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blog m kiwaïda

20/10/2021

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Photographies © Sonia Marques


Enseignement Par kiwaïda at 17:07

19/10/2021

ṧ◎ʟ ḓ℮ мαƴ☺

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Pour revenir à cette notion employée dans mes articles antérieurs, et mes autoportraits nommés "La fille du soleil", qui viennent aussi de poèmes et chansons, il y a ce dessin, ce symbole, qui figure, sur ces photographies, une broche en or... D'une main le soleil du bout des doigts, ou délicatement posé dans la paume de la main, la générosité, et de l'autre des feuilles de Ginkgo, cet arbre aux quarante écus... L'éternité. Mon compagnon me demande si je connais ce symbole du soleil choisi ? C'est le "sol de mayo", le soleil du mois de mai, symbole du pays de l'Argentine, aussi emblème national de l'Uruguay, on distingue ce soleil sur leur drapeau, il rappelle le Dieu Inca solaire. Il est aussi celui que j'avais dessiné dans un nuage (le soleil pluie) le mois de mai dernier... (le "moi" de mai) Quand j'écris, je suis la fille du soleil, quel est ce soleil ? Ma mère se nomme Argentina, un beau soleil, où le silence est d'or et la parole est d'argent. En cheminant dans ma vie, éclairée ou assombrie, ce soleil m'a présenté sa force. Son silence est plus éloquent que sa parole. L'enfant n'a pas toujours conscience de la valeur des actions, et craint les paroles. L'adulte en plein soleil, éclairé par sa force, entame sa reconnaissance. Ce prénom est si beau, comme celle qui le porte, que ma pensée reconnaissante est plus belle qu'un silence imposé, et me porte à l'écrire.

Ce soleil m'a dit  :  Si la parole que tu veux dire n'est pas plus belle que le silence : ne la dit pas.

Je suis la fille du soleil, et le prénom de ma mère est Argentina.
Partout, le silence m'accompagne dans sa beauté, comme le "sol de mayo".
L'écriture est un remède à la parole qui ne s'entend pas.
Savoir lire et écrire est la plus belle force que ce soleil m'a transmis.



Photographies © Sonia Marques : La fille du soleil


Art Par kiwaïda at 13:25

17/10/2021

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Photographies © Sonia Marques


Paysage Par kiwaïda at 19:24

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Photographies © Sonia Marques

Temps radieux, arbres ténébreux, majestueux, rabougris, tortueux, souverains, pétales de feuilles jaunes puis vertes magiciennes, loin des bruits et des expositions. Infinité de lumière, de crépitement d'or sur les chemins débroussaillés, poèmes fugaces incantés dans l'amour des pas aventuriers. Pensées profondes, légères, en forme de buissons, de souches immenses, de vérités éclatantes, toutes ces poussières sans aucune valeur jaillissent fontaine, sources des désirs, recueillies dans la cruche qui tinte creuse, de sa terre polie et rugueuse, fragile et oubliée. Petites palmes se baignent et dorment, sans mentir et sans forcer.


Paysage Par kiwaïda at 14:02

15/10/2021

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Récital

Photographies © Sonia Marques

Art Par kiwaïda at 19:24

09/10/2021

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Œuvres Leonor Fini... et photographie chez elle avec ses chats...


J'avais publié un bel autoportrait en peinture d'elle, je redécouvre certains pans de ses réalisations, très fines, et ses mises en scène, son art du déguisement et des masques et son affection pour la vie des chats, en sa compagnie. Fille d’un Argentin et d’une Italienne, Leonor Fini (1907-1996) passe son enfance à Trieste, dans la famille maternelle. Autodidacte, Fini apprend en copiant les quelques maîtres qu’elle admire avant de se lancer dans la peinture. Installée à Paris depuis 1937, elle rencontre fréquemment les surréalistes, mais n’adhère pas au mouvement afin de préserver sa liberté (André Breton la garda à l’écart, goûtant peu ses contacts avec la société mondaine et avec le monde de la mode, qu’il jugeait trop futiles). Elle réalise également des costumes de théâtre et écrit. Femme indépendante, surprenante, dont on ne fini pas (!) de découvrir une œuvre immense : peintures, dessins, costumes de théâtre, conception de décors… Elle a touché à tout, talentueuse, avec son monde fantastique, elle privilégie les figures féminines. Elle a évolué au sein du mouvement surréaliste, mais s'en détache sans jamais appartenir à un groupe, ni signer aucun manifeste. Elle tient à sa liberté aucune étiquette, ni celle de féministe. Leonor Fini ne veut pas être considérée comme une femme artiste, mais comme une une peintre. Elle refuse de s’enfermer dans une case en participant à des expositions réservées aux femmes. Pour elle, c’est accepté d’être marginalisée. « Je suis un peintre » affirmait-elle. Aux références antiques, méduses et mythologies grecques, androgynie, chevelures et drapés transparents, vaporeux, mises en scène de femmes s'observant, en duel, en couple, en miroir, jeunes filles secrètes, intrigantes, animales, malines, félidés... Sœurs fâchées, petites filles joueuses, un monde de jeu onirique, d'ailleurs certaines peintures sont des portraits de joueurs de dames ou de balançoire, de quilles, de théâtre. Il y a quelque chose d'envoûtant, et en même temps, qui ne se laisse pas capturer. Qui est le chat qui est la souris ?
Elle a accueilli jusqu’à dix-sept chats dans son atelier. Chats de compagnie, sauvages, chats humains, déguisés,  érotiques… Ses personnages ont des traits félins, se caressent, se lovent, les poils, les plumes, la sensualité de ses tableaux est tout aussi mystique. Il y a une vraie délicatesse et magie, un goût pour la mode, les costumes et les illusions, les apparences. Ce que je trouve remarquable c'est son art de se mettre en scène de façon déterminée. Elle se teignait souvent les cheveux de toutes les couleurs, aimait faire son entrée dans les soirées mondaines habillée en homme, avec ses grandes bottes blanches, iconique. Une habitude prise dès l’enfance puisque sa mère, s’étant enfuie de Buenos Aires à Trieste pour échapper à son mari, l’habillait en garçon afin de dissimuler la petite fille à son père, qui voulait la récupérer.

En 1941, elle fait la connaissance de Stanislao Lepri (1905-1980), alors consul d’Italie à Monaco. Ils entament une liaison, puis elle le pousse à abandonner sa carrière de diplomate pour vivre pleinement sa passion de la peinture. Il appartenait à une famille aristocratique conservatrice faisant partie du cercle hermétique de la “noblesse noire” de Rome, qui avait juré fidélité au pape. Stanislao pour sa part s’était très tôt distancé des contraintes sociales de son rang ; il s’engagea dans une relation à trois avec Leonor Fini et l’homme de lettres Constantin Jelenski à Paris et opta ainsi pour la vie de peintre maudit en se libérant totalement de toutes conventions restrictives. Ils s’installent à Paris où elle lui apprend tout sur la technique.
Bien qu’il soit devenu l'élève de Leonor Fini, Stanislao Lepri réussit à créer un univers onirique qui lui est propre, bien qu'ils aiment tous deux peindre les petits démons. Ils se vouent une admiration mutuelle. Lui est fasciné par l’autrice du Portrait romantique, dont il fit l’acquisition à leur première rencontre, un jour de 1941, il entrevit Leonor Fini, pour la première fois, dans un cinéma. Dès le lendemain, il se rendait à son atelier : Stanislao Lepri était fasciné par la femme, et par l’artiste. À leur première rencontre, il acheta Portrait romantique qu’elle venait d’achever. Elle trouve ses dessins « vifs, bizarres, spirituels ». Stanislao Lepri s'installa définitivement avec Leonor Fini en 1950 à Paris, la métropole qui resta le centre international et le meltingpot de la vie artistique longtemps après la guerre. Stanislao Lepri était cependant beaucoup plus que son élève. Les amants resteront ensemble jusqu’à la mort de Stanislao Lepri, en 1980. Stanislao Lepri est encore l’un des grands inconnus de l’histoire de l’art récent.
Une photo d'elle...

