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blog m kiwaïda

05/04/2020

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Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 13:28

01/04/2020

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Images © Sonia Marques (Blue Moon)

Par kiwaïda at 15:30

30/03/2020

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Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 22:47

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Photographie © Sonia Marques

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Amuser le tapis


C'est un bruit qui court, la bijoutière dépose le bilan et liquide son entreprise.
Une affiche se trouve collée sur sa vitrine :

LIQUIDATION TOTALE, TOUT DOIT DISPARAÎTRE

Nous sommes en novembre et bientôt ce sera les fêtes de fin d'année. Plusieurs évènements individuels se sont accumulés en cette fin d'année, mais personne n'en connait l'envergure, ni l'intensité ressentie en chacun de nous. Chacun dépose ses armes auprès de son tapis… Mais personne ne le sait. Les habitants se promènent et lèchent les vitrines, c'est ainsi que l'on dit. Puis, ils entrent dans chaque boutique qui dépose le bilan. Il y en a beaucoup dans la ville. Ce n'est pas une petite ville de province, c'est même une capitale de région, les commerces ferment un à un. Chacun dépose ses armes auprès de son tapis… Mais personne ne le sait. Sousoume défie les Dieux, sous son voile blanc, elle est un oasis. Sa science de l'amour a embrasé les Tsars. Ils ont, naguère, délaissés leur foyer, pour ses voiles sublimes et transparents en lin, bordé de pièces brillantes. Ils n'étaient pas éduqués et demeuraient captifs des caprices des femmes. Sousoume n'accueillait pas facilement leurs hommages, il s'entretuaient, motivés par une farouche volonté de prendre le pouvoir. Elle refusait les marques intéressées, peu vénale, elle prétendait trouver, dans le commerce, les agréments nécessaire à ses besoins personnels, grâce à ses recherches assidues. Dans les rues de la ville, nombre de vieux caciques faisaient leurs affaires avec irrespect des femmes. Ils étaient attirés par des courtisanes, toutes présentes dans les assemblées municipales. La vie publique semblait plonger le quotidien dans un désarroi profond, de sorte que plus personne n'allait voter. Les courtisanes autours des vieux caciques alpaguaient d'autres jeunes femmes pour leur montrer la voix, faire commerce de leurs charmes. Dans les foyers, les mères commençaient très tôt leur ménage et les devoirs des enfants. Les pères, toujours en sortie, jouaient aux cartes et faisaient des paris sur les futures élections. Chaque jour de nouveaux conflits, parmi la population masculine, étaient relayés par les courtisanes. Les mères jalousaient les courtisanes et ordonnaient à leurs filles, de ne jamais suivre le chemin des jeux et des affaires. Leurs fils rêvaient d'approcher le pouvoir et faire autorité, ils souhaitaient, plus que tout, se battre et entrer en guerre pour prendre parti pour telle ou telle communauté, en commençant par piller quelques billes, puis des filles, puis des boutiques, puis des mairies, puis, des régions. Sousoume, femme d'esprit savait un peu de ces ignares et de l'illusion du pouvoir. Les Dieux, à sa naissance, prirent la décision de la doter de certaines facultés, peu visibles, afin de conserver son oasis. Tout d'abord : L'astuce. Peut-être cela lui permettrait, d'une manière habile et singulière, de parvenir à ses fins et se tirer de difficultés, mais c'était plutôt pour l'accoutumer à l'ingéniosité, qu'elle apprenne au fur et à mesure, à affiner son esprit, à l'affûter. Les qualités d'invention sont très peu visibles. Les caciques pensent que l'agilité est liée à l'agitation, peu l'associe à l'agilité d'esprit, à la souplesse et la légèreté, une facilité à se mouvoir. Cela peut être aussi rapide, si rapide qu'on ne peut rien voir. Ainsi la virtuosité et l'aisance sont pratiquement invisible. Cela demande beaucoup de vivacité et de dextérité. Chaque réflexion peut être rusée, les actions en deviennent habiles jusque dans la plaisanterie, un certain trait d'esprit, peu accessible. Les Dieux avaient d'autres idées pour Sousoume, mais l'astuce serait première, celle qui, d'années en années, lui donnerait d'autres facultés, dans ces terres où rien ne pouvait se réaliser sans détours ni trouvailles, combines et subtilité, pour évoluer. Sa vie avait déjà parcouru plusieurs villes à dos d'âne, mais sans caravane. Lorsqu'elle passa devant la bijoutière voutée et sa boutique en liquidation, celle-ci lui fit un signe d'entrer. Sousoume passa la porte, comme si ce moment serait celui d'un nouveau siècle. Une chienne qui puait, très vieille, était lovée sur le tapis, grise, on ne voyait plus ses yeux. Elle se leva brusquement et se dressa comme un petit ourson sur les jambes de Sousoume. Il y avait dans cette boutique, beaucoup de curieux et curieuses. Ils passaient tous la même porte, ils marchaient tous sur le tapis. C'est un grand tapis, il a l'odeur imprégné de la vieille chienne tendre, elle bave un peu. Quelle a été sa vie ? Sa vie de chienne ? Des poils volent dans l'espace, éclairés par un rayon de soleil, des milliers de poussières. Elles viennent s'agripper aux vêtements des curieux et curieuses. Ici s'échangent les nouvelles de la vie, du temps, des maladies des uns, des unes, des familles, des retrouvailles, qui s'annoncent pour les fêtes, des anniversaires mêlés, des épuisements, et les bijoux se touchent et se passent de mains en mains. Les unes les essayent et les montrent à toutes, un mari ne comprend pas trop ce cheminement entre les paroles et les essayages d'oreilles en oreilles, de poignets en