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Tag - neige

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dimanche 8 décembre 2019

ϴℒÅℱ

Disney-Frozen-Olaf-1.jpg

Finalement j'ai vu La reine des neiges 2 de Disney...

Vraiment bien ! Cette histoire de 2 sœurs, histoire fraternelle, histoire de sororité...
Et Olaf est le clown, l'artiste, celui qui emporte ma sympathie.
La scène de domptage du cheval de glace dans les mers par l'intrépide sœur blonde, qui doit apprendre à dompter ses pouvoirs magiques est extra ! Et le passage du pouvoir juste à la petite sœur qui s'estime lésée, sans pouvoir magique, est évidemment, toute l'histoire de cette sororité : le pouvoir redistribué à chacune, le pouvoir d'agir à son niveau de compétence, ce qui révèle la force de ces sœurs ayant eu accès à la connaissance, à la vérité, à l'histoire de leur famille, et de l'association de leur mère et père, des tribus qui, naguère, étaient entre guerre et trahison.

Ou, comment éviter la jalousie, comment ne pas freiner l'aînée, dans ses aventures, comment ne pas prendre toute la place, afin de reconnaître le pouvoir de la justice de la cadette, comment deux sœurs ensemble s'unissent pour trouver la vérité et réparer les dégâts d'une histoire mémorielle, des accidents familiaux secrets, à travers la mémoire de l'eau.

L'une est un modèle d'émancipation et de sensibilité pour l'autre, et l'autre, un modèle de justice et d'autorité, et ces modèles sont interchangeables, puisqu'elles partagent leurs connaissances, face à l’ennemi, afin de combattre ensemble et favoriser l'évolution de leurs peuples réunis, pour le bien de tous. Happy End.

Vraiment rien à voir avec ce que j'ai pu lire, dans la presse, sur ce film d'animation.
L'accès à la connaissance, est, de mon point de vue, la morale de cette histoire, ainsi que faire confiance en ses intuitions, évoluer dans un monde mouvant, émouvant, et des récits diverses et de diverses bouches, qu'il faut re-étudier à l'aune de sa propre expérience, de son ressenti et son désir d'apprendre de nouveaux mondes, comme découvrir son monde intérieur, spirituel, de l'autre côté du miroir...

Éprouver, les épreuves... Olaf est un bonhomme de neige qui ne fond pas, mais rêve de grandir et acquérir une sagesse et une maturité, qui, selon lui, l'empêcheraient d'avoir peur, s'il pouvait tout savoir.

Mais même en sachant beaucoup, rien ne remplace, l'expérience du cœur... Faire fondre les cœurs... serait-ce son pouvoir ?
Avec ou sans carotte ;.)

Un nombre considérable de produits dérivés en publicité avant le film, de factures polymorphes, poupées et châteaux et animaux, jeux de société, costumes et... que ces temps de cadeaux pour enfants sont loin... et ces produits ne me procurent aucune nostalgie. Si à notre tour, nous pouvions créer notre bonhomme de neige, notre ami, fait de patates blanches et de bouts de bois avec des légumes, oui. Créer un costume de fée, avec du tulle et des paillettes, ou de couleurs divinement contrastées, de maquillages et de gants, et se retrouver vendre des boules de neige, en cas de pénurie, sur un tapis, le châle de ses parents...
Que dire, la fée est en chacun, chacune de nous !

mardi 22 janvier 2019

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Photographies © Sonia Marques

vendredi 9 février 2018

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Quel beau jour !














Photographies © Thejazzist & Kiwaïda

mardi 6 février 2018

℃ⒿṔϟ$ℒ

Photographies © Sonia Marques

vendredi 22 décembre 2017

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Alive
Photographies © Sonia Marques

vendredi 1 décembre 2017

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Photographies & dessins © Kiwa & TheJazzist

Quel beau jour !

vendredi 26 février 2016

ᒪ'ᖺᓰᔕ☂ᗢᓮᖇᙓ ᕍᘮ ᘐéᗩﬡ♈ ☂ᓰᙢᓮᕍᗴ

Image du film Fúsi, de Dagur Kári (2015)

Histoire de refroidir la température d'un article à un autre, voici une image du film islandais, Fúsi, de Dagur Kári, (sortie initiale en 2015), que je viens de voir. Dagur Kári est né à Paris le 12 décembre 1973 et est un réalisateur et scénariste islandais, auquel j'ai déjà dédié un article en 2013, sur son film Nói albínói, sorti en 2003. En France le film porte le nom de l'Histoire du géant timide, le titre international anglais est "Virgin Montain", sinon c'est bien Fúsi, le titre original, nom du personnage principal, joué par Gunnar Jónsson.

Synopsis :
En Islande, Fúsi est un colosse timide de 43 ans qui vit toujours chez sa mère. Il partage sa vie monotone entre son travail de bagagiste à l'aéroport et ses jeux d'adolescent. À la sortie d'un cours de danse country auquel il n’a pas osé participer, il rencontre Sjöfn, une femme complexe et perturbée, qui va lui faire changer ses habitudes et le faire évoluer vers l'âge adulte.

