais pas ces trajets car ils étaient très difficiles, levée très tôt, ce périple pour donner des cours en école d'art m'a toujours semblé erroné. C'était parmi les hommes d'affaire en costume et attaché-case, que je m'asseyais pour atterrir à l'école d'art en passant par un parc. Autant dire que le matin, après tout ce périple, lorsque les étudiants n'étaient pas là, nous étions, les professeurs, particulièrement déçus, mais heureusement, cela n'arrivait pas souvent. Je prenais mes billets devant ce Vasarely, rapidement, vers les 7-8h du matin. Ces trajets, très coûteux, n'étaient pas défrayés par l'école d'art et pendant toutes ces années, avec l'hôtel à payer, j'ai vu mes économies partir en fumée. Un jour, je n'ai plus pu enseigner, je n'avais même pas assez pour payer mon loyer, ni vivre décemment.

Un jour j'ai dû arrêter et réfléchir comment habiter près de l'école où j'enseignais. J'ai passé un concours national puis j'ai été sélectionnée, après plusieurs épreuves (comme la première fois pour l'école angevine), sur dossier, puis en entretien, puis en exercice pédagogique, puis en épreuve de langue. J'ai déménagé à Limoges pour l'école d'art, en province. Je pensais poursuivre tout ce travail d'économie de vie, mais cela n'a pas été favorisé, j'avais déjà tant perdu, que la précarité m'a rattrapé à la moindre violence des écoles d'art, et il y en a, les directions ne sont pas à la hauteur des enjeux contemporains et de nos niveaux de vie, qui ont beaucoup changé en une vingtaine d'années, ainsi que nos apports en connaissances, nos recherches. Le savoir et sa transmission se sont transformés et l'économie de vie d'une professeure, une femme notamment n'a fait que régresser. Pour ma part, je me suis enrichie et j'ai un capital de savoirs que je ne peux transmettre, avec les pressions inutiles et les désorganisations des études. Il y a une confusion entre capital du savoir et marchandisation de la culture, qui est devenue prioritaire (le marché de l'art, la publicité et la communication, la vente, l'image) bien avant l'apprentissage artistique et le développement d'un esprit critique et de sa pensée. Je ne corresponds plus aux attendus, qui sont ceux de la vente et des intérêts marchands, des séductions aux mécénats et aux maires, pour obtenir toujours plus d'argent. Et cette répartition des crédits, reste, de mon point de vue, très inégalitaire. Ce qui fait qu'une personne comme moi, née en banlieue du 93, ne pourra plus étudier dans des écoles d'art supérieures, ni y enseigner, ni devenir artiste. Les accès se sont fermés, et la politique et la tendance aux lois des extrêmes gagnent des voix. J'ai toujours pensé que l'enseignement échapperait à ces pressions, mais c'était sans compter sur la domination du riche sur le pauvre. Même en école d'art, on déteste les plus pauvres, il y a une confusion entre ce capital des savoirs et celui de l'argent, et, je pense que c'est ce qui désolidarise tous les artistes et les enseignants entre eux. Je mesure la perte, mais cette mesure a consolidé mes valeurs. Le fossé s'est agrandi, entre ce que l'on communique et la réalité, ce qui fait disjoncter le sens et la capacité des individus à s'adapter (c'est impossible) L'état se structure en particulier a réaliser des rapports et administrer les institutions mais ne sont pas habilités à résoudre notre situation. D'ailleurs, le ministère de la culture, est surtout celui de la communication. La pression est telle, que les fonctionnaires doivent communiquer à l'excès et donner une image attractive, même si bordélique à souhait. Et ces mêmes fonctionnaires sont à bout, décadrés, recadrés, déplacés, à toujours vernir et exposer, alors que la pensée s'est effritée, beaucoup de dispersion. Il n'y a pas là d'économie, mais bien des dépenses très mal calculées, et jamais en faveur des plus pauvres, mêmes si ceux-ci, ont acquis un capital des savoirs conséquent et une capacité d’adaptation exceptionnels. Ces atouts ne sont pas prioritaires, ces êtres humains sont exclus du partage et de leurs propres productions : leurs réflexions, leurs capacités à rendre intelligent et à cartographier les migrations, ces voyages du savoir, sont amenées à être pillées et eux, à se déplacer et réduire leurs moyens d'action, leurs pouvoirs en toutes matière. La définition des patrimoines même serait à reconsidérer, à repenser, avec ces capacités à faire sens, le plus souvent, en déplacement et non, dans l'empilement, la collection. La mobilité est niée, mais en même temps elle devient un ordre dès que s'installe l'intelligence et qu'elle fédère de nouvelles forces créatives.

