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blog m kiwaïda

18/09/2021

ℭυґ¢üя♭itA

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La pauvreté a-t-elle toujours le visage de la misère ?


Lorsque des virus touchent la population, le monde, le virus le plus invisible, ne serait pas celui d'une seule pauvreté, mais des pauvretés. Différentes maladies, différents vaccins : différentes pauvretés.

Quel rapport avec des cucurbitacées et leurs fruits comestibles que j'admirais dans ce jardin de la mairie de ma ville ?
Il y a une manifestation réunissant des cuisiniers sur la thématique des arts de la table, à Limoges. Je pensais donc dans cette déambulation et mon plaisir à toucher les herbes de basilic et le nommé "Basilic opal" au parfum étonnant et au feuillage pourpre, à la culture, mais aussi à l'accès aux parfums, à la cuisine, et aux fruits dérobés de mes souvenirs sur les routes portugaises : la figue. Nous avions dégusté des bouchées délicieuses avec une demi-figue en dessert et une brandade de morue façon limousine, c'était trois fois rien, mais trois fois de souvenirs en plus.

Plus graves étaient mes pensées, dans ces moments de convivialité. Comment naissent les isolements, quand tout semble réussir partout. Où se cachent les isolés pour ne pas déranger et devenir les dérangés.

Les carences alimentaires impactent la santé, l'accès aux soins et aux vaccins sont déniés, même dans des sphères où elles devraient être pour tous. On évite de se faire soigner, on évite de se rendre aux urgences, on évite d'être fiché, non pas que la préférence de mourir serait la priorité, mais la préférence de ne pas être montré, ne pas être vu, ne pas rendre visible cette partie abjecte que montrent du doigt les ignorants, ce qui serait vu comme l'immonde, l'impropre, le sale.

Il est très rassurant pour des personnes qui possèdent de ficher celles qui ne possèdent pas, et il est très facile de le faire. Il est très facile de les empêcher de bénéficier d'un accompagnement de santé, pourtant, dans notre pays, c'est une priorité, l'accès aux soins, aux vaccins.
Mais il demeure une maltraitance, l'affaire de quelques-uns, quelques unes, imaginant déroger aux droits communs. Pourquoi ?
Il y a une culpabilité qui ronge la vie, celle d'avoir pris le bien d'autrui, ce qu'il ou elle a produit, de ses mains, avec sa pensée, ce qu'il ou elle a transmis. Afin de ne pas être démasqué, il faut trouver un ou une coupable et ce sera toujours la vie précaire. Car celles et ceux qui ont un mode de penser et vivre différent, n'ont pas le droit de continuer à exister, cela gène, pour une poignée d'ignorants.

Les discours sur la pauvreté, permettent aussi de la tenir à l'écart, qu'elle ne fasse même pas partie de la société. Aucun enfant, aucun adolescent, aucun adulte, parmi ses semblables, alors on imagine qu'ils et elles pensent ainsi : ni mes enfants, ni mes cousins, cousines, ni mes grands-parents, ni mes collègues, ni les voisins et voisines, personne, ni ma femme, ni mon amoureux, ni la belle-famille, personne, ni même ces voisins qui crient sans cesse, certainement des ivrognes. Si les féminicides sont à présent plus médiatiques, il en est que les conditions de vie, bien avant les drames, ne sont pas assez visibles : la restriction, la coupure avec l'entourage, la famille, l'accès aux soins, l'éloignement, l'impasse sur les vacances, les loisirs, les repas en groupe, ne parlons même pas des réseaux sociaux, aucune femme ne crie son désespoir sur ces réseaux, avant le drame. Et quand elles écrivent, bien maladroitement, et sans aucune forme de courtoisie, il est bien trop tard, et la réception est si silencieuse qu'elle finie de sceller le musellement vers une inhumation ou une incinération, sans mot dire, sans maudire quiconque, sans aucune cérémonie, aux employeurs et collègues ignorants. Les discours sur la pauvreté permettent d'imaginer que la pauvreté est toujours tenue à distance, comme dans un camp imaginaire, où il y aurait des gens que l'on ne connait pas, sous la torture quotidienne, mais on ne sait où ils et elles vivent, ni qui les a enfermés, ignorés, déniés, tués. Et le deuil de la pauvreté, il n'est jamais fait.

Je ne puis faire le deuil de la pauvreté, même en vivant mieux qu'avant. L'expérience nous apprend que la pauvreté touche tout individu, parfois par surprise, mais elle ne devient vraiment pauvre, dans son esprit, si l'humanité que l'on a connue, nous a quittée. Les monstres qui se retrouvent aux tribunaux, malgré eux, à la places d'autres, ou à cause de leurs mauvais comportements et leurs crimes, s'ils ont tous une histoire, bien peu peuvent la raconter. Il est impossible pour un individu, qui s'est longtemps soumis au silence, car dominé, ou maltraité, de se révéler devant la justice des hommes, de s'exprimer. Il est impossible de parler lorsque les accusations proviennent du processus de la maltraitance. Le bout de la chaîne est un bout de malheur, qu'aucun autre bout de réussite ne veut croire : cela ne doit pas exister, sinon cela voudrait dire que celui celle qui juge n'a pas le droit de juger.

Nous avons toujours cette possibilité : celle de ne pas juger.

Se sauver de la pauvreté, c'est masquer même la sienne lorsque l'on a un emploi, lorsque l'on mange avec ses collègues, lorsque l'on s'efface si tout va mal et si la santé brise le continuum de la vie. À ce moment là, aucune solidarité, les collègues sont les premiers à ignorer la maladie de leurs comparses et leur isolement.

