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blog m kiwaïda

15/08/2018

ℳ∀Ḳi

Les makis nos amis...

Le Maki catta (Lemur catta, aussi appelé Maki mococo, maki à queue annelée ou encore lémur à queue annelée) est un lémuriforme appartenant à la famille des lémuriens, il est le seul représentant du genre Lemur. Ils vivent dans le sud de l'île de Madagascar, dans la savane arbustive. Les lémuriens (ordre des Lemuriformes), leur nom dérive des lémures (des fantômes ou esprits de la mythologie romaine) en raison de leurs vocalisations rappelant les bruits attribués aux fantômes, de leurs grands yeux réfléchissant la lumière et des habitudes nocturnes de certaines espèces. Bien que les lémuriens soient souvent confondus avec les premiers primates, ils ne sont pas les ancêtres des primates anthropoïdes (singes, grands singes et humains) avec lesquels ils partagent des caractères morphologiques et comportementaux trouvés chez les primates primitifs.

Ce sont des adorateurs du soleil.

Le Vari noir-et-blanc & le lémur à ventre roux

Leurs mains sont proches de celles de l'homme. Tout comme les pieds, elles comportent cinq doigts très minces, dont l'un est opposable aux autres, élargis à leur extrémité et munis d'ongles, sauf le deuxième, qui possède une griffe leur permettant de gratter leur fourrure ou celle de leurs congénères. Leur nom vient des Lémures, car ils sont si farouches et peu visibles qu'ils ont fait penser à des fantômes. Les lémures sont des spectres malfaisants issus des croyances de l'antiquité romaine.

Antiquité romaine

La mythologie romaine assimile les lémures aux âmes damnées d’hommes et de femmes ne pouvant trouver le repos car ils ont connu une mort tragique ou particulièrement violente. Ils viennent souvent hanter les demeures des vivants. Pour les mettre en fuite (car leur révocation n’est pas possible), le peuple romain célébrait la fête dite de Lémuria les 9, 11 et 13 mai. Des fèves noires étaient ainsi jetées par-dessus l’épaule gauche de chaque père de famille dans chaque foyer. Les croyances rapportent que les fèves représentent la nourriture des morts. Cette pratique vise à apaiser d'éventuelles apparitions pour épargner les vivants.
Ensuite afin de précipiter leur déroute on frappait de grands vases d’airain toute la nuit durant.
Pendant la célébration, les mariages étaient interdits et tous les temples étaient condamnés.

Paracelse (médecin-chirurgien suisse innovateur en thérapeutique, un philosophe de la nature, théoricien des forces surnaturelles et un rebelle s'en prenant parfois avec virulence aux institutions et aux traditions (1493-1541)

Paracelse compte sept races de créatures sans âme : les génies à forme humaine mais sans âme ni esprit (inanimata) des Éléments, les géants et les nains, les nains sur la terre. Il croit aux génies des quatre Éléments. La Terre, par génération spontanée, produit des nains qui gardent les trésors sous la montagne ; l'Eau produit les ondines ; le Feu, les salamandres ; l'Air, les elfes. Ensuite viennent les géants et les nains issus de l'air, mais qui vivent sur la terre. L'ouvrage de Paracelse a pour titre Le livre des nymphes, des sylphes, des pygmées, des salamandres et de tous les autres esprits

"Le mot inanimatum désigne six familles d'hommes sans âme... Ces hommes sans âme sont d'abord ceux des quatre familles qui habitent les quatre Éléments : les nymphes, nymphae, filles de l'eau ; les fils de la terre, lémures, qui habitent sous les montagnes ; les esprits de l'air, gnomi ; les génies du feu, vulcani. Les deux autres familles sont composées d'hommes qui sont également nés sans âme; mais qui, comme nous, respirent en dehors des Éléments. ce sont d'une part les géants et d'autre part les nains qui vivent dans l'ombre des forêts, umbragines... Il existe des êtres qui demeurent naturellement au sein d'un même Élément. Ainsi le phénix, qui se tient dans le feu comme la taupe dans ta terre. Ne soyez pas incrédules, je le prouverai ! Quant aux géants et aux nains de la forêt, ils ont notre monde pour séjour. Tous ces êtres sans âme sont produits à partir de semences qui proviennent du ciel et des Éléments, mais sans le limon de la terre... Ils viennent au monde comme les insectes formés dans la fange [par génération spontanée]."

(Paracelse, La grande astronomie. Astronomia magna (1537), trad., Dervy, 2000, p. 159-160).

Le saïmiri à tête noire

Appelé également singe écureuil, le saïmiri à tête noire est un petit primate au pelage jaune beige, au front noir et au oreilles blanches. On le trouve au Brésil, en Bolivie, au Pérou, au Vénézuéla, en Colombie et au Costa Rica. Il vit dans les Forêts tropicales.

