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Paysage

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20/04/2019

ℒiℳ☮ṲϟЇℵ$

Photographies © Sonia Marques

Ma douceur d'un paysage limousin. Ni contrasté, ni relief puissant, lorsque je marche dans ce pays du limousin, c'est une douceur du paysage avec des nuances subtiles, sans excès. Point de pics, ni de hautes montagnes, point de versant pentus, mais quelques vallées profondes et ouvertes, on peut définir des plateaux aux collines qui se rencontrent. Les sommets sont arrondis. Artiste dans ce paysage, photographier ou prendre ses marques, fidèle à mon nom de famille, ressemble fort à un regard de peintre sur cette douce campagne. On peut y passer sans prendre garde aux multitudes variétés et pétales et délicieuses sources, tant cheminant, on se laisse songeurs à nos turpitudes quotidiennes. Mais, si tel une peintre dans l'âme, que je suis, avec beaucoup plus d'attention, je dévale les plateaux aux boutons d'or et pissenlits sous la fraîcheur d'un soleil pur de printemps débutant, de ce petit printemps pétillant, alors je parcoure les ruisseaux comme je regarderai une cascade du pauvre avec admiration : on ne peut rêver plus grand, quand tout se love dans votre main. Les terrains de bruyères, ses châtaigniers et puis comme le disait l'agronome, l’anglais  Arthur  Young  qui parcourait  le Limousin en 1787 : "Aucune trace d’habitation humaine ; ni  village,  ni  maison,  ni  hutte,  pas  même  une  fumée  qui  trahisse  la présence de l’homme ; un paysage américain, si sauvage qu’on s’attend à  y  rencontrer  le  tomahawk  de  l’Indien.  Les  routes,  dans  toute  cette région, sont vraiment superbes, très supérieures à tout ce que j’ai vu, en France ou ailleurs."

Le vert, oui le vert, mais aussi le rouge et le bordeaux, le bleu du ciel et les nuages blancs, le jaune partout, et ce rose sombre des racines, de ce que l'on observe en transparence des eaux ruisselantes bordées de cailloux et pierres, vallées et le turquoise du fond des paysages, celui qui projette les arbres au loin, comme des ombres paupières, ce bleu d'orient qui se noie dans le ciel, alors que nous sommes devant un parterre vert brillant, étincelant même, une mousse qui ne s'est jamais asséchée, un drôle de tapis. Oui cette terre limousine serait donc drapée d'une tapisserie verte, mais non poussiéreuse, pas celle d'Aubusson que l'on conserve encore. Non la limousine est sauvage mais douce, c'est-à-dire que cette campagne n'est pas faite pour les m'as-tu vu. Pourtant, on ne peut pas dire que le paysage est modeste non plus, il est dense et sait protéger qui souhaite trouver refuge.

Nos enfances d'anniversaires rassemblent tous les ruisseaux de ces vies limousines, sauvages et douces,
tel les pissenlits, semés à tous vents.

Par kiwaïda at 19:44

15/04/2019

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Le vent, l'énergie solaire.

Photographies © Sonia Marques



























Par kiwaïda at 13:18

04/04/2019

ჩႩႮჰ

Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 01:02

27/02/2019

ℊґυεṧ

Photographies © Sonia Marques

Des milliers de grues dans le ciel, des vagues et des V, des sons, des courants d'airs, des points dans le ciel bleu, des lignes élégantes, déliées, reliées, solidaires, indéfectibles... Elles partent.
Leur son est très spécifique. À chaque fois, je dois bien être la seule à entendre leurs voix, et puis je lève la tête, et puis je les vois. Nombre de passants, à ras de terre, vaquent à leurs occupations, se disputent, regardent ce qu'il y a au cinéma sur les affiches, regardent le sol ou les passants, se comparent, marchent les courses remplies, mais aucun ne lève la tête. C'est qu'aucun ne les entend. Pourtant ce spectacle est grandiose, il envahi le ciel, pas de ces avions, mais de gestes très fins. Il me faut croire que c'est un privilège de les entendre arriver et de pouvoir les admirer. Par vague, tels des poissons argentés dans l'eau, ou des sardines, leur ventre au soleil s'irise, se métallise, chaque grue à son déplié, son vol et chaque miroir argent me renvoie une étincelle, de vie. Elles partent et on aimerait les suivre ces grues cendrées car elles semblent bien connaître le chemin. Après avoir passé l'hiver en France et en Espagne, ces oiseaux, mesurant environ un mètre de haut et deux mètres d'envergure, retournent vers l'Europe du nord pour se reproduire et y passer l'été.

Les clés de Pierre

Tant que Jésus vit parmi ses disciples, Pierre figure parmi les apôtres et témoigne avec eux. Il se distingue essentiellement en ce qu'il est le premier d'entre eux, celui auquel Jésus confie la destinée et les clefs de son Église : " Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du royaume des morts ne prévaudront point contre elle. " Quelques événements resteront attachés à son nom et continueront à le caractériser : la pêche miraculeuse et sa première rencontre avec Jésus : " Je vous ferai pêcheurs d'hommes " ; la marche sur les eaux : " Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? " ; sa résistance lors de l'arrestation de son maître en coupant l'oreille de Malchus ; son triple reniement : " Avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois " ... Tous ces faits sont rapportés dans l'Évangile et font partie du message que l'Église a transmis jusqu'à nos jours.

