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mercredi 30 janvier 2019

ℬṲÐḎ¥ ℬṲℵИẎ ℋѦℙṔ¥

buddyとは「make happy」をコンセプトにかかげ、お客様から長く愛される「相棒(buddy)」です。
その為、品質にもこだわり全ての工程を日本国内(日本製)で行っています。
全てのお客様が笑顔になれるようにと。

buddy – built with the concept of “make happy”, to be your buddy.
All products are made in Japan.
Because we hope to see your smile.

Voici des Buddy, ces chaussures japonaises, un projet de Tetsuya Iizuka. Mon ami Makoto s'occupe de la partie européenne (https://www.instagram.com/buddyhappyeurope/ et https://www.buddyhappy.eu/fr/). Les Buddy sont devenus nos copains, et mes lapins, les ont essayés avant nous. Alors j'ai fait des photos Bunny Buddy. Mes copain-copine lapins lapines ont joué à cache-cache, se sont fait des bisous, racontés des secrets, se sont endormis sur les Buddy ! Sinon les chaussures, baskets et accessoires sont top !

Les 2 paires de baskets des photographies sont celles-ci :



https://www.buddyhappy.eu/fr/buddy/baskets/corgi/corgi-basses/78-corgi-smooth-basse-blanc.html
Corgi Smooth Basse Blanc
Tige - Cuir de vache
Doublure - Cuir de vache et cambrelle
Semelle - Caoutchouc naturel
Patch en cuir - Cuir tannage végétal (Tochigi leather)
Fabriqué au Japon

https://www.buddyhappy.eu/fr/buddy/baskets/corgi/corgi-mid/76-corgi-mi-montante-navy.html
Corgi Mi-montante Navy
Tige - Cuir velours suédé
Doublure - Cuir de vache et cambrelle
Semelle - Caoutchouc naturel
Patch en cuir - Cuir tannage végétal (Tochigi leather)
Fabriqué au Japon

Et les lapins modèles sont Cafuné et Satori, les photographies (© Sonia Marques) sont réalisées au chaud, quand la neige tombe à gros flocons dehors...

Buddy buddy love

cache-cache satori

bisous cafuné

pour moi !

pour nous !

cache-cache satori

cafuné cherche satori

secret buddy bunny

rangements

repos mérité !

make happy

et puis Velly Joonas, car j'écoutais ceci en même temps !

mardi 15 janvier 2019

ℳiИiℳÅℒ

Carl Andre, Dan Flavin, Donald Judd, Sol LeWitt, Robert Mangold, Robert Morris à la Galerie Thaddaeus Ropac de Pantin pour une exposition consacrée à l'art minimal. Mes amis me conduisent dans une balade en banlieue et de surprises en surprises, nous revisitons nos classiques et sommes devant des œuvres monumentales, qu'elles soient planes ou incurvées, creusées ou en volume, éclairées ou alignées, peintes ou brutes, toutes celles que nous connaissions sont manifestement là, présentes ou reproduites pour ces expositions. Cela fait du bien de se retrouver devant plus grand que soi, dans tous les sens du terme. Pousser une porte et voir un aplat rouge très bien posé, douter de sa réalité, des œuvres monumentales. On se dit, il y a de l'espace, du mental, et les finitions sont impeccables. J'ai beaucoup apprécié voir de près ces finitions, des côtés des tableaux, ces fissures dans le bois, ces attaches radicales, toutes ces lignes tracées, fines ou épaisses, qui dessinent des paysages et une bonne connaissance des étendues, du vide et des déserts, des espaces ouverts. Il y a un contraste avec ces vies ici, dans les petits coins et des jaloux partout, des divisions, des envieux, des petites histoires si petites, il n'y a aucune envergure, pouvons-nous observer : plus de paysages ? Le pays ne serait que blocage. Celles et ceux qui ne manifestent pas pour le prix de l'essence, pour gagner plus, pour garder leur emploi, ce sont celles et ceux qui ont les plus grands rêves, pas de voiture, pas de travail et parfois, pas de famille. Les rêves ne font pas de bruit, et ne sont pas visibles, ils circulent dans le déracinement, le dénuement, l’ascétisme, la méditation, le silence, ils s'attrapent en plein vol, si inattendus. Ils n'ont pas besoin d'un président, ni de syndicat, ni d'accessoire pour montrer leur appartenance, leur caste ou leur pédigrée, leur passe-droit. Les rêves, ce sont des accès infinis. Il n'y a pas de censure aux rêves, ni de petits rois élus pour les casser et se plaindre. Les rêves à discrétion. Et il n'y a aucune obligation de réalisation. La beauté à l'état pur.
Et de mon point de vue, la beauté mène à l'amitié. Merci les amis pour ces espaces-temps souvenirs et espoirs de fêter nos années vieillissantes et mûres comme des pommes infinies.


