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lundi 13 juillet 2020

ℒ@ ℳüґ@ℓʟ@ ℜϴⒿ∀

























La Muralla Roja est un complexe de 50 appartements, aux parties communes atypiques et à la piscine sur le toit en forme de croix. Aplats de couleurs allant du rouge au rose vif, et du rose clair au bleu indigo. Créée en 1973, c’est l’une des œuvres les plus originales de son créateur, Ricardo Boffil. Des points de vues sur le rocher de Calp, el Peñon de Ifach et sur la mer Méditerranée. Ricardo Bofill, acteur espagnol de l’architecture postmodernisme, fonde en 1963 Ricardo Bofill Taller de Arquitectura avec Manuel Núñez Yanowsky, Ramón Collado et sa sœur Ann. Ensemble, ils interviennent sur toutes sortes de projets modernes, et ce dans le monde entier. Les projets emblématiques qui participeront à sa renommée mondiale sont donc nombreux. De l’hôtel W de Barcelone, plus moderne, en passant par les Arcades du Lac à Montigny-le-Bretonneux, son style singulier a permis à ses projets d’être connus et reconnus de tous. À savoir que les espaces d’Abraxas situés à Noisy-le-Grand ont servis de décor pour le tournage du film Hunger Games et bien d’autres films, notamment Brazil. Un ensemble à l’atmosphère futuriste qui attire toujours plus de personnes pour son architecture singulière et qui donne un aperçu du travail de cet architecte post-moderniste.
La Muralla Roja, habitée (les habitants protègent leurs lieux de vie) est aussi le décor de clips et de scénographies de Modes, mais aussi un lieu privilégié pour passer sa demande en mariage, une petite nuit de noce... inoubliable...

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Dans l'encyclopédie française Universalis on lit ceci :

En 1963, il crée le Taller de arquitectura, atelier pluridisciplinaire qui connaît une grande notoriété grâce à son inventivité formelle et à un sens du spectaculaire souvent emphatique. Une inspiration abstraite et moderniste, de type cubiste, s'y mêle à divers traits pittoresques et régionalistes, et surtout à un parti architectural très affirmé, comme dans les ensembles touristiques de la Muraille rouge (1966-1968) et de Xanadú (1968-1971), près d'Alicante. Plusieurs opérations de logements lui permettent de développer une architecture urbaine originale, à partir de savantes combinatoires de cellules répétitives : le quartier Gaudi de Reus, près de Tarragone (1964-1972), l'expérience avortée de Cité dans l'espace, à Madrid, et surtout le complexe de Walden 7 à Sant Just Desvern (1970-1975), « casbah monumentalisée qui, au lieu de se développer au sol, se déploie dans l'espace », vaste agrégat de 368 logements, énorme masse trapue et close de seize niveaux, trouée de patios saisissants aux effets vertigineux, que Bofill entend situer aux franges de l'utopie.



Et dans celle américaine, plus complète et accessible à tous :