Ces épisodes sont porteurs de leur propre symbolisme. Celui de la pierre de fondation tout d'abord ; mais les traditions populaires retiendront surtout le mot "pierre", et ce sera parfois l'existence d'anciennes pierres sacrées - pierres naturelles ou mégalithes érigés par l'homme - qui induira des consécrations à saint Pierre, ces pierres païennes devenant ainsi des "saintes pierres". Celui de la clef ensuite : " Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. " Saint Pierre est de fait le plus souvent représenté avec deux clefs (d'or et d'argent), parfois avec une seule (celle du Paradis), ou encore avec trois (celles du Ciel, de la Terre et de l'Enfer). Mais ce qu'on lui demande souvent de délier, c'est la fièvre, ou bien la rage (saint Pierre n'a-t-il pas mis en fuite les chiens enragés de Simon le Magicien, et n'est-il pas apparu à saint Hubert pour lui remettre les clefs ayant pouvoir contre ce mal ?) : on appose aux hommes ou aux bêtes les "clefs de saint Pierre" (en fait un fer chaud).

" Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. "

Drôle de grue, je retourne souvent dans les lieux où j'ai vécu, afin de reprendre le fil d'une pensée non élaborée, restée en filament et qui n'attend que mon retour pour poursuivre sa destinée. Ces filaments sont éternels. Je me retrouve dans une église que j'ai côtoyée durant au moins 10 années, sans jamais y mettre les pieds. Hors des églises, j'aime les rencontrer et les aborder comme lieux de représentations et de méditations et d'étranges défis de silence dans notre société. Pourquoi ne l'ai-je jamais visitée ? Elle possède des clés, notamment, la représentation des clés de St Pierre.

Aujourd'hui le monde catholique est dynamité et son silence devient argent et la parole déliée d'or. La prise de risque des enfants devenus adultes touchés par la pédophilie dans l'église devient une parole précieuse, et l'irrévérencieuse injustice des autorités croyantes recevant la complicité de tous les pratiquants au silence partagé n'est pas encore questionnée. Je voyais donc ces clés partout. En donnant les clés à ces Saints et à tous ces curés, à ces autorités, étaient désignées également les personnes qui allaient fermer les portes aux innocents. Le plus souvent, des personnes qui se sont enrichies sur cette idée que les innocents ne savent pas et ne parlent pas. Et si un innocent parvient à faire entendre sa voix, c'est encore sous les vœux des puissants et des hautes autorités, la justice également, qu'il meurt, et en silence, oublié des siens. Pléthore de films ont été réalisés et arrivent avec ces nouveaux mouvements et les coupables éclairés. Mais n'est-ce pas encore s'enrichir sur le dos des innocents ? Comment se reconstruisent ces proies, en lutte à ne pas devenir prédatrices à leur tour, en lutte entre le pardon et la condamnation ? Ou la résignation ? En confiance en la vie ? Le bien et le mal sont réunis et intimement mêlés dans ces institutions coupables dont la vocation est de transmettre les comportements du bien, ce costume ecclésiastique sacré, qui enrobe ses déviances, sans trop de peine, pour les uns et la peine toute une vie pour les autres. Comment inverser la notion de pêché, comment remettre à l'innocent ses propres fautes, sous cette robe et ses sermons et forcer le respect derrière sa loge dorée, après avoir imposé le serment secret de se taire, après avoir violé, ces sermons et les valeurs du bien. Or violet vert blanc, des couleurs d'un drapeau, des capes et des toges, des simulacres, des illusions de toute une vie, des mensonges élevés au rang du sacré, des saints et des Dieux. Ni la faute, ni le mal ne sont nommés, effacés par les institutions de foi, ce sont les victimes innocentes qui payent, et ne prient pas assez, des pêcheurs et pécheresses, aux vies brisées.

La médiation est une entité forte et sur laquelle notre société contemporaine se repose complètement, sans jamais interroger, ni les outils, ni les personnes médiatrices, ni le message véhiculé. Les médias m'ont toujours intéressée pour ces raisons, les questionner. Dans des institutions, il n'est plus possible de questionner l’appareil. Ni même de travailler, d'enseigner. Les écoles de journalisme sont aussi gangrénées par ces "club de garçons" (boys club) qui deviennent les seuls modèles adoubés par les directions des publications et journaux, avec comme moteur principal, le harcèlement. Exclure l'autre du monde du travail, devient une profession active, puisqu'il n'y a pas assez de travail pour tout le monde et puisque le gouvernement nous oblige à trouver un travail. Il nous oblige à nous entretuer. Ce gouvernement entretien ce hiatus et ces harcèlements sous le vernis de la "justice pour tous", mais avec des niches bien protégées par la bienpensance.

Comme dans l'Église, il faut pour protéger son club, des règles, des règlements, des contrats, des lois, réservés qu'à certains, cela veut dire des arrangements entre amis, entre intérêt (le système de l'art ne fonctionne que dans cette opaque taciturne éthique, de l'arrangement et de l'implicite, il faut des dizaines d'années pour en saisir ne serait-ce qu'une règle commune, et quasi aucun contrat officiel. Des formations d'écoles publiques ou privées ne suffisent pas à sélectionner les héritiers des clés, les familles jouent leurs héritages. Il faut comprendre là, qu'il est interdit aux classes populaires d'y accéder, de participer et donner sa voix à ces enjeux économiques, éthiques, esthétiques. Ces classes ont une place attribuée : elles forment le public, qui paie un droit d'entrée aux Musées). Tout serait tacite, ou chuchoté dans des alcôves étriquées bourgeoises, et les grandes lois officielles seraient écrites en grand, sur des banderoles, et même gravées dans le marbre.

Innocence de celles et ceux qui ne connaissent pas ces ligues de pouvoir, ces clubs secrets, ces modèles impertinents et hors la loi, pour qui rire et se moquer n'est qu'un clin d’œil et qu'il n'y a pas mort d'homme. Le cynisme devient une marque de camaraderie, et trouver la cible idéale, l'enthousiaste, une recherche de tous les moments afin de consolider des liens mortuaires fugaces, l'envie que le bien disparaisse, que ce qui est bon devienne très mauvais, que ce qui est beau devienne la chose la plus dégueulasse à exclure de notre monde.