Toutes les photographies © Sonia Marques & JD

Par kiwaïda at 09:16

05/08/2018

ÐÅЇ♏ϟ

J'aperçois en haut d'une colline, par hasard, près d'une rive, de petites chèvres blanches qui me regardent. Mais en me rapprochant, j'hésite, qu'ai-je vu ?
Des biches, des chevreuils ? Des daims ? Des bambis ? Je ne me souviens pas avoir vu le film Bambi des studio Disney qui date des années 40. Bambi n'existe pas, c'est un faon de fiction créé par le romancier Felix Salten (Bambi, l'histoire d'une vie dans les bois, paru en 1923). Puis je vois un tout petit suivre sa mère blanche, et puis ils bondissent et s'en vont. Ai-je rêvé ? À la recherche de ces animaux, ce sont des daims regroupés, et quelques mâles portant de grands bois plats et palmés, que j'aperçois. Mon appareil photo est tout petit, pas le meilleur pour les capter de loin, mais assez suffisant pour me souvenir de cette scène subliminale. Ce sont des daims de la famille des cervidés, ainsi ai-pu les confondre avec des chèvres blanches, mais qu'ai-je vu ? Ils m'ont entrainée plus loin. Entre le chevreuil et le cerf. Leurs pelages sont tachetés de blanc, leurs queues ressemblent à des pinceaux. Je vois des daines, grâce à leurs arrière-train. Si légère et petite, la mère et son petit, j'ai pu les confondre avec des chevreuils. Et son jeune daim était un « faon ».

Ils m'ont vue et me regardent.

Lorsque j'ai appris la danse classique, à l'âge de 6 ans, (ou 5 ?), la professeure était très sévère, et il y avait, parmi toutes les petites danseuses en "tutu" rose, un seul garçon. Il était habillé tout en noir. Cette professeure n'avait d'yeux que pour lui. Elle lui demandait de faire le cheval en cercle, sur le vieux parquet, et nous, les petites grassouillettes aux collants blancs, nous devions le regarder tourner autours de nous. Plus tard, je me suis souvenue de cette scène, car ce petit garçon tout de noir vêtu, ressemblait à un faon, et cette professeure le nommait "fanfan la tulipe". Pourquoi n'était-il pas vêtu d'un "tutu" ? Où avait-il trouvé ces vêtements très près du corps, noirs, et ses chaussons noirs ? Je l'ai interrogé, mais lui, aurait souhaité avoir un "tutu" rose, mais ce n'est pas possible. Je ne comprenais pas pourquoi ? Je ne connaissais pas, à ce moment, la référence au film français. Mais je retenais "fan", comme "faon". Alors que "Fanfan", est un terme dont les mères et les nourrices se servaient en parlant aux enfants, dans les années 30 (Aphérèse d’enfant avec redoublement hypocoristique de la syllabe obtenue) Je trouvais cela "neuneu" déjà enfant, et je n'enviais pas le sort de ce jeune garçon élu, forcé à faire le cheval sous le martinet, cette caresse de cuir, ni faire le trot. Fanfan, Tutu, Neuneu, c'était trop. J'ai arrêté la danse classique et ce n'est que plus tard, que je me suis lancée dans la danse contemporaine, en gardant la souplesse acquise de cette professeure d'antan. Elle nous écrasait les jambes, afin que toutes petites, nous sachions faire le grand écart. Le grand écart, c'est certain, je sais faire.

Souvent, le long de mon parcours, je rencontrais cette typologie de femme, dans les arts, où il y a peu de garçons étudiants et de jeunes hommes et bien plus de filles, de jeunes femmes. Les rares femmes professeures, plus âgées, car le corps enseignant n'était composé que d'hommes (cela n'a pas changé), élisaient un garçon, plus tard, un jeune homme, parmi toutes les filles étudiantes, et le suivaient, comme s'il était ce fanfan, celui qui devait être exposé, l'élu. On pouvait le voir, le fanfan, faire son jeu de piste et recevoir les éloges de ces femmes acariâtres pour les corps féminins et leurs expressions artistiques et mielleuses pour ces jeunes hommes, les observant comme l'on façonne l'idée d'un homme, de ce qu'il exprimera dans la société. Dans les arts appliqués, et dans la mode, on se demande toujours pourquoi les stylistes sont le plus souvent des hommes élus à dessiner des robes pour les femmes. Comment font-ils leurs études ? Parmi des étudiantes, toutes excellentes, mais aucune d'elles n'est aussi bien élue. Dans les arts plastiques, j'observais également le même rituel. C'est qu'il y a un mépris des idées des femmes, et, dans le même temps une envie posée sur leurs corps gracieux et élégants. Dans une société patriarcale, la nôtre, les arts doivent copier le corps des femmes, ce sont des modèles, mais ce sont les idées des hommes qui les façonnent et perçoivent à leurs manière. Ce sont bien les enseignements qui sont conçus sur ce schémas de la captation (castration ?), et du voir. Les écoles sont vieilles et acariâtres. Elles gagneraient à être toutes réformées, sans ces professeures à cravache qui empêchent toute idée nouvelle d'émerger. Et puis, en y pensant, je reste cet enfant, regardant les élus faire leur numéro de piste, sous la pression d'un martinet invisible, car les daims, se protègent. Et finalement, c'est ainsi que la création se réalise, à l'abri des regards mal placés, sans pression.

Sans le savoir au préalable, c'est un parc à daims qui occupe une parcelle communale d'environ 13 ha, dans un parc clôturé, que l'on peu observer une cinquantaine de daims qui évoluent librement. Un sentier longeant le parc permet à chacun d’admirer et se familiariser avec ces animaux. C'est superbe !

Nous avons entendu et dansé sur l'Eyo’nlé Brass Band  (« Réjouissons-nous » en Yoruba) une musique béninoise bien rythmée. J'ai trouvé cela très proche des batucadas brésiliennes, cuivres, chants, rites initiatiques... et fanfare !

