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blog m kiwaïda

02/08/2021

ℛ☮s∃

Marie-Rose Lortet, Les 627 têtes du mur from Ville d'Angers on Vimeo.


Marie-Rose Lortet est une artiste plasticienne française, née le 22 juillet 1945 à Strasbourg. On peut voir quelques œuvres ici. Virtuosité, patience, ses réalisations sont douées de prodigieuses technicités. Elle a réalisé des tableaux textiles, tout est peinture, avec de la laine, du coton, de la soie, mais aussi de petites architectures, comme des cages ou costumes, tout en filaire, des structures transparentes en trois dimensions. Cette plasticienne strasbourgeoise tresse depuis plus de 40 ans à Vernon. En 1967, ses « ouvrages » sont remarqués par Jean Dubuffet qui lui achète quelques pièces. Architectures de fil, territoires de laine, masques de laine, théâtre de têtes, des objets-sculpture de coton, lin, sucre, résines, il est assez rare de voir ses créations exposées.






© Réalisations de Marie-Rose Lortet

Par kiwaïda at 14:06

27/07/2021

Ḻε ґê♥℮ ⅾ❝υᾔ ℯηƒαη☂

Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 02:11

19/07/2021

ℒℯṧ тεμ℘ṧ ṧ@ᾔṧ A⊥Tεηḓґ℮























Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 00:27

09/06/2021

฿€ℜḠ∃ℜϟ ÉℝÜÐЇ†$

Nous sommes apparus
comme les bergers érudits
à travers les sources et les champs
en transparence de la mémoire des lieux
installés dans les nuages mammatus
enterrés sous les herbes hautes
chaque pierre accueille l'affamé
et son goût divinatoire
chaque pas éloigne l'infâme
Nous sommes disparus
comme les gouttes de la pluie


Photographies & peintures © Sonia Marques


Par kiwaïda at 17:16

28/05/2021

Aηηiε







Par kiwaïda at 03:03

27/05/2021

ṧʊґṽḯ♥@ᾔ☂ℯ

Photographies © Sonia Marques


Elles arrivent, fulguropoing !

De quatre-vingt-onze façons d'aimer.

Par kiwaïda at 09:26

16/05/2021

$☮Ḻ∃IḺ ℙℒÜЇ€











Illustrations © Sonia Marques

Par kiwaïda at 10:05

11/05/2021

℘ʊηḱ Aηᾔi√℮ґṧαiяε

Distanciel



Présentiel


. Le temps passe vite.


Mes échecs personnels ne me privent pas du bonheur de participer à la réussite d'autrui. Je ne me soucie pas d'être sans emploi, mais d'être digne d'un emploi. Un brin de sollicitude peut vaincre de bien des solitudes. C'est ce qui anime ma conception d'une architecture humaine, complexe, où les interrelations sensibles sont révélatrices, de notre dépendance à l'autre, à sa santé. La solidarité est un art à cultiver. Je suis artiste et professeure, je peux savoir et ignorer dans le même temps, mais avec mes connaissances et mes recherches, j'admire en l'autre, voir grandir le meilleur et l'accompagner, le valoriser. Seuls et sans réponses sur notre avenir devenu incertain plus qu'hier, l'année passée nous a rapprochée dans ces sentiments d'incertitude et de solitude. Les années passées, j'ai perçu que l'attente était un obstacle, car elle me faisait négliger mon présent. Le temps passe vite, je ne souhaite plus espérer le lendemain, mais agir chaque jour. Les occasions m'ont déjà été données, en partageant mes recherches, en étant présente, dans chacun des moments si fragiles, ce qui fortifie considérablement mes liens d'amitiés, familiaux et professionnels, même s'ils se réduisent, même s'ils disparaissent, restent mes souvenirs si intenses. Si être patiente m'a fait avancer quoiqu'il arrive, c'était pour mieux descendre du pont de l'orgueil pour toucher la limpidité du bonheur. Les années passent si vite, elles s'écoulent en retardant parfois les grains des festivités et des retrouvailles. La meurtrissure des maladies, de celles dont on ne connait l'alchimie et les conséquences, nous a ouvert sur une dimension futuriste avec beaucoup d'inconnus. Je ne souhaitais plus revivre ce qui m'avait meurtris, je ne me doutais pas que tant de peuples vivraient également des évènements qu'ils ne souhaitaient plus revivre, des confinements et des isolements imposés, des désolations d'amour et d'amitié ; ce que j'avais éprouvé d'un point de vue individuel, avec une isolation de mon milieu professionnel et mes activités intellectuelles, dont il m'importait qu'elles soient partagées, motrices et altruistes, se généralisait, dans le monde entier. Mais au plus profond de moi, ce sont les espoirs et les rêves qui me motivent et me guident, ils s’imposent en même temps que grandit à cet instant l’envie ardente de les réaliser. Je suis créatrice et l’art conduit à bien des mouvements de bonne santé, d’exceptionnels élans de vitalité et d’optimisme, et, dans notre pays, nous avons bien besoin, de ces forces vives d’esprits innovants et joyeux. S'il pointe un sentiment de confiance moi, c'est qu'il remet en perspective les difficultés à surmonter avec celles des années passées, inscrites dans notre histoire collective. Je peux les relativiser et me savoir capable de mieux y faire face dorénavant. Le temps passe vite, suis-je vaccinée ? Ai-je l'âge d'être vaccinée contre la lâcheté, la cruauté, la perversité ? Non, pas plus ni moins qu'une autre personne, aucun vaccin, sauf une bonne immunisation et un moral fort de bienfaits accomplis, d'esprit curieux et généreux, de rigueur dans la connaissance dans le sens où nous ne sommes ni seuls, ni puissants, mais parmi tant d'inconnus, qu'il nous faudrait devenir des chercheurs de nectar de joie. Lâcher les ballons des prises sur les points négatifs et laisser les ficelles se détacher des prévisions météorologiques. S'il fera très chaud ou s'il fera très froid, nous nous adapterons. Ainsi, comme tous, serons-nous différents de ce que nous connaissons de nous-mêmes. Si aujourd'hui je mesure un peu le temps parcouru, il n'est pas de mesures pour le parcourir de nouveau, et il n'existe aucun instrument de mesure pour assurer de beaux lendemains, ni métronome, ni système mondial de géo-positionnement par satellite. Alors, le temps passe vite mes amis, aimons-le comme il se présente ! Il défie nos représentations et nos images et parfois, recevons-nous l'honneur de ressentir en nos cœurs, qu'il nous apporte une sagesse intérieure, sonnant un coup de grâce, celui de la sérénité retrouvée.