Fils d'une mère vénitienne et d'un père catalan, Ricardo Bofill est né le 5 décembre 1939 à Barcelone, en Espagne. Il a étudié l'architecture à l'Escuela Tecnica Superior de Arquitectura de Barcelone (1955-1956) et à l'Université d'architecture de Genève, Suisse (1957-1960). En 1960, il fonde le Taller de Arquitectura (atelier d'architecture), basé à Barcelone. Une approche interdisciplinaire de l'architecture (Taller) et comprend des architectes mais aussi des designers, un mathématicien, un musicien, un poète et un philosophe. Bofill est devenu une figure très romantique qui a généré le dynamisme créatif et intellectuel de l'équipe. Son esprit romantique a été capturé dans la cimenterie rénovée de Barcelone (1973-1975), qui était le bureau principal et le studio de l'entreprise. D'autres bureaux étaient situés à Paris et à New York . Les intentions déclarées de Bofill à l'égard de l'entreprise, publiées étaient de créer des espaces dynamiques et «magiques» utilisant des formes puissantes pour produire des images distinctives. Bien que ces intentions se retrouvent dans toutes leurs conceptions, chacune a été adaptée aux différentes circonstances locales. Bofill et son équipe ont rejeté les principes du style international (en particulier les œuvres de Le Corbusier et Mies van der Rohe), déclarant leur propre travail comme une "protestation brutale" contre le modernisme fonctionnaliste. Comme de nombreux architectes postmodernes, Bofill a accepté les leçons de plusieurs siècles d'histoire architecturale pour créer des lieux de vie humaine. Bofill a d'abord attiré l'attention internationale dans les années1960 avec deux dessins exécutés dans la région catalane de l'Espagne, où les œuvres expressives d'Antonio Gaudi ont joué un rôle majeur. Le Barrio Gaudi (1964-1968), un projet de logements sociaux situé à Tarragone (la ville natale d'Antonio Gaudi), comprend une grille de verrouillage des appartements dans une variété de tailles, chacune avec des balcons individuels, des toits en tuiles (en tuiles courbes), et un système à plusieurs niveaux de passerelles et de places. Le jardin commun sur le toit (un motif cohérent dans le travail de Bofill) est un hommage direct à Gaudi. La conception de Bofill pour la station balnéaire catalane de Xanadu à Calpe, Alicante (1969-1983), se compose d'un bloc de sept étages avec des espaces de vie cubiques disposés autour d'un noyau de service central. La conception est caractérisée par des motifs vernaculaires tels que les toits en pente inclinés, les arcades,et fenêtres "méditerranéennes" avec volets. Avec ses courbes plongeantes et ses formes figuratives, Xanadu se rapproche plus dans l'esprit de l'œuvre expressive de Gaudi que du barrio qui porte son nom. Le quartier et Xanadu montrent tous deux l'intérêt continu de Bofill pour la création de «cités-jardins dans l'espace». Le point culminant de ces efforts s'est produit en Espagne avec la conception de l'entreprise pour Walden 7, Sant Just Desvern, Barcelone (1970-1975). Au milieu des années 1970, Bofill s'est impliqué dans plusieurs projets conçus pour les "Nouvelles Villes" françaises qui entourent Paris. Tous ces projets conjuguent l'intérêt de Bofill pour l'organisation spatiale baroque avec une volonté de revenir aux éléments traditionnels de l'urbanisme. Dans ces projets, Bofill est passé de l'architecture vernaculaire de la Méditerranée à la langue classique qui caractérise une grande partie de la grande architecture en France depuis la Renaissance. L'utilisation de béton armé structures et panneaux préfabriqués en béton, il a approché le style classique à une échelle véritablement monumentale. Son traitement du «béton comme un matériau noble» rappelle le travail de Louis Kahn. L'utilisation monumentale du béton armé a également des précédents dans la tradition architecturale française avec les œuvres de Tony Garnier , Auguste Perret et Le Corbusier. Bofill et le dessin de Taller pour Les Arcades du Lac et Le Viaduc, à Saint-Quentin-en-Yvelines (1975-1981), situé près de Versailles, présentent un agencement monumental de bâtiments à l'échelle des projets visionnaires et non bâtis du XVIIIe architectes français du siècle dernier Ledoux et Boullee. La conception est composée de bâtiments à masse dense avec des façades ordonnées disposées le long d'axes rigides et placées dans des jardins à la française. L'agencement des bâtiments et des jardins fait allusion au château de Versailles et a même été décrit comme un «Versailles pour le peuple». Bofill et son Taller a exploré une utilisation plus sophistiquée de la syntaxe classique dans leur conception pour Les Espaces d'Abraxas (1979-1983) dans la banlieue de Marne-la-Vallée de Paris. Abraxas est le mot pour le symbole mésopotamien signifiant le bien et le mal qui se traduit grossièrement par «magie». L'ensemble de la composition crée l'impression d'un gigantesque «théâtre» et se rapporte à la déclaration de Bofill selon laquelle «la vie quotidienne ne doit pas être banalisée, mais exaltée pour devenir riche et pleine de sens». Dans la conception, Bofill étire et inverse souvent le langage traditionnel du classicisme dans un jeu de formes maniériste. La façade intérieure de l'amphithéâtre semi-circulaire a une colonnade géante à sept étages avec des colonnes attachées dont les puits sont formés par des vitres (en opposition à la solidité des colonnes traditionnelles). L'arc de l'amphithéâtre n'est interrompu que par une seule grande ouverture, que Bofill appelle une «fenêtre urbaine», qui crée une perspective en forme d'entonnoir le long de l'axe principal de la composition. Les sensibilités post-modernes de Ricardo Bofill (rejetant les contraintes stylistiques et idéologiques du modernisme et acceptant les leçons de siècles d'histoire architecturale) lui ont permis de créer des logements publics héroïques avec des techniques de béton avancées qui évoquent les splendeurs des anciens dirigeants français tels que Louis XIV et Napoléon. Il a fait l'objet de plusieurs expositions, notamment une exposition conjointe de 1985 avec Leon Krier, "Architecture, Urbanism, and History", au Museum of Modern Art de New York . En 1987, Bofill a conçu et construit un complexe de logements sociaux dans le New Jersey appelé Venice-on-the-Hudson. S'inspirant de Frank Lloyd Wright, Bofill, en collaboration avec le cabinet d'architectes Kendall / Heaton Associates Inc., a conçu et achevé le Alice Pratt Brown Hall pour la Shepard School of Music de la Rice University en 1989. Parallèlement à ces succès, la mégalomanie de Bofill a été notée. Dans Crain's Chicago Business (2 août 1993), John Jacobs - un collègue architecte - a écrit que la conception de 1992 de Bofill du siège social de RR Donnelley & Sons Co., au 77 W.Wacker Dr. à Chicago, est un désastre de conception auquel il fait référence comme "Parthenon-on-a-Stick". Bofill a alternativement été salué et discrédité comme créateur de logements collectifs pour les pauvres en France en 1992. En 1976, Bofill a fondé l'un des principaux groupes de défense des droits de l'homme de Cuba , le Comité cubain des droits de l'homme. Ce groupe est affilié à plusieurs autres groupes dont les objectifs communs sont les droits de l'homme, l'amnistie, l'art libre et le désarmement. Bofill a été exilé à Miami en 1988, après avoir passé 14 ans à Cuba en tant que prisonnier politique. Il est devenu commentateur de la station de radio de Miami WQBA, mais a été licencié en 1990 après avoir exprimé son soutien au dissident cubain Gustavo Arcos, qui avait dirigé le Comité cubain des droits de l'homme de Bofill.





mardi 30 juin 2020

ℒ‷∃ϰ☂ґα◎яḓ☤ηα☤ґℯ ✔◎¥@ℊ℮ ∂℮ ♏αґ☺ᾔα



L'Extraordinaire Voyage de Marona est un film d'animation dramatique franco-belgo-roumain réalisé par Anca Damian, sorti en 2019.

Superbe !

mardi 16 juin 2020

Ħ∀Ṕ✞ЇℚṲℰ

Textiles © Sonia Marques

Recherches en continu, mes superbes tissus sont très différents. Je choisi de travailler du brillant et du mat et du velouté. Je suis toujours dans une ode maritime, de l'eau et des mouvements.

Le souffle : insuffler, respirer et nager, sont des actions propices à mes créations.

jeudi 11 juin 2020

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Dessin (extrait) - peinture (100 x 70 cm) © Sonia Marques

Les gorgones : Euryale et Sthéno (les immortelles) Méduse (la plus célèbre et la seule à être mortelle)

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Pas facile de faire une capture d'un grand dessin très minutieux, travail d'orfèvrerie, c'est du bijou !

Il n'y a plus de Janus, si la troisième entité est arrivée, elles me faisaient penser aux Gorgones.

Sthéno serait « puissante », Euryale « grand domaine » et la plus célèbre, Méduse « dirigeante », qui était mortelle, contrairement à ses deux sœurs qui ne connaissaient ni la mort ni la vieillesse.