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Art Par kiwaïda at 23:55

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Photographies © Sonia Marques

La gare de Limoges...

« Une des plus belles gares du monde ». Monument historique depuis 1975, labélisé « Patrimoine du XXe siècle », la gare des Bénédictins à Limoge, entre Art Nouveau et Art Déco.

Plus haute que la gare de Lyon (de Paris), elle est à 57 m de hauteur. Surnommée, « colosse à mille pattes », « bloc de saindoux »,« bosse de dromadaire »... J'ai toujours pensé à autre chose, la forme est vraiment érectile et toute en rondeur, et puis verte, qui tire vers le turquoise. J'ai apprécié y découvrir une maquette exposée ces jours-ci dans le hall d'entrée laissant la lumière à travers les vitraux se déposer sur les façades de carton. Musical. Coïncidence, l'horloge de la vraie gare annonce un trois heure moins dix, et la maquette, son horloge, de même, un trois heure moins dix. J'ai attendu pour vérifier s'il n'y avait pas une vraie horloge, à l'heure, miniaturisée, intégrée à la maquette. Mais non, c'était bien ma présence qui était à l'heure, au bon endroit, au bon moment. C'est-à-dire, à la bonne heure ! Tout départ et toute arrivée, est bienvenu, quasiment, une bénédiction.




La gare de Limoges a cette particularité d’être construite au-dessus des voies et non le long des voies comme les autres gares. Sous le dôme du hall, chaque angle de mur porte une sculpture allégorique représentant l’une des quatre provinces françaises desservies par la compagnie ferroviaire du Paris-Orléans : Limousin, Bretagne, Touraine et Gascogne. Chacune porte ses propres emblèmes. Le Limousin est représenté une femme portant un vase de porcelaine, des épis de blé, des châtaignes et des feuilles de châtaignier. Henri Varenne est l’auteur des décors de stuc qui habillent l’intérieur du hall. En mai 1919, une première étude de Roger Gonthier, réalisée en collaboration avec l’ingénieur Jullien, est acceptée sous réserve par la municipalité ; le projet final est adopté le 14 mars 1922. La construction est financée par la municipalité, le conseil général et la Compagnie du Paris-Orléans. Les travaux débutent en 1924. Le bâtiment est officiellement inauguré le 2 juillet 1929. La silhouette générale du bâtiment est reconnaissable avec son campanile, qui culmine à 57 m de hauteur, et son grand dôme (31 m) qui surmonte la coupole. Le programme décoratif est en grande partie dû à Henri-Frédéric Varenne, les verrières du hall sont de l’atelier de Francis Chigot.
L’immense hall, de près de 4 000 m2, frappe tout d’abord par son décor de verre dû à Francis Chigot. Ce dernier a privilégié, dans une composition de bandes horizontales ou verticales, un décor de feuillages, rappelant la végétation du Limousin : le chêne et le châtaignier. Roger Gonthier (1884-1978) en est l'architecte, il réalise aussi à Limoges en 1919, un pavillon frigorifique à viande dans le quartier du Verdurier.
Lorsque je suis arrivée à Limoges en 2009, par le train, seule, pour passer un concours, et que je m'y suis installée, j'ai de suite recherché comment la ville était construite et j'ai assisté à une conférence sur cet architecte, c'était passionnant. Quelques années auparavant, j'avais eu l'occasion de composter très rapidement un billet dans cette gare pour rejoindre Paris, car je travaillais dans un start-up, et je n'avais eu que 3 jours de congé l'été, passés en Creuse dans le gîte des parents de mon compagnon. Ils m'avaient raccompagnée en voiture dans cette gare, jamais je n'aurai imaginé que quelques années plus tard, je la traverserai souvent, aussi car je fais mes courses pas très loin, en ce jour, elle était ensoleillée. Les vitraux ont été nettoyés et ils sont magnifiques en plein soleil. Ainsi ai-je pu, depuis, avoir plus de temps, pour la contempler, depuis 12 ans.
La dernière photographie la fresque au sol est réalisée par Jordane Saget, sollicité par la ville, sur la placette de Fleurus une fresque, elle est pérenne de lignes noires sur un blanc. Nous avons ainsi un nouveau point de vue sur cette toute petite place, bienvenu.



Paysage Par kiwaïda at 00:33

07/10/2021

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Photographie © Sonia Marques

Soleil /


Je pensais à "La fille du soleil"... Cette chanson que j'avais écrite et chantée pour l'album "Cocotriste", dont la musique est composée par Rico Zerone, elle venait d'un de mes poèmes. Il habite à Vienne en Autriche.
Vienne et Haute-Vienne...
> Vienne, est la capitale de l'Autriche, située à l'est du Danube. Son héritage artistique et intellectuel d'après les encyclopédies : Mozart, Beethoven et Sigmund Freud. Réputée pour ses palais impériaux, dans ses Musées, sont exposés des œuvres d'Egon Schiele, de Gustav Klimt et d'autres artistes...
Et moi, je suis dans la Haute-Vienne.
> En France, la Haute-Vienne est un département français, situé dans la région Nouvelle-Aquitaine. Cela vient de la rivière Vienne (Vient-Vienne...), qui le traverse d'est en ouest. Sa préfecture et principale ville est Limoges. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 87...
Et voici que les arts décoratifs ne sont pas très loin, pour une artiste, tout est si proche !
Comme un mouvement, le va-et-vient, tout cela sonne déjà comme une musique !

Être la fille du soleil est un tout un programme, l'astre le plus important, tout tourne autours du soleil...
Très belle période que la création de cet album et des autres. J'avais fait écouter, le morceaux de Cocotriste, il y a quelques années, lors d'une conférence sur un ensemble de mes œuvres artistiques récentes, qui comprenait une pièce de théâtre pour enfant, des poèmes, des sculptures, des tapisseries, des dessins numériques et des compositions sonores, ainsi que tout un travail sur mon enseignement et les réalisations d'étudiants et l'on m'avait dit : Alors, quand est-ce que Coco n'est plus triste ? En souriant. C'était inattendu comme interprétation, plutôt littérale. La période était-elle triste ou gaie ? Et est-ce qu'il était question des cocos ? Rien de tout cela. Nous l'avions créée de façon très sérieuse et limpide. Cocotriste est une sorte de crocodile, les premières paroles sont : "Il vivait dans un fleuve, ses larmes l'avait formé..." C'est un animal exotique qui pleure, et sa sensibilité nous rappelle à quel point, les larmes sont des armes. J'avais d'ailleurs dessiné un très grand dessin de deux armées de crocodiles qui s'affrontaient à la ligne noire extrêmement fine et délicate, je pense me souvenir qu'il faisait deux mètres de long. Aujourd'hui ce coco, infiniment sensible et martial, je pense à lui. Plusieurs cycles de vies sont passées depuis. Il était quelque part un annonciateur, un animal majestueux et généreux, incapable de violence, contrairement aux crocodiles, pourtant il vient de cette famille. Sa défense en cas d'attaque, est en revanche, implacable, rien ne lui résiste, par sa gentillesse et son courage.