Inverser les principes peut être finalement ce que les institutions enseignent le mieux, mais pour le pire des individus sans discernement.

Être face à son ignorance.

N'est-ce pas ce Dieu qui dit à St Pierre : Mais qu'est-ce que tu as foutu !!! Trou du cul !!! Je t'avais donné les clés, ce n'était pas pour les enfoncer dans tous les trous !!!

Les Saints ne cherchent plus toute leur vie, ils s'amusent à trouver. La vie passe trop vite. Et comme plus personne ne distingue qui est Saint, les clés sont données et même vendues, sans qu'elles ne véhiculent plus de message, sans médiation.

Le Vatican est un temple troué, un panier percé... à jour. Un refuge d'humains complice dans l'inhumanité, une impunité totale.

Avoir les clés dans la tête sans jamais trouver de serrure dans la société.

Les cinémas abandonnés sont peut-être la plus belle idée du cinéma.

Les métros sont des expériences réelles de la vie souterraine.

Par kiwaïda at 15:27

12/02/2019

ṧεїᾔ℮

Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 12:46

28/12/2018

Ѐ℃ϴℜѦ†ℐѺℵϟ





































Poema de Natal (Photographies © Sonia Marques & JD)

Par kiwaïda at 16:48

05/11/2018

ṔℰИÅ †ℜ∃✔ℑℕℭѦ


Photographie Óscar Blanco

Solo hace falta tener interés por descubrir el cielo y observar las estrellas que se colocan ante la mirada. Y dejarse guiar por expertos en astronomía. Es lo que ofrece Astrotrevinca, las jornadas astronómicas que desde hace tres años organiza el Concello de A Veiga. (La voz de Galicia)

Pena Trevinca, avec une hauteur maximale de 2 127 mètres, est le point culminant de ce massif qui compte également d’autres montagnes importantes, telles que Pena Negra (2 121 mètres) ou Pena Surbia (2 095 mètres). Cette zone fait partie du réseau Natura 2000 et constitue un site d'importance communautaire (SIC), ainsi qu'une zone de protection spéciale pour les oiseaux (ZEPA). Le territoire protégé couvre une vaste superficie de près de 25 000 hectares situés dans les limites provinciales d'Ourense avec les villes de León et Zamora, dont la majeure partie est située dans la municipalité d'A Veiga et de Carballeda de Valdeorras. Paradis pour les sports nautiques, tels que le kayak, le paddle surf ou la natation, qui trouvent leurs paysages naturels dans le réservoir de Prada, ainsi qu'un territoire riche en culture, en gastronomie et en une riche ethnographie, un morceau de Galice préservé, résultat d’un enchantement...

Photographie Millán Dasairas

Photographie Emilio Blanco López

Photographie de la Revista Oxígeno

Par kiwaïda at 14:29

29/10/2018

℃@ґḉαяá

C'est un temps sans soleil... Souvenir

Par kiwaïda at 14:28

05/10/2018

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Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 12:05

23/08/2018

ⅾôмℯ ⅾü ღ☺ᾔⅾ℮

Photographies © Sonia Marques (merci JD <3

Par kiwaïda at 15:22

εϰ◎тї¢ ρα¥ṧ@❡ℯ

Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 15:06

15/08/2018

ḎѺℝÐ☮ḠИℰ












Ci-dessus, sculpture en bronze de Gérard Auliac (2002) / Le badaud de Sarlat

Toutes les photographies © Sonia Marques

dodo13.jpg
La Dordogne à Carennac : peinture de Félix Vallotton (1925)

dodo14.jpg
Paysage de Rocamadour : peinture de Félix Vallotton (1925)


Par kiwaïda at 20:32

14/08/2018

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Le grand Limousin, le grand soleil, le grand jardin, le grand château, le petit festival de musique, les petites chaussures, les petites pommes, les grands espaces, les petites choses...

Par kiwaïda at 18:25

27/07/2018

℘℮⊥i⊥ℯ Lʊηℯ ḓℯ ṧ@ηℊ

Photographie d'un téléphone © Sonia Marques / 22H00

Vendredi 27 juillet 2018, éclipse de lune totale, un phénomène qui se produit lorsque la Lune pénètre dans l'ombre de la Terre, observée pendant près de deux heures, entre 22h20 : l'éclipse lunaire est "lune de sang". A minuit, la Lune côtoie un autre astre brillant dans le ciel : la planète Mars, ce que l'on appelle le phénomène d'opposition de mars. La Terre se situe exactement entre le Soleil et la planète rouge, ce qui arrive une fois tous les deux ans environ. Sang ? Ou Lune rousse : Les rayons blancs sont “filtrés” de leurs teintes bleues. Ne reste donc que les couleurs rouges et orangées, qui sont ensuite réfléchies par la poussière lunaire, appelée régolithe, direction la Terre.

La lune s'est absentée, puis elle a réapparu. Disparition / Apparition devant nos yeux : être de nouveau visible !
Se manifester de nouveau tel un sourire qui réapparaît !

Renaître.

