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Paysage

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06/07/2020

ℵ☮ℝ♏Å

Norma Jeane Baker sur une plage au Nord de Malibu, en Californie, photographiée en 1946 par André De Dienes...
Sublimes prises de vue !

Par kiwaïda at 00:58

08/06/2020

¢♄αღ℘ṧ

Natures égotiques / Balade limousine

Abondance, Bichon, Fumaison, Sakura, Galletout, Rouelle, Losange, Cabécou, Taupinette, Lechatolet, Monbriac, Ovalie, Coquillon, Calisson, Dauphin, Enrobé du Soleil, Picodon, Pecorino,  Moelleux, Vœu, Chabichou, Vacherin, Buchette, Gratte-Paille, Bleu, Fleur du Maquis, Fondue, Romarin, Fondant, Regal, Queijo do Pastor...

Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 13:10

04/06/2020

ℙℐṼѺЇИ€

Photographies © Sonia Marques

J'aime beaucoup les pivoines roses, l'une de mes fleurs préférées, son parfum est inoubliable. Elle possède nombre de vertus, avec un pouvoir, dans l'histoire de guérison.
Fleur aux mille pétales, tant de mythes la parcourent, des légendes grecques, chinoises, du Moyen Age.
Elle protège des mauvais esprits, des maladies, des tempêtes et les chinois l'associent à la beauté féminine et à l'amour, emblème également, de l'abondance et de la réussite sociale.
En occident, de notre côté, elle serait symbole de sincérité mais aussi de la timidité, elle assure protection.
D'où cette expression "rougir comme une pivoine", un sentiment de honte.
Ce que j'admire, ce sont les dessins japonais, des pivoines voluptueuses et socles qui magnifient les insectes.
Notre coutume : les fêtes, comme la fête des mères, gage d'affection, cette fleur généreuse est une marque de sincérité et de tendresse.
On la trouve dans les bouquets pour les mariés et les arrangements floraux, abondant et délicats.
Dans certaines traditions, le fiancé offre une pivoine à sa future femme, en gage de sincérité de son amour

Cette fleur est un témoignage dont on se souvient. Longtemps.

Tachibana, Yasukuni 1715-1792

Trois pivoines et papillon (Katsushika Hokusai - 1832)

Pivoine et canari (Katsushika Hokusai - 1833)

Parfois je n'éprouve aucun sentiment, intellectuel, esthétique, décoratif, pour les arts contemporains. Professeure, j'ai dépassé cette absence de reconnaissance, afin de transmettre des correspondances en histoire de l'art, pour les étudiants, et que leurs connaissances, puissent, elles, se déployer librement, avec leur propre appréhension de l'histoire, et dans leur histoire personnelle. Je n'ai jamais forcé la main, ni réalisé des focus ou tenté d'exclure des pans entiers de l'histoire de l'art. Ainsi en apprenant, j'apprenais à apprendre, car j'aime enseigner, et articuler des planètes différentes, les aligner pour cartographier une nouvelle constellation, afin que l'étude se peaufine et l'excellence pousse. Mon enseignement est raffiné, il est donc précieux et ne peut être vulgarisé. Je ne l'ai pas su de suite, des mésaventures me l'ont appris. Je me suis un peu décalée d'un milieu, qui était hostile à la délicatesse et à l'élégance. J'ai souvent gardé secrètes mes préférences artistiques. Et celles-ci, plongent deux siècles en arrière. Évidemment, tous les arts qui s'en inspirent ont ma préférence. Je comprenais ainsi, de même, que ne pas avoir de reconnaissance auprès de mes contemporains, n'était pas très important. Pourtant ils me divertissent, mais j'oublie le spectacle, aisément. Ce qui s'imprègne est bien plus complexe et organique. C'est lié aux odeurs et aux souvenirs, aux attachements et aux reconnaissances de ce que l'on a déposé profondément, en nous. Comme l'insecte qui butine une fleur, les déplacements des pollens, toute cette culture. Mes essentielles. Mes essences.

Il n'y a pas de choix, dans la transmission : que des possibles.