Ces beaux jours, artiste limougeaude, je réalisais des photographies ensoleillées, elles me faisaient penser à un peintre, né à Limoges, Paul-Élie Ranson (1861_1909) car ses œuvres ont un sens du décor, ce qui annonce l'Art nouveau, il appartenait aussi aux nabis. Je pensais aussi aux vitraux réalisés par le maître verrier américain Louis Comfort Tiffany. Lorsque l'on crée, on pense à beaucoup de choses, c'est une sorte de culture personnelle, on apprend où l'on vit, d'où l'on vient, où l'on rêve d'aller. J'écoute Claude Chalhoub, puis Bachar Mar-Khalifé, tous deux libanais. Bachar, j'ai eu l'occasion de le voir jouer à Poitiers, c'était magique. Récemment je découvrais ses interprétations des Gnossiennes d'Érik Satie, que j'ai pu jouer au piano, ou bien sa danse électro pour Musique de fête, très sympa et effectivement : on danse...


Donc être la fille... du soleil : tout un programme, chantant et dansant <3
Être photographe, écrivain, dessinatrice, danseuse... tout un programme, composer des musiques... et travailler avec des amis... ou enseigner... tout un programme, sans jamais se prendre au sérieux... Paul-Élie Berthet, était aussi un curieux de tout, il s'intéressait à la théosophie, au spiritisme, à la magie, à l'occultisme, ce qui le distinguait des autres nabis (Nabi est le nom que se sont donné les jeunes peintres qui se regroupent autour de Paul Sérusier, vers 1888. Le terme nabi, en arabe, ou nevi'im, נביאים en hébreu, signifie dans un sens actif « orateur » ou « annonciateur », ou, dans un sens passif, « celui qui est ravi dans une extase » ou « appelé par l'esprit ». En Occident, nabi a été traduit par « prophète », « illuminé », ou encore « celui qui reçoit les paroles de l'au-delà », « l'inspiré de Dieu ») Il avait donc plusieurs activités et les arts décoratifs furent aussi des voix explorées dans des matériaux et arts appliqués variés : panneaux décoratifs, papiers peints, tapisseries, vitraux, décors de théâtre...







Des peintures de Paul-Élie Berthet

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Ravi dans une extase /



La fille du soleil
Photographie © Sonia Marques (octobre 2021)

Art Par kiwaïda at 00:11

01/10/2021

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Dessins © Sonia Marques : Octobre rouge

C'était en octobre 2018, je portais un sweat comme on dit en anglais, un vêtement du vestiaire des sportifs américains avant et après l'effort. J'en avais bien besoin, il a une écriture en éponge "Slow" sur la poitrine et est de couleur brique, d'un rouge profond, un peu terre de Sienne, pas encore terre brûlée. Résistant au lavage, le sweat a remplacé nos chandails d'ici. Cette "slow life" était arrivée, j'allais y glisser ma vie doucement et plus durablement. J'étais allée chercher mes ailes, à nourrir, avec une petite salopette bleue. C'était en octobre 2018, encore une rentrée slow, où l'éponge, cette matière très particulière, un tissu qui absorbe l'eau, les larmes, les corps mouillés, et symbolise, le réconfort, ou bien, après une bonne nage, ou après avoir bien transpiré, un séchage plus rapide, me parle de la mer. Elle me parle de la mère. L'éponge constituée de petites bouclettes, devenait le nid de la découverte, des jouets en bois, de la pâtée douce, des yeux noirs attendris et sauvages. En ce jour du premier octobre 2021, nous avons bien grandis. Bientôt nous ouvrirons nos ailes. Mon amoureux regardait des dessins de David Hockney, des années 70, très beaux. Moi aussi j'admirais la finesse et l'importance des vides et du papier légèrement jaune, un blanc cassé, mais un peu plus jaune. Nous avons décidé, avec Opale, aujourd'hui de l'épater. Voici nos desseins délicats, voici comment la vie se dessine, une vie pas tout à fait comme les autres.

Opale parle comme un homme, elle la voix de mon amoureux. On pourrait dire qu'elle est particulièrement attentive à l'émancipation des femelles, mais non, elle est tout simplement attentive à la voix des hommes.

C'est sa période d'adolescence : ça promet !

Bonjour octobre, voici notre rentrée.


Animal Par kiwaïda at 15:47

30/09/2021

ґεηтґé℮

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Au temps des donjons

Poésie de Robert DESNOS
Recueil : "État de veille"  (1942)

As-tu déjà perdu le mot de passe ?

Le château se ferme et devient prison,
La belle aux créneaux chante sa chanson
Et le prisonnier gémit dans l’in pace.
Retrouveras-tu le chemin, la plaine,
La source et l’asile au cœur des forêts,
Le détour du fleuve où l’aube apparaît,
L’étoile du soir et la lune pleine ?
Un serpent dardé vers l’homme s’élance,
L’enlace, l’étreint entre ses anneaux,
La belle soupire au bord des créneaux,
Le soleil couchant brille sur les lances,
L’âge sans retour vers l’homme jaillit,
L’enlace, l’étreint entre ses années.
Amours ! Ô saisons! Ô belles fanées !
Serpents lovés à l’ombre des taillis.

