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Tag - oiseau

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mardi 18 mai 2021

℘@ƴṧα❡ε ρℯїᾔ☂üґ℮



Si la peinture m'était contée ?

Elle se trouverait au détour d'une cabane, en dessous d'une feuille de l'arbre vert, sur les plumes du mâle ou de la femelle d'un oiseau exotique, sur l'eau diluée d'un portrait comme une aquarelle du mois de mai, sur le bleu cyan d'un regard qui en dit long... Elle serait la symbiose d'une mémoire sensorielle, elle serait mes souvenirs avec les êtres chers, la ballade avec le soleil et l'amoureux, l'inquiétude de l'orage, le bonheur qu'il éclate, les gouttes de pluie et l'averse sur nos pieds nus, en connexion sans le Wifi ni le Bluetooth, en télépathie avec l'abeille, le miel de notre cœur...










Photographies et peinture © Sonia Marques

Si la peinture m'était contée ?

Il n'y aurait plus de tableau, plus de Musée, plus de muse, plus de pinceau, juste l'éclat du trait de génie, la trace de son passage au gré du vent et de sa bise discrète... Et les yeux fermés, contempler la peinture ainsi faite.

vendredi 23 avril 2021

ℱℓêḉℌ℮ ♭łℯʊε

Martin-pêcheur


Par deux fois, je découvre du bleu scintiller et plonger dans l'eau, ressortir aussi vite et se percher dans le même arbre, quelle fugacité ! Quelle sagacité de pouvoir observer cet animal, que dire, cette palette de couleur, d'un bleu très particulier... L'étincelant Martin pêcheur : la flèche bleue. Quelques jours après avoir surpris un écureuil intrépide sortir sous la grille d'une maison abandonnée, puis courir devant nous sur le trottoir bien plus rapidement que nous ne pourrions le réaliser et se glisser sous une autre grille pour grimper aussitôt, de toute beauté dans un arbre de fleurs roses. J'avais cette impression d'être au Canada, à Vancouver, où je pouvais approcher les écureuils chaque jour. Le Martin pêcheur est très précieux, à mes yeux. Sa trajectoire fut si surprenante, avant de tomber dans l'eau, qu'il me faisait penser à un colibri... D'ailleurs, je me documentais sur le plus petit oiseau du monde, un colibri-abeille... Pour cette flèche bleue, son plumage est irisé, je le vois brillant comme allumé en plein jour. Pourtant, celui-ci n'a pas de pigment plus intense que d'autres, mais une façon d'être ciselé, chaque plume est géométrique et isolante, ce qui lui permet de trancher lorsqu'il pénètre la surface de l'eau et il s'apparente à des nageoires. Il y a chez ce martin-pêcheur, un effet d'optique provoqué par la décomposition de la lumière, encapsulé dans les barbes et barbules de chaque plume. Dessous, plus sombres sont les plumes. On obtient ainsi un effet Tyndall, un phénomène optique de diffusion de la lumière (effet découvert au XIXe siècle par le scientifique irlandais John Tyndall) Ces jours-ci, je pouvais observer ce phénomène très particulier de la lumière, lorsque je regardais la surface de l'eau. Mes récentes photographies publiées sur ce blog, relatent de cet effet très particulier. Les canards, mâles et femelles glissent le long de ces lumineuses particules. Parfois, c'est la saison, j'ai pu observer des cannes avec leurs petits, bien encadrés...
L'effet Tyndall c'est aussi ce que l'on trouve dans les yeux de certaines personnes, des couleurs bleues/vertes.
Pour l'oiseau bleu, la flèche, ce martin-pêcheur, cet effet est aussi révélé par la vitesse de celui-ci, lorsqu'il vole au-dessus de la rivière. Il peut atteindre une vitesse de pointe de 45 km/h, et lorsqu'il touche la surface de l’eau, son corps se transforme en une torpille fuselée qui plonge à une vitesse de 2 à 4 m/s !
Comme tous les oiseaux (et je sais de quoi je parle... ou pourquoi je l'écris...) le plumage est entretenu toute la journée. Le martin-pêcheur interrompt ses activités au minimum six fois par jour pour une séance de toilettage d’une vingtaine de minutes. Toute saleté ou défaut de l’étanchéité du plumage représente une menace mortelle. L’oiseau commence par trois à quatre plongeons dans l’eau avant de se poser sur un perchoir. Puis, avec son bec, il lisse et graisse toutes ses plumes. On peut parler d'une beauté remarquable n'est-ce pas ;.)

