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blog m kiwaïda

14/07/2019

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Fraîcheur de vivre
Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 23:51

21/05/2019

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PHOTOGRAPHIES © SONIA MARQUES



PAPAVER



On appelle pavots toutes les papavéracées du genre Papaver, regroupant plusieurs espèces allant du coquelicot au pavot à opium. On appelle également pavots des papavéracées qui ne font pas partie du genre papaver comme le pavot de Californie ou encore le pavot bleu de l'Himalaya.

Qu'ils sont beaux ces pavots qui pavent ce chemin vers papa. Les papavers...



ARCHIVES



Le site des Archives nationales est voué aux archives postérieures à la Révolution française. Il contient près de 40 kilomètres linéaires d'archives provenant du site parisien, et 120 kilomètres linéaires d'archives provenant du site de Fontainebleau. Sa construction permet de regrouper de manière cohérente les archives contemporaines, aujourd’hui réparties entre deux sites selon une coupure chronologique dépourvue de toute signification historique, et d'assurer à ces archives un meilleur accès, le site de Pierrefitte-sur-Seine ayant été choisi en raison de sa proximité d'une station de métro. L'architecte du nouveau site est Massimiliano Fuksas. La première pierre du bâtiment a été posée le 11 septembre 2009 par le Premier ministre François Fillon. La construction du site de Pierrefitte-sur-Seine est également l'occasion d'une refondation complète des Archives nationales, grâce à un ambitieux programme de reconditionnement, de numérisation et de développement d'un nouveau système informatique. La quasi-totalité des instruments de recherche doit être disponible sur l'Internet. Les fonds conservés à Pierrefitte-sur-Seine le sont autour de cinq sections : archives du pouvoir exécutif et législatif ; archives des administrations de l'Intérieur et de la Justice ; archives des administrations chargées de l'Éducation, de la Culture et des Affaires sociales ; archives des Hommes et territoires comprenant les fonds de l'Équipement, de l'Aménagement du territoire, de l'Agriculture, de l'Écologie, de l'Industrie, du Commerce, du Tourisme, de l'Économie et des Finances ; archives privées. Parmi ces fonds contemporains, on trouve par exemple les archives de l’ORTF, versées aux Archives nationales lors de son éclatement, les fonds des cabinets ministériels, les fonds des services du Premier ministre, les archives du Centre national de la cinématographie, le Fonds de Moscou, le fonds de la Cité internationale universitaire de Paris, la Photothèque du Tourisme, la photothèque du ministère de l'Agriculture, les fonds audiovisuels de l'institution, etc. Parmi les fonds privés, on trouve ceux que les missions ont eu l’occasion de collecter auprès de personnes ou d’organismes privés travaillant en liaison avec le département ministériel de leur domaine d’intervention. C’est par exemple le cas des archives de Pierre Laroque, chargé de la mise en place de la Sécurité sociale de 1930 à 1932. La salle de lecture de Pierrefitte-sur-Seine a ouvert au public le 21 janvier 2013.


Pfff, c'est immense, la conservation, c'est un syndrome, celui de Diogène... Mais il y a le syndrome de Noé aussi, avec les animaux... Cela tombe bien, la nuit des Musées m'ouvrira les portes du Musée de la chasse...




Le musée de la chasse et de la nature, « Musée de France » depuis 2003, est un musée privé rassemblant les collections de la Fondation de la Maison de la Chasse et de la Nature. Il est situé à Paris, dans l’hôtel de Guénégaud et l'hôtel de Mongelas dans le quartier du Marais.
Il est situé rue des archives... Décidément !



Un monde fou, il faisait si chaud, étouffante ambiance, débauche de touristes, venus gratuitement profiter de cet hôtel particulier. Je quittais une tapisserie, très belle, dans le limousin, pour arriver dans ce lieu décoré de tapisseries bien passées. Au sous-sol un DJ set (oui, oui, devant des tapisseries, il se nomme DJ Niagarra) Pourquoi cette boîte de nuit dans ce Musée ? Pour attirer le monde ? Un monde blasé, Paris, c'est fou !

 
 Et puis l’artiste Théo Mercier est venu crâner encore une fois, il a installé des œuvres dans ce Musée, pêle-mêle, cabotin qu'il est, humour, fantaisie, horreur, gadget, tout est finement sténographié...



Il s'est intéressé aux objets commerciaux pour les animaux domestiques et ils les a mélangés (oiseaux, hamsters, lapins...) comme il aime faire. Il avait déjà pris ce truc, à Montrouge au salon, avec des pierres d'aquarium... C'est Jardiland ou Truffaut qui sont ses partenaires favoris...



Comme une impression de familiarité, chez moi, sauf que c'est le vivant qui m'intéresse. Les trucs empaillés c'est à la mode chez les artistes depuis longtemps. Moi, je n'aime pas vraiment les œuvres des artistes qui utilisent la taxidermie, comme mettre en scène des renards empaillés ou faire des gueuletons avec des taureaux, ce genre de truc polémique, mais en fait, ce n'est pas très beau. Être cruel ou chasseur pour prôner des trophées empaillés comme art plastique, s'imaginer patriarche d'un clan. Il y a eu aussi la mode des oiseaux dans les cages exposés... Enfin, il ne faut pas bien aimer les animaux pour exhiber ses tableaux de chasse. Cela ne m'intéresse pas, les étudiantes, les filles surtout, en font des copies de copies... Je préfère aller visiter ce Musée, destiné à cet effet. Mais Théo, il est doué. Il a arrêté le côté plasticien pour devenir scénographe, et il est très demandé pour les théâtreux. Il est vrai que l'art en France... La scéno, c'est bien plus lucratif et aussi jouissif, les moyens sont là, et l'artifice est hors normes. Tout est fugace et le public est au rendez-vous. Espiègleries... Pieds de nez... Punk, affreux comportement diraient les énervés, les anti-art contemporain. Pourtant il y a un savoir faire, faire illusion réussi.



Les échelles, c'est toujours impressionnant de se retrouver regarder de haut par un ours...



Trés bien installés ces fauves et bêtes à cornes...



Se confronter aux échelles toujours, à la prédation, bêtes en cage, empaillées, épinglées comme des papillon, Musée, collection, archives, toujours et encore... la conservation.



Twins



Je me sens comme celui-ci ce soir, accroché, doudou, l’œil méditatif... Paris c'est vraiment de la confiture pour les cochons...



Éponger son effroi... Il fait trop chaud pour travailler (devise française)



Théo par ci, théo par là... des pneus et ressorts, des cruches, comme nous tous...



Les chaises sont comme chez moi aussi, sans le renard empaillé (ça c'est pour les artistes sans idée) mais avec des lapins vivants...



Une arbalète, qu'elle est belle... Il y a des gourous de secte, de nos jours, qui se servent de ces outils pour épingler leurs conquêtes, allemandes, pauvres femmes... Mais n'est-ce pas ainsi que s'organise le monde du travail ? Avec des gourdes, cruches et des manchots pour les diriger, à la libido crasse... Les Google et Cie...



Combien de fois a-t-il été photographié ?



Paris c'est cela aussi, tags sur les arbres, tags sur les boutiques, place de la République, et plots anti-sdf, scotchés de publicité...



À 4 heures de là, c'est le carnaval sous la pluie, à Limoges, confettis partout et pauvres gens rassemblé pour une fête populaire que l'on a raccourci...



Les mains dans les confettis, chacun son pari... Les paris sont ouverts.

Je préfère le vivant à la conservation.

Par kiwaïda at 01:13

17/05/2019

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Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 23:31

29/04/2019

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Beau bizarre (Graphisme © Sonia Marques)

