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vendredi 20 novembre 2020

Ḱεηøʝυ@ḱ ∀ṧℌℯṽαḱ

Suis-je une autochtone d'une île imaginaire ? Oui assurément. Kenojuak Ashevak l'artiste inuit est venue m'apporter une réponse... tardive, dans la nuit :

"Oui tes dessins refusés venaient d'un autre monde, et ce monde là t'enseigne la bienvenue, reprends tes encres"

Encyclopédie du Canada (Bonjour Vancouver, j'ai étudié 6 mois là-bas <3 et ma mère à traversé l'atlantique pour venir me voir, 2 expositions... première fois que je prenais l'avion de ma vie, j'avais 24 ans)

Kenojuak Ashevak est peut-être la mieux connue des artistes inuits en raison de son fameux dessin The Enchanted Owl (1960), qui a été reproduit sur un timbre de la Société canadienne des postes. C’est la première femme à participer aux travaux du nouvel atelier de gravure installé à Cape Dorset. Kenojuak Ashevak, C.C., O.N., artiste (née le 3 octobre 1927 au camp Ikerrasak, Sud de l'île de Baffin, Territoire du Nord-Ouest; morte le 8 janvier 2013 à Cape Dorset, au Nunavut). Compagnon de l'Ordre du Canada et lauréate du Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques, Kenojuak Ashevak est peut-être la mieux connue des artistes inuits en raison de son fameux dessin The Enchanted Owl (1960), qui a été reproduit sur un timbre de la Société canadienne des postes. C’est la première femme à participer aux travaux du nouvel atelier de gravure installé à Cape Dorset. Kenojuak Ashevak est élevée en plein air, à la manière traditionnelle des chasseurs semi-nomadiques, vivant avec sa famille dans des igloos et des tentes de peaux. Atteinte de la tuberculose, elle est hospitalisée à l’hôpital Parc Savard, à Québec, de 1952 à 1955. Elle y rencontre Harold Pfeiffer, qui enseigne l’art et l’artisanat aux patients de l’hôpital pour leur permettre de meubler leur temps mais aussi de faire un peu d’argent grâce à la vente de leurs travaux organisée par l’hôpital. Lorsqu’elle retourne à Cape Dorset, James Houston, qui enseigne les techniques de gravure inuites et a fondé la West Baffin Eskimo Co-operative, l’encourage à continuer ses activités artistiques. Les travaux d’Ashevak attirent presque immédiatement l’attention du monde artistique. Sa première gravure, Rabbit Eating Seaweed (1958), par exemple, est incluse dans le catalogue et la collection de gravures de Cape Dorset. Les premiers dessins d’Ashevak se composent de formes simples et mettent souvent en scène des oiseaux et d’autres créatures qui se métamorphosent l’une dans l’autre. Son célèbre dessin, The Enchanted Owl (1960), reproduit sur un timbre-poste dans les années 1970 pour commémorer le centenaire des Territoires du Nord-Ouest, représente un hibou gris-bleu tacheté qui regarde l’observateur, avec de longues plumes en éventail au-dessus de sa tête et au bout de sa queue. Une eau-forte sans titre de 1962 représente des créatures élancées, sorte d’oiseau dédoublé au centre duquel surgissent une étoile et des visages humains. Une autre eau-forte de 1962 représente au premier plan une créature tachetée ressemblant à un phoque, sa queue montant se confondre avec le cou et la tête d’un oiseau, sa propre tête étant celle d’une femme à la langue fourchue. Derrière deux oiseaux qui semblent danser, on distingue un enfant en manteau de neige qui tourne le dos à l’observateur. Le style d’Ashevak a évolué avec le temps, ses motifs devenant plus complexes et plus stylisés, s’écartant de la simplicité et de la clarté de ses premiers travaux. Dans le dessin à l’encre et aux crayons de couleur Dog Caribou Spirit with Birds (1988-1989), on reconnaît une femelle caribou avec une tête humaine et des pattes d’oiseau, ainsi qu’un oiseau qui jaillit de ses flancs, tandis que Dog Mother Shaman Transformation (1988-1989), très élaboré, met en scène un chien qui aboie tandis qu’une créature moitié humaine moitié dragon semble émerger de ses entrailles. Dans ses dernières œuvres, Kenojuak Ashevak retrouve la simplicité de ses débuts mais emploie des couleurs plus vibrantes. Fine Feathers (2013) se réduit au corps d’un hibou superposé à un jeu de plumes au bout orangé qui s’écartent en éventail au second plan. Dans Above and Below (2013), un oiseau aigue-marine vole au-dessus de ce qui semble être une créature marine bleue et verte qui nage dans la direction opposée. Bien qu’elle soit principalement reconnue comme graphiste, Kenojuak Ashevak a aussi touché à la sculpture et à la conception de motifs pour des couvertures. Avec son regretté mari, Johnniebo Ashevak, elle a également créé une murale pour l’Exposition universelle de 1970 à Osaka, au Japon. En 2004, Ashevak réalise un vitrail pour la chapelle du collège Appleby à Oakville, en Ontario. L’œuvre représente un hibou qui fixe l’observateur, avec des plumes de chaque côté et un omble chevalier qui nage en dessous, le tout sur un fond bleu très saturé. Le vitrail est dédié au très révérend Andrew Atagotaaluk, évêque de l’Arctique.

mercredi 30 septembre 2020

Ẏ☮Ḱϴ ✝ϟÜℵѺ



Fresque à Verviers (Belgique) de l'héroïne de BD Yoko Tsuno, bande dessinée d'aventure et de science-fiction, créée en septembre 1970 par l'auteur belge Roger Leloup.


