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vendredi 17 janvier 2020

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Piero Fornasetti est un graveur et un décorateur d’intérieur d’origine italienne. Né le 10 novembre 1913 à Milan en Italie, il étudie à l’académie d’art de Brera dont il se fait expulser. Il se fait ensuite expulsé du pays tout entier durant la Seconde Guerre mondiale et se développe en tant qu’artiste en Suisse. Fornasetti est connu pour son éventail de motifs fantaisistes comme le soleil, la lune, des cartes à jouer, des animaux et d’autres imageries surréalistes. Il est surtout connu pour le visage de la chanteuse d’opéra Lina Cavalieri, qu’il crée à travers de nombreuses œuvres, notamment une série de 350 assiettes individuelles. La plupart des pièces de l’artiste sont réalisées en noir et blanc, pour un nombre total de dizaines de milliers. Le design intérieur est un de ses autres talents ; il crée des objets fantaisistes comme des porte-parapluies, des commodes et des pièces remplies à l’instar de la « Suite Zodiac » du casino de San Remo dont les murs sont recouverts des créatures du zodiaque. En 1959, Fornasetti reçoit un prix Neiman Marcus pour ses « services rendus dans le domaine de la mode ». ll meurt le 9 octobre à Milan en Italie.

Piero Fornasetti, Uccelli, épreuve d’impression, couleur sur papier, projet pour un foulard de soie, 1950

Le monde enchanté de Piero Fornasetti : Enfant, Piero Fornasetti avait fait de sa chambre le centre de son imaginaire, dessinant et peignant sur les murs et au plafond des machines volantes et des figures en trompe-l’œil. Ce monde merveilleux, nourri d’images venues des siècles passés, a fini par constituer une œuvre multiple et singulière, un décor aux mille facettes. Un univers. Après des études à l’Académie des Beaux-Arts de Brera, à Milan, brutalement interrompues pour cause d’indiscipline, Fornasetti fonde une imprimerie d’art. Il édite non seulement ses propres dessins mais aussi les œuvres d’artistes comme Carlo Carrà, Giorgio De Chirico, Lucio Fontana ou Marino Marini. Remarqué par Gio Ponti en 1933, à la Triennale de Milan où il présente ses foulards imprimés, Fornasetti devient le complice de l’architecte. À partir de 1940, ils réalisent ensemble meubles et décors, des fresques du Palazzo Bo (Padoue, 1942) aux cabines et salons du paquebot Andrea Doria (1952).

Astuces des graveurs :Né de sa fascination pour les livres à gravures, l’art de Fornasetti consiste à plaquer sur des formes modernes un répertoire issu de gravures anciennes. Architectures classiques, vases antiques, poissons, flacons de parfumeries, personnages divers, planches de botanique, tous ces motifs sont agrandis, multipliés, recadrés de manière inattendue ou cocasse, imprimés en lithographie puis collés sur l’objet à décorer, du célèbre cabinet Architettura (1951) aux petits meubles, porte-parapluies ou plateaux. Sérigraphiés, ces décors sont également appliqués sur le verre, le tissu, la porcelaine. Le génie de Fornasetti est d’avoir créé des objets d’un modernisme intemporel en les couvrant d’éléments décoratifs désuets. L’agrandissement des images laisse apparaître les trucs des graveurs anciens, les hachures, les pointillés. Ce vocabulaire graphique au service d’une représentation illusionniste devient, sous la loupe du créateur, un langage graphique en soi, une marque de fabrique. La grande réussite de l’exposition des Arts décoratifs réside incontestablement dans la mise en scène de l’accumulation, dans la présentation de séries vertigineuses, confrontées aux dessins et aux peintures de Fornasetti, à sa documentation. Aucun domaine n’échappe au facétieux créateur, de l’affiche publicitaire à la mode et au décor de théâtre. Jadis enfermées dans les livres, les images sagement didactiques ont pris le pouvoir et envahissent le monde, avec une allégresse teintée d’ironie. Elles colonisent les intérieurs modernistes des années 40 et 50, dans un superbe pied-de-nez au purisme. Fornasetti signe le retour massif de l’ornement à une époque qui croyait s’en être débarrassée à jamais. Mais son décor parfaitement lisse ne vient jamais troubler les surfaces qu’il habille, qu’elles soient de bois, de verre, de papier ou de porcelaine. Et ses trompe-l’œil ne trompent personne. Qu’il s’agisse de biscuits disposés sur un napperon en dentelle ou d’une Vénus antique ornant une feuille de paravent, ils exhibent le jeu des hachures et des pointillés des vieux maîtres de l’estampe. Fornasetti est un illusionniste qui captive son public en lui révélant les dessous de ses tours de magie. Superbe livre-objet, le catalogue reflète cette foisonnante inventivité. Saisi par le vertige de ces images multipliées, le visiteur sort de l’exposition hanté par un regard qui hanta Fornasetti lui-même :  elui de la cantatrice Lina Cavalieri, beauté fatale des années 1910-1920. Ses grands yeux impénétrables ornent des centaines d’assiettes, de cendriers et d’objets divers…

(Article dans Connaisance des Arts pour l'exposition de 2015 aux Arts Décoratifs de Paris)




La cantatrice Lina Cavalieri, beauté fatale des années 1910-1920







Et bien c'est lui !