Photographies © Sonia Marques

.Ciel.


Ces temps ont aboli les photographies en pied, et privilégié des images de caméras d'ordinateurs ou de téléphones ou de tablettes, sorties des visioconférences avec des portraits très petits de têtes. Nous sommes devenus de petites têtes déformées dans de petits carrés, des vignettes, des timbres-poste, de petites fenêtres à travers lesquelles faire un signe, devient un signe de présence. Les petits timbres-poste de nos proches si loin, avec leur timbre de voix, lorsque leurs présences physiques et leurs images avaient longtemps disparu par les confinements successifs, retiennent notre souffle, comme redécouvrir, la quintessence du manque, là où chacun de leur récit chantonne une musique affective, celle des charmes de la vie familiale, en société, tout s'illumine lorsque l'empathie renaît de ses cendres. - Comment vas-tu ? Une question éludée, si souvent, pourtant essentielle, bien plus que des gestes avec des barrières. Si bien, que le petit timbre renoue avec sa voix, à la tentative émue de faire sa place dans un dialogue inespéré et si estimable.
Présentiel et distanciel de nouveaux mots dont on ne sait pourquoi la présence première a supprimé le ciel et la distance a intégré le ciel, dans la langue française ? Si les distanciels se font sans couvre-chef le plus souvent, c'est à cause d'un couvre-feu... Bientôt les présidentielles, là aussi le ciel a disparu, oui le ciel prendra sa pause, son couvre-feu, laissant les couvre-chefs se chamailler, tirer la couverture à soi. Pourtant les présidentielles ont intégré les pronoms féminin au pluriel, toutes ces -elles-, pour élire des hommes. Est-ce que les ailes sont restées et le ciel a disparu ? Et si nous avions le pouvoir de couvrir et poser une couverture sur l'autre afin de le protéger, sans se voiler la face ni masquer son pouvoir ?

Jamais sont nues nos présidentielles, toujours masquées de bien de langues de bois. Pourquoi les programmes politiques dans mon pays ne convainquent plus ? Bien des voix sont exclues, ne se sentent représentées. Les artistes n'ont plus de voix. Les élections sont toujours des moments, où, les artistes doivent faire des choix, pour voter, contraires à leurs voix, puisque personne ne les représente ni ne les protège. Se sentir étrangers et pourtant si impliqués dans ses idées, ses créations, le partage de ses connaissances et demeurer exclus des orientations, des programmations mêmes des enseignements artistiques. Quelle étrange sensation de n'être ni reconnus, ni entendus, et pourtant nus, depuis toujours, exposés et copiés. Il y a quelques exceptions, mais je ne peux les comprendre. Elles ne nous représentent pas et pourtant figurent à la tête des orientations, elles ne créent pas de paysages où habiter et faire vivre les prochains artistes, elles tirent la couverture, mais ne se posent pas la question de nos points communs, seulement des divisions. Ce sont des maillons de pouvoir mais pas des maillons de forces communes et de valeurs culturelles. Il y a tant à faire, ce pays manque tellement de valeurs communes qui puissent nous rassembler. La paix me semble la plus importante.

Le temps passe vite et avec nous, les artistes, le temps s'allonge pour pouvoir guérir les dissensions.

Nous sommes retranchés depuis si longtemps, sans jamais avoir abandonné de lutter et montrer nos savoir-faire, il est indéniable, je vois l'amenuisement, de tous les artistes que j'ai connus. La création n'est plus essentielle, mais elle se joue ailleurs, c'est un début, dans tous ces liens que nous parvenons à créer et qui ne sont ni spectaculaires ni spéculateurs. C'est infiniment plus modeste, mais paradoxalement, bien plus grand.