En passant je voyais ce mur et je voyais tout cela. Aussi avais-je pris un petit-déjeuner sous l'autre Vasarely, avec Jean-Luc Vilmouth, un artiste décédé depuis, lui aussi fut enseignant en école d'art, longtemps, car nous nous étions rencontrés par hasard un matin, avant que je prenne ce TGV pour mes cours angevins dans le métro et que celui-ci était tombé en panne. Peut-être une dizaine d'années que je ne l'avais vu, il venait de faire des examens médicaux à jeun, moi je ratais ma journée entière, car les transports étaient, très certainement encore en grève. Sous ce Vasarely, nous avons pris un petit-déjeuner, le seul et le dernier, sans aucun doute. Je revenais le vendredi soir, avec mes collègues très fatigués, dans cette même gare, et là seulement, nous prenions des lignes de métro différentes, nous nous séparions rejoindre nos logements, mais nous n'arrivions pas à réfléchir, tellement notre séjour à enseigner fut intense et nous avait pris tout notre cerveau. Il me fallait un week-end pour m'en remettre, autant dire, je n'avais pas le temps de profiter de celui-ci. Jeune, on peut le faire des années, et puis à un moment, on s’aperçoit que ces années nous on fait perdre beaucoup de temps, aux amis, à la famille, et si c'était le cas à le réserver à accompagner ses enfants, mais en général, peu ont des enfants. Alors cette gare me rappelle tout cela. Un jour, je me suis trompée, un matin, en 9 années, c'est pas beaucoup, je n'ai d'ailleurs jamais été en arrêt maladie, pour une gastro peut-être, un jour, j'ai pris le train d'en face et j'ai atterri à Rennes. J'avais une collègue architecte, qui avait fait ces trajets depuis de très longues années, elle avait eu ce sourire, car cela lui était arrivé tant de fois, elle était si fatiguée. Elle s'allongeait sur les banquettes du TGV, pour dormir avant d'aller enseigner à Angers. Parfois j'étais déjà installée, le TGV démarrait et je la voyais courir sur le quai, venant de le rater et tapant sur la coque du train, comme s'il allait s'arrêter. Un TGV, non. C'était touchant. Et puis, elle s'est arrêtée d'enseigner aussi. Et les trains continuent toujours, et il y a toujours des étudiants et très certainement, tous ont oublié ces professeurs, et les collègues aussi.

Cette journée était un casse-tête, je revenais d'un examen pour lequel je n'étais pas assez concentrée, pourtant j'adore résoudre, mais là, j'étais distraite, des mauvais mots m'accablaient et ils ne venaient pas de moi. Je me demande bien ce que sont devenus ces collègues angevins, je sais que beaucoup de celles et ceux que j'ai connus y enseignent encore. J'ai même été informée par hasard, d'une disparition, sur une revue d'architecture, d'un enseignant qui avait peut-être le même âge que moi et avec lequel j'avais fait un concert au Musée des Beaux-arts d'Angers, lui musicien nantais et moi compositrice, ce soir là, c'était des poésies pour le vernissage d'un collègue. Il enseignait dans cette école aussi. Je n'ai jamais vu d'hommage de cette école, je n'ai pas bien compris. En fait je ne comprends pas ces disparitions successives de collègues, sans qu'ils n'aient jamais atteins leurs retraite. Je pense que l'on croit, à tort, que ces métiers sont des sortes d'amusement, et surtout liés au divertissement (ce qu'est devenue la culture) et souvent que l'on est chanceux de le faire ou très bien payés. Sur ces malentendus, nous subissions un vrai décalage avec les étudiants, et aussi leur avenir et leur lancement dans la vie active - certaines, certains, comme moi étaient déjà dans la vie active - en étudiant, demeurent parfois sur les fondations d'un château de sable. Ils ne savent ni la réalité ni n'ont des rêves plus beaux pour anticiper et se solidariser un peu mieux. Car les formations demeurent très individualistes et compétitives, et je trouve cela contre-productif pour l'avenir. Rien ne peut en surgir qu'un vague égoïsme mis en vitrine et qui sert à la communication instituée. Apprendre à masquer.

La peinture, comme cet art optique, n'est qu'illusion et mascarade. J'aime beaucoup les formes géométriques. On pense organiser l'espace, avec des formes et des couleurs, des angles et des clairs et obscurs et puis ce n'est qu'un jeu. La vie continue.

Photographies Sonia Marques


Victor Vasarely, né Győző Vásárhelyi le 9 avril 1906 à Pécs et mort le 15 mars 1997 à Paris, est un plasticien hongrois, naturalisé français en 1961, du mouvement de l'art optique.