Je l'ai découvert dans les années 90, alors que j'étudiais à l’École supérieure des arts appliqués Duperré, le design et la mode, le graphisme, à Paris... Dans laquelle j'ai poursuivi mes études 4 années jusqu'au diplôme supérieure des arts appliqués. En feuilletant des livres à la bibliothèque, et puis nous avions des enseignants cultivés qui nous enseignaient une période très féconde et créative en Italie. Je garde de merveilleux souvenirs de ces études, si précieuses, peut-être même plus formatrices que celles de l'école des beaux-arts de Paris, où entrent en jeux des phénomènes de pressions et de dominations masculines, et des jalousies féminines, avec lesquelles il faut soit se battre soit, les ignorer, soit se soumettre, mais cela n'aide pas à se concentrer pour étudier. Toutes les écoles des beaux-arts sont restées murées dans cet immobilisme. Aux arts appliqués, peut-être y avait-il plusieurs femmes et les designers hommes ou artistes plasticiens étaient respectueux, même si les esthétiques n'étaient pas du tout dogmatiques ou univoques. Peut-être est-ce aussi le lieu, mes découvertes, mes amis, la liberté de créer et d'inventer, sans autorité institutionnelle. La figure n'était pas interdite, et nous faisions de la peinture, le mot même de "l'art contemporain" n'était pas martelé dans nos têtes, et nous étions aussi avides de connaître des mouvements comme l'art brut, l’expressionnisme, les arts naïfs, la culture de la mode à travers des ethnies si éloignées, des tribus ancestrales, l'art minimal, tout ce qui était mou, ou vertical, ou le land art, un tas de choses comme l'art pauvre, celui d'Afrique et la musique, des instruments hybrides, les défilés de mode, les tendances, les motifs, les couleurs, tout était intense, joyeux, très créatif, sans arrêt, il n'y avait aucune barrière à produire des formes en volume, des dessins, je dessinais beaucoup, il n'y avait aucune pression ou difficulté liée à des partis politiques, comme nous pouvons en rencontrer dans les écoles des beaux-arts avec des revendications et des violences du côté de celles et ceux qui n'étaient pas doués pour créer, ils se tournaient vers l'activisme, quelque chose d'assez moche en fait, sans culture, mais juste l'envie d'être révolutionnaires, de quoi ? Et là, je découvre que Fornasetti avait également réalisé un cahier main. Moi aussi j'en ai fait, mais je ne savais pas qu'il avait réalisé des almanachs. Ces livres se vendent une fortune. Une enseignante, designer, m'avait demandé d'emprunter mon album de dessins réalisé et dessinés. Elle était partie avec, avait fait toute l'école pour faire des photocopies couleurs. À l'époque c'était très coûteux, personne ne pouvait en faire, que des photocopies en noir et blanc. D'ailleurs mes collages étaient en noir et blanc puis coloriés en couleur, avec des feutres et des crayons. Elle s'était fait un paquet pour elle, c'était pour elle. Elle jalousait mes albums. J'ai bien cru qu'elle allait les garder. Elle n'était pas méchante, mais j'avais perçu là une envie très forte. Alors que je ne savais même pas que c'était si bien, ce que je réalisais. Je ne le mesurais même pas avec son geste de prédation. C'est toujours ainsi, il en a toujours été ainsi. On ne peut dérober l'idée, l'esprit, la facture, le geste. Mon mémoire se nommait : l'énergie du geste. C'était aussi liée à la danse contemporaine que je découvrais, danseuse et scénographe. Cette époque est très lumineuse dans mes souvenirs, je parcourais de longs kilomètres à pieds pour étudier, et j'avais la soif d'apprendre, car nos enseignants étaient excellents, et ils s'entendaient tous très bien. C'était une élite, mais modeste, nous étions sélectionnés, mais peut-être aussi pour nos talents mais aussi parce que nous ne savions pas que nous avions un truc en plus, pour notre modestie aussi, pour notre capacité à travailler en équipe, à se stimuler. Les écoles des beaux-arts recrutent sur de tous autres critères, qui ne sont pas ceux de la modestie, mais la prétention et la prédation sont des facteurs qui sont à l'image des enseignants. Lorsque notre parcours vient d'ailleurs, on peut remarquer ces différences, et avoir une bonne distance, voire rire de la médiocrité et fuir les lubriques.
Fornasetti arrive à point dans mes souvenirs, car ces yeux et cette beauté, de la plus belle femme du monde, cette cantatrice qui sera aussi l'inspiratrice d'un film, où l'actrice italienne Gina Lolobrigida joua son rôle, restent des motifs très graphiques où la trame du noir et du blanc, est toujours remarquée et copiée à l'infini. Lui aussi, on voulait prendre ses dessins, et Fornasetti a lui aussi, désiré prendre le regard de sa plus belle femme du monde. Il l'a représentée. Ces jours-ci, on oublie tout de ce que la création fabrique, l'inspiration, ce qui subjugue, ce qui est sublimé, fantasmé, ce qui devient icône. On détruit les icônes, car on n'a plus de culture, on ne sait d'où viennent les choses, ce qui apparaît et on ne veut plus les voir, on les voile ou on les viole. Chez mes camarades, élèves et étudiants, je percevais souvent les manques de culture, la difficulté de dessiner, et puis parfois l'ennui, la jalousie, le dépits, l'envie. Cela ne fait pas forcément de bons artistes, ni de bons enseignants, pourtant on les retrouve en majorité enseigner et parfois même diriger des écoles. Que s'est-il passé en France pour que la beauté soit si voilée ou violée, avec violence ? Pour que l'on ne reconnaisse plus les œuvres et que l'on ne sache plus ni lire les images, ni les commenter ? Ne nous reste qu'un flux de police et d'attirance pour cette violence, et de médiocres groupes, qui se disent si éthiques, que la communauté et la participation sont  devenues autant de langues de bois pour accéder à un piètre pouvoir, que le sensible est rejeté, c'est-à-dire, que rien ne s'imprime plus.
Heureux sont celles et ceux, même sans avoir étudié en art, qui, par leur bon sens, et leur intelligence, peuvent encore discerner et admirer des œuvres, des écrits, doués d'imagination et de ce qui fait de nous des êtres humains, gracieux, éloquents, facétieux, dubitatifs, songeurs, paisibles, émerveillés, curieux, paresseux, nonchalants, résistants, troublants, endormis, vaillants,mystérieux, fantaisistes, informes, magiciens, volubiles, bavards et silencieux à la fois, secrets et spirituels, âpres, acétiques, économes et généreux, fous et savants, génies de personne et nul part, au monde, partout, et pour toujours.
La délation est en vogue, le lynchage, rien de bon, la volonté de bloquer, bloquer sans arrêt, interrompre, séparer, diviser, au nom de la solidarité, belle langue de bois, que de massacre de notre langue et de notre culture. Mon pays est en dépression au dessus du jardin, les français s'égarent et ne se reconnaissent plus, ils méprisent leur passé, leur histoire, et veulent s'en débarrasser à coup de justice, à coup de saisie, au régime sans sel, des gagnes petits sans visions, sans expression, mécaniques, ils volent la vedette aux robots, leur intelligence est devenue un artifice de mauvaise rumeurs, de bêtises et de murmures suicidaires. Des sabotages de nos vécus aux sabotages de notre avenir. Celles et ceux, plutôt celles, elles ont mon âge, sont aux abonnées absentes ou très consentantes, elles répètent et se taisent, ne répondent pas aux appels, mais se chargent de communiquer. C'est schizophrénique. D'un côté on veut montrer qu'on est féministe, qu'on est pour l'égalité, de l'autre, on est incapable d'énoncer un seul mot à ses comparses qui sont démunies, ou affaiblies par tant d'ignorance. Quelles ont été les éducations de ces personnes pour faire la morale et juger les unes et les autres et les dessaisir de leur passion, de leur souhait d'apprendre à apprendre ? Comment ce pays a-t-il pu former autant de décideurs, et décideuses très décidées à décider, qui ne savent pas qu'elles oppriment au nom de leur soumission aux communications héroïques. Point de héros, ni même éros, ni même une arme et des larmes, rien, c'est comme le pouvoir unilatéral de la sidération, une emprise telle, que personne n'ose plus bouger. Quel étrange sensation, celle de ne pas pouvoir articuler. Il y a comme un labeur à la réflexion, il choisi la facilité, et tape sur la gamelle, sur la femme ou l'homme, afin que la purée tombe dans l'écuelle. Chacun grappille sa portion individuelle, au nom d'une solidarité soliloque, un troupeau qui préfère couper ses membres que de les guider faire des réserves et s'assurer que tout le monde va bien.
Il y a eu des excès, des abus, et les "ok boomers" pleuvent, pourtant nous ne sommes pas au pays des "snowflakes", mais bien dans un pays où longtemps, les enfants et les femmes n'étaient pas entendus et servaient d'esclaves ou de manne à la prostitution, même couverte par des héritiers aux hautes fonctions de responsabilités. On s'étonne des plaintes dissonantes et tardives et vieillissantes, c'est qu'elles n'ont pas eu le temps de la maturité que toute personne ayant le beau rôle se fraye dans l'écriture, les médias, le politique et les arts, le sport, les religions. Alors une chaotique brume, chaque matin, s'essaie à dire. Quelles confusions ! Quels retards ! Les plus jeunes, déjà plus jeunes font le procès aux plus vieux : ils ne vivront pas dans leurs us et coutumes, sans emploi et sans miroir, caméra male-gaze. C'est la bataille à qui va copier ce regard, répéter celui-ci, hélas, des féministes, déjà, espèrent trouver la même place et s'évertuent à distribuer les bons et les mauvais points. Nous assistons alors à l'immaturité au pouvoir, comme la maîtresse qui se donne aux male-gaze pour excuser son mari, mauvais président. Quel bordel ! Tous au chômage du bon sens.
C'est un répétitif refrain, c'est une rengaine, chacun, répète ce que l'autre dit, en boucle, c'est comme si plus personne ne pouvait penser ni même avoir un point de vue différent. C'est une sorte de danse macabre, aux défilés de drapeau rouge, de comptes, de statistiques de sociologie mal dégrossie, de fiertés si mal placées.
Quel sale temps !

