Photographies © Sonia Marques

Nous sommes allées visiter la belle exposition "Du Douanier Rousseau à Séraphine, les grands maîtres naïfs" au Musée Maillol, dont je tairais le nom des auteurs... que j'apprécie...
Un peu de recherche.

Fières de se coucher...

Non évidemment, pas tout n'est dans le Musée, mais les naïfs sont aussi jardiniers, ce sont les plus forts !

Un des leurs vient d'être adopté. Les stages durent parfois des années, mais la réintégration est éternelle !

L'inspecteur Cafuné se tient à disposition, dès qu'on l'appelle, il entre par la petite porte : Attention, il trouve un tas de trucs !

Le contrôleur de boissons alcoolisées n'a jamais quitté la France, et comme l'inspecteur, il peint la jungle exotique.

Merveilleux !

Merveilleuse !

Il y a toujours un animal qui regarde un autre, qui regarde un autre, qui... comme je vous observe... de loin !

Si proche !

Une petite Greta qui manifeste vient d'être invitée dans un bureau de l'Élysée, rideaux velours, un arbre vert derrière, naïveté ?

Il y a des femmes qui semblent faire des galipettes, en attendant que l'on se rappelle à leur souvenir. Autant s'amuser !

Tact et délicatesse, n'est-ce pas le plus humble conseil que nous pourrions donner : prendre des gants, agir avec précaution !

Qui croit regarder sans être vu, se trompe comme un éléphant rouge au milieu de la figure !

Ce soleil, cette figure, et oui, le figuratif est ma plus belle résistance à la monumentale connerie !

Le héron

Le Héron est la première partie de la quatrième fable du livre VII de Jean de La Fontaine situé dans le second recueil des Fables de La Fontaine, édité pour la première fois en 1678. La seconde partie de cette fable est composée par La Fille.

Un jour sur ses longs pieds allait je ne sais où
   Le Héron au long bec emmanché d’un long cou.
              Il côtoyait une rivière.
   L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ;
   Ma commère la Carpe y faisait mille tours
              Avec le Brochet son compère.
   Le Héron en eût fait aisément son profit :
   Tous approchaient du bord, l’Oiseau n’avait qu’à prendre ;
              Mais il crut mieux faire d’attendre
              Qu’il eût un peu plus d’appétit.
   Il vivait de régime, et mangeait à ses heures.
   Après quelques moments l’appétit vint ; l’Oiseau
              S’approchant du bord vit sur l’eau
   Des Tanches qui sortaient du fond de ces demeures.
   Le mets ne lui plut pas ; il s’attendait à mieux,
              Et montrait un goût dédaigneux
              Comme le Rat du bon Horace.
   Moi des Tanches ? dit-il, moi Héron que je fasse
   Une si pauvre chère ? Et pour qui me prend-on ?
   La Tanche rebutée, il trouva du Goujon.
   Du Goujon ! c’est bien là le dîné d’un Héron !
   J’ouvrirais pour si peu le bec ! aux Dieux ne plaise !
   Il l’ouvrit pour bien moins : tout alla de façon
              Qu’il ne vit plus aucun Poisson.
   La faim le prit ; il fut tout heureux et tout aise
              De rencontrer un Limaçon.
              Ne soyons pas si difficiles :
   Les plus accommodants, ce sont les plus habiles :
   On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
            Gardez-vous de rien dédaigner ;
   Surtout quand vous avez à peu près votre compte.
   Bien des gens y sont pris ; ce n’est pas aux Hérons
   Que je parle ; écoutez, humains, un autre conte ;
   Vous verrez que chez vous j’ai puisé ces leçons.


Lire la prochaine leçon, dans la fable La fille...