Alors voici un autre oiseau, qui me faisait penser à celui que j'ai pu observer si près de moi, mais que je n'ai jamais vu de mes yeux : le plus petit, le Colibri d'Elena.
Mellisuga helenae, dit aussi colibri d'Helen, ou colibri-abeille, une espèce d'oiseau de la famille des Trochilidae. Ce nom lui a été donné en l'honneur d'Elena Booth, l'épouse d'un ami de Juan Gundlach (1810-1896), naturaliste allemand qui a séjourné pendant plusieurs années à Cuba. D'après Alan P. Peterson, c'est une espèce monotypique. Avec une longueur totale de 5 à 6 cm et un poids de 1,6 à 1,9 gramme, le mâle de cette espèce est le plus petit de tous les oiseaux. La femelle a un poids de 2 grammes et pond possiblement les plus petits œufs amniotiques au monde, bien qu'il n'y ait aucune certitude à ce sujet. Cet oiseau-mouche vit dans les bois, les marécages, les massifs d’arbustes et les jardins. Il a un collier iridescent : une gorge rouge étincelante.
Le voici, une beauté de plus, dans un monde, où l'observation et la contemplation, sont des arts à part entières, délivrées de la prédation, si nous parvenons, à nous positionner à la juste distance.

lundi 12 avril 2021

ℙéρїη◎

Photographies © Sonia Marques

vendredi 15 janvier 2021

ᖘᒪᗩ♈ᙓ-ᖲᗴᑕ ᙢᗢᘮﬡ♈ᗩᓰﬡ-☂ᗢᘮᙅᗩﬡ

mercredi 4 novembre 2020

ℊґʊεṧ ¢εηⅾяéℯ﹩

C'est parti !

300 000 grues traversent ma région en direction de l'Allemagne et des pays nordiques (Finlande, Norvège et Suède) pour s'y reproduire... Sublimes envols de liberté <3

Juste au-dessus de mes oreilles... Grou grou, grou, grou... Elles sont splendides !

Screen shot (© Sonia Marques)


 

dimanche 11 octobre 2020

ρυM℘кiη




Woodstock
est un personnage fictif dans la série du comic strip Peanuts de l'auteur américain Charles M. Schulz, publiée de 1950 à 2000. Il est surtout connu pour être le meilleur ami et acolyte de Snoopy. Le personnage est apparu pour la première fois dans la bande du 4 avril 1967, bien qu'il n'ait été officiellement nommé que le 22 juin 1970. Il est nommé d'après le festival de Woodstock de 1969.


HISTOIRE

Au début des années 1960, Snoopy a commencé à se lier d'amitié avec les oiseaux lorsqu'ils ont commencé à utiliser sa niche pour diverses occasions: une halte pendant les migrations, un site de nidification, une salle communautaire ou un endroit pour jouer aux cartes. Aucun de ces oiseaux n'a jamais reçu de nom, bien qu'ils aient utilisé, à l'occasion (par exemple, le 10 juillet 1962), des bulles de parole, inscrites dans ce qui allait devenir les «chicken scratch marks» classiques des énoncés de Woodstock. Il parle le langage des oiseaux et invente un alphabet plein de points d'exclamation pour exprimer son vrai caractère, ses émotions, ses peurs et ses frustrations. Ce qui distingue Woodstock de tous ces oiseaux précédents, c'est le fait qu'il s'est attaché à Snoopy et a assumé le rôle d'acolyte et d'assistant de Snoopy. Il n'y avait pas eu de relations récurrentes entre Snoopy et les premiers oiseaux qui ont visité la cour des Browns, et Snoopy était plus hostile qu'amical envers ces oiseaux.



