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blog m kiwaïda

02/08/2021

ℛ☮s∃

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Marie-Rose Lortet, Les 627 têtes du mur from Ville d'Angers on Vimeo.


Marie-Rose Lortet est une artiste plasticienne française, née le 22 juillet 1945 à Strasbourg. On peut voir quelques œuvres ici. Virtuosité, patience, ses réalisations sont douées de prodigieuses technicités. Elle a réalisé des tableaux textiles, tout est peinture, avec de la laine, du coton, de la soie, mais aussi de petites architectures, comme des cages ou costumes, tout en filaire, des structures transparentes en trois dimensions. Cette plasticienne strasbourgeoise tresse depuis plus de 40 ans à Vernon. En 1967, ses « ouvrages » sont remarqués par Jean Dubuffet qui lui achète quelques pièces. Architectures de fil, territoires de laine, masques de laine, théâtre de têtes, des objets-sculpture de coton, lin, sucre, résines, il est assez rare de voir ses créations exposées.






© Réalisations de Marie-Rose Lortet

Art Par kiwaïda at 14:06

01/08/2021

ⒿṲÐѺ

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Capture d'un moment de vidéo lors des jeux olympiques de Judo au Japon... ces jours-ci

La vidéo ici

JUDO | Clarisse Agbegnenou médaille d'or  | Jeux Olympiques - Tokyo 2020


Sacrée championne olympique des 63 kg à Tokyo, Clarisse Agbegnenou, après avoir gagné sa compétition, a pris dans ses bras la slovène Tina Trstenjak, son adversaire, qui l'avait battue en finale à Rio il y a cinq ans. Clarisse Agbegnenou avait alors obtenu la médaille d'argent à Rio en 2016, et ces jours-ci, en 2021, l'or au Japon. Le geste de Tina Trstenjak, portée par son adversaire qui vient de la battre, de prendre sa tête sur son cœur, est une belle réponse au jeu, et à la revanche prise par Clarisse Agbegnenou, 5 ans plus tard.

Clarisse Agbégnénou, née le 25 octobre 1992 à Rennes en France, est une judoka française évoluant en moins de 63 kg (poids mi-moyens), licenciée au Red Star Club (RSC) de Champigny-sur-Marne. Elle possède le plus beau palmarès du judo féminin français, avec une médaille d’argent (2016) et deux médailles d’or olympique (2020 en individuel et par équipes), cinq titres de championne du monde (2014, 2017, 2018, 2019 et 2021), deux médailles d'argent mondiales (2013 et 2015) et cinq titres européens (2013, 2014, 2018, 2019 et 2020).

Sur Wikipédia, on apprend ceci : Clarisse Agbegnenou est une enfant née prématurée avec son frère jumeau, nés deux mois avant terme. Elle connaît un début de vie très difficile, après un passage en couveuse durant quatre semaines, elle subit une opération due à la malformation d'un rein, puis tombe dans le coma pendant sept jours. Sa mère Pauline raconte : « Lorsqu'elle s'est réveillée, dans une grande inspiration, tous ceux qui étaient présents dans sa chambre ont applaudi et je me souviens que le médecin a dit que ma fille était une battante. » Elle grandit à Gennevilliers. Son père, Victor Agbegnenou, est un scientifique togolais. Clarisse a trois frères. Elle rentre au club de l'AMA (Arts martiaux d'Asnières) à l'âge de neuf ans puis elle entre au pôle France d'Orléans à quatorze ans5. Hors des tatamis, elle est adjudant de la Gendarmerie nationale française.

Ce geste doux d'un dixième de seconde, au regard d'années d'entrainements extrêmement durs, représente une émotion, non martiale, qui rassemble ces compétitrices dans un même haut niveau, de reconnaissance, des efforts et sacrifices, le prix des médailles. Ce geste fait entrer, à mon sens, une nouvelle donne dans les arts martiaux, qui nous montre la gémellité des compétitrices, ou compétiteurs, à ce très haut niveau. Point de hasard si Clarisse Agbegnenou, est également jumelle depuis sa naissance, avec un frère. Au-delà de l'idée de sororité, nous sommes face à des origines différentes, et si semblables de par leur statut, et leurs parcours d'athlètes, des vies singulières et similaires en compétition, bien qu'elles soient différentes depuis leurs pays et villes traversés.

Donner le meilleur de soi et respecter ses adversaires.



Enseignement Par kiwaïda at 12:23

29/07/2021

Mαḓαм℮ ґê♥ε

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Capture du clip Madame rêve d'Alain Bashung, paroles d'Alain Grillet, 1991


Enfant j'avais attendu cette chanson, je l'adorais, j'attendais qu'elle passe à la radio, le soir, j'attendais. J'avais installé sur mon radio-cassette, une K7, de celles dont nous étions obligés, au collège, d'y enregistrer des leçons d'Allemand, ma première langue. Nous devions faire acheter à nos parents des K7 vierges, et les parents se refilaient les leçons coûteuses de langue allemande que l'enseignante nous demandait d'avoir et de savoir par cœur. Il faut croire, avec du recul, qu'elle n'était pas capable de nous apprendre sa langue, mais les classes étaient turbulentes et n'aimaient guère cette langue. Le collège avait disposé les meilleurs dans les classes dont les élèves avaient choisi la première langue allemande, en plus du latin et du grec. Mais, dans la mienne, s'était ajouté un élève non prévu un triplant sa classe, venu d'un autre collège, d'une autre ville. Il réussissait à mettre un bazars pas possible dans les cours en influençant d'autres garçons, plus jeunes et désireux de devenir des petits hommes, trop vite. Les cours jugés inutiles pour eux, étaient ceux des langues et les cours de dessins. Le cours de dessin était celui où j'appréciais réaliser quelque chose, mais dans l'impossibilité de le faire en classe, à cause des perturbations multiples et agressives, l'enseignante nous donnait les réalisations à développer chacun, chacune, chez nous. Ainsi, je rendais de très beaux dessins, je prenais le temps, j'installais mes couleurs, mes mélanges, sur ma table et je tentais de ne pas dépasser les limites, je m'appliquais. Je réussissais mieux, comme tous les autres élèves désireux d'apprendre, en travaillant chez moi, quoique, je réussissais mieux, car tout simplement, j'aimais dessiner, une façon de projeter, de conceptualiser des desseins. Et puis, j'étais accompagnée des musiques que j'apprenais à enregistrer. J'avais aussi vu les dessins de mon père à la gouache, l'épopée de son voyage, la mer, les bateaux, surtout avec de l'or, et je voyais ses plans d'architecture qu'il nous avait ramené de son travail, cela se dépliait et cela prenait toute la table, de traits fins bleus et noirs, de formes géométriques. Plus tard, il m'a légué équerres et compas, entre autres, de quoi construire sa vie, la dessiner. Nous étions 40 par classe. Cette enseignante de dessin nous a fait visiter des écoles supérieures d'art à Paris, les quatre écoles d'arts appliqués, la suite a changé ma vie. Elle m'a fait travailler le midi, des cours quasi particuliers, avec deux autres camarades pour passer un concours, celui du Lycée Auguste Renoir, pour le graphisme (maquettiste) ou la céramique... J'avais 15 ans.

