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mardi 22 août 2017

Ṕéґї❡øґḓ √ℯят, ♭ℓαη¢, ρ◎υґ℘ґ℮, ᾔøїґ

Toutes les photographies © Sonia Marques, et JD

dimanche 6 août 2017

ℒiℳϴṲ$iИ

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(Photographies Kiwa & JD)

Festival très sympathique :

Il était une fois... un village appelé Les Cars où il y a longtemps une grande fête avait lieu chaque année à la Pentecôte et mobilisait le village entier... Mais c'était il y a très longtemps... Lorsque nous étions enfants. Les graines étaient semées, les idées ont germé...Ces enfants depuis ont bien grandi et ne pouvaient se résoudre à l'idée que ce village retombe dans la tristesse. Ainsi est né le Festival Les Carrioles. A l'image d'un voyage en carrioles, le temps d'un week-end, nous invitons le public à ralentir le temps et à revenir à des choses plus essentielles, se rencontrer, échanger et découvrir les richesses de notre territoire...
En effet, l'organisation du Festival part du constat qu'il existe de très nombreux savoir-faire locaux, qu'il s'agisse des produits fermiers, des artistes ou de l'artisanat, et un besoin de les faire découvrir et de les valoriser. De ce fait, le Festival Les Carrioles se veut un événement vivant, familial, citoyen et festif qui propose une multitude d'animations, de spectacles, d'ateliers... et tout ça dans une démarche de respect de l'environnement et de consommation responsable, afin d'encourager la consommation locale. Il a lieu chaque année le 1er week-end d'Août aux Cars, sur le site des Ribières.

Un éco-festival, c'est-à-dire ?
Le festival "Les Carrioles" est mis en place dans l’esprit du développement local et durable, et souhaite s'inscrire dans une démarche la plus respectueuse possible de notre environnement. Il s'agit en premier lieu, par les animations proposées et les exposants invités, de faire connaître à tous les richesses de notre territoire (agriculture, artisanat, faune et flore, patrimoine, etc...). Nous essayons ensuite de mettre en oeuvre ces principes dans toutes les composantes du festival : par le recours systématique à des produits locaux aux buvettes et à la restauration, l'utilisation de vaisselle compostable ou réutilisable, le tri des déchets, l'impression des documents de communication dans le respect de normes environnementales élevées, l'installation de toilettes sèches, etc …

On y mange super bien, tout est délicieux, l'ambiance est très sympathique, tout le monde se parle, les commerçants, les jeunes et les moins jeunes, pas mal de diversité, des festivaliers libres et pacifiques.

Super concert de Zoufris Maracas et j'ai particulièrement aimé "Chienne de vie", dont le chanteur, Vincent Sanchez (qui a déjà eu plusieurs articles publiés qui relatent sont parcours) Dernier album (2016) Le live de la jungle :

Ah chienne de vie, chienne de vie,
Chienne de vie, chienne de vie
Mais par où me fais tu passer?
Chienne de vie, chienne de vie, chienne de vie
Moi qui n’avait rien demandé.
Comme s’il fallait tout oublier
A chaque fois que tout s’effondre
Comme s’il fallait recommencer
Et surtout ne jamais confondre
Son présent avec son passé
Et puis courir jusqu’à la tombe
En faisant semblant qu’on est pressé
En slalommant entre les bombes
Celles qu’on à soi-même placées
Celles des autres, celles du monde
Qui finiront par explorer
Ce n’est qu’une question de secondes
Et l’angle dans l’quel on est placé
Ah, chienne de vie, chienne de vie,
Chienne de vie, chienne de vie
Mais par où me fais tu passer?
Chienne de vie, chienne de vie, chienne de vie
Moi qui n’avait rien demandé
Comme s’il fallait s’immuniser
Pour à nouveau pouvoir se fondre
Dans la masse des civilisés
Dans laquelle les cons abondent
Les cons aigris, les cons grisés
Les cons vernis, les cons frisés
Les cons groguis, les cons rasés
Et un con à chaque seconde
Une nouvelle variété
Qu’il nous faudrait apprivoiser
Ah, chienne de vie, chienne de vie,
Chienne de vie, chienne de vie
Mais par où me fais tu passer?
Chienne de vie, chienne de vie, chienne de vie
Moi qui n’avait rien demandé.
Comme s’il fallait laisser glisser
Tous ces sentiments qui nous plombent
Comme s’il fallait les effacer
Alors qu’on a le cœur qui gronde
Et qu’on voit bien qu’il est blessé
Même si on a d’jà trouvé la blonde
Qui nous permettrait d’oublier
La profondeur à laquelle, ah
Ah, chienne de vie, chienne de vie,
Chienne de vie, chienne de vie
Mais par où me fais tu passer?
Chienne de vie, chienne de vie, chienne de vie
Moi qui n’avait rien demandé
Comme s’il fallait tout essayer
Toutes celles qui passent sur la route
Et toutes les déshabiller
Pour s’économiser du doute
Qu’on aurait voulu y goûter
Juste un petit peu juste quelques gouttes
Pas trop pour pas s’habituer
Assez pour fracasser son couple
Ah, chienne de vie, chienne de vie,
Chienne de vie, chienne de vie
Mais par où me fais tu passer?
Chienne de vie, chienne de vie, chienne de vie
Moi qui n’avait rien demandé