Heureusement, j'ai vu de superbes créatrices très inspirés de Fornasetti, qui sont autonomes, mais complètement invisibles. C'est peut-être mieux ainsi. Elles risqueraient d'être récupérées pour illustrer des drapeaux et des affichent pour des blocages et des violences, à leur insu. L'art se fait rare.
Mais oui la création est toujours là, mais elle est dans l'obligation de cacher sa joie, de replier ses connaissances, de faire des réserves, c'est la guerre des ignorants, nous entrons dans l'ère caverneuse du rase moquette.
Ambiance.

samedi 7 décembre 2019

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Cape Buffalo And Oxpeckers is a painting by David Stribbling

Le buffle d'eau :


Le buffle, un bovin de grande taille, l'espèce-type du genre Bubalus, qui comprend plusieurs autres espèces endémiques d'Asie tropicale. Il est connu en français sous les noms de buffle d'Asie, buffle des marais (B. b. bubalis) et buffle des rivières (B. b. kerabau). La femelle est la bufflonne, le petit, le bufflon. En d'autres langues, et selon les races et les pays, il a plusieurs noms : arni, karbau, kerabaü... L'appellation pour cette espèce de « buffle d'eau », traduction littérale de l'anglais water buffalo que l'on rencontre parfois, est un pléonasme en français mais pas en anglais où elle sert à distinguer le buffle du bison également appelé buffalo. En effet le buffle, accoutumé à l'état sauvage aux milieux humides, reste très attiré par les zones aquatiques et il n'existe pas de « buffle de terre », à moins d'appeler ainsi l'espèce sauvage africaine Syncerus sp., qui forme un autre genre à la morphologie différente. À l'état sauvage, le buffle d'Asie est une espèce en danger, dont l'habitat typique est les marais d'Asie du Sud et du Sud-Est. Sous sa forme domestiquée, c'est un animal courant en Chine, dans le sous-continent indien et en Asie du Sud-Est, particulièrement apprécié pour son lait et en tant qu'animal de bât et de labour. La bufflonne est aussi élevée en Europe pour son lait en Roumanie et en Italie, notamment en Campanie, pour la production de la mozzarella. On a des os archéologiques attestant la présence du buffle domestique dès l'époque archaïque, à l'aube de l'Antiquité, tant dans les Balkans, en Anatolie, Syrie, Mésopotamie et Perse qu'en Italie. (Wikipédia)

Originaire d’Asie, le buffle d’eau a été domestiqué en Inde et en Chine il y a plus de 7000 ans. De nos jours, il est élevé sur tous les continents, notamment pour le lait de bufflonne. Plus digeste et plus doux que le lait de vache, le lait de bufflonne est aussi deux fois plus riche. Sa teneur élevée en caséines (substance protéique du lait) facilite la fabrication du fromage, comme la fameuse mozzarella originaire d’Italie.

Bubalus bubalis


Le Buffle est le deuxième signe du zodiaque chinois. Son élément est l'eau. C'est un signe à polarité Yin, animé par une énergie féminine. Les couleurs comme le bleu et le rouge lui apportent protection. Les fleurs qui le favorisent sont la rose ou encore la fleur de pêcher. Il est très proche du signe Capricorne dans l'horoscope occidental.  Selon la légende, l'Empereur Jade demanda aux animaux sélectionnés de traverser un cours d'eau pour déterminer leur position dans le zodiaque. Le rat monta sur la tête du Buffle et alors que ce dernier s'apprêtait à gagner la course, il sauta de son perchoir et atteint la rive en premier. La seconde place fut pour le Buffle.  



