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lundi 1 avril 2019

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Dessin du livre "les picolores" © Sonia Marques
Aujourd'hui 1er avril, je repensais aux poissons et à mon livre réalisé : Les picolores. Le 25 mai 2016, je donnais une conférence sur une sélection de travaux artistiques de ces dernières années à l'École nationale supérieure d'art de Bourges, Intitulée Mouvance. Il y avait un seul professeur (de la théorie) présent, et pour cause, je ne faisais partie d'aucun parti, ni de propagande, ni d'élus, ni syndiquée. Tous mes étudiants présents. D'ailleurs, je n'ai jamais eu cette idée saugrenue comme c'est le cas cette année, dans les écoles d'art nationales en région, de bloquer les cours, les notes, ni les concours d'entrée, ni de faire grève pour gagner plus et travailler moins. Il y a tellement de problème de racismes, de harcèlements, de violences, dans ces écoles, que faire grève pour les statuts desdits violents professeurs est bien une signature de leur impuissance à faire réellement bouger les choses (c'est pour avoir l’adhésion obligatoire de tous sur, justement leurs pratiques, et surtout ne rien faire bouger pendant encore les années à venir). D'ailleurs, je me suis toujours demandée, avec de tels arguments que rien n'avait bougé durant au moins vingt années, comment des professeurs pouvaient encore adhérer aux mêmes élus représentants syndiqués depuis toutes ces années, sans faire le constat alarmant qu'ils avaient signé et été emmenés en bateau durant tout ce temps comme des moutons, par des personnes sans aucune volonté de faire évoluer leur statut. Après, ils s'estiment tous bien représentés, et oui, cela fait un monde tout de même, sans conviction, d'artistes subventionnés. J'ai toujours enseigné jusqu'à ce que j'ai pu le faire, avec enthousiasme et une belle joie. Je n'ai jamais voulu prendre en otage les étudiants, une tendance sans courage des professeurs. Je ne me suis jamais sentie dans l'obligation de justifier de mon enseignement, ou de valoriser mon statut, ni de créer de pétitions avec une cohorte d'artistes distants et mutiques pour prouver que je suis légitime en tant qu'artiste, ou faire pression au ministère et influencer un ou deux journalistes, pour en avoir vu les dégâts et la récupération enflée par des féministes en communauté fermée (si j'étais un homme, aucune femme n'actionnerait le système "féminisme" qui espère une place au pouvoir toujours de sa communauté, à laquelle je n'ai, encore une fois, aucun parti, ni adhésion) C'est bien pour ces raisons, que j'ai été exclue, par force du cirque foutraque. Qui ne se soumet pas, ne peut travailler, ni enseigner, car il faut faire petite copie politique, pas de création. Et pour grossir les listes, même les non enseignants sont les bienvenus, les morts et les étudiants embobinés, les secrétaires, puisque le ministère a déjà abandonné de s'intéresser à ces écoles, tout est possible. Il ne faut pas s'étonner des climats délétères.
Laissez-nous cette naïveté artistique de ne pas connaître les loges du pouvoir et de continuer à travailler avec passion, et que tous ces frustrés du pouvoir et de la politique fassent un effort de plus pour se diriger vraiment du côté de la politique, en laissant les études artistiques libres de toutes démagogies, avec leur sensibilité, leur temps de création. Elles en sont envahies et suffoquent.
Je l'observe à présent, quel cirque tout ce gâchis ces énergies, ces réunions, depuis si longtemps ! Elles ne produisent rien ces réunions, parce que la pensée fait défaut. Pour dire avec expérience, c'est une pensée par défaut, ce qui va avec l'esthétique, un systématisme par manque de temps et d'engagement. Il y a une vraie paresse de la pensée. Par facilité, il y a une répétition grandiose mais si mal vécue par les professeurs qui signent sans se poser de question. Comme je l'ai déjà explicité par le passé, à défaut de, la singularité se développe, dans un jardin, un isolat inaccessible. L'imaginaire est la plus belle part de mon enseignement et y donner l'accès fut des chemins que j'ai traversé avec bonheur, avec chaque étudiant, étudiante, dans sa singularité.
 J'ai explicité ma réflexion pour ce conte à destination des adultes, lors de ma conférence, mais je n'ai eu le temps de le lire, car lire une histoire prend déjà tout le temps d'une conférence, j'ai fait le choix d'en restituer la genèse et le cheminement de pensée. J'aime beaucoup ce conte et comment il est arrivé à se créer dans mon imaginaire. Voici ce que j'ai raconté.