Dans la mythologie, l'histoire des Gorgones :

Dans la culture moderne, Médusa est dépeinte comme un être méchant et cruel qui transforme quiconque rencontrant son regard en pierre. Mais beaucoup de mystères trainent autour de l’histoire de la Gorgone. Si elle est souvent dépeinte comme étant un être fondamentalement mauvais, d’autres versions de son histoire affirment qu’elle est en fait la victime des vicissitudes et du mauvais jugement d’êtres plus puissants qu’elle.

Médusa est l’une des sœurs Gorgone dans la mythologie grecque et est toujours décrite comme étant un monstre. Il a été dit que ses cheveux étaient faits de serpents venimeux et qu’un seul coup d’œil dans ses yeux pouvait transformer une personne en pierre. Les histoires décrivent souvent ses victimes comme figées sur place, conservées sous forme de sculptures de pierre pour toute l’éternité. En fait, en lisant ces histoires, il est évident que les Grecs de l’Antiquité avaient peur d’elle. Cependant, elle n’a pas toujours été comme ça. Son histoire a en fait commencé avant qu’elle ne devienne un monstre. Les trois sœurs Gorgones – Médusa, Esteno et Euryale – étaient les filles de Forcis et Ceto ; ou parfois, de Typhon et Echidna, selon les versions racontées. Dans les deux cas, ce sont des monstres du monde archaïque. Selon Hésiode, dans sa Théogonie, les Gorgones étaient les sœurs de Graeae, d’Echidna et de Ladon. Tous les frères et sœurs de Médusa étaient des monstres de naissance et, même si elle ne l’était pas, elle avait eu le malheur d’être transformée en la plus hideuse de toutes. Médusa et ses sœurs Gorgone vivaient à Hespérides, au-delà d’Oceanus. Des auteurs ultérieurs, tels que Hérodote et Pausanias, établissent le domicile des Gorgone en Libye. Des sœurs Gorgone, seule Médusa était mortelle alors que ses sœurs étaient immortelles. Des trois sœurs, seule Médusa pouvait également prétendre être belle alors que les deux autres sont apparemment hideuses. La malédiction de Médusa Bien qu’Hésiode raconte la fin tragique de Médusa, il n’en dit pas davantage sur la Gorgone. En revanche, un récit plus complet de Persée et de Médusa se trouve dans Les Métamorphoses d’Ovide. On y raconte que Médusa était à l’origine une belle jeune femme dotée d’une magnifique chevelure magnifique. Elle a été désirée et courtisée par de nombreux prétendants. Comme elle avait fait vœu de servir Athéna, elle était considérée comme inaccessible aux hommes qui la poursuivaient. Cependant, avant qu’elle puisse être fiancée à un mari potentiel, Poséidon la trouva dans le temple d’Athéna. Selon les différentes versions, certains racontent que Poséidon a réussi à conquérir Médusa. La version la plus courante raconte cependant qu’il l’a violé. Athéna fut très offensée par la violation de son temple sacré, et a puni Médusa en transformant ses belles tresses en serpents et en lui donnant le pouvoir destructeur de transformer en pierre toute personne qui la regardait directement. Les mythes décrivent sa transformation en monstre comme incroyablement douloureuse. Une fois sa transformation achevée, Médusa fut de condamnée à passer le reste de sa vie en isolement. Athéna la bannit dans une île isolée où elle ne serait plus en contact avec le monde extérieur. Son récit ne se termine pas avec son bannissement, cependant. Maintenant, les hommes ne la recherchent plus parce qu’ils veulent jouir de sa beauté. Ils l’ont poursuivie dans un but tout à fait différent : la tuer. Le mythe de Persée et de Médusa, selon Pindare et Apollodore, a commencé par une quête. Perseus était le fils de Danaé et de Zeus. Le père de Danaé, Acrisius, avait prédit que le fils de Danaé le tuerait. Alors Acrisius a enfermé sa fille dans une chambre en bronze, mais Zeus s’est transformé en une pluie d’or et l’a imprégnée quand même. Acrisius, ne voulant pas provoquer Zeus, jeta à la mer sa fille et son petit-fils dans un coffre en bois. La mère et le fils ont été sauvés par Dictys. C’était Dictys qui avait élevé Persée, mais ce fut le frère du roi Dictys, Polydectes, qui l’avait envoyé dans sa quête légendaire. Polydectes est tombé amoureux de la mère de Persée et souhaitait l’épouser, mais Persée protégeait sa mère, car il pensait que Polydectes était déshonorant. Polydectes a cependant réussi à tromper Persée ; il a organisé un grand banquet sous prétexte de collecter des contributions pour le mariage d’Hippodamia, qui a apprivoisé ses chevaux. Il demanda à ses invités d’apporter des chevaux comme cadeau, mais Perseus n’en avait pas. Quand Persée a avoué qu’il n’avait aucun cadeau, il a proposé d’offrir tout cadeau que le roi nommerait. Polydectes saisit l’opportunité de le déshonorer et même de se débarrasser de lui, et demanda la tête de Médusa. Avec l’aide d’Athéna et d’Hermès – qui lui avaient donné plusieurs armes dont des sandales à ailes magiques, un casque, un étui et un bouclier en forme de miroir – il a combattu la Gorgone et réussit à la décapiter en faisant en sorte que Médusa regarde dans le miroir de son bouclier. De sa tête décapitée jaillirent le cheval ailé Pegasus et le géant Chrysaor. Les sœurs de Médusa, les Gorgones, ont ensuite poursuivi Persée, mais n’ont pas réussi à l’attraper, car son casque magique le rendait invisible. Après avoir tué Médusa, il mit sa tête dans son sac, et il retourna à Seriphos. Cependant, lorsqu’il survola la Libye, des gouttes de sang de Médusa tombèrent au sol et se transformèrent immédiatement en serpents. On raconte que c’est pour cette raison que la Libye regorge de serpents. Après cela, Persée donna la tête de Médusa à sa bienfaitrice, Athéna, en guise de cadeau votif. La déesse la plaça sous l’égide de Zeus dans son temple. Bien que Médusa soit généralement considérée comme un monstre, sa tête est souvent considérée comme une amulette protectrice qui éloignerait le mal. Ainsi, l’image de la tête de Médusa peut être vue dans de nombreux artefacts grecs et romains subséquents tels que des boucliers, des cuirasses et des mosaïques. Une tête de marbre de Médusa, vieille de 2 000 ans, a par exemple été retrouvée il y a peu de temps dans un ancien centre commercial romain en Turquie. Aujourd’hui, l’image la plus connue de la tête de Médusa appartient au logo de la société de mode italienne, Versace.

mercredi 10 juin 2020

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Dessins et photographies © Sonia Marques

Les roses du saule crevette Okaïdo sont sorties, quelle surprise ! Journée de création, journée de paraboles...