Depuis longtemps, toujours, ou depuis que je réalise des choses, je crée, l'écriture était associée à mes œuvres artistiques, mes ouvrages, qu'ils soient collectifs ou individuels. J'écris pour préciser ma pensée, mais souvent à postériori de mes créations. Cela a fait de mon parcours, une singularité, pour ne pas dire, un écart. Les artistes plasticiens courraient après un critique d'art, les critiques d'art avaient besoin d'un artiste (je conjugue tout au masculin) pour illustrer leur propos, il devait être dans la tendance. Les magazines d'art et toute la presse courraient après des personnes qui savent un peu écrire, on ne sait plus si ce sont des critiques d'art, car la presse avait surtout besoin d'articles élogieux sur les expositions dont elles étaient partenaires. Mais dans tout ce vase clos de chasse folle, et psychotique, peu de ces écrivants sont payés, et quasi aucun artiste rémunérés pour leurs expositions, ne serait-ce que pour leurs productions. C'est dans ce contexte, en France, que j'ai écris, assez tôt et sans m'en rendre compte, c'était immédiat, vital, et si joyeux. Lorsque je créais, je ne recherchais aucun critique pour avoir ce regard complaisant ou tentant de trouver une tendance louable pour le marché, les galeries. Mais, en fait, comment s'y préoccuper, lorsque l'on ne connait aucune tendance et lorsque nous ne sommes ni estampillés, ni entraînés dans un mouvement remplaçable et instrumentalisable... En lisant des écrits ou essais, ils m'ennuyaient fermement, je pensais qu'il n'y avait plus de regard vraiment : Qu'est-ce que ces critiques regardaient ? Leurs références philosophiques étaient souvent les mêmes, Derrida, Bourdieu, Deleuze, Foucault, et le pire du pire, Debord (mais ce ne sont pas tous des philosophes ???), en changeant d'école, en France, on tombait toujours sur les mêmes, et puis il y a eu Bourriaud... Pfff, et Catherine, la Millet avait fini par m'éloigner des écrits sur l'art. Dans les revues dédiées, si j'avais visité la même exposition, le jargon utilisé était celui d'une personne qui n'avait jamais pratiqué (l'art) ou qui ne s'était jamais exprimée à l'aide d'outils, ou ne connaissait aucun plaisir à faire, ni contempler, c'était de la souffrance, il fallait en ch... pour apprécier l'art. D'ailleurs c'est grâce aux bibliothèques que ces revues ont pu perdurer, et aux écoles (la honte) sinon, chez tous les artistes on retrouvait une pile dans les toilettes. Hors, lorsque l'on pratique vraiment, la gravité et le sérieux ne sont pas les plus moteurs, l'expérimentation, la maladresse, les hasards et l'incertitude du temps, la sensation de ne pas être de son temps, dans son époque, oui, cela jalonne l'esprit, les doutes sont envahissants, rien n'est aussi dur et imposé comme des barres de fer dans le cerveau, c'est très différent, être artiste, très différent. Souvent j'ai rencontré des personnes qui s'engageaient dans la critique d'art, mais n'avaient jamais osé faire quelque chose ou créer, de peur de ne pas être à la hauteur, hauteur de quoi ? Ou bien c'est un reste de parents opposants à la vie d'artistes de leurs enfants, leurs préférant une carrière administrative, certains, à regret me l'ont dit et regardent alors les artistes jalousement, en leurs mettant des bâtons dans les roues. Alors ces personnes avaient choisi un raccourci, devenir critique d'art, c'était dépasser cette peur première et être directement à la hauteur, celui du jugement, du classement, du choix, de la sélection, du tri et de l'exclusion, bref du regard aveugle. Mais ils leurs restait un mystère, comment cela fonctionne ? Car pour certains, l'art doit "fonctionner" et le mode d'emploi doit leur être dédié. C'est une question de contrôle et de maîtrise, jusque dans les recoins de la pensée, les références, point de hasard là-dedans, il faut "savoir" et savoir tout à l'avance, par à priori. Le jargon utilisé et repris, devait, comme une poudre de perlimpinpin, faire caisse de résonance à un groupe autoproclamés "juge" de l'art, jusqu'à en perdre le fil conducteur, l'artiste, son parcours et sa pensée. Pourtant, tout tournait, en France autours de l'autorité de la critique d'art. Mais je ne la voyais pas vraiment dans notre temps. Et puis écrire était devenu si naturel, de mon côté, car lorsque je commençais à enseigner, je commençais aussi à préciser mon regard et mes jugements sur les choses créées par les étudiants en écrivant, en les appréciant et en évaluant leurs tentatives, au regard de mes connaissances artistiques mais aussi culturelles, qui n'étaient pas liées spécifiquement à une production visuelle et dite artistique, ou reconnue comme telle auprès desdits critiques d'art.

Donc oui, mon activité d'écriture a été de plus en plus importante, mais elle demeure singulière.

Depuis longtemps j'ai trouvé le système de l'art très peu spontané et cultivé, en quelque sorte, enfin, restreint, et il fallait pour questionner et dialoguer, en connaître surtout les limites, pour rester dans la case bien communautairement validée. Les limites se dépassaient à mesure que les outils changeaient et évoluaient et aussi que le regard sur l'histoire de l'art se déplaçait également. Si on lustrait sa lampe de génie, les histoires d'antan devenaient belles et éclairaient notre temps, alors que les idées, déjà anciennes et véhiculées, s'étaient évaporées dans cette crispation de faire de l'art contemporain. Lorsque je vivais en banlieue nord et que j'étudiais au centre de Paris en école d'art, je voyais un profond décalage entre la culture "admise" et celle "ignorée", non pas qu'elle était exclue, mais tout simplement, elle n'avait aucun médias, ni d'écriture, ni d'organisme qui savait en décrire tous les aspects créateurs, il y en avait tant. Et pas de street art, ni de graffitis, ni du rap, mais non, pourquoi encore cette case à la Jack Lang. Des délicats et des amoureux des mots et de la danse, partout la création. Je faisais partie de ces artistes de banlieue, ni répertoriés ni regardés, depuis la capitale, là où les expositions pensaient encore détenir, ou délimiter des territoires artistiques réservés. Alors un temps assez long d'expérimentations et d'expositions, de manifestations ont été réalisées, j'ai aussi fondé un collectif d'artistes aussi en banlieue, sans être inquiétée de "l'hypervisibilité", tant demandée par celles et ceux qui s'exaspèrent de ne jamais êtres assez vus, ou exposés à leur goût, jamais assez soutenus, en trouvant toutes sortes de mobiles (territoires éloignés, pas assez d'argent, donnez-nous en plus, pas assez de diffusion, de photographes, de blabla, de visiteurs, etc.) Avancer vers l'avenir, c'est cela, gravir des échelles et des perles d'espoirs. Mais, combien, comme moi, réalisent ces choses, qui ne sont pas analysées, ni vues des critiques, et autres : beaucoup.

Donc, lorsque je lis que le petit milieu de la critique d'art se lamente de ne plus savoir comment faire, je souris un peu. Elle se pose la question légitime, mais un peu trop tardivement : Y a t-il encore une critique d'art ? Est-ce que ce milieu est timoré ou destiné à passer de la pommade, trouver les mots, les jolis mots, et corriger les fautes d'orthographes de textes déjà écrit par un journaliste ? Ou décider, par vengeance, et par non paiement, de ne pas les corriger, en lisant, avec délectation les plus belles bourdes dans la presse, les noms erronés, les photographies mal cadrées dont la référence n'est pas la bonne, et tous les commentaires qui vont avec. C'est aussi cela, la critique d'art, les mauvais papiers viennent aussi du journal qui fait un peu à sa sauce, selon son parti politique, avec la pression et le harcèlement d'une direction qui veut "à son image", enfin "refaire toute son image"... Donc ça grince, et le lecteur, la lectrice, habitué aux réseaux sociaux, re-balance le tout ailleurs toujours plus loin, point besoin d'aller sur une presse spécialisée, il faut avoir sous la main, le texte, et le partager à milliers d’illettrés devenus par la copie de copie et y ajouter son petit commentaire débile, ou son icône cœur, pouce ou en colère, son hashtag, son tag. C'est tout de même beau la technologie. Le changement c'est maintenant. Oui on s'en souvient.

Je repense à une théoricienne doctorante, qui enseignait, prenant soin de séparer les étudiants "qui savaient écrire", ce serait celles et ceux "qui ne savent pas faire des choses plastiques" et celles et ceux "qui ne savent pas écrire", ce serait des étudiants qui ne savent que créer plastiquement, incapable de parler ni avoir un point de vue. C'est assez pathétique, mais souvent, ce sont des enseignants qui n'ont ni pratique artistique, ni activité d'écriture, et pourtant toutes les fonctions officielles déléguées, qui opèrent dans ce rapport erroné du travail des étudiants. Il faut les caser, de peur qu'un étudiant artiste commence à écrire ou qu'un étudiant écrivant sache d'un seul coup créer aussi des formes. Donc oui, dans les questionnements des élus des critiques d'art, qui ont perdu tous repères, il faut déjà regarder dans les formations, comment les catégories se cloisonnent.

Dans ces écoles et formations artistiques, on formate encore et est perçue la critique (d'art) comme une pratique du jugement, du blocage artistique et de la création, plutôt qu'une superbe arborescence pour la pensée, une observatrice de notre époque, une visionnaire (oui pourquoi, un visionnaire ?)

La critique d'art est devenue (enfin, je l'ai connue toujours ainsi) complaisante et se réduit à un outil de communication et de promotion pour vendre les revues de presse. Dans notre système bizarre, les galeries ont besoin de la critique pour légitimer et valoriser leurs œuvres auprès du marché, des collectionneurs et des institutions. Et aussi traduire pour le grand public, de façon pédagogique souvent, littérale, vulgarisant les pensées complexes, en tous cas, les détruisant au passage, car rien ne doit être flou, tout doit être expliqué, pour des petits, on infantilise, c'est criant.

C'est ainsi que les critiques d'art sont plutôt à la course à l'actualité et souvent de piètres relais d'agences de communication. Elles ont déjà balayé le terrain, dès qu'une grosse exposition arrive. Tout est déjà écrit, avec les vignettes, et pour chaque public visé. Il faut faire des entrées. Et puis il y eu (toujours ?) une espèce d'autorité, plutôt, de validation d'un label "art contemporain", comme si le public, si défiant, face aux excès des uns et l'hypervisibilité des autres, imposés comme légitimes, était seulement réactionnaire à un art d'aujourd'hui, perdu dans le "tout est possible", "tout est vendu".

En France, j'ai assisté, avant les années 2000 (le passage a été très dur en France à tous niveaux) à une critique d'art qui s'était opposée aux évolutions, elle était perdue mais très conservatrice et misogyne, et elle a réussi à cristalliser une séparation débile : la peinture c'est de l'art, le reste n'est que fumée et disparaîtra. Sous entendu que la peinture reste la discipline réservée aux hommes et à sa cohorte de critique d'art, dans les petits papiers. Dès lors, tout le reste devenait de l'art contemporain, avec l'avènement de la vidéo et des installations et plus tard de la numérisation de tout, ou bien de la performance, du théâtre, c'est le mercato, faut suivre, voici les écolos et les reines de la popote, des envies d'être plus pauvres que les migrants et de faire avec rien pour montrer une solidarité au millier de "likes" et de pétition "change.org" (Oh nooonn)... La critique d'art en était restée à ce clivage très français et difficilement créateur. Encore aujourd'hui, elle a beaucoup perdu de ses plumes à s'être cristallisée ainsi. Les formations en écoles d'art conservatrices, sont restées toutes dans cet état : pour faire du nouveau, il fallait ne plus faire de la peinture, à cause de cette critique d'art mal passée, sglupp ! Ridicule ! Le blocage demeure et tout artiste qui ose écrire dessus, est foutu en France (tant mieux !) Tout artiste qui a dépassé ces clivages et aime la peinture avec sa digitalisation est voué à errer seul et s'aventurer dans d'austères chemins, personne ne le suivra, ne la suivra (tant mieux !) Dans d'autres pays, il n'y a pas eu cette cristallisation, la peinture est partout.