Enseignement Par kiwaïda at 01:22

27/09/2021

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Charles Jencks AB ’61 BArch ’65 is a cultural theorist, landscape designer, and architecture historian. Among his many influential books are Meaning in Architecture (1969), The Language of Post-Modern Architecture (1977), Adhocism: The Case for Improvisation (with Nathan Silver, 1972), The Daydream Houses of Los Angeles (1978), Bizarre Architecture (1979), and The Architecture of the Jumping Universe (1997). He is also co-founder of the Maggie’s Cancer Care Centres, named for his late wife Maggie Keswick, and has written about this project in The Architecture of Hope (2015). Jencks has taught and lectured widely and served on numerous juries and selection committees; his work has been recognized with numerous awards and honorary degrees. As a landscape designer, Jencks has completed several projects in Scotland, including the Garden of Cosmic Speculation (2007) and Jupiter Artland (2010). In his lecture, he will speak about his ongoing project the Crawick Multiverse, about which he writes: The cosmos is almost the measure of all things and provides a referent and subject, a focus otherwise hard to find in present day society. With a few architects the patterns of nature and the architecture of the universe have partly reemerged as a shared meaning and iconography. At the same time the Multiverse has emerged on the agenda among scientists. Is this now a subject of thought and ultimate meaning? I have explored it in the architecture of the multiverse, an unfinished project. Where it leads, the imagination follows.
Superbe conférence de l'architecte Charles Jencks (2016) Sa "maison cosmique" londonienne de cet historien de l'architecture et théoricien a ouvert ses portes au public en tant que musée (il est décédé en 2019) à partir du 24 septembre 2021 (il y a quelques jours ! Réservation sur le site Internet : https://www.thecosmichouse.org/) Il était un écrivain, un critique et plus tard un paysagiste, qui a contribué à formuler les idées et la théorie autour du postmodernisme et, à travers ses livres, à rendre ces idées accessibles et universelles. Dans le quartier de holland park à Londres, Jencks et sa femme Maggie, artiste, ont acheté une villa victorienne en 1978. le couple a travaillé avec l'architecte Terry Farrell pour concevoir la maison cosmique qui présente des contributions et des collaborations avec d'autres architectes et des artistes tels que Michael Graves, Piers Gough, Eduardo Paolozzi et Allen Jones. À partir des années 1980, la propriété est devenue le foyer spirituel du design postmoderniste au Royaume-Uni et a régulièrement accueilli des conversations avec les principaux architectes et penseurs de l'époque. Enfant sa fille se souvient parcourir chaque recoin et voir son lapin domestique se cacher, tout comme elle, dans la maison conçue par son père et tous ses amis, un fada, fan des mathématiques et des trous noirs et des planètes et astrologies. La bibliothèque est incroyable, l'escalier digne d'une conception d'un phare, toutes les salles dédiées aux saisons, le dôme eau, complètement dingue, une architecture très provocatrice, polémique, ludique, hybride, avec tant de métissages et de culture, une pizza très garnie et complète, comme il aimait le dire. Charles Jencks Alexander a conçu des jardins inspirés de Wiliam Blake, peintre et poète britannique, établissant des relations entre le grand et le petit, la science et la spiritualité, ou encore l’univers et le paysage, ils sont spectaculaires, défiant les lois de la physique et de la nature.

Paysage Par kiwaïda at 16:35

26/09/2021

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Joie contagieuse !

Les violons barbares, sont venus nous voir !

Mélodies balkaniques, rythmes galopants et chants de gorge majestueux. Le trio est composé de deux violonistes et d'un percussionniste. Du pays steppique de Mongolie viendra Dandarvaanchig Enkhjargal , qui chante le chant diphonique et joue le Morin Khoor (Horse-Head Fiddle). Le Bulgare Dimitar Gougov joue de la gadulka, un instrument à trois cordes mélodiques et 11 cordes résonantes ! Quand il s'agit du batteur français Fabien Guyot , il joue tout ce qu'on peut imaginer pour créer du son, ce peut être du tambourin africain, des saladiers, des marmites... Violons Barbares, c'est trois virtuoses dont la voie magistrale nous emmène vers une destination musicale dont nous ignorions l'existence. Les concours et improvisent - et impressionnent par toute leur créativité !

Nous sommes donc partis à cheval, en galopant avec eux, des histoires d'amour et de printemps punk, comme ce début d'automne... Une magie que l'on espérait plus ! Élégance et paillettes ! Pour nos imaginaires raffinés...


Qui sont-ils ?

DANDARVAANCHIG ENKHJARGAL - EPI

Né à Oulan-Bator, en Mongolie, il a grandi en nomade dans la taïga avec sa famille et leur troupeau de chevaux. Son don pour la musique a été découvert par des dénicheurs de talents. Il a étudié la musique au Conservatoire d'Oulan-Bator et est devenu le disciple du célèbre maître morin khuur, le professeur Jamjan . Il vit en Europe (Allemagne) depuis 1989 et se produit souvent avec d'autres musiciens de musique du monde.

DIMITAR GOUGOV

Né en Bulgarie, Dimitar est entouré de musique traditionnelle depuis sa plus tendre enfance. Il a étudié auprès d'Atanas Vultchev, grand maître de la gadulka, et a joué avec l'Ensemble Philip Koutev. En 2000, il arrive en France et s'installe à Strasbourg où il fonde les groupes Boya et Violons Barbares. Il compose et arrange également pour un chœur de femmes et anime des sessions d'étude sur la musique des Balkans.

FABIEN GUYOT

Fabien a étudié les percussions contemporaines à Nice et à Strasbourg, et a découvert à la fois les percussions iraniennes et maghrébines. En tant que membre de l'association l'Assoce Pikante à Strasbourg, il a participé à la fondation des groupes Hijâz Car, Shezar et du Grand Ensemble de la Méditerranée. Il a également joué avec Houria Aichi et est membre du groupe de percussions recyclées Furieuz Casrols.

Musique Par kiwaïda at 23:10

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À Limoges, depuis la Suisse... en passant par l'Allemagne... Duo helvète, trans minimale, douces secousses, grelots et noix tropicales, berbères nonchalants, hippies rock, blues bohème médiéval...

Musique Par kiwaïda at 02:48

25/09/2021

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Jeannette Dussartre-Chartreux sur le grand bassin du Champ de Juillet...

Dans les maisons tranches-de-pain, les femmes de linge...

Très intéressant. Le syndicalisme a beaucoup perdu pour l'émancipation des femmes.

À écouter. Une histoire peu relayée aujourd'hui.

Jeannette Dussartre-Chartreux, la militante des luttes émancipatrices

C’est en 1923 à Limoges, dans le quartier populaire des Ponticauds, que naît Jeannette Dussartre. Sur les berges industrialisées de la Vienne, elle forge son caractère au sein de générations de femmes du peuple, avant de travailler en atelier puis dans l’administration. Convertie au catholicisme, elle cultive avec Henri, son époux prêtre-ouvrier, une vision altruiste de la religion et s’engage toute sa vie dans les mouvements de paix. On retrouve l’engagement de Jeannette Dussartre à travers son investissement dans l’Institut d’histoire sociale de la CGT : elle travaille à la collecte de la mémoire ouvrière. En 2009, elle révèle un épisode emblématique des combats féministes, celui des corsetières … L’histoire des corsetières En 1895, des ouvrières de la Maison Clément à Limoges où l’on produit des corsets, engagent la grève ; les revendications visent des améliorations salariales et de conditions de travail. Ainsi, une pratique des plus humiliantes consiste pour l’épouse du directeur à faire agenouiller les femmes pour la prière avant le travail. Le mouvement dure 108 jours, mais le patron ne cède pas. Cet épisode est révélateur du traitement accablant des ouvrières, dévaluées matériellement au-delà des hommes et assignées moralement. Certaines représentantes sont présentes au congrès fondateur de la CGT tenu à Limoges en 1895..

Épisode 1, sur les archives de la police, sur le conflit des corsetières, des rapports de police (1895) :
Les Corsetières décorsetées

Sont rapportés des indics qui surveillent les communications des corsetières : la plupart des jeunes filles ont bu de la bière et ont dansé entre elles et se sont séparées vers 6H et sont rentrées chez elles...

Les corsetières avaient des amendes, des retenues sur salaire, malgré qu'elles travaillaient à temps plein, c'est la femme du directeur qui les humiliait, les coupaient du monde, les faisait agenouiller et leurs interdisait de parler entre elles...
Si elles communiquaient entre elles, une matrone allait le répéter afin de séparer, isoler et punir les femmes qui parlaient entre elles... le plus souvent à la police directement... Beaucoup de choses trouvent des échos dans notre période.
Les femmes grévistes ne parvenaient pas à entraîner les autres femmes, à être solidaires et se tenir les coudes...
Le rapport du commissaire est très significatif sur le traitement des ouvrières soumises au droit divin des patrons. La patronne moralise sans cesse les ouvrières, par des sanctions, des punitions, alors que les ouvrière demandent le droit à la dignité et la liberté de conscience.