J'aime l'idée d'être une maître professeure. Je possède une discipline singulière, elle ne correspond pas du tout aux cases des disciplines répertoriées, de nos jours, dans toutes les écoles. Ce sont des cartes à jouer, chaque jour, je bats les cartes et je coupe. Le mot "maîtresse" n'est pas ma tasse de thé, ni "enseignante". Je ne garde pas d'enfants, mon enseignement n'a jamais été une récréation, ni un salon de thé, ni un "apéro" après confinement. L'étude est prioritaire, étudier c'est toute sa vie. Souvent, on peut croiser des agités du bocal, qui veulent couper les cheveux en quatre, ils et elles ne pensent qu'à enculer les mouches, à sodomiser un brachycère, ce sont des expressions françaises vulgaires, mais en lisant le livre d'Utamaro, l'artiste japonais et ses myriades d'oiseaux et d'insectes, en lisant les haïkus, il y a des vulgarités, sur les pétales et cela m'a fait réfléchir, il y a des accouplements d'insectes dans ce livre poétique. Ces expressions similaires et vulgaires, veulent dire : se perdre en arguties pour des vétilles, chicaner, se montrer tatillon. Ces excès sont inutiles, et ne parviennent pas à comprendre ce qu'est la création, son épaisseur. C'est un temps, de reconstitution, de vision globale, et d'une certaine hauteur aussi. L’œuvre n'est pas accessible à tous, ni les enseignements artistiques, bienheureusement. La patience et l'humilité, elles, se manifestent présentes, aux études. Je crois même que le plaisir et la générosité ne pré-existent pas, aux études. Rien n'est donné d'emblée. D'ailleurs, rien n'est donné aux imbéciles, à celles et ceux qui forcent et croient tout savoir. Il n'y a que des efforts, un ascétisme rebutant, un vide intérieur à réaliser, rien n'est visible. Il n'y a rien à vendre, et rien à voir, au départ et le long du chemin. Ce qui est montré, n'est qu'une étape, dans les épreuves des études. L'abnégation est heureuse, dans la vocation d'enseigner, et les professeurs n'ont nul besoin de porte-voix, de slogans, et de publicités.

Par kiwaïda at 18:42

26/05/2020

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Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 20:14

24/05/2020

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Photographies © Sonia Marques





Par kiwaïda at 22:41

23/05/2020

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Fleur de lotus solitaire au bord de l'étang éternité

Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 16:24

19/05/2020

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Je découvre, avec parcimonie, les fleurs poussées à l’abri des regards, et leurs insectes, passagers confinés. C'est beau.
De ce qu'elles seules, veulent bien m'offrir, je partage ce que j'ai entraperçu.
C'est à vous, que j'adresse mon point de vue, passagère confinée de ces pages.
De ce que moi seule, je veux bien vous offrir, de ce que vous, seuls, voulez-vous bien entrapercevoir.
Les fleurs, les pages et les insectes, sont nos amis, nos compagnes et compagnons, nos signes des saisons et notre température.
De délicats modèles de tempérance.

Retenus de nous-même, en un seul lieu, contemplatifs et repus, vous êtes mes plus beaux espoirs, en ce printemps téméraire.
Étincelants miroirs de la beauté des solitudes.

Sans vous voir surgir de terre, je ne vous imaginais pas, aussi généreuses et ingénieuses.
Vous avez repris vos droits.

Tapie sous terre, des mois, des années durant, j'ai fait comme vous, à l'abri des regards, j'ai repris mes droits.

Mille mercis, milles fleurs et insectes.

Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 21:45

14/03/2020

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Du barouf en moins © Photographie Sonia Marques

Par kiwaïda at 12:57

08/03/2020

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Photographies © Sonia Marques

Le droit des mers, des mères, des marines, des droites, des courbes, des souvenirs, des avenirs, des vies, des visages, des rivages, des bleus, des jaunes, des sables, des inclassables, des pas à pas, des délicatesses, des politesses, des finesses, des tacts, exactes, des beautés, jetées, mutées, pétées, ratées, citées, butées, notées, futées, gâtées, ouatées, fiertés, entêtées, enterrées, inhumées, incinérées, calcinées, fumées, volatilisées, cendrées, roses, beiges, blanches, terracotta, corail, moutarde, citron, écume, vanille, envolées, exaltées, sublimes, inoubliables...