Enfant j'avais attendu cette chanson, je l'adorais, j'attendais qu'elle passe à la radio, le soir, j'attendais. J'avais installé sur mon radio cassettes (K7) une cassette de celles dont nous étions obligés, au collège, d'y enregistrer des leçons d'Allemand, ma première langue.
Puis elle était arrivée, j'ai appuyé sur REC, et j'ai enregistré cette chanson en direct qui passait à la radio, Madame Rêve, chantée par Alain Bashung, j'enregistrais par-dessus la leçon d'Allemand, autant écrire que j’effaçais une leçon pour la remplacer à ma guise par un son qui m'émerveillait. J'avais donc une K7 en moins dans mes leçons, mais un champ d'aventures devant moi, qu'il me fallait cultiver, avec plus d'écoute. Je n'avais jamais vu le visage de cet homme, j'adorais la musique, les paroles, mais je n'en comprenais pas du tout le sens, enfin, je l'interprétais autrement, certainement l'imaginaire, le ciel, la capacité d'être ailleurs, de voler, d'être au-dessus de tout. Le sens orgasmique m'échappait, mais qui sait ce qui nous échappe, enfant, adolescent ? On sait, sans savoir. Par un montage sophistiqué, avec le micro rouge en mousse, j'avais enregistré cette chanson en répétition sur toute la K7, première face et deuxième face : recto-verso. Ainsi, le soir, j'écoutais ma chanson préférée sur toute la K7, cela durait plus longtemps. Je devais changer la K7 de face, arrivée au bout, ainsi, je rêvais d'avoir un radio-K7 qui change la face seule. Adieux donc la leçon d'Allemand... On fait avec les moyens du bord, je savais où était l'essentiel, mes notes ont baissé en Allemand, pas parce que j'avais détourné mes K7, qui étaient déjà un détournement ; une mère nous avait appris que c'était interdit de copier les leçons d'Allemand, il fallait les acheter, ce que d'autres mères, sans budget pour cela ne partageaient pas - mais parce que les élèves les plus violents avaient pris d’assaut ce cours et l'enseignante ne pouvait mener à bien son travail, elle n'avait plus aucune autorité, et passait son temps à hurler, je ne connu à cette période de l'Allemand que des mots très forts scandés, comme si elle nous tapait. Le résultat était bien pire, les élèves les plus redoutables, tous français d'ailleurs, ce n'était pas les enfants d'origine étrangère les plus turbulents, se mettaient à l'insulter et à imiter l'Allemand comme les nazis. Parfois, on se demandait de quelle histoire familiale étaient-ils, car cette enseignante toute petite, n'avait au fond, pas d'once de méchanceté. Elle souffrait de ne pas pouvoir partager ses origines, sa langue. mais comment pouvait-elle ? Ce n'était pas elle l'incident. Sans le savoir, elle a quand même interrogé cette langue, à quelques uns-unes, en devenant un mystère, une chose inaccessible, et perceptible qu'à la faculté de discerner le bien du mal. Plus tard, on comprend, plus tard, le discernement. Apprendre n'est jamais immédiat. Enseigner est un sacrifice car les enseignants ne peuvent même pas savoir ce que leur enseignement transforme, et comment il est perçu et finalement compris, des années plus tard. Les leçons donnent le goût, s'y référer, dans les moments plus ardus de la vie, c'est reprendre ce goût, avoir la pépie et continuer le chemin tracé, à sa manière, toujours créative. Elle est partie ailleurs, et heureusement pour elle, un autre collège sans doute. De détournements en détournements, Madame rêve était apparue, comme une évidence, sur la possibilité d'une île. S'isoler de tout, à travers les mots et les sons. J'utilisais déjà un média que j'inventais, pour écouter autrement et me faire mon petit journal, de façon créative, et quelque peu, radicale.
Quand j'écoute cette chanson, c'est un mélange de souvenirs liés au collège, au dessin... au sentiment de se sentir seule et pourtant emplie de désirs, et bénéficier du pouvoir de les imaginer, cette liberté là s’acquière dans des formes de liberté de penser, ce qui est très différent de croire à une liberté qui favorise la destruction de la liberté d'autrui, au profit de son seul égoïsme, sans tenir compte du mal que l'on peut faire à l'autre, en vivant ensemble, en société. La liberté de penser et d'imaginer est bien plus haute, que celle d'écraser les autres, en se croyant libre ainsi (n'est-ce pas là, une preuve de solitude, ne sont pas si solitaires, celles et ceux qui vivent seuls, infiniment à l’œuvre pour autrui) Puis, plus tard, j'ai appris à aimer l'Allemand, grâce à mon voisin, qui m'avait enregistré des K7 VHS d'un film nommé "Les ailes du désir"... Mais aussi, grâce à mes cousines allemandes d'origine portugaises que je voyais au Portugal en été. Plus tard j'ai été sensible et je suis devenue danseuse pour une chorégraphe allemande, mais en commençant par enregistrer en vidéo ses solos et spectacles à Paris, dans les années 90, elle n'avait jamais rencontré de personne qui savait filmer... aussi jeune, et de façon gracieuse. J'ai, à mon tour, emmené d'autres amis, famille, à traverser ce nouveau champ lexical : la danse contemporaine accompagnée toujours de plages sonores différentes.
Aujourd'hui, je pensais à l'enregistrement, mais bien avant : à l'écoute.
Tenter d'apprendre, c'est toujours une re-création.