Art Par kiwaïda at 18:46

05/11/2018

ṔℰИÅ †ℜ∃✔ℑℕℭѦ

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Photographie Óscar Blanco

Solo hace falta tener interés por descubrir el cielo y observar las estrellas que se colocan ante la mirada. Y dejarse guiar por expertos en astronomía. Es lo que ofrece Astrotrevinca, las jornadas astronómicas que desde hace tres años organiza el Concello de A Veiga. (La voz de Galicia)

Pena Trevinca, avec une hauteur maximale de 2 127 mètres, est le point culminant de ce massif qui compte également d’autres montagnes importantes, telles que Pena Negra (2 121 mètres) ou Pena Surbia (2 095 mètres). Cette zone fait partie du réseau Natura 2000 et constitue un site d'importance communautaire (SIC), ainsi qu'une zone de protection spéciale pour les oiseaux (ZEPA). Le territoire protégé couvre une vaste superficie de près de 25 000 hectares situés dans les limites provinciales d'Ourense avec les villes de León et Zamora, dont la majeure partie est située dans la municipalité d'A Veiga et de Carballeda de Valdeorras. Paradis pour les sports nautiques, tels que le kayak, le paddle surf ou la natation, qui trouvent leurs paysages naturels dans le réservoir de Prada, ainsi qu'un territoire riche en culture, en gastronomie et en une riche ethnographie, un morceau de Galice préservé, résultat d’un enchantement...

Photographie Millán Dasairas

Photographie Emilio Blanco López

Photographie de la Revista Oxígeno

Paysage Par kiwaïda at 14:29

01/11/2018

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Canyon du fleuve sil à Orense, Galice, Espagne

Ceux qui vivent au milieu des pierres

Le Sil est un affluent du Minho en Galice, dans le nord-ouest de l'Espagne. Le Sil est long de 225 km, et est à leur jonction à Os Peares, plus important que lui tant par sa longueur que par son débit. La principale localité arrosée par le Sil est Ponferrada. Un peu de voyage, je prends le fleuve Sil, je pars dans la montagne, en Galice, en Espagne, voir mes arrières grands-parents maternels... Les premiers d'une recherche généalogique passionnante, je vais voyager, et il y a du pain sur la plancha !

<3


Il sont beaux, ce sont les parents de ma grand-mère maternelle, espagnols... Je m'arrête dans cette ville Orense :

    

Cité de l'or

Orense est un nœud de communication entre Madrid et la côte galicienne (Vigo, Pontevedra, La Corogne). Elle est une étape du chemin de Saint-Jacques, sur l'itinéraire qui vient d'Andalousie appelé Ruta da Prata. Réputée pour ses sources d'eau chaude connues depuis l'Antiquité. Baptisée par les Romains la « cité de l'or » (Auriense) à cause de l'abondance de ce métal, elle fut une importante cité de la province romaine d'Hispania jusqu'à ce que ses réserves d'or s'épuisent. Ancienne cité romaine et capitale des Suèves (VIe et VIIe siècles.), elle a été détruite par les Maures en 716. Elle a été reconstruite plus tard par Alphonse III des Asturies aux environs de 877. Les raids Vikings, ainsi que des attaques du chef de guerre arabe Al-Mansour, ont mis à mal la ville à plusieurs reprises. Ce n'est que sous Sanche II de Castille et sa sœur Elvira, dame de Toro, que la ville a été réinstallée au cours du XIe siècle. C'est au XIIe siècle qu'Ourense est devenue un important centre de services.

Les suèves :

Les Suèves (Suevi ou Suebi en latin) sont un groupe de peuples germaniques. Un fort contingent de Suèves suit le parti politique des Vandales qui franchissent le Rhin gelé en 406 pour traverser la Gaule de part en part vers les terres méditerranéennes. Les armées itinérantes sont refoulées dans la péninsule Ibérique. Elles se querellent pour la suprématie ; le parti Suève est écrasé par les Vandales à Mérida en 428-429. Les Suèves indésirables sont pourchassés et s'enfuient vers le nord-ouest de l'Espagne, trouvant des hôtes amicaux dans la forêt de Galice. Il semble que les Suèves pourtant germanisés n'aient pas perdu la langue et les rituels celtiques, facilitant leurs assimilations aux populations celtibères autochtones. Mieux, ils en deviennent indélogeables et lancent des expéditions guerrières réussies en Lusitanie et en Bétique. Le roi suève Réchiaire adopte la religion chrétienne du peuple galicien vers 448. Son royaume stable est toléré par les souverains wisigoths avant d'être annexé en 585. Il constitue le premier jalon du royaume de Vieille-Galice, à l'origine du Portugal.

Les vikings en Galice :

A presenza de viquingos en Galicia tivo lugar entre os séculos IX e XII, cando estes deviran unha potencia naval e militar, lanzando expedicións de saqueo e conquista polo océano Atlántico e subindo polo leito dos ríos até as cidades que pretendían saquear. Así chegaron até o mar Mediterráneo, e no camiño estaba Galicia.

Les Vikings sont des guerriers, navigateurs, pillards et commerçants venant de Scandinavie, qui se répandent en Europe occidentale à partir du VIIIe siècle. Ils s'implantent successivement dans différentes régions, en commençant par des raids le long des côtes et en remontant les fleuves. Ils s'installent ainsi dans ce qui devient la Normandie, un puissant duché qui leur sert de nouvelle base de départ pour continuer leur expansion. Ils sont à la fois Vikings par leur origine et Normands par ce nouvel État. Ayant comme nouvel objectif la Méditerranée, ils longent la Galice et ils y mènent de nombreux raids.