"La nouvelle fresque décorant le pignon d’un immeuble situé au coin des rues aux Laines et Peltzer de Clermont à Verviers, consacrée à Yoko Tsuno, l’héroïne du dessinateur BD Roger Leloup. Quelques mois après l’inauguration d’une fresque en hommage à René Hausman située place du Palais, une deuxième fresque vient ainsi s’ajouter à ce qui devrait être à terme un parcours BD dans Verviers, l’ancienne cité lainière étant un peu le berceau du 9ème art tant ils furent nombreux à connaître le succès grâce à leur talent et le charisme de leurs héros. . La fresque Yoko Tsuno dessinée à Verviers ne tient pas du hasard : le père de l’aventurière japonaise, créée en 1968, Roger Leloup, aujourd’hui âgé de 85 ans, est né à Verviers et y a passé de nombreuses années, notamment rue d’Ensival, aux côtés d’un autre monument de la BD belge, Jacques Martin (Alix, …). Roger Leloup a souhaité rappeler son passage à Verviers en autorisant le pouvoir communal d’utiliser un de ses dessins de la célèbre japonaise ; le dessin sur le pignon de la maison choisie, au cœur du quartier Ouest de Verviers qui, avec le complexe Crescendo l’Hôtel Verviers et le cinéma Pathé, retrouve une nouvelle vie, est une aventure dans l’aventure BD de Roger Leloup. C’est l’asbl bruxelloise " Art mural " qui s’est chargée de la périlleuse mission de reproduire le dessin de l’artiste : un travail remarquable de précision dans le dessin et les couleurs pour aboutir à une œuvre murale de haute qualité qui attirera à coup sûr le regard de tous les passants. Yoko Tsuno, cette amazone, domine désormais le rond-point de la Grâce avec son style aventurier tellement bien ressenti grâce au talent de son père dessinateur. La fresque a pu être réalisée grâce à l’utilisation partielle du budget obtenu par Verviers dans le cadre de la politique des grandes villes ; l’investissement aura coûté 40.000 euros, mais vu la qualité de l’œuvre, le jeu en valait la chandelle ; d’autres fresques dédiées à la BD existent encore dans les cartons des autorités communales." (RTBF)