Dans la bande dessinée quotidienne Peanuts du 3 mars 1966, une mère oiseau est arrivée pendant que Snoopy était couché sur sa niche, et s'envolait. Peu de temps après, deux poussins ont éclos dans le nid, dont l'un a traîné autour de Snoopy tout au long du printemps, et est revenu le printemps suivant le 4 avril 1967. Schulz a commencé à établir des traits de caractère pour le nouvel ami de Snoopy en révélant qu'il pouvait parler, il avait du mal à voler. À la fin de cette séquence, Snoopy apprend que l'oiseau est son nouveau mécanicien, le premier rôle de soutien de Woodstock. Après cette introduction, Woodstock sans nom est parfois vu avec Snoopy, et d'autres oiseaux continuent à apparaître comme ils l'avaient fait pendant des années. Mais Woodstock est désigné comme l'oiseau qui s'est lié d'amitié avec Snoopy, en partie en continuant à le désigner comme le mécanicien. Snoopy désigne d'abord cet oiseau comme son copain. Cette identification était plus que suffisante pour que les lecteurs sachent s'ils ne l'avaient pas déjà compris, que ce petit oiseau, avec un nom ou sans nom, avait assumé le rôle d'un personnage régulier dans le casting de Peanuts. Schulz ne lui a donné un nom que le 22 juin 1970. Schulz a reconnu dans plusieurs interviews imprimées et télévisées au milieu des années 1970 qu'il avait pris le nom de Woodstock du festival de rock. Le logo du festival montre un oiseau perché sur une guitare.

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Le personnage Woodstock est un oiseau qui devient rapidement le meilleur ami de Snoopy. Le seul personnage non-oiseau qui peut comprendre le discours de Woodstock est Snoopy.  Woodstock travaille souvent comme secrétaire de Snoopy (notamment lorsque ce dernier a été nommé "Head Beagle"). Woodstock joue également au football américain avec Snoopy, essayant généralement d'attraper le ballon mais, en raison de sa taille, il est simplement touché par celui-ci; s'incrustant parfois dans le sol sur une courte distance. Woodstock prétend également avoir des lentilles de contact (8 juin 1995). Woodstock est un petit oiseau jaune au bon cœur. Une fois, lui et Snoopy ont cessé de se parler à cause de la pratique de Snoopy de lire War and Peace un mot par jour. Lorsqu'on lui a dit que Woodstock était attaqué par le chat d'à côté, Snoopy s'est immédiatement précipité à son aide. Il déteste également être confondu avec de mauvaises espèces d'oiseaux (bien qu'on ne nous dise jamais quelle espèce il est réellement)  Woodstock est également un siffleur chevronné. Dans l'émission spéciale, She's a Good Skate, Charlie Brown , lorsque la musique de Peppermint Patty pour une compétition de patinage échoue en raison d'un dysfonctionnement qui ne peut pas être réparé rapidement, Woodstock s'approche du microphone et siffle un O Mio Babbino Caro sans défaut. Il siffle également son rôle dans la chanson "Le meilleur des copains" (via une version instrumentale intitulée "Woodstock's Samba")  Malgré tout le sens et le talent de Woodstock, il est physiquement d'un dessin très pauvre, ce qui est un trait de caractère depuis sa première apparition. Il flotte de manière erratique, souvent à l'envers, et se heurte fréquemment à des objets. Il parvient généralement à arriver là où il veut aller tant qu'il n'a pas à voler trop haut. Il a tendance à saigner le bec s'il dépasse 10 pieds dans les airs. Malgré sa difficulté à voler comme un oiseau, il est habile à piloter. Lorsqu'on lui a demandé où il avait appris à piloter. Pendant l'hiver, il se détend en patinant ou en jouant au hockey sur glace au-dessus du bain d'oiseaux, avec sa propre machine Zamboni pour garder la surface propre. Son seul objectif tout au long de la bande dessinée est de retrouver sa mère afin qu'il puisse lui envoyer une carte de fête des mères.