Un petit tour dans ce festival joyeux, à travers la campagne limousine, verte, assurément verte et extrêmement chaude, ces temps-ci. Une rencontre surprise à travers le bijou. Claire-Marie Steimetz est une créatrice de bijoux précieux. C'est sur une de ses bagues, un beau "ring" en argent, un grand cercle, que j'échange sur sa formation. Depuis peu, elle a quitté la région parisienne pour vivre à Felletin, une ville que j'ai pu visiter il y a quelques années afin de faire mes recherches sur la tapisserie. D'ailleurs, un cerf tissé, fut l'une de mes découvertes... Ce département était inconnu pour elle, tout comme moi, j'ai appris qu'elle était issue de la région parisienne, et qu'elle avait suivi une formation à l'école Boulle. Je lui racontais que j'avais étudié à l'école Duppéré, aussi l'une des 4 écoles d'arts appliqués de la capitale, mais il y a déjà une trentaine d'années ! Elle me demandait si j'étais toujours dans la mode. Car l'école Duppérré est réputée pour être spécialisée dans la mode. En quelque sorte, je n'ai jamais quitté la mode, mais je m'en suis largement libérée aussi, depuis une réflexion sur les fanfans. Ainsi, cette rencontre est le fruit de connaissances et de reconnaissances du savoir faire. Elle est passée par un CAP, avant l'école Boulle, en section bijouterie (école supérieure des arts appliqués et un lycée des métiers d'art, de l'architecture intérieure et du design) Elle dessine ses modèles au crayon avant de passer à l'ordinateur. Elle m'expliquait qu'elle procédait par impressions, et pour cette bague que j'ai choisie, elle a imprimé sur l'argent des motifs de dentelles, comme de la gravure. J'ai vu qu'elle pouvait utiliser des plumes, du textile. J'aime beaucoup cette bague, pour plusieurs raisons, je procède toujours par rencontre, comme avec les daims. Cela me rappelait le "Magic ring" sur lequel j'ai travaillé et inventé le nom, pour l'école d'art de Limoges et de Toulouse. Je trouve toujours cela étonnant les parcours et, ici, le courage de femmes. Elles s'installent dans des régions inconnues, y enseignent (comme j'ai pu le faire) parfois dans des milieux hostiles, et avec peu de soutien, totalement autonomes. Il peut leurs arriver de rencontrer des acariâtres, très soutenues, mais cela ne les empêche pas de poursuivre leurs routes, en toute indépendance, et aussi de trouver des partenaires, et ici, une cliente, par constellations. Reconnaître ? Ou renaître ? À chaque rencontre.

Cette bague est très simple, minimale. C'est presque une erreur. La forme devait être pensée pour une boucle d'oreille, un cercle et une tige au milieu, puis, après observation Claire-Marie l'a transformée en une bague, assez large. J'ai trouvé qu'un cercle et un demi-cercle étaient des lignes parfaites pour un anneau et aussi, antique. Il me semble que le dessin est important, trouver la ligne. Celle-ci fut adaptée à mon doigt. Et, ce n'est plus une coïncidence, j'avais porté sur l'autre main, une bague, avec un cercle, un ovale en plaqué argent, sans aucun doute, la bague test, avant de trouver la bonne. J'apprécie la générosité de ce cercle, comme un astre, et la finesse de ses impressions. Légèrement incurvée, pas totalement ronde. c'est ce dessin singulier, qui m'a attiré. Ce dessin argenté. Merci pour cette création !

Le cheval en cercle...

Photographies © Sonia Marques / ci-dessus © JD)

Par kiwaïda at 15:12

04/08/2018

ḉυηї¢ʊł⊥üґ℮ ¢αηḯ¢υℓε ¢αяяεLαℊε

CANICULA / Petite chienne

Le terme de canicule se rapporte à une vague de chaleur très forte qui se produit en été et qui dure plusieurs jours et nuits. La caractérisation thermique d'une canicule est subjective, car elle dépend de la sensibilité des populations et donc du lieu où elle se produit. En Europe de l'Ouest, il est considéré qu'une canicule correspond à une température de nuit supérieure à 18-20 °C et une température de jour supérieure à 30-35 °C. En France métropolitaine, la période la plus propice aux canicules s'étend du 15 juillet au 15 août. Les services météorologiques préviennent qu'il existe un risque de canicule lorsque pendant au moins trois jours, les températures minimales, en particulier la nuit, sont au-dessus de 20 °C et les températures maximales supérieures à 33 °C. Mais cette définition peut même varier. Le terme canicule est apparu aux alentours de 1500. Il vient de l'italien canicula qui signifie petite chienne. L’étoile Sirius, Canicula, est l’astre le plus brillant de la constellation du Grand Chien qui se levait avant le Soleil (lever héliaque), durant l'antiquité, pendant la période des grandes chaleurs. du ciel après le Soleil. Les Égyptiens qui associaient cette étoile au culte d’Isis lui concédaient des pouvoirs surnaturels, notamment dans la régulation des crues du Nil. Levée et couchée avec le Soleil, du 24 juillet au 24 août, elle double l’activité de ses feux et donc du climat solsticiale. Elle est considérée comme l’étoile de la chaleur. « Canicule » désigne donc tout naturellement les périodes marquées par une forte hausse des températures.

Source : Futura Science

Écaille de tortue

Les robes écaille de tortue (ou tortoiseshell) sont définies par la présence de teintes à la fois de roux et de noir dans le pelage des chats. Lorsque du blanc est également présent, la robe prend le nom de tricolore (ou isabelle, calico ou chatte d'Espagne / tortoiseshell-and-white). Pour des raisons génétiques, elles sont portées presque exclusivement par les femelles.