Paroliers : Vincent ALLARD / Vincent SANCHEZ / Youri KETELERS

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samedi 20 février 2016

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Série "Voir le bout du tunnel " © Photographies Sonia Marques

À travers les images du décor du tunnel, réalisé par un groupe de jeunes en insertion.

lundi 26 octobre 2015

é⊥é їη∂ḯℯη

Citrons (photographie © Sonia Marques)

Vert, rouge (photographie © Sonia Marques)

Écus d'or (photographie © Sonia Marques)

Mille feuilles (photographie © Sonia Marques & JD)

Fleurs citronnier (photographie © Sonia Marques)

Peupliers (photographie © Sonia Marques)

Pétales orange (photographie © Sonia Marques)

Houx panaché (photographie © Sonia Marques)

Érable rouge du Japon (photographie © Sonia Marques)

Cerises olives (photographie © Sonia Marques)

Jardin des délices (photographie © Sonia Marques)

Ginkgo biloba et arbre à Kakis (photographie © Sonia Marques)

Bords de Vienne (photographie © Sonia Marques)

Soleil (photographie © Sonia Marques)

Fruits (photographie © Sonia Marques)

Entrée du festival  (photographie © Sonia Marques)


mercredi 16 septembre 2015

ℯ✄☺☂їṧмℯ


Tianzhuo Chen au Palais de Tokyo (Photo : Sonia Marques)
Sous un ciel ensoleillé, visite des expositions finissantes du Palais de Tokyo, la nuit. Nous voici entre Pékin et Bangkok, plus précisément entre Londres et New-York... à Paris, in a dark. Jour de néons, de club, avec l'artiste chinois Tianzhuo Chen et ses installations psychédéliques transgenres, hallucinantes. L'installation de la performance qui a eu lieu au vernissage de l'exposition est filmée (une performance avec l'artiste et danseur Beio et le collectif parisien House of Drama), sur place, restaient les vestiges de quelque chose.



Ce sont les vidéos que je trouve les plus fascinantes (PICNIC, le trailer 19.53)




"19:53" Trailer, work by Tianzhuo Chen feat. Yico, Beio
Music by Yico, Written by Beio and Tianzhuo
Starring: Yico, Beio, Ylva Falk, RockDaniRoll, Nader, Han Yu, Danny Xin, Lynn Zidan, Nan Wang, Dope Girls.
Au début je me suis dis que c'était un remake du groupe de rap-rave sud-africain Die Antwoord, qui utilise 'le zef', un style de musique crash, un style post-gabber (gabber : musique électronique, sous techno hardcore, début des années 1990…) Mais sa culture graphique est bien plus riche, et peut-être que ce groupe fait partie de ses influences (?). Entre mode, graphisme et vidéo, performance, Tianzhuo Chen, pas encore trente ans, mêle activement des spectacles pour la mode et a passé quelques années à Londres pour ses études. Il dessine, est sous influence de la culture rave et aussi du hip-hop (Mykki Blanco, Zebra Katz …) Le côté gangster et sexy est assez présent avec celui du bizarre et complètement fou du spirituel, des idées religieuses remixées au tube d'effets spéciaux, mais un peu comme les début du vidéo-clip. Un régal.