Parabole biblique, évangélique, orientale, rabbinique; parabole énigmatique, obscure; citer, commenter, expliquer une parabole; se servir de paraboles; l'interprétation des paraboles; la parabole du bon samaritain, de la brebis égarée, de l'enfant prodigue, du figuier stérile, de l'ivraie et du bon grain, du lazare et du riche, de la paille et de la poutre, des vierges sages et des vierges folles.

Des rubans déliés, des insularités, des lacs et terrains d'envol... À l'image, on ne peut bien représenter ce qui est haptique. Alors on se contente d'une image plate. Mais, ma création sera bientôt veloutée, comme un ameublement sans volume, sans attache, une couverture d'hiver en plein été, une décoration qui n'en est pas une, et une parabole de plus sur les dons de médiumnités...
J'aime Matisse pour cela, il a su retrouver la ligne après la tâche, comme il le dit en 1909 :

« Il s’agit d’apprendre- et peut –être de réapprendre- une écriture qui est celle des lignes... »


Concilier l’inconciliable... La couleur et le dessin, le portrait classique et le portrait abstrait, la perspective et l'espace sans perspective... Matisse dessinait et gravait quand les Fauves restaient dans la couleur. Il ne souhaitait pas que la couleur déborde. Je trouve que c'était un bon graphiste faisant triompher la couleur et le dessin, surtout lorsqu'il découvre le papier coloré et que les découpes dessinent "dans" la couleur. Il tranche et redonne des formes à la couleur avec ses gouaches colorées. Dans certains de mes dessins, il y a beaucoup de hasard, on peut penser que tout est mesuré, en fait ce sont des transformations multiples qui découpent des couleurs et des formes et j'adore lorsque les formes flottent et séparent sans arrêt une forme initiale, tout en tentant de la restituer mais sous formes d'îlots, parfois, en perdant tout repères. Sauf que je connais les repères. C'est comme se repérer dans l'obscurité, suggérer des repères, dans un océan.

La planéité est trompeuse, car elle tapisse des motifs et des surfaces différentes, fleuries, texturées, à poils, satinées, étendues, suspendues... Je pars de la figure pour aller vers l'espace, et m'y fondre complètement dedans. Je pense que je nage lorsque je dessine, l'insondable des fonds sourds et des rubans éclairés, faire briller ou rendre lumineux un trait, quand celui d'à côté s'enfonce dans le fond, s'assombrit. C'est un jeu de gymnastique rythmique et sportive, dont le ruban, permet d'exprimer sa grâce dans des mouvements amples et précis. C'est une métamorphose spirituelle, de la figuration à l'abstraction.

Un blog c'est un peu une lorgnette, on ne peut pas tout écrire, restituer, ni tout voir, tout expliquer. Que des parties non reliées au tout, mais à imaginer. Que des histoires qui n'ont rien à voir, avec le sujet. La diversion, est une opération stratégique consistant à détourner l'ennemi du point qu'il occupe en le poussant à déplacer ses troupes vers un autre front de défense. Les militaires sont avertis, il n'y a rien à voir, dans son entité, ici. Dessiner c'est gagner la guerre des sages.

mardi 5 mai 2020

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Chemise en lin (design : Bela Silva, artiste portugaise)

Photographies © Sonia Marques

Moi femme ménagère de moins de 50 ans, je n'ai pas disparu ;.)

Définition sur Wikipédia :

La femme responsable des achats de moins de cinquante ans (FRDA-50), auparavant ménagère de moins de cinquante ans est une notion publicitaire et marketing correspondant à une population de consommatrices fort peu précise mais qui est néanmoins considérée comme déterminante dans les dépenses du ménage, constituant donc une cible privilégiée à séduire. Ce « concept » publicitaire est apparu dans les années 1960, à l'âge d'or de la consommation de masse. Dans le même ordre d'idées, en France, on parle parfois de Français moyen. Cette catégorie est bien trop vague pour constituer un réel objet statistique, il s'agit plus d'un idéal incarnant un marché. C'est une sorte d'individu moyen, un idéal-type weberien résumant l'aspect de tout un marché, achetant des biens et des services de consommation courante (lessives, nourriture, vêtements, etc.), peu sensible aux campagnes innovantes, mais attentif aux prix et aux arguments les plus terre-à-terre, à la fois très conservateur, peu fantaisiste mais pourvu d'un pouvoir d'achat considérable. La personnification peut, symboliquement, être poussée assez loin et essaimer en dehors du monde publicitaire. Pour le publicitaire elle sera perçue comme une femme austère, ni très aimable ni très subtile qu'il faut néanmoins savoir séduire parce que c'est elle qui dicte sa loi. Le général de Gaulle s'est essayé de décrire ce concept lors d'un entretien télévisé en 1965 dans lequel il tentait de décrire la philosophie du gaullisme, le mouvement et l'ordre, par une métaphore : « Regardons ce qui se passe dans une maison : la ménagère veut avoir un aspirateur, un réfrigérateur, une machine à laver et même, si possible, une automobile. Ça, c’est le mouvement. Et en même temps, elle ne veut pas que son mari aille bambocher de toutes parts, que les garçons mettent les pieds sur la table et que les filles ne rentrent pas la nuit. Ça, c’est l’ordre ! La ménagère veut le progrès, mais elle ne veut pas la pagaille. Aujourd'hui les sociétés de sondages et de mesures de parts d'audiences utilisent l’expression « femmes responsables des achats » pour caractériser cette catégorie très scrutée des agences publicitaires.