Photographie d'un téléphone © Sonia Marques / 22H00

Photographie d'un téléphone © Sonia Marques / 22H00

Photographie de la petite lune de sang © Sonia Marques / 23H00

Par kiwaïda at 23:36

24/06/2018

ƒευ ∂εṧ αм@η⊥ṧ

Chez le rêve, ses mains, son bol, ses chats, ses ciels, sa lune

Chez les ponticauds, leur feu, leur joie

Chez les artificiers, leur folie, leurs couleurs

Dans mes photographies, mes peintures, mon regard

Aux amants, à l'amour

(Photographies © Sonia Marques)

Par kiwaïda at 13:26

11/04/2018

ṔÉ℃Ѧℛi ÐÜ CℋѦ℃ϴ

Tes rêves sont plus doux que les questions posées
Tu ne pourras jamais exprimer ceux-ci
Ils te poseront toujours les mêmes questions
Quelle exposition avez-vous vu dernièrement ?
Le zoo de Vincennes
Quelle exposition d'art ?
Le zoo
Au cordonnier on ne posera pas la question
Avez-vous déjà vu une chaussure ?

Savez-vous qu'il existe des Musées en France où il n'y a que de l'art
40, 50 60 ans je suis un enfant
Je ne suis pas encore née
Ils me regardent comme un bébé
Et je réponds
Areu areu

Ce monde est absurde et il oublie qu'il ne sait rien
Et qu'aucune réponse ne pourra le rassurer
areu
areu


Est-ce vraiment primordial un livret d'étudiant ?
Non, ni même d'étudier

Allons au zoo, nous sommes en cage
Les perruches indiennes à collier nous narguerons
Elles ont tout compris

Pensées à Pépin

Photographies ci-dessus © Sonia Marques

Merci Céline © Photographie ci-dessus

Par kiwaïda at 20:48

12/03/2018

∀ṧρℌ⑂✄їε

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En observant toutes ces directions d'écoles d'art, ces expositions artistiques en France,
tous ces projets débiles, et sur le numérique, ces @, et ces @,
et l'état d'urgence attentat qui empêche toute circulation et nomadisme :
désir profond de partir de ce pays, étouffement, entre-soi, manque de circulation,
d'air de bonheur !

Je suffoque !



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La robe à baleines...
« Je m’appelle baleine. Mettons. Il y a quelques années, sans préciser davantage, n’ayant plus d’argent ou presque et rien de particulier à faire à terre, l’envie me prit de naviguer encore un peu et de revoir le monde de l’eau. C’est ma façon à moi de chasser le cafard et de me purger le sang. Quand je me sens des plis amers autour de la bouche, quand mon âme est un bruineux et dégoulinant novembre, quand je me surprends arrêté devant une boutique de pompes funèbres ou suivant chaque enterrement que je rencontre, et surtout lorsque mon cafard prend tellement le dessus que je dois me tenir à quatre pour ne pas, délibérément, descendre dans la rue pour y envoyer dinguer les chapeaux des gens, je comprends alors qu’il est grand temps de prendre le large. Ça remplace pour moi le suicide. »
En hommage à Herman Melville, Moby Dick (1851)


Par kiwaïda at 21:31

07/03/2018

ϟÜṔℰℛ ∃ℒℒ∃

super-elle.jpg

Image de l'île Supershe…

Have you ever wanted to run away to a deserted island, breathe fresh air, swim naked in the sea, and sleep under the stars ?

Commençons par le début et non par la publicité. Kristina Roth est une cheffe d’entreprise américaine, PDG de Matisia Consultants, une société classée parmi les dix plus rentables du monde en 2015 par Forbes. Elle a acheté une île finlandaise dans l'idée commerciale d'en faire un hôtel réservé aux femmes. Dans la publicité, l'idée se transforme en l'imagination d'une île refuge pour les femmes sans aucune présence d'hommes, afin qu'elles puissent "se concentrer sur elles-mêmes, sans personne pour réveiller leurs hormones. Il s’agirait de favoriser le rassemblement de femmes afin d’entretenir leurs rêves et préserver les désirs de chacune." Kristina Roth explique son concept depuis son observation sur les femmes qui passent leurs vacances avec des hommes et ne se reposent pas véritablement ne ne peuvent se détendre. Son récit se lit sur tous les magazines pour lancer son projet qui serait né de son observation si fine qu'elle se résume à ceci :
- Lorsqu'une femme voit un bel homme, elle ne pense qu'à se mettre du rouge à lèvre, (cqfd) quand les hommes se mêlent aux femmes, la séduction est omniprésente.

Si cette conceptualisation arrive en ce moment, c'est qu'elle peut servir un marché juteux, sous couvert du "ne laissez pas vos hormones prendre le contrôle". Un petit côté "castratrice" à peine déguisé. Ainsi, cette île, reviendrait à ne plus se maquiller (mais se maquiller quand même, on le verra plus tard) Le nom de cette île finlandaise : SuperShe. C'est aussi, pour cette fondatrice, de créer un réseau afin de recenser à travers le monde les femmes qui seraient intéressées par le projet. Ce havre de paix qui exclut les hommes sera ouvert à la réservation dès juin 2018 ! 

“Women need to spend time with other women. Being on vacation with men can cause women to become sidetracked, whether it’s to put on a swipe of lipstick or grab for a cover-up. We want SuperShe Island to be rejuvenating and a safe space where women can reinvent themselves and their desires. A place where you can recalibrate without distractions”

Cela marche déjà, car ce projet a provoqué des critiques criant à la discrimination envers la gente masculine, on y voit ainsi une "interdiction" faite aux hommes. Dans notre monde occidental avec les campagnes des #metoo et #balancetonporc, on peut dire que ce projet arrive à point et va donc bien fonctionner (pour qui, c'est autre chose) Les critiques portaient aussi sur l'éventualité que ce projet serait porté par une lesbienne qui a eu une lubie afin de rassembler des femmes, lesbiennes qui s'ignorent ou se revendiquent ou fantasment l'homosexualité. Kristina Roth a donc dû soutenir qu'elle aimait les hommes, en bonne hétérosexuelle. Donc le marché tient toujours ses promesses. Quel est ce marché ? Si l'on part du constat que 85 % des femmes dépensent tout l'argent des ménages et que le capitalisme développe beaucoup de projets pour s'adapter aux besoins (en inventant de nouveaux besoins en réalité) et aux modes nouvelles, il en est une mode nouvelle : le féminisme. Et ce féminisme, dans notre monde capitalisme tiendrait toutes les nouvelles promesses d'un monde meilleur pour toutes les personnes aux pouvoir d'achat assez conséquent.