Musique Par kiwaïda at 12:40

27/07/2021

ℋéяéṧї℮

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Illustration © Sonia Marques


. une hérésie en héritage



Que ferions-nous de constructions aux dépenses de cathédrales pour les hommes de peu de foi ?
L'époque : une pandémie, perte d'emploi, perte des études, perte d'espaces des lieux de santé.
Perdre pour gagner, il fallait y penser.
Les choses se posaient ici ou là, au sol. Nous découvrions que rien n'avait été pensé. L'éparpillement des outils exprimaient le désarroi, un Musée de machines sans visiteur. La lumière traversante, les échos métalliques envahissants, tous ces amplificateurs sonores ricochaient sur les parois de verre.

Affront, affreux ? Habiter chaque jour dans ces locaux coûteux, parcourir des kilomètres, seuls, les tenants avec leurs outils n'en revenaient pas : ils avaient accepté et validé l'agrandissement, rien que pour eux. Fiers de leur directive, ils inauguraient sans cesse les locaux évidés. Ils se succédaient tous, les hommes de ville, les hommes de foi, les hommes des gouvernements, et les femmes qui travaillaient pour eux.
Au-dessus d'eux, le plafond n'était plus visible, tant il avait été surélevé comme une cathédrale de ferraille.

Les tenailles au sol servaient, dans le temps, à saisir, serrer, arracher. Elles étaient exposées pour la venue exceptionnelle et triennale des élus de grandes organisations mondiales. Ces jeux olympiques n'existaient plus car la pandémie avait relégué les facultés des athlètes à d’indigents demandeurs d'emploi. Devenus chômeurs après des dizaines d'années d'études supérieures, ils entretenaient les machines et les robots. Répugnants à l'effort, les tenants les commandaient d'un simple clignement des yeux. Puis la cécité a réduit peu à peu tous les projets mégalomaniaques en garages pour épavistes.

Ici gisait un cimetière d’œuvres d'art avortées, dans un grand débarras.

Les tenants s'affairaient à acheter quelques pièces défectueuses pour en maquiller la carrosserie, avec des logiciels d'appoints pour reprogrammer les robots, le temps de la vente. Un jour, une décatie était tombée du ciel dans ce grand garage, une Madame rêve. Un tenant bricoleur avait mis son coutume noir pour jouer de l’œil, avant cela fonctionnait. Un autre tenant caché, faisait bouger le robot au clin d’œil. La décatie souriait au théâtre et ficelles. Un commando de Saturne la propulsa vers le plafond percé de cette cathédrale de ferraille. Elle ne donna plus de nouvelle, et les tenants ont dû quitter le garage, menacés par les robots défaillants.

Nous entendions une chanson du ciel :


Madame rêve d'atomiseurs
Et de cylindres si longs
Qu'ils sont les seuls
Qui la remplissent de bonheur

Madame rêve d'artifices
De formes oblongues
Et de totems qui la punissent

Rêve d'archipels
De vagues perpétuelles
Sismiques et sensuelles

D'un amour qui la flingue
D'une fusée qui l'épingle
Au ciel

On est loin des amours de loin
On est loin des amours de loin
On est loin

Madame rêve ad libitum
Comme si c'était tout comme
Dans les prières
Qui emprisonnent et vous libèrent

Madame rêve d'apesanteur
Des heures des heures
De voltige à plusieurs

Rêve de fougères
De foudres et de guerres
À faire et à refaire




Littérature Par kiwaïda at 14:24

Ḻε ґê♥℮ ⅾ❝υᾔ ℯηƒαη☂

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Photographies © Sonia Marques


Art Par kiwaïda at 02:11

21/07/2021

Ṽ℮ṧρґ☺ ⅾℯłʟ@ ฿ℯα⊥@ ✔εґℊḯᾔℯ

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Musique Par kiwaïda at 22:00

19/07/2021

ℒℯṧ тεμ℘ṧ ṧ@ᾔṧ A⊥Tεηḓґ℮

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Photographies © Sonia Marques


Art Par kiwaïda at 00:27

09/06/2021

฿€ℜḠ∃ℜϟ ÉℝÜÐЇ†$

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Nous sommes apparus
comme les bergers érudits
à travers les sources et les champs
en transparence de la mémoire des lieux
installés dans les nuages mammatus
enterrés sous les herbes hautes
chaque pierre accueille l'affamé
et son goût divinatoire
chaque pas éloigne l'infâme
Nous sommes disparus
comme les gouttes de la pluie


Photographies & peintures © Sonia Marques



Art Par kiwaïda at 17:16

01/06/2021

ᓰ ᗯᗩﬡ♈ ﬡᗢ♈ᖺᓰﬡ'

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Don't feel shame Talking back, don't feel shame Saying no, saying no, saying no Dressed up, letting go, letting go Dirty mouth, don't feel shame Stepping out of the frame

Musique Par kiwaïda at 01:48

30/05/2021

♭øη♄εʊя

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Le bonheur n'existe pas, pensais-je, en faisant autre chose que penser.

Baloo dit, il en faut peu pour être heureux, dans Le livre de la jungle de Disney… The Bare Necessities, nous sommes dans les années 68…
Inventer des besoins pour des personnes qui n'ont pas ces besoins, telle est la société de consommation…

Autre dimension, un poème, celui de Rudyart Kipling (If) publié en 1910.

