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jeudi 2 novembre 2017

♓@ℓł◎ẘℯ℮η

Photographies © Sonia Marques

Ma découverte de Fétide ❥

lundi 23 juin 2014

м@яḉH℮я ℓα ḟêтℯ

Ici le solstice d'été, la nuit la plus longue, les rencontres... Le parler des pas perdus...

Un beau coffre, si jeune et un banjo (Photographie © Sonia Marques)

M A R C H E R
Le parler des pas perdus...

Marcher, c'est manquer de lieu. C’est le procès indéfini d’être absent et en quête d’un propre. L’errance que multiplie et rassemble la ville en fait une immense expérience sociale de la privation de lieu – une expérience, il est vrai, effritée en déportations innombrables et infimes (déplacements et marches), compensée par les relations et les croisements de ces exodes qui font entrelacs, créant un tissu urbain, et placée sous le signe de ce qui devrait être, enfin, le lieu, mais n’est qu’un nom, la Ville.
(Michel de Certeau, L’invention du quotidien -1980)

Les transgressifs, Fumer tue (Photographie © Sonia Marques)

Trois fonctionnements distincts des relations entre pratiques spatiales et pratiques signifiantes :

le croyable – ce qui « autorise » (ou rend possibles ou croyables) les appropriations spatiales ; les noms propres rendent habitable ou croyable le lieu qu’ils vêtent d’un mot , ils sont des « autorités locales », des « superstitions »
le mémorable – ce qui s’y répète (ou s’y rappelle) d’une mémoire silencieuse et repliée ; les noms propres rappellent ou évoquent les fantômes qui bougent encore, tapis dans les gestes et les corps en marche ; « le mémorable est ce qui peut être rêvé du lieu » ; il n’y a de lieu que hantée par des esprits multiples
le primitif ce qui s’y trouve structuré et ne cesse d’être signé par une origine en-fantine (infans) ; les noms propres créent dans le lieu même cette érosion ou non-lieu qu’y creuse la loi de l’autre.

(Michel de Certeau)

Du flamenco et de la rumba, transgressifs aussi dans un conseil régional so chic (Photographie © Sonia Marques)

Zizi Coincoin (Photographie © Sonia Marques)

Sous les arbres, plus de programme, sombres les lumières de l'Afrique chaude (Photographie © Sonia Marques)
Combien de fêtes de la musique, combien de marches, combien de bruits, combien de rencontres avec différentes cultures ou bien retrouvailles
Combien d'amours et de premières fois, combien de déambulations, sans programmes, des surprises, des danses, des rythmes, du recueillement
Combien d'esprits, d'amnésies, d'hippocampes, de punks, d'histoires racontées, de chuchotements, de prières, de marches à deux, à cinq, à vingt
Combien de villes, de campagnes, de chambres, d'hôtels, de caravanes, de sols foulés, de cadavres exquis, d'esprits rencontrés et aimés

À mes côtés, ils se souviennent, je me souviens à tes côtés. Combien mais seulement toi.

Les anges de l'histoire, les voûtes célestes ont des oreilles (Photographie © Sonia Marques)

Ton inspiration, ta compagnie.

Surprises tapissées (Photographie © Sonia Marques)

Ces fêtes déambulatoires ne sont-elles pas celles des guides, des accompagnants, de celles et ceux avec qui on aime passer toute la nuit, écouter en leur compagnie, regarder les étoiles... au diable les machines à exclusion, les cabales ! Tant de fourmis et de fourmilières...
Dédicace au Tapir des liaisons dangereuses, l'électropunk des années 1981