Par kiwaïda at 15:09

05/05/2021

☾н@ηḉℯ & ℌαṧαґ∂










Photographies © Sonia Marques, dont celle prise par Étienne Cliquet (Conférence "Magic Ring", Musée du jeu de Paume à Paris, avril 2012) et paysage de Suisse lors de la conférence sur l'enseignement par Sonia Marques à Genève, mai 2012... Et 2021 (inversion de chiffre 2012-2021, effet nœud de Moebius, miroir du temps)



.L'imprévisible heureux.



La pensée concoure à des évènements remarquables. Mes déterminismes interfèrent aux évènements du monde, sans que je n'y prête attention, pourtant même lorsque ceux-ci sont lointains, ils ont une conséquence dans mon quotidien. Lorsqu'ils se rapprochent, les interférences sont telles, que la rencontre apparait, comme fortuite, au premier abord, mais très vite, cette contingence qui touche (émotionnellement), s'évapore et s'éloigne. Les conséquences de ces rencontres, des fruits du hasard, inscrivent l'imprévisibilité dans des cas bien plus subtils que je ne pouvais l'imaginer. La variabilité des facteurs en jeu mettent en scène un système complexe, dont les changements sont irréversibles. À moins que le retour à postériori, ma façon de penser la plus digne d'expérience, me permette de redimensionner les facteurs et les occurrences, leurs positions, leurs vitesses et de revoir ma copie : l'irréversibilité disparaît. L'assouplissement des croyances et manières de percevoir le monde à un instant "T", est revisité, par exemple, 9 années plus tard, détaché d'un évènement apparu et interférant, soudainement, rencontré donc 9 années plus tôt. La combinaison analysée, sans affectation, éloigne la dimension psychologique (joie, étonnement, indignation, désespoir, résignation, séparation…) et s'agrémente de nouvelles conceptions. Celles-ci, ont le pouvoir de changer la donne, du passé, par le souvenir et la conscientisation des effets et croisements. Les états instables provoqués par des évènements surgissants, balayent tout déterminisme, pourtant, dans ma pensée, celle-ci peut s'orienter de façon constante et sensiblement déterminée, malgré les contingences, et garder quelque chose de certain, parmi les incertitudes creusées par des évènements lointains ou se rapprochant, voire, chahutant ; et acquérir, par l'expérience, plus de paramètres, et donc, (elle peut ainsi) se retrouver affinée par les détails de l'imprévisible, dans ce qui se projetait, avant, dans de parfaites prévisibilités.

Le facteur de chance se retrouve ainsi bien diminué, devant les possibilités projetées, si sont quantifiées les probabilités de réussites.

Il en est que la question philosophique à laquelle un de mes dessins (des incognitos) tentait d'en évoquer le signe (la cité de la chance / la cité de dés / la cité 3D en 2D) représentait plusieurs dès de jeu, dont les ronds blancs étaient tombés à terre, devenus alors des points noirs, de sorte que l'on ne voyait que des dès noirs collés, et ceux-ci formaient une cité d'immeubles noirs (à l'encre de Chine). Les dés n'avaient donc plus aucune chance de jouer leur partie de hasard, pourtant, cette cité d'immeubles noirs, dont le sol était jonché de points noirs, comme des fleurs ou de petits trous noirs, ainsi dépourvue de nombres, devenait la plus chanceuse. Une façon d'abolir le hasard, par des coups de dés. Une façon de déterminer que tous les habitants de ces immeubles noirs avaient désormais toutes leurs chances de gagner leur vie.

Si je jette des ponts aujourd'hui sur des situations passées, c'est à travers mes conférences (2012-2021) que ma pensée déterminée alors, trouve quelques points (noirs) de variabilité, provoqués par les contingences, avec de forts degrés de changements et d'évènements (blancs), et pourtant, je la retrouve intacte, par bien des points (effet d'optique). La fiabilité de penser serait alors un repère, qui peut même orienter l'individu et également le structurer, avec de subtiles variations. C'est un peu comme traverser une guerre, ou des formes de guerres inédites, donc impossible à décrire, non dites, et être armé d'une manière de percevoir le monde qui demeure l'habitation la plus fidèle à ce que l'enfant soumettait déjà au monde à son arrivée : des réponses.

Ce sont les questions qui sont arrivées.
Les situations exposées "lui" arrivent toutes.

C'est un bonheur inachevé de paramétrer des possibilités et de savoir que celles-ci seraient affectées par l'imprévisible, car elles défient l'intelligence et imposent l'aléatoire. La confrontation aux phénomènes, à ce que je peux observer, ébranle tout rendez-vous calculé, et permet une marge de liberté fort agréable, et parfois désagréable. Les conséquences peuvent être dramatiques et fermer bien des dimensions, des avenirs, mais, si elles sont envisagées sous un prisme de variables du "pire", l'apparition, sous un certain angle, devient plus prévisible et ainsi, les portes s'ouvrent, celle de l'imprévisible heureux.

D'ailleurs, deux sessions de travail, dans mon enseignement, avec des étudiants, dans un paysage de zone humide, un marais, dans le département du Cher, peu profond et d'une végétation aquatique typique se nommaient "Disparitions", puis "Apparitions", dans la saison hivernale, en tenant compte des évènements surgissants que l'on ne pouvait ni exclure, ni ignorer, moments d'explorations de ses capacités à faire face et à engager sa voix singulière, en dépit des contingences. Les à priori écologiques nous sont vite apparus, à postériori, des sources phénoménologiques idéales pour des sujets à explorer comme le mimétisme et la coloration.