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,




Alors le bonheur n'existe pas, pensais-je.
Si celui-ci est approché, ce n'est que dans le bruissement du malheur qu'il devient vrai.
Connais-tu le bonheur ? Seulement si je m’efforce de le voir devant moi ou si je le perçois autour de moi. Ce sont les choses et les évènements, les infimes sensations, que je peux percevoir, et pas forcément en sollicitant la vue seule, qui sont indiciels de bonheur. Mais le bonheur n'existe pas, il existe pour vendre un produit, un séjour en vacances, un standing de vie, un don déculpabilisant pour les plus démunis…

Non le bonheur ne s'apprécie qu'au détour d'un malheur, mais longtemps après. Et c'est une profonde sensation éphémère, mais que l'on peut prolonger en y travaillant un peu. Le travail est aussi un éventuel bonheur, tout dépend de la valeur et du sens que l'on peut y percevoir, sans retour sur investissement. Gestes et pensées alliées et fatigues saines, tant de choses. Les addictions ne sont pas sources de bonheur, mais un enivrement, l'anesthésie du bonheur.

Baloo avec ses bananes, il fait la planche sur le dos, car il en faut peu pour être heureux. C'est une image du bonheur et l'enfance a l'art, comme les animaux que je connais, de s'approcher de ce bonheur et des bananes, sans les compter. Se focaliser sur une saleté quand on a tout ce qu'il nous faut autour, en demander toujours plus aux autres, qu'ils ne peuvent donner, alors que nous n'avons pas besoin de le faire.

Les miettes sont-elles pour les Dieux ou pour les morts ? S'il ne faut pas les ramasser. C'est tout simplement que ce qui tombe à terre était considéré comme source de contamination et que l'éducation forme à ne pas manger ce qui est tombé à terre.
Il en est que laisser les choses qui tombent et ne pas les ramasser, c'est prendre la mesure de ce qui est et devait être. Oui, on jettera les pots cassés dans les poubelles appropriées, on nettoiera le sol maculé de grenade ou de fruits de la passion, pour y circuler de nouveau sans glisser, mais ce n'est pas grave. La perte et la saleté sont nécessaires au laisser tomber. Il faut perdre pour gagner. Et lorsque l'on doit se nourrir, sans rien avoir depuis des jours et des nuits, alors ramasser les miettes, les Dieux et les morts, nous les donnent volontiers. Puisque celui ou celle qui a laissé tomber, laisse tomber pour autrui.

Jamais notre vie intrinsèque, chaque organe, ne nous envoie un message en nous informant : je vais bien, de sorte que nous n'allons jamais bien, même quand tout va bien parce que nous sommes envahis par des messages qui nous signalent que tout va mal et que ce que l'on fait n'est jamais assez. Les objectifs ne sont jamais atteints et pourtant, dans la vérité du moment, à l'instant même où tout va mal : nous allons très bien par ailleurs. Comme la douleur est la plus ressentie, nous pensons ne pas aller bien. Dans l'idée du carpe diem, quand tout arrive d'un coup, un tas de difficultés, le carpe diem sort une carte intéressante : tout est là, chaque chose qui se présente est une occasion de vivre vraiment.

Souvent je me dis que résoudre, cela nécessite pas mal de ressources, chaque jour, des problèmes surviennent mais s'il n'y pas de force, les problèmes se résolvent, car les choses arrivent toutes. Les laisser passer résout beaucoup de problèmes, non pas que l'on s'absente, mais au contraire, que l'on soit aussi présent que les choses, elles ne sont pas subies mais vécues, elles sont.

Le bonheur n'existe pas, s'il est toujours à venir, alors il ne sera.
S'il se présente, on ne l'a pas souhaité.
Mais que fais-tu bonheur ?
Je ne t'ai pas invité aujourd'hui !
Autre chose : ne pas accueillir le bonheur lorsqu'il se présente c'est fermer la possibilité qu'il revienne.
Alors on l'installe quelque part,

on lui sert un café et on le regarde,
il n'est pas heureux le bonheur,
il a plein de choses à raconter tristes,
et pourtant c'est le bonheur qui est là,
c'est d'être vivant que de le percevoir,
et puis il s'oublie,
rien ne le remplace,
la nostalgie prend sa place,
mais non il ne partira jamais,
puisque les êtres et la nature,
ce que l’artificiel fait de mieux,
tout est là,
surtout,
ne jamais le toucher,
le bonheur, il n'existe pas.


Philosophie Par kiwaïda at 02:02

28/05/2021

Aηηiε

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Art Par kiwaïda at 03:03

27/05/2021

ṧʊґṽḯ♥@ᾔ☂ℯ

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Photographies © Sonia Marques


Elles arrivent, fulguropoing !

De quatre-vingt-onze façons d'aimer.


Art Par kiwaïda at 09:26

26/05/2021

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Taktshang, le “nid du tigre”, est le plus célèbre monastère bouddhiste du Bhoutan. Suspendu à une falaise à plus de 3000 mètres d’altitude, il semble prêt à tomber dans le gouffre qui lui fait face. Selon la légende, c’est à cet endroit que le Guru Rinpoche, le père du bouddhisme au Bhoutan, aurait volé sur le dos d’une tigresse pour atteindre la grotte dans laquelle un démon terrorisait la population de la vallée. Toujours selon la légende, celui-ci y aurait médité durant 3 années, 3 mois, 3 jours et 3 heures…

Vesak

(Pali : Vesākha, sanskrit : Vaiśākha), également connu sous les noms de WesakBuddha Purnima et Buddha Day, est une fête traditionnellement observée par les bouddhistes et certains hindous en Inde, au Sri Lanka, au Népal, au Tibet, au Bangladesh, au Bhoutan, en Indonésie, à Singapour, en Thaïlande, au Cambodge, le Laos, la Malaisie, le Myanmar, la Mongolie et les Philippines et la Chine, le Japon, la Corée du Sud, la Corée du Nord, Taiwan et le Vietnam comme « l' anniversaire de Bouddha », ainsi que dans d'autres parties du monde. Le festival commémore la naissance, l'illumination (bouddhéité) et la mort (parinirvana) du Gautama Bouddha dans la tradition theravada ou du sud. La décision d'accepter de célébrer la fête de Wesākha à l'occasion de l'anniversaire du Bouddha a été officialisée lors de la première conférence de la Fraternité mondiale des bouddhistes qui s'est tenue au Sri Lanka en 1950, bien que les festivals étaient, dans le monde bouddhiste, une tradition séculaire. Le jour de Vesākha, les bouddhistes du monde entier commémorent des événements qui ont de l'importance pour les bouddhistes de toutes les traditions: la naissance, l'illumination et le décès du Bouddha Gautama. Lorsque le bouddhisme s'est répandu depuis l'Inde, il a été assimilé à de nombreuses cultures étrangères et, par conséquent, le vesakha est célébré de nombreuses façons différentes dans le monde entier. En Inde, le jour Vaishakh Purnima est également connu comme le jour du Bouddha Jayanti et a été traditionnellement accepté comme le jour de la naissance du Bouddha.
En 1999, les Nations unies ont décidé de célébrer la journée de Vesak au niveau international, à son siège et dans ses bureaux.