Quand vous gagnez rien du tout, trouver de l'information demande une force de caractère et beaucoup d'écoute, une sensibilité au "parler vrai".

Épisode 2, de fils en aiguilles, des ouvrières

À Limoges, de 1889 à la fin des années 1960, la Maison Clément était une entreprise de confection de corsets prospère. Malgré cette réussite, personne ne peut imaginer la discipline de fer et les conditions de travail épouvantables qui y régnait. La Maison Clément ne s’embarrasse pas de l’adhésion librement consentie à des ouvrières. À ces conditions morales, elle impose les siennes ! La patronne oblige ses ouvrières, et cela sous surveillance, à faire trois jours de retraite, à aller à confesse le samedi, et faire leur Pâques le dimanche. Les absentes sont punies par une distribution de mauvais travail avec menace de renvoi, selon l’enquête diligentée par le Commissariat central ! Jeannette Dussartre-Chartreux (1923-2017) Les corsetières fondent un syndicat féminin, libre, et sortent de la tutelle du syndicat patronal fondé par la maison. Leur grève dure quatre mois. Marie Saderne avec Madame Barry et Mademoiselle Coupaud assistent au congrès national constitutif de la CGT tenu à Limoges, en septembre 1895.


Jeannette Dussartre-Chartreux habitait à côté de la cathédrale (quartier de l'Abessaille en grande partie rasé vers 1900) ) dans des taudis (vers le quartier de la règle aujourd'hui), les femmes étaient avec les enfants et les maris étaient maçons, il immigraient dans différentes régions. Jeannette dit qu'elle était maigre et faisait le clown, élevée principalement par sa mère et sa grand-mère.Son grand père était anticlérical. Il couchait dans une petite chambre, car il avait la tuberculose. Les chrétiens et les communistes travaillaient ensemble et avaient le soucis d'être au service des autres.

« Tout ce qu’on mange pourrit, tout ce qu’on donne fleurit »

Un entretien très riche de Jeannette Dussartre (décédée en 2017) réalisé par Jean-Pierre Cavaillé, le 1er mai 2006


Enseignement Par kiwaïda at 00:44

24/09/2021

ℒα Ⅴїεηηℯ

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Photographies © Sonia Marques

 
Hokusai, Chats et hibiscus, 1829

Une de mes références pour mes cours, les dessins de Katsushika Hokusai (1760-1849) ) Tant d'étudiants ont dessiné assidument sur les sujets proposés, qu'aujourd'hui, je découvre joyeusement 103 dessins d'Hokusai dont on avait perdu la trace depuis plus de soixante-dix ans. Il y a toujours à découvrir. Des illustrations en noir et blanc, exécutées en 1829 pour un livre qui n’a jamais été publié, ont refait surface l’année dernière lors d’une vente aux enchères organisées par la maison Piasa à Paris. Jusqu’en 1948, date de leur dernière vente publique à Paris, ils appartenaient au bijoutier Art nouveau et collectionneur d’art japonais Henri Vever (1854-1842). Selon le British Museum, les dessins auraient ensuite été conservés dans une collection particulière et oubliés jusqu’à l’année dernière. Dans une école d'art on me disait : il y a trop de couleur, et dans l'autre : il n'y a que du noir, il faut de la couleur, ni l'une, ni l'autre ne savait tout ce que nous réalisions et tous ce que les étudiants ont appris et ont développé. Dans l'une, on disait, l'écran n'est pas admissible dans l'apprentissage du dessin, il faut du papier, puis dans l'autre, il y a trop de dessins sur papier qui circulent, cela régresse, il faut des écrans, il y a trop de dessins dans une école d'art. Lorsque l'on enseigne, il y a beaucoup de regardants envieux. Avec du recul, je pense que les récalcitrants auraient aimé, dans leurs études, qu'une professeure soit aussi douée pour leur apprendre à se servir des outils numériques, comme leur apprendre à dessiner, contempler le monde autours d'eux, affiner leur regard et exercer leurs facultés quotidiennement, car c'est chaque jour un éveil, se rendre disponible à la beauté du monde. Mais il est une chose certaine : cela demande beaucoup de temps, d’exercices et d'amour, serties d'erreurs. Les écoles veulent montrer les réussites, elle devraient apprendre à réserver ce temps, pour préserver les conditions d'enseignements, plutôt qu'à la communication infernale de leurs moindres gesticulations. La maturité, j'y repensais souvent, nous nous amusions, car nous savions qu'Hokusai était un maître bien plus âgé, qui traverse encore les rivières, et nous avec, en glissant en compagnie d'un monde flottant, bien habité, et tant de fantômes...

En parcourant les ponts, le quartier des Ponticauds, j'observais la morphologie et sa voisine la rivière. L'une des plus anciennes zones habitées de Limoges, dont l'économie dépendait de la rivière, du bois flottant des forêts derrière pour l'alimentation des fours à porcelaine, pour la pêche et autres activités nautiques, ce qui n'a pas changé Un quartier ouvrier, au langage de l'occitan limousin. Lorsque j'observe les dessins d'Hokusai près des rivières, je vois ce que je parcoure quotidiennement, ou bien, je suis baignée dans une autre époque, si l'on considère  celle du pont Saint-Martial, construit en 1215 sur les bases d'un pont gallo-romain. Il y a toujours des chats et des hibiscus, c'est tout de même quelque chose qui sonne comme l'éternité, un rêve qui ne s'éteint pas.
Dans chacun de mes pas, se dessinent des manières d'observer, se délestant des à priori, afin qu'il ne reste qu'un tracé cohérent, une réalité qui ne s'éteint pas.

Paysage Par kiwaïda at 23:08

22/09/2021

αυт◎ღηℯ

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Photographies © Sonia Marques

æquinoctium


la nuit, le jour, ont la même durée
21 septembre un automne
comme un printemps ou un été japonais
pas un indien ni un norvégien

pas un automne aussi vert et jaune
aucune feuille suspendue ni perdue
sur les eaux constellées de nuages blancs

ta glace arrive lentement
nous ne sommes pas pressés
ni les oiseaux d'émigrer
ni l'orange ni le citron

ma chayotte et ma courgette jaune
mes chouchous à la coriandre et à la cannelle
m'annoncent l'hiver lointain
et l'amour éperdu qui revient

quand tu rêvais sur les plages ensoleillées
nous préparions cet automne comme notre été
dans notre coquillage des nuits atones