Tianzhuo Chen au Palais de Tokyo (Photo : Sonia Marques)
Ses shows peuvent être controversés ou dégoutants. Tianzhuo Chen est bouddhiste. Sa vision du pique-nique est celle de l'illusion, de la méditation, de la religion, de la cérémonie, du culte, de la secte… Il parvient à rassembler autours de ses évènements fictions, parfois 500 fanatiques. S'il craint l'art conceptuel, ennuyeux, abstrait, c'est que la connexion avec le public est le plus important. Il cherche la sensation, l'émotion (que les personnes détestent ou adorent) Il dépoussière les stéréotypes de l'art chinois admissibles ici, dans une histoire mesurée (comme exposée au Musée Guimet, que j'aime beaucoup aussi, de l'autre côté du trottoir du 16e arrondissement de Paris) Il fait partie d'une scène underground en Chine. Sa formation en design graphisme et aux arts appliqués apporte cette transversalité. Ma première émotion ressemblait à celle de ma découverte des premiers films de l'artiste Matthew Barney, éprouvés en avant première lors d'une soirée nomade à la Fondation Cartier pour l'art contemporain (les Cremaster en 1994, nom du muscle qui contracte les testicules sous l’effet du froid ou de la peur et protège les spermatozoïdes des variations de température) Innovants dans le domaine artistique (corps, performance, clip) Il rivalisait avec le cinéma, avec des moyens de productions différents. Cela arrivait en même temps que la grande galette, le disque numérique où était gravé le film. Je me souviens, à Vancouver, en 1997, Rodney Graham, dans une minuscule galerie, nous montrait (nous devions être cinq personnes) aussi une galette dorée fièrement comme un objet précieux... numérique. C'était son film "Vexation Island" qu'il nous présentait avec tous les détails sur sa réalisation (avec hélicoptère...) À présent, c'est sur YouTube qu'un grand nombre a accès à cette œuvre filmique. Adieux la galette. Cela dit, je préfère nettement ce rendez-vous exceptionnel avec l'artiste et sa galette, même si démodée quelques années plus tard. Cela m'a permis de montrer son film, de transmettre ses intentions, plus finement.


Tianzhuo Chen au Palais de Tokyo (Photo : Sonia Marques)

Le Palais de Tokyo présente la première exposition personnelle en France de Tianzhuo Chen (né en 1985, à Beijing, il vit à Pékin en Chine), l’un des artistes les plus prometteurs de sa génération.
À travers une imagerie colorée, grotesque et kitsch, dominée par les références visuelles directes à la drogue, à la vague hip-hop queer, à la culture de la rave londonienne, au butoh japonais, au voguing new-yorkais et à l’univers de la mode, les œuvres de Tianzhuo Chen sont intimement liées au constat d’un effondrement des représentations morales et des croyances. Si les personnages mis en scène par Tianzhuo Chen revêtent un caractère d’étrange familiarité, c’est qu’ils reflètent, en l’exagérant, le ridicule de notre quotidien envahi par les images des célébrités de notre temps. Leurs faits et gestes composent une nouvelle mythologie, s’érigent en de nouveaux systèmes de croyances, dont les adeptes évoluent parfois en adorateurs aveugles. Pour son exposition au Palais de Tokyo, Tianzhuo Chen conçoit un ensemble d’œuvres inédites, dont une performance avec l’artiste et danseur Beio et le collectif parisien House of Drama. Mêlant peinture, dessin, installation, vidéo et performance, elles intègrent différentes symboliques religieuses à des éléments iconographiques empruntés à plusieurs subcultures urbaines communes à une jeunesse mondialisée.

Commissaire : Khairuddin Hori, directeur adjoint de la programmation artistique du Palais de Tokyo





SANKUANZ FALL/ WINTER 2014 COLLECTION is a collaboration of artist Tianzhuo Chen and fashion designer Zhe Shangguan.

Plus loin, une autre exposition au Palais de Tokyo, d'un artiste de la même génération, le plasticien thaïlandais Korakrit Arunanondchai, qui a grandi à Bangkok et vit aujourd’hui à New York. On écrit ici, qu'il a les cheveux longs teints en blond. La question des cheveux et de la couleur est liée à la peinture.