John Dyer Painting. Water Buffalo and Rice Terraces, the Philippines

Painted in the rice terraces of the Philippines this gorgeous John Dyer canvas captures the beautiful landscape and biodiversity of the area. The purple sky complements the orange hues of the rice straw. A water buffalo stands in the center of the composition and the farmers use palm leaves and straw hats to protect against the tropical sun. Read more below. * John Dyer is one of the UK's most exciting and well known postmodern plein-air painters. His work is collected internationally and his paintings have been the subject of popular television programmes and a wide range of merchandise.  John's environmental work studying the ethnobotanical relationships of plants with the Eden Project has firmly placed his work at the forefront of contemporary art and he is one of the UK's best known international environmental artists, having worked with leading scientific organisations across the globe. "There is an innocence and freshness to John Dyer's art that follows a tradition in Cornwall that includes the work of Alfred Wallis, Christopher Wood, Fred Yates and Bryan Pearce. Rather than trying to record what he sees, John sets out to capture the 'essence' of his subject. The 'essence' of seagulls, cats, dogs, bobbing boats, or exploding fireworks communicate far more strongly through John's brushstrokes than they would if drawn more traditionally. It is this ability to capture the 'essence' of what is important that seems to appeal to those who have shown great vision and originality in their own careers, such as Tim Smit, Alan Titchmarsh or Kim Wilde."

(text)

jeudi 14 novembre 2019

Ḻ ∀м◎üґ ∃ṧт Åü Ðεṧ﹩üṧ Ðε ℒ@ Fḯ℮ґ☂é

mardi 24 septembre 2019

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Photographie © Sonia Marques : Que Toi (dans le jardin de ma mère, été 2019)

Dans l'esprit : « Dorénavant, la femme n''est plus l'avenir de l'homme, qu'il se démmerde ! » avec les deux lettres M (à démmerde), découvertes sur la pancarte d'une manifestation, toute féministe, à en croire le sujet, je découvre de nouveau une belle fantaisie :

OCCITANIE #On Attend Que Toi, décrit comme une campagne touristique participative et digitale
L'Occitanie s'invente un langage et une identité.

Qu'on se le dise Que Toi, un monsieur ou une madame, aujourd'hui ce genre d'interrogation peut se poser, est attendu, dans la Région Occitanie.
L'Occitanie est une région administrative française créée par la réforme territoriale de 2014 comportant 13 départements, et qui résulte de la fusion des anciennes régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées.
On invente bien des concepts pour faire vendre un peu plus de... voyages, même si les agences de voyages en France... font faillite.
Je m’égare, lorsque nous lisons : onattendquetoi, puisque notre nouveau mode de lecture est de tout accrocher avec un hashtag #, nous sommes en attente de Que Toi.
On l'attend, il ou elle est attendu-e. Car si nous attendions autre chose, toi, par exemple, nous pourrions dire : on t'attend !
Mais pas on attend que toi !
Alors si « On n 'attend plus que toi » (la bonne orthographe), ce cas de restriction implique le n' indissociable et synonyme de seulement: « On attend seulement toi ».
Dans notre langue française : on n'attend que toi, s'écrit ainsi, et non comme l'Occitanie nous l'informe partout (tous panneaux publicitaires, Internet, publicités vidéos...), on attend que toi.

À moins que l'on attende vraiment Quetoi, au subjonctif cette fois, ce monsieur ou cette madame si attendue, pour la photo en tous cas. Nous sommes bien entrés dans une ère digitale, et les régions s'inventent des identités, libérées de la grammaire et l'orthographe.
Si aujourd'hui, on peut se passer de 2 (NN) côte à côte pour inventer une nouvelle identité, on peut aussi ajouter 2 (MM) pour un effet remarquable.

Si on attend plus personne pour s’emmerder assez, dans ce pays, puisqu'on doit se démerder tout seul, il n'y a pas Que Toi qui est attendu au tournant !
Mais si, on attend plus de toi, sans le n', c'est que l'on attend davantage de toi, bien plus +, tu vois !

Alors Toi ou Que Toi méfie-toi, car cette publicité pour cette nouvelle Région Occitanie, qui existe depuis 2014 seulement, attend vraiment beaucoup de Toi.

Je ne saurai que trop te conseiller, Toi ou Que Toi, que je ne connais pas, de te méfier aussi du tutoiement.

Il existe des despotes, des maires ou mairesses qui se prennent pour ton pote, fausses et faux féministes. Ils et elles utilisent le tutoiement, car tu deviens ainsi un subalterne, si terne, que tu perds ta couleur en présence de ces horribles personnages élus par d'horribles lâches. Car le tutoiement non réciproque est très mal ressenti, dans le cadre d'un registre de langue familier, voire méprisant par sa familiarité. C'est l'effet remarquable.

Dans mon histoire, on a bien écrit par courrier, "saleté remarquable", conjugué avec le verbe être, confondu avec le verbe avoir, dans les missives reçues à plusieurs reprises. On est une saleté remarquable, bien plus que l'on a laissé des saletés remarquables sur un ordinateur. Cela n'enlève pas moins, que de l'être ou de l'avoir été, une saleté, qui plus est, remarquable, est très difficile à supprimer. Cela tâche, cela fâche. Mais qui est le plus souillé ? Celui qui tâche ou celui qui remarque la tâche ? Ou mieux, celui qui invente une tâche et la fait marquer, remarquer tant de fois, que le nom même de ces marques, seront marquées à jamais sur tous les outils.

Mais qui est la plus souillée ? Celle qui tâche ou celle qui remarque la tâche ? Ou mieux, celle qui invente une tâche et la fait marquer, remarquer tant de fois, que le nom même de ces marques, seront marquées à jamais sur tous les outils.

Même les démarques n'y pourront rien, il n'y plus aucune valeur créditée sur ces arbitrages tutoyés. Le vouvoiement est la plus belle partie de jeu, que nous pouvons encore sauver.

Marques est le plus beau nom et même si c'est si difficile à admettre, à démettre, vous n'y pourrez rien. C'est le sceau de la beauté.

Le vouvoiement (« vous, votre, le vôtre, la vôtre », etc.) s'adresse plutôt aux personnes auxquelles on doit un certain respect ou avec lesquelles on désire maintenir une certaine distance sociale, ce qui peut comprendre les inconnus, les supérieurs, la plupart des collègues d'un grade différent (bien que certains supérieurs tutoient leurs subalternes), les personnes âgées et dans les contextes où un certain formalisme est de rigueur (réunions officielles, cérémonies...)

Par mon expérience, il existe, aujourd'hui, comme pour cette nouvelle Région Occitanie, des manipulations politiciennes, oublieuses de ce respect mutuel. De ces oublis ou incultures, nous constatons des exclusions, de celles et ceux qui vouvoient, lorsque le "tu" devient une obligation, lorsque la familiarité domine, la vulgarité, lorsque toi et moi, devenons les subalternes d'une communauté d'ignares.

Cet article, billet d'humour, est destiné au bel anniversaire de ce jour, et il n'y a bien que toi pour comprendre ce message :
Joyeux anniversaire ! Belle Marques !

Quand le sage désigne la lune, l'idiot ne voit que le doigt.