Il y a des chances d'apparition. Je m'oppose à toute science qui impose le déterminisme comme conquête, sachant que la pensée de l'individu évolue par son expérience, et ne peut être stable ou ignorer tous les facteurs de sa psychologie et des natures de l’environnement et de leurs phénomènes. Il va donc de sa capacité (de l'individu) à s'offrir en toute transparence à lui-même, pour explorer de plus fines probabilités de conquêtes. Connaître ses propres limites devient alors une phase obligatoire au dépassement, sans risquer la déchirure avec ses propres capacités.

Accompagner toute personne dans son épanouissement personnel, artistique, intellectuel, sportif… et développer ses dons, revient aussi à bien connaître les limites de ses capacités à engager l'autre dans une voix plus ambitieuse.

Le refus d'imaginer une once de liberté, serait peut-être vivre un mode "par défaut", bien plus confortable, afin de ne pas prendre de risque et demeurer au plus près de ce que l'on pense devoir aux attentes de l'autre, de la vie. C'est pourtant faire fausse route que de s'engoncer dans les pas formatés pour un temps "T" donné. Rester figé dans un temps dépassé, c'est mettre en danger sa pensée et la concevoir stable, en ignorant toutes les occurrences. L'exclusion du temps peut permettre de s'extraire de situations trop difficiles ou de la peur de l'échec, mais elle coupe la pensée de son interaction avec le chaos du monde et de son évolution, sa capacité à acquérir de l'expérience.

Par rencontre, j'ai pu imaginer ce que le mode "par défaut" imposé par le milieu informatisé, pouvait exclure et ignorer. Cette limitation de la pensée, pouvait, un temps donné, rendre plus confortable l'instabilité des milieux (matériaux-médiums-formes de vies sociales) et maintenir un socle, un support pour conserver une structure pensée par un groupe à une époque révolue. Mais elle réduisait au fur et à mesure la conscientisation et excluait toute sensualité et présence au monde et à ses contingences.

Afin de ne pas confondre les termes, il existe en neuroscience, un réseau nommé : du mode par défaut (MPD) Il désigne un réseau constitué des régions cérébrales actives lorsqu'un individu n'est pas focalisé sur le monde extérieur, et lorsque le cerveau est au repos, mais actif. Je le compare à ces moments où ma pensée vagabonde, mais elle s'apparente souvent à ma façon d'écrire et actionne l'hyper-latence (beau paradoxe) Ma pensée se déconcentre facilement, elle semble partir dans tous les sens, comme une dispersion, mais elle est tout à fait normale, chez tous (en particulier lors de l'endormissement) quand on n'a pas besoin de penser à quelque chose de particulier. À ne pas confondre avec ce mode par défaut, qu'utilisent beaucoup de conceptions informatiques et techniques, pour bâtir un réseau, et là je m'abstiendrai d'énoncer ce qu'est le mode sans échec, car, il est aussi très intéressant par rapport à la peur de l'échec... Belle traduction, pour les informaticiens, au contrôle des émotions. Ayant souvent utilisé ce mode, en informatique, c'est assez réussi.

Pourtant, si je reste du côté des neurosciences, le mode par défaut est un peu ce moment où il se passe plein de choses au niveau cognitif, une sorte de boucle mentale qui réassemble en permanence les pensées, de façon inconsciente. Il émane de cette dispersion, lorsque la pensée vagabonde (le cerveau serait alors au repos), cette faculté de l'idée ou de l'Euréka. Ainsi pensai-je, de la trouvaille, mais parfois bien plus, de façon fulgurante : j'ai trouvé.

Il me semble que de cette manière, ce que je nomme poétiquement l'imprévisible heureux, est plutôt de l'ordre de l'émerveillement aux choses, de mon point de vue, d'être tournée vers ce qu'il se passe, ailleurs ou chez l'autre, devant moi ou vraiment plus loin. Cet aspect vif, de la curiosité, serait, peut-être, charmé par l'aspect cognitif de ce moment semblant reposé, sans aucune activité (ce mode par défaut en neuroscience) et pourtant connecté à ce qui diffère = la différence. Tant de bifurcations mèneraient ainsi à la découverte, en passant par l'émerveillement.

Bref :

C'est un bonheur inachevé de paramétrer des possibilités et de savoir que celles-ci seraient affectées par l'imprévisible, car elles défient l'intelligence et imposent l'aléatoire. La confrontation aux phénomènes, à ce que je peux observer, ébranle tout rendez-vous calculé, et permet une marge de liberté fort agréable, et parfois désagréable. Les conséquences peuvent être dramatiques et fermer bien des dimensions, des avenirs, mais, si elles sont envisagées sous un prisme de variables du "pire", l'apparition, sous un certain angle, devient plus prévisible et ainsi, les portes s'ouvrent, celle de l'imprévisible heureux.