Carrelage

« carrelage »; forme altérée dosirâcum, du grec ostrakon, «coquille», «écaille», puis « carreau de brique ».
Étymologie de la langue française - 1938

Le terme de carrelage désigne à l'origine l'action de poser des carreaux, puis, par métonymie, le résultat de cette action. Il désigne alors un revêtement de sol ou de murs formé de carreaux de céramique - terre cuite, carreaux de faïence, carreaux de grès (souvent appelés grès-cérame) - ou bien carreaux de marbre ou de ciment ou encore carreaux de vinyle. Ces différents types de carreaux sont juxtaposés puis collés ou scellés. Un carrelage est couramment utilisé pour la finition et la décoration des sols et des murs pour les habitations et autres locaux, aussi bien à l'intérieur qu'en extérieur.

Parmi les plus connus, on peut citer les Azulejos, carreaux bleus d'Espagne, Portugal, Mexique. Les carreaux sont depuis l'origine très utilisés dans la civilisation musulmane, en particulier les lieux de culte, en utilisant essentiellement les formes et les effets géométriques, les représentations humaines ou animales étant interdites par la religion.

Les premiers carreaux apparaissent en France dans les édifices religieux au VIIIe siècle et se développe dans les maisons de notables au XVIIIe siècle, l'application de faïence peinte sur les carreaux datant du XVIe siècle tandis que leur usage se démocratise à partir du XIXe siècle. Concurrencé par les parquets de bois, il se destine alors aux lieux moins nobles (passages, pièces de service) des bâtiments. 

Dans la construction, le carrelage est réalisé par le carreleur. Les carreaux peuvent être en grès émaillé, grès brut, grès cérame, grès cérame pleine masse, grès cérame rectifié, grès cérame poli (lalmatto), émaux, pâte de verre, ciment ou encore terre cuite.

    Tomette
    Opus incertum
    Azulejos
    Carreaux de Delft
    Carreau ciment

Source : wikipédia

Sur le carreau /

Cette expression, qui existe depuis le tout début du XVIIe siècle, est en général précédée de verbes comme 'être', 'rester', 'envoyer' ou 'laisser'. Depuis 1160, le 'carreau' désigne un pavé plat de terre cuite servant à paver un sol. Par extension, le terme sert aussi à désigner toute surface couverte par des carreaux. Et c'est parce qu'une personne blessée ou tuée à l'intérieur d'une habitation gisait sur le carreau que notre expression est née. Actuellement, elle s'utilise aussi dans des situations moins extrêmes, simplement lorsque quelqu'un est en difficulté.


Patio pour canicule et cuniculture

Vernissage des écailles

Le lapin japonais

Le japonais est une race de lapin domestique issue vraisemblablement de la sélection du hollandais tricolore pour lui faire perdre ses marques blanches.

Extraits du livre de 1900  « Les Races de Lapins » d’Eugène Meslay :

 « Nous avons vu figurer lors du concours général de 1887 dans la classe des lapins communs, une variété qui avait vivement excité la curiosité. Ils étaient tricolores et portaient le nom de Japonais. » M. Naudin   Revue Avicole 1894.
Depuis trois ou quatre ans, il paraît dans les expositions du Concours Général Agricole, du Jardin d'Acclimatation et de la Société nationale d'Aviculture, sous le nom de Lapin Japonais, une race de lapins composée d'animaux remarquables...» M. Mégnin, édit. 1891.

 «... Les Japonais, comme couleur et marques, ressemblent assez au tortoiseshell cat; leur aspect est très séduisant et certainement ils ne tarderont pas à prendre rang parmi nos principales races... » Dans un entrefilet (F. and F, 1899)

« Le Japonais a la robe étrange, jaune, noire, orange... Mme de Boislandry, Sic. MM. Naudin, Mégnin. »
En France et en Belgique, nous appelons Japonais le lapin écaille ( tortoiseshell, tricolore) jaune, brun et noir, parfois, jaune, brun, gris, noir et blanc...»

En France, il est souvent appelé « écaille de tortue ». Mais où donc est le blanc dans la carapace de la tortue commune? Les anglais le nomment « tortoiseshell » ; le Chat tortoiseshell est noir, orange, jaune. F. and F. 1897.

Dans tout Japonais, le noir est nécessaire, car c'est cette couleur qui constitue les marques (tête et zébrures). En dehors du noir, les nuances qui se rencontrent le plus fréquemment sont l'orange et le jaune. Mme de Boislandry, MM. Mégnin, de Foucault. L

e gris et le bleu se voient plus rarement ; ces nuances sont d'ailleurs moins estimées. « On aime les couleurs bien marquées et ne tirant pas trop sur le gris cendré ou pâle... M. Brulhart. « Les plus recherchés sont ceux qui présentent les couleurs les plus franches... »

Avic. Zébrures : «... Le dos étant plutôt zébré... Le dos zébré de bandes noires et roussâtres...» M. Naudin. « ... Le noir est constitué par des charbonnures formant deux, trois, ou plus, larges zébrures transversales sur le dos et descendant sur les côtés...») Sic M. Mégnin, Brulhart.


Négus sur volets écaillés

> Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 11:16

17/06/2018

♭я@♥ε


Par kiwaïda at 17:15

26/04/2018

μα¢α¢α ηїℊя@

E

Selfie de Naruto (2011 - île de Sulawesi)

Un macaque noir à crête (macaca nigra) a réalisé un selfie, un autoportrait photographique devenu très célèbre. Il s'était emparé de l'appareil photo du britannique David Slater sur l'île de Sulawesi, en Indonésie. Il se nomme Naruto et nous ressemble déjà.