poignets, jusqu'aux doigts, jusqu'aux chapeaux et aux cous plissés. Et cette oursonne toute excitée, qui passe de genoux en genoux, tentant d'attraper ici, un sac de provision et d'en grignoter un bout de pain. Il y a une atmosphère enchanteresse, dans un fatras d'objets inutiles, futiles de mots idiots, de bêtises et de mièvreries qui se répètent à l'infini, comme pour confirmer les rumeurs et tisser un tapis, et confectionner des paraboles dignes des orfèvreries les plus artisanales et organiques, bref, des œuvres éphémères qui s'impriment dans des mémoires aproximatives. Les curieuses copient Sousoume, elle essaye un bracelet en argent, qui illumine son gracile poignet. Un petit anneau glisse le long de ce jonc. Une curieuse veut le même. La bijoutière est heureuse, elle sent que Sousoume va être celle qui portera ses bijoux un à un et pourra, rien que par sa présence d'esprit, vendre ses bijoux. Car, toutes veulent aussi avoir les mêmes choses que porte Sousoume. Elle n'a rien, mais tout ce qu'elle met, enfile, d'un coup, toutes le veulent, l'objet du désir, celui par lequel, peut-être, la vivacité d'esprit frôlera le leur. Puis, Sousoume pose un regard bienveillant sur la chienne dont personne ne voit l'entier dévouement, serait-ce la fidèle maman de la bijoutière ? On ne sait si les poils du tapis sont ceux de la chienne ou si la chienne est formée uniquement des poils du tapis. La bijoutière s'entretient avec chacun et chacune sur le tapis, en détail, en bien ou en mal, elle arrose généreusement son auditoire improvisé et dépareillé, avec des touches impressionnistes de son expérience chamanique. Les caravanes sont arrêtées, elles ne passent plus. Ce sont des caciques qui décidèrent de cet arrêt brutal pour que les habitants payent un peu plus cher ces seuls moyens de déplacement, dont ils sont propriétaires. La colère gronde, car les habitants ne peuvent plus retourner voir leur famille, et craignent pour les fêtes. C'est un des bruits qui court et met le monde sur le tapis. Puis la bijoutière parle de l'anniversaire de sa sœur dont elle ne doit pas oublier la date, sinon c'est une tempête d'une année qui s'abat sur ses épaules, trop petites, si finement dessinées comme des poignées de portes en porcelaine, elles tiennent dans la paume des mains. Ses os, que l'on devine sous sa peau opaline, ne pourraient soutenir une tempête sertie de frustrations, même celle d'une âme dont la rancune ne dure qu'un printemps. La bijoutière mettait un point d'honneur à être présente lorsque les bourgeons des premières fleurs apparaîtront. Elle sait que ce moment est trop court pour le rater et être divertie par les sautes d'humeurs de sa fratrie lunatique. La sororité en dent de scie peut résoudre des problèmes, et, parfois les envenimer, pour un rien. Elle décrit sa sœur comme capricieuse, une courtisane qui affectionne les miroirs et donc celles et ceux qui s'y reflètent. Pas un seul anniversaire ne doit ressembler à sa solitude. Sa famille est dans l'obligation de se réunir autours d'elle, coûte que coûte, les paralysés, les aveugles, les sourds, aucun, fanfaron, farfouilleur, fainéant, fauché, fébrile, fétichiste, féroce, filou, foireux, fou furieux, franc tireur, frimeur, flippant, frondeur, froussard, furibard ; ni aucune, petite, grande, grosse, fourbe, fière, fantaisiste, fayotte, favorisée, figurante, flétrie, flouée, futée, fortunée, fragile, fracassante, frivole, froide, fausse, frustre, fumeuse, furieuse, ne doit être amnésique : Aux oubliettes ! De sa sœur, dont elle parle en son absence, aux curieuses qui portent ses bracelets, Dieu sait comme en secret elle est sur le tapis. Si une cliente interrompt son histoire familiale, la bijoutière n'hésite pas à la faire revenir sur le tapis. Puis lorsqu'une cliente arrive pour discuter prix, au tapis vert elles comptabilisent les offres. Mais, si le sujet des caravanes ou des élections sommées d'empêcher les réjouissances, reviennent sur le tapis, ou si, une simulatrice se met à aternoyer, en s'apitoyant sur son sort, et, une autre, fagoté comme l'as de pique, montre ses parures, et la prétentieuse, qui se vante de parvenir à rejoindre sa famille sans difficulté, tout cela pour donner des jalousies, et parsemer d'incertitude les projets mirifiques, la bijoutière veut amuser le tapis. Sousoume sait que les petites affaires ne sont pas à négliger, les velues, les lisses, les veloutées les nouées, les éméchées, chacune est à prendre et à examiner, il fallait distinguer cet ameublement de paroles et tous les motifs exposés, comme autant de personnages d'un théâtre humain paradoxalement philistin. La bijoutière de plus en plus tassée, arrivait quasiment au niveau de sa petite chienne qui se levait sur ses deux pattes, comme pour tendre l'oreille à sa vieille mère : Et celle-ci, elle dit vrai ? Et celle-là qu'en pense-tu ? En s'abaissant à hauteur d'une bête, elle observait la sveltesse d'une cliente, le galbe élégant de ses jambes et le feu de ses yeux qui tirait tout l'édifice vers des hauteurs matérielles, tous ses bijoux, devenus par cette liquidation, si accessibles. Elle disait à sa chienne : Regarde l'avidité de cette femme, elle termine une opération stratégique, capturer le bijou qu'aucune autre ne pourra se payer et l'attacher à sa main comme son avarice à son corps défendant. Avec cette liquidation, j'attire des prisonnières, des esclaves, et elles seront miennes une fois la boutique fermée. Sousoume avait entendu ce langage. Elle dit à la bijoutière : Il est magnifique votre tapis ! Elle lui répondit très vite : Il est à vendre si vous le désirez. Tous les curieux et les curieuses ouvrirent grand leurs yeux, car leurs oreilles étaient prises. Quelle horreur ! Le tapis qui pue ! Mais tous