J'en reviens aux territoires de France complètement oubliés de la critique d'art. Elle ne défriche pas, ni ne recherche à mettre en lumière des artistes, des courants et des pratiques en marge du marché et des institutions. Car, sous prétexte que des territoires sont oubliés, lorsqu'une critique est écrite, elle ressemble plus à un packaging de vente, car si "on dit pas du bien, personne ne viendra nous voir, nous les espaces d'art si éloignés de Paris". Hors ce n'est pas du tout ainsi, que s'élabore un accompagnement d'une œuvre, qui demande plus de proximité et non dépendante aux espaces (ceux-ci dépendants de Paris) Tant de temps à attendre d'être relié. Avant c'était "parce qu'on n'avait pas Internet", "le câble", "la fibre", qu'on ne captait pas, ou que le Wifi, le bluetooth ne passait pas bien, il y avait toujours une raison pour expliquer que l'information n'arrivait pas, que l'exclusion du grand partage était symptomatique de la dépression, de la crise, de la pauvreté, du manque de création, ou d'une création qui n'avait pas les outils pour être à la mode et être vue. Enfin, tout y est passé, résultat, la France est hyper-connectée, mais il n'y a toujours pas d'artistes, ni de penseurs (?) moteurs... Ha ! Oui, c'est l'essence, c'est trop cher !

Je vis dans une région qui se vante d'avoir le plus d'espace d'art contemporain de toute la France. J'ai découvert cela... Une étudiante désespérée à montrer son travail "contemporain" me le répétait et me disait "Mais où sont les artistes ?" Elle allait montrer son travail à droite et à gauche, mais qui s'intéressait ? Personne, les espaces et institutions sont des salariés, souvent des administratifs qui invitent des artistes très éloignés (venant d'Angleterre, selon des conseils de Paris) Mais aucun ne s'intéressent aux artistes locaux, et encore moins celles et ceux qui ont reçu une formation, non on préfère à la rigueur, les bruts, les autodidactes, ou les artisans. La version cultivée, non, on n'en veut pas, parce qu'elle pourrait être critique. Et si elle était un peu débrouillarde, elle développerait des espaces autogérés... Difficile, les artistes réclament toujours de l'argent et souhaitent être vus dans des institutions qui attirent le mondain. Dommage.

Il faut bien écrire la vérité (car dire, c'est ce que n'importe quel habitant dit déjà), dans cette région où il y a le plus grand nombre de centres d'art contemporain... on va aussi chercher les visiteurs dans les écoles, les bibliothèques, à coup d'affiches fluorescentes et de missionnaires délégués, des fonctionnaires qui fonctionnent bien, obligés de ne voir que par ces lieux dits d'art, car, en fait... il y a très très peu de visiteurs, dans de très grands espaces, et pour voir un artiste qui expose durant des mois (sur des territoires où il y a beaucoup d'artistes mais non institutionnalisés) Cela fait beaucoup, beaucoup de déceptions, frustrations, malentendus. Combien de temps encore, dans ces vides et fonds de l'art et collections dans les caves, aussi jamais vues, ni entretenues, toutes ces œuvres achetées, mises de côté, en mauvais états depuis, qui ne circulent pas assez, ni ne sont exposées, ou, finalement, toujours les mêmes... Et dont les artistes eux-mêmes rechignent à ce qu'elles soient montrées... car elles datent. L'artiste évolue, que faire de ses œuvres achetées au moment où il était le copain du directeur du Frac ? Quand c'était pas encore très bien peint ? Parce que tout dépend du repas, il faut être invité au repas (défrayé par l'état) Et bien non, personne n'a envie de faire ce jeu de l'oie. Je n'ai jamais entendu autre chose que ces déceptions, dans la région au grand nombre de centres d'art. Un jour, j'ai mis 3 heures, cette fois-ci en voiture, pour aller dans l'un de ces centres d'art : aucun visiteur, toutes les vidéos éteintes, aucune ne marchait, et surtout, pas un café, ni une machine à café. Le personnel avait l'habitude et lorsque l'on ne ressemble pas à un élu ou délégué, il ne prend pas la peine d'allumer les vidéos, parce que... c'est la lassitude... Et bien, j'étais avec une personne qui ne connaissait pas la région, je l'entends encore me décrire l'état de ces centres en région, moi qui lui révélait combien ma région était riche en art contemporain... Hum, hum. Depuis, je fais des balades, le paysage ici, est nettement plus inventif et ses métamorphoses permettent un peu d'échanges, d'UV positives et de cheminements de pensées créatives.

Les critiques d'art formés ainsi, sont lassés de leurs propres formats sans savoir comment en changer, ou bien trop marginalisés lorsqu'ils tentent de nouveaux formats, ils sont aussi complètement dépendant des calendriers des évènements, des galeries, et n'ont pas eu l'idée d'avoir un propre calendrier personnel, selon de vrais regards personnels. Les critiques d'art sont aussi de petits moutons, ils sautent toujours sur l'artiste qui est le plus visibilisé, du moment, en espérant ainsi être un peu "touché" par leur visibilité évanescente, donc en imaginant participer un peu de la chose, mais un texte de plus, un artiste de plus, sur lequel un pari ne peut tenir. On a plus confiance au temps, car le temps c'est devenu de l'argent.

Et il y a les interdits, la censure très présente en France, dans l'art.
La presse censure les articles critiques, et les critiques n'osent plus écrire, tout est re-lissé, enlevé, supprimé après lecture éditoriale. Les annonceurs qui achètent de la publicité dans les revues sont les mêmes institutions qui verront leur programmation traitée dans les colonnes de ces publications, par des critiques qui ne s’expriment donc plus, mais jouent le rôle de la publicité.
Liberté de la critique ? Oublions. La critique est un relais de stratégies de communication, docile et descriptive, tremblante sous le glas des pressions pour obtenir des articles élogieux. On se demande comment les critiques d'art parviennent à épouser encore leur fonction, si mal payés (très souvent en retard pour une pige), et leur travail n'est défendu par aucune organisation. Simples comptes-rendus, ou petits plus des artistes qui écrivent "merci pour votre article", outil de visibilité. C'est humiliant, d'autant plus que les formations sont plutôt longues et sélectives, laborieuses et demandent une bonne culture, que l'on ne peut plus partager ensuite. C'est un peu dégeu., non ?

Cet objet d'écriture comme métier "critique d'art", a trop longtemps été séparé de la création. Car la création d'écrire, est aussi une création de l'esprit et de la connaissance des formes.

Ainsi, j'explique, que dans mon travail, écrire est important, tout autant que faire et créer, sans séparation aucune, et que souvent, l'écriture est une ré-création, comme un accompagnement critique. Il est quasiment "interdit" d'écrire sur soi, sur son travail en France. Les écoles d'art nous l'apprennent, l'écriture arrive seulement comme mémoire universitaire, mais elle ne saurait être une création. Ou bien il faut changer d'enseignement, et se diriger vers la littérature. Et les mémoires universitaires sont une plaie en France, dans les écoles d'art que l'on traine à sa convenance entre petits arrangements avec les jurys, pas la peine d'être universitaire ni faire objet d'art, on ménage la chèvre et le chou et on demande d'être clément, encore une fois, de ne pas être regardant : bref de ne pas avoir de regard critique sur ces mémoires, tant il fut difficile de motiver une équipe de plasticiens et de théoriciens, pour trouver "le temps" d'écriture dans les emplois du temps pharaoniques et anarchiques. Le temps, toujours le temps. Parce que, l'écriture, c'est du temps, mais j'ajouterai, pas du tout "scolarisable". On n'écrit pas à l'école, pour le maître et la maîtresse, on écrit d'abord pour soi, sur soi, sur les autres et la nature, et plein de choses, mais c'est un temps savant qui défie toute inscription dans un emploi du temps monnayé pour un diplôme en art.

Et puis être interrogés par des administratifs parisiens qui comptent le nombre de fois où vous êtes allés visiter l'île de Vassivière (le truc impossible à visiter quand tu n'as pas d'essence, ou de voiture) car "c'est dans votre région" (à une journée en vélo ou 2 jours selon, sans pluie) et de conclure que vous ne connaissez ni l'art ni les expositions, rien qu'avec ce compteur. Mais ils sont incapables d'avoir un regard critique sur lesdites expositions (les leurs donc), mais bien de savoir compter combien il faut de médiateurs et médiatrices (stagiaires pas payés) pour joncher les centres d'art avec un texte appris par cœur pour le public (lui sans cœur ni d'yeux, une sensibilité propre ? Faut pas pousser, il ne comprend rien, il n'aime pas l'art contemporain, alors il faut manœuvrer sec) Est-ce que l'on peut parler d'art avec ces compteurs d'entrées, non. Surtout ne pas parler de son art, car si on n'a pas fait le fameux jeu de l'oie (passer par toutes les résidences du système, avoir tel ou tel écrit de tel critique d'art, et tel prix, blablabla) et bien vous ne pouvez avoir aucune légitimité de parler à ces personnes, elles lisent une programmation, c'est ficelé, c'est fléché, c'est la machine à sou qui fait du bruit, dring dring. Et puis à 30 ans c'est fini, faut pas déconner non plus, le jeu de l'oie c'est pour les bleus, pas les critiques avec une démarche toute atypique. La retraite plus tôt ? Le placard ? Mais non : l'invisibilité à vie. Ha ! Donc, la liberté ;.) Oui la voilà ! Un peu plus et le jeu de l'oie me donnait le tournis.
- En fait quand est-ce que l'on parle d'art ?
C'est en dialoguant avec un artiste d'origine allemande et parce que je ne comprenais pas ce système français des résidences obligatoires pour les étudiants et autres petits artistes en herbe, qu'il a trouvé cet attribut du jeu de l'oie, pour m'expliquer ce temps assez long et dévastateur du pèlerinage institutionnel. Mais il avait de l'humour, nous avons eu une crise de rire intellectuelle, car qui pouvait comprendre cet humour. Celui-ci décelait des années de non-dit, nombre de réunions auxquelles il assistait, il faut sélectionner les artistes au départ et à chaque étape, ils risquent de retourner au départ. Il n'y a pas d'arrivée, car les artistes élus sont vite fatigués, et sont remplacés aussitôt s'ils s'aperçoivent qu'ils ne sont en fait, pas obligés de faire tout ce parcours, pour bien développer leur travail, parce que cela coûte. Nombre d'administratifs obtiennent salaire pour s'occuper du jeu de l'oie, mais jamais l'artiste, c'est un niais qui aime l'art contemporain et veut en être, alors il fait ses valises et à chaque case, il les dépose quelque part, et va faire des ateliers pour enfants dans le coin (c'est obligatoire), quand ce n'est pas une animation pour un ehpad, ou une peinture au mur. C'est un clown triste, comme tous les artistes.