À Vesākha, bouddhistes fervents et adeptes se rassemblent dans leurs temples avant l’aube pour hisser cérémonieusement et honorablement le drapeau bouddhiste et chanter des hymnes pour louer le saint triple joyau : Le Bouddha , le Dharma (ses enseignements) et le Sangha (ses disciples). Les fidèles peuvent apporter de simples offrandes de fleurs, bougies et bâtons d' encens aux pieds de leur professeur. Ces offrandes symboliques rappellent aux adeptes que, tout comme les belles fleurs se faneraient au bout de quelques instants et que les bougies et les bâtonnets allaient bientôt s'éteindre, la vie est également sujette à la dégradation et à la destruction. Les dévots sont invités à faire un effort particulier pour s'abstenir de tuer. Ils sont encouragés à manger de la nourriture végétarienne pour la journée. Dans certains pays, notamment au Sri Lanka, deux jours sont réservés à la célébration de Vesākha et tous les magasins d’alcool et les abattoirs sont fermés par décret du gouvernement pendant ces deux jours.
Des milliers d'oiseaux, d'insectes et d'animaux sont également relâchés par ce que l'on appelle un «acte de libération symbolique» consistant à donner la liberté à ceux qui sont en captivité, emprisonnés ou torturés contre leur volonté. (Cette pratique est toutefois interdite dans certains pays, comme Singapour, car on pense que les animaux relâchés sont incapables de survivre à long terme et peuvent avoir un impact négatif sur l'écosystème local s'ils le font.)
Certains bouddhistes dévots porteront une simple robe blanche et passeront la journée dans des temples avec une détermination renouvelée pour observer les huit préceptes.
Certains temples affichent également une petite statue du Bouddha devant l'autel dans un petit bassin rempli d'eau et décoré de fleurs, permettant aux passionnés de verser de l'eau sur la statue; c'est symbolique de la purification du mauvais karma d'un pratiquant et de la reconstitution des événements qui ont suivi la naissance du Bouddha, lorsque des dévas et des esprits lui ont fait des offrandes célestes.
Les fidèles sont censés écouter les discours des moines. Ce jour-là, les moines réciteront des versets prononcés par le Bouddha il y a vingt-cinq siècles afin d'invoquer la paix et le bonheur pour le gouvernement et le peuple. Il est rappelé aux bouddhistes de vivre en harmonie avec les personnes d'autres religions et de respecter les convictions d'autrui enseignées par le Bouddha.
Célébrer Vesakha (Vesak) signifie également faire des efforts particuliers pour apporter le bonheur à des malheureux comme les personnes âgées, les handicapés et les malades. À ce jour, les bouddhistes distribueront des cadeaux en espèces et en nature à divers organismes de bienfaisance du pays. Vesākha est aussi une période de grande joie et de bonheur, exprimée non pas par la tentation de l'appétit mais par la concentration sur des activités utiles telles que la décoration et l'éclairage de temples, la peinture et la création de scènes exquises de la vie du Bouddha destinées à être diffusées publiquement. Les bouddhistes fervents se disputent également pour fournir des rafraîchissements et une nourriture végétarienne aux fidèles qui visitent le temple pour rendre hommage à l'Enlightened One.
Rendre hommage au Bouddha
La tradition attribue au Bouddha lui-même une instruction sur la manière de lui rendre hommage. Juste avant de mourir, il vit son fidèle serviteur Ananda pleurer. Le Bouddha lui conseilla de ne pas pleurer, mais de comprendre la loi universelle selon laquelle toutes les choses composées (y compris son propre corps) doivent se désintégrer. Il a conseillé à chacun de ne pas pleurer sur la désintégration du corps physique mais de considérer ses enseignements (le Dhamma) comme leur enseignant dès lors, car seule la vérité du Dhamma est éternelle et non soumise à la loi du changement. Il a également souligné que la manière de lui rendre hommage ne consistait pas simplement en fleurs, en encens et en lumières, mais en s'efforçant véritablement et sincèrement de suivre ses enseignements. C'est ainsi que les bouddhistes sont censés célébrer Vesak: saisir l'occasion pour réitérer leur détermination à mener une vie noble, à développer leur esprit, à faire preuve de bonté et à apporter la paix et l'harmonie à l'humanité.
Dates d'observance
La date exacte de Vesak est basée sur les calendriers lunisolaires asiatiques et est principalement célébrée le mois de Vaisakha du calendrier bouddhiste et du calendrier hindou , d'où le nom Vesak. Au Népal, qui est considéré comme le pays natal de Bouddha, il est célébré le jour de la pleine lune du mois Vaisakha du calendrier hindou et s'appelle traditionnellement Buddha Purnima, Purnima signifiant le jour de la pleine lune en sanscrit. Dans les pays de Theravada qui suivent le calendrier bouddhiste , il tombe un jour de pleine lune à Uposatha, généralement au cinquième ou sixième mois lunaire. De nos jours, au Sri Lanka, au Népal, en Inde et au Bangladesh, Vesak / Buddha Purnima est célébré le jour de la pleine lune de mai dans le calendrier grégorien. En Thaïlande, au Laos, en Indonésie, Vesak est célébré le quatorzième ou le quinzième jour du quatrième mois du calendrier lunaire chinois. En Chine et en Corée, au Vietnam, l'anniversaire de Bouddha est célébré le huitième jour du quatrième mois du calendrier lunaire chinois, au Japon le même jour mais dans le calendrier grégorien. La date varie d'année en année dans le calendrier grégorien occidental, mais elle tombe habituellement en avril ou en mai. Dans les années bissextiles, il peut être célébré en juin. Au Bhoutan, il est célébré le 15ème jour du quatrième mois du calendrier bhoutanais basé sur le calendrier lunaire.
Les Nations-Unies retiennent comme jour de la célébration le jour de la pleine lune du mois de mai, dont elles ont fait en 1999 une journée internationale, par décision de l'Assemblée générale des Nations Unies, afin « de saluer la contribution que le bouddhisme, l’une des plus vieilles religions du monde, apporte depuis plus de 2 500 ans et continue d’apporter à la spiritualité de l’humanité. »