J'avais beaucoup apprécié voir la réalisation de la fresque de Moebius à Montrouge, un des artisans de celle-ci m'avait contactée si heureux après avoir lu mon article sur BMK. Quel étonnement. J'ai appris ainsi, que celles et ceux qui réalisent les fresques murales ne sont jamais mentionnés et pourtant c'est un travail fastidieux et titanesque. Et là je découvre qu'une fresque fut réalisée en Belgique super belle de Yoko Tsuno, très bon choix. Je me suis ainsi souvenue, enfant de ma découverte avec l'héroïne japonaise, à la bibliothèque municipale de ma ville en compagnie de ma mère, car nous n'avions le droit qu'à l'accès de la bibliothèque des enfants au rez-de-chaussé et c'était devenu très ennuyeux pour moi, j'avais déjà écumé toutes les bandes dessinées, les Boules et Bill, les Astérix et Obelix, la Bécassine, les Tintins que je n'aimais pas, enfin je trouvais tout nul, et les lectures dédiées aux enfants étaient de mon point de vue d'enfant, très bêtes et infantilisantes. J'accompagnais ma mère à la bibliothèque des adultes, elle me laissait dans les bandes dessinées, un bac rempli de trucs dans le style Charlie Hebdo et des bandes dessinées que je trouvais vulgaires et très sexualisées à destinations de vieux pépés (c'est vraiment ainsi que je qualifiais, avec mes mots d'enfant la cible des lecteurs potentiels, je ne pensais pas si bien tomber, finalement, bien que mes pépés et mémés ne lisaient absolument pas ces styles de dessins et de scénarios, quelle chance ai-je eu là !), je trouvais cela très étrange le monde des adultes. Puis j'ai trouvé "Yoko Tsuno", que c'était chouette, une femme avec une bulle sur la tête, et dans l'espace, souvent, beaucoup de choses à lire. Ainsi j'ai découvert un nouveau monde. Il y avait une bibliothécaire frustrée, toujours en colère, sèche, qui surveillait. Elle me voyait lire dans la bibliothèque des adultes. Elle entreprit de faire la morale à ma mère, que je n'avais pas à être là, ma place était à la bibliothèque des enfants. Cette méthode, nous la rencontrons toujours, encore, partout, à tous niveaux. Ma mère, fidèle lectrice, n'a pas tenu compte de ces jérémiades, même menaçantes, même si elle s'était prise d'un excès de zèle et de folie pour convoquer sa supérieure, qui connaissait bien ma mère, passionnée de lecture. Évidemment, la revêche a été sermonnée et puis, nous regardait les jours suivants, très agacée, et ne manquait pas de dire à ma mère qu'elle avait oublié ceci, ou cela, que le livre, n'était pas tamponné, etc... On en retrouve toujours à tous niveaux. Il est question de niveau, de lecture, d'apprentissage. Ainsi, de Yoko Tsuno, je suis passée aux lectures de livre, à ma hauteur (ma petite taille d'enfant) et j'ai commencé par le rayon B : Bachelard, Barthes, Bataille, Baudrillard. J'étais critique, et celui qui m'a laissée le plus d'espace pour imaginer ce fut Roland Barthes, et Gaston Bachelard plus tard quand j'y suis revenue. Lorsque je suis arrivée une dizaine d'années plus tard, dans les écoles d'art, c'était les lectures des cultureux de gauche données en références aux étudiants. Normal, les bibliothèques dans les banlieues au Nord de Paris sont organisées aussi selon des références culturelles gauchistes. Mais à cette époque où c'était nos lectures obligatoires, je ne m'y intéressais déjà plus, puisque j'avais déjà tout lu, j'étais passée au rayon psychologie et j'avais lu pas mal Freud, et pu réaliser un impressionnant oral sur les rêves et l'inconscient devant ma classe, avec mes 2 camarades qui m'avaient laissés tout faire car ils étaient épatés. Quel chance ces 2 camarades, il n'existait aucune rivalité, ni même de jalousie, ainsi je pouvais apprendre d'eux et eux de mes escapades précoces en littérature très variée, sans aucune méthode d'appréhension. Avec la distance, ils ressemblaient beaucoup aux amis de Yoko Tsuno : Vic Vidéo et Pol Pitron. J'avais remporté une excellente note pour nous 3, mais je préférais nettement "Jung", Freud m'enquiquinait sur certains points. Donc, tout cela pour écrire que Yoko Tsuno m'a emmené très loin, puisque je n'ai plus souvenir d'avoir lu ces bandes dessinées ensuite. Aujourd'hui, je le souhaite, car, après tout, le reste n'a aucune importance, ni la bibliothécaire, dite "la méchante" que l'on évitait soigneusement pour se sentir libre de lire, elle aimait aussi maltraiter les petits, je me souviens encore voir des tous petits sortir en pleurs de son bureau où elle les séquestrait, pour les réprimander, ou les garder faire leur devoir. Nous, les Yoko Tsuno, nous savions qu'il ne fallait pas l'écouter, car elle était très bête et ne savait que tamponner les cartes. Finalement, il en existe tant, que ce modèle là, fonctionnaire, nous apprenait, plus tard, nous pouvions en rencontrer d'autres femmes frustrées, qui ne nous donnent ni nos cartes, ni le goût de la découverte, et nous envoient à ses supérieurs pour nous punir d'apprendre et d'évoluer. Il y avait une bibliothécaire très gentille, pour reprendre nos qualificatifs, d'enfants. En fait, elle faisait la lecture des contes, avec une vision intelligente et cultivée des diverses origines, un nombre d'enfants attendaient patiemment ses lectures sensibles et dynamiques, et pouvaient se montrer très désappointés si elle était absente. Elle avait sa vie à elle et n'était pas un gourou non plus. On sentait que c'était un repère, parfois bien plus important que leur maître ou maîtresse à l'école, et parfois qu'elle était "le savoir" même, celle qui savait. Ainsi, entre ces deux modèles de femmes, nous étions assez au fait d'un éventail possible, dans l'avenir, de couleurs et rencontres qui forment la jeunesse.
Quand je repense à Yoko, je pense à tout cela, et finalement, les choses évoluent peu. Les mêmes auteurs sont toujours enseignés, les mêmes personnes empêchent que l'on aille plus loin, autrement, les mêmes enfants pleurent ou sont harcelés par des adultes, les mêmes adultes font mine de ne pas savoir ni comprendre, et tamponnent les mêmes cartes, numériques cette fois, rentrent des données, remplissent des formulaires, l'air de rien ou publient des textes les déculpabilisant, dès qu'un jeune se plaint. Pourtant, quand on lit certaines affiches de grandes écoles graphiques, et leurs slogans, on se dit que l'on a loupé quelque chose. Nous sommes devant des mots raccourcis, des phrases vulgaires, des onomatopées dignes des messages téléphoniques les plus puérils, et tout cela fait par des adultes, à destinations des "jeunes", ce public, qui ne doit surtout pas évoluer, trop vite. J'ai même lu récemment un article d'un universitaire doctorant qui s'intitule : ta mère suce des b***... Et plus insidieux des visuels d'école : Maman j'te jure j'fais d'l'art... Comme si nos mères étaient définitivement des idiotes, pour dire poliment les choses, ce que très vulgairement et avec la meilleure goujaterie du monde, et misogynie, nous pouvons lire dans ces messages "gentillets" à destination des jeunes, pour être dans le coup ! Et après, ces écoles prétendent combattre les abus sexuels ? Je ne sais pas, je ne sais plus comment en sommes-nous arrivés là. Mais c'est ce que l'on nous montre hélas, on nous oblige, on nous déprime, on nous rabaisse au niveau sous la ceinture. Alors, nous savons, celles et ceux qui savent, que pour faire marche arrière lorsque l'on apprend qu'il y a des abus sexuels dans les écoles, de directions et d'équipes pédagogiques et administratives, de cadres, c'est impossible, la marche arrière, tous complices... Et les savants ne peuvent plus raconter comment ils content, comment ils savent, leurs paroles ne sont pas prises au sérieux.  Et là, on repense aux bibliothécaires qui tamponnent, et on comprend tout. Des enfants traumatisés s'étaient procurés des tampons et tamponnaient tout, pensant que c'était cela, avoir le pouvoir, commander. À leur tour, ils agressaient d'autres petits et les tamponnaient, puisque ces tous jeunes, certains, n'avaient pas su discerner le meilleur côté, le plus lumineux, les contes de celle qui savait.
C'était il y a 40 ans. Aujourd'hui, qui sait. Ni Barthes, ni Baudrillard, ni Freud, aucun de leurs écrits ne comprennent notre monde d'aujourd'hui, ils étaient périmés, oubliant leurs lectrices, ce qu'elles vivaient, ce qu'elles pensaient, ce qu'elles deviendraient. Et Bataille et sa pulsion scopique, toujours pas compris pourquoi des professeurs et photographes ou cinéastes.. ou directions (qui ne photographient pas ni ne filment ni n'enseignent, et ne dirigent rien, seule leur anarchie) se réclament de Bataille : c'est nul. Parfois on aimerait retourner en enfance, lorsque nous savions déjà très bien ressentir ce qui était bon pour nous, et dire en fracassant tout : c'est nul ! Avant d'être emportés, bien soumis, dans le tourbillon de mauvais professeurs, tous ces voyeurs et voyeuses tristes. Oubli total.  Je garde Bachelard, et plein de nouveaux, de nouvelles évidemment. L'ondine m'inspire.