Si la moitié des français ne se cache plus pour savoir qu'une personne de leur entourage est confrontée à la pauvreté, selon un très récent sondage du Secours populaire, il y a dans l'autre moitié, toutes les personnes qui cachent leur pauvreté, leur situation. Ou bien, dans la première moitié qui sait, qu'un autre est pauvre, beaucoup ignorent ou dénient qu'ils sont aussi, pauvres. On peut montrer qui sont les pauvres, mais qui sont les pauvres d'esprit ? Celles et ceux qui font le malheur d'autrui et sans aucun problème de logement, ne seraient-ils, ou elles, pas les moins bien lotis ?  Les statistiques font l'impasse sur l'impacte psychologique de la pauvreté, lorsqu'un individu ne se trouve plus dans la détresse, et lorsqu'il l'était, il pouvait encore y échapper, tant les aides sociales, il peut les fuir, l'individu, qui veut échapper à la pauvreté. Et qui ose exprimer sa détresse ? Au bout de combien d'années ? Et est-ce qu'une détresse est écoutée, lue, vue, est-elle entendue ? C'est bien là toute la question, ne pas souhaiter tomber dans la pauvreté et y être totalement, ou y être familièrement habitué, échappe à toutes les statistiques sur la pauvreté. Survivre c'est encore échapper à la captation, à la domination, et afficher une joie de vivre, n'est pas forcément un gage de ne pas vivre dans une pauvreté. Peut-on mesurer l'indigence avec l'immatérialité devenue de nos manières de communiquer, d'échanger, de se nourrir, ou le refus d'un héritage empoisonnant, ou tant de situations, comme l'impression de vivre pleinement et bénéficier d'appuis de réseaux virtuels, peut aussi devenir la meilleure façade, celle admise pour une intégration réussie, afin de cacher une vie pauvre, ou, qui s'est appauvrie, d'une grande pauvreté. Les publicitaires ont toujours su utiliser la beauté de la jeunesse extrêmement pauvre, dans les modèles féminins dans le besoin, pour s'enrichir et produire en excès. Rien n'a changé. Si tout se contient à présent dans un téléphone, que penser de celles et ceux qui n'ont plus, n'ont jamais eu, n'auront jamais de téléphone, ou de celles et ceux qui ne savent pas les utiliser, n'ont jamais bénéficié de formation, changent de toit, d'adresse... Doit-on les classer dans les pauvres, si un pass sanitaire leur est difficilement accessible, alors même qu'ils sont vaccinés ? Le logement a toujours été le point culminant des discriminations sociales. Si un tiers des français a des difficultés à payer le loyer, toujours dans les statistiques récentes, posons-nous la question des deux tiers. Le logement est le dernier rempart contre la précarité. Posons-nous la question de pourquoi des personnes n'ont pas, ou n'ont jamais eu de mutuelle pour se soigner en France. Pourquoi son enfant ne trouve pas de travail, avec tant de qualité, pourquoi son parent n'a pas été soigné, pourquoi son amie ne parle plus, pourquoi en tant d'années, il n'y a plus jamais eu de retrouvailles, pourquoi une collègue s'est suicidée. Pourquoi personne ne dit rien à personne.

Il y a des choix de vie, qui s'effectuent en cachette. Vivre c'est pouvoir se nourrir, mais l'accès à une nourriture saine et des trois repas par jours devient un calcul mental pour beaucoup. Se cacher pour éviter les repas dans son travail, dans son école, se cacher pour éviter les voyages collectifs, se cacher pour éviter tout ce qui mettrait en péril, le peu, déjà calculé. Se cacher quand son toit tombe, se cacher quand son mari a pris tous les meubles, se cacher quand on sait que plus jamais une terrasse de café ne sera accessible, une fête, un saut dans une halle de marché. Sauter des repas, pour calculer comment terminer ses journées, se priver pour nourrir ses enfants, ses animaux de compagnie, les loger tant que l'on peut et longtemps, ainsi que les grand-parents, mais aussi, on l'oublie très vite, ne plus manger pour aider son parent, se priver pour qu'il évite de sombrer, ne pas prendre de place, penser sa vie dans une boîte à chaussure, où seuls se rassemblent des souvenirs heureux. Ces restrictions fondent un rythme de vie bien différent de celui proposé par notre société. Les injonctions de manger sain, de faire du sport, d'avoir des énergies pour se chauffer et savoir faire des économies d'énergie, étudier ou travailler, deviennent alors des discours très peu réalistes et si loin d'une vie précaire.

La vie psychique est touchée dans sa longévité, une vie de privation est aussi une vie qui pense et formule sa pensée, sa créativité très différemment. Les moyens de survie, dans un pays riche, deviennent des tactiques invisibles, à jamais tues. Les employeurs ont cette habitude, de penser avoir le pouvoir sur la production des personnes vivantes, des vies qu'ils et elles précarisent. Le salaire est impacté, les jugements sur les apparences et les modes de vie sont légion. Si la manière et la façon de penser des plus pauvres gênent, c'est qu'ils n'optent pas pour le même chemin. Dans la vie psychique, on sait qu'un être humain ne peut surmonter longtemps des privations et qu'il ne peut pas vivre s'il est tous les jours, des années, privé de plaisir, de désir, de sentiment de sécurité et donc d'espérance, pouvoir juste espérer, n'est pas possible, c'est ainsi que les statistiques s'analysent. Lorsque l'on ne sait pas si notre faim pourra être calmée, on ne sait même pas ce qu'est le plaisir à manger. Et pourtant, on se trompe encore sur ce qu'est la pauvreté, où sont les pauvres. Car savoir quels sont les mets et les herbes qui guérissent ou ceux qui calment la faim, pour nourrir une famille entière à peu de frais, c'est un savoir, c'est aussi une culture. Il est toujours très dangereux de croire qu'une vie sans accès à l'excès, est une vie pauvre et surtout liée à l'inculture. Ces inventions d'analyses peuvent nourrir des cabinets de psychologues, toujours pour celles et ceux qui ne sont pas pauvres, mais elles sont si éloignées des cultures et des savoirs transmis dans les familles modestes. Comme il existe une variété de basilic et des variétés d'usages, de goûts, selon les terres et les saisons et les coutumes, il existe des façons de se nourrir, dans la pénurie même. La culture se situe dans cette recherche, comme celle de cultiver son esprit, de miettes en cailloux, d'herbes en lettres, en livres trouvés, en textiles chinés. Se trouver face à des personnes très riches qui vous privent du sel de la vie, est la source de l'inculture.