Le plus haut Bouddha d’Europe à La pagode du bois de Vincennes, siège de l'Union bouddhiste de France

C'est donc le jour de la pleine lune du mois de mai, et c'est la fête à Bouddha. Durant quelques années, je visitais La grande Pagode du bois de Vincennes, c'est là que j'ai observé tous ces anniversaires du mois de mai et le long de l'année, les festivités. J'ai ainsi vu le plus grand Bouddha d'Europe, impressionnant, et invité des amis à venir manger les différents repas des communautés. Nous habitions pas très loin, avec mon conjoint d'alors, et j'ai peu à peu étudié la vie de Bouddha, en autodidacte, tout comme je dessinais à l'encre de Chine, ou bien je visitais des Musées spécialisés, comme Guimet à Paris, ou d'autres, selon des périodes et expositions temporaires. Je faisais aussi un sport de combat, le Viet Vo Dao, quasiment en famille, de kimonos en kimonos noirs, toutes mes inspirations artistiques s’imprégnaient de ces arts divers asiatiques. Nous travaillions avec des amis japonais, mon conjoint réalisait des origamis singuliers, ma sœur est devenue ceinture noire et plus tard, je me lançais dans l'apprentissage de La Mangas à mes étudiants en école d'art à travers le Maître Katsushika Hokusai, peintre, dessinateur et graveur spécialiste de l’ukiyo-e. Je me souviens avoir effectué des lectures sur Siddhartha Gautama à mon ami et artiste partenaire à l'époque, qui le découvrait, dans un village où nous étions, dans le Limousin, en été, en période de pluie. Chaque jour, lire un peu de son périple, apportait une lumière différente au seul paysage vert, immuable, de notre fenêtre, puisqu'il pleuvait des cordes. Me voici dans le Limousin, j'y habite et je repense en ce jour à La Pagode, que je retrouverai bientôt, et tous ces moments simples. Il pleut des cordes et c'est la fête à Bouddha, et le soleil perce les nuages, en exerçant un espoir, et parvenant à nous faire aimer la pluie comme des grenouilles. Je partage ma vie avec un amoureux des arts du soleil levant, par bien des aspects, et des lapins japonais inspirés par la Lune. J'aime les lotus et c'est peut-être la seule chose que j'ai pu voir très souvent ces dernières années : des lotus.

Aucun de nous est tibétain. Sommes-nous en sûrs ?

Je me souviens d'un film que nous avions aimé pour son aspect décalé et magnétique : All you can eat Bouddha, du réalisateur québécois Ian Lagarde, de 2017...

Ce souvenir n'a peut-être rien à voir avec Vésak... Mais en tous cas, l'offrande, l'indigestion, le mutisme et le solide, sont des ingrédients qui faisaient de ce film, une mystérieuse allégorie d'une société de consommation, avec le poème de ce Bouddha qui ne juge pas son monde.






Photographie © Sonia Marques

Enseignement Par kiwaïda at 13:27

18/05/2021

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Si la peinture m'était contée ?

Elle se trouverait au détour d'une cabane, en dessous d'une feuille de l'arbre vert, sur les plumes du mâle ou de la femelle d'un oiseau exotique, sur l'eau diluée d'un portrait comme une aquarelle du mois de mai, sur le bleu cyan d'un regard qui en dit long... Elle serait la symbiose d'une mémoire sensorielle, elle serait mes souvenirs avec les êtres chers, la ballade avec le soleil et l'amoureux, l'inquiétude de l'orage, le bonheur qu'il éclate, les gouttes de pluie et l'averse sur nos pieds nus, en connexion sans le Wifi ni le Bluetooth, en télépathie avec l'abeille, le miel de notre cœur...










Photographies et peinture © Sonia Marques

Si la peinture m'était contée ?

Il n'y aurait plus de tableau, plus de Musée, plus de muse, plus de pinceau, juste l'éclat du trait de génie, la trace de son passage au gré du vent et de sa bise discrète... Et les yeux fermés, contempler la peinture ainsi faite.


Paysage Par kiwaïda at 18:55

16/05/2021

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Illustrations © Sonia Marques


Art Par kiwaïda at 10:05

11/05/2021

℘ʊηḱ Aηᾔi√℮ґṧαiяε

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Distanciel



Présentiel


. Le temps passe vite.