Par kiwaïda at 19:00

23/02/2020

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Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 12:47

13/01/2020

Ḻℯ ℘αłмїεя

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Puits à traction animale à Djanet. Montants en tronc de palmier (Photo G. Camps)

L'encyclopédie berbère

« Le palmier est un arbre monumental, puissant, royal ; il a en partage la force, la majesté et l’élégance parfaite ; sa tige isolée remplit un cadre de plusieurs lieues et peuple une solitude. » Ainsi s’exprimait L. Lehureaux dans les premières lignes d’un ouvrage consacré au palmier-dattier du Sahara algérien. Cette phrase, peut-être trop enthousiaste, révèle combien le palmier-dattier, l’arbre de l’oasis, a exercé tant auprès des autochtones que des touristes ou fonctionnaires des temps coloniaux une attirance quasi idolâtre. Dans l’imaginaire du voyageur ou de l’émigré, le dattier est inséparable du mystère bruissant de l’oasis qui n’existe que par lui... On surprendrait bien des Européens et bien des Maghrébins du Tell en leur affirmant qu’il peut exister des oasis sans palmier (il est vrai qu’on parle alors plutôt de jardins ou de centre de culture) et que cet arbre dactylifère n’est pas pansaharien. Il n’est vraiment prospère et productif que dans une large bande de territoires du Sahara septentrional, le Blad ed-djerid (le pays des palmes) ; ailleurs, dans le désert, il ne donne pas des produits de même qualité ni en quantité comparable ; au sud, domine et fructifie un autre palmier d’un genre différent, le palmier doum* qui est un Chamerops et non un Phœnix. Mais le palmier-dattier n’en est pas moins l’arbre roi du Désert et l’homme, dans sa reconnaissance, admet qu’il a une origine divine particulière puisqu’Allah le tira des débris d’argile dont il venait de modeler Adam, donnant ainsi au dattier une place prééminente dans la Création.

L’oued Rhir

Plus à l’ouest, l’oued Rhir, appartient au grand ensemble des régions berbérophones du Sahara septentrional qui comprend, outre le Mzab, le Touat, et tout le Sud Marocain, alors que les oasis des Zibans, comme le Souf, le Djerid et le Nefzawa, sont arabisés depuis longtemps. L’oued Rhir, qui pas plus que l’oued Souf n’est un cours d’eau, est le principal producteur de dattes du sud Constantinois, en particulier de la variété Deglet en-nour. L’oued Rhir est la première région mondiale exportatrice de dattes de qualité. Les 40 palmeraies qui s’égrènent du nord au sud, regroupent près d’un million et demi de dattiers dont le quart de Deglet en-nour, la production de cette variété atteint 57 % (en 1970). Dans cette vaste gouttière d’une vingtaine de km de large, l’irrigation est assurée par des puits artésiens qui, aujourd’hui, sont forés jusqu’à la nappe du Continental intercalaire (Albien). Pour éviter la stérilisation par les dépôts de sel, il est nécessaire de drainer en conduisant les eaux par un long canal depuis Touggourt jusqu’au chott Melrhir. L’ensemble de palmeraies le plus important entoure Touggourt, la seule ville de la région avec M’rayer, les autres sont voisines, jusqu’à l’oued Mya, de gros villages dont les maisons sont, comme dans le Djerid, en briques crues.

Les oasis de Ouargla* prolongent vers le sud celles de l’oued Rhir. Elles possèdent une demi-million de dattiers adultes (estimation de 1971) et produisent 50 à 60 000 t de dattes dont un cinquième de Deglet en-nour qui atteignent ici les limites méridionales de leur zone de prédilection. Les oasis de Ouargla bénéficient, comme celles de l’oued Rhir, de forages profonds qui suppléent les vieux puits artésiens ou à balancier. Le développement urbain de Ouargla et la croissance des secteurs secondaire et tertiaire, en relation avec l’exploitation pétrolière et gazière, réduisent l’importance des palmeraies dans l’économie locale.