Si l'idée de famille disparaît, qu'elle ne germe pas, si l'on ne peut se loger, ni se nourrir, fonder une famille devient une abstraction véhiculée par une norme sociale, où la charge des désorganisations revient à la mère. Et bien avant, la vie sexuelle n'a pas du tout celle que l'on peut lire ou voir pour faire acheter un produit devenu désirable, une vie culturelle vernie, ou entendue dans des milieux professionnels, que le commun des mortels ne connait pas. Ces modèles de vies sexuelles gâchées de gâchis permanent d'épuisement, d'insatiabilité, de dépenses ou de déchéances, ne sont même pas dans l'imaginaire de celui ou celle qui recherche sa nourriture, de façon plus ingénieuse, créative et riche de sens. Ce monde de la publicité a fait naître des monstres de parade, tristes à souhait, goulus et très mal en point. C'est à la jeunesse, éperdue de sens, de ne point désirer ce monde affiché comme réussite.
La question du plaisir et du désir est du même ordre. Les être désirants, les êtres désirés, les êtres exploités par le désir des autres, on retrouve ces mêmes clichés lorsqu'il est demandé de répondre sans cesse à une culture du désir des ignorants (dit aussi des dominants), et de leur désidératas.
Mais cette culture d'injonction n'est plus possible aujourd'hui. On ne peut pas adhérer à une culture qui exploite sans arrêt les plus démunis et se gausse de ses non-réussites.

Il y a des transformations car les peuples et habitants se sont déplacés, et sont amenés à se déplacer, déménager, changer de pays, travailler autrement, s'adapter (le verbe d'une intelligence de l'expérience) et donc des transformations de la pauvreté. Elle n'a plus le même visage. Sortir du déni d'être pauvre, serait, dans notre pays, le début de réflexions collectives sur le travail et l'économie.

Se sauver de la pauvreté, c'est masquer même la sienne lorsque l'on a un emploi, lorsque l'on mange avec ses collègues, lorsque l'on s'efface si tout va mal et si la santé brise le continuum de la vie. À ce moment là, aucune solidarité, les collègues sont les premiers à ignorer la maladie de leurs comparses et leur isolement, c'est le déni. En continuant à travailler lorsque l'on perd ses partenaires, on continue à concevoir le travail comme un mal, prisonniers du déni.

Se retirer de son métier, se retirer de ce que l'on sait encore faire, avec ses mains et sa pensée, se retirer du monde de celles et ceux qui dirigent et les mets à plat sans arrêt, est la meilleure manière de s'en sortir, encore. Le sentiment de sécurité, la bienveillance inconnue, quand elle n'existe pas, provoque des carences psychologiques, elles hypothèquent la santé, et bloquent tout avenir, toute participation à la vie d'une société.

Voir ses enfants malgré tout réussir des études est un bonheur inouï, lorsqu'une famille s'est privé toute une vie, et aussi malheureux, quand notre société ne reconnait pas celles et ceux qui persévèrent dans la difficulté et parfois les punis. Oui car la pauvreté n'a pas toujours le visage que la société souhaite qu'elle ait.

Les pauvres devaient être toujours serviles, aux tâches les plus ingrates, soumis au plafond de verre, ne jamais être vus, ne jamais être accompagnés, ne jamais fédérer, ne jamais prodiguer des méthodes, celles expérimentées pour survivre, ne jamais transmettre, et surtout, ne jamais être aimés. Mais aussi, toujours moches, incultes et ne pas savoir ni écrire, ni s'exprimer, ni se défendre, et dans les plus cruelles sphères, les pauvres puent. La cruauté n'a pas de frontière. De voir des ralliements aux plus cruels, c'est parcourir des années silencieuses mais riches, sur le discernement, sur l'attractivité, l'illusion, le pouvoir, les influences et l'aveuglement.

Hors, sur l'image que l'on se fait de la pauvreté, elle s'est faussée, et le fossé n'est point exagéré. Il se passe une transformation, celle de comprendre la privation comme un chemin qui attire la richesse spirituelle, une philosophie de vie qui mène à une capacité morale et psychique incroyablement forte. La solidarité est une notion qui disparait dans les sphères les plus égotistes et imbues d'elles-mêmes, mais qui trouve d'infinies ressources, dans nos sphères le plus communes.

La capacité de se mentir à soi-même, est celle la plus intégrée dans des milieux où l'on communique sur la richesse, la culture, les propriétés, le patrimoine. Il faut savoir faire ce pont incroyable entre vivre dans une précarité, et une pauvreté psychique et exercer un métier qui valorise la réussite, la richesse, la culture, les propriétés, le patrimoine.

Cet état de vie, de mensonges en permanence, crée une sorte de décalage cosmique. Il est impossible, pour un être humain, bien constitué de ne pas se trouver mal, dans son emploi qui lui demande de mentir sans cesse.

Se sentir mal, dans une insécurité permanente, la bonne santé donc, déniée, la maladie mise à distance, dans un camp, très loin, change le milieu, par force. Un milieu qui agit en groupe ainsi, est un milieu qui est voué à mal se comporter, mal vivre et à faire du mal, à tuer des vies, à participer d'une mort à petit feu, invisible, car les morts sont cachés et l'on cache les morts.

Alors ? Il faudra un jour ouvrir les yeux sur le visage de la pauvreté, non seulement le regard doit changer, mais la pensée aussi, car si les apparences sont trompeuses, les discours aussi.
Il y a des volontés, et des façons de vivre, qui n'intègrent pas ce que l'on doit absolument avoir pour en être.
Être en accord, c'est déjà ne plus avoir et savoir perdre.

La pauvreté, elle, elle n'aurait ainsi plus de honte à cacher son visage, car il n'y aurait là point de misère à montrer, même aux policiers, le vocable de sa vie précaire, est si riche, à la mesure de sa discrétion.

Il est chou d'être en vie pour l'écrire.

Sentir du bout des doigts, lorsque l'odorat est encore là, le basilic de différentes origines. Et le mangerico de Saint Antoine...

Le bonheur des fiancés, pauvres, d'un amour si riche, qu'il est resté à l'abri des publicités, un invendu.



Cette heureuse bénédiction, du savoir, devrait nous sortir des plaintes.


Ce regard offert est celui de la mise en confiance du regardant.


Ce regard offert est la confiance du regardant.

Et cette publication est l'engagement d'un soutien à toutes épreuves.

Cheminons sans manger de trop, sans grands espoirs non plus, chaque fin de journée est une réussite.
Une frugalité.


Photographies © SM & JD



Philosophie Par kiwaïda at 16:23

16/09/2021

ℙε☂ḯтℯ﹩ αłℓυMℯ⊥☂℮ṧ ʝ@ρøᾔaḯ﹩℮﹩

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Petite collection... graphique des années 20...