En découvrant ce projet, je me suis dit que c'était assez ingénieux. Spécialiste des îles, j'ai trouvé cette nouvelle prison attractive, mais je n'avais pas vu les images (ni entendu la musique de fond du site) et j'ai commencé à m'imaginer, sans penser une seconde que je n'avais ni le fric, ni ne serait jamais sélectionnée pour passer mes vacances dans cette île privatisée, me balader sans regards masculins. Comme exactement on peut le faire dans nos contrées, où il y a peu de vacanciers et de touristes à vrai dire, dans tout ce qui n'est pas montré ou exposé aux publicités.

Mais très vite, j'ai aussi pensé à être confrontée aux regards féminins, de toutes ces femmes inintéressantes avec leur maquillage "naturel" et leur sac Gucci, tel que la publicité de cette île le montre, des mannequins partout (donc profilées pour plaire aux hommes) très sveltes et toutes un peu semblables, blondes aux dents blanches (quoique là oui je pourrai y figurer, mais sans l'aide de Gucci). Et là j'ai commencé à me dire que cela deviendrait l'horreur, un peu comme une île au bagne (comme celle dont j'ai écrit un article, l'île du Salut des prisonniers) Surtout si je croise une femme, une directrice par exemple, qui aurait harcelé d'autres femmes jusqu'à leurs faire perdre leur emploi, jusqu'à arrêter leurs carrières, usant d'un droit inventé, celui d'être plus riche (et plus bête mais ça le capitalisme ne le dit jamais) et parce que ces autres femmes lui feraient de l'ombre. Après il faut assumer la pleine visibilité de ses actes odieux, sous le soleil Satan lubrique... Voilà, la sélection entre riches me faisait penser plutôt qu'à cette idée d'interdire aux hommes l'accès à ces vacances de rêve pour les femmes, l'interdiction aux pauvres d'y participer.

Un accès réservé aux riches femmes. Et là je me suis dit que non, je n'ai pas du tout envie de passer des vacances avec des femmes matrones, dans ce matronat professionnel. Surtout lorsque j'ai lu que Kristina Roth autorisera peut-être des hommes à venir dans cette île. On y est ! Mon œuvre d'anticipation, bien nommée, "La reine" (et son texte de fiction "L'orphelinat") fera de nouveau office de représentation contemporaine de ce monde en changement.

J'avais un sourire tout de même en voyant cette publicité qui favoriserait l'épanouissement des femmes sans les hommes (donc exit le harcèlement de rue, enfin, de plage ! Une idée de génie pour notre gouvernement qui va tenter de trouver plein de trucs à dire pour le 8 mars, c'est-à-dire demain !) donc sans être importunées tous les mètres, afin de se promener tranquillement, sans mecs qui crient : "Jte suce, jte suce" comme j'en rencontre chaque semaine pendant mes vacances…) J'avais un sourire car j'imaginais que si j'étais sur cette île finlandaise, SuperShe, je ne croiserais pas nos françaises si attachées à être importunées par des obsédés sexuels (et non des hommes), ni Catherine Millet (qui représente un petit milieu artistique ringard), ni Catherine Deneuve (qui représente un petit milieu cinématographique ringard) et c'est vrai que cela présageait déjà de bonnes vacances ;.) Et cela me faisait bien sourire de penser que ces Catherines, symboles de notre pays au rut valorisé, n'auraient plus rien à faire là-bas, ne sauraient même comment se comporter si elles n'étaient plus confrontées au risque d'être violées, d'être frottées, ou même juste regardées par des hommes de tous bords (et les migrants bien-sûr) et ne plus se sentir en compétition avec leurs homologues femmes afin de retenir l'attention de l'un d'entre eux, un homme dévoué à la cause des femmes… Pauvres Catherinettes… À moins que ce ne soit en fait, une vraies île de Catherinettes !!! Elles continueraient ainsi de fantasmer l'arrivée d'un homme qui émet des jets d'urine et dépose ses petites crottes noires partout et se frotte le menton sur tout ce qu'il trouve pour marquer son territoire (je m'égare, c'est le comportement de mon petit lapin dont la libido s'est déclarée, qui me faisait penser à quelques hommes… et dont la castration fut obligatoire au risque du harcèlement sur ma petite lapine… Sacré 8 mars de castrations !!!) Oui cela deviendrait assez dingue toutes ces femmes frustrées, ensemble, hétérosexuelles, qui, en secret, rêveraient d'être enlevées par le premier venu. Cela me rappelle quelque chose… La cellule familiale et comment a-t-on imaginé le prince charmant venant enlever la jeune fille à ses parents (avec quelques billets pour montrer "qu'il en a", afin de perpétuer le modèle patriarcal, jeune fille chez papa, jeune femme chez mari, mère et déjà placardisée) En jouant avec les stéréotypes on fini par trouver des scénarios d'îles de femmes… Une île des hommes interdite aux femmes… Non, cela existe déjà, évidemment les hommes ont pensé à tout même les sociétés offshore, et les sociétés secrètes maçonniques interdites aux femmes.