Sur le plan symbolique, l'oie renvoie à un animal qui annonce le danger. Ce mot aurait les mêmes racines que « oreille » et « entendre ». Le jeu de l'oie permettrait ainsi de mieux comprendre le monde. Son tracé en forme de spirale rappelle le labyrinthe à parcourir pour arriver à cette connaissance. Pont, puits, prison, mort sont autant de figures du parcours qui font référence à la mythologie...Qui fait 9 au premier jet, ira au 26 s'il l'a fait par 6 et 3, ou au 53 s'il l'a fait par 4 et 5...

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Recueil. Jeux de l'Oie depuis 1850 - Pellerin et Cie, Imprimeur - BnF, Estampes et photographie

Une femme qui écrit ? Tu veux pas devenir un homme plutôt ? Les seins coupées, la coupe garçonne et faire des vidéos pour montrer que ton opération s'est bien passée ? C'est accepté cela, on n'aime pas les femmes tu sais, faut se transgenrer pour dépasser le plafond de verre, faire de la muscu, laisser pousser ta barbe et ta moustache. Devenir un petit bonhomme comme tous et devenir un prédateur de femmes. Et bien didonc, en voilà un programme qui fait rêver... Botticelli il est loin, il est venu le temps des cathédrales pour les fêtes technos et les bars à pizzas-bière sur l'autel. Ololo... Sonorisation parfaite, il faut incendier ce qu'il reste et récupérer les ruines. Olala.

Quand on voit que pour obtenir ensuite un poste enseignant dans l'écriture ou la critique d'art, il faut obligatoirement avoir écrit pour certaines revues spécialisées (les mêmes qui attendent des complaisances et de la pub) et faire une liste des piges, avec le nom de la presse et le numéro (et cela suffit !) et c'est ce qui validerait la légitimité d'être sélectionné, par des personnes qui n'auront jamais lu un seul article. Ceux-là même pour lesquels, les critiques d'art sont lassés, d'empiler des lignes sur leur CV, de textes auxquels ils se sont pliés, sans même les avoir pensés. Tristes.

Quand on écrit, on est inclassable. Mes cours ont toujours été des sujets d'écriture, et très peu de collègues lisaient ou s'intéressaient aux cours, aux contenus, ils attendent de juger "des formes" en se plaçant toujours du côté du jugement, et non, de celles et ceux, qui également écrivent et précisent leurs pensées par écrit. Ainsi, je pense que les formations supérieures ont encore beaucoup à apprendre de leur rôle dans cette lassitude décriée par les critiques d'art et leur dévalorisation, la mésestime de leur métier.
Ici, on craint l'écriture, alors on fait court, quelques lignes sous le nom d'un artiste dans un dossier de presse, ni vu, ni connu, ça passe (toute l'équipe de la mairie a écrit le dossier) on écrit qu'il est du coin, ainsi personne ne le connaîtra, jamais, et puis faut aider les petits, alors une petite étoile sous un nom * SVP pas de critique, c'est un débutant, il faut l'aider à percer dans le musée... Et puis on voit une vignette : un string à terre, des barbelés, une femme à poil, les cuisses ouvertes, des gens à poils, partout ou partouzes... Malaise. Il y a  du vécu, ça va mal. Catherine Millet aimerait ça. Un artiste émergent, il donne des cours amateurs dans l'école d'art, il est formé, faut rien dire, ni écrire, il faut l'aider. Je ne sais pas, pourquoi ne doit-on plus voir ce que l'on voit, écrire ce que l'on voit, et dire quand on n'apprécie pas ce que l'on nous montre comme art si contemporain ? C'est vous là, dans le tableau, avec Monsieur et Madame, c'est pour cela que la mairie est estampillée partout-ze ? Parfois je me dis qu'il n'y a tout simplement plus de lecture, on ne sait plus ce que l'on voit (plutôt que la critique n'ose plus écrire) et puis on regarde les lecteurs, en fait, ils ferment les yeux et soupirent, l'art ce ne sera pas pour eux, c'est tout. Et moi je tente de me remémorer Botticelli, la première renaissance, quand même, quelles beautés contemporaines. J'interroge un artisan qui expose une autre artiste qui a réalisé une grande fresque en émail : je lui dis, c'est exactement une copie des Delaunay (en moins bien). Il me répond : je ne connais pas, je lui dis, mais si, "Sonia et Robert", je lui pose la période artistique, il me répond : Désolé je n'ai pas la culture (?) 2000 euros. Avec une licence à l'université, pas la culture ? Dans la boutique qui vend des cartes postales, il y a Sonia & Robert, pionniers de l'abstraction sur l'une des cartes... Voilà c'est cela, la région. Je pensais avec effroi, ici la culture picturale a été décimée, peut-être à cause de cette exportation de l'art conceptuel, la décentralisation. Ne pas connaître sa propre culture, son histoire, dans son pays. Pas facile d'être critique d'art dans ces contrées. Je pensais à la notion d'abandonware, les logiciels abandonnés...

C'est difficile d'admettre que l'on est en échec dans ce domaine, très difficile. Je lisais la façon dont le design français tentait de s'intégrer dans des rendez-vous internationaux comme La Triennale de Milan. Il faut en faire la publicité bien avant l'évènement et marteler que le design français est un design de la pensée, au cas où, il serait interrogé sur sa production, ou bien sur la pensée, quelle est-elle ? Comme elle n'a pas de contenu, il faut, telle la méthode Coué, écrire dans le titre même de l'évènement qu'il y a une pensée. C'est un paravent aux critiques, justement, si jamais ils devaient vraiment lire la pensée, et qu'ils ne trouveraient rien à retenir, il faut retenir le titre avant tout : il y a de la pensée.  Sinon le design qui représente la France est un empilement de trucs mis ensemble mais sans aucune cohésion, qui ressemblerait à ce qui serait dans la tendance environne-mentale, comme des commentaires, mais nullement un véhicule, un moteur d'une pensée, pas même fédératrice, mais il faut paraître et prétendre un peu, sauver les meubles (il n'y en a pas). Un grand "tweet". Une émission radiophonique, sans déplacement ferait tout aussi mieux. L'histoire est si récente en France, qu'on tente de faire une grande histoire du design, hors, il suffit de circuler dans les provinces, ou en banlieue, le design n'est pas une culture partagée et ne fait ni histoire ni pensée. Alors oui, inventer une petite histoire, pour être dans le coup, comme un match de foot, où l'équipe française doit être absolument inscrite. Comment se croire au même niveau qu'une équipe italienne ?

Et puis on sort une petite référence en croyant être défricheur : Vilém Flusser. Quelqu'un de si rare et qu'on ne connait pas. Hein ? Cela fait des années que dans les écoles de design, d'art et appliquées, cette référence est partout ! Surtout pour les photographes.

Ces supermarchés et palais lointains où les rencontres d'art et de design font la publicité de nouvelles tendances : ce serait là qu'on défriche, qu'on innove (j'aime de moins en moins ce mot "innovation") sont de véritables manifestations d'impuissance. Elles ne savent ni transmettre à tous, ni diffuser, ni permettre à l'heure de nos grandes technologies, que l'on puisse accéder aux contenus. Les conférences retransmises de mauvaise qualité, les sites Internet, une anarchie de graphisme du moment mais indéchiffrables et déjà périmés, une dépense d'énergie et d'argent complètement scotchée sur des vitrines de selfies et de personnalités dont on ignore toute la stature, et pour cause, elle n'épouse jamais notre cause. Mais le climat c'est la mode, alors... Palais des glaces, ou fonte des palais.

Le graphisme aussi, j'aime le graphisme, mais quelle revue de graphisme donne envie d'aimer le graphisme ? Que des compilations désordonnées de noms et vignettes, des mille-feuilles indigestes, dont on ne peut plus apprécier ce qu'est un fond, une forme, un tracé, un équilibre, une délicatesse graphique, non. Pourquoi tout doit être imbuvable ? C'est de la piquette tout cela ! Hargh ! Et aucune critique ! Il faut boire cela pour en être ?! Mais je ne suis pas alcoolique !

Décidément, mon Rodin en perd son équilibre, et sa plume défie le rocher... Trop de mercatos !

Un peu d'air, ce que je vois de très contemporain, ma tendance :

Botticelli-primavera.jpg

Le Printemps de Botticelli. Peinture sur panneau de bois de dimensions 2,03m x 3,14m peinte vers 1478

Cela fait du bien : Dans ce jardin, il y aurait plus de 500 espèces de plantes; les orangers fleuris indiquent que nous sommes au mois de mai.
Bientôt Vénus... J'oublie le reste.