"C’est un conte que j’ai écrit au mois de janvier 2016. C’est l’histoire d’un dessin. Je marche souvent, sans connaître les chemins et parfois sans carte. Voici que l’hiver dernier je rencontre un chat au milieu de mon chemin, dans le lieu dit, nommé « Gain », de la commune d’Isle, dans le Limousin. On dit du gain que c’est une action de gagner, par exemple : le gain d’un procès. On dit aussi que le gain de temps ou de place fait que l’on obtient un avantage. On dit aussi que l’on peut retenir un gain énorme de ses lectures. Mais surtout, le gain est bien plus entendu comme un bien à obtenir et de nos jours, on peut facilement céder à l’appât du gain. Dans ce lieu-dit du Gain, de la commune d’Isle, le chat est venu vers moi et m’a observé, sans bouger. Ses yeux étaient ceux d’un être humain, de son fantôme. Dans ce temps d’observation mutuel, il m’a délivré une histoire. En retournant chez moi, j’ai dû réaliser un dessin de cette histoire, puis j‘ai ensuite retranscrits à la lettre, le conte. Voici ce que le chat du Gain dans cette île, me racontât. C’est l’histoire des picolores.
 Je me suis inspirée de la literatura de cordel, des productions populaires traditionnelles du monde ibérique et plus particulièrement du Nord-est du Brésil, un lien ténu entre l’oralité et le colportage, souvent dans des régions touchées par l’analphabétisme. Car c’est toute une histoire des migrations et de l’exil qui est en jeu, d’aventures sociales. L’écriture de ce conte comporte une facture et des typographies proches de celles trouvées sur la literatura de cordel mais adaptée à l’écran aussi bien qu’aux impressions papier et rejoint l’autoédition. Son sujet est aussi une fable contemporaine, un conte social et il est fait pour être colporté. Petite histoire de la literatura de cordel : A l'époque des peuples conquérants gréco-romains, Phéniciens, Carthaginois, Saxons, etc., la littérature de corde existait et est venue dans la péninsule ibérique (Portugal et Espagne) autour du XVIe siècle. On nommait cela « folhetos » au Portugal, comme « feuille », « volante ». Du Portugal au XVIIe siècle, la littérature de Cordel est arrivée par les colonisateurs au Brésil, au XIXe siècle, à Bahia, à Salvador. Ces livrets sont réalisés par des poètes du peuple, pour un journal du peuple. Les Cordels se compose principalement de longs poèmes narratifs, appelés «romans» ou «histoires», imprimées dans des séries et des brochures de 32 ou rarement 64 pages qui parlent de l'amour, les souffrances ou les aventures dans un discours de fiction héroïque, des défis, des batailles, des faits de la vie quotidienne, des épisodes historiques, des thèmes religieux, c’est un loisir et un bon moyen d’information, de revendications sociales et politiques. La littérature de cordel est d'une inestimable importance pour véhiculer les identités culturelles locales et les traditions littéraires régionales ; elle contribue à la perpétuation du folklore brésilien. Le fait que les œuvres soient publiées dans un nombre élevé d’exemplaires et fassent l’objet d’une lecture publique, favorise l’habitude de lire. Cette littérature est imprimée sur des petits feuillets de papier bon marché, avec une couverture un peu plus épaisse. Le format est d'environ 11 à 16 cm soit une feuille format A4 pliée en quatre, ce qui donne des pages multiples de 8, 16 ou 32 pages, rarement plus. En ce qui concerne la couverture des folhetos, elle est reproduite par le procédé de xylogravure, la gravure sur bois. La xylogravure est la porte d’entrée de l’imaginaire du fascicule de cordel, c'est donc elle qui attire l'attention des lecteurs et les invite à entrer dans cet univers. De ce fait, l'expansion du cordel est devenue plus grande à partir de la Révolution Industrielle et l’arrivée de l'imprimerie au Brésil. Les gravures, appelées xylogravures, représentent un important héritage de l'imagerie populaire et sont vendues dans le monde entier. Enfin, la diversité des thèmes qui touchent la critique sociale, la politique et les textes d’opinion, fait que la littérature de cordel a un impact remarquable du point de vue didactique et éducatif.