Ce proverbe chinois, ou confucéen, se trouve parfois interprété par : quand le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt.

Dans le verbe désigner, que je préfère, et dans le contexte de mon expérience du procès, ou de l'accusation (la saleté sur l'ordinateur), ce verbe, avec une consonance appréciée avec le Design, discipline chère à l'école d'art de Limoges et que j'enseigne, il signifie :
Indiquer (qqn, qqch.) de manière à faire distinguer de tous les autres par un geste, une marque, un signe.

Marques est mon nom de famille, d'origine portugaise, et les accusations, par les idiots, ou les imbéciles, certainement racistes, dont j'ai été le sujet, ou bien dont ma fonction, professeure, sage, a été l'objet, on ne sait plus car, déjà utiliser un ordinateur du service public qui fonctionne très bien et être accusée de laisser des saletés remarquables, ou d'en être une, par la même occasion, et en faire un procès jusqu'à la cité judiciaire, me convoquer, en face de la prison de Limoges, en brisant mon nom (Marques) afin que je ne puisse passer à l'audience, et en enlevant ma profession de la convocation (professeure) et en substituant mon adresse, ma résidence principale, et la seule à Limoges, par celle de la Seine-Saint-Denis, dans le 93 ; c'était déjà indiquer, non pas la lune, ce design, dont ma profession et mon mérite sont ontologiquement liés, mais le doigt que les idiots regardent, et regardent toujours, sans grand dessein. C'est-à-dire, que depuis 10 ans, limougeaude, les imbéciles ne voyaient de moi qu'une étrangère, qui n'enseigne pas ce qu'ils souhaitent (épousseter les ordinateurs, les nettoyer, faire le ménage, et ne jamais les utiliser, en faire l'usage, afin qu'ils restent neufs, jamais enseigner aux étudiants comment s'en servir, les utiliser à leur tour, jamais désigner la lune, en faire un beau dessein), qui ne vit pas dans la ville où se trouve l'école, donc, ne participe ni de son économie, puisqu'elle n'y mange pas et n'y dort pas. Et comme elle demeure dans cette zone de non-droit : le 93, banlieue parisienne par excellence où les voleurs et malfrats mènent une vie moribonde parmi les étrangers, au banc de la société, elle ne mérite qu'un procès, parmi les autres accusés de la ville de Limoges, c'est-à-dire, des violeurs.

Le problème, c'est que, c'est tout l'inverse (parfait miroir inversé, quand le mal sévit, dans le seul but de salir un nom) : je suis professeure et artiste, j'ai passé des concours, j'ai réalisé de longues études et j'ai plutôt réussi celles-ci, j'en suis à une vingtaine d'années d'expérience, dans l'enseignement supérieur, je suis reconnue pour être en avance dans ma discipline, et experte, j'ai déjà transmis mes enseignements à plusieurs étudiants, j'habite à Limoges, je fais parie intégrante du paysage de cette région, je suis soutenue en tant qu'artiste et je n'ai jamais ni volé, ni souillé d'ordinateur et je n'ai commis aucune faute dans ma profession. Deux mois plus tard, la direction, en plus du procès, qui n'a pas fonctionné en faveur de la direction de l'école de Limoges, celle-ci me soutirait, à mon insu, une somme importante de mon salaire. Toujours sans avoir commis aucune faute professionnelle, sans aucune enquête ni médiation, au moyen d'un un décret directement obtenu et signé d'un membre de la DGCA (la direction de la création artistique), c'est-à-dire, la tutelle. Incroyable ! Dans un temps record. La seule signature de ce décret est émise par un greffier, spécialisé dans les affaires du "grand banditisme" et du "trafic de stupéfiants". Celui-ci quittera ses fonctions peu de temps après avoir signé le décret pour saisir mon salaire (un décret exécute un ordre du "gouvernement"), et que je demande pourquoi ne m'avait-il pas prévenu, afin que je sache, bien en amont qu'avais-je commis d'extrêmement grave pour que je sois la seule professeure des écoles nationales à avoir un tel traitement spécifique, une attention aussi répétitive et d'attaques digne des armées de singes. Et, sans qu'aucun de mes collègues ne soit averti de ma situation, ni les étudiants. On peut tuer un singe avec une armée de 12 singes, ai-je médité. Ce combat était déloyal en tous points, afin de me museler. Avais-je moi-même une arme, dont ces singes craignaient pour leur peau ? La parole ? Non : la voix.

Enseigner est ma vocation. Apprendre toute la vie et apprendre à apprendre, éclairer les moins éclairés, les plus jeunes, initier, montrer la voix, montrer la lune.

Ainsi la charge m'était donnée, je suis passée d'une excellente professeure et artiste, à un bandit, dès que la nouvelle directrice à pris ses fonctions. Son pouvoir et son autorité étaient si faiblards, qu'elle n'a vu que le doigt, alors que je lui avais déjà désigné la lune, et ce depuis quelques années auparavant, enseignant dans cette école. Pourtant, sa communication ne s'est effectuée qu'avec des courriers écrits par des illettrés. J'avais là, à ma lecture, l'armée de singes qui regardaient le doigt. De cette école qui pouvait devenir celle des lettrées, dont j'ai longuement apprécié enseigner et transmettre mon savoir, des objets de recherches, j'observais la destinée, tout autre, celle menée par une armée de singes illettrés. Et bien qu'en montrant la lune, les idiots, toujours, ne voyaient que le doigt.

Dans cette flèche qui m'a blessée, il m'a fallu, non pas rechercher, qui me l'avait envoyée, puisque le harcèlement est systémique, mais enlever cette flèche. Ce ne fut pas chose simple, mais sage enseignement.

Avec ce proverbe, on apprend que le sage, ici, pour ma situation, la "sachante", exprime du bout du doigt, par son enseignement (le Design, le dessin à dessein), ce que la majorité de celles et ceux qui l'entourent (des secrétaires administratives, une direction, des employés et collègues jaloux, des représentants syndicalistes avides de pouvoir) ne peuvent appréhender : la création. Si l'art c'est la lune, où va-ton ?

Je suis l'école des lettrés. Suivre est aussi accompagné d'humour, même dans la trajectoire des flèches qui manquent leur cible. En soi-même on peut trouver la cause des manquements.

À la rencontre des plus faibles et faiblards, je devais continuer à montrer la voix. Parfois, le chemin est plus long que prévu, j'ai dû ralentir pour attendre les autres.

Des hostilités en obscénités, oublions ces doigts d'honneur car nous avons des doigts de fée : regardons la lune, elle se glisse entre Saturne et Jupiter.