Par kiwaïda at 20:04

04/04/2019

Ĵể ȶě vȭıṩ

Par kiwaïda at 23:17

07/03/2019

ⒶⓁⒺⒼⓇⒾⒶ

Photographies © Sonia Marques

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Dédicace à notre souris locataire du loft
la plus courageuse.

Par kiwaïda at 21:38

14/02/2019

❤Ṽ∀ℒℰИ†Їℵℰ❤

Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 19:59

30/01/2019

ℬṲÐḎ¥ ℬṲℵИẎ ℋѦℙṔ¥

buddyとは「make happy」をコンセプトにかかげ、お客様から長く愛される「相棒(buddy)」です。
その為、品質にもこだわり全ての工程を日本国内(日本製)で行っています。
全てのお客様が笑顔になれるようにと。

buddy – built with the concept of “make happy”, to be your buddy.
All products are made in Japan.
Because we hope to see your smile.

Voici des Buddy, ces chaussures japonaises, un projet de Tetsuya Iizuka. Mon ami Makoto s'occupe de la partie européenne (https://www.instagram.com/buddyhappyeurope/ et https://www.buddyhappy.eu/fr/). Les Buddy sont devenus nos copains, et mes lapins, les ont essayés avant nous. Alors j'ai fait des photos Bunny Buddy. Mes copain-copine lapins lapines ont joué à cache-cache, se sont fait des bisous, racontés des secrets, se sont endormis sur les Buddy ! Sinon les chaussures, baskets et accessoires sont top !

Les 2 paires de baskets des photographies sont celles-ci :



https://www.buddyhappy.eu/fr/buddy/baskets/corgi/corgi-basses/78-corgi-smooth-basse-blanc.html
Corgi Smooth Basse Blanc
Tige - Cuir de vache
Doublure - Cuir de vache et cambrelle
Semelle - Caoutchouc naturel
Patch en cuir - Cuir tannage végétal (Tochigi leather)
Fabriqué au Japon

https://www.buddyhappy.eu/fr/buddy/baskets/corgi/corgi-mid/76-corgi-mi-montante-navy.html
Corgi Mi-montante Navy
Tige - Cuir velours suédé
Doublure - Cuir de vache et cambrelle
Semelle - Caoutchouc naturel
Patch en cuir - Cuir tannage végétal (Tochigi leather)
Fabriqué au Japon

Et les lapins modèles sont Cafuné et Satori, les photographies (© Sonia Marques) sont réalisées au chaud, quand la neige tombe à gros flocons dehors...

Buddy buddy love

cache-cache satori

bisous cafuné

pour moi !

pour nous !

cache-cache satori

cafuné cherche satori

secret buddy bunny

rangements

repos mérité !

make happy

et puis Velly Joonas, car j'écoutais ceci en même temps !

Par kiwaïda at 18:53

24/12/2018

Dḯṽїη

Par kiwaïda at 14:09

10/12/2018

ℵѺËℒ

Cohabitations de ribouldingues (photographie © Sonia Marques)

Par kiwaïda at 23:39

06/12/2018

ℬ∃ѦṲTẎ

En route <3

Par kiwaïda at 12:12

27/11/2018

Ѧ$ Ѧ ḰЇÐ



*




La question des accès, des jeux de formes me faisait penser à Cafuné. C'est un lapin spécialisé dans l'inspection des accès. Il s'assure de toutes les limites et va trouver la faille, il répète inlassablement l'inspection du territoire, de la clôture et connait chaque changement, chaque trou ou forme de trou pour passer, faire son terrier et tenter d'entrer. Mais rien n'est plus simple, instinctivement que la bonne réflexion. Si un obstacle va obstruer le lieu habituel d'introspection, avec une rapidité de réflexion, il ne va pas forcément choisir l'option de rentrer dans une forme de trou, un hexagone, ou un rectangle, bien qu'il puisse le faire avec sa souplesse, mais trouver la solution la plus simple en fonction de ce qu'il sent (odorat très développé) et de son appréhension de l'espace, de l'objet, de l'obstacle : il va tout simplement, et extrêmement rapidement, déplacer l'objet, le pousser, et libérer de nouveau l'espace pour en créer un autre, à sa façon, s'y engouffrer. "La mise en page" de son espace privé (sa cage) avec un tapis rectangulaire, de même sera modifié, selon une appréhension de l'espace très personnelle, et selon sa notion de "confort". Il replie méticuleusement ou brutalement si c'est remis en l'état, à plat, il replie un bord, et s'engouffre dans l'interstice entre le fond et le revêtement, de sorte à avoir créé une toute autre assise et un couchage adapté à son corps et son bien être. Qu'il rencontre quelques humains lui remettant bien à plat son tapis, comme la "norme", il va s'offusquer et mordre, charger, attaquer, il pince, afin de signifier "pas touche à mon design", sa limite, sa création, elle est ainsi faite sa maison. Il replie alors le tapis, le même coin, parfois il disposera ainsi des choses à l'intérieur du repli, une façon d'avoir recréer un nouvel espace, une nouvelle cachette, et ses choses à ne pas toucher. Puis il s'allongera de tout son long à côté du pli, et là, seulement là, il sera bien (pas besoin de télé ni d'apéro, ni de vue sur la mer) et son corps en dit long, en confiance absolue. Alors que d'un point de vue humain, cela peut sembler, si l'on n'y prête pas attention, n'importe quoi : "Comment, ce lapin a perdu la tête, et en plus, il ne dit rien, il met un bazars pas possible, alors que j'ai fait tout mon possible pour le satisfaire ! Quel ingrat petit lapin ! Il ne mérite pas ma patience ! Un malentendu ? Mais qu'y a-t-il à entendre ? Ces NAC (nouveaux animaux de compagnie) sont extraordinaires car ils nous obligent à prêter une autre oreille, celle quasiment de sourds et muets, dans un monde qui crie trop, hurle, klaxonne, tape plus fort pour se faire entendre, argumente sans arrêt, vante pour vendre. On se retrouve, avec eux, à apprendre à déceler un langage, que nous n'avons pas appris, et pourtant celui que l'on connait, un instinct que l'on partage : connaître les besoins de l'autre, sa douleur, sa joie, son repos, ses créations...
Il n'a pas choisi sa cage, c'est une création des humains, mais il a choisi comment agencer les différents éléments, et ainsi, il apprécie non seulement un espace pensé par d'autres (les humains) à son effet, mais surtout sa propre mise en page.
Il en va de même pour les habitations. Elles ne sont pas pensées, jamais assez bien, qu'elles soient héritées, ou fonctionnelles selon un marché, selon la loi d'un architecte, sous un pont, entre deux chaises, jamais assez évoluées, jamais assez personnelles, ni singulières, trop parfaites, froides, ou bien trop précaires et humiliantes, les êtres, ces organismes avec une évolution propre, tendent à repenser, remanier l'origine, refabriquer et reconcevoir, à leur façon et selon leurs corpus, leurs vocabulaire, leurs gestes, leurs moyens (actions, économiques, affectifs) un espace de vie, ne serait-ce que celui d'une cachette temporaire. La question n'est pas tant que l'homme dans un avion n'arrive pas à repositionner sa valise correctement (selon la norme) afin de caser celle-ci, et qu'elle rentre sans avoir besoin de forcer, elle est plutôt dans l'impossibilité de concevoir et reconcevoir les espaces selon ses gestes, sa vision (qu'elle soit plus ou moins précise) Évidemment, un avion ne permet aucune différence.

Le design serait-elle une cause perdue, face à une norme sociale et la demande d'efficacité... Il y a de l'invention chez l'animal, et peut-être un esprit design ?

Cette question pragmatique des accès est similaire à ma façon de penser, une façon divergente. Il y a des situations, des choses, des formes, des textes, des habitus, enfin, il y a des choses qui se présentent quotidiennement à nous où que l'on soit, d'où que l'on vienne et lorsqu'elles ne sont pas pensées, ces choses, elles ne sont pas vues. Et on peut se trouver être moqué, ou filmé à son insu, car on ne fait pas les choses comme il faudrait, pire, au yeux de tous, de la norme, cela fait la démonstration d'une déficience. "Être comme tout le monde" (le "je suis un président normal") devient la loi de l'indifférence et de l'exclusion. Mais si, les choses, nous les pensons, nous les voyons, nous pouvons remettre en question leurs fondements, leurs structures, leurs contextes et tout signal observé ou bien appréhendé, par la main, l'esprit, être dans un mouvement de création. Je pense : en un éclair, il y a des choses qui deviennent visibles, mais demeurent invisibles pour d'autres. Sans que je n'ai besoin d'ailleurs d'y penser je vois à travers l'espace, à travers la norme. Cette façon de voir ou de ressentir, de se positionner, peut demeurer donc farfelue pour la norme, les choses pensées pour la norme, ou invisible et passer complètement inaperçue, le plus souvent. Ainsi, l'animal est un excellent compagnon de vie, car, l’interaction, elle, est bien visible, même dans la plus belle discrétion et de son paisible repos.

Et puis, c'est toujours très amusant de voir une personne un peu décalée faire quelque chose ou voir quelque chose différemment, penser autrement, parfois un humour très particulier en découle, et lorsque l'attention est au rendez-vous, avec gentillesse, la différence est intégrée, elle devient nécessaire à une société qui oublie de penser, et l'acceptation de la participation, avec chacune des différences, devient un pari, mais ce n'est parfois pas très difficile à réaliser. Il faut agrandir sa surface de connaissance, et approfondir dans celle-ci, un sujet, c'est-à-dire, retrouver le goût, se passionner, regarder le monde avec d'autres sensations par la qualité de comprendre et changer de place. Se tromper, recommencer, tester, améliorer, se tromper, s'excuser, prendre conseil, ajuster, parfaire, oser...
On ne devient pas professeure par hasard, dans la création.