Mes échecs personnels ne me privent pas du bonheur de participer à la réussite d'autrui. Je ne me soucie pas d'être sans emploi, mais d'être digne d'un emploi. Un brin de sollicitude peut vaincre de bien des solitudes. C'est ce qui anime ma conception d'une architecture humaine, complexe, où les interrelations sensibles sont révélatrices, de notre dépendance à l'autre, à sa santé. La solidarité est un art à cultiver. Je suis artiste et professeure, je peux savoir et ignorer dans le même temps, mais avec mes connaissances et mes recherches, j'admire en l'autre, voir grandir le meilleur et l'accompagner, le valoriser. Seuls et sans réponses sur notre avenir devenu incertain plus qu'hier, l'année passée nous a rapprochée dans ces sentiments d'incertitude et de solitude. Les années passées, j'ai perçu que l'attente était un obstacle, car elle me faisait négliger mon présent. Le temps passe vite, je ne souhaite plus espérer le lendemain, mais agir chaque jour. Les occasions m'ont déjà été données, en partageant mes recherches, en étant présente, dans chacun des moments si fragiles, ce qui fortifie considérablement mes liens d'amitiés, familiaux et professionnels, même s'ils se réduisent, même s'ils disparaissent, restent mes souvenirs si intenses. Si être patiente m'a fait avancer quoiqu'il arrive, c'était pour mieux descendre du pont de l'orgueil pour toucher la limpidité du bonheur. Les années passent si vite, elles s'écoulent en retardant parfois les grains des festivités et des retrouvailles. La meurtrissure des maladies, de celles dont on ne connait l'alchimie et les conséquences, nous a ouvert sur une dimension futuriste avec beaucoup d'inconnus. Je ne souhaitais plus revivre ce qui m'avait meurtris, je ne me doutais pas que tant de peuples vivraient également des évènements qu'ils ne souhaitaient plus revivre, des confinements et des isolements imposés, des désolations d'amour et d'amitié ; ce que j'avais éprouvé d'un point de vue individuel, avec une isolation de mon milieu professionnel et mes activités intellectuelles, dont il m'importait qu'elles soient partagées, motrices et altruistes, se généralisait, dans le monde entier. Mais au plus profond de moi, ce sont les espoirs et les rêves qui me motivent et me guident, ils s’imposent en même temps que grandit à cet instant l’envie ardente de les réaliser. Je suis créatrice et l’art conduit à bien des mouvements de bonne santé, d’exceptionnels élans de vitalité et d’optimisme, et, dans notre pays, nous avons bien besoin, de ces forces vives d’esprits innovants et joyeux. S'il pointe un sentiment de confiance moi, c'est qu'il remet en perspective les difficultés à surmonter avec celles des années passées, inscrites dans notre histoire collective. Je peux les relativiser et me savoir capable de mieux y faire face dorénavant. Le temps passe vite, suis-je vaccinée ? Ai-je l'âge d'être vaccinée contre la lâcheté, la cruauté, la perversité ? Non, pas plus ni moins qu'une autre personne, aucun vaccin, sauf une bonne immunisation et un moral fort de bienfaits accomplis, d'esprit curieux et généreux, de rigueur dans la connaissance dans le sens où nous ne sommes ni seuls, ni puissants, mais parmi tant d'inconnus, qu'il nous faudrait devenir des chercheurs de nectar de joie. Lâcher les ballons des prises sur les points négatifs et laisser les ficelles se détacher des prévisions météorologiques. S'il fera très chaud ou s'il fera très froid, nous nous adapterons. Ainsi, comme tous, serons-nous différents de ce que nous connaissons de nous-mêmes. Si aujourd'hui je mesure un peu le temps parcouru, il n'est pas de mesures pour le parcourir de nouveau, et il n'existe aucun instrument de mesure pour assurer de beaux lendemains, ni métronome, ni système mondial de géo-positionnement par satellite. Alors, le temps passe vite mes amis, aimons-le comme il se présente ! Il défie nos représentations et nos images et parfois, recevons-nous l'honneur de ressentir en nos cœurs, qu'il nous apporte une sagesse intérieure, sonnant un coup de grâce, celui de la sérénité retrouvée.







Photographies © Sonia Marques

.Ciel.


Ces temps ont aboli les photographies en pied, et privilégié des images de caméras d'ordinateurs ou de téléphones ou de tablettes, sorties des visioconférences avec des portraits très petits de têtes. Nous sommes devenus de petites têtes déformées dans de petits carrés, des vignettes, des timbres-poste, de petites fenêtres à travers lesquelles faire un signe, devient un signe de présence. Les petits timbres-poste de nos proches si loin, avec leur timbre de voix, lorsque leurs présences physiques et leurs images avaient longtemps disparu par les confinements successifs, retiennent notre souffle, comme redécouvrir, la quintessence du manque, là où chacun de leur récit chantonne une musique affective, celle des charmes de la vie familiale, en société, tout s'illumine lorsque l'empathie renaît de ses cendres. - Comment vas-tu ? Une question éludée, si souvent, pourtant essentielle, bien plus que des gestes avec des barrières. Si bien, que le petit timbre renoue avec sa voix, à la tentative émue de faire sa place dans un dialogue inespéré et si estimable.
Présentiel et distanciel de nouveaux mots dont on ne sait pourquoi la présence première a supprimé le ciel et la distance a intégré le ciel, dans la langue française ? Si les distanciels se font sans couvre-chef le plus souvent, c'est à cause d'un couvre-feu... Bientôt les présidentielles, là aussi le ciel a disparu, oui le ciel prendra sa pause, son couvre-feu, laissant les couvre-chefs se chamailler, tirer la couverture à soi. Pourtant les présidentielles ont intégré les pronoms féminin au pluriel, toutes ces -elles-, pour élire des hommes. Est-ce que les ailes sont restées et le ciel a disparu ? Et si nous avions le pouvoir de couvrir et poser une couverture sur l'autre afin de le protéger, sans se voiler la face ni masquer son pouvoir ?

Jamais sont nues nos présidentielles, toujours masquées de bien de langues de bois. Pourquoi les programmes politiques dans mon pays ne convainquent plus ? Bien des voix sont exclues, ne se sentent représentées. Les artistes n'ont plus de voix. Les élections sont toujours des moments, où, les artistes doivent faire des choix, pour voter, contraires à leurs voix, puisque personne ne les représente ni ne les protège. Se sentir étrangers et pourtant si impliqués dans ses idées, ses créations, le partage de ses connaissances et demeurer exclus des orientations, des programmations mêmes des enseignements artistiques. Quelle étrange sensation de n'être ni reconnus, ni entendus, et pourtant nus, depuis toujours, exposés et copiés. Il y a quelques exceptions, mais je ne peux les comprendre. Elles ne nous représentent pas et pourtant figurent à la tête des orientations, elles ne créent pas de paysages où habiter et faire vivre les prochains artistes, elles tirent la couverture, mais ne se posent pas la question de nos points communs, seulement des divisions. Ce sont des maillons de pouvoir mais pas des maillons de forces communes et de valeurs culturelles. Il y a tant à faire, ce pays manque tellement de valeurs communes qui puissent nous rassembler. La paix me semble la plus importante.