Observons la pleine lune le 13 octobre prochain à 23:10...

samedi 14 septembre 2019

♏ϴϴИ




Hier soir, j'ai vu un spectacle magnifique sur les toits de Limoges : La lune des moissons !

La lune était d'un jaune lumineux, pastel avec des tâches ocres, orangées, puis elle est montée lentement le long de la soirée jusqu'à devenir blanche phosphorescente.

Ce vendredi 13 septembre 2019, c'était la dernière pleine lune à illuminer les champs avant la moisson.

Elle semblait être blonde de blés, si pâle, et pourtant d'un grand éclat, quel paradoxe de cette teinte si douce et forte à la fois, unique.

Je n'avais pas d'appareil photographique, alors j'ai profité de cet instant, lors d'un dîner en plein air, elle était devant nous, comme invitée, fière et si protectrice.

Cette lune des récoltes est visible ce soir aussi.

Énergie.

Ne plus retenir le passé.

La beauté sans faire de bruit.

jeudi 18 juillet 2019

ℒℰ ḠѺÛ† ℯт łℯ ṧα♥◎ḯя

D'après une photo de George Barris de Marylin Monroe sur la plage de Santa Monica le 13 juillet 1962. Elle a 36 ans.

C'était dans ce pays où les lumières avaient éclairé une bonne partie des inventions, les sciences, la littérature et les beaux-arts, durant des années, peut-être 2 siècles...

Que restait-il de ces étoiles ? Il n'était pas bon avoir du goût, il n'était pas bon savoir, en ces temps de lynchage. Alors à quoi servaient ces études, si longues et complètes, si épanouissantes, si elles se trouvaient lapidées par des bricoles pour appâter le maire alcoolique du coin, nommé le "trouduc" ? Il fallait remonter un peu plus loin dans l'histoire, les habitants avaient perdu le goût mais aussi, ne savaient plus rien, si bien qu'ils se penchaient, depuis des années vers les idées présentées toutes cuites, ou parfois recuites, des idées très simples que l'on peut répéter. Une des idées reçues, est celle la plus adulée comme on adulait des images. Ce sont des sortes d'iconodules de la pensée toute faite, à l'aide de drapeaux et d'oripeaux, ils ont assombri une partie du ciel, ne gardant que celle où les étoiles ne sont plus. Donc une de ces idées faciles à assimiler, par n'importe quel icono cono, c'est que l'argent est volé. Qu'est-ce que cela veut dire ? L'argent est volé ou s'envole ? Non, l'argent d'où qu'il vienne, transformé en mets coûteux ou vins, ou vêtements de luxe ou propriétés, enfin de ce que les habitants peuvent encore voir, là où il est encore visible et montré en image, dans les magazines, sur Internet, cet argent n'est jamais gagné, mais volé.

C'est la première idée, et elle, cette idée, gagne du terrain, remporte toute les adhésions. Il suffit d'alimenter l'hystérie des eaux troubles dans laquelle ce pays des lumières éteintes se trouve béni, par les icono cono, et l'adhésion populaire est quasiment définitive et peut tuer n'importe quel icono cono ! Cette idée simple qu'on "nous vole notre argent" s'illustre depuis des années à différents niveaux et elle fonctionne comme un rouage nanofacturé, imprimé en 3D, parce que l'idée ne coûte pas cher à fabriquer, et s'étend comme feu aux poudres en un éclair de temps : elle est très rapide à diffuser, ça marche de suite, et de plus en plus vite.

Donc sur cette thèse, nombre de docteurs (celles et ceux qui écrivent des thèses, pas celles et ceux qui auscultent des corps nus, voire plus) se complaisent à la nourrir et à s'inviter experts en commentaires, de tous poils donc. Aujourd'hui, une thèse s'achète par imprimante 3D, pas besoin d'étudier, il faut copier l'idée la plus répandue. Elle se décline ainsi : un homme pauvre ne peut pas devenir riche, une femme belle ne peut pas être intelligente, une femme savante n'a pas de goût, un homme de goût est un homme riche, les riches sont celles et ceux qui ont volé aux pauvres, les pauvres n'ont ni goût ni savoir, le savoir et le goût ne vont jamais ensemble, mieux vaut vivre sans goût et sans savoir pour rester vivant et sans être lynché...

Le pays se laissait ainsi mordre de tous côtés par l'irrésistible envie de tuer ce qui semblait beau, ce qui semblait intelligent, mais de toutes ces semblances, les habitants icono cono ne tuaient que des images, en bons iconodules. C'est que l'icono trash faisait, justement fortune. Et pour les habitants d'un pays où l'idée première la plus entendue était que l'argent s'envole, il fallait le rattraper et le dépenser très vite, avant qu'il ne se perde...

Pour ce qui n'était plus matériel, c'est-à-dire l'argent lui-même, point de problème, les habitants ne s'en occupaient pas, car ils ne croyaient que ce qu'ils voyaient.

La deuxième idée quelle était-elle ? Oui, le savoir. On imagine qu'il est plus difficile d'émettre une idée simpliste sur le savoir, et bien non. Il faut garder souvenir, que ces habitants sont quasiment dans l'ombre et qu'ils ne voient plus les étoiles. Ils ont conçu des statistiques et des questionnaires afin de mesurer le quotient intellectuel des habitants. Évidemment ceux-ci sont complètement caduques et bien désuets, ne serait-ce que pour mesurer le niveau de culture générale, ils se sont basés sur d'anciens modèles masculins de bande-dessinées misogynes ou sur des femmes écrivains féministes, dont le mot féministe ne pouvait même pas exister étant donné que le féminisme n'existait pas lorsqu'elles ont été publiées par des hommes. Il y a plusieurs points très discutables, mais revenons à cette deuxième idée, pourquoi mesurer l'intelligence des habitants ? Afin de créer une cloche, d'un côté en bas de la cloche, les débiles, au milieu la population en majeure partie, celle qui paye les impôts et peut travailler dans la société des lumières éteintes et de l'autre côté, toujours en bas de la cloche mais à l'opposé, les précoces, celles et ceux qui ont un haut potentiel, définis, par les icono cono comme les débiles, celles et ceux dont on ne peut rien faire et qui emmerdent le bon fonctionnement de l'extinction générale des lumières !