les yeux vitreux commencèrent à mieux regarder le tapis, où siégeait fièrement le cul de la petite chienne. Sous sa coupe, une scène de chasse figurait sur l'étendue de zibeline. Un véritable tableau, les laines nuancées produisaient, par la juxtaposition des couleurs, tout les effets et la complexité d'une grande peinture. Le bon goût des dessins animait les chevaux et les lapins, les oiseaux et les instruments de musique, comme une vérité perçante. Le nuage de rumeur se dissipait sous l'apparition crue de ce sol poilu où étaient collées toutes les chaussures des clients. Fallait-il vraiment considérer ce vieux morceaux comme le joyaux du siècle ou remettre sur le tapis les sorcelleries ? La bijoutière souhaitant s'en débarrasser au plus vite lui dit : Je vous le fais à 10 pièces. Les clients radins commencèrent à regretter de ne l'avoir pas vu, il était moins coûteux qu'un bijou et semblait au seul coup d’œil de Sousoume, flamber comme un trésor inaccessible. Affaire conclue, dit Sousoume. La bijoutière lui dit : Mais revenez le chercher bien plus tard, après ma liquidation, je me souviendrais de vous, entre les 2 fêtes, si les caravanes passent. Sousoume, parée d'un bracelet avec un anneau en argent, quitta la grotte confinée, où toutes les affaires sont sur le tapis. La chienne se roula sur le vieux morceau comme si elle disparaissait dans ses poils et rejoignait la chasse, les lapins, les oiseaux et les canons à poudre, dans une poussière aérosol. La porte se ferma. Les fêtes de fin d'année se déroulèrent comme à l'accoutumé. Malgré l'arrêt des caravanes, les retrouvailles, plus modestes, anticipaient une nouvelle année frugale, mais riche de transformations. Sousoume était revenue, avant la toute fin de l'année, chercher son tapis. La boutique était fermée. La bijoutière lui avait laissé un mot : Venez plutôt après demain, afin que je prépare votre tapis, il mérite d'être un peu nettoyé. Sousoume arriva au jour choisi par la bijoutière. Celle-ci lui montra le tapis enroulé. Vous savez, un nombre considérable de personnes ont foulé ce tapis, lui dit la bijoutière, aussi n'est-il pas de la première fraîcheur, j'ai fait ce que j'ai pu. Sousoume chercha des yeux la vieille chienne, mais elle ne la trouva pas. Très lourd, le rouleau ne pouvait être transporté par une seule personne. Son ami, Doudour était venu lui porter main forte. Ils déambulèrent dans la ville en plein hiver, sous des flocons invisibles, puisque ce pays n'avait jamais vu la neige. Pieds nus, Sousoume sous son voile blanc, Doudour sous son voile bleu, le corps d'un vieux tapis sur leurs épaules, chargés de toutes les vies des passants, ils étaient glorieux comme revenant d'une longue guerre, celle de la reconnaissance. Les louanges sur leurs épaules, flattés par leur patience, ils commencèrent à unir leurs forces pour affronter la nouvelle année. Car, de l'année passée, et des épreuves, ils en avaient plein le dos. Le commerce tombait, dans un noir marasme. Mauvaises récoltes, caravanes arrêtées, voyages impossibles, déplacement réduits, les vulgarités en modèles, des pachas partout élus avec très peu de voix, entourées de courtisanes qui se copiaient les unes les autres, répétant tout ce qu'elles entendaient, sans distinction, des mauvais traitements dans les foyers, des mères soumises aux autorités des pachas, des enfants indisciplinés, voleurs, agressifs, devenus les commandants de ces mères épuisées, esclaves de leurs enfants. L'eau naguère claire saturée de mauvaises gestions charriait des bactéries très toxiques. L'air, étouffant, manquait de souffle. La terre, asséchée, manquait d'eau claire. Les plantes n'osaient plus sortir et les abeilles avaient disparu, très certainement confinées autours du corps défunt de leur reine. Sousoume étalait une pâte d'herbes aromatiques et délicates dont elle avait le secret, sur le tapis déroulé, dont l'odeur était âpre et acide, une vraie infection. Les émanations pestilentielles tapissées dans l'ombre des beaux discours, et incrustées dans les entrelacs des fibres ancestrales, provoquaient le dégoût. Elle retournait le tapis, comme un corps, elle le soignait comme un mort. Il faisait un bruit d'outre-tombe, comme la gueule d'un mérou géant, à chaque retournement, et il sortait du jus brunâtre méphitique. Elle pressait ce corps, et l'enroulait de nouveau le laissant reposer toute une nuit. Au petit matin, elle alla le voir, il était si fatigué, lourd de conséquences, sa vie entière avait été un supplice. Il lui demandait tout doucement de le laisser mourir en paix. Sousoume s'activait et étalait de nouveau un onguent, dont seule elle avait le secret. Exquise fragrance, douce et calmante, son exhalaison allégeait tous les mauvais maux et distillait un air d'allégresse orné d'un nimbe. Ce silencieux monde flottant, insaisissable, éclatait dans chaque myriade microscopique de bulles de baisers. De minuscules souvenirs, les plus infimes, tous ces précieux élixirs mémoriels, ravivés. Elle roulait, déroulait, le fil de sa vie, il se polissait, et vomissait les horreurs de tous ces passants sans foi ni loi. Elle commençait à prier en même temps qu'elle déroulait tous les malheurs de ce vieux corps poilu. Puis elle brossa son pelage, il ronchonnait, mais restait tendre comme la vielle chienne. Ses couleurs pétillaient, son corps se tordait de bonheur. Elle le laissa se reposer une nuit de plus. Le vieux corps se leva et ondula comme enivré par le baume du cœur absorbé par ses poils, l'odeur du miracle. Toute la nuit, il dansa. Des semaines passèrent et la vie dehors n'existait plus. La vie dedans prenait un tout autre sens. Le tapis était sec, Sousoume allait pouvoir enfin s'allonger dessus, sur le lit de sa vie. Et l'oasis aussi.