sur le juke-box de vies dépassées
sur l'équinoxe d'envies désapées



Paysage Par kiwaïda at 22:44

21/09/2021

ḱ@❡@♭α﹩

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Kagabas par Lion's Drums


En mai 2019, j'ai enregistré un album dans un village de Kogis (Kagabas*), dans la montagne de la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie. Les Kagabas sont des peuples autochtones qui se considèrent comme les gardiens de la Terre et sont préoccupés par les tentatives du monde moderne de la détruire. La montagne - en Colombie - est leur maison, c'est littéralement un microcosme, un miroir de la planète dans lequel chaque zone écologique est représentée. Les modes de vie néfastes qui découlent du dogme capitaliste affectent leur environnement et de leur point de vue sur la montagne, ils peuvent voir comment cela met à rude épreuve le reste de la planète. Le chant est une caractéristique de base de la culture Kagabas, il est considéré comme un moyen de se connecter avec l'environnement. Il y a par exemple un chant du singe, du cerf, du serpent, du rire ou même de la mort - chanter est un moyen pour les Kagabas de se sentir en sécurité autour de ces animaux et concepts et de vivre paisiblement parmi eux sans peur et sans avoir besoin de les chasser les éloigner. Comme il n'y a pas d'écriture, la musique et le chant sont un moyen de transmettre la mémoire, la connaissance et la conscience à travers les générations. La catastrophe écologique en cours, l'incertitude des temps actuels et la tentation pour de nombreux jeunes de quitter les montagnes pour la vie des grandes villes rendent cette question de transmission d'autant plus critique. Comme nous avons échangé avant ma visite et pendant que j'étais là-bas, l'enregistrement et le partage de ces chansons était un sujet récurrent et nous avons convenu d'avoir le chant au cœur de ce projet musical. J'ai été accueilli pour passer une semaine au sein de leur communauté pour enregistrer cet album. J'y ai passé la plupart du temps avec la maman du village (les mamans sont des guides spirituels et intellectuels qui gardent la mémoire de la civilisation) et son fils Camilo, avec l'aide de Franz qui travaille avec les Kagabas depuis une quinzaine d'années maintenant comme partie de l'organisation Nativa qu'il dirige. Cet album combine des chansons, des enregistrements de terrain du village et de sa nature environnante, ainsi que des compositions musicales que j'ai faites dans mon studio. Ils ont aimé le résultat et ont approuvé la sortie de cet album. Pleinement conscient de la responsabilité que les Kagabas m'ont confiée, j'ai décidé de sortir moi-même cet album et j'en ferai profiter l'association Nativa pour soutenir son combat pour la replantation des arbres et la récupération des terres. * Largement connus sous le nom de « Kogis », nom qui leur a été donné par « l'homme civilisé », ils s'appellent en fait « Kagaba ».

Ici l'album sur bandcamp :

Musique Par kiwaïda at 02:11

18/09/2021

ℭυґ¢üя♭itA

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La pauvreté a-t-elle toujours le visage de la misère ?


Lorsque des virus touchent la population, le monde, le virus le plus invisible, ne serait pas celui d'une seule pauvreté, mais des pauvretés. Différentes maladies, différents vaccins : différentes pauvretés.

Quel rapport avec des cucurbitacées et leurs fruits comestibles que j'admirais dans ce jardin de la mairie de ma ville ?
Il y a une manifestation réunissant des cuisiniers sur la thématique des arts de la table, à Limoges. Je pensais donc dans cette déambulation et mon plaisir à toucher les herbes de basilic et le nommé "Basilic opal" au parfum étonnant et au feuillage pourpre, à la culture, mais aussi à l'accès aux parfums, à la cuisine, et aux fruits dérobés de mes souvenirs sur les routes portugaises : la figue. Nous avions dégusté des bouchées délicieuses avec une demi-figue en dessert et une brandade de morue façon limousine, c'était trois fois rien, mais trois fois de souvenirs en plus.

Plus graves étaient mes pensées, dans ces moments de convivialité. Comment naissent les isolements, quand tout semble réussir partout. Où se cachent les isolés pour ne pas déranger et devenir les dérangés.

Les carences alimentaires impactent la santé, l'accès aux soins et aux vaccins sont déniés, même dans des sphères où elles devraient être pour tous. On évite de se faire soigner, on évite de se rendre aux urgences, on évite d'être fiché, non pas que la préférence de mourir serait la priorité, mais la préférence de ne pas être montré, ne pas être vu, ne pas rendre visible cette partie abjecte que montrent du doigt les ignorants, ce qui serait vu comme l'immonde, l'impropre, le sale.

Il est très rassurant pour des personnes qui possèdent de ficher celles qui ne possèdent pas, et il est très facile de le faire. Il est très facile de les empêcher de bénéficier d'un accompagnement de santé, pourtant, dans notre pays, c'est une priorité, l'accès aux soins, aux vaccins.
Il demeure une maltraitance, l'affaire de quelques-uns, quelques unes, imaginant déroger aux droits communs. Pourquoi ?
Peut-être que cela vient d'une culpabilité qui ronge la vie, celle d'avoir pris le bien d'autrui, ce qu'il ou elle a produit, de ses mains, avec sa pensée, ce qu'il ou elle a transmis. Afin de ne pas être démasqué, il faut trouver un ou une coupable et ce sera toujours la vie précaire. Car celles et ceux qui ont un mode de penser et vivre différent, n'ont pas le droit de continuer à exister, cela gène, pour une poignée d'ignorants. Sinon pourquoi, en pleine pandémie s'attaquer aux plus démunis ? Les circonscrire dans une case, afin qu'ils et elles ne puissent plus retrouver un travail ? Afin qu'ils et elles ne puissent plus dire leur vérité.

Les discours sur la pauvreté, permettent aussi de la tenir à l'écart, qu'elle ne fasse même pas partie de la société. Aucun enfant, aucun adolescent, aucun adulte, parmi ses semblables, alors on imagine qu'ils et elles pensent ainsi : ni mes enfants, ni mes cousins, cousines, ni mes grands-parents, ni mes collègues, ni les voisins et voisines, personne, ni ma femme, ni mon amoureux, ni la belle-famille, personne, ni même ces voisins qui crient sans cesse, certainement des ivrognes. Si les féminicides sont à présent plus médiatiques, il en est que les conditions de vie, bien avant les drames, ne sont pas assez visibles : la restriction, la coupure avec l'entourage, la famille, l'accès aux soins, l'éloignement, l'impasse sur les vacances, les loisirs, les repas en groupe, ne parlons même pas des réseaux sociaux, aucune femme ne crie son désespoir sur ces réseaux, avant le drame. Et quand elles écrivent, bien maladroitement, et sans aucune forme de courtoisie, il est bien trop tard, et la réception est si silencieuse qu'elle finie de sceller le musellement vers une inhumation ou une incinération, sans mot dire, sans maudire quiconque, sans aucune cérémonie, aux employeurs et collègues ignorants. Les discours sur la pauvreté permettent d'imaginer que la pauvreté est toujours tenue à distance, comme dans un camp imaginaire, où il y aurait des gens que l'on ne connait pas, sous la torture quotidienne, mais on ne sait où ils et elles vivent, ni qui les a enfermés, ignorés, déniés, tués. Et le deuil de la pauvreté, il n'est jamais fait.

Je ne puis faire le deuil de la pauvreté, même en vivant mieux qu'avant. L'expérience nous apprend que la pauvreté touche tout individu, parfois par surprise, mais elle ne devient vraiment pauvre, dans son esprit, si l'humanité que l'on a connue, nous a quittée. Les monstres qui se retrouvent aux tribunaux, malgré eux, à la places d'autres, ou à cause de leurs mauvais comportements et leurs crimes, s'ils ont tous une histoire, bien peu peuvent la raconter. Il est impossible pour un individu, qui s'est longtemps soumis au silence, car dominé, ou maltraité, de se révéler devant la justice des hommes, de s'exprimer. Il est impossible de parler lorsque les accusations proviennent du processus de la maltraitance. Le bout de la chaîne est un bout de malheur, qu'aucun autre bout de réussite ne veut croire : cela ne doit pas exister, sinon cela voudrait dire que celui celle qui juge n'a pas le droit de juger.