En gros, après avoir effectué ces mesures, il faut éliminer, de la société tout élément, en bas de la cloche dingdong. On peut aller chercher des écrivains, des femmes renommées, déjà publiées depuis des lustres avec l'aide de leur mari bien placé, jalouse d'une précocité, d'un enfant même disposé à l'analyse de ses faits et gestes quotidiens, l'enfant en sait bien plus que l'écrivain. Et pousser ces femmes sans talent à écrire sur leur proie : un enfant surdoué. Ce sera une arme afin de combattre tous les enfants qui espèrent grandir dans cette société et qui imaginent pouvoir rallumer les lumières. Il n'est point question là des enfants avec un porte-voix tendu par des adultes manipulateurs pour passionner les foules coupables à la découverte écologique de ce sur quoi ils marchent depuis leur naissance : la terre. Non, il est question des enfants non manipulables, ils savent en avance mais ne peuvent être désignés comme savants, car les savants se désignent entre eux, entre adultes plutôt débiles, et votent à qui sera le génie d'un siècle ou d'un quart d'heure américain.

La troisième idée, c'est celle, encore plus complexe que l'on croit, mais en fait toujours aussi simpliste, c'est que le spirituel devienne un sujet de guerre. Les icono cono nés aveugles de cœur, mais dans l'impossibilité de comprendre l'invisible, ils ont beaucoup perdu de leur sensibilité, ont décidé que des religions différentes devaient s'affronter et s'entretuer, afin d'atteindre l'invisible, puisqu'ils ne le voyaient pas. Ils pensent que seule l'identité, l'appartenance à une religion, une communauté, une secte, un club de golf même, pouvait résumer le parcours social et professionnel d'une personne. Donc tout ce qui n'était pas visible, et la sensibilité en fait partie, et le goût, parce qu'avoir du goût c'est aussi savoir goûter, sentir, devait être en guerre et les icono cono devaient militer, s'associer, afin de faire la guerre à tout individu qui ne déclinerait pas son identité.

De ces 3 idées illustrées à tous niveaux et dans toute la presse, gouvernait de plus en plus un pouvoir simplifié, qui attribuait des droits aux icono cono, simplifiés. Dans le domaine de la simplification, on trouve des simplets, mais aussi plusieurs autres petites unités, ou parties réduites de façon différentes et c'est là où la simplification, si l'on y regarde d'un peu plus près, c'est-à-dire, en se baissant un peu, en rapetissant, après avoir bu la potion magique "buvez-moi", peut devenir complexe. Oui, la simplification, quand on change d'échelle de valeur, de crédit, peut devenir complexe. Pour cela il faut savoir lire "buvez-moi", et on sait à présent, que les habitants ne savent plus rien, ni même lire la notice d'une boisson. Les dégâts dans ce pays, sont innombrables, et les maires trouduc ont dépassé la dose prescrite. Un mode de gouvernance simplifié se décline en plusieurs élus sur des terres, non écologiques, définitivement non écologiques. Les votes sont simplifiés, contre avantages et crédits, ajoutés puis enlevés après élections, et se réalisent avec des boutons incrustés au creux des poignets. c'est rapide et non anonyme. Ainsi l'ostracisation peut également s’effectuer en temps réel. On peut un peu mieux observer que la jalousie, l'envie, la haine, toutes ces qualités, devenaient les meilleurs outils pour adhérer à un pouvoir, dit vertueux, un pouvoir simplifié, au service de l'extinction des lumières, mais pas des feux. Seul le savoir pouvait donner des clés de lectures, afin de comprendre et non pas seulement voir (ça voir), que sous ces vertus affichées sans goût de luxe, ou ces slogans syndicaux qui défendent la veuve et l'orphelin, officiaient les idées simplistes les plus viles et vulgaires, détruisant à petits feux les savoirs et savoirs faire de ce pays. L'argent ayant perdu le monopole et le socle divin des échanges et procédures par intérêt, les repères et les pères s’effondraient sous ces jours de plus en plus incertains, ces genres indéfinis et ces transformations rapides, sans aucun savoir, dans la semi-obscurité.

Les éclipses peuvent générer des moments, quelques secondes seulement, de lumière. C'est pour cela que les habitants se précipitent tous à regarder le ciel, dans des points névralgiques différents des plateaux et sommets, ou même aux fenêtres, afin de tendre vers cet espoir que la sagacité toucherait la fêlure d'un de leur cerveau, et que le plus fêlé d'entre eux parviendrait à avoir, ou recevoir, une idée, cette lumière non prosaïque, dénuée de prose, d'une force poétique inouïe comme le bouleversement d'un mode de penser terne et fonctionnaire, servile et sans transparence. Mais cette limpidité, ce fluide sensuel et intellectuel n'arrivait jamais. Et même s'il arrivait, le fêlé d'un coup devenu un génie ne délivrerait jamais son idée, il serait lapidé sur le champ ou torturé. Il finirait ses jours dans l'obscurité la plus totale, ce qui, finalement ne l'atteindrait pas, puisque la lumière, il la trouverait dans son cœur, les yeux fermés, l'insularité incassable du diamantaire et non du lapidaire.

Si les lumières s'éteignaient et qu'étaient tués dans l'oeuf les enfants et les animaux doués d'une intelligence sensible, les seuls pour sauver les icono cono, ces derniers ne pouvaient même plus comprendre que l'argent ne leur était jamais volé, mais que les efforts payent, et pas ceux visibles, mais ceux éprouvés de l'intérieur, en interrogeant même leur sensibilité. Alors les icono cono perdaient leur beauté première, celle qui demeure à l'intérieur, celle qui sait, qui a du goût, qui travaille parce qu'elle aime et qui se repose en paix. La beauté première rongée par l'idée que toute beauté n'a aucune spiritualité, serait même illusoire, une image à détruire, avait beaucoup de mal à perdurer, elle devenait jetable, utilisable mais jamais regardée pour ce qu'elle était. Pourtant la beauté qui siège dans les cœurs est celle encore qui allume les lumières. Tout le ciel n'est pas obscur puisque ce sont les étoiles qui font la nuit. L'obscurité totale advient lorsque la prison des idées simples prend trop de place.

Si sont montrés des lingots d'or aux icono cono, par jalousie, ils chercheront sans fin à savoir qui les a. Le lynchage, leur seule passion, devient alors leur seule recherche. Mais un lingot d'or, même l'image d'un lingot d'or, n'est pas une étoile (inaccessible) dans le ciel de la nuit, il n'éclaire pas grand chose, et n'a pas trop de goût. Ce serait même un mauvais goût. De même savoir que son voisin vit sur un tas de lingots d'or, ce n'est pas savoir grand chose. De même si ce voisin s'est identifié à une religion et la placarde un peu partout où il passe, ne fait pas de lui un gage de spiritualité et de sagesse accomplie et il n'est pas non plus utile, quoique l'utilitaire ici est coquin, de le vilipender, d'inciter à la haine de ce que l'on ne sait pas.