Art Par kiwaïda at 00:01

15/09/2021

ℰÐℰℕ's i$ḺѦИÐ

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Photographies © Sonia Marques


There was a girl
A very strange enchanted girl
They say she wandered very far
Very far
Over land and sea

A little shy and sad of eye
But very wise was she

And then one day
A magic day she passed my way
And while we spoke of many things
Fools and kings

This she said to me :

"The greatest thing you'll ever learn
Is just to love and be loved in return"

"The greatest thing you'll ever learn
Is just to love and be loved in return"





Musique Par kiwaïda at 19:23

12/09/2021

†☮i & ℕ☮Ü$

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Photographies © Sonia Marques


Il y avait toi
il y avait nous
il y avait toi plus grand que nous
il y avait toi et nous
et le petit toit
au-dessus de nous


Paysage Par kiwaïda at 20:43

09/09/2021

ᔕᎩᒪᐯᓰᗩ ᑭᗩᒪᗩᑕᓮᗝᔕ ᙡᖺᓰ♈ᗰᗩN

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Née en 1941, Sylvia Palacios Whitman a vécu dans le sud du Chili avant de s'installer à Santiago, où elle a étudié la peinture et la sculpture à l'Université du Chili. En 1961, Whitman s'installe à New York et s'intéresse rapidement à la danse et au théâtre. Elle s'est rapidement engagée dans l'art de la performance, travaillant avec un certain nombre d'artistes, dont Robert Whitman (né en 1935), qu'elle a épousé en 1968. En 1970, Whitman a joué avec Trisha Brown au Whitney Museum of American Art de New York et a rejoint La compagnie de danse de Brown trois ans plus tard. Entre 1974 et 1981, Whitman a mis en scène ses propres performances dans des lieux new-yorkais tels que Kitchen, Artists Space et Sonnabend Gallery. Ses pièces étaient généralement interprétées par des participants non formés et incorporaient régulièrement des accessoires trouvés et fabriqués, qui étaient souvent éphémères, souvent faits de papier ou de ficelle, et jetés après la performance. Dans South (1979), présenté au Solomon R. Guggenheim Museum, Whitman a animé une enveloppe surdimensionnée, portée par des artistes, et une baleine géante, qui faisait le tour de l'atrium du Guggenheim. Grâce à l'inclusion d'un portrait de mariage chilien, cette pièce, comme beaucoup d'autres, faisait à la fois des références claires et indirectes à l'éducation sud-américaine de l'artiste.
Parfois adaptées aux compositions du compositeur Steve Reich (né en 1936), les pièces de Whitman partagent un langage chorégraphique simple mais surréaliste. Les performances de l'artiste se sont développées parallèlement et ont été informées par une pratique de dessin active composée de croquis de carnets, qui détaillent les idées de performances, et de pièces autonomes de la fin des années 1970 et des années 1980. Ces œuvres pour la plupart à petite échelle comprennent une série de pièces figuratives qui explorent les espaces et les visages de son enfance au Chili ainsi que des dessins très travaillés avec des motifs géométriques irréguliers et des éléments figuratifs et collés occasionnels. Les dessins abstraits de Whitman font allusion à des préoccupations politiques, mais toute interprétation simple est obscurcie par son application répétée d'encre pour stylo à bille. Elle a renoncé à sa pratique artistique dans les années 1980 mais a récemment suscité un regain d'attention. En 2013-2014, ses premières performances, y compris des accessoires, de la documentation et des performances remises en scène, ont été présentées dans l'exposition Rituals of Rented Island: Object Theatre, Loft Performance, and the New Psychodrama Manhattan, 1970-1980 (2013) au Whitney Musée d'art américain, New York.
—Michael Nock





Art Par kiwaïda at 15:48

ℬḺÅℭḲ ℬϴ✝✝☮♏

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Ann Pennington enseignant à Felix the Cat comment danser le « Black Bottom » (1927)

Originaire des Afro-Américains du Sud rural, le « Black Bottom » fait référence à une danse populaire des années 1920. Principalement interprétée par la star de Ziegfeld Follies, Ann Pennington (1893 - 1971), cette danse a été popularisée pour la première fois à New York par le spectacle afro-américain. Le Black Bottom est devenu à Broadway, un phénomène national, dépassant le Charleston en popularité.

La chanteuse et actrice Edith Wilson interprète la « Black Bottom Dance » dans la production théâtrale de Londres des "Blackbirds" de Lew Leslie, (1926)
Superbe robe, photographie et quel style !


 



Art Par kiwaïda at 15:40

08/09/2021

ḟεMαLℯ

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female-eclectus.jpg

Tellement ça ! Hihihi !

Noa Katz est illustratrice de BD indépendante et vit à Tel Aviv, il faut bien connaître les femelles eclectus pour réaliser ce trait d'humour ;.)
Gorgeous !

Internet Par kiwaïda at 18:07

Ḱїƒf℮ Ḱїƒf℮ Ḱїƒf℮ Ḱїƒf℮

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Une orchidée (1941) peinture de Georgia O'Keefe

En septembre 2016, j'écrivais un petit article sur Georgia O'Keefe (Ḱїƒf℮) il y a 5 ans. En parcourant ma librairie de plumes je distingue un catalogue imposant de cette peintre, elle m'a accompagnée plus jeune, bien plus jeune, avant que je n'étudie dans les écoles d'arts parisiennes, les arts appliqués et les beaux-arts. Plus tard, lorsque je suis partie étudier au Canada, j'ai saisi ses paysages et ses étendues. Je découvre ainsi en parcourant ce nouveau catalogue qu'une exposition, une monographie va se dérouler au Centre Pompidou, dans quelques jours ! Du 8 septembre au 6 décembre. C'est toujours par hasard que je découvre les dates des expositions, le catalogue est déjà prêt, même en province ! Et quel plus beau hasard, quelques jours auparavant je photographiais mon orchidée caméléon...



Art Par kiwaïda at 00:22

02/09/2021

ṧøʊḟḟL℮ εṧρяi⊥

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Ci-gît le bonheur, le désir, la santé, la force, le mystère...