La ménaf :

Connaissez-vous la «Menaf»? Derrière ce néologisme un peu barbare né de la contraction des termes «ménagère» et «enfants» se dissimule celle qui fut pendant longtemps l'idole des annonceurs et des régies TV: la «ménagère de moins de cinquante ans». Créée en 1989, cette figure symbole et cible prioritaire de la publicité avait été conçue à l'époque où le modèle familial encore hégémonique était celui du couple hétérosexuel avec enfants. Mais qu'on se le tienne pour dit: la petite fée du logis qui, rouleau de pâtisserie en main et enfants accrochés à ses jupons, fit les belles heures de Moulinex, n'existe plus. Première étape décisive de cette petite révolution: le 11 décembre 2014, le comité Audimétrie, composé de 19 représentants de diffuseurs de télévision, annonceurs et publicitaires, prononce la mort sémantique de la «ménagère de moins de cinquante ans». La nature ayant horreur du vide, les «sages» de l'audimat se trouvent alors une nouvelle égérie en la personne de la «Femme Responsable principale Des Achats du foyer», également surnommée «FRDA». Son règne aura été de courte durée. Selon une étude réalisée par l'agence KR Media*, en partenariat avec le Celsa Paris Sorbonne, les professionnels du marketing lui préfèrent désormais le «responsable des achats».

(article 2017, Le Figaro)


La ménagère est de moins en moins accro au petit écran. En 2019, la cible préférée des annonceurs est même celle dont le temps passé quotidiennement devant la télévision a le plus diminué: 14 minutes volatilisées en un an, selon Médiamétrie. Soit davantage que les 13 minutes perdues sur la cible des 15-34 ans, pourtant réputés plus volages. Certes, la femme responsable des achats de moins de 50 ans, selon la formule consacrée, reste aux avant-postes avec 3 h 08 consacrées chaque jour aux programmes TV. Quasiment deux fois plus que les 15-34 ans, qui y sacrifient 1 h 43 de leur temps.

(article 2020, Le Figaro)

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Les statistiques, cela n'a jamais été pour moi, je ne suis jamais rentrée dedans <3

Ma toute première fois, le confinement me fait repasser, ressasser, devenir une ménagère dans sa ménagerie, adorer le Lin, swinguer sur du textile, comme on parcoure des yeux les plus belles réalisations, comme on touche toutes les matières et on les détaille, les cajole, les expérimente, les froisse, les lave, les déchire, les dispose, tout ces corps et ces costumes, le temps d'une vie repassée et si bien ressassée. Merci le Portugal ! Vive Lisbonne !

Les statistiques, cela n'a jamais été pour moi, je suis trop haptique <3

Spéciale dédicace à ma famille <3

samedi 11 avril 2020

נʊ∂⑂ ℃hḯ¢aℊ☺



©Judy Chicago, Earth Birth, Birth Project, 1983
Versatex pulvérisée et fil DMC, couture de Jacquelyn Moore Alexander



 ©Judy Chicago, Birth Power, 1984,
Broderie sur dessin sur soie, 20 x 20 pouces
Couture par Sandie Abel




© Judy Chicago Guided by the Goddess,
from the suite Five images from the Birth Project 1985



© Judy Chicago The Crowning, 1983.
Needlepoint over painting on mesh canvas,
Hand painting assistance by Lynda Healy; needlepoint by Kathryn Haas Alexander





© Judy Chicago : Birth Project: The Crowning Needlepoint 3
1982 Reverse applique and quilting over drawing on fabric




© Judy Chicago : Ruth and Arlene (drawing from Compressed women who yearned to be butterflies )
1973 Support : color pencil and ink on paper

© Judy Chicago : Return of the Butterfly
Lithographie - 2012

The relationship between Chicago's vibrating color and form to that of fellow New Mexico women artists such as Agnes Pelton and Georgia O'Keeffe can be felt in this image.




Womanhouse
(30 janvier - 28 février 1972)1 est un espace d'installations et performances artistique féministe créé par Judy Chicago et Miriam Schapiro, cofondatrices du Feminist Art Program du California Institute of the Arts. Judy Chicago, Miriam Schapiro, leurs étudiantes et des artistes femmes locales ont participé à cette installation. Judy Chicago et Miriam Schapiro encouragent leurs étudiantes à s'approprier les techniques de sensibilisation afin de générer le contenu de l'exposition. Seules les femmes furent autorisées à visiter l'exposition le premier jour. Par la suite l'exposition fut ouverte à tout le monde. L'exposition a accueilli environ 10 000 visiteurs.


En 1974 un documentaire est réalisé "Womanhouse", par la réalisatrice, écrivaine et productrice Johanna Demetrakas. Le documentaire retrace cet événement féministe historique aux Etats-Unis, initié dans le cadre du Feminist Art Project mis en place au California Institute of the Arts de Los Angeles. Pour leur exposition, Miriam Shapiro et Judy Chicago ont réquisitionné une maison dans la banlieue de Los Angeles. Elles ont invité 24 artistes femmes à vivre et travailler ensemble durant plusieurs semaines, afin de proposer expositions et performances dans cet espace. Une manière de donner à ces artistes une visibilité, mais aussi de montrer que la maison et les préoccupations des femmes ne sont pas dénuées d'intérêt et que cela peut servir à faire de l'art. L'espace domestique comme lieu d'exposition Le projet collaboratif transdisciplinaire "Womanhouse" a mis en lumière des objets considérés comme triviaux, comme les produits de beauté, les bonnets de douche ou les tampons. Tous ces éléments se retrouvent au cœur d’œuvres d'art ou de performances proposées par les 24 artistes invitées. Cet événement a marqué un tournant aux Etats-Unis, permettant au pays de découvrir ce qu'est l'art féministe.

mardi 5 février 2019

℃ϴѺḰ

Betterave rouge et jaune crues, fenouil, céleri, panais, rutabaga, graines de chia, quinoa, pomme, poivron orange, poivron vert corne, fruits de la passion, aubergines chinoises, patate douce, bananes, pamplemousses, citron, kaki, courgettes, radis blanc, navet boule d'or... et Aloé véra...