Né à New York dans les années 1960 en réaction à l'expressionnisme abstrait, l’art minimal se distingue par une radicalité formelle qui bouleverse les modes traditionnels de présentation de la sculpture. La sérialité, le privilège accordé au concept ainsi que l’emploi de matériaux industriels constituent le socle commun à partir duquel se déploie un ensemble de pratiques individuelles.

L’œuvre de Robert Morris, j'aime beaucoup celle-ci. Il est décédé en novembre 2018. Ses formes m'inspiraient lorsque je faisais de la danse contemporaine, en fait je pouvais voir et comprendre ses œuvres parce que je dansais. Il intitule « Anti Form », et s’oppose aux choix du Minimalisme et fait part au public d’un changement d’orientation de son travail en proposant une sculpture littéralement souple, parfois à la limite du périssable. Ses matières déclinent l'entropie, la dégradation, l’autodestruction. En même temps, venant des années 60, moi dans les années 80, je regardais aussi le travail d'Eva Hesse devenue un mythe car décédée très jeune, parmi tous ces hommes célébrés, je pensais que les choses changeraient, non elles se confirment, et je visite des expositions qui consacrent le parcours de ces hommes gilets blancs ou jaunes, finalement, débattre revient au même, puisque la structure porteuse reste la même. Son travail m'inspirait alors, il m'entrainait dans l'appréhension de la matière pas très nette, dirais-je, protéiforme. Pourtant la netteté ou la propreté de celles montrées à Pantin pour le minimal m'ont subjuguée. C'est que nous sommes dans un bazars effarant, alors comme le lapin pris dans les phares du minimal, ces œuvres américaines, très connues, vues et revues, m'ont apaisées, dans le foutoir politicien français. J'ai pensé avoir oublié qu'il fallait parfois ranger, être exigeant et ne pas transiger, ce que je faisais assez bien avant, jusqu'à ce que tout se corrompt sous mes yeux et que la sidération empêche tout geste quotidien, sans qu'il ne soit entâché de ce problème, des mauvais enseignements. Alors voir cette œuvre installée ici, celle de Morris, me semblait très actuel, car je l'avais souvent vue au centre Pompidou (Robert Morris, Wall Hanging, 1969-1970, Tenture de la série Felt Piece, Feutre découpé, 250 x 372 x 30 cm) et elle m’apparaissait comme un vieux tapis poussiéreux avachi. Je pense que c'était l'odeur du centre qui dominait, la poussière. Alors je préférais la voir sur catalogue. Souvent il y a des œuvres montrées qui m’apparaissent très poussiéreuses dans les Musées ici, peut-être les conditions de conservation ? Surtout dans les Frac. Mon odorat développé fait que l'odeur entre en jeu dans ce que je vois et ne s'en décolle pas. Je supporte difficilement les galeries ou espace qui viennent de poser un coup de blanc, de peinture aux murs et les vernissages sont très désagréables. Ainsi vais-je rarement aux vernissages, mais les finissages, l'odeur s’atténue et on voit mieux les œuvres.

La galerie Gagosian présentait le travail de Mickael Heizer, artiste spécialisé dans les sculptures à grande échelle et dans le Land art, né en 1944, toujours contemporain. Aussi ces années 60, dans notre périple en banlieue jusqu'au Bourget au sol des avions en l'air, reflétaient un héritage qui se trouve complètement balayé aujourd'hui. On n'enseigne plus, on forme et je ne sais pas si c'est bien. Je pense que l'on s'adresse à des petits enfants, alors que les écoles supérieures d'art devraient être pensées pour des adultes. La récréation ne devrait pas s'éterniser ni l'image aseptisée des soixante-huitards ne devrait être autant diluée dans des revendications qui ont perdu le goût de vivre et l'envie de créer, prenant en chantage les étudiants pour la retraite des professeurs, étudiants sans avenir avec les sempiternelles empruntées références, trempées dans de lâches syndicats. Tourbillons des amertumes, le néant, pourtant pas nihilistes ces communes, juste aigries, vengeresses, démagogues. Mais bon, grâce à mes amis, je m'éloignais d'un microcosme pour rejoindre le macro ou l'espace des possibles. Être conduite était rassurant, une fois n'est pas coutume, se laisser porter par l'expérience de ces voyageurs, et si rapidement faire toute la banlieue avec leur sécurité, leurs désirs mêlés aux miens, nos choix concertés. Je me sentais comme l'enfant avec un papa et une maman qui m'enseignent en me demandant mon avis et en interrogeant mes souvenirs, ou les écoutant. C'est donc cela, la parentalité. La question n'est plus de se plaindre, ni de manifester un mécontentement, mais de confronter des envies et des rêves, des espaces, des lieux, des cultures, et de là, advient toujours quelque chose de nouveau, inattendu, ce que l'on peut nommer, la création. Dans la pâtisserie, il n'y a que des erreurs, dixit une experte <3

