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lundi 10 janvier 2022

ℱ̪̺̫ℯ̪̻ł͔liℨ̻̞̝ ∀̼̝͜η̝͎◎̙̪̫ ℵ̟͖͍ø͖̞͜♥̡͙̟◎̙͓͔ 2̪̟͇0̺͉͇2̟͚͜2͓̫̠

(*•̀ᴗ•́*)و ̑̑

Grafismo e desenho © Sónia Marquès

Feliz Ano Novo !

Vamos fazer desta virada de ano um recomeço de tudo que é bom.
Um renovar de sentimentos positivos, novos sonhos, nova Sónia !

Felicidade, saúde, paz, amor e prosperidade !

Bem-vindo 2022 !

Fotografias © Sónia Marquès

jeudi 16 décembre 2021

ßℯʟʟ ♄øøḱ﹩

Photographies © Sonia Marques

Bell Hooks n'est plus, il y a quelques années, son ouvrage m'avait marqué, par son intelligence et sa pertinence, il m'a beaucoup apporté dans l'étude féministe des noires américaines, je remarquais alors qu'il n'y avait rien, en France, dans les bibliothèques des écoles d'art à ce sujet, et pour cause. Elle avait utilisé son nom de plume (en minuscules) en hommage à son arrière-grand-mère, Bell Blair Hooks, née Gloria Jean Watkins le 25 septembre 1952 à Hopkinsville dans le Kentucky, elle a publié plus de 40 ouvrages au cours de sa vie, dont le recueil de poésie And There Wept (1978) et ainsi que Ain't I A Woman (1981) : Black Women and Feminism. Ses dernières réflexions portaient sur l'amour. En octobre dernier paraissait, traduit en français, son ouvrage : La volonté de changer - les hommes, la masculinité et l'amour, résumé ainsi :

Si pour beaucoup d’hommes, le féminisme est une affaire de femmes, bell hooks s’attelle ici à démontrer le contraire. La culture patriarcale, pour fabriquer de « vrais hommes », exige d’eux un sacrifice. Malgré les avantages et le rôle de premier choix dont ils bénéficient, ces derniers doivent se faire violence et violenter leurs proches pour devenir des dominants, mutilant par là-même leur vie affective. La volonté de changer est un des premiers ouvrages féministes à poser clairement la question de la masculinité. En abordant les préoccupations les plus courantes des hommes, de la peur de l’intimité au malheur amoureux, en passant par l’injonction au travail, à la virilité et à la performance sexuelle, bell hooks donne un aperçu saisissant de ce que pourrait être une masculinité libérée, donc féministe.

*

Conception et réalisation de l’œuvre en céramique Cendrillon à Limoges (Photographie © Sonia Marques - 2010)

Ainsi, j'ai pensé à l’œuvre d'art que j'ai réalisé en mai 2010, il y a 11 ans. Elle s'intitulait Cendrillon. Toute réalisée à la main, par mes soins, en céramique (4Mx4M), une prouesse technique qui matérialisait le transfert d'une icône informatisée et numérisée des arts du codage des années 80 à un véritable tapis carrelé, de 1600 biscuits peints à la main. Mon projet de recherche réalisé en un temps record, faisait participer les étudiants de l'école d'art nationale de Limoges-Aubusson, où je venais d'être professeure en infographie et création multimédia, sélectionnée sur concours national en 2009... J'ai travaillé quasiment tous les jours et mes nuits sur ce projet avec passion et avec une énergie canalisée très saine et vitale pour une collectivité. J'avais une grande confiance dans mes acquis artistiques et techniques, que je souhaitais, avec générosité, partager. J'ai aussi ouvert mes esprits aux différentes façons d'aborder les techniques de la céramique, et j'ai appris, autant que je formais d'autres personnes (techniciens, étudiants) Ma capacité à trouver des solutions, malgré mon nouvel habitat sommaire et l'inconnu de la nouvelle ville et mon déménagement rapide pour le poste, a été un superbe relancement pour les étudiants, les nouveaux collègues, et la direction, et celles et ceux qui étaient en place depuis longtemps. J'ai donné beaucoup de mon art et mon affection, ce qui forment la patience inouïe des artistes ingénieux, ici, ingénieuse, en dépit de la dégradation de la valeur de l'enseignement, de l'art et de l'ouvrage, de la culture, au fil des années.

