bmk

blog m kiwaïda

Tag - design

Fil des billets

jeudi 30 juillet 2020

ℵṲÐℰ

Et tout est plus clair... La nuit...

Photographies © Sonia Marques

dimanche 12 juillet 2020

ℒε ღ☺ηт ƒυʝї



Umezawa Manor in Sagami Province
(Sôshû Umezawa zai)
de la série des Trente-six vues du mont Fuji (Fugaku sanjûrokkei) de l'artiste Katsushika Hokusai



Question de cadrage...



Le Mon Fuji
Photographies © Sonia Marques








Question de cadrage...
*
Poterie d'argile émaillée bleue de Creuse et pattes d'ours au citron sur service à café design Tokyo de porcelaine...
J'aime beaucoup la couleur de l’argile rouge matte et poreuse, et le bleu brillant qui la recouvre, en dégradé, comme un nappage avec des coulures visibles. À la cuisson, la présence d oxyde de fer donne des bleus de fer en oxydations par l'émaillage...


jeudi 21 mai 2020

ℳÅ$Ḱ ḲЇ₩ÅÏÐ∀ Ḏϴℳiℕϴ

Création des masques © Sonia Marques

Et bien, il fallait bien que Kiwaïda se penche sur la création de masques homologués et qui laissent passer la respiration, lavables plein de fois, aux normes ! Pour la partie technique, pour la création artistique et le design, ils proviennent de mes recherches antérieures, de Domino, des mes tissages et satinages. J'ai donc créé 4 masques différents, nommés donc les DOMINOS.

Photographie © Sonia Marques

La ville de Limoges a déposé des masques dans chaque boîte aux lettre... En principe... 10 jours après le dé-confinement, de mon côté, je n'ai pas reçu de masque de la ville de Limoges, destiné à tous les habitants. Fortuitement, j'ai pu en récolter un, mon ami, lui, l'a bien reçu, avec un descriptif de la ville. Il me l'a donc donné. Je le trouve pas trop mal, celui de la ville, car son tissu est justement bien épais, et sa couleur, un bleu ciel très doux est aussi intéressante, la finition, est, certes, pas très fine, mais peut-être est-il solide ? Dommage, je n'aurai pas le mien, avec la notice de la ville. Je n'ai encore vu personne avec ce masque, dans la ville. Le pliage est intéressant, il a d'ailleurs quelque chose de très féminin... C'est un pliage très simple et reproduisible. Bienheureusement, je suis une créatrice, la ville n'a pas pensé faire appel à mes services, mais les connait-elle ?

Photographie © Sonia Marques

dimanche 6 août 2017

℉ÅИ∃✝✞

Fanette revient chez elle recevoir des noisettes d'amour (Photographie © Sonia Marques)

J'ai vécu sur ces assises, les chaises Fanett du designer et architecte finlandais Ilmari Tapiovaara, icône du design scandinave, de 1950, structure en hêtre, piètement et dossier à barreaux laqués noir, édité par Edsbyverken en Suède, modèle original aux 7 barreaux. Ma mère avait meublé son appartement aux designs nordiques, bien avant la mode en France, dans les années 70. Cela doit marquer une enfant, se balancer sur ces chaises bien dessinées, la ligne, je le vois, en les regardant, est toujours élégante. Je me souviens du bruit qui craque si je me balançais dessus, ce qui a donné une entaille à un barreau, scotché par mon père. Les noms de mes parents ont toujours sonné comme des noms exotiques, du Nord au Sud, comme un nom scandinave ou suédois, comme Alvar Alto, aux lignes bien pensées et aussi comme un pays d'Amérique du Sud, très chaud et malicieux, de couleurs douces, suaves et vives. Ce petit écureuil curieux remercie ces noisettes.

Le designer moderniste, Ilmari Tapiovaara est né en 1914 à Hämeenlinna en Finlande. Il étudie le design d’intérieur et le design industriel à l’Institute of Industrial Arts d’Helsinki où il obtient son diplôme en 1937. De 1935 à 1936, alors qu’il est toujours étudiant, il travaille pour Alvar Aalto dans les bureaux d’Artek à Londres. Après avoir fini ses études, Tapiovaara travaille pendant 6 mois à Paris, comme assistant, dans les bureaux de l’architecte moderniste, Le Corbusier. L’année suivante, il devient le directeur artistique d’Asko Oy, le plus grand fabricant de mobilier de l’époque en Finlande, où il reste trois ans. De 1941 à 1951, il est le directeur artistique et commercial de l’usine ébénisterie à Keravan Puuteollisuus. A l’époque, lui et sa femme Annick, commencent à réaliser des projets de design d’intérieur pour des clients, comme la Domus Academy (1946-47) et le Tech Student Village (1951). Vers 1950, le couple ouvre un bureau à Helsinki, où il se focalise sur le design et le mobilier industriel, souvent commandé par de nombreuses sociétés. Alors que Tapiovaara est surtout connu comme designer d’intérieur et de mobilier, il conçoit aussi des luminaires, verres, textiles (souvent en collaboration avec sa femme), couverts, composants de radios et stéréos jusqu’au milieu des années 1970. Tapiovaara est un grand admirateur du designer et architecte finlandais Alvar Aalto, de par son travail incontestablement fonctionnel. Il a aussi un grand sens des responsabilités sociales, confronté à l’après-guerre en Finlande, Tapiovaara entreprend une approche démocratique du design. Il est convaincu, que tout le monde devrait pouvoir accéder à du mobilier bien conçu à des prix abordables. Par exemple, la chaise Domus(1946) empilable en contreplaqué de bouleau , a été dessinée de sorte à ce qu’elle puisse tenir dans une petite caisse pour faciliter l’exportation aux Etats-Unis. Cette chaise conçue à l’origine pour la Domus Academy est sans doute la plus célèbre pièce de Tapiovaara. Il conçoit également de multiples pièces « destructibles », pouvant être démontées afin de réduire les frais d’expédition. A la fin des années 1950, il voyage au Paraguay afin de concevoir du mobilier pour le compte du programme de développement des Nations Unies, il participe à un projet similaire à Maurice durant le milieu des années 1970. Tapiovaara a aussi enseigné, de 1952 à 1953 il est embauché comme professeur à l’école de design, Illinois Institute of Technology.  Pendant les années 1950, Il enseigne le design d’intérieur et industriel à l’Institute of Industrial Art, puis continu d’enseigner pendant les années 1970 jusqu’au milieu des années 1980. Tapiovaara expose intensivement et gagne plusieurs récompenses, incluant des médailles d’or pour ses chaises à la Triennale de Milan en 1951, 1954, 1957, et 1960; à la Good Design à Chicago en 1950, et à la Finnish State Design en 1971, il reçoit un prix de la Finnish Culture Foundation en 1986 et le Furniture Prize de la SIO Interior Architects’ Association de Finlande en 1990. Ilmari Tapiovaara décède en 1999. En 2014, à l’occasion du centenaire de sa naissance, le Designmuseo d’Helsinki présente une rétrospective de son travail, incluant du mobilier et des croquis.