L'orchidée bambou, le caméléon /

Le Dendrobium nobile figure parmi les 50 plantes fondamentales de l’herbologie chinoise, l’un des piliers de la médecine traditionnelle chinoise : en Asie, on cultive cette orchidée parfois uniquement pour récolter les pseudobulbes qu’on fait sécher pour les utiliser en décoctions ou en teinture mère. On lui attribue des propriétés stimulantes du système immunitaire, elle aurait des vertus réhydratantes permettant d’atténuer les désagréments liés à un temps sec et chaud, comme la soif intense, l’insolation ou les coups de soleil. Elle a des effets bénéfiques sur les maladies des yeux. Arômes variés du jasmin à la vanille, très tôt le matin et le soir.

Majestueuse, rare, l'orchidée évoque le luxe et la féminité, fascinante, sensuelle, symbole de volupté et de mystère, elle incarne la beauté absolue et le raffinement féminin. Fleur des femmes affirmées et sa richesse en antioxydants et en nutriments la rend idéale pour préparer des soins hydratants et revitalisants ainsi que des soins pour les peaux matures.

La maturité ? Période de la vie caractérisée par le plein développement physique, intellectuel et affectif. C'est un nom féminin,  du latin maturitas, -atis, de maturus, mûr)
C'est l'expression du voyage intérieur, des expériences intérieures. ... La maturité a un parfum. Elle donne une beauté immense à l'individu. ... Aller vers le monde, vers son incomplétude...
L'orchidée, responsable de son visage, s'engage face aux autres, comme toute fleur, une personnalité se dégage, un parfum affirmé. L'expérience de l'incomplétude est magique.
Photographie © Sonia Marques

Paysage Par kiwaïda at 11:11

01/09/2021

Ṕαґїṧ

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De beaux souvenirs sur cet Endless Summer de Fennesz...

Avec la lumière des soirées parisiennes et du bel été indien des jardins d'agrément...

Photographies © Sonia Marques


Enseignement Par kiwaïda at 20:17

29/08/2021

ℳAятḯ@ʟ

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Photographies © Sonia Marques


Enseignement Par kiwaïda at 17:19

23/08/2021

℘εяḟεḉт ʟ◎♥ℯґṧ

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Enfin !

Photographie et installation © Sonia Marques

Art Par kiwaïda at 22:10

22/08/2021

ℳÅℛ℃♓€ ℜ∀ℙiЀ

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Photographies © Sonia Marques


Paysage Par kiwaïda at 16:22

17/08/2021

℮¢øρα⑂ṧ@ℊℯ

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Photographies © Sonia Marques


Paysage Par kiwaïda at 02:14

14/08/2021

ℙ@﹩ε◎ α øяїłℓ@ṧ ḓℯℓ μαґ

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Paseo a orillas del mar (promenade au bord de la mer) 1909, huile sur toile, 205 × 200 cm


La couture de la voile, huile sur toile, 1896, 220x302 cm


La Sieste, huile sur toile, 1911, 200x 200 cm

Joaquín Sorolla Bastida (Valencia 1863 – Cercedilla 1923), peintre espagnol de la lumière...

Art Par kiwaïda at 00:46

12/08/2021

♭ℓℯü αṧ﹩℮

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Peinture de l'artiste Geneviève Asse, Impressions gris et bleue (2007)

Que voit-on ? La mer, le bleu, l'écume, une abstraction, une peinture, c'est une œuvre de la peintre bretonne Geneviève Asse, cette artiste s'est éteinte à 98 ans le mercredi 11 août 2021, à l’Ehpad des Invalides, à Paris.
Entre 2003 et 2013, elle avait pris part au chantier de restauration des vitraux de la collégiale Notre-Dame-de-Grande-Puissance, à Lamballe. Retenue dans le cadre d’un marché public, Geneviève Asse avait alors collaboré avec le vitrailliste Olivier Debré.



« J'aime la solitude. » disait-elle, c'est une philosophie de vie. Dans sa maison de l'Île-aux-Moines, lovée dans le golfe du Morbihan, elle y trouvait une respiration et une inspiration. Née en 1923 à Vannes, Geneviève Asse est élevée par sa grand-mère au manoir de Bonervo, dans la presqu'île de Rhuys. Ce n'est qu'à 10 ans que Geneviève et son frère jumeau rejoignent leur mère à Paris.

Le bleu, c'est son secret



Alors que les jeunes de son âge jouent dans la cour de récré, Geneviève s'échine à faire et refaire ses peintures. « Sans jamais prendre de cour... Je tenais à rester seule. ». Face à l'horreur de la guerre de la seconde guerre mondiale, la Vannetaise trouve dans l'art un refuge apaisant. On a nommé ainsi « le bleu Asse ». Un bleu unique dont personne ne sait vraiment d'où il vient. À chaque fois qu'on lui demande, elle répond que c'est son secret, reconnaît Florence Camarroque, réalisatrice du film Geneviève Asse, entre ciel et mer : "Une ligne d'horizon entre le ciel et la mer, c'est son univers"




Elle fut d'abord attirée par la nature morte puis s'est éloignée du figuratif au profit de l'espace, de l'étendue. Ses recherches vont de l'opacité à la transparence. Cette couleur tant vécue de l'intérieur, d'une rare intensité dans sa longévité, et son engagement, sa foi, s'est emparée d'elle, comme elle, qui vivait dans cette couleur, celle du ciel et de la mer de la Bretagne. Élément sacré, cette couleur, la sienne, est à mon sens, bien plus "éternisée"que le bleu de Klein, dont on a fait un pataquès pas possible (surtout dans les écoles d'art) Le bleu Asse parcourt de multiples bleus. J'ai la chance de vivre aussi dans ce bleu, celui de mes fenêtres, comme elle, j'ai repeint tous les murs en blanc, comme elle, je ne peux rien accrocher au mur, ni même ne trouvera-t-on de miroir, ni une seule de mes œuvres, ou presque, pourtant j'ai fait des efforts, j'ai installé un miroir derrière une porte ;.) Un temps j'avais effectué des recherches pour les étudiants sur la fabrication de la couleur bleue, les pastels des teinturiers, les bleus de guède, le bleu Indigo... C'est passionnant, parfois ce que l'on recherche ne peut se transmettre, n'est pas accueilli, le climat n'est ni propice ni ouvert, ni serein. Alors la solitude, le retrait, le silence, rechercher en silence, c'est l'intériorité qui nous pousse à travailler, non plus pour être mis à mal et ostracisé sans cesse, mais pour soi, et pour nos proches, pour l'infime partie du monde qui nous a vu naître et continue de nous accompagner, notre famille, nos racines, toujours pour l'espoir d'un meilleur avenir.