Nous avons toujours cette possibilité : celle de ne pas juger.

Se sauver de la pauvreté, c'est masquer même la sienne lorsque l'on a un emploi, lorsque l'on mange avec ses collègues, lorsque l'on s'efface si tout va mal et si la santé brise le continuum de la vie. À ce moment là, aucune solidarité, les collègues sont les premiers à ignorer la maladie de leurs comparses et leur isolement.

Si la moitié des français ne se cache plus pour savoir qu'une personne de leur entourage est confrontée à la pauvreté, selon un très récent sondage du Secours populaire, il y a dans l'autre moitié, toutes les personnes qui cachent leur pauvreté, leur situation. Ou bien, dans la première moitié qui sait, qu'un autre est pauvre, beaucoup ignorent ou dénient qu'ils sont aussi, pauvres. On peut montrer qui sont les pauvres, mais qui sont les pauvres d'esprit ? Celles et ceux qui font le malheur d'autrui et sans aucun problème de logement, ne seraient-ils, ou elles, pas les moins bien lotis ?  Les statistiques font l'impasse sur l'impacte psychologique de la pauvreté, lorsqu'un individu ne se trouve plus dans la détresse, et lorsqu'il l'était, il pouvait encore y échapper, tant les aides sociales, il peut les fuir, l'individu, qui veut échapper à la pauvreté. Et qui ose exprimer sa détresse ? Au bout de combien d'années ? Et est-ce qu'une détresse est écoutée, lue, vue, est-elle entendue ? C'est bien là toute la question, ne pas souhaiter tomber dans la pauvreté et y être totalement, ou y être familièrement habitué, échappe à toutes les statistiques sur la pauvreté. Survivre c'est encore échapper à la captation, à la domination, et afficher une joie de vivre, n'est pas forcément un gage de ne pas vivre dans une pauvreté. Peut-on mesurer l'indigence avec l'immatérialité devenue de nos manières de communiquer, d'échanger, de se nourrir, ou le refus d'un héritage empoisonnant, ou tant de situations, comme l'impression de vivre pleinement et bénéficier d'appuis de réseaux virtuels, peut aussi devenir la meilleure façade, celle admise pour une intégration réussie, afin de cacher une vie pauvre, ou, qui s'est appauvrie, d'une grande pauvreté. Les publicitaires ont toujours su utiliser la beauté de la jeunesse extrêmement pauvre, dans les modèles féminins dans le besoin, pour s'enrichir et produire en excès. Rien n'a changé. Si tout se contient à présent dans un téléphone, que penser de celles et ceux qui n'ont plus, n'ont jamais eu, n'auront jamais de téléphone, ou de celles et ceux qui ne savent pas les utiliser, n'ont jamais bénéficié de formation, changent de toit, d'adresse... Doit-on les classer dans les pauvres, si un pass sanitaire leur est difficilement accessible, alors même qu'ils sont vaccinés ? Le logement a toujours été le point culminant des discriminations sociales. Si un tiers des français a des difficultés à payer le loyer, toujours dans les statistiques récentes, posons-nous la question des deux tiers. Le logement est le dernier rempart contre la précarité. Posons-nous la question de pourquoi des personnes n'ont pas, ou n'ont jamais eu de mutuelle pour se soigner en France. Pourquoi son enfant ne trouve pas de travail, avec tant de qualité, pourquoi son parent n'a pas été soigné, pourquoi son amie ne parle plus, pourquoi en tant d'années, il n'y a plus jamais eu de retrouvailles, pourquoi une collègue s'est suicidée. Pourquoi personne ne dit rien à personne.

Il y a des choix de vie, qui s'effectuent en cachette. Vivre c'est pouvoir se nourrir, mais l'accès à une nourriture saine et des trois repas par jours devient un calcul mental pour beaucoup. Se cacher pour éviter les repas dans son travail, dans son école, se cacher pour éviter les voyages collectifs, se cacher pour éviter tout ce qui mettrait en péril, le peu, déjà calculé. Se cacher quand son toit tombe, se cacher quand son mari a pris tous les meubles, se cacher quand on sait que plus jamais une terrasse de café ne sera accessible, une fête, un saut dans une halle de marché. Sauter des repas, pour calculer comment terminer ses journées, se priver pour nourrir ses enfants, ses animaux de compagnie, les loger tant que l'on peut et longtemps, ainsi que les grand-parents, mais aussi, on l'oublie très vite, ne plus manger pour aider son parent, se priver pour qu'il évite de sombrer, ne pas prendre de place, penser sa vie dans une boîte à chaussure, où seuls se rassemblent des souvenirs heureux. Ces restrictions fondent un rythme de vie bien différent de celui proposé par notre société. Les injonctions de manger sain, de faire du sport, d'avoir des énergies pour se chauffer et savoir faire des économies d'énergie, étudier ou travailler, deviennent alors des discours très peu réalistes et si loin d'une vie précaire.

La vie psychique est touchée dans sa longévité, une vie de privation est aussi une vie qui pense et formule sa pensée, sa créativité très différemment. Les moyens de survie, dans un pays riche, deviennent des tactiques invisibles, à jamais tues. Les employeurs ont cette habitude, de penser avoir le pouvoir sur la production des personnes vivantes, des vies qu'ils et elles précarisent. Le salaire est impacté, les jugements sur les apparences et les modes de vie sont légion. Si la manière et la façon de penser des plus pauvres gêne, c'est qu'ils n'optent pas pour le même chemin. Dans la vie psychique, on sait qu'un être humain ne peut surmonter longtemps des privations et qu'il ne peut pas vivre s'il est tous les jours, des années, privé de plaisir, de désir, de sentiment de sécurité et donc d'espérance, pouvoir juste espérer, n'est pas possible, c'est ainsi que les statistiques s'analysent. Lorsque l'on ne sait pas si notre faim pourra être calmée, on ne sait même pas ce qu'est le plaisir à manger. Et pourtant, on se trompe encore sur ce qu'est la pauvreté, où sont les pauvres. Car savoir quels sont les mets et les herbes qui guérissent ou ceux qui calment la faim, pour nourrir une famille entière à peu de frais, c'est un savoir, c'est aussi une culture. Il est toujours très dangereux de croire qu'une vie sans accès à l'excès, est une vie pauvre et surtout liée à l'inculture. Ces inventions d'analyses peuvent nourrir des cabinets de psychologues, toujours pour celles et ceux qui ne sont pas pauvres, mais elles sont si éloignées des cultures et des savoirs transmis dans les familles modestes. Comme il existe une variété de basilic et des variétés d'usages, de goûts, selon les terres et les saisons et les coutumes, il existe des façons de se nourrir, dans la pénurie même. La culture se situe dans cette recherche, comme celle de cultiver son esprit, de miettes en cailloux, d'herbes en lettres, en livres trouvés, en textiles chinés. Se trouver face à des personnes très riches qui vous privent du sel de la vie, est la source de l'inculture.