J'ai beaucoup apprécié ces 3 peintures de Mickael Heizer, vraiment splendides, le dessin sur la toile, celui de l'espace, rond et gonflé comme un souffle de liberté, tendu dans un châssis qui épouse la force du trait noir, c'est presque jouissif de l'observer. Cela créé une grande satisfaction en moi de comprendre que cela forme des espaces dans lesquels je partage les tenants et les aboutissants. Physicalité, invention de mots en présence des toiles tendues sans visiteurs, sans achat possible, juste imaginer comment cela a pu se faire, où et quand, combien de temps, quels matériaux, est-ce de la couleur ? Ou le gris et le blanc cassé se sont fondus admirablement avec le temps, ou tout simplement ne sont-ce que des reproductions réalisées pour cette exposition avec un protocole établi par l'artiste. Physical painting peut-être...

Belle surprise, l’œuvre de Seulgi Lee au Château de Rentilly. Je rêvais de pouvoir un jour les voir ces tissages. Elle fait partie de la lettre "L" tirée au sort pour le commissariat de cette exposition. De loin la meilleure de tous les artistes présentés. Quelle chance, elle nous a réunie ce jour-ci, 4 artistes et anciens étudiants qui nous sommes rencontrés au même moment à Paris, ici une vingtaine d'années plus tard. Je n'aurai jamais pensé cela possible, être toujours en contacts, malgré nos différences, mais aussi, avec un collectif en commun, et des aventures très singulières, inaudibles.

Là c'est une cachette : un bain Turc...

Nadar à la Bnf, ils sont arrivés à bien scénariser leurs familles et leurs histoires photo-généalogiques. Grâce aussi aux inventions scientifiques de cette époque, l'aérostatique photographie du ballon, premiers quadrillages cartographiques de vues du ciel. Je me suis dit que c'était une véritable épopée de la prédation et du contrôle. Celui par l'image (la photographie) et du miroir (un grand "selfie familial), le contrôle de son image, l'image de sa famille, son patrimoine photographique, breveté parfois, sa signature, ses costumes (ils sont souvent costumés, ils miment), même jusqu'à photographier les morts, les écrivains, et en faire des caricatures, bref, on a là, l'aventure même de l'écriture de soi et du souhait de sacraliser ses gènes. C'est un peu étrange, mais très "Das Unheimliche" de Freud, et son inquiétante étrangeté. C'est ce que l'on fait, on se mire, on se photographie, on trace sa famille, ses objets, ses cadavres (jusque dans les catacombes) et on classe, on juge (les photographies sur l'hermaphrodite, sont terrifiantes dans ce qu'elles montrent du contrôle et de la prédation du voir) en pensant documenter. L'association médicale à la photographie, et ses microscopiques trouvailles des virus... Entre progrès et régressions, de toute évidence. Quand la technique tue la création. Ou quand on remplace la création par l'innovation, on peut parfois obtenir une répétition, un mime, mais sans aucune création. Cela dit les costumes des pierrots m'ont séduit, j'aime beaucoup voir le grain du tissu derrière et ces amples vêtements, trop grands. Les voyages colonisateurs rappellent que nous ne sortons pas grandi de ces documents aujourd'hui, et que le progrès n'a pas été en faveur des colonisés. La prédation par la technique et la science a toujours pensé avoir un aval sur la connaissance. Hors ce n'est pas vrai. Elle ne peut être que l'effet d'une image déformante et la réalité est toujours à apprendre, car les points de vues sont divergeants.

Photographies : Sonia Marques (et un médiateur du château de Rentilly)

Tout cela me faisait penser à Velly Jonas, je ne saurais expliquer pourquoi, mais c'est très beau :

mardi 29 août 2017

ℙ☮ℳℳẎ

JB, Kiwa, JD (photographie © Sonia Marques)

La vienne (photographie © Sonia Marques)

Les trois chevaux, Pommy (photographie © Sonia Marques)

New design made by myself (photographie © Sonia Marques)

Les retrouvailles (photographie © Sonia Marques)

Berlin-Limoges = Atomic Blonde

Scènes du film américain Atomic Blonde réalisé par David Leitch, sorti en 2017

Agent Johannes, danke für Ihren Einsatz, bei dieser Limoges Mission.

lundi 5 septembre 2011

Philia

Quel immense bienfait que d'avoir à notre disposition des coeurs où tout secret pénètre en sûreté, dont nous redoutions la conscience moins que la nôtre, dont la conversation adoucisse nos inquiétudes, dont l'avis éclaire notre volonté, dont la gaieté dissipe notre tristesse, des amis dont la vue même nous fasse plaisir !

(Sénèque, extrait du livre "De la constance du sage", sous l'intitulé : Rien de meilleur qu'une amitié bien choisie)