Et puis des porcelaines du Brésil peintes à la main, lapin, chat et chien bleus et un chat vert mexicain en bois peint à la main, un perroquet peint, gravé sur un plat en céramique du Costa-Rica et un drap violet, en coton... une Cténanthe d'Oppenheim du Brésil et une boule disco miroir... des marionnettes à doigts, une étagère peinte à la main... Des natures mortes.

 

(Photographies © Sonia Marques)

vendredi 9 mars 2018

ṧ@мḯα нαʟαß⑂

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Samia Halaby

lundi 14 août 2017

ßαℓʟεяїηℯ


Mes Cendrillons (Repettos) sur ma Fanett (Ilmari Tapiovaara) (Photo © Sonia Marques)
Visite du magasin d’usine Repetto, en Dordogne, à Saint-Médard-d'Excideuil, qui vend des articles de surstocks, des chaussures des saisons précédentes, des fins de série et des articles dits de deuxième choix, c’est-à-dire qu’ils présentent des défauts mais ceux-ci n’empêchent pas de porter les chaussures. Cette usine produit, depuis 1967, essentiellement les chaussons de danse et ballerines de la marque, mais pas seulement. Les autres modèles sont même quelques-uns des plus légendaires, comme les chaussures Zizi et BB. Après avoir failli disparaître, Repetto connaît aujourd’hui le succès avec ses mocassins, ballerines de ville, bottes et bottines, babies ou sneakers.
Repetto : une histoire familiale : Rose Repetto, maman d’un prodige de la danse qui décide de créer des chaussons pour son fils qui revenait les pieds meurtris par ses répétitions. Bonne couturière, elle se charge de lui confectionner des chaussons plus adaptés et surtout plus confortables. Dans un atelier situé à deux pas de l’Opéra National de Paris, elle met au point la technique du “cousue & retournée” qui consiste à coudre la semelle en cuir à l’envers avant de la retourner. Grâce à ce savoir-faire unique, Madame Repetto acquiert très vite une grande notoriété et devient la fournisseuse attitrée des danseurs étoiles de l’Opéra Garnier.



Le chanteur belge Stromae, fondateur de la marque Mosaert en 2009 avec sa femme, la styliste Coralie Barbier, ont lancé une collection capsule en collaboration avec la marque de chaussures de danse, Repetto.

La marque Mosaert propose, depuis sa création, des vêtements unisexes et riches en couleurs et présente cette fois-ci, pour sa quatrième collection capsule, des souliers fleuris mixtes. La styliste expliquait que le chanteur avait toujours eu envie de porter des ballerines et qu’il regrettait le fait qu’elles ne soient réservées qu’aux femmes. De là,  Jean-Marc Gaucher, PDG de Repetto, lui en a envoyé une paire et lui a proposé cette collaboration.



Visuels, Brigitte Bardot avec des Repettos (à 18 ans, et aussi dans l'atelier de Picasso)

 Avant de devenir une des stars les plus incandescentes du cinéma français, la jeune Brigitte Bardot était une danseuse classique indéniablement douée. À l'époque, la Repetto ne se portait pas ailleurs qu'aux pieds des petits rats de l'Opéra. Bardot, elle, s'échappa rapidement du carcan de la danse classique pour s'improviser mannequin puis actrice débutante chez Sacha Guitry ou René Clair.  C'est en 1956 que bascule le destin de la simple starlette mariée à son Pygmalion Roger Vadim. Juste avant le tournage de Et Dieu... créa la femme, elle commande à Rose Repetto (fondatrice de la maison), une chaussure aussi légère et confortable qu’un chausson de danse. Mais avec le sex-appeal en plus ! Ainsi naît le modèle Cendrillon, dont le profond décolleté laisse découvrir la naissance des orteils. Moue boudeuse, crinière blonde, Repetto rouge carmin aux pieds: le mythe B.B voit lui aussi le jour dans Et Dieu... créa la femme. Si l'accueil réservé au film de Vadim est un peu frileux dans l'hexagone, les Américains, eux, s'enflamment pour la beauté insolente de Bardot. Grâce à leur fièvre contagieuse, la célébrité de l'actrice explose en France. On n'a jamais vu une sensualité aussi débridée et assumée, assortie d'un parler aussi nonchalant. Porté par ce succès fou, la ballerine peut alors descendre dans la rue et s'invite même à Hollywood. Quant à B.B., avant d'apposer ses initiales chez Gainsbourg (autre amateur de Repetto), elle mènera une vie aussi mouvementée que celle de Juliette, l'héroïne imaginée pour elle par Vadim - dont elle divorcera en 1957. Etre une femme libérée, ce n'est pas si facile... (article Vanity Fair, par Rosemont - 2014)


Entrée du château d'Excideuil lors du Hoop Festival (Photos © Sonia Marques)




Génial au Japon (Photo © Sonia Marques)

Génial au Japon
Quand elles ne composent pas avec leurs copains du groupe Le A, Blandine Peis et Émeline Marceau se réunissent au sein de Génial au Japon pour évoquer les grands espaces, les road-trips infinis et incertains et les sentiments humains dans un dédale de sons modernes, qui laissent la part belle à des rythmiques électroniques, des mélodies pop et des envolées parfois rock. Dans la musique de ces deux Bordelaises, les boîtes à rythme percutent sans jamais froisser les sens, les synthés se dévoilent à travers des nappes célestes ou des basses épaisses tandis que les guitares, déliées ou plus distordues, finissent de tapisser un décor jamais figé, toujours en mouvement. De Blonde Redhead à Radiohead en passant par Portishead, LCD Sound system ou Tame Impala, le duo féminin, créé à l’automne 2015, met en lumière tout un pan du patrimoine pop, rock et électro des années 2000 dans ses chansons habitées qui nourrissent aussi bien les rêves que la réalité. Qu’on vive au Japon… ou ailleurs.