© Sonia Marques

Un mois après mon arrivée, l'école limougeaude, suite à ma conférence publique, le directeur me proposait d’exposer dans l’école, une œuvre multimédia de mon choix, lors du WIF (Festival International du Webdesign) programmé pour le mois de mai 2010. J’ai ainsi imaginé un projet de production artistique, d’une œuvre de grande envergure (mais étapes par étapes, de façon très modeste et discrète), au sein de l’atelier céramique en transversal avec l’atelier d’infographie et d’arts graphiques dans lequel je donnais des cours régulier à tous les niveaux depuis quelques mois. Ce projet était une réflexion sur la céramique mais aussi sur mon histoire culturelle. Cette œuvre réalisée (Cendrillon) de 16 m2, composée de 1600 carreaux de céramique peints, a fait participer les étudiants, par la pratique plastique (couleurs, vibrations, nuances, motifs) et les techniques (céramique, cuisson, peinture) et, de façon théorique, questionner des processus innovants dans des ateliers techniques croisés, qui ne se côtoyaient pas dans leur conception pédagogique. L’aspect culturel et le métissage opéré résultaient d’une recherche iconographique sur les interfaces graphiques des années 80 et s’inspirait de l’art traditionnel de l’azulejaria portugaise, dans sa technique en mosaïque. Je revisitais l’artisanat du côté du sociologue américain Richard Sennet, de son livre, Ce que sait la main, La culture de l'artisanat, (The Craftsman) de 2008, et je posais des questions sur les métiers d'art et le numérique, bien que ces disciplines n'étaient pas, alors valorisées par les écoles d'art. Le laboratoire des couleurs et pigments de l’école limougeaude, historiquement abandonné mais en l’état, a ainsi été fonctionnel et l’assistant technicien sur le décor, a pu depuis, par cette recherche, investir ce lieu et en faire l’atelier du petit décor pour la céramique et les étudiants. Cette œuvre fut exposée à l’école, puis les mois d’été suivant, au Centre Culturel Jean-Pierre Fabrègue à Saint-Yrieix-la-Perche, invitée par la directrice de l’espace, qui avait beaucoup apprécié mes recherches, pour prendre place dans une exposition programmée avec de jeunes designers de la région, sur des questions d'éco-responsabilité, ce qui était manifeste dans ma proposition artistique. Le matériau principal utilisé provenait des déchets et des chutes de terre, destinés aux poubelles, que l'école produisait chaque jour. Ces rébus de terre, amalgamés sous formes de boudins et mis de côté, pour mon projet, devenaient ma matière première, une œuvre d'art qui posait, pour la première fois, le recyclage, au centre de ses intérêts, dans une école où le luxe et les excédents n'étaient pas envisagés, ni considérés. L’année suivante, en 2010-2011, l’équipe enseignante et la direction m’ont donné la mission de coordonner la première année, avec une quinzaine de professeurs et assistants des ateliers techniques et de remettre en fonction les fondamentaux (couleurs, volume, dessin) J’y ai ajouté les fondamentaux des « médias », pour lesquels j’ai valorisé les enseignements des modes d’impressions afin d’élever le niveau des étudiants dès cette année, jusqu’à l’initiation à l’infographie, d’un point de vue artistique, avec une émulation créative au sein de l’atelier.

Photographies © Sonia Marques (2010)
L’œuvre Cendrillon est née dans les cendres de cette école, telle que le conte se raconte encore, même en Afrique, et pourtant c’est devenue une princesse sur un trône avec une myriade de couleurs. La recherche de la couleur de sa peau (le brun) de la figurine de pixels, représentaient 2 mois consacrés de recherche afin d’obtenir un marron chaud très particulier. Ce qui m’a permis de classifier les pigments de l’école, et de vérifier, après cuisson, la tenue de la couleur. Quelques années plus tard, en 2016, je fis la rencontre d’une écrivaine, Élisabeth Lemirre, venue présenter son ouvrage à la médiathèque de Limoges, une anthologie « Sous la cendre, figures de Cendrillon », en partenariat avec l'Opéra-théâtre de Limoges, dans le cadre de la programmation autour de Cendrillon, quelle coïncidence, un spectacle lyrique chorégraphié par Ambra Senatore (qui a écrit le rôle du Prince pour un travesti, pour une voix de mezzo et non de ténor) auquel j’ai assisté. J’ai apprécié nos échanges entre son ouvrage très documenté, notamment dans les pays africains, et l’œuvre que j’avais réalisée en céramique.