Par kiwaïda at 12:42

23/03/2020

ℬṲḎ∀Ï

Budai 布袋 en chinois
Hotei 布袋 en japonais
Bố Đại en vietnamien :

« Bouddha rieur »


Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 19:31

16/03/2020

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Edward Hopper, né le 22 juillet 1882 à Nyack dans l’État de New York et mort le 15 mai 1967 à New York, est un peintre et graveur américain. Exerçant essentiellement son art à New York, où il avait son atelier, il est considéré comme l’un des représentants du réalisme américain, parce qu’il peignait la vie quotidienne des classes moyennes. Au début de sa carrière, il a représenté des scènes parisiennes avant de se consacrer aux paysages américains et de devenir un témoin attentif des mutations sociales aux États-Unis. Il produisit beaucoup d’huiles sur toile, mais travailla également l'affiche, la gravure (eau-forte) et l'aquarelle. Une grande partie de l’œuvre de Hopper exprime par contraste la nostalgie d’une Amérique passée, ainsi que le conflit entre nature et monde moderne. Dans une « ambiance métaphysique », en un monde devenu autre où la relation humaine est comme effacée, ses personnages sont le plus souvent esseulés et mélancoliques.


Edward Hopper déclarait en 1964, en préambule pour une interview sur NBC : "Je sais bien que des peintres contemporains vont manifester le plus grand mépris pour cette citation. Mais je la lirai quand même. Goethe a dit : "La fin première et dernière de toute activité littéraire, c'est la reproduction du monde qui m'entoure via le monde qui est en moi ; toute chose devant être saisie, reprise et recrée, assimilée et reconstruite sous une forme personnelle et originale". Pour moi, c'est le principe fondateur de la peinture. Et, je sais qu'il existe mille opinions différentes sur la peinture et que beaucoup objecteront que c'est dépassé et désuet. Mais, pour moi, c'est une vérité première." Ainsi, même si par facilité, et pour le distinguer des courants abstraits et expressionnistes, on rattache Hopper au réalisme comme Andrew Wyeth, puis les peintres du Pop'Art et de l'hyperréalisme, il convient de ne pas oublier la dimension abstraite et symbolique de son oeuvre. Celle-ci propose un constant va et vient entre l'extérieur et l'intérieur, entre un espace sans limites qui a toujours fasciné les artistes américains et sa rétractation sur l'individu isolé dans un monde clos. La maison près de la voie ferrée (1925) propose une version diurne de ce dialogue, Fenêtres, la nuit (1928) ou Un bureau, la nuit (1940) en sont les versions nocturnes.