Bloum (Photo © Sonia Marques)

Bloum

voit le jour en 2013. Les six membres se retrouvent autour d’une idée : construire un live où la musique et l’image pourraient se mêler et ainsi former une matière à part entière. Le but étant de proposer un espace où son et image se rejoignent, s’inspirent et se connectent. La notion de croisement a toujours intéressé la formation : Image-son ; électronique-acoustique ; graphisme-vidéo ; plastique-numérique… Chaque matériau serait support de l’autre. Pour ce faire, les membres travaillent en commun du début à la fin de la période de création. Les rôles se répartissent de la manière suivante : Côté sonore : Léo, Paul, Max et Bastien. Musiciens aux parcours bien différents. Du deejaying à l’orchestre classique en passant par le sound design ou la jam session sauvage… Côté visuel : Marie et Glen. Respectivement graphiste et plasticien de formation. Travaillent avec différents outils : vidéoprojection, modules, lumière… Sortes d’instruments d’un orchestre insolite qui répond à l’appel de la musique​.​ Véritable artisanat de la musique, Bloum compose, arrange et mixe ses morceaux de ses petites mains, au même titre que l’identité visuelle du groupe, ses clips, ainsi que les artworks de ses albums.​


Le jardin d'Hélys de Saint Médard d'Excideuil  (Photo © Sonia Marques)
Le jardin d'Hélys de Saint Médard d'Excideuil : Le site est né de l'imagination d'un couple de lyonnais installé là depuis 22 ans. Et jusqu'en 2031 maximum précisent-ils. Moniqa Ray-Bool est l'artiste propriétaire des lieux, cette ancienne enseignante a disséminé des citations d'auteurs dans tout le parc.




Œuvre de l'artiste chinoise Xuefeng Chen au jardin d'Hélys (Photos © Sonia Marques)

Née en Chine en 1975 dans le Yunnan, Xuefeng a vécu auprès de sa mère dans son village, en pleine campagne et montagne jusqu’à l’âge de 13 ans où elle courait, pieds nus, dans ces paysages. Sa pensée va sans limite entre lacs et montagnes, prés de sa maman un peu chamane, qui connait les rituels ancestraux. Pendant les années d’une enfance heureuse, chaque jour était un voyage inconnu. Sa curiosité la conduite en France, à Strasbourg, à l’école des Arts décoratifs. Pendant ses études, ses recherches dansent autour des cultes, des cérémonies, les gestes de sa maman, les dessins traditionnellement chinois, les écritures, tout ce qu’elle a connu et vu pendant son enfance. Le papier découpé, la broderie, le textile, la sculpture, Xuefeng touche à ces techniques qu’elle fait siennes et navigue dans ses racines pour faire pousser son arbre.

https://www.xuefengchen.fr/
https://www.instagram.com/xuefengchen_art/




Le jardin d'Hélys de Saint Médard d'Excideuil  (Photo © Sonia Marques)

Au piano (Photo © JD)

Nouvelle étagère  (Photo © Sonia Marques)

vendredi 30 septembre 2016

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Photographie: Michael A. Vaccaro (1960) Artiste : Georgia O’Keeffe, œuvre peinture : Pelvis Series, Red with Yellow (1945)

Dans cette 1960 photographie, l'artiste américaine Georgia O’Keeffe a soixante-treize ans. Elle pose à côté de sa toile, Pelvis Series, Red with Yellow (1945). Cette peinture fait partie d'une grande série de compositions faites entre 1943 et 1947 qui dépeint l'os d'un animal, (dans son intégralité ou en fragments). Habituellement O'Keeffe reproduit la couleur naturelle, le gris-blanchi de l'os, mais ici, elle la couleur change, de façon audacieuse, et fait apparaître l'image plus abstraite. En éliminant tous les détails superflus et tout sens et contexte, notre attention se concentre uniquement sur les éléments essentiels de la composition du vide de l'os à travers lequel un ciel d'or peut être vu. Son ami, le romancier Jean Toomer, fait remarquer qu'elle peint "l'univers à travers la porte d'un os."

C'est un petit livre de ses peintures acheté dans une braderie, lorsque j'étais adolescente, qui m'a fait découvrir ses œuvres. J'avais alors réalisé une peinture de 2 mètres sur 2, bleue et noire, d'une masse entropique et abstraite laissant apparaître un dégradé bleu jusqu'au blanc. C'était suite au décès de mon grand-père paternel au Portugal. Plus tard, cette peinture, est apparue dans le nouveau logement de ma sœur, en France, sans que je n'en sois informée, mais à l'envers. J'ai trouvé cette inversion très intéressante. Je découvrais l'abstraction à partir d'une figure et la possibilité de son interprétation, par d'autres, indépendant de ma volonté. Lorsque je regarde cette photographie, que j'ai choisie, je ne vois pas Georgia O’Keeffe, je vois ma grand-mère maternelle, espagnole, celle qui a vécu un peu à Cuba. Est-ce que l'on peut identifier ses grands-parents à des artistes ? Oui je pense, par leur vie, leur manière d'être, leur vision philosophique de la vie. J'aime cette photographie en particulier, car, de mon point de vue, ce n'est pas seulement une peinture que tient l'artiste de dos, c'est aussi un rideau, un nouveau décor. Grâce à Georgia, je découvre un nouveau décor, je passe à autre chose, la couleur, et c'est exactement, cette scène rêvée, qui me remet dans mes dessins, Mouvance. Il faut faire rideau, pour pouvoir continuer à créer, sans trop désespérer. J'ai eu l'occasion de voir les peintures de Georgia O’Keeffe dans les Musées, toujours une émotion. Je n'ai jamais vu d'exposition personnelle, alors à celles et ceux qui ont la possibilité... Prendre ce temps là.

Rupture et contre-pied : Se laisser enfermer était du reste, à l’évidence, ce qu’elle détestait le plus. Jeune femme, elle ne s’est laissé prendre par aucune des conventions de son époque, qui l’auraient voulue mariée et rangée alors qu’elle allait d’une université à une autre, d’abord comme élève, puis comme enseignante, à Chicago, à New York ou au Texas.

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Si O’Keeffe commence à peindre Manhattan en 1925, c’est à la fois parce qu’enfin marié, le couple vient de s’installer dans un appartement au trentième étage d’un building avec vue panoramique, mais aussi parce que la jeune épousée se doit de rompre sans équivoque avec l’interprétation un peu trop freudienne à son gré que son époux diffuse de sa peinture. On pourrait poursuivre ainsi. O’Keeffe pratique la rupture et le contre-pied avec une volonté d’indépendance et d’expérimentation qui ne se soucie ni de plaire, ni d’être comprise.