Les celtes :

A la pointe nord-ouest de l’Espagne, la Galice est une des régions les plus sauvages d’Espagne. Tandis que la côte, relativement peuplée, alterne falaises et rias bourrées de charme, le centre de la région est montagneux est désert.

Celtique, romantique, mystérieuse, la Galice est une région forte où sont nées des femmes de caractère qui ont marqué l’histoire de l’Espagne. Ici en Galice, une femme, inconnue éclaire le monde.

La Galice, région océanique du Nord-Ouest de l'Espagne est le septième pays celte. Les paysages de collines vertes, de rias profondes, de maisons dispersées aux toits d'ardoises, de croix au carrefour des chemins, ce peuple pendant longtemps marin ou paysan, conservateur et croyant rappellent bien d'autres pays celtiques.
Le caractère celtique de la Galice est fréquemment remis en cause. La grande majorité des 2 700 000 Galiciens parlent une langue latine proche du portugais. Le caractère celtique du peuplement de la Galice pendant l'Antiquité a parfois été contesté. Pourtant l'attachement des Galiciens à leurs racines celtiques ne se dément pas. Il s'appuie sur les traces celtiques dans la langue galicienne, des légendes comme celle de Bréogan suggérant des liens avec l'Irlande et la Bretagne, des traditions populaires et le souvenir d'une colonisation de certaines terres par les Bretons insulaires autour de l'évêque Maheloc. L'existence de nombreux villages nommés "bretoña", des découvertes archéologiques et jusqu'au goût des Galiciens pour la gaita, la cornemuse locale, les rapprochent des autres nations celtiques.
L'enjeu dépasse la simple affirmation d'un droit à la différence dans la Péninsule ibérique. Aujourd'hui, dans le cadre décentralisé de l'Espagne, la Galice est une région disposant de son drapeau, de son gouvernement et de son assemblée, la Xunta. Sa population n'émigre plus. Moins agricole qu'autrefois, elle se consacre davantage aux services et à la petite industrie. Les liens économiques avec les autres régions atlantiques, notamment celtiques se mettent en place. Cette volonté de renouer des liens tant économiques que culturels est bien revigorante pour l'ensemble de la communauté celtique.

Proches des bretons, de l'Écosse, de l'Irlande... (Galice : la part celte de l'Espagne)

Les Maures :

La Galice est une terre d’accueil. Elle est envahie par toutes sortes d’aliens depuis l’Antiquité. Les premiers écrits dont nous ayons connaissance font référence aux Kallaikois, un terme qui désigne quelque chose comme “ceux qui vivent au milieu des pierres”. Des Celtes s’installèrent en Galice, puis des Romains, qui baptisèrent la région Gallaecia, mais aussi des Bretons de Maeloc. A leur tour, les Suèves arrivèrent [qui y fondèrent un royaume au Ve siècle] et “ils déposèrent l’épée et s’emparèrent de la charrue”, pour reprendre la phrase de l’historien Sánchez Albornoz. Puis ils furent chassés par les Wisigoths. Il y eut aussi une succession de juifs, de musulmans, de Gitans et d’immigrés de la Maragatería [province de León, proche de la Galice]. Au XVIIIe siècle, les Catalans relancèrent la pêche et les Basques le tannage. Mais l’alien le plus célèbre reste incontestablement l’apôtre saint Jacques. La découverte de son tombeau a donné naissance au tourisme religieux : elle est à l’origine de la première grande route touristique, le chemin de Compostelle. Le tombeau fut découvert par un certain Paio, il y a plus de mille ans, et non par l’actuel président de la communauté autonome [Manuel Fraga Iribarne], comme certains le croient. Des siècles durant, la Galice fut ce que l’on appelle aujourd’hui un centre cosmopolite. Des Francs, des Génois, des Flamands et des Provençaux venaient en pèlerinage, certains s’y installaient. Le premier texte en galicien dont nous disposons est un poème d’amour composé par l’auteur provençal Rimbaud de Vaqueiras. Quand saint Jacques fut décapité par les autorités romaines, l’Espagne en fit son patron et le proclama capitaine matamoros [tueur de Maures]. Aussi étonnant que cela puisse paraître, on dit que “les Galiciens ne se reconnaissent pas dans leurs gracieux ancêtres”. Ce sont les Maures qui auraient habité les castros (villages celtes fortifiés datant de l’époque préromaine).