(Citation sur un site dédié, avec un bon dossier complet... ici)

Par kiwaïda at 16:42

03/03/2020

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Directed & Animated by Jamie Wolfe jamiewolfe.com Stream "Sedative" by Hollis levelmusic.lnk.to/sedative Written and produced by Hollis and Chucky Kim Live Drums by Stefan Litrownik Recorded by Chucky Kim and Elan Wright, Ruby Room, Seattle Mixed by Mikaelin 'Blue' BlueSpruce, Lounge Studios, NYC Mastered by Joe LaPorta, Sterling Sound, NYC

Par kiwaïda at 21:32

27/01/2020

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Femme couchée dormant

Félix Vallotton (1899) :  56,5 cm x 76 cm

L'art de la suspension...

Discret jusqu'à être secret....
Il donnait l'impression de promener son ennui, sans ennuyer personne...
Ses amis lui reprochait, amicalement, de ne pas être très effusif, il n'était pas d'une lecture très facile...

(citation du peindre Francis Jourdain)
Ce qui est retranché du monde... Vallotton enlève des détails, il introduit l'abstraction dans la figuration.
Ses gravures sont magnifiques. Il était aussi romancier et critique, très peu connu du grand public... français.
Valloton ne possède pas les femmes, nombre de nus de ce peintre, ce qui est rare, ne sont pas des femmes qui aguichent celles et ceux qui regardent ses nus.
Elles ne menacent pas les hommes dans leur virilité, en leur demandant d'être le maître à tous prix de la scène, de les dominer.
Elles sont aussi autonomes, et d'un riche intérieur. La plénitude, mais aussi une certaine forme de retranchement au monde s'expriment dans les ombres parfois angoissantes, mais aussi dans la lumière et les couleurs vives, étincelantes. Cette femme couchée dormant, me fait penser à Matisse, car il y a des motifs très présents, mais ses tissus forment un paysage d'émotions déformées, inaccessibles et silencieuses. Cet informe paisible, ce repos mérité, après de longues journées bavardes, signalées par ces tapisseries qui saturent toute la toile, me donnent ce sentiment de contemplation mais aussi de distance nécessaire à celle-ci : ne pas troubler, ni agir, juste contempler.
Une contemplation si simple, un accès déroutant, au silence retrouvé.

Par kiwaïda at 02:17

26/12/2019

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La crèche © Sonia Marques

Guidés par une étoile © Sonia Marques

Les rois mages © Sonia Marques


Les mages et le texte évangélique L'Évangile selon Matthieu est le seul à rapporter la venue des mages guidés par l'étoile :

Jésus naquit à Bethléem, en Judée, à l'époque où Hérode était roi. Après sa naissance, des savants, spécialistes des étoiles, vinrent d'Orient. Ils arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est l'enfant qui vient de naître, le roi des Juifs ? Nous avons vu son étoile apparaître en Orient et nous sommes venus l'adorer. » Quand le roi Hérode apprit cette nouvelle, il fut troublé, ainsi que toute la population de Jérusalem. Il convoqua tous les chefs des prêtres et les maîtres de la loi, et leur demanda où le Messie devait naître. Ils lui répondirent : « A Bethléem, en Judée. Car voici ce que le prophète a écrit :  «Et toi, Bethléem, au pays de Juda, tu n'es certainement pas la moins importante des localités de Juda ; car c'est de toi que viendra un chef qui conduira mon peuple, Israël .» »  Alors Hérode convoqua secrètement les savants et s'informa auprès d'eux du moment précis où l'étoile était apparue. Puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez chercher des renseignements précis sur l'enfant ; et quand vous l'aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j'aille, moi aussi, l'adorer. »  Après avoir reçu ces instructions du roi, ils partirent. Ils virent alors l'étoile qu'ils avaient déjà remarquée en Orient : elle allait devant eux, et quand elle arriva au-dessus de l'endroit où se trouvait l'enfant, elle s'arrêta.  Ils furent remplis d'une très grande joie en la voyant là. Ils entrèrent dans la maison et virent l'enfant avec sa mère, Marie. Ils se mirent à genoux pour adorer l'enfant ; puis ils ouvrirent leurs bagages et lui offrirent des cadeaux : de l'or, de l'encens et de la myrrhe.  Ensuite, Dieu les avertit dans un rêve de ne pas retourner auprès d'Hérode ; ils prirent alors un autre chemin pour rentrer dans leur pays
.