Les Zibans

A l’extrême nord de la zone dactylifère, s’étendent les riches palmeraies des Zibans, de part et d’autre de Biskra* qui joue le rôle de capitale régionale. Dans la partie occidentale, piémont des monts du Zab, la culture des dattiers bénéficie d’importantes ressources hydrauliques ; dans le Zab oriental (chergui), autour de Sidi Okba, les conditions sont moins favorables ; l’apport en eau est assuré par le seul ruissellement et le pays souffre de crues souvent catastrophiques séparées de longues périodes de sécheresse qu’atténue le barrage de Foum el Gharsa. Les palmeraies les plus importantes se situent dans le Zab gharbi : Biskra, Tolga, Doucen et Ouled Djellal ; c’est, pour l’Algérie la région de plus forte production des Deglet en-nour. Les 750 000 palmiers font vivre une vingtaine de villages alors que le Zab chergui, sur le piémont aurasien, ne possède que 250 000 dattiers.

LES DOIGTS DE LUMIÈRE

La culture du palmier dattier

L’irrigation

Le dattier a besoin de soleil et d’eau. Si le premier ne fait jamais défaut, la seconde, en revanche, lui est fournie par le travail de l’homme. Pour irriguer leurs palmeraies les jardiniers sahariens (Harratin ou Chouchan) ont fait preuve d’une ingéniosité et d’un courage dignes d’admiration. Nous ne ferons que rappeler les différents procédés traditionnels pour amener l’eau au pied du palmier, en mettant à part le procédé inverse qui consiste, dans les ghout du Souf, à faire descendre le palmier au voisinage de la nappe. Les puits traditionnels à faible rendement sont de deux sortes :
- Le puits à balancier, appelé khottara dans l’Oued Souf, l’Oued Rhir et le Fezzan, Aroudid dans l’Ahaggar, utilise une longue perche dont une extrémité porte un contre-poids qui fait remonter sans trop d’effort la poche de cuir (tagnint, dalou*) remplie d’eau suspendue à l’autre extrémité ; c’est le principe du chadouf déjà figuré sur les peintures de l’Égypte pharaonique. Il ne fonctionne que lorsque la nappe phréatique est à faible profondeur, de trois à six mètres.
- Le puits à traction animale s’impose lorsque la nappe aquifère est trop profonde. Cet engin appelé tanout, en pays touareg dalou dans l’Oued Souf, khottara au Mzab (terme qui au Maroc désigne la foggara) nécessite une structure en bois et l’usage d’une poulie pour éviter une usure trop rapide de la corde ; la remontée de l’eau est assurée par le déplacement sur une rampe ou une allée d’un animal, chameau, bœuf ou âne, attelé à la corde qui remonte une grosse poche de cuir, le dalou (delou*), d’une contenance de 40 à 60 litres. La longueur de la rampe égale la profondeur du puits.
- La noria ou roue à manège à traction animale fut introduite à Ouargla vers 1920, mais sa fragilité relative et son coût l’ont fait progressivement abandonner ; en 1975 il en existait encore quelques-unes dans l’oasis de N’Goussa et une seule à Ouargla.

*

J'essayais de me souvenir de tous ces mots nouveaux, de comment on faisait des dattes, des palmeraies... SOUF, BISKRA, OUARGLA, M'RAYER, TOUGGOURT...

"Il faut aller chercher de l'eau, là où il y en a..."

Les zibans :

Le nom de la région se réfère à un groupe d'oasis (en berbère, zab (pluriel ziban) signifie « oasis »). Il n'aurait aucun rapport avec la thèse arabisante ; la racine zâba indique l’instabilité et signifie, en outre, boire à grands traits, en se dépêchant ; ou la racine zâba peut signifie "couler", en parlant d’eau.

matisse.jpg

Rue de Biskra - Matisse (vers 1907)

Henri Matisse part en direction de l'oasis de Biskra au printemps 1906 avec l'intention d'y séjourner une quinzaine de jours mais la durée de la traversée en bateau jusqu'à Alger puis le voyage en train jusqu'à Constantine lui prennent une semaine. Lorsque Matisse arrive enfin à Biskra il éprouve un sentiment qui marquera à jamais son imaginaire. Il ignore le folklore et l'exotisme de pacotille pour se concentrer sur les sujets développés par l'orientalisme post - moderne (le harem, les bédouins et le désert). Durant cette période il peindra deux tableaux majeurs "Rue de Biskra" et "Nu bleu (souvenirs de Biskra)" dans lesquels il schématise le corps de la femme. Présenté au Salon des Indépendants en 1907 le "Nu bleu" sera en concurrence avec "les demoiselles d'Avignon" de Picasso. Cependant la critique sera virulente et Matisse décidera pour un temps de délaisser les problèmes plastiques.