La Galice est morriña

Le Galicien est cyclothymique, il alterne entre états euphoriques et dépressifs, un peu comme les guerriers celtes, dont on disait qu’ils étaient à la fois enthousiastes au combat et enclins au découragement. La Galice est morriña, ou mélancolie. Tengo morriña, je suis mélancolique, nostalgique. Morriña est un terme que nous avons exporté et qui figure dans de nombreux dictionnaires, comme celui de l’Académie royale espagnole ou le Collins anglais. Ce mot, je vous l’offre pour que vous le diffusiez sur votre planète. Mais attention, employez-le à bon escient. Il évoque le regret, la nostalgie, la mélancolie. On l’utilise souvent pour parler d’une histoire douloureuse, comme la perte ou le départ d’un proche. La morriña est à la Galice ce que la morna est au Cap-Vert ou ce que la saudade est au fado portugais. Mais employez ce terme avec prudence, il a valu aux Galiciens la réputation de peuple triste. De plus, c’est un mot passe-partout, susceptible d’apparaître dans un discours politique ou d’être utilisé à propos d’un mal de dents.
Le dictateur Franco était galicien, Pablo Iglesias, le fondateur du socialisme espagnol, et Ricardo Mella, celui de l’anarchisme, aussi.
Deux autres personnages ont à tout jamais marqué l’histoire de la Galice. Tout d’abord, il y a Rosalía de Castro, qui incarne une mélancolie active et protestataire. La poétesse dénonçait “ceux qui, sans raison ni motif, nous déprécient” - le Galicien est en quelque sorte le “nègre” de l’Espagne.

(article 2004, courrier International)

Rosalía de Castro : À 19 ans elle part à Madrid, écrit la première série de Poèmes Flores, en espagnol, d'inspiration romantique. Puis elle rencontre et se marie avec le journaliste et intellectuel connu Manuel Martínez Murguía qui l'introduit dans le monde, l'encourage à écrire, à publier. Elle écrira en galicien.
Deux malheurs successifs, la mort de sa mère adorée et celle d'un enfant d'un an, la plongent dans une douleur immense. Elle écrira des poèmes déchirants.

 Negra sombra Rosalía de Castro
 
Cuando pienso que te fuiste,
negra sombra que me asombras,
a los pies de mis cabezales,
tornas haciéndome mofa.

Quand je pense que tu es partie,
ombre noire qui m'inquiètes,
à mon chevet,
tu reviens te moquer de moi.

Cuando imagino que te has ido,
en el mismo sol te me muestras,
y eres la estrella que brilla,
y eres el viento que zumba.

Quand j'imagine que tu t'en es allée,
en plein soleil tu te montres,
et tu es l'étoile qui brille,
et tu es le vent qui bruit. 

Si cantan, eres tú que cantas,
si lloran, eres tú que lloras,
y eres el murmullo del río
y eres la noche y eres la aurora.

S'ils chantent, c'est toi qui chantes,
s'ils pleurent, c'est toi qui pleures,
et tu es le murmure du ruisseau,
et tu es la nuit et l'aurore.

En todo estás y tú eres todo,
para mí y en mi misma moras,
ni me abandonarás nunca
sombra que siempre me asombras.

Tu es en tout et tu es tout,
pour moi et en moi tu vis,
jamais tu ne m'abandonneras
ombre qui toujours m'inquiètes. 

Par Luz Cazal

Carnaval :

C’est un des carnavals les plus traditionnels de Galice. Rites et personnages ancestraux relatent le passé de ces fêtes irrévérencieuses qui commencent ici plusieurs semaines avant les grands jours du carnaval, avec quatre Vendredi de « Folión » (pagaille). A Laza, le Carnaval se déroule entre la place da Picota, centre névralgique des actes du Carnaval, et les bars, assaillis par les jeunes de la ville qui créent une ambiance festive avec leurs virées autour d’un bon déjeuner, du vin, de la liqueur de café et les typiques eaux de vie galicienne. Les “peliqueiros” (personnage principaux  du carnaval), armés de zamarras (une espèce de fouet, avec un manche en bois travaillé) avec six « sonnailles » à la ceinture, sont les personnages phare du carnaval et ils attirent l’attention à cause de leur tenue à la foi particulière et impeccable qui peut peser jusqu’à quinze kilos et leurs masques démoniaques ornés d’images animalières. Ils font leur apparition le Dimanche de Carnaval, après la messe. Ils parcourent la ville en groupe en imposant leurs lois. Les gens peuvent les insulter mais en aucun cas les toucher ni tacher leurs costumes. Un des jours les plus animés est le Lundi de Carnaval ou jour “Da Borralleira”, lorsque, le matin, a lieu la “Farrapada” (bataille de torchons enduits de boue) et la “Xitanada” (une procession de couples montés à dos d’ânes) et, l’après-midi, “La Morena” descend depuis la Cimadevila, un homme recouvert  d’une couverture coiffé d’une tête d’une vache qui se consacre à lever les jupes des femmes, aidé par sa suite lançant sur la foule de la place Da Picota une pluie de Fourmies vivantes, parfois mélangées avec du vinaigre et de la farine, pour les rendre plus enragées.