Le mot « mages », tel que rapporté dans l'évangile, pointe davantage vers des astrologues ou des prêtres de cultes anciens (perses ou mèdes). Le texte évangélique ne donne qu'une indication vague de l'origine des mages. Elle parle « d'Orient », ce qui indique l'Est par rapport à la Terre Sainte. Ce pourrait être la Babylonie, la Perse, la Syrie ou autre. En fait, l'indication n'est pas plus précise et laisse place à plusieurs possibilités. Les dons offerts nous orientent vers l'Arabie et/ou la Syrie, sans exclure d'autres possibilités. De toute évidence, l'évangéliste Matthieu ne s'intéresse pas directement aux mages, mais plutôt aux signes dont ils sont porteurs dans le récit. Les détails quant à leur nombre, à leur origine et à leur nom seront comblés plus tard par la tradition populaire, car notre imaginaire est imprégné d'écrits tardifs. Ce n'est qu'au VIe siècle qu'un écrit araméen leur donne un nom (et fixe leur nombre à trois) : Melkon (ou Melchior), Balthasar et Gaspard. Dans l'Église latine, ce n'est qu'au Moyen-Âge (IXe siècle) qu'il en sera question. Notons finalement que la tradition des crèches de Noël remonte à François d'Assise, au jour de Noël 1223. Depuis ce temps, s'est répandue la coutume de reproduire, souvent avec les talents artistiques locaux, la scène de la visite de mages. Peu d'entre elles ont d'abord un souci « historique », c'est-à-dire voulant reproduire avec exactitude la scène d'origine. En fait, la tendance est davantage suscité par le désir d'indiquer que le Christ nous atteint jusqu'à chez-nous, si bien que les Inuits réaliseront une crèche qui situe la scène dans l'Arctique, les Africains en Afrique, etc. Pour ceux qui sont de culture occidentale, la plupart de leurs crèches sont inspirées des grandes œuvres d'art du Moyen-Âge, de la Renaissance ou autres. On ne peut donc pas se fier à leur représentation pour savoir ce qui a pu se passer après la naissance de Jésus.

Et les kiwaïdae aux talents artistiques très singuliers avec leur pinces de crabes de poils soyeux, réaliseront une crèche grâce aux matériaux locaux trouvés sur le chemin de leur inspiration. Si Opale est une étoile née perroquet de feu, voici que son silence revenu a apaisé la confection d'une mangeoire dans des brins voués à disparaître. Là sera disposé le nouveau né, Marie et Joseph autours, grignotés par le temps et les rudes épreuves de la vie. Il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans cette grande fragilité, nu emmailloté, sur son lit la mangeoire, le Sauveur arrive pour sauver un peuple, qui n'est que l'ombre de lui-même. Dans un dénuement tel, dans sa toute puissance, pour n'effrayer personne et ne dominer personne. Jésus n'aura ensuite pas de lieu où reposer sa tête. Cette mangeoire est remplie de paille. Le Sauveur du monde est couché sur la paille ; celui qui est la solidité éternelle vient recouvrir la paille de tout ce qui est éphémère, la paille de nos vies, « balayées par le vent », comme le reconnaît le premier des psaumes de la Bible. Le Créateur du monde n'a pas voulu faire naître le Sauveur du monde dans l'or ou l'argent, mais sur la paille. Jésus est né pour une humanité affamé dans une mangeoire, pour sauver la terre et s'offrir en nourriture (pour aussi bien les ignorants que les intellectuels, si, si, pas de mot de passe, et de privilèges) Attention, Jésus n'a pas eu le temps de faire du tourisme sur cette terre. Le Christ enseignera à ses disciples, déconcertés : « Mon corps est une vraie nourriture et mon sang est une vraie boisson » et il a fallu les rencontrer les disciples. Mais il annonce également avoir autant besoin de nourriture que celles et ceux qui se nourriront de Jésus, histoire d'être en alliance, d'égal à égal. Buvez et mangez, ceci est mon corps, ceci est mon sang. Sacrée cacahuète ! Pépite exotique !

Aujourd'hui 26 décembre 2019 c'est une nouvelle lune, doublée d'une éclipse solaire !


J'ai pris le foin de Satori et Cafuné, mes lapins lunes et j'ai découpé mes cacahuètes (périmées, je dois les jeter) et j'ai réalisé une crèche. Les rois mages sont chargés, ils vont mettre du temps à arriver... Mais ils sont sur le chemin, il y a des grèves de transport, ils s'en fichent, ils sont guidés par une étoile.

Aucun animal n'a été maltraité pour cette crèche, elle est végan, bio, végétarienne... mais attention, elle n'est pas comestible, faut pas déconner non plus ;.) Entièrement recyclable et UNIQUE !

Par kiwaïda at 12:35

19/11/2019

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Mais oui mais c'est bien sûr !

EUREKA !

KIWAïDA !

Salut les gars ! Vous me reconnaissez ?

Un bizou sivouplé !