Argentina & Alvaro © Sonia Marques (2010)

C'est un merveilleux souvenir et une étape formatrice, dans ma vie artistique. Il y a eu un point convergent entre ma vie privée, publique, enfantine, adulte, de femme, de conjointe, d'ex-conjointe, de partenaires professionnels très différents, entre périphérie et capitale, banlieue et insularité, individu et collectif, enseignante-enseigné.es, théorie et pratiques, faire et savoir, art et artisanat, médias numériques et couleurs écraniques et un incroyable passage entre les couleurs lumineuses de l'écran et les couleurs de la terre, dont je devais trouver, également la correspondance lumineuse (ce qui est un vrai défi technique, lorsque l'on maîtrise le décor) Une œuvre qui a dépassé toutes les frontières. Ma composition faisait appel à la lusophone. Raconter l'histoire de sa fabrication est un véritable conte de fée. Je suis aussi très heureuse, que les parties masculines aient transférées toute leur affection à ce projet et que mes parents aient pu voir le puzzle assemblé, que l'on peut désassembler à souhait. Une œuvre d'une mobilité déconcertante, manipulable, d'un poids certain, et en même temps, légère, volubile. Mouvante. Très chaude, vibrante, saturée, mathématique, digne d'une maçonne fantaisiste et appliquée à l'art.

lundi 10 mai 2021

♓УÈИ∃ϟ

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"Hyènes", le film culte de Djibril Diop Mambéty, réalisé en 1991

: Réalisé en 1991 et projeté au Festival de Cannes en Compétition officielle en 1992, "Hyènes" du cinéaste Djibril Diop Mambéty, aujourd'hui disparu, a été restauré en 2017 sous l'impulsion de l'un de ses deux producteurs, Pierre-Alain Meier. L'occasion pour ce chef d’œuvre du cinéma sénégalais de retrouver une nouvelle vie... Réalisé en 1991 et projeté au Festival de Cannes en Compétition officielle en 1992, "Hyènes" du cinéaste Djibril Diop Mambéty, aujourd'hui disparu, a été restauré en 2017 sous l'impulsion de l'un de ses deux producteurs, Pierre-Alain Meier. C'est l'histoire d'un film qui reprend vie : un chef d’œuvre du septième art sénégalais, aux bobines endormies pendant un quart de siècle : "Hyènes" de Djibril Diop Mambéty. C'est aux laboratoires Eclair à Vanves que reposent les six boîtes de bobines de ce film culte, réalisé en 1991 et présenté pour la première fois en compétition officielle en 1992 au Festival de Cannes. Dans la salle de restauration manuelle, l'une des bobines est déroulé sur une table et examiné par des mains expertes. "Elle est en bonne état à part quelques petites rayures, mais sans ça, ça va! Pour une récupération en sous-sol, ça va, j'ai vu pire..." déclaré Luc Picot, penché sur la table de restauration. Des bobines retrouvées dans un sous-sol humide : C'est l'un des deux producteurs du film, Pierre-Alain Meier, qui a retrouvé les négatifs pour les sauver. "Hyènes, c'est quelque part le grand film de ma vie. Il m'a tellement marqué. Ce film m'a accompagné toute ma carrière. J'ai dit quelque part je suis allé si loin dans sa complexité à faire que j'y suis revenu tout le temps", dit-il. Second et dernier film de Djibril Diop Mambéty, "Hyènes" raconte la revanche d'une femme richissime de retour dans son village :

"Linguère Ramatou est de retour à Colobane. On dit qu'elle est devenue très riche, plus que ne l'est la Banque mondiale, et s'apprête à offrir 10 milliards de francs à ses congénères. La condition : que son ancien amant soit tué."

Adapté de "La Visite de la vieille dame", pièce de Dürrenmatt, "Hyènes" raconte le calvaire de Draman, épicier à Colobane, et de ses congénères. Une de ses anciennes idylles, Linguère Ramatou, rentre d'un exil volontaire. Draman l’avait jetée dans l’opprobre après l'avoir engrossée. Elle se convertit alors à la prostitution dans divers pays occidentaux et, rentre, majestueuse, à Colobane. Elle est revenue au pays pour se venger de son ancien amant et laver son honneur. L’épicier a, jadis, payé de faux témoins pour rejeter la paternité de l’enfant qu’il lui avait fait. Avec son second long-métrage après "Touki Bouki" (Le Voyage de la hyène), Djibril Diop Mambéty signe un film sur l’avidité, la lâcheté de tous les habitants d’un village qui perdent la tête... Au Festival de Cannes en 1992, Hyènes avait séduit les critiques pour la beauté de ses images, et l'audace de son propos. Corruption, colonialisme, conformisme social: le film du cinéaste sénégalais est une dénonciation sans concession, qui a marqué l'Histoire du cinéma africain.