Sur le sable, les beautés drapées dans des serviettes usées par le temps, les cheveux lumineux et sans pigments, dessinent des étoiles, des grains de sable, sur lesquels nous marchons en oubliant ce temps qui passe.

jeudi 6 décembre 2018

ℬ∃ѦṲTẎ

En route <3

samedi 9 juin 2018

L@ ß☺ᾔᾔε ḉ☺ηⅾʊї⊥ε

Photographies © Sonia Marques


Just Another Dance, exposition au CCS d'Urs Lüthi


Essayer encore, rater encore, rater mieux, exposition Rosa Brux avec les Archives contestataire (Ah ! les suisses )


Affiche dans le métro


Permis sans voiture, conduite sans pneu


Anticipation ? Rem Koolhaas & Lafayette


À l'ombre des cruautés


La dignité


À la conquête du goût


L'indignité


La dignitaire


De la hauteur

mercredi 11 avril 2018

ṔÉ℃Ѧℛi ÐÜ CℋѦ℃ϴ

Tes rêves sont plus doux que les questions posées
Tu ne pourras jamais exprimer ceux-ci
Ils te poseront toujours les mêmes questions
Quelle exposition avez-vous vu dernièrement ?
Le zoo de Vincennes
Quelle exposition d'art ?
Le zoo
Au cordonnier on ne posera pas la question
Avez-vous déjà vu une chaussure ?

Savez-vous qu'il existe des Musées en France où il n'y a que de l'art
40, 50 60 ans je suis un enfant
Je ne suis pas encore née
Ils me regardent comme un bébé
Et je réponds
Areu areu

Ce monde est absurde et il oublie qu'il ne sait rien
Et qu'aucune réponse ne pourra le rassurer
areu
areu


Est-ce vraiment primordial un livret d'étudiant ?
Non, ni même d'étudier

Allons au zoo, nous sommes en cage
Les perruches indiennes à collier nous narguerons
Elles ont tout compris

Pensées à Pépin

Photographies ci-dessus © Sonia Marques

Merci Céline © Photographie ci-dessus

samedi 17 octobre 2015

ᘉᗴᐯᙓᖇ ᗯᙓᖇᙓ ♈ᖺᙓ ᙡᗩᎩ ᔕᖺᙓ ᙡᗩᔕ

Colin Stetson and Sarah Neufeld (Photographie © Sonia Marques)
"Colin Stetson et Sarah Neufeld, tous deux acclamés pour leurs albums instrumentaux en solo sur le label Constellation, unissent leurs forces en duo sur leur album « never were the way she was » , époustouflant de compositions originales pour saxophone basse et violon."
C'était hier au Centre culturel Jean Gagnant de Limoges.


Élégance, présence, rage, beauté, quel binôme brillant, lumineux dans la nuit. Dans une économie de moyen, leurs gestes justes, réservés au tempo étiré de leurs souffles et sons, Colin Stetson et Sarah Neufeld nous ont emmené très loin puiser dans nos émotions, à la source des larmes, des batailles, de la puissance et de la beauté de la fragilité de ce monde. D'une énergie du violon, la vitalité ciselée et indestructible de cette arme archet sur quelques cordes, la répétition et le rythme effréné d'une course infinie, s'accorde avec les sons graves du saxophone basse, ténor, et de la clarinette basse. Une maîtrise des instruments de la retenue et du souffle impressionnante. Entre le violon et la voix de Sarah Neufeld et l'utilisation des différents instruments de Colin Stetson, des aigus aux graves, un espace vertigineux et spectaculaire, pour les oreilles, nous a été donné d'entendre. Rares sont ces moments, quelle chance d'avoir été là.
J'ai beaucoup d'affinités avec ces sons graves et Colin Stetson est en pleine possession de sa force, son jeu physique, sa respiration et l'amplification de ses sons. Ils grognent, lui il est un capitaine marin dans un bateau et la mer n'est pas calme, mais il sait naviguer et accompagner la voix, les cordes de Sarah Neufeld.
Plusieurs références de la musique répétitive ou classique me venaient, et des Béla Bartok, Steve Reich, Arvo Pärt... mais ce binôme ingénieux a tout effacé car leur invention contemporaine, entre musique expérimentale, électronique et jazz mais étonnamment percussive, n'avait d'égal dans ma mémoire, de musicienne, compositrice ou d'oreille parmi les oreilles attentives. Il y a une tension jusqu'au bout, minimale, tendue, érotique, nerveuse et pleine. L'une virevolte dans l'air et circule et s'éloigne, sa voix arrive de loin, repart très loin, lui maintient le cap, maîtrise sa force, animale, sans jamais la donner toute, il met en valeur le déploiement d'une danse précise et singulière, déterminée, qui regarde droit dans les yeux, jamais ne se défile. Nous ne pouvons qu'attendre la fin de chaque partition afin de reprendre nos esprits et les regarder jouer, prendre du plaisir et nous en donner. Une décontraction, simplement des pros ! Des solistes qui nous hissent vers l'extatique.
Sensation ténébreuse d'être présente où poignent les belles choses.
Synesthésie totale, bouleversante, une expérience inoubliable.

Colin Stetson and Sarah Neufeld (Photographie © Sonia Marques)

Never Were the Way She Was is a collaborative album by Colin Stetson and Sarah Neufeld, released in 2015 by Constellation Records. It was recorded live in the studio without the use of overdubs or loops at the End of the World studio in Vermont.Neufeld and Stetson had first met in 2006 when Neufeld's Bell Orchestre shared a bill with Antibalas, who Stetson was playing with. The two artists had previously collaborated on the soundtrack to the 2013 film Blue Caprice.




❤ Témérité, ténacité ❤

dimanche 21 juin 2015

ᔓÉᘉᓰ♈ᕼ

Interdit de rire (photographie © Sonia Marques)

Interdit de contempler (photographie © Sonia Marques)

Interdit de tourner (photographie © Sonia Marques)

Interdit d'exposer (photographie © Sonia Marques)

Interdit de participer (photographie © Sonia Marques)

Interdit d'aimer (photographie © Sonia Marques)

Beautés interdites (photographie © Sonia Marques)

la fin des hédonophobies puritaines

samedi 21 septembre 2013

☮ρ℮ηℒÅηÐ

Photographies ci-dessous : OpenLand © Sonia Marques

OPENlab / Hello beauty !


➳ Godbeauty

Architecsable

Peintulipe

Performanimal

LandArc

LowArt

Sculpation

Télémer