Je partage l'idée que rien ne peut parasiter la pensée, lorsqu'elle se définit par l'alliance entre la main et l'esprit. Aussi, je pense que la vie d'artiste est emplie de solitude, de retranchement, peu le comprennent, surtout dans nos jours, où tout doit se faire en groupe, en collectif, il faut suivre toute rumeur, tout complot. Pourtant, il existe des artistes, dont on surprend comprendre, hélas tardivement, qu'ils et elles étaient aussi bénis par la lumière et la conviction d'être en retrait des roulements des vagues perpétuelles, et contemplatifs de l'écume qui s’efface chaque minute de la vie.

Son œuvre est un signe de sérénité, de sobriété aussi, mais tout de même, d'une grande générosité : donner sa vie au bleu, et jouer une partition singulière, accueillant parfois des points rouges ou des lignes blanches, ou bien couper la toile en deux pour laisser passer la lumière, comme on peut le voir dans ses vitraux bleus qui laissent passer des raies de lumières. J'aime beaucoup entendre que dans cette invitation au silence, se cache un tas de saletés remarquables, ses tubes, ses palettes, ses pinceaux, ce désordre bien réel, qui est celui de la vie d'artiste, d'où jailli une forme de perfection visible et à la fois impassible face à toutes les haines et les mauvaises ondes.

Il y a des artistes qui réalisent des œuvres bien différentes les unes des autres, qu'elles soient minimales ou baroques, somptueuses, ou silencieuses et parcimonieuses, multiples ou rares et précieuses ; parfois s'arrêter, ne rien produire, ne rien faire de beau, ni d'art, une année, deux années, et contempler, être présent au monde, c'est aussi cela, être artiste. De mon point de vue, je vis dans une économie de moyen quasi absolue et sans aucune attente, ni obéissance à quiconque. Je n'ai pas le sentiment de devoir, sauf le respect d'autrui et de soi. Je n'ai pas le sentiment de droit imposé par des communautés qui pensent dominer un territoire, en écrasant les plus vulnérables, par lâcheté, et les plus silencieux, les plus discrets, ou qui donnent des leçons de comment un, une artiste doit penser et vivre et produire et mériterait de recevoir des prix, d'avoir des droits à une culture d'entre-soi. Il existe des gens, dans nos contrées, qui vivent sans brandir de pancarte, car travailler chaque jour au meilleur, ne laisse pas de temps pour se plaindre, d'autres crient plus fort, sans entendre. Ceux-ci, celles-ci n'ont aucun article de presse, aucun média pour les accompagner, car ils et elles sont déjà des médiateurs, des médiatrices, dans leur vie de tous les jours, et avec, toutes les personnes rencontrées sur leur chemin de traverse. Parfois, les éléments naturels, le paysage, aussi urbain, donnent des leçons de catastrophes, que l'on ne peut éviter, et l'art ne peut rien, ni l'histoire que les hommes construisent, car parfois, pour une poignée, la volonté de liberté se remplace par la volonté de domination. Comme l'écrivait Camus, "les valeurs humaines ont été remplacées par les valeurs du mépris et de l’efficacité, on n'a plus raison parce qu’on a la justice et la générosité avec soi. On a raison parce qu’on réussit. Et plus on réussit, plus on a raison."  (Albert Camus, Franchise No 3, novembre – décembre 1946)  Des années et des années plus tard, pas tout à fait un siècle, mais presque, dans une société riche, qui se retrouve excessive et tente de faire des économies et de mieux distribuer à égalité sa production, on peut trouver une confusion des priorités, si ce n'est, une confusion de la pensée, se croire tout permis, entraîner les plus pauvres en justice, à la police, des artistes, des érudits, par ignorance toujours, en les insignant, sans même qu'ils n'aient les moyens d'être défendus ou d'avoir la parole une seule fois, parce que l'on croit avoir réussi, on croit avoir le pouvoir sur l'autre, (l'altérité), dont on pense qu'il ou elle n'est rien parce qu'il ou elle n'a rien, on pense alors avoir la justice et la police avec soi, en omettant toutes les étapes du droit, et bien avant, du dialogue, on pense avoir un accès direct à la loi pour soi seulement, mais pas pour les autres, on se croit légitime par l'accumulation de biens, on passe en force, et en agissant ainsi, on sème la terreur (et le texte inédit de Camus analyse cette notion à l'aune de l'inertie) ; on perd ce qui faisait de nous des êtres humains. Il faut rester vigilant, aux uns, unes et aux autres qui s'égarent sur ces chemins (de réussite) si tentants, fussent-ils pour une communauté, un groupe, une idée, qui s'avèrent, avec le temps, et par répétition, de petites armes destructrices contre toutes les parties invisibles de notre humble condition humaine, si tendre.

Parfois le bleu s'éternise. Et le silence demeure.



Art Par kiwaïda at 14:18

10/08/2021

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No âmbito do GeoPalcos, Albufeira inaugura às 18h30 do próximo dia 2 de julho, sobre a Ponte Medieval de Paderne, uma instalação ‘outdoor’ da autoria de Vanessa Barragão, artista que Albufeira viu nascer e crescer. Um curso superior lançou a artista no mundo dos têxteis, a partir dos quais tem criado obras artísticas que têm percorrido parte do mundo, constando já uma das suas criações no Palacete de S. Bento, numa parede da residência oficial do Primeiro-Ministro.
Descobri este artista incrível e muito produtiva, Vanessa Barragão, através de uma obra têxtil realizada numa ponte, em Portugal. Então, fiz uma pesquisa diferente. Se a sua produção é quase invasiva e eu diria demoníaca, rica, sumptuosa, dotada de paciência e sobretudo ela é uma pintora, uma colorista. Porque a cor é a guia do seu imaginário, assim como a paisagem marítima, então se é tão demoníaca é porque está rodeada de múltiplas indústrias, novas formas de pensar a reciclagem em grande escala. Várias residências e várias empresas, aproximaram-se, portanto, desta talentosa artista para fazer anúncios elogiosos. Muita imprensa, muitos produtos, tapetes, muito ... Sou admiradora do seu trabalho, tão jovem, mas ao mesmo tempo é um pouco assustador. Há um excesso e uma promoção gigantesca. As obras são impressionantes, mas vários elementos são feitos à mão por várias pessoas e sua família.