 

Yoko Tsuno : élevée au Japon, une ingénieure en électronique très intelligente avec un brevet D planeur, pilote d'hélicoptères (Gazelle, Écureuil...) et une ceinture noire d'aïkido. Aussi belle qu'intelligente, aussi sportive que tendre, du haut de ses 20 ans cette demoiselle au grand cœur enchaîne les aventures sur Terre, dans l'espace et même à travers le temps. Yoko sait combattre, mais refuse de le faire sans nécessité et répugne plus encore à tuer.

La rentrée universitaire approche, et Yoko s'éloigne, je pense que nous sommes plutôt dans un cauchemars, vu de l'espace de Yoko, qui ressemble plus aux peintures, que j'apprécie de Jonny Negron, un américain...  Comment nager en pleine anarchie... masqués... Noyés dans les ivresses de la déconfiture.
Moi je suis restée perchée avec mon faucon, derrière une église jésuite qui cache un gymnase... tout un programme, culture et patrimoine. Y a qu'à faut qu'on !



Detail of “Rubia” by Jonny Negron at Chateau Shatto...

Jonny Negron is a self-taught artist and illustrator living and working in Austin, TX. His work is known for a highly-individualistic blend of sociopolitical satire, occult symbolism, and psychologically-charged sexual imagery rendered with a precise and flowing command of the line. Formally, his compositions engage with a worldwide history of flat imagery from Ancient Egyptian hieroglyphics to contemporary manga.


samedi 19 septembre 2020

Ⓙε ﹩υї﹩ ʟ℮ яêṽℯ▣ Ⓙε ṧüḯ﹩ ʟ’ḯᾔ﹩ρḯяα⊥ḯ☺η▣


Victor Brauner > RÊVERIE

Le Musée d’Art Moderne de Paris ouvre une exposition consacrée à Victor Brauner (1903-1966), figure singulière du surréalisme, du 18 septembre 2020 au 10 janvier 2021. L’exposition consacrée à Victor Brauner comprend une importante monographie regroupant plus d’une centaine d’œuvres, peintures et dessins, dont certaines montrées en France pour la première fois depuis la dernière rétrospective à Paris au musée national d’art moderne en 1972.

Né en Roumanie, Victor Brauner participe à l’effervescence artistique de Bucarest dans les années 1920, avant d’intégrer le mouvement surréaliste à Paris en 1933 et jusqu’en 1948, date de son exclusion du groupe. Il est un familier des avant-gardes (expressionnisme, constructivisme et dada), dont la radicalité correspond à son caractère indépendant, jusqu’au glissement progressif vers une peinture surréaliste lors de ses séjours à Paris entre 1925 et 1938, date de son installation définitive. Dès son adhésion au surréalisme en 1933, il participe alors aux manifestations du groupe autour d’André Breton. La perte de son œil en 1938 fait de son Autoportrait, peint sept ans auparavant, une œuvre prémonitoire : illustration des théories surréalistes, sa peinture revêt alors un caractère magique. La guerre va le contraindre, de par son statut de juif, sa situation irrégulière et son opposition à toute forme d’oppression fascistes et totalitaires, à entrer dans la clandestinité dans le sud de la France, ne pouvant émigrer aux États-Unis. Brauner invoque alors les doctrines les plus secrètes (tarot, alchimie, spiritisme, kabbale) pour se protéger de la France occupée en se réfugiant dans ce monde de rêve où la réalité n’a pas cours donnant à ses œuvres une dimension mystérieuse. Paradoxalement, cette période de frayeur et de dénuement matériel est d’une grande richesse d’invention techniques (l’usage de la cire et de matériaux de récupération) et de formes. L’après-guerre est marquée par une traversée de styles due à sa liberté recouvrée, sans atténuer les angoisses et les tourments des évènements qui l’entourent. D’autres influences se font sentir de la psychanalyse à la pensée sauvage à travers des cycles, comme les Victor de la série Onomatomanie, les Rétractés, puis Mythologies et Fêtes des mères. Il crée un langage nouveau pour donner à voir non pas le réel, mais les ressorts invisibles du monde. Le catalogue présente de nouvelles analyses sur l’artiste avec des contributions d’écrivain et historiens d’art tels Georges Sebbag, Fabrice Flahutez, Radu Stern, Sophie Krebs, Camille Morando et Jeanne Brun. Conçue par le Musée d’Art moderne, cette exposition sera ensuite présentée à La Barnes Foundation à Philadelphie d’octobre 2020 à janvier 2021.
(extrait du communiqué de presse)
Commissaire : Sophie Krebs
Commissaires scientifiques : Jeanne Brun et Camille Morando