Par kiwaïda at 00:47

30/04/2021

J☺ʟḯ м☺ḯṧ ḓ℮ м@ї

Photographie © Sonia Marques

Par kiwaïda at 23:51

28/04/2021

н@ßT⊥℮ґ

Des mangas à poils, astronautes, envoyés sur la Lune...

Illustration avec des détails et des nuances... confinement chez les princesses...

Les amoureux indépendants...

Une poupée, un autre manga méditatif...

D'une illustratrice que j'aime bien <3

Des petits tournés vers l'avenir, la mère devant...

Un paysage pour tous...

Des ailes pour marcher...

C'est un peu un Cafou-fou...

D'un graphiste que j'adore <3 et son roi d'Éthiopie, empereur des Abyssins...

Autre illustration aux bonnes ondes...

Photographies © Sonia Marques

(graphismes > The jazzist & Kiwa et des japonais talentueux, et talentueuses... Modèles > Sato, Cafou, Négus, la poupée, le prince... Le palais)

(;⌣̀_⌣́)
(-_-) zzZ


(^◕ᴥ◕^)

ต(=ω=)ต  (・Θ・)

♬♫♪◖(● o ●)◗♪♫♬

٩(ˊ〇ˋ*)


Par kiwaïda at 22:32

26/04/2021

ᗩᕰT〇ᖇᕮTᖇᗩT〇



Super Lune Rose (mardi 27 avril 2021 - 3h31)
Peinture © Sonia Marques

Par kiwaïda at 22:41

23/04/2021

ẘḯℓℓiαм мøґґї﹩








William Morris, (1834-1896) fut un artiste anglais, fabricant, designer textile, imprimeur, écrivain, poète, conférencier, peintre, dessinateur et architecte britannique, célèbre à la fois pour ses œuvres littéraires, son engagement politique libertaire, son travail d'édition et ses créations dans le domaine des arts décoratifs, en tant que membre de la Confrérie préraphaélite, qui comptent parmi les sources du mouvement Arts & Crafts qui eut, dans ce domaine, l'une des influences les plus importantes en Grande-Bretagne au XXe siècle.

Par kiwaïda at 01:04

18/04/2021

℘α℘ḯℯя ḟʟ℮ʊґї







Photographies, graphismes © Sonia Marques

Visioconférences


Par kiwaïda at 02:06

01/04/2021

ẘε αяℯ ♭εα﹩☂

Alice et le masque rapetissant

Alice et la vie appétissante

Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 00:33

22/03/2021

Why ?






















Pourquoi ?
Être artiste aujourd'hui
Ne pas se reconnaître dans aucun artiste représentant un parti politique ou un syndicat (c'est pareil)
Un besoin de couleur, il n'y en a plus
Voir la couleur, la contempler
Croiser des personnes qui tentent de voir ce que l'on voit
C'est cela être artiste
Voir ce que d'autres ne voient pas, plus
Mais est-ce toujours voir ?
Percevoir aussi, ressentir et exprimer ce que l'on ressent
Sentir, les odeurs d'un paysage participent du chemin
Impossible à voir sur un écran
La promenade, riche de sens
Alors n'importe qui peut être cet artiste
Un, une artiste, c'est n'importe qui, plutôt que n'importe quoi
Parler, se balader, la marche libère les esprits, les muscles, la respiration
La rencontre des personnes ou des animaux, rares, mais partout si on regarde bien
Les insectes partout, ces cris d'oiseaux qui correspondent : nous sommes chez eux
Ils nous regardent d'en haut, nous devenons de petits animaux qui marchent et parcourent les sentiers
Être artiste aujourd'hui et comprendre que beaucoup sont prisonniers
La santé mentale en difficulté
Toujours à se soumettre à son parti, ses petits diktats inventés en dehors des lois
ses petites hiérarchies et ses revendications, pelletons par pelletons
Les pauvres toujours, le social, les bons arguments, de vente
Les pauvres et les slogans par-dessus, le mal de vivre, la solitude, l'abandon, le manque de soutien, l'incompréhension,
Alors, alors, marcher,
Aussi souvent dans le froid et dans le soleil, la pluie, tout est accessible
Qu'est-ce que c'est que cette idée de la culture payante ?
Avoir son badge partout, son échelon spécial, son exposition, sa médaille et perdre de vue, tout ce qui faisait l'artiste
Un artiste n'a pas de liens avec ce qui se vend, car ils et elles partent à la recherche de ce qui existe,
tout simplement, ce qui existe, pour le révéler

Pourquoi cela ne se vend pas ?
Car on ne peut vendre la couleur d'un ciel gris changeant, ni l'amertume des lieux mouillés,
ni l'angoisse des sentiers pas battus, ni le bonheur des retrouvailles ni le rideau noir de la nuit sur des peaux rouges confites,
ni ce sourire au gré d'un dialogue à bâton rompus qui perce les secrets à jour et illumine les naïfs visages
pour mieux les encourager à se tanner, le cuir, le temps, les buissons qui rampent, pourquoi ils rampent ?
Le temps brûle les calories, la vitesse les emporte dans l'eau des canards,
Ces perles liquides qui glissent le long de ces plumages
Comme ces temps qui changent et ces modes qui glissent le long des artistes
Tout se brouille comme les œufs au virus
Le lendemain un autre virus
Les modes trépassent
Rien ne passe plus
Il ne se passe plus rien
La machine est bloquée
À jamais
Les artistes passent leur chemin
Ils regardent le temps changer
Demain cela ne sert à rien
Après-demain non plus
Ne plus se fier aux temps des humains
Rien ne les vaccine plus
Des petites feuilles au gré du temps
Comme ces petites natures
De temps en temps
Va-et-vient
Incertains
Authentiques