Voyages à suivre...


Enseignement Par kiwaïda at 16:42

30/10/2018

℃€ИÐℛ∃ϟ

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Un peu plus et nous n'étions plus de ce monde...

Asphyxiés par la négligence des autres, des cendres sous notre vie.
Le droit d'importuner l'autre, ici-bas à pris trop d'importance, au détriment de la vie.

 

Ma dernière sculpture...était noire, et cohabite avec mes gagas blanches...
Prémonitoire ? Elle m'a alertée... superbe oiseau noir cendré, figure de pierre et magicienne.
Halloween veille de la Toussaint, fête païenne célébrée dans la soirée du 31 octobre,
veille de la fête chrétienne de la Toussaint qui honore les saints, connus et inconnus...

Bonjour la vie <3 De retour les amis.

Fumer tue. Oublier les autres aussi.



Art Par kiwaïda at 17:23

29/10/2018

℃@ґḉαяá

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C'est un temps sans soleil... Souvenir


Paysage Par kiwaïda at 14:28

22/10/2018

ρїñαтαṧ

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Main de Bouddha (© Sculpture Sonia Marques - 2016) Photographies (© Kiwa & JD)

Être de nouveau mère et père, donner à manger, calfeutrer les fenêtres pour l'hiver, humidifier l'air, aspirer les poussières, assainir les espaces des bêtes et des intelligents, arroser les plantes, faire des photographies, bouger son corps, ramer, pédaler, nager, marcher, regarder les nuages, trouver un nouveau groupe d'amitié avec les mêmes passions, couper les cheveux de l'amoureux, rencontrer des mexicains, se réveiller par les rayons de soleil du matin, se laisser photographier, dormir sans entendre les rumeurs, contempler la cathédrale au sons des mariachis, retrouver ses sculptures, laver les plumes, enlever les poils, caresser les peurs, protéger les proies, réchauffer les cœurs, soigner le monde dans une main, attendre qu'il roucoule et se berce de vos chants, le suya-suya arrive et le bonheur avec.

Vacances Toussaint, Pépino angevino.


Art Par kiwaïda at 10:25

13/10/2018

Ṳℙ∀ℒÜϟ ℰℭḺ€ℭ✞Ṳ$

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OPALE

Une légende raconte que l'Éternel a changé en nuage magique une femme qui était convoitée par trois dieux. Le premier lui fit don de la couleur de l'azur afin de pouvoir la distinguer des autres nuages ; le deuxième la teinta de rouge ; quand au troisième il la para de la splendeur du soleil, l'Éternel la ramena alors sur terre sous la forme d'une opale.

L'opale est une pierre fine très spéciale et, contrairement aux autres minéraux, ses cristaux n'ont pas de forme particulière. Les lapidaires la taillent en cabochon afin de préserver ses jeux de lumières.

L'opale apparait dans des régions du monde très sèches. Lors de pluies, l'eau transporte de fines sphères de silice qui viennent s'accumuler dans des cavités rocheuses. Petit à petit ces sphères de silice s'organisent et s'assemblent entres elles pour former l'opale. Lorsque la lumière traverse l'opale, cette combinaison de sphères de silice et d'eau - l'opale peut être constituée jusqu'à 20% d'eau - vient créer des interférences lumineuses qui donnent à l'opale cet éclat multicolore arc-en-ciel.

Il n'existe pas deux opales identiques, chaque opale est unique avec son propre feu.

Couleur : Irisée, Multicolore, Bleu, Grise, Opalescence, Bleu fonce, Bleu clair, Orange, Jaune, Magenta, Rouge, Noire, Blanche, Violette, Bleu mauve, Rouge - magenta, Vert, Vert pomme, Vert clair, Vert fonce, Incolore

Elle ouvre l’esprit à la vie spirituelle et redonne de la vitalité aux personnes fatiguées. Elle calme et apaise, favorise l’amour et la tendresse. Elle a des profondeurs mystérieuses, donne de l’endurance et du courage, et rend… invisible.



Les couleurs de l’opale   :

Toute la splendeur de la nature est capturée dans la variété d’opales fines: du feu et des éclairs, toutes les couleurs de l’arc en ciel y sont représentées. Le gel de silice est incolore ou colore très légèrement. Les variétés incolores ou claires sont indiquées comme l’opale de verre ou opale de lait. Cependant, l’opale peut accepter des impuretés colorées de toutes sortes de couleurs sombres. Les incolores, transparentes, blanches, grises, bleues, vertes, rouges, orange, marron et noir se produisent rarement.

L’opale est inépuisable dans ses couleurs, ses motifs et sa diversité. Aucune autres pierres précieuses ne peuvent l’offrir. La valeur dépend de la fréquence des couleurs trouvées dans l’opale. La couleur la plus rare et la plus chère est le rouge. Surtout dans ses nuances. Si la couleur rouge attire l’œil, toutes les autres couleurs y sont représentées. A l’évaluation de l’opale, l’épaisseur de la couche d’opale, la beauté des dessins et des modèles, la taille et le poids sont aussi pris en considération.