Ce conte est très important car il parle d'un phénomène grave : la maladie et le travail, le savoir-faire, les origines, les discriminations et surtout de la beauté, puisque cela se passe dans un institut de beauté. Je réalisais également tout un travail de dessin en enseignant aux étudiants l'art de créer avec des logiciels car il n'y avait aucun cours dans ce domaine dans cette école. Il y avait bien plus d'enseignements théorico-politiques, mais point de pratique. Il n'y avait pas non plus d'assistant technique ayant pu me soutenir dans cet enseignement. Dans les écoles d'art, les employés souhaitent tous devenir responsables de quelque chose, ou directeurs, directrices, coordinateurs, coordinatrices, reconnus comme chercheurs, etc, des étiquettes qui leurs permettent de gagner un peu plus d'argent, mais surtout qui leurs donne la croyance qu'ils peuvent être au-dessus des autres employés. C'est une croyance qui s'obtient par beaucoup de chantages et de manipulations des instances, et dont se soumettent très facilement tous les employés. Mais plus personne n'apprend aux étudiants. Le retard s'est accumulé, et seules les communications des expositions font la vitrine des ces lieux d'enseignement. Et lorsque l'on a le souhait d'enseigner et apporter son savoir faire, c'est toute une déflagration souterraine qui s'abat sur vous, par derrière, des syndiqués, des élus, des représentants, qui décident de votre vie ou de votre mort (plutôt cette dernière solution) comme des peureux sous des couvertures, à la bougie dans une salle de réunion, s'inquiétant d'une révolution des arts et des pratiques clarifiant d'un coup l'absence de maîtrise des outils techniques des écoles, l'absence de pensée.