Et Snoopy... le philosophe... Les banlieues un peu trop tranquilles de l'Amérique profonde y sont particulièrement bien représentées, dans un climat d'angoisse très prégnante et permanente. Notamment avec le personnage de Charlie Brown, dépressif, perpétuellement hanté par l'échec. Snoopy exprime ses questionnements identitaires sur ses origines, sa famille, son passé, avec cette nostalgie qui est caractéristique des Etats-Unis, toujours en quête de racines et d'une époque dorée disparue. Il nous apprend à imaginer un ailleurs, malgré le poids du passé et le caractère fataliste et tragique de l'histoire. Snoopy est indolent et stoïcien, attaché à l'édification d'une sagesse intérieure qui rend acceptable les situations difficiles, il estime que la faute revient au destin qui nous échappe totalement et qu'il nous faut apprendre à accepter. Il se pose dans l'acceptation des événements qu'il vit avec le contrôle de ses réactions. Il dort sur l’angle du toit de sa niche, une situation de déséquilibre extrême, alors qu'il semble confortablement installé. On croit qu’il ne pense à rien, alors qu’il passe son temps à tout observer et commenter, et à en tirer des sentences subjectives et géniales. Il est sur un véritable poste d'observation du monde, l'air de rien, il ne s'enferme pas dans sa niche. Il se rêve en héro, mais son quotidien c'est sa niche et son petit jardin. Il s'évade dans ses rêves, avec sagacité comme un roi dans son royaume, fidèle à ses proches, qui sont ses serviteurs : Charlie son maître et Woodstock son secrétaire minuscule et fragile. Évidemment, il s'ennuie et déprime, il semble abattu, car rien ne change autours de lui, les années passent et il en conclut : « Parfois ma cohérence m’émerveille ! » Son humour libère les angoisses par sa créativité, sa façon de voir le monde, même si son bonheur parfait est d'être lové avec Charlie son maître, devant la télé et une pizza. Quelque part, sa vie de chien, nous situe dans la vie d'un lecteur et d'une lectrice, chien et chienne de vie.





jeudi 4 juin 2020

koo-0oo

50 Bird Species and the Sounds They Make - AAAStateofPlay.com - Infographic

vendredi 17 avril 2020

ℭ⑂¢ℓ◎℘ṧї☂тα ⅾḯ☺ρнт♄αʟмα

Ces photographies viennent d'Australie et sont de :

© Mat Gilfedder (la plus grande en bas) © Hal and Kisten Snyder (en haut à gauche) ©  Enoch Bultreys (en haut à droite)

Je viens de les voir du photographe des oiseaux qui participe à notre groupe, qui nous annonce que ce sont des Double-eyed Fig-Parrot (Cyclopsitta diophthalma)

Des spécialistes nous indiquent, que bienheureusement les incendies d'Australie ne les ont pas éradiqués ;.)

La Psittacule double-œil (Cyclopsitta diophthalma) est une espèce d'oiseau de la famille des Psittacidae originaire des forêts tropicales primaires de Nouvelle-Guinée. Des colonies de cette petite espèce se sont établies le long de la côte australienne dans l'est de la péninsule du cap York. C'est la plus petite espèce de cette famille présente en Australie. Cet oiseau se nourrit essentiellement de fruits (en particulier de figues), de fleurs, de baies et de graines.

Amateure des Psittacidaes, cette espèce est magnifique et d'un air très mutin <3
Certains jours, on peut se sentir telle une psittacule double-oeil, que les catastrophes et les chasseurs, souhaitent supprimer.
Mais non. Comme le printemps, ils sont là devant nous. Et nous sommes parmi tous ces êtres de couleurs.
Bonjour bel oiseau ! Qui sait, un jour, nous nous rencontrerons <3

lundi 17 décembre 2018

ß◎ηηεṧ ḟê⊥℮ṧ !

Photographie : The jazzist Graphisme : Kiwaïda

samedi 17 novembre 2018

♭℮αʊ⊥ḯƒʊℓ ʟiƒℯ

Que la vie est pleine de surprise, du genre aux plumes, du vilain petit canard nommé ainsi par la norme aux beautés spectaculaires des femelles et des mâles aux couleurs distinctes, les éclectiques sont magnifiques ! De petits pinceaux magiques en devenir, de longs tubes qui cachent leurs secrets. N'être un mâle ou n'être qu'une femelle, mais naître au monde et déjà savoir être, avec ses pinceaux secrets. Tout un art volatil... Rêves réalités. La vie et la mort liées par la même inconnue. Infinie.

jeudi 11 mai 2017

ṧẘℯℯт

44.jpg

Photographie © Sonia Marques

lundi 11 janvier 2016

ᕼᗩᖇℱᗩﬡᘐ ᖙᗴᔕ ﬡᗴᓰᘐᙓᔕ



Dans l'ouest de l'Île de Montréal, le 3 janvier 2016, au matin, sur les caméras de surveillance du réseau routier de l'autoroute 40, à la hauteur du boulevard des Sources : un harfang des neiges.

mardi 12 mai 2015

ᑭᓮᖘ〇ᖇᘉᓰ♈ᕼ〇ᒪ〇ᘐᓮᕮ



La session de Christophe Chassol "Pipornithology"

Avec Big Sun, son rayonnant quatrième album, Christophe Chassol clôt sa trilogie d'ultrascores (la méthode d'harmonisation du réel qu'il a développée) commencée à la Nouvelle-Orléans créole (Nola Chérie, 2011) et poursuivie en Inde (Indiamore, 2013). En mars 2014, il part pour la Martinique, d'où sa famille est originaire, ces Indes de l’ouest au cœur de ce qu'il souhaite exprimer de plus personnel et de plus universel. Avec la chef opératrice Marie-France Barrier et l'ingénieur du son Johann Levasseur, ils filment et enregistrent des rencontres, des scènes de la vie quotidienne, le carnaval: un documentaire impressionniste qui constitue la matrice de Big Sun.