Et puis, je pensais qu'en fait, notre société m'a toujours séparée de mes conjoints, afin que je puisse travailler ou même passer des vacances. Et la seule île dans laquelle je souhaiterai passer des vacances, ce serait avec mon amoureux. Oh c'est beauuuuu <3

SuperShe est une conception des intérêts regroupés. Combien n'avons-nous pas été témoins de ces intérêts groupés ensemble qui excluent l'amour, au sens celui altruiste, du don. Des intérêts secrets ou obscurs font que l'on peut se trouver exclu.e (vive l'écriture inclusive !) lorsque nous n'avons pas d'intérêt commun, de placement héréditaire par exemple. La lutte des successions que l'on observe actuellement dans notre pays de stars défuntes après les avoir consacrées au plus haut niveau de l'État, en leur offrant les Champs Élysées comme enterrement national est toujours cette lutte pour l'argent, avoir plus, délaissant l'amour à un parfum d'antan naïf. C'est "notre" modèle social, c'est celui favorisé par notre gouvernement actuel, avec un vernis sincère "Que je t'aime, que je t'aime", scandé pour le public, nous les populaires devenus (oui nous avons été rebaptisés "populaires", tous ceux qui ne connaissaient pas les sociétés Offshore) Nos traditions c'est un peu notre devoir conjugal. Non, tu ne choisis pas qui tu aimes, tu te fait violer par nos traditions, c'est le devoir conjugué à notre façon. Il ne faut pas s'étonner que les plus pauvres n'obtiennent aucune réponse à leurs questions, lorsque les plus riches les remplacent par leurs amis. Car ces derniers sont médaillés par notre gouvernement et ces médailles, faute d'être dans l'idée d'un mérite particulier, ces médailles décernées par le pouvoir, sont celles des lègues familiaux. Seules les familles bien nées sont autorisées à officier dans nos sociétés et légiférer. Et puis les rejetons idiots, il faut bien les placer, quand même, quelque part, dans des directions, dont on ne parlera jamais sinon la réputation familiale... finito.

Nous pouvons penser que les discours féministes avancés par notre gouvernement et toutes ces mesures dont les applications n'ont jamais vues le jour et ne le verront jamais (tant d'années et de changements de gouvernement et chaises musicales nous garantissent un gavage médiatique des meilleurs), sont de nouvelles chapes de plomb pour éviter que des individus qui ne figurent pas sur les listes familiales des lègues ne puissent jamais parler, vivre, écrire, s'épanouir, témoigner de leur vivant. Lorsque j'ai vu cette idée du rubans blanc apparaître partout dans les médias pour être apposé comme décoration sur les robes des femmes invitées au Césars (manifestation du cinéma français aux trophées de la sculpture de bronze de César, l'artiste défunt marseillais, l'homme, le vrai, celui qui compresse et expanse…) et sur les costumes de tous ces hommes riches, prêt à épouser en un clin d’œil la cause des femmes, sans même sourciller, comme s'ils épousaient la venue d'un nouveau vin, d'une nouvelle vigne, je me suis dit, c'est comme une lettre à la poste dont on a jamais apposé les noms des destinataires, mais seulement ceux des expéditeurs. Et lorsque l'on observe que cette manifestation n'est ni engagée ni n'a de mots intelligents, c'est comprendre que ces décorations sont des outils de propagande pour déculpabiliser les milieux les plus riches. C'est comment mieux surfer sur la vague des #metoo, sans jamais avoir à prononcer un seul mot véritable sur sa position, son parcours, son engagement. Aux États-Unis, avec leurs Oscars (même manifestation dédiée au cinéma américains) ils ne pouvaient que faire mieux, surtout en nommant Frances McDormand, meilleure actrice, qui a remporté le deuxième Oscar de sa carrière pour sa performance dans le film Three Billboards, (Les Panneaux de la vengeance, très bon film que je recommande) Non, en France on s'endort sur l'actrice qui doit parler de son rubans blanc et s'emmêle les pinceaux tellement l'analyse n'est pas encore faite entre les "vieux", "les viols" et "les violences faites aux femmes" et abrège son discours pour s'enfoncer dans son fauteuil et rester muette. Car oui, en France, il est écrit, "à l’occasion de la 43e cérémonie des César, ce vendredi 2 mars 2018, les 1700 invités portent un ruban blanc pour soutenir les femmes victimes de violences. Une façon simple et silencieuse d’exprimer sa solidarité."  Simple et silencieuse… Tout un programme politique. Mais il faut rester au Paradis et non parler de l'enfer, ce n'est pas très vendeur pour les "vieux", "les viols" , heu, non les violences, merde !

Une actrice française qui en remplace une autre française (aux rôles bienséants de féministes) qui fut tuée sous les coups de son chanteur amoureux français, avec cet autre vernis sincère "Le vent l'emportera... et tout ira bien" (paroles du tueur de femmes que l'on a entendu des années dans tous les supermarchés après son féminicide et le suicide de son ex femme... c'est dire l'analyse des médias en France) Oui, nous on a ça, ici et aucune personne invitée n'a même pensé faire la connexion avec le rubans blanc. Qu'il soit vert, jaune ou rouge n'aurait rien changé, si celui-ci n'avait déjà eu une histoire depuis les années 90 (White Ribbon Campaign), qu'aucune n'a eu le courage de rappeler, mais juste copier la déco. piquée à un autre pays. Ha ! Le Canada ! Beau pays.

Au Canada, suite à la tuerie de l’École Polytechnique de 1989, des hommes fondent, à l’automne 1991, The White Ribbon Campaign, la « Campagne du Ruban Blanc », contre la violence à l’égard des femmes. Institué en 1991 par le Parlement du Canada, en mémoire des 14 jeunes filles assassinées ce jour-là, le 6 décembre devient la « Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes ». C’est une occasion de réfléchir à ce phénomène de société et de penser aux femmes et aux filles qui sont aux prises avec la violence masculine au quotidien. Le 6 décembre est devenu une date significative de la lutte contre les violences faites aux femmes. Chaque année les féministes commémorent dans tout le pays, le massacre antiféministe du 6 décembre 1989 en portant un ruban blanc ce jour-là.