Quelques mois plus tard, un professeur de l'école me menaça afin que je n'enseigne plus dans cette école, évoquant des rumeurs de l'école de Limoges où j'avais subis de graves actions de harcèlements (humiliations grossières, discriminations en tous genre, menaces par courriers très mal écrits, convocation au tribunal sans preuves, saisie illégale sur salaire, sur de faux motifs, sans que personne ne soit informé, sauf ma banque, vers un interdit bancaire, tout cela sans avoir aucune faute professionnelle, ni aucun motif concernant la pédagogie ou l'art, que des calculs assez fous, d'horaire, d'heures, de dates, de crédits, de réunions, avec des mots très symboliques comme "saletés remarquables", "déchet", "exécution"... de la haine, de la terreur, parfois jusqu'à 2 ou 3 courriers par semaine, avec injonction de répondre aussitôt). Le ministère de la culture n'a aucune main sur ces pratiques, et depuis longtemps, quelques représentants (ces professeurs acharnés) font la loi, et même la justice, en fait ils peuvent tout faire dans votre dos, les grèves aussi, les blocages, sans avoir de retenue sur leur salaire. Ainsi les couteaux sont envoyés sans même que vous ne sachiez qui les envoie.
Avancer dans ces zones c'est comme le jeu 1,2, 3, soleil. Quand vous êtes touché et que vous vous retournez, les employés ne bougent plus, afin que vous ne sachiez pas d'où vient l'attaque, ni comment. Mais ils apprécient votre retournement, ils se sentent ainsi valorisés. S'ils avaient des missions avec un sens, alors leur activité ne s'attacherait pas à harceler, celles et ceux qui donnent un sens à leur travail et s'investissent. Ils seraient alors valorisés par leur propres initiatives dans le cadre des missions suivies par leur employeur. Un climat délétère favorise les harcèlements à toute hiérarchie, ascendante, descendante et du même niveau, entre collègue. Et lorsqu'il n'y a plus de suivi, sur plusieurs années, lorsqu'il n'y a aucune reconnaissance, lorsqu'il n'y a plus de formations pour suivre les évolutions d'une société, pour s'adapter, pour participer de sa richesse et sa diversité, alors il y a une peur de cette diversité, des fantasmes sur l'étranger, sur ces nouveaux professeurs, sur ces nouveaux logiciels, sur les étudiants. Avec le moindre petit pouvoir, ne reste que l'exclusion, ne pas intégrer celles et ceux qui sont dynamiques et proposent des idées, apportent des connaissances et les partagent, ne reste que le harcèlement pour soumettre l'autre à se taire et se terrer dans la peur de dire, ne reste qu'à s'enfermer, à devenir sectaire et organiser une institution, entre-soi, avec des règles tacites, momentanées et contradictoires et en travaillant uniquement dans l'urgence.
Lorsque j'enseignais à l'école de limoges, j'ai fini par ne plus prendre de café à la machine à café pour ces raisons, car il y avait toujours une bande d'employés derrière, puisqu'ils restaient tout le temps à la machine à café, à comploter, je ne prenais donc jamais de pauses, ni de poses. Et comme quasi tous les employés passaient la majeure partie de leur temps devant la machine à café, s'ils ne vous voyaient pas c'est que vous ne travaillez pas. Beaucoup de professeurs dorment dans l'école, j'ai déménagé dans la ville où je travaillais, car j'estimais que c'était normal, mais aucun professeur n'avait fait cette démarche. Ils venaient de Paris ou d'autres villes, et craignaient de perdre une réputation s'ils choisissaient vraiment la ville dans laquelle ils enseignaient. Bref, ce manque d'engagement se ressentait dans chacun des cours et des réunions de travail, peu connaissait la ville, ils avaient tout loisir pour la critiquer et médire sur sa pauvreté, se sentir plus riche. Ils dormaient ensemble, et moi non, je ne dormais pas à l'école. Alors oui, je n'étais pas présente les nuits sur mon lieu de travail et cela en préoccupait quelques uns. Je n'étais pas avec eux, j'avais une vie privée, ainsi "on ne me voyait pas" ou "pas assez". Les décisions se prenaient principalement dans ces dortoirs, ou dans les soirées arrosées, j'étais d'emblée exclue des négociations. J'ai même entendu la directrice me convoquer pour me dire "on ne vous voit plus" alors que j'enseignais chaque semaine dans l'école sans aucune pause, tandis que je ne voyais plus de collègues enseigner, ni même m'adresser la parole (c'est un concept artistique emprunté à l'art minimal, c'est un mini mal, cela fait un peu mal, mais pas trop, multiplié par beaucoup de mini maux, cela fait très très mal) Tout en me disant "on ne vous voit plus", elle me demandait de "ne plus me voir" en m'excluant de la vie de l'école et des réunions. Une injonction paradoxale qui situe bien la folie des entretiens.
Et ce professeur enseignant à Bourges, à plusieurs kilomètres de là (donc lié quelque part de façon très rapide, comme un bouche-à-oreilles stratège) s'arrogeait le droit de me virer en faisant pression sur le directeur (qui se soumis finalement) lors d'une instance (le conseil d'administration) mais sans aucun motif, ou celui d'avoir été blessé dans son propre enseignement (la peinture) Il ne connaissait ni mon travail, ni mon enseignement, ni mon parcours. D'origine espagnol, je l'ai croisé quelque fois s'amusant à me draguer en chuchotant mon nom de famille d'origine portugaise. Il aimait se vanter auprès de moi d'avoir été commissaire d'exposition au Portugal. Mais en parlant avec lui en portugais, il ne connaissait pas la langue. Voilà ce qu'il reste de mon souvenir de cet homme grincheux. Que j'enseigne le dessin avec mon expérience le rendait sans doute jaloux et anxieux, comme cela arrive souvent lorsqu'une femme enseigne dans une école d'art. La bêtise n'a pas de limite lorsqu'elle s'enracine dans l'ignorance. Alors oui, nous ne pouvons pas apporter notre expérience et notre savoir faire dans ces lieux où la raison n'a plus sa place. Mais il n'était pas seul aveugle dans la grotte, il faut tenir la bougie, il faut une autre personne pour la rallumer si elle s’éteint, il faut répéter plus fort au creux de l'oreille, si d'autres n'entendent pas bien, et il faut aussi se mettre d'accord pour choisir qui va sortir de la grotte, et cela peu durer une année. Chose faite ce professeur m'a envoyé un message, il n'avait pas de messager, mais beaucoup de rumeurs dans son oreille fatiguée, il m'a dit être très malade et épuisé et avoir déjà tant souffert dans cette école et sa famille aussi. Quand je repense aux picolores, mon conte, c'était devenu une prophétie. Que pouvais-je faire si ma présence causait tant de soucis, ne plus revenir pouvait alors apaiser ses affres libidineuses, en le laissant à celles et ceux qui l'avait élu dans la grotte. C'est la peur qui dominait.
Platon, dans son allégorie de la caverne raconte cela. Si l'un d'entre eux (dans la grotte) se libère de ses chaînes, accompagné de force vers la sortie, il sera d'abord cruellement ébloui par une lumière qu'il n'a pas l'habitude de supporter. Il souffrira de tous les changements. Il résistera et ne parviendra pas à percevoir ce que l'on veut lui montrer. Alors, « ne voudra-t-il pas revenir à sa situation antérieure » ? S'il persiste, il s'accoutumera. Il pourra voir « le monde supérieur », ce que Platon désigne comme « les merveilles du monde intelligible ». Prenant conscience de sa condition antérieure, ce n'est qu'en se faisant violence qu'il retournera auprès de ses semblables. Mais ceux-ci, incapables d'imaginer ce qui lui est arrivé, le recevront très mal et refuseront de le croire : « Ne le tueront-ils pas ? ». Hostilité des personnes dans leur confort illusoire et leurs habitudes de penser.