Victor Brauner > ACCOUPLEMENT D'ÉLÉMENT


Victor Brauner > CONGLOMÉROS


Victor Brauner > LE SURRÉALISTE


Victor Brauner > L'APHRODISIEN


Victor Brauner >  PRÉVOLONTÉ, HÉSITATION


Victor Brauner > L'AIR SOLAIRE

mardi 18 août 2020

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Extrait de : Le baiser au soleil , 1974
Gravure 76 x 56 cm (Pierre-Yves Trémois)













Pierre-Yves Trémois (1921-2020) était un artiste, dessinateur, graveur. La simplicité et la pureté du trait, inspiré par l'érotisme, le monde animal et les sciences. Il s'intéressait aux astres, j'ai vu quelques gravures, il était capricorne, du mois de janvier. Écouter une émission (2019) > Une ode à la vie et à la beauté, Entretien avec Yvan Brohard, commissaire de deux expositions consacrées à l’artiste, membre de l’Académie des beaux-arts

mardi 30 juin 2020

ℒ‷∃ϰ☂ґα◎яḓ☤ηα☤ґℯ ✔◎¥@ℊ℮ ∂℮ ♏αґ☺ᾔα



L'Extraordinaire Voyage de Marona est un film d'animation dramatique franco-belgo-roumain réalisé par Anca Damian, sorti en 2019.

Superbe !

mardi 16 juin 2020

Ħ∀Ṕ✞ЇℚṲℰ

Textiles © Sonia Marques

Recherches en continu, mes superbes tissus sont très différents. Je choisi de travailler du brillant et du mat et du velouté. Je suis toujours dans une ode maritime, de l'eau et des mouvements.

Le souffle : insuffler, respirer et nager, sont des actions propices à mes créations.

jeudi 11 juin 2020

Ḻℰϟ Ḡ☮ℜḠϴℕ∃$





Dessin (extrait) - peinture (100 x 70 cm) © Sonia Marques

Les gorgones : Euryale et Sthéno (les immortelles) Méduse (la plus célèbre et la seule à être mortelle)

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Pas facile de faire une capture d'un grand dessin très minutieux, travail d'orfèvrerie, c'est du bijou !

Il n'y a plus de Janus, si la troisième entité est arrivée, elles me faisaient penser aux Gorgones.

Sthéno serait « puissante », Euryale « grand domaine » et la plus célèbre, Méduse « dirigeante », qui était mortelle, contrairement à ses deux sœurs qui ne connaissaient ni la mort ni la vieillesse.

Dans la mythologie, l'histoire des Gorgones :

Dans la culture moderne, Médusa est dépeinte comme un être méchant et cruel qui transforme quiconque rencontrant son regard en pierre. Mais beaucoup de mystères trainent autour de l’histoire de la Gorgone. Si elle est souvent dépeinte comme étant un être fondamentalement mauvais, d’autres versions de son histoire affirment qu’elle est en fait la victime des vicissitudes et du mauvais jugement d’êtres plus puissants qu’elle.