Par kiwaïda at 01:43

18/03/2018

ℬḺℰṲ

bleu.jpg

Le petit prince bleu s’est fait discret pour ne pas nous inquiéter. Il a attendu que notre dîner se termine pour s’en aller dans la pénombre, dans la pièce de l'imaginaire, éclairée par les étoiles de la nuit et les lanternes de la rue. Son esprit vole au-dessus de nous, si difficile à réaliser son absence, toute sa joie illuminait mon appartement.
Il était mon petit bonhomme, j’étais sa petite femme, mon amoureux était son ami, il était notre ami. La joie était parmi nous, sur mon épaule était le bout de paradis, le bleu de l’esprit. Si beau si élancé, si gai, si déterminé à aimer, il était tout entier, tout curieux. Il est parti par la petite porte, c’était un artiste, me dit mon amoureux.
Il était encore sur mon épaule à me dire ne t’inquiète pas, je serai toujours là.
Il me disait : « Ça va ? Ça va ? » Toujours il me questionnait ces derniers temps à savoir si cela allait, car cela n’allait pas souvent.
Et je lui demandais : « Ça va Pépino ? »
Il me répondait du tac au tac, oui avec ce cri si positif en plissant les yeux et d’un geste enthousiaste de tout son petit corps, s’élançant vers le haut, même s’il somnolait, il me répondait de ce petit cri, afin de me dire, « je suis là », « je serai toujours là ».
Il me répondait, il était toujours là, il veillait sur moi, sur nous tous. Chaque matin, il ne sera plus là, chaque soir, il ne me demandera plus « faire dodo » afin que je le cape. Il adorait tout nouvel aliment, il savourait et exprimait son plaisir, il savait aussi dire ce qu’il ne voulait pas, et comment ne pas le déranger, il savait nous faire comprendre tant de choses. Huit années sont passées si vite en accompagnant sa vie, lui en accompagnant la mienne, dans cette ville inconnue et pendant mon travail si difficile où mon environnement professionnel fut si toxique. Mais chez moi, avec lui, tout devenait positif, merveilleux, évolutif, interactif, fantaisiste, artistique. Loyal et fidèle, sans aucun jugement, d’une délicatesse rare, ses gestes doux, son plumage soyeux, son intelligence et sa douance me surprenaient, sa grande sensibilité face aux souffrances et surtout son excitation de tout bonheur quotidien, tout rayon de soleil.
Sa voix était si gentille et adorable que son animation disparue a rendu mes jours sans aucun sens et sans force.
Nous avions appris récemment qu’il adorait voyager en notre compagnie en voiture, il aimait nous voir partir loin et nous regarder à l’arrière, rire et chanter. Il aimait Satie, l’écoute se faisait plus attentive lorsque les premières notes de piano s’enchaînaient doucement, comme si quelques questions étaient lancées à l’infini, devant l’horizon, ou comme lorsqu'il regardait goutter un papier qu'il avait préalablement déposé dans sa grande écuelle d'eau : écouter tomber chaque goutte l'une après l'autre, comme un métronome. Il rythmait ma vie et m'offrait des soupirs, des respirations et surtout des points d'orgue.
Il aimait nous voir heureux. Alors c’est devant cet horizon qu’il avait fait ce voyage avec nous, afin qu’il soit soigné. Il avait fait mine d’être en meilleure santé devant le vétérinaire, en nous montrant sa hardiesse, en replaçant ses barbes et ses barbules de son plumage, en appliquant l’huile sur ses plumes qu’il sécrétait par sa glande uropygiale située à la base de la queue. Ainsi il nous montrait qu’il nettoyait bien ses plumes afin qu’elles demeurent imperméables, belles et en bonne santé. Tous ces moments avec lui étaient de bons moments, tout était bon, clair, rien de néfaste et de mauvais, tout était éclatant de simplicité, je me sentais pousser des ailes, il m’apprenait de cette liberté que les humains ne connaissent pas. Il savait des mots de notre langage, des phrases, il les répétait, il nous parlait, il nous écoutait, il savait tout. J’aurai aimé lui montrer la mer et tant de chose encore, qu’il vole en notre compagnie, ou que je vole en sa compagnie, au dessus de tout.
Mon petit prince, mon savant personnage, peu te connaissait ou on eu la chance de te reconnaître. Je fus de ceux-ci et ta voix résonne encore. Quelque chose en moi est parti avec toi, quelque chose d’unique, de singulier, d’infaillible. Je souhaiterai de tout cœur, te croire, tu es toujours là, sur mon épaule, petit esprit rieur, la liberté d’aimer.

Par kiwaïda at 23:05

13/11/2017

ℒε 13

Un Noël précoce (Photographie © JD & Sonia Marques)

précoce

\pʁe.kɔs\ masculin et féminin identiques

1. Qui est mûr avant la saison, en parlant de certains fruits, de certains légumes qui viennent avant les autres de la même espèce.
▪ Fruit précoce.
▪ Des cerises précoces.
▪ Des pêches précoces.
▪ Des pois, des asperges précoces.
2. Qualifie les plants, les arbres qui portent de tel fruits.
▪ Un cerisier précoce.
▪ Un pêcher précoce.
▪ Un abricotier précoce.
3. (Figuré) Qualifie un enfant dont l’esprit ou le corps est plus formé que son âge ne le comporte.
▪ Mozart était un enfant précoce.
4. (Par extension) Qualifie l'esprit d'un tel enfant
▪ Un esprit précoce.
5. (Figuré) Qualifie ce qui arrive plus tôt qu'habituellement.
6. (Figuré) Qualifie ce qui se fait plus tôt que le reste.