Par kiwaïda at 16:46

17/11/2018

♭℮αʊ⊥ḯƒʊℓ ʟiƒℯ

Que la vie est pleine de surprise, du genre aux plumes, du vilain petit canard nommé ainsi par la norme aux beautés spectaculaires des femelles et des mâles aux couleurs distinctes, les éclectiques sont magnifiques ! De petits pinceaux magiques en devenir, de longs tubes qui cachent leurs secrets. N'être un mâle ou n'être qu'une femelle, mais naître au monde et déjà savoir être, avec ses pinceaux secrets. Tout un art volatil... Rêves réalités. La vie et la mort liées par la même inconnue. Infinie.

Par kiwaïda at 18:19

15/08/2018

ℳ∀Ḳi

Les makis nos amis...

Le Maki catta (Lemur catta, aussi appelé Maki mococo, maki à queue annelée ou encore lémur à queue annelée) est un lémuriforme appartenant à la famille des lémuriens, il est le seul représentant du genre Lemur. Ils vivent dans le sud de l'île de Madagascar, dans la savane arbustive. Les lémuriens (ordre des Lemuriformes), leur nom dérive des lémures (des fantômes ou esprits de la mythologie romaine) en raison de leurs vocalisations rappelant les bruits attribués aux fantômes, de leurs grands yeux réfléchissant la lumière et des habitudes nocturnes de certaines espèces. Bien que les lémuriens soient souvent confondus avec les premiers primates, ils ne sont pas les ancêtres des primates anthropoïdes (singes, grands singes et humains) avec lesquels ils partagent des caractères morphologiques et comportementaux trouvés chez les primates primitifs.

Ce sont des adorateurs du soleil.

Le Vari noir-et-blanc & le lémur à ventre roux

Leurs mains sont proches de celles de l'homme. Tout comme les pieds, elles comportent cinq doigts très minces, dont l'un est opposable aux autres, élargis à leur extrémité et munis d'ongles, sauf le deuxième, qui possède une griffe leur permettant de gratter leur fourrure ou celle de leurs congénères. Leur nom vient des Lémures, car ils sont si farouches et peu visibles qu'ils ont fait penser à des fantômes. Les lémures sont des spectres malfaisants issus des croyances de l'antiquité romaine.

Antiquité romaine

La mythologie romaine assimile les lémures aux âmes damnées d’hommes et de femmes ne pouvant trouver le repos car ils ont connu une mort tragique ou particulièrement violente. Ils viennent souvent hanter les demeures des vivants. Pour les mettre en fuite (car leur révocation n’est pas possible), le peuple romain célébrait la fête dite de Lémuria les 9, 11 et 13 mai. Des fèves noires étaient ainsi jetées par-dessus l’épaule gauche de chaque père de famille dans chaque foyer. Les croyances rapportent que les fèves représentent la nourriture des morts. Cette pratique vise à apaiser d'éventuelles apparitions pour épargner les vivants.
Ensuite afin de précipiter leur déroute on frappait de grands vases d’airain toute la nuit durant.
Pendant la célébration, les mariages étaient interdits et tous les temples étaient condamnés.

Paracelse (médecin-chirurgien suisse innovateur en thérapeutique, un philosophe de la nature, théoricien des forces surnaturelles et un rebelle s'en prenant parfois avec virulence aux institutions et aux traditions (1493-1541)

Paracelse compte sept races de créatures sans âme : les génies à forme humaine mais sans âme ni esprit (inanimata) des Éléments, les géants et les nains, les nains sur la terre. Il croit aux génies des quatre Éléments. La Terre, par génération spontanée, produit des nains qui gardent les trésors sous la montagne ; l'Eau produit les ondines ; le Feu, les salamandres ; l'Air, les elfes. Ensuite viennent les géants et les nains issus de l'air, mais qui vivent sur la terre. L'ouvrage de Paracelse a pour titre Le livre des nymphes, des sylphes, des pygmées, des salamandres et de tous les autres esprits

"Le mot inanimatum désigne six familles d'hommes sans âme... Ces hommes sans âme sont d'abord ceux des quatre familles qui habitent les quatre Éléments : les nymphes, nymphae, filles de l'eau ; les fils de la terre, lémures, qui habitent sous les montagnes ; les esprits de l'air, gnomi ; les génies du feu, vulcani. Les deux autres familles sont composées d'hommes qui sont également nés sans âme; mais qui, comme nous, respirent en dehors des Éléments. ce sont d'une part les géants et d'autre part les nains qui vivent dans l'ombre des forêts, umbragines... Il existe des êtres qui demeurent naturellement au sein d'un même Élément. Ainsi le phénix, qui se tient dans le feu comme la taupe dans ta terre. Ne soyez pas incrédules, je le prouverai ! Quant aux géants et aux nains de la forêt, ils ont notre monde pour séjour. Tous ces êtres sans âme sont produits à partir de semences qui proviennent du ciel et des Éléments, mais sans le limon de la terre... Ils viennent au monde comme les insectes formés dans la fange [par génération spontanée]."

(Paracelse, La grande astronomie. Astronomia magna (1537), trad., Dervy, 2000, p. 159-160).

Le saïmiri à tête noire

Appelé également singe écureuil, le saïmiri à tête noire est un petit primate au pelage jaune beige, au front noir et au oreilles blanches. On le trouve au Brésil, en Bolivie, au Pérou, au Vénézuéla, en Colombie et au Costa Rica. Il vit dans les Forêts tropicales.

Toutes les photographies © Sonia Marques & JD

Par kiwaïda at 09:16

05/08/2018

ÐÅЇ♏ϟ

J'aperçois en haut d'une colline, par hasard, près d'une rive, de petites chèvres blanches qui me regardent. Mais en me rapprochant, j'hésite, qu'ai-je vu ?
Des biches, des chevreuils ? Des daims ? Des bambis ? Je ne me souviens pas avoir vu le film Bambi des studio Disney qui date des années 40. Bambi n'existe pas, c'est un faon de fiction créé par le romancier Felix Salten (Bambi, l'histoire d'une vie dans les bois, paru en 1923). Puis je vois un tout petit suivre sa mère blanche, et puis ils bondissent et s'en vont. Ai-je rêvé ? À la recherche de ces animaux, ce sont des daims regroupés, et quelques mâles portant de grands bois plats et palmés, que j'aperçois. Mon appareil photo est tout petit, pas le meilleur pour les capter de loin, mais assez suffisant pour me souvenir de cette scène subliminale. Ce sont des daims de la famille des cervidés, ainsi ai-pu les confondre avec des chèvres blanches, mais qu'ai-je vu ? Ils m'ont entrainée plus loin. Entre le chevreuil et le cerf. Leurs pelages sont tachetés de blanc, leurs queues ressemblent à des pinceaux. Je vois des daines, grâce à leurs arrière-train. Si légère et petite, la mère et son petit, j'ai pu les confondre avec des chevreuils. Et son jeune daim était un « faon ».

Ils m'ont vue et me regardent.

Lorsque j'ai appris la danse classique, à l'âge de 6 ans, (ou 5 ?), la professeure était très sévère, et il y avait, parmi toutes les petites danseuses en "tutu" rose, un seul garçon. Il était habillé tout en noir. Cette professeure n'avait d'yeux que pour lui. Elle lui demandait de faire le cheval en cercle, sur le vieux parquet, et nous, les petites grassouillettes aux collants blancs, nous devions le regarder tourner autours de nous. Plus tard, je me suis souvenue de cette scène, car ce petit garçon tout de noir vêtu, ressemblait à un faon, et cette professeure le nommait "fanfan la tulipe". Pourquoi n'était-il pas vêtu d'un "tutu" ? Où avait-il trouvé ces vêtements très près du corps, noirs, et ses chaussons noirs ? Je l'ai interrogé, mais lui, aurait souhaité avoir un "tutu" rose, mais ce n'est pas possible. Je ne comprenais pas pourquoi ? Je ne connaissais pas, à ce moment, la référence au film français. Mais je retenais "fan", comme "faon". Alors que "Fanfan", est un terme dont les mères et les nourrices se servaient en parlant aux enfants, dans les années 30 (Aphérèse d’enfant avec redoublement hypocoristique de la syllabe obtenue) Je trouvais cela "neuneu" déjà enfant, et je n'enviais pas le sort de ce jeune garçon élu, forcé à faire le cheval sous le martinet, cette caresse de cuir, ni faire le trot. Fanfan, Tutu, Neuneu, c'était trop. J'ai arrêté la danse classique et ce n'est que plus tard, que je me suis lancée dans la danse contemporaine, en gardant la souplesse acquise de cette professeure d'antan. Elle nous écrasait les jambes, afin que toutes petites, nous sachions faire le grand écart. Le grand écart, c'est certain, je sais faire.

Souvent, le long de mon parcours, je rencontrais cette typologie de femme, dans les arts, où il y a peu de garçons étudiants et de jeunes hommes et bien plus de filles, de jeunes femmes. Les rares femmes professeures, plus âgées, car le corps enseignant n'était composé que d'hommes (cela n'a pas changé), élisaient un garçon, plus tard, un jeune homme, parmi toutes les filles étudiantes, et le suivaient, comme s'il était ce fanfan, celui qui devait être exposé, l'élu. On pouvait le voir, le fanfan, faire son jeu de piste et recevoir les éloges de ces femmes acariâtres pour les corps féminins et leurs expressions artistiques et mielleuses pour ces jeunes hommes, les observant comme l'on façonne l'idée d'un homme, de ce qu'il exprimera dans la société. Dans les arts appliqués, et dans la mode, on se demande toujours pourquoi les stylistes sont le plus souvent des hommes élus à dessiner des robes pour les femmes. Comment font-ils leurs études ? Parmi des étudiantes, toutes excellentes, mais aucune d'elles n'est aussi bien élue. Dans les arts plastiques, j'observais également le même rituel. C'est qu'il y a un mépris des idées des femmes, et, dans le même temps une envie posée sur leurs corps gracieux et élégants. Dans une société patriarcale, la nôtre, les arts doivent copier le corps des femmes, ce sont des modèles, mais ce sont les idées des hommes qui les façonnent et perçoivent à leurs manière. Ce sont bien les enseignements qui sont conçus sur ce schémas de la captation (castration ?), et du voir. Les écoles sont vieilles et acariâtres. Elles gagneraient à être toutes réformées, sans ces professeures à cravache qui empêchent toute idée nouvelle d'émerger. Et puis, en y pensant, je reste cet enfant, regardant les élus faire leur numéro de piste, sous la pression d'un martinet invisible, car les daims, se protègent. Et finalement, c'est ainsi que la création se réalise, à l'abri des regards mal placés, sans pression.