Médusa est l’une des sœurs Gorgone dans la mythologie grecque et est toujours décrite comme étant un monstre. Il a été dit que ses cheveux étaient faits de serpents venimeux et qu’un seul coup d’œil dans ses yeux pouvait transformer une personne en pierre. Les histoires décrivent souvent ses victimes comme figées sur place, conservées sous forme de sculptures de pierre pour toute l’éternité. En fait, en lisant ces histoires, il est évident que les Grecs de l’Antiquité avaient peur d’elle. Cependant, elle n’a pas toujours été comme ça. Son histoire a en fait commencé avant qu’elle ne devienne un monstre. Les trois sœurs Gorgones – Médusa, Esteno et Euryale – étaient les filles de Forcis et Ceto ; ou parfois, de Typhon et Echidna, selon les versions racontées. Dans les deux cas, ce sont des monstres du monde archaïque. Selon Hésiode, dans sa Théogonie, les Gorgones étaient les sœurs de Graeae, d’Echidna et de Ladon. Tous les frères et sœurs de Médusa étaient des monstres de naissance et, même si elle ne l’était pas, elle avait eu le malheur d’être transformée en la plus hideuse de toutes. Médusa et ses sœurs Gorgone vivaient à Hespérides, au-delà d’Oceanus. Des auteurs ultérieurs, tels que Hérodote et Pausanias, établissent le domicile des Gorgone en Libye. Des sœurs Gorgone, seule Médusa était mortelle alors que ses sœurs étaient immortelles. Des trois sœurs, seule Médusa pouvait également prétendre être belle alors que les deux autres sont apparemment hideuses. La malédiction de Médusa Bien qu’Hésiode raconte la fin tragique de Médusa, il n’en dit pas davantage sur la Gorgone. En revanche, un récit plus complet de Persée et de Médusa se trouve dans Les Métamorphoses d’Ovide. On y raconte que Médusa était à l’origine une belle jeune femme dotée d’une magnifique chevelure magnifique. Elle a été désirée et courtisée par de nombreux prétendants. Comme elle avait fait vœu de servir Athéna, elle était considérée comme inaccessible aux hommes qui la poursuivaient. Cependant, avant qu’elle puisse être fiancée à un mari potentiel, Poséidon la trouva dans le temple d’Athéna. Selon les différentes versions, certains racontent que Poséidon a réussi à conquérir Médusa. La version la plus courante raconte cependant qu’il l’a violé. Athéna fut très offensée par la violation de son temple sacré, et a puni Médusa en transformant ses belles tresses en serpents et en lui donnant le pouvoir destructeur de transformer en pierre toute personne qui la regardait directement. Les mythes décrivent sa transformation en monstre comme incroyablement douloureuse. Une fois sa transformation achevée, Médusa fut de condamnée à passer le reste de sa vie en isolement. Athéna la bannit dans une île isolée où elle ne serait plus en contact avec le monde extérieur. Son récit ne se termine pas avec son bannissement, cependant. Maintenant, les hommes ne la recherchent plus parce qu’ils veulent jouir de sa beauté. Ils l’ont poursuivie dans un but tout à fait différent : la tuer. Le mythe de Persée et de Médusa, selon Pindare et Apollodore, a commencé par une quête. Perseus était le fils de Danaé et de Zeus. Le père de Danaé, Acrisius, avait prédit que le fils de Danaé le tuerait. Alors Acrisius a enfermé sa fille dans une chambre en bronze, mais Zeus s’est transformé en une pluie d’or et l’a imprégnée quand même. Acrisius, ne voulant pas provoquer Zeus, jeta à la mer sa fille et son petit-fils dans un coffre en bois. La mère et le fils ont été sauvés par Dictys. C’était Dictys qui avait élevé Persée, mais ce fut le frère du roi Dictys, Polydectes, qui l’avait envoyé dans sa quête légendaire. Polydectes est tombé amoureux de la mère de Persée et souhaitait l’épouser, mais Persée protégeait sa mère, car il pensait que Polydectes était déshonorant. Polydectes a cependant réussi à tromper Persée ; il a organisé un grand banquet sous prétexte de collecter des contributions pour le mariage d’Hippodamia, qui a apprivoisé ses chevaux. Il demanda à ses invités d’apporter des chevaux comme cadeau, mais Perseus n’en avait pas. Quand Persée a avoué qu’il n’avait aucun cadeau, il a proposé d’offrir tout cadeau que le roi nommerait. Polydectes saisit l’opportunité de le déshonorer et même de se débarrasser de lui, et demanda la tête de Médusa. Avec l’aide d’Athéna et d’Hermès – qui lui avaient donné plusieurs armes dont des sandales à ailes magiques, un casque, un étui et un bouclier en forme de miroir – il a combattu la Gorgone et réussit à la décapiter en faisant en sorte que Médusa regarde dans le miroir de son bouclier. De sa tête décapitée jaillirent le cheval ailé Pegasus et le géant Chrysaor. Les sœurs de Médusa, les Gorgones, ont ensuite poursuivi Persée, mais n’ont pas réussi à l’attraper, car son casque magique le rendait invisible. Après avoir tué Médusa, il mit sa tête dans son sac, et il retourna à Seriphos. Cependant, lorsqu’il survola la Libye, des gouttes de sang de Médusa tombèrent au sol et se transformèrent immédiatement en serpents. On raconte que c’est pour cette raison que la Libye regorge de serpents. Après cela, Persée donna la tête de Médusa à sa bienfaitrice, Athéna, en guise de cadeau votif. La déesse la plaça sous l’égide de Zeus dans son temple. Bien que Médusa soit généralement considérée comme un monstre, sa tête est souvent considérée comme une amulette protectrice qui éloignerait le mal. Ainsi, l’image de la tête de Médusa peut être vue dans de nombreux artefacts grecs et romains subséquents tels que des boucliers, des cuirasses et des mosaïques. Une tête de marbre de Médusa, vieille de 2 000 ans, a par exemple été retrouvée il y a peu de temps dans un ancien centre commercial romain en Turquie. Aujourd’hui, l’image la plus connue de la tête de Médusa appartient au logo de la société de mode italienne, Versace.