//

Qui se produit avant le temps normal ou habituel : Une calvitie précoce.
Qui survient plus tôt qu'on ne l'aurait souhaité : Hiver précoce.
Se dit d'un enfant dont la maturité, le développement intellectuel correspondent ordinairement à un âge supérieur au sien.

//

La chevelure était nouvelle et effaçait la calvitie précoce. L'enfant chuchotait déjà des mots à l'oreille de ses parents alors qu'il ne les connaissait pas. Le lapin gambadait sur les tapis de coton à peine avait-il quelques mois et se cachait dans son terrier afin que personne ne puisse le voir. Le groupe était contre lui car il avait déjà trouvé la solution. Il devait faire semblant de l'avoir longuement acheminée, alors qu'elle était arrivée fulgurante en une demi seconde. Il l'apporterait des années plus tard, en guise de consolation, à celles et ceux qui pensent que le génie se nomme Mozart. Noël était précoce, arrivé plus tôt qu'habituellement. Ce grand enfant posait d'innombrables questions, jamais ne se trouva le leader du groupe, préférant passer inaperçu. Il vous reprendra s’il se trouve face à une défaillance. Ils étaient devenus des petits vieux, de grands enfants, le vent apportait l'odeur d'une chevelure qui manquait de ténacité face aux difficultés. Toujours en mode sans échec.

Par kiwaïda at 16:34

24/09/2017

ḉ♄αт ⊥øυαґℯ❡

Chat Touareg (Photographies © Sonia Marques)

Par kiwaïda at 20:18

11/05/2017

ṧẘℯℯт

44.jpg

Photographie © Sonia Marques

Par kiwaïda at 12:03

11/07/2016

Éⓓⓔⓡⓩⓘⓣⓞ

Par kiwaïda at 00:14

11/01/2016

ᕼᗩᖇℱᗩﬡᘐ ᖙᗴᔕ ﬡᗴᓰᘐᙓᔕ



Dans l'ouest de l'Île de Montréal, le 3 janvier 2016, au matin, sur les caméras de surveillance du réseau routier de l'autoroute 40, à la hauteur du boulevard des Sources : un harfang des neiges.

Par kiwaïda at 18:36

23/10/2015

ᙡᖺᗩᒪᙓᔕ & ᖙᗝᒪᕈᖺᓮﬡᔕ

Par kiwaïda at 17:29

20/08/2015

☺ʊїṧεαʊ ḓε ℘αґ@ⅾї﹩

http://www.birdsofparadiseproject.org/

Par kiwaïda at 00:21

24/05/2015

℃üяḯ☺ṧḯтéṧ


Rhizomes Iridos (Photographie © Sonia Marques)

Messagère des dieux, arc-en-ciel (Photographie © Sonia Marques)

Geai des Chênes + Mésange bleue (Photographie © Sonia Marques)
À gauche ("Garrulus glandarius © Luc Viatour) À droite ("Eurasian blue tit" © Francis C. Franklin)

Le songe (Photographie © Sonia Marques)

El diablo par CP et La Saint Loup (Photographies © Sonia Marques)

La nuit des Musées : le singe et la couleur de compagnon du Maçon, Tailleur de Pierre (Photographies © Sonia Marques)

Par kiwaïda at 18:34

08/05/2015

ᖇéᑕᖇéᗩ♈ᓮᗝﬡᔕ

pêle-mêle

Taureaux et cactus  (Photographie © Sonia Marques)
Jusqu’en 1914, le 67 rue de Turenne abritait la boucherie d’un certain Schuler. En façade, les sublimes têtes de taureaux et les crochets préservés font état de son ancienne fonction. Cet immeuble se situe non loin du Marché des Blancs Manteaux, construit sous l’Empire pour contrôler la distribution de viande dans le Marais. Cette organisation était devenue nécessaire pour offrir une alternative aux nombreux vendeurs à la sauvette qui sévissaient au coin des rues, depuis la suppression de la Corporation des Bouchers de Paris. Pour l’anecdote, on raconte que Napoléon III séjourna dans cet immeuble en 1848.





Exposition SPA à l'espace Le coeur, avec Sandra Berrebi, Anne Colomes, Vydia Gastaldon, Joseph Marzolla, Kleber Matheus, Maroussia Rebecq, Sarah Roshem, Clemence Seilles, Jeanne Susplugas, et Victoria Wilmotte.
(Photographies Sonia Marques)

Soif de soleil  (Photographie © Sonia Marques)

Toi & moi (Photographie © Sonia Marques)

Protecteur nature (Photographie © Sonia Marques, Masque © JD)

Le trompe-l'œil (Photographie © Sonia Marques, Masque © JD)

Grand-père Cajoline (Photographie © Sonia Marques)


Anniversaire, Kiwaïda, Kodama, Hokusaï (infographie © Sonia Marques)
Un peu de Hang (instrument de musique Suisse...)