Korakrit Arunanondchai au Palais de Tokyo (Photo : Sonia Marques)
Son exposition «Painting With History in a Room Filled With People With Funny Names 3», est une salle immersive où je rentre baignée de couleurs parmi des personnages et des scènes de peinture du sol aux murs. Totale perdition, en quelle année sommes-nous ? Je me suis souvenue d'un ami designer styliste à L'École supérieure des arts appliqués Duperré, à Paris, étudiant qui composait ce genre de peinture, inspiré d'un Jackson Pollock, sur des jeans et des personnes différentes, métisses. Il avait conçu un défilé de mode avec une autre styliste allemande, qui ne parlait pas un mot de français. Un couple sensationnel, jouant avec la couleur de peau noire et le blond et associant leurs savoir-faire, avec lesquels, j'avais eu la chance de faire mes études et d'accompagner leur intégration dans la classe. Depuis l'animisme numérique s'est démocratisé et les inspirations exotiques de Korakrit Arunanondchai convoquent des avatars. Cette exposition me faisait penser à la représentation de la peinture depuis le Post-internet. Confondre les mannequins de peinture et les visiteurs, devenir soi-même un mannequin de peinture aux couleurs transformées par la lumière et les murs, nos cheveux, nos habits, la peau, tout change de couleur, se fondre dans une lumière rouge allongés sur d'immenses coussins tachetés afin de visionner une vidéo, visible sur le net, devenir cette série d'endives à lunettes avant d'être repeint par une trompe d'éléphant... Cave fantôme touristique.


Korakrit Arunanondchai au Palais de Tokyo (Photo : Sonia Marques)

«Je vis à New York depuis quelques années, et je me sens entouré par l’idée que nous sommes dans une ère post-humaine. On fonctionne comme des réseaux, plein de gens rêvent de devenir des machines. Quelle est la spiritualité des téléphones portables, des iPads, des objets technologiques qui peuplent notre quotidien ? C’est aussi ce genre de questions que je me pose.»


Korakrit Arunanondchai au Palais de Tokyo (Photo : Sonia Marques)
Apichatpong Weerasethakul, le réalisateur thaïlandais est une référence majeure pour l'artiste plasticien Korakrit Arunanondchai. (Au sol un morceau du poster du film Oncle Boonmee) Harry Bornstein est le musicien avec qui il travaille.
"2557" (Painting with history in a room filled with men with funny names 2)



Korakrit Arunanondchai au Palais de Tokyo (Photo : Sonia Marques)

« Painting with history in a room filled with people with funny names 3 » est l’épilogue d’une série d’œuvres élaborées au cours de ces quatre dernières années autour de l’apprentissage d’un peintre. À l’heure où le réel et la fiction fusionnent pour former la réalité, Korakrit Arunanondchai crée un personnage de peintre thaïlandais sur toile denim. Son autobiographie, la représentation construite de sa vie d’artiste, les réalités sociales de la Thaïlande et les phénomènes de globalisation sont ici mêlés pour former ce que l’artiste désigne comme un « palais de la mémoire ».
L’installation s’articule en deux parties. « Le Corps » est composé d’un grand body painting sur toile denim. Seule une vision en surplomb permettrait d’en voir l’ensemble. Il fonctionne comme un paysage et une scène pour le public. « L’Esprit » présente une vidéo comprenant l’échange entre l’artiste et Chantri - personnage principal invisible de la trilogie, qui incarne à la fois les spectateurs et la conscience de l’artiste et dont la voix est interprétée par Chutatip Arunanondchai.
Korakrit Arunanondchai s’intéresse au bouddhisme et à l’animisme thaïlandais, autant qu’à la culture populaire, la géopolitique et la technologie, afin d’interroger ce que signifie être un artiste aujourd’hui. Ce faisant, son travail célèbre la connectivité numérique, la fusion entre l’art et la vie, l’imagination et la réalité, la science et l’incorporel.
« Chantri, je crois que j’achève ma dernière peinture, viendras-tu la voir ? »

Ce texte a été écrit à partir d’une interview avec l’artiste.




Korakrit Arunanondchai au Palais de Tokyo (Photo : Sonia Marques)
Il y avait exposé l'artiste Jesper Just dont j'apprécie les vidéos (découverte il y a 2 ans à la galerie Perrotin, article ici sur mon blog) Un danois qui réalise des images d'une belle qualité. Ainsi, l'installation au Palais, méga complexe, nom de l'exposition "Servitude", ne servait pas cette rare qualité de l'image, de mon point de vue. Même si les mises en abîmes (avec l'ascenseur) pouvaient illustrer la science fiction des images (échafaudages et appareils handicapants), j'ai regretté de ne pas pouvoir contempler les films dans leur intégrité, en dehors de toute installation, dans le noir avec un sol très "uneben" pour reprendre un terme allemand, cher à une chorégraphe avec laquelle j'ai travaillé. Pourtant dans ce que j'ai aperçu, il y avait une ambiance à la Blade Runner (film américain de science-fiction réalisé par Ridley Scott en 1982) Mais la juxtaposition avec les différents artistes, Korakrit Arunanondchaiet Tianzhuo Chen, nous a entraîné dans une prison de grilles, un labyrinthe inaccessible. À suivre...