Un an de restauration chez Éclair
: Les bobines de "Hyènes" étaient plutôt bien conservées, mises à part quelques rayures ou brûlures sur les négatifs... Chez Eclair, les restaurateurs ont retravaillé certains rouleaux de négatifs. Sur une bobine, par exemple, "la partie plastique avait eu quelques problèmes de rayures", raconte Pierre Boustoullier, chef de la division restauration d'Eclair. "La bobine trois a nécessité des traitements un peu particulier de numérisation." Tous les négatifs ont été numérisés, bobine par bobine, plan par plan, avant d'être étalonnés, sous la houlette du producteur. "Pierre-Alain, c'est lui qui a produit le film donc il savait exactement comment le film a été réalisé, quels problèmes il y a eu au moment du tournage qu'il voulait faire absolument disparaître comme défauts, et surtout ce à quoi le film devait ressembler à la fin", note Florence Paulin, chef de projet chez Eclair. L'étalonnage a donc été l'occasion de corriger les défauts, d'effacer les traces du temps et parfois de sublimer certains plans, même si Hyènes n'en a eu nul besoin. Aude Humblet, étalonneuse, a découvert le film pendant son travail : "c'est tout à coup une image qui vous raconte des histoires en que telle et qui vous fait un peu rêver... Il y a un vrai univers et des décors comme on ne connaît pas !"  (source : tv5Monde)

Magnifique film !

À regarder ces temps-ci sur Arte...

J'avais vu le film de sa sœur, Mati Diop "Atlantique" et j'avais posté un article, très beau, différent, mais il m'avait marqué...

C'est un 10 mai que j'ai inauguré à Limoges, la pièce Cendrillon, conçue et réalisée... avec amour...
Ce film aux couleurs et au conte inoubliable, nous donne là, de quoi voyager et penser quelle morale dans nos sociétés, quand la vengeance achète toute justice, et quand l’innocent apporte sa réponse : ne pas avoir peur.
Merci mon amour.

lundi 26 octobre 2020

ηαґηαя

        


        


    


    



  

J'adore ce styliste, principalement pour la mode masculine...
Je ne mets pas son nom, sinon il va me contacter, et je n'aime ni être connue, ni être reconnue ;.)
Je me souviens bien de lui et notre discussion. Quelle créativité et quelle pêche !
De toute évidence, je suis complètement dans la tendance pour cet hiver ;.)
Restons à discrétions... Les hommes sont beaux <3
De tout âge...

Joe Dallesandro ressemble à ma grand-mère: en vieux modèles, ils sont si proches...

Humour, joie, "at home"...

jeudi 21 mai 2020

ℳÅ$Ḱ ḲЇ₩ÅÏÐ∀ Ḏϴℳiℕϴ

Création des masques © Sonia Marques

Et bien, il fallait bien que Kiwaïda se penche sur la création de masques homologués et qui laissent passer la respiration, lavables plein de fois, aux normes ! Pour la partie technique, pour la création artistique et le design, ils proviennent de mes recherches antérieures, de Domino, des mes tissages et satinages. J'ai donc créé 4 masques différents, nommés donc les DOMINOS.

Photographie © Sonia Marques

La ville de Limoges a déposé des masques dans chaque boîte aux lettre... En principe... 10 jours après le dé-confinement, de mon côté, je n'ai pas reçu de masque de la ville de Limoges, destiné à tous les habitants. Fortuitement, j'ai pu en récolter un, mon ami, lui, l'a bien reçu, avec un descriptif de la ville. Il me l'a donc donné. Je le trouve pas trop mal, celui de la ville, car son tissu est justement bien épais, et sa couleur, un bleu ciel très doux est aussi intéressante, la finition, est, certes, pas très fine, mais peut-être est-il solide ? Dommage, je n'aurai pas le mien, avec la notice de la ville. Je n'ai encore vu personne avec ce masque, dans la ville. Le pliage est intéressant, il a d'ailleurs quelque chose de très féminin... C'est un pliage très simple et reproduisible. Bienheureusement, je suis une créatrice, la ville n'a pas pensé faire appel à mes services, mais les connait-elle ?

Photographie © Sonia Marques