Le responsable du jeu fantastique de couleurs est le gel de silice, causé par les phénomènes de fléchissement et d’interférence. Les perles de silices plus ou moins compactes ainsi disposées, réussissent à démonter la lumière dans la pierre précieuse en toutes les couleurs de l’arc-en – ciel, de manière toujours inédite. L’Opale avec une couleur de corps grise foncée ou noire montre le jeu des couleurs brillantes. L’opale cristal, qui vient sur l’échelle d’évaluation immédiatement après l’opale noire doit être transparente avec un jeu profond de couleurs. Les blanches où Milchopale montrent un jeu de couleurs plus diffus et sont le type d’opale la plus accessible.

L’opale, étant amorphe, n’est pas vraiment un minéral, mais un mineraloïde. Une des normes qui est acceptée scientifiquement définit qu’un minéral doit avoir une structure de cristal, ce que ne possède pas l’opale. Malgré ceci, pratiquement toutes les références scientifiques, y compris le système de Dana (classification des minéraux développée par James Dwight Dana), catégorisent l’opale avec l’ensemble des « vrais minéraux ».

Variétés d’opales


L’opale noble

“L’opale précieuse” projette des couleurs irisées quand elle est vue sous différents angles, quand la pierre est déplacée ou quand la source lumineuse est déplacée. Ce phénomène est connu comme un «jeu-de-couleurs”. L’opale précieuse peut projeter un certain nombre de couleurs comme jaune vif, orange, vert, bleu, rouge ou violet. Le jeu-de-couleurs est ce qui fait de l’opale une pierre précieuse populaire. La désirabilité de l’opale précieuse est basée sur l’intensité de la couleur, la diversité, l’uniformité, le modèle et la capacité à être vu de n’importe quel angle. L’opale précieuse est très rare et est trouvée dans un nombre limité d’emplacements dans le monde. L’opale la plus précieuse est extraite en Australie, des sources secondaires existent comme : le Mexique, le Brésil et les États-Unis. Le Canada, le Honduras, l’Indonésie, la Zambie, le Guatemala, la Pologne, le Pérou, la Nouvelle-Zélande et l’Éthiopie.

"Opale blanche"  

L'opale blanche, translucide ou semi-translucide, de couleur blanche ou claire, c'est la plus connue des opales précieuses avec ses jeux de lumières.

"Opale noire"    

L'opale noire, translucide ou opaque, de couleur noire ou sombre avec un jeu de lumières spécifique à chaque opale.

"Opale d'eau" 

L'opale d'eau, transparente ou semi-transparente, de couleur blanche ou claire, elle est connue pour ses jeux de lumières exceptionnels.

"Opale boulder"   


L'opale "boulder" qui vient d'Australie, est un morceau de roche taillé dans lequel se trouve des fines veines d'opales avec leurs jeux de couleurs. Le contraste entre la roche brute et les veines multicolores d'opales est saisissant.

“Opale de feu”

L’opale de feu est un terme utilisé pour l’opale translucide qui possède une couleur comme le feu de couleur vive, de fond jaune, orange ou rouge. Elle peut ou non présenter un «  jeu-de-couleurs ». Aussi connue sous le nom d'opale mexicaine.

Certaines personnes sont désorientées par le terme «opale de feu”. Quand ils entendent le mot «feu» ils pensent immédiatement des éclairs de couleur spectrale, connue comme “le feu” qui est produit par le diamant de qualité. Où, ils pensent aux éclairs de couleur spectrale, connu sous le nom «jeu-de-couleurs » qui est produite par l’opale précieuse. L’opale de feu pourrait exposer des éclairs de couleur, mais un tel affichage est généralement faible ou absent. L’opale de feu est simplement un spécimen d’opale avec une merveilleuse couleur semblable à un feu en arrière-plan. La couleur est ce qui définit la pierre.

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Multicolored rough opal specimen from Virgin Valley, Nevada, US

Histoire :

L'opale tient son nom du latin opalus synonyme de pierre précieuse pour les romains, en passant par le grec « opallios » qui désignerait les changements de couleur. Mais l'origine du mot viendrait du Sanskrit upala. Elle a été surnommée Pandora, Lumière du Monde ou encore Impératrice en l'honneur de l'opale de feu surnommée "Incendie de Troie" que Napoléon Ier avait offert à l'impératrice Joséphine de Beauharnais.

L'histoire de l'opale est riche, et de nombreux écrivains l'ont comparée à des volcans, des galaxies ou encore des feux d'artifices. Les Romains la considéraient comme la plus précieuse des gemmes car l'opale possède toutes les couleurs, les bédouins disaient qu'elle contenait les éclairs et tombait du ciel pendant les orages, les grecs croyaient que l'opale offrait à son porteur des dons de prophétie et l'immunisait contre la maladie et les européens l'ont longtemps considérée comme symbole d'espoir, de pureté et de vérité.