Un bijou ! Nom de nom d'un crabe !

Ça scrabouille, ça gribouillait déjà :

Poissons, écrevisses et crabes de diverses couleurs et figures extraordinaires que
l'on trouve autour des îles Moluques et sur les côtes des terres australes [...]
(Amsterdam)

1719

faune: thon faune: torpille faune: crabe faune: crevette
de avibus et piscibus. Traité des oiseaux et poissons
auteur : non identifié
1330 ?-1340 ?

Mon yéti crab, ma fabuleuse invention, ma kiwaïda...

Nous voici bien vernies !

Crabes vrais • crabes bleus • crabes violonistes • panier de crabes • soupe de crabes

-Crabe araignée • Crabe bleu • Crabe vert • Nébuleuse du Crabe • crabe appelant • crabe bleu • crabe chinois • crabe de moule • crabe des Sargasses • crabe des cocotiers • crabe des rochers • crabe enragé • crabe farci • crabe honteux • crabe marbré • crabe royal du kamchatka • crabe terrestre • crabe à signaux • en crabe • marcher en crabe • panier de crabe • sacculine du crabe • vieux crabe

-Debout les crabes, la mer monte !


-Crabe (homonymie) • Crabe bleu • Crabe chinois • Crabe de cocotier • Crabe de tête • Crabe flèche • Crabe rouge • Crabe royal • Crabe royal du Kamtchatka • Crabe violoniste • Crise du crabe • En crabe • Fabia (crabe) • Guerre du crabe • La Confrérie du crabe • Le Crabe aux pinces d'or • Le Crabe aux pinces d'or (film, 1947) • Le Crabe sur la banquette arrière • Le Crabe-tambour • Le Crabe-tambour (film) • Le Crabe-tambour (roman) • Nébuleuse du Crabe • Tourteau (crabe) • Un crabe dans la tête • Île Crabe

Crabe est un nom vernaculaire ambigu utilisé en français pour désigner de nombreuses espèces de crustacés décapodes, pour la plupart comestibles. On distingue deux infra-ordres de crabes, en fonction des caractéristiques de leur abdomen : les Brachyura, ou vrais crabes, et les Paguroidea (crabes de cocotier, crabes royaux). Cependant toutes les espèces de ces infra-ordres ne sont pas spontanément qualifiées de crabe, par exemple les espèces appelées araignées de mer parmi les Brachyura ou les pagures, autrement appelé bernard l'hermite, parmi les Paguroidea.

Et aussi les crabes de mangrove (Goniopsis) ou les crabes nageurs...

Description La plupart des crabes sont marins, mais il existe quelques crabes d'eau douce et des crabes terrestres dont des crabes arboricoles. Ils disposent tous de cinq paires de pattes dont la première est modifiée pour former une paire de pinces. Certaines espèces sont toxiques spécialement les crabes très colorés du groupe des Xanthidae. Un crabe marin à carapace blanche (Demania toxica), que l'on rencontre aux îles Cook, est considéré comme le plus vénéneux des animaux marins.

Culture

Symbolique

Alors que le crabe est considéré durant l'Antiquité comme animal protecteur, sa réputation change au Moyen Âge, comme celle de l'ensemble des créatures marines. Il est même devenu maléfique, symbole des monstres marins marcheurs ; ce rejet est sûrement aggravé par ses habitudes nécrophages. Au contraire, en Asie, les espèces du genre Dorippe, sur la carapace desquelles on distingue un visage humain, sont très recherchées car, selon la légende, ils contiennent l'âme de guerriers défunts. Cancer vient du nom grec du crabe. Ce nom choisi pour la maladie de cancer témoigne qu'en Occident la symbolique liée à cet animal est plutôt négative. C'est aussi le nom d'une constellation et l'un des 12 signes astrologiques. Terminologie Le terme crabe proviendrait soit du néerlandais crabbe (krab en néerlandais moderne), via le picard et le wallon, soit du vieux norrois krabbi, via le normand. Ces décapodes ont donné naissance à plusieurs expressions en français. L'expression un panier de crabes désigne un groupe de personne collaborant mais en se nuisant les uns les autres. Cette expression est apparue en France au milieu du XXe siècle L'expression marcher en crabe signifie se déplacer de côté.

se déplacer de côté

afin d'éviter le panier de crabes...

ermitage programmé...

crab12.gif

Par kiwaïda at 01:47

29/09/2019

¢яσqυιѕ, яє¢нєя¢нєѕ

L'auteure et ses recherches, peintures, petits croquis, grandes dessinées

© Sonia Marques

Formes discrètes & spectaculaires

        


                           


 

            