Il ne se passe plus rien

Sauf ce que l'on invente

S'apercevoir qu'il n'y a que des petites natures

Et pas une seule nature à quelque chose

Brindilles accrochées au rien au vent à la chute
Perchoirs et maisonnées

Immeubles cramponnés aux collines
Pylônes dépassés téléphones périmés

Moutons cahutes souterrains sous autoroute

Hélicoptère urgence vagues de voitures et débris de cris

Héler au fin fond des confins

Sans voir venir l'avenir

Dormir au moindre retour en arrière

Jouir à la moindre étincelle de vie

Par kiwaïda at 21:57

ᔕᖘᖇᓮᘉG























Photographs © Sonia Marques

Spring came so fast and yet it’s cold. Our scarves envelop us like infants. Daffodils laugh to see us so chilly. Yet, it’s spring !








© Sonia Marques

Par kiwaïda at 10:41

10/03/2021

ηḯη


© Rina Banerjee (2012 Acrylic, ink, gold, water color paper 56 x 38.1cm)

A life that is never tasted when girls at home are arrested. Gold ties, tighten,
play her a fool time, time and time again and so it can be imagined chocolate
drips from tomato clouds will finally loosen and I will stick, sticky in love
with freedom as this simple spring will widen and her heavy shouldered
arms will lighten.

 

Rina Banerjee est née à Calcutta, Inde en 1963. Elle vit et travaille à New York.
Rina aurait pu être Alisha, ou Alisha d'Argenteuil pouvait devenir Rina plus tard.
Non pas de ces peintres, figures impressionnistes, des hommes qui ont jalonné l'histoire de l'art d'ici, de beaux tableaux, de ponts de la Seine à Argenteuil, sans oublier les coquelicots. J'ai enseigné dans le Val-d'Oise, j'ai enseigné la peinture, les diaporamas, la photographie, les installations d'objets de couleurs, les écritures filmiques, les petits rouleaux de dessins, les histoires à dérouler, j'avais des idées, des idéaux, c'était simple et joyeux, mais sans aucune naïveté sur le contexte et le tissu social, tel qu'il a évolué depuis les années 70, très vite, trop vite. J'ai emmené des jeunes, des garçons et des filles de 6 à 12 ans dans les Musées à Paris. Nous n'étions déjà plus dans ces décors d’impressionnistes, et pourtant, le nombre des revues d'art dans l'atelier où je dispensais mes cours chaque semaine, donnait un aperçu de cette histoire, mêlée à celle que nous vivions, bien plus urbanisée. Les petits bateaux, les peintres sous les ponts, n'existent plus. Il y a des personnes qui dorment sous ces ponts, et des autoroutes qui sont passées dessus, la A15 par exemple, il y a eu une fille, une adolescente, d'origine pakistanaise, qui a été tuée par deux camarades jaloux de ses bons résultats à l'école, et déjà criminels, peut-être racistes, en tous cas condamnés. Rina Banerjee n'a absolument rien à voir avec ce qu'il vient de se passer en France, par une journée ensoleillée que l'on dédie aux droits des femmes. Rien, si loin, et pleine de son expérience artistique indienne et américaine. C'est seulement mes souvenirs et mes efforts pour penser un dessin réalisé par une indienne, car ce prénom de paix, Alisha, et la tristesse poignard de l'information rapide a fait surgir un tas de souvenirs, en passant par les peintres d'Argenteuil. Je pensais à ses dessins lumineux, aussi car elle s'est déplacée, a voyagé, par l'art, je voyais ses sculptures comme des bouquets de fleurs éclectiques. Qu'est-ce que je pouvais donner comme pensée à une si jeune enfant tuée sous un pont d'Argenteuil, sans la connaître ? L'imagerie d'une œuvre d'une artiste, que je ne connais pas personnellement, mais qui me donne de l'espoir, là où l'on ne voit plus qu'une tâche de sang rouge se diluer dans la Seine et même plus avec l'odeur de l'eau sous les ponts, mais de l'écran, tout est télévisuel, tout. La dilution, c'est déjà noyer le chagrin, sans réussir à maquiller le meurtre. Si jeunes et déjà certains d'être maîtres du monde, et pourtant déjà à mettre un terme à leur évolution. Trois c'est déjà beaucoup, c'est le signal que tout l'environnement n'a pas bien engagé sa vie. Une personne c'est déjà signaler que toute la communauté des êtres humains devraient se tenir autours de la perte et redéfinir les règles de leurs comportements, de leurs sociétés, de leurs écoles.
 Je fus cette enseignante et j'ai accompagné des adolescents français, d'origines si différentes, promis à un avenir meilleur, quand on leurs apprend à dessiner, à visualiser et jouer avec des couleurs qui se mélangent, à partager des formes d'art très différents et s'asseoir à côté de continents en lutte ou ennemies. C'est pour les idéaux, cela aide, mais la réalité est toute autre, il n'y a pas d'avenir meilleur, car le présent engloutie les meilleurs, la Seine les reçoit, noyés. Professeure, j'ai connu ces procédures de harcèlement, que tous les enfants connaissent en classes et adolescent avec leurs outils et des réseaux sociaux à la classe à la rue. Car ce sont des procédures. Elles naissent à l'école. Leurs fondements sont les mêmes, la haine de l'autre, de ce qui semble différent, la cristallisation d'une image, plaquée sur l'autre, que l'on se met à détester, et en groupe c'est tellement plus lâche et plus violent. J'ai mal à mes écoles, à mes enseignements, à mes quartiers, à mes départements d'île-de-France, mes banlieues lointaines, mes provinces et régions, j'ai mal, car cela va mal. Ce sont des enfants, ce sont des adultes, ce sont des parents, tous, et nous tous, sommes touchés par ces maux qui rongent les écoles, dans ces enceintes ou plus rien ne protège les plus vulnérables, à tous les niveaux, de toutes les couches sociales, toutes les fonctions. Et les meilleures sont écartés, exclus, tués. Que restera-t-il de toutes celles et ceux qui restent, et veulent le pouvoir sur l'autre à tous prix.
Une Seine, une scène et plus de ponts.