Par kiwaïda at 01:06

14/08/2014

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Palais sans frontière (Photographie © Sonia Marques)

Escaliers de paons (Photographie © Sonia Marques)

Nuages (Photographie © Sonia Marques)

Tes yeux noirs (Photographie © Sonia Marques)

Petit caribou et ses deux Séquoia géants (Photographie © Sonia Marques)

Funambule (Photographie © Sonia Marques)

Céladon (Photographie © Sonia Marques)

De toute beauté (Photographie © Sonia Marques)

Cèdre bleu (Photographie © Sonia Marques)

À l'intérieure d'un cèdre bleu (Photographie © Sonia Marques)

Protégé sous un cèdre bleu (Photographie © Sonia Marques)

Pierres précieuses dans la rivière verte (Photographie © Sonia Marques)

Un signe rouge qui pointe le trésor, un cygne noir dans l'eau magique (Photographie © Sonia Marques)

Coquet est mon quotidien (Photographie © Sonia Marques)

Les précis élaborent un projet (Photographie © Sonia Marques)

Au pays des Dieux (Photographie © Sonia Marques)

Par kiwaïda at 01:32

25/06/2014

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Chamane

Yéti Crab bis (Photographie © Sonia Marques)



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Chapivole

Par kiwaïda at 17:48

02/06/2014

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Le lapin dans la peinture alpine pour Abbott Handerson Thayer (Photographie © Sonia Marques)

Le squamate dans l'atelier du ciel pour Abbott Handerson Thayer (Photographie © Sonia Marques)

La félidée dans les nymphéales pour Abbott Handerson Thayer (Photographie © Sonia Marques)

Par kiwaïda at 13:01

17/06/2013

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Lorsque je suis arrivée dans mon nouvel appartement, pas tout à fait sous les toits, j'ai immédiatement entendu des cris d'oiseaux, que je pensais être proches des perroquets. Quelle coïncidence ! Moi qui transportais déjà une petite famille d'ailés. Les nuits les jours de ces premières sensations dans une nouvelle ville que je ne connaissais pas furent étayés par ces cris particuliers, dont je ne voyais jamais la couleur des oiseaux. Parfois je rencontrais des habitants, toujours nouveaux, et je posais cette questions simple :

"Entendez-vous la même chose que moi, les cris d'oiseaux particuliers dans cette ville ?"

On me répondait que non. Des cris que je n'entendais pas ailleurs. Cela n'avait pas autant d'importance pour les autres. Cela devenait de plus en plus exotique pour mes oreilles. Puis, au bout de 6 mois, une demi année, à peine arrivée, je réalisais 2 expositions de suite d'une grande oeuvre réalisée en céramique, dont la deuxième dans une ville un peu plus loin, avec de jeunes designers. L'un était spécialisé dans le bois et nous avons, après le vernissage, été tous invités par la directrice du centre d'art contemporain, dîner en ville. Ce designer nous racontait ses récits et ils étaient colorés, pour ma part, de spécialités écologiques, le travail du bois et ses aventures à la pêche, la pomme, la châtaigne. Nous étions en train de boire des coups, la nuit tombée, dans la ville où l'on a découvert le kaolin, substance si magique qui fit émerger la porcelaine blanche dans la région et lui donna son éclat, ses rites de conservation. D'un seul coup, au-dessus de nous, dans la nuit étoilée, j'entendis ces cris familiers d'oiseaux qui accompagnaient mes nuits, chez moi. Cette situation obscure m'était devenue si familière à ce moment et onirique, comme un signe de bienvenue. C'est en l'écrivant que je note, que ce furent des signes de bienvenue auxquels je me suis accrochée, de sorte que je devais planer un peu, sans imaginer une seule fois que c'était bien le sol que je foulais, un territoire inconnu. Je reposais ma question, n'ayant pas eu de réponse depuis 6 mois.

"Entendez-vous la même chose que moi, les cris d'oiseaux particuliers dans cette ville ?"

C'est le designer qui s'est montré le plus érudit. Il me dit :

"Ce sont des choucas des tours, une espèce de corvidés."

Je l'ai remercié mille fois, ce nom mettait fin à tout imaginaire insulaire mais il allait en faire émerger aussitôt un autre, celui des grands espaces où je vis, je vois le ciel, je vole. Une réalité toute relative. Il ne savait pas qu'il me délivrait là d'un grand mystère et pointait la direction d'un repère sur une carte que je découvre au fur et à mesure, depuis quelques années, en solitaire et sans l'avoir jamais présagé, haut-dessus de tous soupçons. J'avais donc commencé à élaborer des histoires d'oiseaux noirs. Puis je me suis mise à les observer, associant leurs cris, à étudier leurs parcours.