« Dans l’oasis de Biskra, surprenante
de fraîcheur au milieu du désert,
l’eau court dans une rigole, qui
serpente dans les palmiers [...]
Au bord d’un ruisseau, dans un coin
ombreux, un jeune arabe enveloppé
de lainages blancs était étendu,
et une jeune femme lui épongeait
le front. Je pense que l’Arabe pouvait
avoir un accès de fièvre. En tout
cas, c’est cette image, transformée
par mon imagination, qui m’a
donné l’idée du tableau « Souvenir
de Biskra. » L’oasis de Biskra est très
belle. Mais on a bien conscience
qu’il faudrait passer plusieurs années
dans ces pays pour en tirer quelque
chose de neuf et qu’on ne peut
prendre sa palette et son système
et l’appliquer. »
biskra.jpg
Emile FRECHON (1848-1921) Algérie, Biskra, photographie vers 1920

Par kiwaïda at 17:55

03/12/2019

яøмαη☂iṧღℯ

Thomas Cole


Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre américain (Bolton-le-Moor, Lancashire, 1801 – Catskill, New York, 1848).

Sa famille émigra en 1819 d'Angleterre à Philadelphie, puis à Steubenville, dans l'Ohio. Cole travailla d'abord chez un graveur sur bois de Philadelphie ; ayant rejoint sa famille, il apprit ensuite les rudiments de la peinture auprès d'un portraitiste allemand nommé Stein. Vers 1822, il exécuta des portraits, sans grand succès, et travailla à quelques peintures religieuses. L'année suivante, il fréquenta la Pennsylvania Academy of Fine Arts de Philadelphie et eut sans doute connaissance, à ce moment, des paysages de Doughty et de Thomas Birch. Il s'établit peu après à New York (1825) et, après avoir effectué un voyage sur les bords de l'Hudson, exposa quelques peintures qui firent rapidement sa réputation ; Trumbull en acheta une et prévint William Dunlap et Asher B. Durand de sa découverte : ceux-ci firent immédiatement de même ; Cole était lancé et fut, en 1826, l'un des fondateurs de la National Academy of Design. De cette époque date le Dernier des Mohicans (1827, 2 versions : Hartford, Wadsworth Atheneum, et Cooperstown, New York State Historical Association), inspiré du roman de Fenimore Cooper, qui venait d'être publié. L'artiste fut dès lors tenu pour l'un des principaux paysagistes américains. En 1829, il s'embarqua pour l'Europe, où il resta jusqu'en 1832. Il exposa sans succès à Londres (Royal Academy et British Institution), visita Paris et l'Italie, séjournant longuement à Florence. Ce voyage eut une grande importance pour sa carrière. L'étude directe des maîtres anciens lui permit d'améliorer sa palette, et l'iconographie de ses tableaux se transforma. Outre de grands paysages panoramiques dans lesquels il se veut l'émule de Lorrain ou de Turner (The Oxbow [le Connecticut près de Northampton], 1836, Metropolitan Museum ; le Rêve de l'Arcadie, 1838, Saint Louis, City Art Museum), il exécuta des œuvres à sujets fantastiques (la Coupe de Titan, 1833, Metropolitan Museum) et philosophico-historiques (le Cours de l'Empire, 5 tableaux, 1836, New York, Historical Society, élaboré durant son voyage en Europe et commandité à son retour par le collectionneur new-yorkais Luman Reid ; le Voyage de la vie, première version, Utica, N. Y., Munson Williams-Proctor Institute, deuxième version, commandée par le banquier Samuel Ward, 1842, 4 tableaux, Washington, N. G. ; le Songe de l'architecte, 1840, Toledo, Ohio, Museum of Art). Cole retourna en Europe en 1841-42 et voyagea en France, en Grèce, en Suisse et en Italie. Il en revint encore plus désireux de créer des peintures religieuses, se convertit et vécut jusqu'à la fin de sa vie dans l'isolement des Catskill. Il y projeta une nouvelle série, The Cross and the World, jamais achevée, et réalisa des toiles telles que la Vue d'un lac américain (1844, Detroit, Inst. of Arts), la Croix dans la solitude (1845, Louvre), la Vision (1848, New York, Brooklyn Museum). Ces dernières œuvres, qui correspondent à une redécouverte du paysage américain, illustrent les théories que Cole avait exprimées dès 1841 dans un écrit poétique, Lecture on American Scenery. Thomas Cole est le principal représentant du romantisme américain en même temps que, par ses élèves, tels A. B. Durand ou F. G. Church, le fondateur de l'Hudson River School, groupe qui réunira différents paysagistes du deuxième quart du xixe s., aux États-Unis. Il est représenté principalement à New York (Metropolitan Museum et New York Historical Society) ainsi qu'à Washington, Baltimore, Chicago, Detroit, Hartford, Cleveland, Providence. Une exposition Thomas Cole a été présentée (Detroit, Institute of Arts) en 1996.