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JANUS-DIANUS

Dessin (extrait) - peinture (60x50 cm) © Sonia Marques

J'ai réalisé un dessin très fin qui ressemble à une ode marine, le bleu du ciel, l'eau et l'écume. Longtemps je faisais des recherches sur Sandro Botticelli, le peintre italien (1445-1510) dont j'apprécie les œuvres.
Son modèle, souvent fut Simonetta Vespucci (1453-1476) une femme noble italienne de la Renaissance, célèbre par sa beauté et son charme, de la cour de Laurent le magnifique. Je suis heureuse que mes inspirations se soient exprimées dans un dessin contemporain.
Et en dessinant, je pensais aux masques, qui à la fois, masquent la bouche, atténuent ce que l'on dit, c'est plus feutré, et à la fois, symbolisent, tout ce que la respiration, le souffle, les projections, les postillons, sont devenus, des phénomènes naturels très importants, avec le confinement et la pandémie en ce début d'année 2020.

Cela marque un grand changement.

Le début d'année, c'est janvier, c'est Janus, le nom d'un dieu romain des commencements et des fins, des choix, du passage et des portes. Il est bifrons (« à deux visages ») et représenté avec une face tournée vers le passé, l'autre sur l'avenir. Il est fêté le 1er janvier. Le féminin serait Dianus.

Fermer les portes de Janus, c'est conclure la paix, mettre un terme à une polémique. Ordonner de fermer les portes de Janus, ordonner de cesser le feu, d'arrêter la guerre.

L'histoire de Janus est arrivée, par hasard, mais si Dianus était à l'origine Janus, et que c'était un dieu des bois, cela change aussi les interprétations. Dans mon dessin, c'est une sorte d'évasion de la parole masquée. Il y a un avant et un après, puisque ce "Janus-Dianus" est un passage, entre le passé et l'avenir. La porte que je dessine est maritime, inspirée des mers et je pense à Neptune, une sorte de descendant des eaux, rattaché à des animaux : le cheval (désignant l'animal ou le navire), l'hippocampe (animal mythique mi- poisson et mi- cheval), le dauphin, les poissons, le taureau, le bélier.

En même temps, ces têtes pensantes, sont certainement l'allégorie d'une même pensée, mais qui souffle dans 2 sens opposés, non pas contraires, mais divinement associés. Je vois ce dessin, comme une image de la féminité, douce, vive, expressive mais subtile, et surtout, tout en transparence. C'est une féminité agit par sa part masculine, j'aime beaucoup ce dessin. C'est comme un "splach", dans une piscine. Lorsque je dessinais, un sentiment très sain m'accompagnait, comme un air marin, puissant, celui qui vous emmène loin, en voyage.

La porte des voyages, ciel bleu. Ce dessin symbolise une vraie libération. J'ai plein d'autres croquis, très différents, de couleurs et de formes et un très grand dessin d'1 mètre, sur un fond jaune très clair. Mais j'ai choisi d'écrire sur celui-ci, car il ressemble à un croquis préparatoire, j'aime son énergie, son jeté.

mercredi 10 juin 2020

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Dessins et photographies © Sonia Marques

Les roses du saule crevette Okaïdo sont sorties, quelle surprise ! Journée de création, journée de paraboles...

Parabole biblique, évangélique, orientale, rabbinique; parabole énigmatique, obscure; citer, commenter, expliquer une parabole; se servir de paraboles; l'interprétation des paraboles; la parabole du bon samaritain, de la brebis égarée, de l'enfant prodigue, du figuier stérile, de l'ivraie et du bon grain, du lazare et du riche, de la paille et de la poutre, des vierges sages et des vierges folles.

Des rubans déliés, des insularités, des lacs et terrains d'envol... À l'image, on ne peut bien représenter ce qui est haptique. Alors on se contente d'une image plate. Mais, ma création sera bientôt veloutée, comme un ameublement sans volume, sans attache, une couverture d'hiver en plein été, une décoration qui n'en est pas une, et une parabole de plus sur les dons de médiumnités...
J'aime Matisse pour cela, il a su retrouver la ligne après la tâche, comme il le dit en 1909 :

« Il s’agit d’apprendre- et peut –être de réapprendre- une écriture qui est celle des lignes... »


Concilier l’inconciliable... La couleur et le dessin, le portrait classique et le portrait abstrait, la perspective et l'espace sans perspective... Matisse dessinait et gravait quand les Fauves restaient dans la couleur. Il ne souhaitait pas que la couleur déborde. Je trouve que c'était un bon graphiste faisant triompher la couleur et le dessin, surtout lorsqu'il découvre le papier coloré et que les découpes dessinent "dans" la couleur. Il tranche et redonne des formes à la couleur avec ses gouaches colorées. Dans certains de mes dessins, il y a beaucoup de hasard, on peut penser que tout est mesuré, en fait ce sont des transformations multiples qui découpent des couleurs et des formes et j'adore lorsque les formes flottent et séparent sans arrêt une forme initiale, tout en tentant de la restituer mais sous formes d'îlots, parfois, en perdant tout repères. Sauf que je connais les repères. C'est comme se repérer dans l'obscurité, suggérer des repères, dans un océan.

La planéité est trompeuse, car elle tapisse des motifs et des surfaces différentes, fleuries, texturées, à poils, satinées, étendues, suspendues... Je pars de la figure pour aller vers l'espace, et m'y fondre complètement dedans. Je pense que je nage lorsque je dessine, l'insondable des fonds sourds et des rubans éclairés, faire briller ou rendre lumineux un trait, quand celui d'à côté s'enfonce dans le fond, s'assombrit. C'est un jeu de gymnastique rythmique et sportive, dont le ruban, permet d'exprimer sa grâce dans des mouvements amples et précis. C'est une métamorphose spirituelle, de la figuration à l'abstraction.