Au retour, il compose, monte, assemble, répète et crée les 27 plages d'une odyssée de l'espace antillais en 70 minutes. Big Sun allie le sifflement d'un oiseau et celui de Pipo Gertrude, la poésie de Joby Bernabé, la conversation d'une habitante de la montagne, le rap de Sissido et Samak, la flûte de Mario Masse, le carnaval de Fort-de-France, les conques, le son de la mer ou le chahut d'une partie de dominos. Et de somptueuses pièces comme La Route de la Trace ou Reich & Darwin, qui surgissent au détour d'un virage et nous éblouissent....


Et superbe Odissi (Indiamore)

samedi 17 mars 2012

Ḡн◎ṧ☂ ♭łüε ḯη∂☤@ᾔ ґḯᾔ❡η℮ḉк & мαℊї¢ ßℓα¢к нα⊥

Ghost blue indian ringneck & magic black hat © Sonia Marques
Capture écran du film Ghost blue indian ringneck & magic black hat de Kiwaïda - 2012

"Je souhaitais concevoir un film comme un petit bijou sur une page Internet. C'est une vidéo aux 'rayons X", qui oscille entre statue, objet mort (la porcelaine de l'oiseau) et être vivant ou revenant (l'oiseau qui vole en sens inverse) La dresseuse pose aussi en statue quand ce n'est pas l'oiseau qui la cherche sous le chapeau. L'essai étant toujours de passer la bague au doigt, le coeur comme attachement et détachement, sans qu'il reste, car l'animal est rebelle, la perruche bleue à collier, rouspète. Je souhaitais que les taquineries ne soient pas univoques mais provoquées par l'humain ou l'animal, dans les interactions de jeux démos pour passer l'ennui et créer du hasard sonore et visuel. Le déguisement est le chapeau noir, le "black hat", le méchant pirate, qui, en fait, est un chapeau blanc, un "white hat", un héro. Les deux 'hackers' sont des chevaliers du Web. Dans le film, tel le hacker, la magicienne est un bidouilleur. On ne sait pas ce qu'il (elle) trafique, juste qu'il y a de l'amusement et de la surprise. L'image fantôme restitue des jeux rapides dont les sons deviennent aussi des artefacts."

Vidéo de l'artiste Kiwaïda conçue dans le cadre du projet "Magic Ring", un ensemble de sites Internet d'artistes liés les uns aux autres sous la forme d'un anneau, exposé dans l'espace virtuel du Musée du Jeu de Paume à Paris (commissariat de l'exposition "form@ts" par Christophe Bruno), du 16 mars au 18 septembre 2012. "Magic Ring" est mené par les artistes français professeurs Sonia Marques & Étienne Cliquet, avec les étudiants d'écoles d'art et des artistes internationaux invités.


Crédits / Autoproduction : © Sonia Marques - 2012
Ghost blue indian ringneck & magic black hat : http://www.ringneck.kiwaida.nu
Magic Ring : http://www.magic-ring.net
Kiwaïda : http://www.kiwaida.nu

vendredi 16 septembre 2011

L'oiseau loisir

Sonia Marques : L'oiseau loisir

© Sonia Marques, L'oiseau loisir - 2011
"Je m'enferme dans ma chambre et, comme une divinité dans son nuage, je m'enveloppe dans la fumée de ma pipe. J'ai un ami intime qui fait mes délices et que tu aimerais à la folie. C'est un sansonnet familier que Pagello a tiré un matin de sa poche et qu'il a mis sur mon épaule. Figure-toi l'être le plus insolent, le plus poltron, le plus espiègle, le plus gourmand, le plus extravagant. Je crois que l'âme de Jean Kreyssler est passé dans le corps de cet animal, il boit de l'encre, il mange le tabac de ma pipe toute allumée, la fumée le réjouit beaucoup et tout le temps que je fume il est perché sur le bâton et se penche amoureusement vers la capsule fumante. Il est sur mon genou ou sur mon pied quand je travaille, il m'arrache des mains tout ce que je mange, il foire sur le bel vestito de Pagello. Enfin c'est un animal charmant. Bientôt il parlera, il commence à essayer le nom de George."
(George Sand, dans une lettre à Alfred de Musset, Venise, 15 avril et 18 avril 1834)