Sublimes paysages pour s'approprier sa destinée. Thomas Cole plaidait en faveur de la préservation de l’environnement naturel.


Une exposition soigneusement pensée met à l’honneur le fondateur de l’école de l’Hudson, Thomas Cole (1801–48), et inscrit dans une dimension internationale ce pionnier de la peinture de paysage américaine qui mérite d’être reconnu et apprécié des deux côtés de l’Atlantique. Après son succès au Metropolitan Museum of Art de New York, Thomas Cole: Eden to Empire [De l’Éden à l’Empire] est aujourd’hui à l’affiche à la National Gallery de Londres. À Londres comme à New York, les commissaires Tim Barringer et Elizabeth Mankin Kornhauser ont secoué l’image traditionnelle et nationaliste d’un peintre typiquement américain dont les sublimes paysages s’adressaient à une jeune nation de plus en plus prête à s’approprier sa destinée. Ils définissent un personnage plus complexe et pétri de contradictions, un immigrant ambitieux et conscient de sa position sociale, un homme imprégné des traditions religieuses et artistiques européennes et un grand admirateur des poètes romantiques, entre autres Byron. Loin de se faire le chantre de l’expansionnisme américain et en s'opposant à l’idéologie jacksonienne qui prévalait alors, Cole plaidait en faveur de la préservation de l’environnement naturel.


Thomas Cole a déjà une formation de graveur lorsqu’il émigre avec sa famille en Amérique à 17 ans, il y a exactement 200 ans. Pendant son adolescence, il s’était rendu compte des dégâts environnementaux causés par l’industrialisation dans son Lancashire natal. Principalement autodidacte, l’artiste commence par peindre des paysages sauvages, puis il décide à 28 ans de repartir pour l’Europe afin d’étudier les maîtres anciens en Italie et en Grande-Bretagne. Cole est parmi les premiers à mettre en relief la beauté et l’échelle majestueuse des paysages nord-américains qu’il cadre et allégorise de nouvelles façons tout en remettant en question les comportements couramment liés à l’exploitation de la nature. Il forme aussi la nouvelle génération de paysagistes américains, notamment Frederic Edwin Church et Jasper Francis Cropsey, montrant la direction qu’allait la peinture de paysage américaine. Toutefois ses élèves admiratifs projettent souvent dans leurs œuvres des valeurs très différentes des siennes, tendant à exalter le nationalisme et à présenter une vue harmonieuse de l’occupation humaine. Centrée sur la période 1832­–37 qui suit le premier voyage d’études de Cole en Europe, l’exposition de Londres regroupe plus de 35 esquisses et tableaux de l’artiste. Mort relativement jeune à l’âge de 47 ans, ce peintre prolifique a réalisé plus de cent tableaux dont nous ignorons le sort d’une partie d’entre elles. L’exposition réunit aussi quelque 25 toiles de ses contemporains britanniques, notamment J.M.W. Turner et John Constable, qui entrent en dialogue avec les œuvres de Cole et les situent en contexte. Cole avait fait la connaissance de ces artistes et soigneusement étudié leurs techniques.
(extrait de l'exposition canadienne - 2018)

Par kiwaïda at 01:53

14/09/2019

♏ϴϴИ




Hier soir, j'ai vu un spectacle magnifique sur les toits de Limoges : La lune des moissons !