Sans le savoir au préalable, c'est un parc à daims qui occupe une parcelle communale d'environ 13 ha, dans un parc clôturé, que l'on peu observer une cinquantaine de daims qui évoluent librement. Un sentier longeant le parc permet à chacun d’admirer et se familiariser avec ces animaux. C'est superbe !

Nous avons entendu et dansé sur l'Eyo’nlé Brass Band  (« Réjouissons-nous » en Yoruba) une musique béninoise bien rythmée. J'ai trouvé cela très proche des batucadas brésiliennes, cuivres, chants, rites initiatiques... et fanfare !

Un petit tour dans ce festival joyeux, à travers la campagne limousine, verte, assurément verte et extrêmement chaude, ces temps-ci. Une rencontre surprise à travers le bijou. Claire-Marie Steimetz est une créatrice de bijoux précieux. C'est sur une de ses bagues, un beau "ring" en argent, un grand cercle, que j'échange sur sa formation. Depuis peu, elle a quitté la région parisienne pour vivre à Felletin, une ville que j'ai pu visiter il y a quelques années afin de faire mes recherches sur la tapisserie. D'ailleurs, un cerf tissé, fut l'une de mes découvertes... Ce département était inconnu pour elle, tout comme moi, j'ai appris qu'elle était issue de la région parisienne, et qu'elle avait suivi une formation à l'école Boulle. Je lui racontais que j'avais étudié à l'école Duppéré, aussi l'une des 4 écoles d'arts appliqués de la capitale, mais il y a déjà une trentaine d'années ! Elle me demandait si j'étais toujours dans la mode. Car l'école Duppérré est réputée pour être spécialisée dans la mode. En quelque sorte, je n'ai jamais quitté la mode, mais je m'en suis largement libérée aussi, depuis une réflexion sur les fanfans. Ainsi, cette rencontre est le fruit de connaissances et de reconnaissances du savoir faire. Elle est passée par un CAP, avant l'école Boulle, en section bijouterie (école supérieure des arts appliqués et un lycée des métiers d'art, de l'architecture intérieure et du design) Elle dessine ses modèles au crayon avant de passer à l'ordinateur. Elle m'expliquait qu'elle procédait par impressions, et pour cette bague que j'ai choisie, elle a imprimé sur l'argent des motifs de dentelles, comme de la gravure. J'ai vu qu'elle pouvait utiliser des plumes, du textile. J'aime beaucoup cette bague, pour plusieurs raisons, je procède toujours par rencontre, comme avec les daims. Cela me rappelait le "Magic ring" sur lequel j'ai travaillé et inventé le nom, pour l'école d'art de Limoges et de Toulouse. Je trouve toujours cela étonnant les parcours et, ici, le courage de femmes. Elles s'installent dans des régions inconnues, y enseignent (comme j'ai pu le faire) parfois dans des milieux hostiles, et avec peu de soutien, totalement autonomes. Il peut leurs arriver de rencontrer des acariâtres, très soutenues, mais cela ne les empêche pas de poursuivre leurs routes, en toute indépendance, et aussi de trouver des partenaires, et ici, une cliente, par constellations. Reconnaître ? Ou renaître ? À chaque rencontre.

Cette bague est très simple, minimale. C'est presque une erreur. La forme devait être pensée pour une boucle d'oreille, un cercle et une tige au milieu, puis, après observation Claire-Marie l'a transformée en une bague, assez large. J'ai trouvé qu'un cercle et un demi-cercle étaient des lignes parfaites pour un anneau et aussi, antique. Il me semble que le dessin est important, trouver la ligne. Celle-ci fut adaptée à mon doigt. Et, ce n'est plus une coïncidence, j'avais porté sur l'autre main, une bague, avec un cercle, un ovale en plaqué argent, sans aucun doute, la bague test, avant de trouver la bonne. J'apprécie la générosité de ce cercle, comme un astre, et la finesse de ses impressions. Légèrement incurvée, pas totalement ronde. c'est ce dessin singulier, qui m'a attiré. Ce dessin argenté. Merci pour cette création !

Le cheval en cercle...

Photographies © Sonia Marques / ci-dessus © JD)

Par kiwaïda at 15:12

04/08/2018

ḉυηї¢ʊł⊥üґ℮ ¢αηḯ¢υℓε ¢αяяεLαℊε

CANICULA / Petite chienne

Le terme de canicule se rapporte à une vague de chaleur très forte qui se produit en été et qui dure plusieurs jours et nuits. La caractérisation thermique d'une canicule est subjective, car elle dépend de la sensibilité des populations et donc du lieu où elle se produit. En Europe de l'Ouest, il est considéré qu'une canicule correspond à une température de nuit supérieure à 18-20 °C et une température de jour supérieure à 30-35 °C. En France métropolitaine, la période la plus propice aux canicules s'étend du 15 juillet au 15 août. Les services météorologiques préviennent qu'il existe un risque de canicule lorsque pendant au moins trois jours, les températures minimales, en particulier la nuit, sont au-dessus de 20 °C et les températures maximales supérieures à 33 °C. Mais cette définition peut même varier. Le terme canicule est apparu aux alentours de 1500. Il vient de l'italien canicula qui signifie petite chienne. L’étoile Sirius, Canicula, est l’astre le plus brillant de la constellation du Grand Chien qui se levait avant le Soleil (lever héliaque), durant l'antiquité, pendant la période des grandes chaleurs. du ciel après le Soleil. Les Égyptiens qui associaient cette étoile au culte d’Isis lui concédaient des pouvoirs surnaturels, notamment dans la régulation des crues du Nil. Levée et couchée avec le Soleil, du 24 juillet au 24 août, elle double l’activité de ses feux et donc du climat solsticiale. Elle est considérée comme l’étoile de la chaleur. « Canicule » désigne donc tout naturellement les périodes marquées par une forte hausse des températures.

Source : Futura Science

Écaille de tortue

Les robes écaille de tortue (ou tortoiseshell) sont définies par la présence de teintes à la fois de roux et de noir dans le pelage des chats. Lorsque du blanc est également présent, la robe prend le nom de tricolore (ou isabelle, calico ou chatte d'Espagne / tortoiseshell-and-white). Pour des raisons génétiques, elles sont portées presque exclusivement par les femelles.

Carrelage

« carrelage »; forme altérée dosirâcum, du grec ostrakon, «coquille», «écaille», puis « carreau de brique ».
Étymologie de la langue française - 1938

Le terme de carrelage désigne à l'origine l'action de poser des carreaux, puis, par métonymie, le résultat de cette action. Il désigne alors un revêtement de sol ou de murs formé de carreaux de céramique - terre cuite, carreaux de faïence, carreaux de grès (souvent appelés grès-cérame) - ou bien carreaux de marbre ou de ciment ou encore carreaux de vinyle. Ces différents types de carreaux sont juxtaposés puis collés ou scellés. Un carrelage est couramment utilisé pour la finition et la décoration des sols et des murs pour les habitations et autres locaux, aussi bien à l'intérieur qu'en extérieur.

Parmi les plus connus, on peut citer les Azulejos, carreaux bleus d'Espagne, Portugal, Mexique. Les carreaux sont depuis l'origine très utilisés dans la civilisation musulmane, en particulier les lieux de culte, en utilisant essentiellement les formes et les effets géométriques, les représentations humaines ou animales étant interdites par la religion.

Les premiers carreaux apparaissent en France dans les édifices religieux au VIIIe siècle et se développe dans les maisons de notables au XVIIIe siècle, l'application de faïence peinte sur les carreaux datant du XVIe siècle tandis que leur usage se démocratise à partir du XIXe siècle. Concurrencé par les parquets de bois, il se destine alors aux lieux moins nobles (passages, pièces de service) des bâtiments. 

Dans la construction, le carrelage est réalisé par le carreleur. Les carreaux peuvent être en grès émaillé, grès brut, grès cérame, grès cérame pleine masse, grès cérame rectifié, grès cérame poli (lalmatto), émaux, pâte de verre, ciment ou encore terre cuite.

    Tomette
    Opus incertum
    Azulejos
    Carreaux de Delft
    Carreau ciment

Source : wikipédia

Sur le carreau /

Cette expression, qui existe depuis le tout début du XVIIe siècle, est en général précédée de verbes comme 'être', 'rester', 'envoyer' ou 'laisser'. Depuis 1160, le 'carreau' désigne un pavé plat de terre cuite servant à paver un sol. Par extension, le terme sert aussi à désigner toute surface couverte par des carreaux. Et c'est parce qu'une personne blessée ou tuée à l'intérieur d'une habitation gisait sur le carreau que notre expression est née. Actuellement, elle s'utilise aussi dans des situations moins extrêmes, simplement lorsque quelqu'un est en difficulté.


Patio pour canicule et cuniculture

Vernissage des écailles

Le lapin japonais

Le japonais est une race de lapin domestique issue vraisemblablement de la sélection du hollandais tricolore pour lui faire perdre ses marques blanches.