Comment peut-on enseigner après tous ces harcèlements et ces tueries de groupes, ces suicides et ces lapidations, ces égorgements et ces immolations, la monstruosité n'a pas d'âge, pas de limite, pas de statut. Le mal se cache sous nos bienfondés, parfois des camarades, des personnes censées nous protéger, des voisins-voisines, des copains-copines, des collègues, des amoureux, des figures d'autorité ou des crapoteux, des meutes, des smileys et des icônes et des formules lapidaires, en quelques lignes, quelques mots, très mal écrits, mais répétés, chaque jour, jusqu'au dernier jour. L'opprobre, le lynchages, l'ostracisme...
Plus de ponts.

On a tué la solidarité sur les fondements de nos civilisations. On ne pense qu'à mettre des cases aux pires moments, récupérer la fragilité et la mort pour son parti, sa caste, son genre. Pourtant ici, point de féministes à rallier, ni de politiques, ni de races à défendre, ni de consentement à trouver et de limite d'âge encore à départager. Toujours la division, le petit haché menu, comme si la mort d'une enfant attend toujours qu'on la divise en petits morceaux afin de grossir les rangs d'une association, une élection, des "likes" d'un réseau social pour la petite phrase associée la plus choc et tape à l’œil. Le pire est d'avoir installé des compteurs avec des couleurs, pour compter le nombre de féminicides ou de tuées. Un petit nombre affiché et pis s'en va, et des centaines de "like" en dessous. Quel effroyable spectacle de mépris. Quand bien même un ou une proche disparaît que l'on s'empresse de l'ajouter à son petit compteur, sans plus même s'apercevoir, que ce chiffre ajouté, est en fait un ami, une amie, qui ne sera même plus là pour apposer son petit "like" sur ce même compteur fièrement arboré. C'est comme fanatiser la mort de l'annoncer par compteur, pour les plus vulnérables, c'est un appel à mourir plus vite. Et cette méthode Coué, qui fonctionne bien sur l'autosuggestion et l'autohypnose, est l'invention publicitaire la plus médiocre, mais elle représente bien le séisme. Penser non, plus possible, tuer oui.
Quand tout est divisé, que reste-t-il à sauver ? Quel petit morceau va aider un autre petit morceau ? Et c'est aussi cela, l'amour, des rencontres de bouts de vies. Il existe des petits recollements. Comme ce fabuleux procédé japonais, Le Kintsugi, qui se traduit par « jointure en or ». Un art ancestral qui consiste à réparer des objets en céramique ou porcelaine en recollant les fissures à l'aide de laque (ou de résine) et en les saupoudrant de poudre d'or. Beau, non ? Je le fais mais je n'ai pas d'or, pourtant tout ce que j'ai recollé est devenu très solide, et les cicatrices ne se voient même pas... sur ma théière bleue. Le thé est meilleur lorsqu'on est le seul, la seule à savoir que le filet d'eau tiède, passe à travers un bec verseur digne des sagesses secrètes, enseignées par l'expérience, les erreurs et les pots cassés.

L'enseignement du 'tu ne tueras point' n'existe pas, pourquoi ? Pourquoi des personnes qui encadrent ne savent même pas ce que c'est que le harcèlement ? On peut voir même de l'amusement au milieu des cadavres, avant, après, pendant. Le divertissement après un décès, cela ne gène plus personne, le deuil n'existe même plus. Ce sont les écoles de maintenant, "qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse", et l'ivresse de faire le mal. Mais saouls, où nous conduisez-vous ?

L'esprit ne s'endort pas sur ces ivresses, on ne sait rien de celles et ceux que l'on perd en chemin. Mais leurs esprits deviennent nos chemins.

La justice a été conçue par et pour les adultes et les adultes ayant les moyens et le savoir qu'elle existe quelque part, si jamais les adultes arrivent à connaître leurs droits, mais pas pour les enfants.