Par kiwaïda at 18:56

25/09/2019

υηє gяαρρє ∂є яαιѕιη qυι єη νσιт υηє αυтяє мûяιт

Photographies © Sonia Marques / Proverbe Berbère

Par kiwaïda at 04:35

16/09/2019

ϴṧṧø ḓα ßαʟεї@

Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 22:53

18/08/2019

ℙЇℵ☾€∀ÜẌ

Dessins © Sonia Marques


Amore peniculus

Par kiwaïda at 23:46

10/06/2019

ᔕᗩᓮᘉ-D'ᕮᔕᖘᖇᓰT

Dessin © Sonia Marques

Par kiwaïda at 19:23

07/06/2019

ᒪᓰᙢᕈᓮᖱᙓ

Rêve limpide (© Sonia Marques)

Par kiwaïda at 18:20

05/06/2019

ϟѦℳ☮ṲℜÅÏ

Dessin © Sonia Marques

Par kiwaïda at 02:22

31/05/2019

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PP - Petite Peinyure (© Sonia Marques - mai 2019)

Elle est arrivée comme par magie, elle vient de naître et très maladroitement son nom fut mal orthographié lors de sa saisie au clavier d'un ordinateur. Ainsi ce petit tableau bleu fut nommé : Petite Peinyure (ou PP)

C'est que les erreurs administratives sont des prétextes à la coupure de nourriture par surprise.
800 pièces d'étain pour vivre sur 2 mois par erreur, ressemble à une bévue, toute une culture signée d'un zélé, brouillon.
De pénurie en pénurie, c'est la peinyure qui réchauffe nos peines délicatement en chuchotant l'amour au dessus de tout.
C'est une erreur de frappe, c'est tout et c'est l'art d'une petite frappe décorée. Un ou une bête ? Immondice est son nom.
Mon salon des refusés est le plus honnête, pas le plus beau, pas assez prétentieux, mais le plus admirable et téméraire.

C'est que ce pépé cache la grande peinyure... Un pépé devient un nouveau né dans l'histoire toute récente, de la peinyure.

Seule Kiwaïda est en mesure de relater la découverte de ces spécimens, des œuvres approximatives.

L'inspiration est toute particulière, il y avait une lapine japonaise qui faisait un boucan d'enfer la nuit, tout était balancé par dessus bord de sa cage, les bouts de bois déplacés sans arrêt, ce trafic impressionnant posait des questions, elle grignotait son tapis férocement et bazardait tout son foin avec énergie, comme un petit personnage debout. Qu'est-ce que cela signifiait ? Auparavant elle avait réalisé des sauts de crabes dans son enclos, comme un cabri. Le mâle japonais était circonspect et écoutait avec attention ce remue-ménage, les pattes de devant sur le bord de sa litière, de sorte qu'il ressemblait à un Napoléon sur l'île de Sainte-Hélène visant le large... Et puis, il y avait un sentiment qui planait, celui de l'attachement, ou la peur du détachement, ou bien une excitation. Les désordres amoureux de Cafuné et Satori illustraient bien d'autres désordres : l'envie d'être attaché et la peur de se sentir abandonné, et la ferme volonté de réclamer de l'attention, des caresses, de soumettre son éconduit. Ces étranges bêtes, bien que stérilisées, avaient des sentiments amoureux de toutes sortes et aussi de la colère envers le, comment peut-on dire, conjoint, ou l'humain, ou le lapin ? Ils n'étaient qu'échos des sentiments amoureux des êtres humains. Êtres sensibles.

Je les avais prévenus : nous allons devoir faire des économies de foin, la moitié des pièces d'étain était déjà dépensée pour le toit (Heu non, la totalité en fait) Nous vivrons comme des bêtes, près de vous. Je m'en vais recycler vos petites pépites de chocolat.

Pourtant, lorsque cette peinture se créait, pas toute seule évidemment, Satori faisait du bruit, mais je ressentais juste des sensations étranges en moi depuis des échanges amoureux secoués de réflexions de solitudes séparées. Satori et Cafuné, séparés dans chacun leur petit théâtre de foin, répétaient la scène à leur manière. Et moi je faisais de la peinture, pardon, une petite peinyure. La nuit pourtant ce sont les êtres humains qui font le plus de bruit, de jeunes gens ivres racontent des histoires sans queue ni tête et chantent des refrains parasités par l'engouement de nouvelles connaissances hybrides. Ils sont bêtes et bien plus bêtes que les bêtes. Et puis, coup de théâtre : c'est Cafuné qui tape du pied et cela retentit comme une fin de non recevoir, puis un autre coup, puis un autre ! Cafuné brigadier veut du silence, c'est lui le maître de la nuit, il régule la circulation et remet de l'ordre dans son environnement. Le calme est revenu, la petite peinyure est arrivée. C'est un joli PP.

Le sexe n'est pas encore déterminé. Il ou elle, a tout de notre attachement, de nos couleurs de cet instant, fugace.
L'amour en un éclair.

Par kiwaïda at 01:01

29/05/2019

ᔕᑌᗷᙢᗩᖇᓰᘉᕮ ᖇᕮᔕᙅᑌᕮ


SUBMARINE

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RESCUE



Dessin & son (© Sonia Marques)


Par kiwaïda at 00:41

18/04/2019

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Par kiwaïda at 00:36

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