Na França, o acompanhamento dos artistas é tão diferente e tão difícil, há pouco reconhecimento do que a mão sabe, mas também pouco reconhecimento no ensino, e às vezes há até rejeição. No entanto, a cultura é reconhecer os talentos e a variedade de know-how (saber-fazer), sejam eles digitais ou artesanais.


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Art Par kiwaïda at 17:26

09/08/2021

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À droite un dessin de l'artiste italien Giuseppe Arcimboldo (1527 - 1593)  : Costume de dessin d'une figure féminine avec torche
(1585, Plume, lavis bleu sur papier blanc)
À gauche photographie © Sonia Marques : Sourire cajou

Photographies © Sonia Marques

Nous avions décidé d'être des sourires cajoux, en pensant à Arcimboldi, le maniériste, qui, outre ses célèbres compositions de végétaux d'animaux, a inventé une méthode colorimétrique de transcription musicale... Doué d’un esprit inventif et ingénieux, il s'était fait connaître à 21 ans en travaillant avec son père, artisan peintre à la cathédrale de Milan, en réalisant des cartons de vitraux.

la prunelle des yeux, un sourire en banane, des cheveux en épi, des fesses en gousse d'ail, une patate de nez, la pomme d'adam

Écrivait Roland Barthes, dans son ouvrage publié en 1992 :  L'Obvie et l'Obtus, Essais critiques III. Ce volume d’essais critiques est consacré aux domaines du visible (image, photo, peinture) et de la musique.

Ci-dessous : Antropomorphic allegory of summer d'Arcimboldo

[...] Tout signifie et cependant tout est surprenant. Arcimboldo fait du fantastique avec du très connu : la somme est d'un autre effet que l'addition des parties : on dirait qu'elle en est le reste. Il faut comprendre ces mathématiques bizarres : ce sont des mathématiques de l'analogie, si l'on veut bien se rappeler qu'étymologiquement analogia veut dire proportion : le sens dépend du niveau auquel vous vous placez. Si vous regardez l'image de près, vous ne voyez que des fruits et des légumes ; si vous vous éloignez, vous ne voyez plus qu'un homme à l'œil terrible, au pourpoint côtelé, à la fraise hérissée (l'Été) : l'éloignement, la proximité sont fondateurs de sens. N'est -ce pas là le grand secret de toute sémantique vivante ? Tout vient d'un échelonnement des articulations. Le sens naît d'une combinatoire d'éléments insignifiants (les phonèmes, les lignes) ; mais il n e suffit pas de combiner ces éléments à un premier degré pour épuiser la création du sens : ce qui a été combiné forme des agrégats qui peuvent de nouveau se combiner entre eux, une seconde, une troisième fois. J'imagine qu'un artiste ingénieux pourrait prendre toutes les Têtes Composées d'Arcimboldo, les disposer, les combiner en vue d'un nouvel effet de sens, et, de leur arrangement, faire surgir par exemple un paysage, une ville, une forêt : reculer la perception, c'est engendrer un nouveau sens : pas d’ autre principe, peut -être, au défilé historique des formes (agrandir 5 cm2de Cézanne, c’est en quelque sorte "déboucher" sur une toile de Nicolas de Staël), et à celui des sciences humaines (la science historique a changé le sens des événements en les combinant à un autre niveau : les batailles, les traités et les règnes - niveau auquel s'arrêtait l'histoire traditionnelle - , soumis à un recul qui en diminuait le sens, n'ont plus été que les signes d'une nouvelle langue, d'une nouvelle intelligibilité, d'une nouvelle histoire). * En somme, la peinture d’Arcimboldo est mobile : elle dicte au lecteur, par son projet même, l'obligation de s'approcher ou de s'éloigner, lui assurant que dans ce mouvement il ne perdra aucun sens et qu'il restera toujours dans un rapport vivant avec l'image. Pour obtenir des compositions mobiles, Calder articulait librement des volumes ; Arcimboldo obtient un résultat analogue en restant à même la toile : ce n’est pas le support, c’est le sujet humain auquel il est demandé de se déplacer : Ce choix, pour être "amusant" (dans le cas d’Arcimboldo), n’en est pas moins audacieux, ou tout au moins très "moderne", car il implique une relativisation de l'espace du sens : incluant le regard du lecteur dans la structure même de la toile, Arci mboldo passe virtuellement d'une peinture newtonienne, fondée sur la fixité des objets représentés, à un art einsteinien, selon lequel le déplacement de l'observateur fait partie du statut de l'œuvre. * Arcimboldo est animé d'une énergie de déplacement si grande que, lorsqu'il donne plusieurs versions d'une même tête, il produit encore là des changements signifiants : de version en version, la tête prend des sens différents. Nous sommes ici en pleine musique : il y a bien un thème de base (l'Été, l’Automne, Calvin), mais chaque variation est d'un effet différent. Ici l'Homme saisonnier vient de mourir, l'hiver est encore roux d'un automne tout proche ; il est déjà exsangue, mais les paupières, encore gonflées, viennent de se fermer ; là (et si cette seconde version a précédé la première, peu importe), l'Homme -Hiver n'est plus qu'un cadavre avancé, en voie de décomposition ; le visage est crevassé, gris ; à la place de l’œil, même fermé, il n’y a plus qu'une cavité sombre ; la langue est blafarde. De la même façon, il y a deux Printemps (l’un est encore timide, décoloré ; l'autre, plus sanguin, affirme l'été proche) et deux Calvin : le Calvin de Bergame est arrogant, celui de Suède est hideux : on dirait que de Bergame à Stockholm (peu importe s'il s'agit de l'ordre réel de composition), l'horrible figure s'est délabrée, affaissée, engrisaillée ; les yeux, d'abord méchants, deviennent morts, stupides ; le rictus de la bouche s’accentue ; les liasses qui servent de collerette passent du parchemin jauni au papier livide ; l'impression est d’autant plus dégoûtante que cette tête est formée de substances comestibles : elle devient alors, à la lettre, immangeable : le poulet et le poisson tournent au déchet de poubelle, ou pire : ce sont les rebuts d'un mauvais restaurant. Tout se passe comme si, à chaque fois, la tête tremblait entre la vie merveilleuse et la mort horrible. Ces têtes composées sont des têtes qui se décomposent. * Reprenons une fois de plus le procès du sens - car après tout, c'est bien là ce qui intéresse, fascine et inquiète chez Arcimboldo. Les "unités" d'une langue sont là sur la toile ; contrairement aux phonèmes du langage articulé, elles ont déjà un sens : ce sont des choses nommables : des fruits, des fleurs, des branches, des poissons, des gerbes, des livres, des enfants, etc. ; combinées, ces unités produisent un sens unitaire ; mais ce sens second, en fait, se dédouble : d'une part, je lis une tête humaine (lecture suffisante puisque je peux nommer la forme que je perçois, lui faire rejoindre le lexique de ma propre langue, où existe le mot "tête"), mais d’autre part, je lis aussi et en même temps un tout autre sens, qui vient d'une région différente du lexique : "Été", "Hiver", "Automne", "Printemps", "Cuisinier", "Calvin", "Eau", "Feu" ; or, ce sens proprement allégorique, je ne puis le concevoir qu'en me référant au sens des premières unités : ce sont les fruits qui font l'Été, les souches de bois mort qui font l’Hiver, les poissons qui font l'Eau. Voilà donc déjà trois sens dans une même image ; les deux premiers sont, si l'on peut dire, dénotés, car, pour se produire, ils n'impliquent rien d'autre que le travail de ma perception, en tant qu’elle s'articule immédiatement sur un lexique (le sens dénoté d'un mot est le sens donné par le dictionnaire, et le dictionnaire suffit à me faire lire, selon le niveau de ma perception, ici des poissons, là une tête). Tout autre est le troisième sens, le sens allégorique : pour lire ici la tête de l'Été ou de Calvin, il me faut une autre culture que celle du dictionnaire ; il me faut une culture métonymique, qui me fait associer certains fruits (et non d’autres) à l’Eté, ou, plus subtilement encore, la hideur austère d'un visage au puritanisme calviniste ; et dès lors que l’on quitte le dictionnaire des mots pour une table des sens culturels, des associations d'idées, bref pour une encyclopédie des idées reçues, on entre dans le champ infini des connotations. Les connotations d’Arcimboldo sont simples, ce sont des stéréotypes. La connotation, cependant, ouvre un procès du sens ; à partir du sens allégorique, d’autres sens sont possibles, non plus "culturels", ceux -là, mais surgissant des mouvements (attractifs ou répulsifs) du corps. Au -delà de la perception et de la signification (elle - même lexicale ou culturelle), se développe tout un monde de la valeur : devant une tête composée d’Arcimboldo, j'en viens à dire, non seulement : je lis, je devine, je trouve, je comprends, mais aussi : j'aime, je n'aime pas. Le malaise, l'effroi, le rire, le désir entrent dans la fête. [...]