Autres légendes :

> Certains groupes aborigènes d’Australie ont une légende très poétique dans leur mythologie : le dieu créateur serait un jour descendu sur la Terre en glissant sur un arc –en-ciel. A peine aurait-il posé le pied au sol que toutes les pierres se seraient mises à scintiller, des mêmes couleurs que l’arc-en-ciel…
> Pour Pline l’Ancien, l’opale était merveilleuse car elle combinait les couleurs et qualités de toutes les autres pierres précieuses.
> On raconte que Marc Antoine rêvait d’acquérir la magnifique opale bleue d’un sénateur appelé Nonius, avec pour but de l’offrir à la belle Cléopâtre. Mais le sénateur en question, plutôt que de céder sa pierre, préféra choisir l’exil…
> En Inde l’opale est le symbole de la Trinité (Trimûrti) formée par le dieu créateur Brahma, le conservateur Vishnu et le destructeur Shiva.
> Elle a longtemps été considérée comme un porte-bonheur et présente dans les trésors des Cours européennes. Cette belle réputation fut un temps brisée par l’influence d’un roman du XIXe siècle écrit par l’Ecossais Walter Scott, dans lequel une princesse est accusée d’être démoniaque. Elle porte une opale sur le front et, au contact de l’eau bénite, la gemme perd toutes ses couleurs et la princesse est prise de douleurs… avant de disparaître, ne laissant derrière elle qu’une poignée de cendres.
> Les Grecs considéraient que l’opale était porteuse d’espoir et symbole de pureté. Elle avait la réputation d’accroître la clairvoyance, de rendre plus faciles la méditation et la réflexion, d’améliorer l’intuition.
> Aujourd’hui en lithothérapie, on continue d’attribuer ces vertus à l’opale. Elle calme et apaise, favorise l’amour et la tendresse, améliore la vie sentimentale des gémeaux et des verseaux. Elle ouvre l’esprit à la vie spirituelle et redonne de la vitalité aux personnes fatiguées.

Astrologie :
L’opale est la pierre de naissance des personnes nées en octobre. On l’associe à plusieurs signes astrologiques : verseau, gémeaux, poissons, cancer, vierge… en astrologie chinoise, c’est la pierre du Serpent : elle a des profondeurs mystérieuses, donne de l’endurance et du courage, et rend… invisible.
Anniversaires de mariage : Les noces d’opale désignent le 21e anniversaire de mariage.

Merci pour la découverte... Sérendipité de l'amoureux, entre-deux, à trois, à quatre, entre le Portugal, la Dordogne et Limoges, de recherche en recherche, afin de trouver la précieuse opale.
Et toutes les déconvenues, erreurs de parcours...

Internet Par kiwaïda at 16:23

07/10/2018

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Limoges (Photographie © Sonia Marques)

Les cotons blancs et grisâtres, en couches successives, les regardaient et s'étalaient pour ombrer leurs petits costumes. Épouvantails tous, puisqu'ils étaient disposés pour faire peur aux oiseaux, c'est d'ailleurs ainsi qu'ils étaient élus, parce qu'ils imitaient les épouvantes afin de protéger les champs, largement intoxiqués par toutes ces manipulations et ces marâtres si gentilles. Rien ne pouvait les culpabiliser, ils étaient tous si généreux de semer ainsi leurs graines, et si habiles à filmer leurs progénitures, afin de montrer à tous, qu'ils savaient créer. Seuls les nuages les regardaient. Tableaux mouvants sans peintre et sans aucune intention de le prouver. Un art sans trace et sans référent, divinement offert et sans atteinte à la pudeur. C'était un jour plein, aux éclaircies spectaculaires, aux savoirs illimités, tout était transparent et se présentait devant nous, passants mis à nu, les clés dans nos mains. À découvert, ils nous donnèrent la météo de demain.
Nous n'avions jamais été aussi proches des inepties philosophiques, des injonctions paradoxales, des circonvolutions du féminisme et de l’intelligence artificielle, puisque la mode trépasse, du désir fou de la délinquance au pouvoir, du jouir sans entrave et de son exposition.

- En quoi tout cela nous concerne-t-il ?
Adieux fumeurs de mots, de dates et de voyages, carriéristes décervelés, aux bonjours sournoisement avalés.
Au loin petits points noirs sur le chemin des rapetissements, en pointillé marchant sur les cendres de leur histoire.
Ce jour là. Passants sans nous voir.


Enseignement Par kiwaïda at 22:49

05/10/2018

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Photographies © Sonia Marques


Paysage Par kiwaïda at 12:05

02/10/2018

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Art Par kiwaïda at 12:05

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