Mais des jours et des jours plus tard, les enfants deviennent des adultes et ce n'est que très vieillissant qu'ils approchent le droit, après avoir effectué tous les devoirs de leur vie.

Qui a la sagesse si jeune de dire non et le pouvoir de partir loin des guerres ? Pas un être humain.
C'est un destin que n'être pas au bon endroit, au bon moment, comme une bougie qui brille entourée de gens non éclairés, qui n'ont de volonté que de l'éteindre.

Par kiwaïda at 23:15

08/03/2021

ḠḺiϟϟe

Par kiwaïda at 01:02

07/03/2021

ṔℛѺϟ☮ÐЇℰ

Contre qui, ou bien, contre quoi, pour qui, comment, quand et pourquoi Pour retrouver le goût de vivre Le goût de l'eau, le goût du pain et celui du Perlimpinpin dans le square des Batignolles Et contre rien et contre personne, contre personne et contre rien, mais pour une rose entrouverte Pour l'accordéon qui soupire, et pour un souffle d'abandon et pour un jardin qui frissonne Et vivre, vivre passionnément, et de combattre seulement qu'avec les feux de la tendresse...

Pour qui, comment, quand et combien, contre qui, comment, et combien À en perdre le goût de vivre Le goût de l'eau, le goût du pain et celui du Perlimpinpin dans le square des Batignolles Mais pour rien, mais pour presque rien pour être avec vous et c'est bien Et pour une rose entr'ouverte Et pour une respiration, et pour un souffle d'abandon, et pour un jardin qui frissonne...

Rien avoir, mais passionnément, ne rien se dire éperdument, ne rien savoir avec ivresse Riche de la dépossession, n'avoir que sa vérité, posséder toutes les richesses Ne pas parler de poésie, ne pas parler de poésie, en écrasant les fleurs sauvages Et voir jouer la transparence au fond d'une cour au murs gris, où l'aube n'a jamais sa chance...

Contre qui, ou bien, contre quoi, pour qui, comment, quand et pourquoi Pour retrouver le goût de vivre Le goût de l'eau, le goût du pain et celui du Perlimpinpin dans le square des Batignolles Et contre rien et contre personne, contre personne et contre rien, mais pour une rose entrouverte Pour l'accordéon qui soupire, et pour un souffle d'abandon et pour un jardin qui frissonne Et vivre, vivre passionnément, et de combattre seulement qu'avec les feux de la tendresse...

Pour qui, combien, quand et pourquoi, contre qui, comment, contre quoi C'en est assez de vos violences D'où venez-vous, où allez-vous, qui êtes-vous, qui priez-vous Je vous prie de faire silence Pour qui, comment, quand et pourquoi, s'il faut absolument qu'on soit Contre quelqu'un ou quelque chose Je suis pour le soleil couchant, en haut des collines désertes Je suis pour les forêts profondes...

Pour qui, comment, quand et combien, contre qui, comment, et combien À en perdre le goût de vivre Le goût de l'eau, le goût du pain et celui du Perlimpinpin dans le square des Batignolles Mais pour rien, mais pour presque rien pour être avec vous et c'est bien Et pour une rose entr'ouverte Et pour une respiration, et pour un souffle d'abandon, et pour un jardin qui frissonne...

Pour qui, combien, quand et pourquoi, contre qui, comment, contre quoi C'en est assez de vos violences D'où venez-vous, où allez-vous, qui êtes-vous, qui priez-vous Je vous prie de faire silence Pour qui, comment, quand et pourquoi, s'il faut absolument qu'on soit Contre quelqu'un ou quelque chose Je suis pour le soleil couchant, en haut des collines désertes Je suis pour les forêts profondes...

Rien avoir, mais passionnément, ne rien se dire éperdument, ne rien savoir avec ivresse Riche de la dépossession, n'avoir que sa vérité, posséder toutes les richesses Ne pas parler de poésie, ne pas parler de poésie, en écrasant les fleurs sauvages Et voir jouer la transparence au fond d'une cour au murs gris, où l'aube n'a jamais sa chance...

Car un enfant qui pleure qu'il soit de n'importe où est un enfant qui pleure Car un enfant qui meurt au bout de vos fusils est un enfant qui meurt Que c'est abominable d'avoir à choisir entre deux innocences Que c'est abominable d'avoir pour ennemis, les rires de l'enfance...

Et, riche de dépossession, n'avoir que sa vérité, posséder toutes les richesses Ne plus parler de poésie, ne plus parler de poésie mais laisser vivre les fleurs sauvages Et faire jouer la transparence, au fond d'une cour aux murs gris Où l'aube aurait enfin sa chance...

Pour qui, comment, quand et combien, contre qui, comment, et combien À en perdre le goût de vivre Le goût de l'eau, le goût du pain et celui du Perlimpinpin dans le square des Batignolles Mais pour rien, mais pour presque rien pour être avec vous et c'est bien Et pour une rose entr'ouverte Et pour une respiration, et pour un souffle d'abandon, et pour un jardin qui frissonne...

Et vivre, vivre passionnément, et de combattre seulement qu'avec les feux de la tendresse

Photographies © Sonia Marques /// Texte (Barbara - "Perlimpinpin")

Par kiwaïda at 00:29

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