Un blog c'est un peu une lorgnette, on ne peut pas tout écrire, restituer, ni tout voir, tout expliquer. Que des parties non reliées au tout, mais à imaginer. Que des histoires qui n'ont rien à voir, avec le sujet. La diversion, est une opération stratégique consistant à détourner l'ennemi du point qu'il occupe en le poussant à déplacer ses troupes vers un autre front de défense. Les militaires sont avertis, il n'y a rien à voir, dans son entité, ici. Dessiner c'est gagner la guerre des sages.

dimanche 18 août 2019

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Dessins © Sonia Marques


Amore peniculus

lundi 10 juin 2019

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Dessin © Sonia Marques

mercredi 27 juillet 2016

ᗷᓰᒪᒪᗴᔕ ᖱᙓᔕ ᙅᓰᙓᘮჯ

Nouvelles créations, sans titre © Sonia Marques (120 cm x 80 cm) - Dessin, peinture, photographie

Nouvelles créations (gros plan) , sans titre © Sonia Marques (extrait du format 120 cm x 80 cm) - Dessin, peinture, photographie

Nouvelles créations, sans titre © Sonia Marques (120 cm x 80 cm) - Dessin, peinture, photographie

Nouvelles créations (gros plan) , sans titre © Sonia Marques (extrait du format 120 cm x 80 cm) - Dessin, peinture, photographie

Deux grands dessins sont apparus en réalisation depuis hier. Pas encore de titre, ils sont différents et se ressemblent, l'un est blanc, l'autre est noir. Ils représentent de loin, des nuages hérissons, mais de plus près ce sont des paysages tourbillonnants.

Ces nuages montrent du doigt le monde d'ici-bas, aériens, transparents mais rendant visible le spectre de la lumière. La réflexion et la dispersion par les gouttelettes d'eau en suspension dans l'atmosphère des radiations lumineuses qui se combinent dans la lumière blanche du soleil produisent des nuages hérissons.

Nuages atmosphériques, tâche d'huile des cieux. Regarder à travers des billes transparentes.

*

Dans le même temps, je viens de découvrir les poèmes d'Herberto Hélder, écrivain et poète portugais, en particulier son poème continu (1961 - 2008) La critique littéraire rapproche son langage poétique de l'alchimie, de la mystique. Il n'y a pas de hasard. Je me suis demandée quels poèmes pouvaient correspondre avec ces nuages et ces jours-ci.

J'ai choisi 2 poèmes : Les blancs archipels (1970) pour le dessin du nuage blanc, et Le couteau ne tranche pas le feu (2008) pour le dessin du nuage noir.

Ils sont incomplets, seule la première page de chacun se trouve photographiée.

   

Extraits des poèmes d'Herberto Hélder : Les blancs archipels (1970) et Le couteau ne tranche pas le feu 

dimanche 5 juin 2016

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david_hockney.jpg

© David Hockney :  Sun On The Pool Los Angeles April 13th 1982
composite polaroid, 34 3/4 x 36 1/4 in.

mouvance_sonia_marques.jpg

© Sonia Marques :  Mouvance (June 2th 2016)
big drawings

Suite à ma conférence, d'autres dessins de la série Mouvance...
Il pleut dans la piscine, l'eau monte en France

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© Sonia Delaunay Robes-poèmes (dessin au pochoir 1919-1928)
© Sonia Delaunay :  Prismes élecriques (1913) Peinture à l'huile (56 x 47 cm)

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© Sonia Marques :  Le voleur de cacahuètes (2016) Dessin

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© Matisse, Maquette en papiers découpés pour le journal "Verve", 1945

mardi 1 mars 2016

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Capture du site Internet Kiwaida.nu à la page "Mouvance" (série de dessins 2015-2014) © Sonia Marques

Mise en ligne de quelques dessins, ils n'avaient pas encore de page sur mon site...
Ils sont là tous petits mais il sont créés pour être (très) grands. Des flaques d'eau géantes...

"Ensuite la contemplation — étrange puissance de l'âme humaine capable de ressusciter ses rêveries, de recommencer ses rêves, de reconstituer, malgré les accidents de la vie sensible, sa vie imaginaire. La contemplation unit encore plus de souvenirs que de sensations. Elle est plus encore histoire que spectacle. Quand on croit contempler un spectacle prodigieux de richesse, c'est qu'on l'enrichit avec les souvenirs les plus divers. Enfin la représentation. C'est alors qu'interviennent les tâches de l'imagination des formes, avec la réflexion sur les formes reconnues, avec la mémoire, cette fois fidèle et bien définie, des formes caressées."

               G. Bachelard, L’air et les songes. Essai sur l’imagination du mouvement. (1943)

Et puis des mots clés :

mouvement émouvant mouvance souffle ciel fluide région domaine zone d'influence changement évolution

lundi 2 juin 2014

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Le lapin dans la peinture alpine pour Abbott Handerson Thayer (Photographie © Sonia Marques)

Le squamate dans l'atelier du ciel pour Abbott Handerson Thayer (Photographie © Sonia Marques)

La félidée dans les nymphéales pour Abbott Handerson Thayer (Photographie © Sonia Marques)