Il faut comprendre que partout dans le monde, le terme de fémicide est entendu et inscrit. Femicide,  en anglais, est un mot-valise constitué des termes « female » (ou « féminin ») et « homicide », sur le même modèle que « parricide » ou « infanticide ». Il a été popularisé par deux féministes, Jill Radford et Diana Russell, qui ont publié en 1992 le livre Femicide, The Politics of Woman Killing (en français : « l’aspect politique du meurtre des femmes »). Fréquemment utilisé en Amérique latine et repris par des instances internationales, comme l’Organisation des Nations unies (ONU) ou l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Mais en France, le terme de féminicide, est entré dans le dictionnaire que très récemment et encore, il n'est pas accepté dans le langage courant, ni en politique, malgré des faits-divers aux crimes classés féminicides (lire les contradictions du tueur français qui a étranglé sa femme et qui, après l'avoir tuée ou brûlée, a maquillé sa mort auprès de tous ses proches et des médias en inventant le stéréotype le plus répandu en France : qu'elle fut tuée pendant une séance de jogging ; puis, après avoir avoué le meurtre, a fait passer l'idée que la victime c'était lui et que sa femme morte était l'accusée coupable, avec un avocat complice de la propagation du féminicide bien français : les femmes sont coupables, même tuées par les hommes / les hommes se défendent en tuant leurs épouses, car elles ne méritent pas d'exister trop longtemps) Mortes les femmes, les hommes parlent et écrivent à leur place. Ils les remplacent.

Dans plusieurs pays d’Amérique latine, le féminicide est la circonstance aggravante du meurtre, lorsqu’il est commis sur une femme par son mari ou son ancien compagnon. Les pays dont le code pénal mentionne le féminicide sont la Bolivie, l'Argentine, le Chili, le Costa Rica, la Colombie, Salvador, le Guatemala, le Mexique et le Pérou. Les très nombreux meurtres de femmes à Ciudad Juarez, au Mexique, sont qualifiés de féminicides. Dans certains pays d'Asie, en particulier la Chine, l'Inde, le Pakistan et l'Afghanistan, la naissance des filles est combattue pour diverses raisons, conduisant à un déficit de femmes. Les crimes d'honneur sont généralement des féminicides. (Source : Wikipédia)

Donc aux Césars : 1700 invités portent un ruban blanc. Qu'est-ce que cela veut dire ? C'est le nouveau "Nous sommes Charlie" ? On peut ainsi se dédouaner de parler, lutter, crier, avec une décoration ? D'un seul coup on est transformé d'un coup de baguette magique gouvernementale, on devient simple et silencieux, faisant partie de la grande muette. Le féminisme m'apparaît de plus en plus devenir un outil de propagande qui empêche les luttes de classe de continuer leur travail. Ce féminisme "chic" et "bienséant", parfois aux couleurs des lesbiennes, parfois des théoriciennes, car dans la pratique, peu (de femmes et d'hommes) luttent, se saupoudre au gré des annonces de presse, en toute indécence, par groupement d’intérêts. Car s'il y avait réellement des luttes, aujourd'hui, nous n'en serions pas à imposer l'écriture inclusive dans les établissements scolaires où les femmes sont exclues et ne peuvent comprendre cette lubie des riches, ni imposer des expositions d'affiches contre les violences faites aux femmes des années 68 dans des établissements où l'on licencie des femmes ou on les pousse à la démission, avec l'arsenal du harcèlement moral, sexuel, et les discriminations si sourdes et si efficaces, ou "simples et silencieuses", qui ne laissent aucune trace. Bientôt on va faire plancher les femmes sur un Panthéon matriarcal, histoire de les faire un peu stationner dans la salle d'attente, après les avoir confinées dans le seul espace proposé : baptiser des noms féminins de rues afin que l'on ne remarque pas trop que toutes les rues et avenues et faubourg et autres, en France, sont baptisés de noms masculins. Alors elles ont planché, recherché des noms illustres de femmes ayant inventé un truc (ou que les hommes ont reconnu qu'elles ont un peu aidé leur conjoint) et cela prend du temps de cerveau qui ne sera pas utilisé pour des causes plus grandes et à visée de réelles transformations sur le monde.

Ne vous étonnez pas de recevoir, de la part de collègues qui vous ont exclu du monde du travail, et de collègues femmes, lors du 8 mars, des messages bienséants pour la journée des droits de la femme. Ne vous étonnez pas d'observer des hommes debouts et vainqueurs qui affichent des slogans et parlent à la place des femmes, dans des écoles où nombres de jeunes femmes placées à terre, regardent encore le gourou présenter une collection de slogans postsoixantuitarde.

Évidemment, quelque chose est cassé, ne marche pas bien, est fendu, quelque chose comme un grand malaise vous prend lorsque vous êtes témoins de ces publicités, qui deviennent atroces. C'est comme apprendre qu'une société caritative qui soutient les enfants, a, en réalité, abusé de ceux-ci, comme apprendre qu'un prête viol les enfants qui se confessent à lui (les mots parlent), bref, c'est dégudegueulasse (nouveau mot formé par un correcteur orthographique, pas encore hachtagué) C'est savoir que tous les mots poussés hors confession, les mots rendus public, les mots criés et dessinés sont les plus courageux malgré les couvertures des beaux discours et des affiches publicitaires qui écrasent toute incarnation, toute vérité. Personne n'est prêt à entendre la vérité, et encore moins une nation, d'où l'intérrêt des décorations passagères et militaires.