✴ 

Dans le menu Incognitos de mon site Internet Kiwaïda où je présente mon nouveau catalogue de dessins réalisé en août 2011, j'ai rajouté un petit texte à propos des oiseaux :

Ce qui n'est pas écrit dans le texte dédié aux Incognitos, c'est la part belle aux oiseaux. En réalisant ce catalogue de dessins, en couleur, il devenait évident que les êtres ailés soient en couverture. Ils m'accompagnent, m'inspirent, j'en élève et les vois grandir. Ils font à leur manière la même chose. Ils me regardent, témoins quotidiens et nous conversons. Un de mes albums musicaux en a été la dédicace (Pépino) Dans mes lectures de George Sand, hasard, je me suis aperçue que cet écrivain avait cette même admiration. Alors je cherchais ses mots en vain. Voici ce que je trouvais :

"L'oiseau, je le soutiens, est l'être supérieur dans la création. Son organisation est admirable. Son vol le place matériellement au-dessus de l'homme, et lui crée une puissance vitale que notre génie n'a pas pu encore nous faire acquérir. Son bec et ses pattes possèdent une adresse inouïe. Il a des instincts d'amour conjugal, de prévision et d'industrie domestique; son nid est un chef d'oeuvre d'habileté, de sollicitude et de luxe délicat. C'est la principale espèce où le mâle aide la femelle dans les devoirs de la famille, et où le père s'occupe, comme l'homme, de construire l'habitation, de préserver et de nourrir les enfants. L'oiseau est chanteur, il est beau, il a la grâce, la souplesse, la vivacité, l'attachement, la morale, et c'est bien à tort qu'on en a fait souvent le type de l'inconstance. En tant que l'instinct de fidélité est départi à la bête, il est le plus fidèle des animaux. Dans la race canine si vantée, la femelle seule a l'amour de sa progéniture, ce qui la rend supérieure au mâle; chez l'oiseau, les deux sexes, doués d'égales vertus, offrent l'exemple de l'idéal dans l'hyménée. Qu'on ne parle donc pas légèrement des oiseaux. Il s'en faut de fort peu qu'ils ne nous valent; et, comme musiciens et poètes, ils sont naturellement mieux doués que nous. L'homme-oiseau, c'est l'artiste." 
(George Sand, Histoire de ma vie, 1847)

De mon côté, l'accès à la contemplation est peut-être ce que m'ont appris les êtres ailés. Ils symbolisent l'imaginaire, l'intelligence et la beauté et sont des miroirs de nos fragilités, dans ce que nous avons acquis de prédation, ne serait-ce que dans l'invention des cages, de la capture, dans ce qu'il y a en tension avec l'envol et la liberté : le pouvoir magique de voler. L'éthologie et les découvertes outre-atlantique sur la vie domestique avec des oiseaux ont été, (au-delà des à prioris sur la fantaisie de ce hobby, qui n'en est pas un, pour ma part) un loisir alors vital. Loisir pour l'oiseau me semble être plus honnête afin de le rapprocher de l'humain et ses passe-temps favoris : Le mot, dérivé du verbe latin licere (être permis), signifie, au début du XIIe s., la " liberté", l'"oisiveté". Puis, à partir du XVIIIe s., il évolue vers le sens de"distraction". Également, je distrais les oiseaux, étant convenu entre nous, que nous sommes en cages respectives (nos habitats), et que, d'êtres captifs, d'égal à égal, nous passons le temps à siffler, barvarder en perruches, si ce n'est dessiner et déchiqueter du papier. Et dans notre monde contemporain : enlever les touches du clavier d'un ordinateur est un jeu d'adresse et de vive désobéissance assez jouissif. 

Cela dit, boire de l'encre et respirer un nuage de fumée de pipe au quotidien, n'importe quel oiseau, même écrivain rejoindrait le paradis un peu plus tôt... sans avoir eu le temps d'écrire ses propres maux.