Roland Barthes, L’Obvie et l'obtu


Art Par kiwaïda at 19:45

08/08/2021

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J'écrivais un article le 23 octobre 2020, nommé, Grâce, (❡ґâ¢℮), sur le peintre et sculpteur britannique de l'époque victorienne Frederic baron Leighton, (1830 -1896) Et c'est grâce à sa June flamboyante (Flaming June) réalisée en 1895, que j'avais effectué quelques recherches... Elle fut peinte à l'huile sur une toile carrée de 120× 120 cm, et est considérée comme le chef-d’œuvre de Leighton. La femme représentée est certainement une nymphe endormie, une naïade. Le tissu transparent orangé de la femme nonchalante, offerte au regard, montre le réalisme de la figure, et le coucher de soleil éclatant et blanc en arrière-plan, brille, comme de l'or blanc ou du sable irisé. C'est l'été et un tableau de bois sculpté de feuilles et de fruits ou fleurs s'offre également  à mon regard, où se trouve la petite June reproduite. Le soleil vient juste de se cacher à cet instant et laisse quelques gouttes d'un nuage gris bleuté saupoudrer le tableau. La brocanteuse se dépêche de tout emballer et m'offre quasiment le tableau, le bois est bien travaillé me dit-elle, c'est juste pour cela... Elle ne connaissait donc pas, ni le peintre, ni cette peinture reproduite. Mais ne serait-elle pas La belle au bois dormant ? Serait-ce Carabosse l'ayant plongée dans un sommeil profond sur les pavés aux pieds de la cathédrale Saint-Étienne ? Je la porta délicatement et le soleil poussa gentiment les nuages, avant de laisser tomber une franche averse, nous chassant sous les arbres admirer ce paysage incroyable et lumineux de l'éclaircie. Sous mon bras, June bien encadrée, j'imaginais laisser le prince venir la réveiller à son retour. Quel bel hasard, pour un bel été ! Peindre n'est parfois plus nécessaire, lorsque l'on chine avec une robe vintage postimpressionniste... J'ai trouvé un oiseau à 50 centimes, une enfant me dit que je peux donner même ce que je veux, je trouve 1 euros, c'est tout ce que j'ai. Qu'il était étrange ce faucon de bois orné de laiton et de nacre, une antiquité. Mais il y avait une peinture turquoise sur le bois, j'ai remarqué tout de suite que quelque chose clochait. J'ai demandé où avait-elle trouvé cet oiseau ? Elle m'a dit : Oh ! Dans un château ! L'air de ne pas y penser, que cela n'était guère intéressant. Un petit nettoyage magique, tel l'Aladin dans le conte des Mille et Une Nuits et sa lampe merveilleuse... Et voici que mon petit faucon de bois devient un bijou. Il faut un peu de temps, un travail consciencieux. D'autres oiseaux, sans bois mais à plumes, se demandaient si je n'allais pas réussir à le faire voler. Puis, il s'est mis à me dire quelque chose...  Avec les bijoux du Sahara, j'écrivais une nouvelle partition d'un recueil anonyme de contes populaires d'origine persane, indienne et arabe, les Mille et Une Nuits, sont autant de nuits où je pense à toi.



Photographies © Sonia Marques

Art Par kiwaïda at 22:40

06/08/2021

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ULTRAMARINE

Illustration : Sonia Marques, d'après un rêve réel


Art Par kiwaïda at 22:53

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