Et lorsque vous observez des collectifs de féministes se montrer fièrement et avoir des tribunes pour écrire les mêmes récitations universitaires des études de genres aux références indigestes et d'un autre temps où le bourrage de crâne des femmes étaient encore prodigué dans les universités pour les vieillir plus vite, et que dans la vie quotidienne vous vous étonnez, de les voir dans le travail, n'avoir aucune attention envers les pires discriminations, les plus sourdes envers les femmes, les plus pauvres, sous leurs yeux, là oui, vous comprenez ce qu'est le féminisme en France. Bientôt une île des "elles" pourra leur correspondre afin d'affirmer leur pouvoir : interdire les hommes et sélectionner leur semblables.

Sic.

Et là je deviendrai Catherinette.

Maintenant passons à la publicité. Sur le site Internet de SuperShe, on peut trouver les préceptes de Kristina Roth en superbe VRP de produits de marques, car, bien entendu, on ne voyage qu'en avion My Dear et les inconvénients de l'air aviatique méritent quelques produits haut de gamme pour rectifier les affres du capitalismes sur notre peau. J'oubliais, en vraie gourou qui se respecte, il y a des règles :

1 Rule #1 Hydrate on the Plane: Coconut Oil & Hauschka
Kristina purchases organic coconut oil from Whole Foods. She recommends the dual use of coconut oil for weight loss and as a full body moisturizer. She uses coconut oil on her skin, hair, face, and body. It’s the only oil that has molecules small enough to quickly absorb deep into the body. Drink water! Doctor Hauschka Hydration is her favorite organic line of spf cream, amazing value for the price and hydrating. Air in the plane is horrible. Hard on your skin. 
2 Big Plans Means Big Bags 
Kristina travels with an oversized black leather Gucci Signature bag. This is one of Gucci’s biggest baddest handbags. Kristina swears by it, being one of the most durable bags she’s owned. She’s carried it around the world from Paris to Tokyo and it fits everything she needs. 
3 Sexy Comfort Black Woolford Leggings + Onzie Pants
Leggings are a traveler’s best friend, but Woolford leggings in particular are sexy, high quality, and they offer multiple thicknesses for both summer and winter travel. Onzie pants – keep it simple and keep it fashionable. Kristina swears these are the most comfortable, basic, and chic black pants.
4 Entertain Yourself with Bang + Olufsen Headphones and Audio Books

Noise-cancelling headphones that drown out the crying baby on the airplane, these are beautifully designed and high quality headphones. Listen in style.
5 Apple iPhone & iPad

We all have our own brand loyalty, Kristina’s is Apple everything. Her Apple iPad is essential on long flights to not only run SuperShe from the air but also catch up on her reading via audiobooks or Kindle.

6 Walk the Walk in Rag & Bone Boots

You can find Kristina running from one airport terminal to the other in quality-made, comfortable Rag and Bone Boots. Designed as a classic ankle boot, these boots are well-crafted and although a higher price point than other similarly designed boots, these are worth every penny. 3.5 inch heel, deep V designed on the upper, if you had to pick a heel to walk miles on cobblestone streets these would be the ones.


Si tu n'as pas ton iPhone, tu n'es rien, si tu ne prends pas l'avion, tu n'apprends rien... etc. Pour une île qui prétend se concentrer sur l'être plutôt que sur l'apparence, celle de plaire aux hommes, je préfère tout de même appliquer la règle 7 :
> Mettre mon rouge à lèvre rouge et rester en pyjama chez moi, loin de la secte She, pas super.
Ou : I prefer not to.

Il faut swimmer naked in the sea, dans cette île (n'emmène pas ton burkini, sauf si tu as du pétrole familial !) et puis tu seras prises en photo, comme dans un zoo, depuis un drone ;.)

J'ai pas fait gaffe, mais c'est le quatre-centième article posté sur ce blog, BMK !
Cela se fête ! I'm a Super She writter ! Sans aucune règle, à poil de bête !

Par kiwaïda at 12:13

16/02/2018

ḓ℮﹩ ℌ◎ღμ℮ṧ ∂@η﹩ʟαłʊмḯèя℮

Réflexion sur les modes d'exclusion en France, de dissimulations, de négations, de dénis, d'oublis.
À suivre...

Photographie d'un article de presse nommé "La "quasi-totalité" des restes de la petite fillette ont été retrouvés jeudi",
phrase que l'on retrouve dupliquée sur des pages entières sur Internet d'après différents journaux, locaux, nationaux.
"La quasi-totalité" représente des ossements d'un être qui n'est plus, une fille, qui ne sera jamais devenue une femme.
Mais la quasi-totalité pourrait être celle d'un repas, des affaires de bureau, d'objets.
L'enfant, la fille, la femme est objetisée, elle n'a pas d'existence et la preuve est là.
Objet de désir, de possession, de crime.
Dessus, une liste des termes employés dans l'actualité de différents médias français, le signe d'une croix jaune semi-opaque,
un croisement sur le négatif d'une photo ratée. Une négation.
Il n'y a rien à voir, il n'y a jamais rien eu à voir, il n'y aura jamais plus rien à voir.
Ici, dans un paysage, une croix dans un paysage de neige.

Le croisement d'une femme, d'une fille, d'une victime et d'un homme, d'un garçon, d'un meurtrier.
Un homme dans la lumière, une femme dans l'obscurité.

Unis-Désunis.

Par kiwaïda at 01:12

09/02/2018

ⓟⓞⓤⓓⓡⓔ

Quel beau jour !














Photographies © Thejazzist & Kiwaïda

Par kiwaïda at 18:11

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