Extraits du livre de 1900  « Les Races de Lapins » d’Eugène Meslay :

 « Nous avons vu figurer lors du concours général de 1887 dans la classe des lapins communs, une variété qui avait vivement excité la curiosité. Ils étaient tricolores et portaient le nom de Japonais. » M. Naudin   Revue Avicole 1894.
Depuis trois ou quatre ans, il paraît dans les expositions du Concours Général Agricole, du Jardin d'Acclimatation et de la Société nationale d'Aviculture, sous le nom de Lapin Japonais, une race de lapins composée d'animaux remarquables...» M. Mégnin, édit. 1891.

 «... Les Japonais, comme couleur et marques, ressemblent assez au tortoiseshell cat; leur aspect est très séduisant et certainement ils ne tarderont pas à prendre rang parmi nos principales races... » Dans un entrefilet (F. and F, 1899)

« Le Japonais a la robe étrange, jaune, noire, orange... Mme de Boislandry, Sic. MM. Naudin, Mégnin. »
En France et en Belgique, nous appelons Japonais le lapin écaille ( tortoiseshell, tricolore) jaune, brun et noir, parfois, jaune, brun, gris, noir et blanc...»

En France, il est souvent appelé « écaille de tortue ». Mais où donc est le blanc dans la carapace de la tortue commune? Les anglais le nomment « tortoiseshell » ; le Chat tortoiseshell est noir, orange, jaune. F. and F. 1897.

Dans tout Japonais, le noir est nécessaire, car c'est cette couleur qui constitue les marques (tête et zébrures). En dehors du noir, les nuances qui se rencontrent le plus fréquemment sont l'orange et le jaune. Mme de Boislandry, MM. Mégnin, de Foucault. L

e gris et le bleu se voient plus rarement ; ces nuances sont d'ailleurs moins estimées. « On aime les couleurs bien marquées et ne tirant pas trop sur le gris cendré ou pâle... M. Brulhart. « Les plus recherchés sont ceux qui présentent les couleurs les plus franches... »

Avic. Zébrures : «... Le dos étant plutôt zébré... Le dos zébré de bandes noires et roussâtres...» M. Naudin. « ... Le noir est constitué par des charbonnures formant deux, trois, ou plus, larges zébrures transversales sur le dos et descendant sur les côtés...») Sic M. Mégnin, Brulhart.


Négus sur volets écaillés

> Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 11:16

17/06/2018

♭я@♥ε


Par kiwaïda at 17:15

26/04/2018

μα¢α¢α ηїℊя@

E

Selfie de Naruto (2011 - île de Sulawesi)

Un macaque noir à crête (macaca nigra) a réalisé un selfie, un autoportrait photographique devenu très célèbre. Il s'était emparé de l'appareil photo du britannique David Slater sur l'île de Sulawesi, en Indonésie. Il se nomme Naruto et nous ressemble déjà.

Par kiwaïda at 01:43

18/03/2018

ℬḺℰṲ

bleu.jpg

Le petit prince bleu s’est fait discret pour ne pas nous inquiéter. Il a attendu que notre dîner se termine pour s’en aller dans la pénombre, dans la pièce de l'imaginaire, éclairée par les étoiles de la nuit et les lanternes de la rue. Son esprit vole au-dessus de nous, si difficile à réaliser son absence, toute sa joie illuminait mon appartement.
Il était mon petit bonhomme, j’étais sa petite femme, mon amoureux était son ami, il était notre ami. La joie était parmi nous, sur mon épaule était le bout de paradis, le bleu de l’esprit. Si beau si élancé, si gai, si déterminé à aimer, il était tout entier, tout curieux. Il est parti par la petite porte, c’était un artiste, me dit mon amoureux.
Il était encore sur mon épaule à me dire ne t’inquiète pas, je serai toujours là.
Il me disait : « Ça va ? Ça va ? » Toujours il me questionnait ces derniers temps à savoir si cela allait, car cela n’allait pas souvent.
Et je lui demandais : « Ça va Pépino ? »
Il me répondait du tac au tac, oui avec ce cri si positif en plissant les yeux et d’un geste enthousiaste de tout son petit corps, s’élançant vers le haut, même s’il somnolait, il me répondait de ce petit cri, afin de me dire, « je suis là », « je serai toujours là ».
Il me répondait, il était toujours là, il veillait sur moi, sur nous tous. Chaque matin, il ne sera plus là, chaque soir, il ne me demandera plus « faire dodo » afin que je le cape. Il adorait tout nouvel aliment, il savourait et exprimait son plaisir, il savait aussi dire ce qu’il ne voulait pas, et comment ne pas le déranger, il savait nous faire comprendre tant de choses. Huit années sont passées si vite en accompagnant sa vie, lui en accompagnant la mienne, dans cette ville inconnue et pendant mon travail si difficile où mon environnement professionnel fut si toxique. Mais chez moi, avec lui, tout devenait positif, merveilleux, évolutif, interactif, fantaisiste, artistique. Loyal et fidèle, sans aucun jugement, d’une délicatesse rare, ses gestes doux, son plumage soyeux, son intelligence et sa douance me surprenaient, sa grande sensibilité face aux souffrances et surtout son excitation de tout bonheur quotidien, tout rayon de soleil.
Sa voix était si gentille et adorable que son animation disparue a rendu mes jours sans aucun sens et sans force.
Nous avions appris récemment qu’il adorait voyager en notre compagnie en voiture, il aimait nous voir partir loin et nous regarder à l’arrière, rire et chanter. Il aimait Satie, l’écoute se faisait plus attentive lorsque les premières notes de piano s’enchaînaient doucement, comme si quelques questions étaient lancées à l’infini, devant l’horizon, ou comme lorsqu'il regardait goutter un papier qu'il avait préalablement déposé dans sa grande écuelle d'eau : écouter tomber chaque goutte l'une après l'autre, comme un métronome. Il rythmait ma vie et m'offrait des soupirs, des respirations et surtout des points d'orgue.
Il aimait nous voir heureux. Alors c’est devant cet horizon qu’il avait fait ce voyage avec nous, afin qu’il soit soigné. Il avait fait mine d’être en meilleure santé devant le vétérinaire, en nous montrant sa hardiesse, en replaçant ses barbes et ses barbules de son plumage, en appliquant l’huile sur ses plumes qu’il sécrétait par sa glande uropygiale située à la base de la queue. Ainsi il nous montrait qu’il nettoyait bien ses plumes afin qu’elles demeurent imperméables, belles et en bonne santé. Tous ces moments avec lui étaient de bons moments, tout était bon, clair, rien de néfaste et de mauvais, tout était éclatant de simplicité, je me sentais pousser des ailes, il m’apprenait de cette liberté que les humains ne connaissent pas. Il savait des mots de notre langage, des phrases, il les répétait, il nous parlait, il nous écoutait, il savait tout. J’aurai aimé lui montrer la mer et tant de chose encore, qu’il vole en notre compagnie, ou que je vole en sa compagnie, au dessus de tout.
Mon petit prince, mon savant personnage, peu te connaissait ou on eu la chance de te reconnaître. Je fus de ceux-ci et ta voix résonne encore. Quelque chose en moi est parti avec toi, quelque chose d’unique, de singulier, d’infaillible. Je souhaiterai de tout cœur, te croire, tu es toujours là, sur mon épaule, petit esprit rieur, la liberté d’aimer.

Par kiwaïda at 23:05

13/11/2017

ℒε 13

Un Noël précoce (Photographie © JD & Sonia Marques)

précoce

\pʁe.kɔs\ masculin et féminin identiques

1. Qui est mûr avant la saison, en parlant de certains fruits, de certains légumes qui viennent avant les autres de la même espèce.
▪ Fruit précoce.
▪ Des cerises précoces.
▪ Des pêches précoces.
▪ Des pois, des asperges précoces.
2. Qualifie les plants, les arbres qui portent de tel fruits.
▪ Un cerisier précoce.
▪ Un pêcher précoce.
▪ Un abricotier précoce.
3. (Figuré) Qualifie un enfant dont l’esprit ou le corps est plus formé que son âge ne le comporte.
▪ Mozart était un enfant précoce.
4. (Par extension) Qualifie l'esprit d'un tel enfant
▪ Un esprit précoce.
5. (Figuré) Qualifie ce qui arrive plus tôt qu'habituellement.
6. (Figuré) Qualifie ce qui se fait plus tôt que le reste.

//

Qui se produit avant le temps normal ou habituel : Une calvitie précoce.
Qui survient plus tôt qu'on ne l'aurait souhaité : Hiver précoce.
Se dit d'un enfant dont la maturité, le développement intellectuel correspondent ordinairement à un âge supérieur au sien.

//

La chevelure était nouvelle et effaçait la calvitie précoce. L'enfant chuchotait déjà des mots à l'oreille de ses parents alors qu'il ne les connaissait pas. Le lapin gambadait sur les tapis de coton à peine avait-il quelques mois et se cachait dans son terrier afin que personne ne puisse le voir. Le groupe était contre lui car il avait déjà trouvé la solution. Il devait faire semblant de l'avoir longuement acheminée, alors qu'elle était arrivée fulgurante en une demi seconde. Il l'apporterait des années plus tard, en guise de consolation, à celles et ceux qui pensent que le génie se nomme Mozart. Noël était précoce, arrivé plus tôt qu'habituellement. Ce grand enfant posait d'innombrables questions, jamais ne se trouva le leader du groupe, préférant passer inaperçu. Il vous reprendra s’il se trouve face à une défaillance. Ils étaient devenus des petits vieux, de grands enfants, le vent apportait l'odeur d'une chevelure qui manquait de ténacité face aux difficultés. Toujours en mode sans échec.

Par kiwaïda at 16:34

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