La lune était d'un jaune lumineux, pastel avec des tâches ocres, orangées, puis elle est montée lentement le long de la soirée jusqu'à devenir blanche phosphorescente.

Ce vendredi 13 septembre 2019, c'était la dernière pleine lune à illuminer les champs avant la moisson.

Elle semblait être blonde de blés, si pâle, et pourtant d'un grand éclat, quel paradoxe de cette teinte si douce et forte à la fois, unique.

Je n'avais pas d'appareil photographique, alors j'ai profité de cet instant, lors d'un dîner en plein air, elle était devant nous, comme invitée, fière et si protectrice.

Cette lune des récoltes est visible ce soir aussi.

Énergie.

Ne plus retenir le passé.

La beauté sans faire de bruit.

Par kiwaïda at 13:04

09/09/2019

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Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 00:07

17/08/2019

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Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 19:08

14/07/2019

ᕈᙓ♈ᓮ♈ᔕ



















La maman montre à ses petits comment se baigner

Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 23:36

27/06/2019

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42 degrés à l'ombre à Limoges (Photographies © Sonia Marques)

Par kiwaïda at 01:00

20/04/2019

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Photographies © Sonia Marques

Ma douceur d'un paysage limousin. Ni contrasté, ni relief puissant, lorsque je marche dans ce pays du limousin, c'est une douceur du paysage avec des nuances subtiles, sans excès. Point de pics, ni de hautes montagnes, point de versant pentus, mais quelques vallées profondes et ouvertes, on peut définir des plateaux aux collines qui se rencontrent. Les sommets sont arrondis. Artiste dans ce paysage, photographier ou prendre ses marques, fidèle à mon nom de famille, ressemble fort à un regard de peintre sur cette douce campagne. On peut y passer sans prendre garde aux multitudes variétés et pétales et délicieuses sources, tant cheminant, on se laisse songeurs à nos turpitudes quotidiennes. Mais, si tel une peintre dans l'âme, que je suis, avec beaucoup plus d'attention, je dévale les plateaux aux boutons d'or et pissenlits sous la fraîcheur d'un soleil pur de printemps débutant, de ce petit printemps pétillant, alors je parcoure les ruisseaux comme je regarderai une cascade du pauvre avec admiration : on ne peut rêver plus grand, quand tout se love dans votre main. Les terrains de bruyères, ses châtaigniers et puis comme le disait l'agronome, l’anglais  Arthur  Young  qui parcourait  le Limousin en 1787 : "Aucune trace d’habitation humaine ; ni  village,  ni  maison,  ni  hutte,  pas  même  une  fumée  qui  trahisse  la présence de l’homme ; un paysage américain, si sauvage qu’on s’attend à  y  rencontrer  le  tomahawk  de  l’Indien.  Les  routes,  dans  toute  cette région, sont vraiment superbes, très supérieures à tout ce que j’ai vu, en France ou ailleurs."

Le vert, oui le vert, mais aussi le rouge et le bordeaux, le bleu du ciel et les nuages blancs, le jaune partout, et ce rose sombre des racines, de ce que l'on observe en transparence des eaux ruisselantes bordées de cailloux et pierres, vallées et le turquoise du fond des paysages, celui qui projette les arbres au loin, comme des ombres paupières, ce bleu d'orient qui se noie dans le ciel, alors que nous sommes devant un parterre vert brillant, étincelant même, une mousse qui ne s'est jamais asséchée, un drôle de tapis. Oui cette terre limousine serait donc drapée d'une tapisserie verte, mais non poussiéreuse, pas celle d'Aubusson que l'on conserve encore. Non la limousine est sauvage mais douce, c'est-à-dire que cette campagne n'est pas faite pour les m'as-tu vu. Pourtant, on ne peut pas dire que le paysage est modeste non plus, il est dense et sait protéger qui souhaite trouver refuge.

Nos enfances d'anniversaires rassemblent tous les ruisseaux de ces vies limousines, sauvages et douces,
tel les pissenlits, semés à tous vents.

Par kiwaïda at 19:44

15/04/2019

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Le vent, l'énergie solaire.

Photographies © Sonia Marques



























Par kiwaïda at 13:18

04/04/2019

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Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 01:02

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