Si l'idée de famille disparaît, qu'elle ne germe pas, si l'on ne peut se loger, ni se nourrir, fonder une famille devient une abstraction véhiculée par une norme sociale, où la charge des désorganisations revient à la mère. Et bien avant, la vie sexuelle n'a pas du tout celle que l'on peut lire ou voir pour faire acheter un produit devenu désirable, une vie culturelle vernie, ou entendue dans des milieux professionnels, que le commun des mortels ne connait pas. Ces modèles de vies sexuelles gâchées de gâchis permanent d'épuisement, d'insatiabilité, de dépenses ou de déchéances, ne sont même pas dans l'imaginaire de celui ou celle qui recherche sa nourriture, de façon plus ingénieuse, créative et riche de sens. Ce monde de la publicité a fait naître des monstres de parade, tristes à souhait, goulus et très mal en point. C'est à la jeunesse, éperdue de sens, de ne point désirer ce monde affiché comme réussite.
La question du plaisir et du désir est du même ordre. Les être désirants, les êtres désirés, les êtres exploités par le désir des autres, on retrouve ces mêmes clichés lorsqu'il est demandé de répondre sans cesse à une culture du désir des ignorants (dit aussi des dominants), et de leur désidératas.
Mais cette culture d'injonction n'est plus possible aujourd'hui. On ne peut pas adhérer à une culture qui exploite sans arrêt les plus démunis et se gausse de ses non-réussites.

Il y a des transformations car les peuples et habitants se sont déplacés, et sont amenés à se déplacer, déménager, changer de pays, travailler autrement, s'adapter (le verbe d'une intelligence de l'expérience) et donc des transformations de la pauvreté. Elle n'a plus le même visage. Sortir du déni d'être pauvre, serait, dans notre pays, le début de réflexions collectives sur le travail et l'économie.

Se sauver de la pauvreté, c'est masquer même la sienne lorsque l'on a un emploi, lorsque l'on mange avec ses collègues, lorsque l'on s'efface si tout va mal et si la santé brise le continuum de la vie. À ce moment là, aucune solidarité, les collègues sont les premiers à ignorer la maladie de leurs comparses et leur isolement, c'est le déni. En continuant à travailler lorsque l'on perd ses partenaires, on continue à concevoir le travail comme un mal, prisonniers du déni.

Se retirer de son métier, se retirer de ce que l'on sait encore faire, avec ses mains et sa pensée, se retirer du monde de celles et ceux qui dirigent et les mets à plat sans arrêt, est la meilleure manière de s'en sortir, encore. Le sentiment de sécurité, la bienveillance inconnue, quand elle n'existe pas, provoque des carences psychologiques, elles hypothèquent la santé, et bloquent tout avenir, toute participation à la vie d'une société.

Voir ses enfants malgré tout réussir des études est un bonheur inouï, lorsqu'une famille s'est privé toute une vie, et aussi malheureux, quand notre société ne reconnait pas celles et ceux qui persévèrent dans la difficulté et parfois les punis. Oui car la pauvreté n'a pas toujours le visage que la société souhaite qu'elle ait.

Les pauvres devaient être toujours serviles, aux tâches les plus ingrates, soumis au plafond de verre, ne jamais être vus, ne jamais être accompagnés, ne jamais fédérer, ne jamais prodiguer des méthodes, celles expérimentées pour survivre, ne jamais transmettre, et surtout, ne jamais être aimés. Mais aussi, toujours moches, incultes et ne pas savoir ni écrire, ni s'exprimer, ni se défendre, et dans les plus cruelles sphères, les pauvres puent. La cruauté n'a pas de frontière. De voir des ralliements aux plus cruels, c'est parcourir des années silencieuses mais riches, sur le discernement, sur l'attractivité, l'illusion, le pouvoir, les influences et l'aveuglement.

Hors, sur l'image que l'on se fait de la pauvreté, elle s'est faussée, et le fossé n'est point exagéré. Il se passe une transformation, celle de comprendre la privation comme un chemin qui attire la richesse spirituelle, une philosophie de vie qui mène à une capacité morale et psychique incroyablement forte. La solidarité est une notion qui disparait dans les sphères les plus égotistes et imbues d'elles-mêmes, mais qui trouve d'infinies ressources, dans nos sphères le plus communes.

La capacité de se mentir à soi-même, est celle la plus intégrée dans des milieux où l'on communique sur la richesse, la culture, les propriétés, le patrimoine. Il faut savoir faire ce pont incroyable entre vivre dans une précarité, et une pauvreté psychique et exercer un métier qui valorise la réussite, la richesse, la culture, les propriétés, le patrimoine.

Cet état de vie, de mensonges en permanence, crée une sorte de décalage cosmique. Il est impossible, pour un être humain, bien constitué de ne pas se trouver mal, dans son emploi qui lui demande de mentir sans cesse.

Se sentir mal, dans une insécurité permanente, la bonne santé donc, déniée, la maladie mise à distance, dans un camp, très loin, change le milieu, par force. Un milieu qui agit en groupe ainsi, est un milieu qui est voué à mal se comporter, mal vivre et à faire du mal, à tuer des vies, à participer d'une mort à petit feu, invisible, car les morts sont cachés et l'on cache les morts.

Alors ? Il faudra un jour ouvrir les yeux sur le visage de la pauvreté, non seulement le regard doit changer, mais la pensée aussi, car si les apparences sont trompeuses, les discours aussi.
Il y a des volontés, et des façons de vivre, qui n'intègrent pas ce que l'on doit absolument avoir pour en être.
Être en accord, c'est déjà ne plus avoir et savoir perdre.

La pauvreté, elle, elle n'aurait ainsi plus de honte à cacher son visage, car il n'y aurait là point de misère à montrer, même aux policiers, le vocable de sa vie précaire, est si riche, à la mesure de sa discrétion.

Il est chou d'être en vie pour l'écrire.

Être envie.

Sentir du bout des doigts, lorsque l'odorat est encore là, le basilic de différentes origines. Et le mangerico de Saint Antoine...

Le bonheur des fiancés, pauvres, d'un amour si riche, qu'il est resté à l'abri des publicités, un invendu.



Cette heureuse bénédiction, du savoir, devrait nous sortir des plaintes.


Ce regard offert est celui de la mise en confiance du regardant.


Ce regard offert est la confiance du regardant.

Et cette publication est l'engagement d'un soutien à toutes épreuves.

Cheminons sans manger de trop, sans grands espoirs non plus, chaque fin de journée est une réussite.
Une frugalité.


Photographies © SM & JD



Philosophie Par kiwaïda at 16:23

16/09/2021

ℙε☂ḯтℯ﹩ αłℓυMℯ⊥☂℮ṧ ʝ@ρøᾔaḯ﹩℮﹩

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Petite collection... graphique des années 20...



Art Par kiwaïda at 00:01

15/09/2021

ℰÐℰℕ's i$ḺѦИÐ

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Photographies © Sonia Marques


There was a girl
A very strange enchanted girl
They say she wandered very far
Very far
Over land and sea

A little shy and sad of eye
But very wise was she

And then one day
A magic day she passed my way
And while we spoke of many things
Fools and kings

This she said to me :

"The greatest thing you'll ever learn
Is just to love and be loved in return"

"The greatest thing you'll ever learn
Is just to love and be loved in return"





Musique Par kiwaïda at 19:23

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