Trois ans plus tard, la nuit, de petits cris d'oisillons continus, me réveillent. Et cela dure très très longtemps. Je m'imagine alors que je dois partir nourrir ceux-ci qui attendent le bec ouvert à manger. Je vole aussi loin que je peux et je ramène quelque chose, puis je m'endors ne les entendant plus. Aujourd'hui, je vois mes oiseaux, l'indien et l'africain, complètement facsinés et rapetissés face aux fenêtres ouvertes. Des cris incroyables, gauches et disparates, résonnent dans le ciel. Des tâches noires dans tous les sens parsèment les immeubles, routes, fenêtres, des ombres au sol, sur les murs plus grandes que nous tous. Je vois des choucas croasser et voler très bas. Ils s'élancent du haut d'un toit et tombent à bic, virevoltent, tournent et remontent in extremis s'agripper à un balcon. Ils sont joyeux, une dizaine, une vingtaine, c'est très impressionnant ! Je reconnais là les oisillons et j'assiste à leurs premier vol fantastique. Ils rasent les passants, parfois manquent leur accroche, font un détour dans leur vol, croassent de plus bel. Un vrai ballet noir étourdissant. Une sorte de manifestation artistique contemporaine inédite, entre la chorégraphie et le film et l'animal, le vol. Les voleurs d'images et d'ombres. Chacun plonge d'un haut et se rattrape au dernier moment. Je me mets à penser aux oiseaux d'Hitchkock et je mesure bien la véracité de ce film à ce moment là, l'ambiance, la peur, l'avènement de perturbations psychiques. Sauf que les petits choucas sont complètement patauds dans leurs vols et je m'amuse à les entraîner comme s'ils comprenaient que j'étais avec eux, suspendue au balcon des insouciances. Les tâches noires virevoltent dans le ciel bleu, d'une implacable détermination, tel de grands papillons féroces. Ils testent toutes les directions et s'essoufflent vite. Ils testent le vol plané. Dans leur sillage, nous sommes de pauvres idiots, avec des boutiques plombées au sol et des petits étiquettes de prix : À vendre, à vendre ! Et les choucas crient : Au vol, au vol !

Quelle belle journée.





J'ai lu que le chouca est un oiseau bruyant au chant monogame.

En 1927, le célèbre ethnologue Konrad Lorenz, né à Vienne en 1903 et mort à Altenberg en 1989 recueille un jeune choucas qu’il a baptisé Tschok. Devenu adulte, au lieu de rejoindre les autres choucas des environs, Tschok ne veut pas le quitter. Le jeune zoologiste élève d’autres choucas et constate que le phénomène se reproduit, ainsi qu’avec des oies cendrées. Après de longues et patientes observations, Lorenz finit par comprendre qu’à la sortie de l’œuf, l’oisillon identifie la première chose qu’il voit bouger, que ce soit un oiseau ou un homme, comme étant sa mère. C’est ce phénomène de « fixation » de l’oiseau nouveau-né que Lorenz appelle « empreinte ». Chez le choucas le phénomène dure quelques heures et se produit au moment où l’oisillon quitte le nid.

(Extrait du livre,  Il parlait avec les mammifères, les oiseaux et les poissons  de Konrad Lorenz, 1985)

Ses mœurs ont été donc remarquablement étudiées et décrites par Konrad Lorenz. Récemment, il a été montré que ces oiseaux sont sensibles à la direction du regard d'un humain, comportement qui semblait jusqu'alors limité aux grands singes. Le choucas est monogamme à vie : tant que les deux partenaires sont vivants, le couple reste uni.

Recueilli et élevé par Lorenz, le jeune choucas préféra rester avec lui, une fois adulte, plutôt que d'aller rejoindre ses congénères. Intrigué, le chercheur réitéra l'expérience avec d'autre choucas, puis avec des oies cendrées. Ses observations l'amenèrent à formaliser le concept d'empreinte (Prägung) : à la sortie de l'œuf, l’oisillon identifie la première chose qu’il voit bouger comme étant sa mère. Qu'il s'agisse d'un oiseau, d'un homme, ou d'un leurre de bois... Ce phénomène se produit à des moments différents selon les espèces d'oiseaux, mais, au sein d'une espèce donnée, il survient toujours dans le même intervalle de temps. Une fois cette période critique passée, l'empreinte ne se produira jamais plus. Les travaux de Lorenz sur l'empreinte ont largement dépassé le cadre de l'ornithologie et ont inspiré des recherches dans de nombreuses sciences cognitives (psychologie, neurobiologie etc.).

Ils ont des battements plus rapides que les autres corvidés et un vol direct. C'est ce qui les différencient bien des autres oiseaux ici.

Cela correspond bien à mes découvertes sonores : D'avril à juin, la femelle pond de 3 à 7 œufs couvés de 16 à 18 jours. Les deux parents assument l'élevage des jeunes qui s'envolent à 1 mois. Je les ai bien entendus et ils y en a encore dans le nid.
Kya et kyou  sont les deux cris qui signifient vole avec nous. Le choucas lance le kya quand il est d’humeur à s’envoler ou plus exactement de s’éloigner de la colonie. Kyou, au contraire, l’accent est mis sur le retour au bercail.

Mais en y repensant un peu plus. Ces oiseaux ne se sont-ils pas sentis attirés par la venue d'autres ailés ? Et moi le petit éthologue Konrad Lorenz en herbe, versus féminine et urbaine, amateur, amator.

Le choucas des tours est le plus petit de tous les corvidés vivant dans notre région. Son plumage est presque entièrement noir à reflet bleu métallescent, mais légèrement plus clair sur les flancs et sur la poitrine. Les joues et la nuque sont nettement grises, le bec est court. Les iris sont blanchâtres chez les adultes. Chez les jeunes, le plumage est terne et bien moins contrasté. Mâles et femelles sont rigoureusement identiques. Le choucas affectionne les points surélevés d’où il domine le paysage, ce qui explique sa présence presque constante aux abords de la tour, où il trouve de nombreuses cavités pour la nidification.

Les choucas (peinture et infographies des vols d'oiseaux bleus © Sonia Marques

Par kiwaïda at 11:37

27/05/2013

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Chatfleur : photographie © Sonia Marques

Fleuradiateur : photographie © Sonia Marques

Bouboudeau : photographie © Sonia Marques

Girls : photographie © Sonia Marques

Boy : photographie © Sonia Marques

Mariposa : photographie © JD

Par kiwaïda at 13:49

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