Portrait délicat d'un homme hors normes, et des émotions empathiques partagées, dans un monde, le nôtre, où la gentillesse a disparu de bien de nos principes civiles. Un grand viking barbu, harcelé de toute part, qui prend beaucoup sur lui, et va trouver un sens à sa vie en déployant son imaginaire au service de ses efforts de séductions. Il rencontre une femme, fleuriste puis éboueuse, qui va perdre successivement ses emplois et tomber dans une dépression. Elle se dit avoir été indépendante dès ses 15 ans en critiquant un peu celui qui l'aide malgré tout au plus près pour sortir de son silence. En effet, ses difficultés à lui, il ne parvient pas à s'éloigner de sa mère avec qui il vit encore dans sa quarantaine d'années, et non la "quarantaine" de jours, un isolement sanitaire forcé pour empêcher la transmission de maladies supposées contagieuses. Quoique ce chiffre 40 m'interrogeait, avec la condition d'une personne mise volontairement à l'écart. Et dans le film, la mère qui souhaite voir son fils "casé", le retient toujours davantage, lorsqu'il prend des libertés. C'est peut-être le lien entre le fils et sa mère en tension, qui nous installe dans la position lente de l’infantilisation, jusqu'aux espoirs rapidement déchus du déménagement précipité, là encore par une autre femme. La découverte de l'amour est ce tissage des deux inconnus différents jusque dans leurs goûts musicaux et esthétiques. Ils vont se retrouver, grâce à une tempête de neige, funambules épris sur le fil de leurs cœurs incompris.
On reste suspendu sur les efforts de Fúsi à comprendre un monde où les femmes ne sont pas heureuses, ni de leurs sort social, ni de l'amour, en terminant vers un voyage solo en Égypte, dans ce même avion, où toute sa vie il fut le bagagiste de l'aéroport, sans jamais décoller. Nous laissant nous envoler sur l'écran noir, chacun se met à rêver sur la prise en main de son destin, d'un simple malentendu, tout devient alors possible : casser la routine.

La bonté et la beauté réunis sont difficilement abordés au cinéma au risque de tomber dans les écueils de la bienséance, ce qu'évite soigneusement le film. La solitude représentée est un moteur afin de montrer des moyens d'entrer en contact avec l'autre. Dans ce sens, à contrario du mouvement, ce n'est pas sur Internet que Dagur Kári oriente sa réflexion du contact, mais sur un cours de danse de country, jugé ringard. Et ici la ringardise est un sujet de rencontre. Aujourd'hui avec la surproduction publicitaire des réseaux virtuels et sites de séductions marchandés et le fossé creusé avec tous ces regroupements affectifs (fêtes, clubs, dancing, lectures…) relégués aux circuits des ringardises, les jeux amoureux possibles dans ces lieux abandonnés par les plus jeunes ont un charme désuet, libérés des compétitions tabloïds. La désuétude charmante, même si loin du film Le Bal d'Ettore Scola (1983), beau film franco-italien qui retrace une histoire des danses de salons depuis les années 1930, me fait penser que nous nous éloignons de plus en plus de ces rencontres par le corps, où les couples silencieux se font et se défont au gré de l'histoire et de la musique.

Et le corps, cet ours tendre en a un, il enveloppe un cœur trop habitué à jouer aux petits soldats, souvenirs de la seconde guerre mondiale, et aux voitures télécommandées. Apprendre à mener sa propre bataille dans le monde réel, sa rencontre avec l'autre est LA bataille la plus difficile, pour Fúsi.
C'est pour moi, un bon contrepoint à la militarisation qui me posait question dans mon article antérieur. La violence n'est pas tant dans les guerres étatiques mais bien présente dans le quotidien. Cette lutte quotidienne à marcher avec son corps, cuisiner, travailler, distinguer les déchets des autres, distinguer les fleurs, en prise avec des petites insultes des collègues, perverses et méprisantes, amenuisent les forces dédiées à cette bonté-beauté. Nous serions tous attardés à son entreprise. Comme Fúsi, il n'y a pas d'âge pour rattraper le retard. Soldats miniaturisés, terrains de paintball en tenue de camouflages et rdv entre copains de bières et prostituées pour les hommes, poupées Barbies pour la petite fille rose, rêves de fleurs et réalités des déchets et choses sales pour les femmes, attention, ici, on revient sur des genres bien codés et reconnus de tous, mais avec chacun, de grandes difficultés pour se rencontrer, dans ces nomenclatures cloisonnées.

Empathie :

L'empathie (du grec ancien ἐν, dans, à l'intérieur et πάθoς, souffrance, ce qui est éprouvé) est une notion désignant la « compréhension » des sentiments et des émotions d'un autre individu, voire, dans un sens plus général, de ses états non-émotionnels, comme ses croyances (il est alors plus spécifiquement question d'« empathie cognitive »). En langage courant, ce phénomène est souvent rendu par l'expression « se mettre à la place de » l'autre. Cette compréhension se produit par un décentrement de la personne (ou de l'animal) et peut mener à des actions liées à la survie du sujet visé par l'empathie, indépendamment, et parfois même au détriment des intérêts du sujet ressentant l'empathie. Dans l'étude des relations interindividuelles, l'empathie est donc différente des notions de sympathie, de compassion, d'altruisme ou de contagion émotionnelle qui peuvent en découler.

dimanche 5 février 2012

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welcome to the north

Welcome to the north ! (Photos © Sonia marques)