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Cette liberté est autant dans sa manière de peindre que dans ses voyages, et dans le renouvellement de ses sujets. Les formes, qu’elles soient humaines, florales ou minérales, sont définies par un dessin sinueux et ininterrompu qui synthétise en simplifiant. De l’observation du sujet, si attentive soit-elle, il s’avance vers une stylisation qui se passe de tout le superflu. Une maison est un rectangle et sa porte un autre rectangle. Un os pelvien est une forme blanche percée d’un ovale. Les cornes d’un cervidé mort sont des courbes symétriques. Les nuages vus d’avion sont des hexagones blancs réguliers sur fond bleu, une sorte de pavement céleste que l’on découvre avec stupeur. La toile date de 1963. A cet âge et en dépit de problèmes de vue, O’Keeffe trouve un motif qu’elle n’avait pas encore traité, conséquence de ses voyages en avion entre la Côte est et Santa Fe.

La couleur est traitée avec la même netteté et la même intensité, qui fait de temps en temps penser aux toiles les plus éclatantes de Gauguin dans le Pacifique. Rose fuchsia, pourpre, rouille, jaune jonquille, jaune citron : ce sont les nuances des sols et des falaises, des sédiments ravinés des bad lands et des calcaires et des grès des mesas – les tables dont les horizontales découpent l’espace en bandes parallèles. A moins que les pentes soient d’une noirceur de cendre sous des nuages aussi sombres, quand les rivières ressemblent à des éclairs et les nuées à des fleurs de coton. Les séries qu’O’Keeffe consacre dans les années 1940 à Black Place, en pays navajo, et à White Place, dans la vallée de la Chama River, sont simplement admirables.


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Extrait de l'article de Philippe Dagen : L’artiste américaine Georgia O’Keeffe, la nature jusqu’à l’abstraction, paru dans Le Monde du 30.09.2016

Une exposition de Georgia O’Keeffe (1887-1986), a lieu ces jours-ci à la Tate Modern, Bankside, Londres, jusqu’au 30 octobre.




Shirley Jaffe :  Horizons, 2012, Huile sur toile, 146 x 114 cm

Mon ami vient de m'apprendre que l'artiste peintre américaine Shirley Jaffe est décédée à Paris ces jours-ci, elle avait 93 ans. Nous avions découvert son travail et revisité son parcours, il y a quelques temps et regrettions de ne trouver aucune édition qui respecte ses couleurs. Bientôt alors. La galerie parisienne Obadia la représentait. Swing et papivole.

jeudi 21 avril 2016

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Domino (extrait de l’œuvre © Sonia Marques - 2013-2016)

C'est le printemps ! J'ai enfin pu installer mon Domino, il faut de la place : 2,80 X 2,40 mètres, suspension et impression sur soyeux tissus. Depuis 2013, ce dessin, peinture domine, il a trouvé plusieurs formes et tapisseries. Ici, les couleurs sont choisies en fonction du support. La couleur est toujours un moteur dans mon travail et une exigence d’accointance. De ce commerce amoureux hors mariage des couleurs, des liaisons entre deux personnes colorées de sexe différent, de ces fréquentations et relations douteuses des couleurs au sein d'un milieu chronophobe et chromophobe.


Domino (installation de l’œuvre © Sonia Marques - 280 X 240 cm - 2013-2016)

Extrait des intentions :

Domino est le nom que je livre à cette œuvre. Elle représente un magicien qui fait de la peinture. Je ne dirai pas un peintre, car avec ses outils, ses cymbales, cet instrument de musique percutant, il fait de la peinture, il ne la pratique pas, il la fait apparaître par hasard. Ses cymbales trempées dans la couleur sont les pinceaux qui mélangent les couleurs. Son costume et le fond sont la palette et le décor. On peut distinguer parfois des tracés qui s’effacent progressivement dans un ton uni et puis des contours qui cernent d’autres tons, jusqu’à former des motifs de camouflages.
Cette création est issue de plusieurs études historiques. Je laisse flotter des notions lorsque je peins dans ma tête, des histoires qui n'ont pas de couleur, pas d'images, ni de représentation. Je leurs dédie un dessin, je leurs attribue des gammes et des nuances de couleurs. Pour ne pas perdre le rythme de cette pensée dansante, j’ai imaginé des couleurs qui seraient non miscibles entre elles, qui se repoussent et s'épousent, dont j'observais leur sensualité se dessiner avec Domino et ses instruments de musique jetés ensemble, comme des percussions synesthésiques. D'ailleurs, le mot Cymbales vient du grec, kumbalon, signifiant jetés ensemble, de la même origine que le mot Symbole. Si les cymbales sont utilisées dans la musique populaire, des fanfares folkloriques aux marches militaires, et au jazz, elles sont apparues pour la première fois dans l’ancienne Assyrie (le nord de l’actuel Irak), en Égypte et en Judée. On se servait également de petits instruments similaires en Occident. Ce n’est pourtant qu’au XVIIIe siècle que les grandes cymbales originaires de Turquie sont arrivées en Europe.


Domino (extrait de l’œuvre © Sonia Marques - 2013-2016)

Domino (extrait de l’œuvre © Sonia Marques - 2013-2016)

Je suis partie et revenue et elle était toujours là. La prise de vue photographique est encore une autre histoire. Mais l'installation peut évoluer...

lundi 2 novembre 2015

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Autoretrato (Photographie © Sonia Marques)

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Tribute to : Concealing Coloration in the Animal (Photographies © Sonia Marques)

mercredi 24 juin 2015

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Cordes Sauvages Pow Wow, 2014-2015 (Cotton, wool, linen, silk, bamboo, synthetic fibres / 26 Elements) © Sheila Hicks

Foray into Chromatic Zones :  L'Artiste Sheila Hicks installée sur son installation à la Galerie Hayward de Londres. © Sheila Hicks