Décidément, dans les yeux d'un chat, on peut lire l'avenir, l’œil de l'âme. Artiste, ma difficulté, est de réussir, à travers ma création, d'apporter la nouvelle et la bonne. Une œuvre est souvent un assemblage sensible d'expérience, de rencontres, de joies mêlées aux peines, et c'est toujours quelque chose de nouveau, qui renouvelle le regard, la façon de penser, et qui donne beaucoup d'espoir. Comme l'écrivait si bien Platon: « Il s'agit de tourner l'âme du jour ténébreux vers le vrai jour »

Les picolores, c'est un conte qui me fait penser à Agnès Varda. Elle savait raconter ce que l'on ne peut pas dire à travers sa création. La culture, n'est-ce pas cela ? Lorsque l'on cultive, quelque chose advient pousse et subit les saisons. C'est de cette expérience de la culture, cultiver son jardin, son esprit que naissent les bonnes et mauvaises récoltes. Années de cultures, années de récoltes. Cette année, je glane, je re-découvre le chemin parcouru, je vois très loin, derrière et devant, je cultive.

On trouve un nombre considérable d’adhérents à l'appât du gain. Celles et ceux qui veulent trouver des adhésions pour leur pouvoir, ont compris depuis longtemps, que seule cette carotte rendrait louable toutes leurs actions, même les plus malhonnêtes.
C'est à ce jour, 1er avril, avec un poisson dans le dos, que se perdent sur les flots, de bonnes âmes sans réflexion, espérant richesse en flottant sur des costumes de pauvres. Il y avait pourtant de petits artistes qui courraient sur la rive en s'écriant :
- Je le vois, je le vois, le poisson qui brille, je vais l’attraper, c'est peut-être une pièce...

♒♒♒

Non, non, c'est un poisson qui se mord la queue.

mardi 5 août 2014

ᒎᙓ ᗰᙓ ᖇᓰﬡᑕᙓ ᒪᗴᔕ ᓰᖙéᗴᔕ.

La nage papillon : Photographies © Sonia Marques

"Je me rince les idées. Je me rafraîchis la mémoire. Je trempe mon corps tout entier dans un autre élément. J'ai l'impression de quitter ma corpulence et de devenir autre chose. Un truc qui sait sans réfléchir. Un truc qui ne coule pas." 

1km par jour de nage... et d'écriture... et de pixels... et de fils... et de tapisserie...

Vacances ?

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