Le temps passe vite et avec nous, les artistes, le temps s'allonge pour pouvoir guérir les dissensions.

Nous sommes retranchés depuis si longtemps, sans jamais avoir abandonné de lutter et montrer nos savoir-faire, il est indéniable, je vois l'amenuisement, de tous les artistes que j'ai connus. La création n'est plus essentielle, mais elle se joue ailleurs, c'est un début, dans tous ces liens que nous parvenons à créer et qui ne sont ni spectaculaires ni spéculateurs. C'est infiniment plus modeste, mais paradoxalement, bien plus grand.


Art Par kiwaïda at 15:09

10/05/2021

♓УÈИ∃ϟ

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"Hyènes", le film culte de Djibril Diop Mambéty, réalisé en 1991

: Réalisé en 1991 et projeté au Festival de Cannes en Compétition officielle en 1992, "Hyènes" du cinéaste Djibril Diop Mambéty, aujourd'hui disparu, a été restauré en 2017 sous l'impulsion de l'un de ses deux producteurs, Pierre-Alain Meier. L'occasion pour ce chef d’œuvre du cinéma sénégalais de retrouver une nouvelle vie... Réalisé en 1991 et projeté au Festival de Cannes en Compétition officielle en 1992, "Hyènes" du cinéaste Djibril Diop Mambéty, aujourd'hui disparu, a été restauré en 2017 sous l'impulsion de l'un de ses deux producteurs, Pierre-Alain Meier. C'est l'histoire d'un film qui reprend vie : un chef d’œuvre du septième art sénégalais, aux bobines endormies pendant un quart de siècle : "Hyènes" de Djibril Diop Mambéty. C'est aux laboratoires Eclair à Vanves que reposent les six boîtes de bobines de ce film culte, réalisé en 1991 et présenté pour la première fois en compétition officielle en 1992 au Festival de Cannes. Dans la salle de restauration manuelle, l'une des bobines est déroulé sur une table et examiné par des mains expertes. "Elle est en bonne état à part quelques petites rayures, mais sans ça, ça va! Pour une récupération en sous-sol, ça va, j'ai vu pire..." déclaré Luc Picot, penché sur la table de restauration. Des bobines retrouvées dans un sous-sol humide : C'est l'un des deux producteurs du film, Pierre-Alain Meier, qui a retrouvé les négatifs pour les sauver. "Hyènes, c'est quelque part le grand film de ma vie. Il m'a tellement marqué. Ce film m'a accompagné toute ma carrière. J'ai dit quelque part je suis allé si loin dans sa complexité à faire que j'y suis revenu tout le temps", dit-il. Second et dernier film de Djibril Diop Mambéty, "Hyènes" raconte la revanche d'une femme richissime de retour dans son village :

"Linguère Ramatou est de retour à Colobane. On dit qu'elle est devenue très riche, plus que ne l'est la Banque mondiale, et s'apprête à offrir 10 milliards de francs à ses congénères. La condition : que son ancien amant soit tué."

Adapté de "La Visite de la vieille dame", pièce de Dürrenmatt, "Hyènes" raconte le calvaire de Draman, épicier à Colobane, et de ses congénères. Une de ses anciennes idylles, Linguère Ramatou, rentre d'un exil volontaire. Draman l’avait jetée dans l’opprobre après l'avoir engrossée. Elle se convertit alors à la prostitution dans divers pays occidentaux et, rentre, majestueuse, à Colobane. Elle est revenue au pays pour se venger de son ancien amant et laver son honneur. L’épicier a, jadis, payé de faux témoins pour rejeter la paternité de l’enfant qu’il lui avait fait. Avec son second long-métrage après "Touki Bouki" (Le Voyage de la hyène), Djibril Diop Mambéty signe un film sur l’avidité, la lâcheté de tous les habitants d’un village qui perdent la tête... Au Festival de Cannes en 1992, Hyènes avait séduit les critiques pour la beauté de ses images, et l'audace de son propos. Corruption, colonialisme, conformisme social: le film du cinéaste sénégalais est une dénonciation sans concession, qui a marqué l'Histoire du cinéma africain.

Un an de restauration chez Éclair
: Les bobines de "Hyènes" étaient plutôt bien conservées, mises à part quelques rayures ou brûlures sur les négatifs... Chez Eclair, les restaurateurs ont retravaillé certains rouleaux de négatifs. Sur une bobine, par exemple, "la partie plastique avait eu quelques problèmes de rayures", raconte Pierre Boustoullier, chef de la division restauration d'Eclair. "La bobine trois a nécessité des traitements un peu particulier de numérisation." Tous les négatifs ont été numérisés, bobine par bobine, plan par plan, avant d'être étalonnés, sous la houlette du producteur. "Pierre-Alain, c'est lui qui a produit le film donc il savait exactement comment le film a été réalisé, quels problèmes il y a eu au moment du tournage qu'il voulait faire absolument disparaître comme défauts, et surtout ce à quoi le film devait ressembler à la fin", note Florence Paulin, chef de projet chez Eclair. L'étalonnage a donc été l'occasion de corriger les défauts, d'effacer les traces du temps et parfois de sublimer certains plans, même si Hyènes n'en a eu nul besoin. Aude Humblet, étalonneuse, a découvert le film pendant son travail : "c'est tout à coup une image qui vous raconte des histoires en que telle et qui vous fait un peu rêver... Il y a un vrai univers et des décors comme on ne connaît pas !"  (source : tv5Monde)

Magnifique film !

À regarder ces temps-ci sur Arte...

J'avais vu le film de sa sœur, Mati Diop "Atlantique" et j'avais posté un article, très beau, différent, mais il m'avait marqué...

C'est un 10 mai que j'ai inauguré à Limoges, la pièce Cendrillon, conçue et réalisée... avec amour...
Ce film aux couleurs et au conte inoubliable, nous donne là, de quoi voyager et penser quelle morale dans nos sociétés, quand la vengeance achète toute justice, et quand l’innocent apporte sa réponse : ne pas avoir peur.
Merci mon amour.

Film Par kiwaïda at 21:52

05/05/2021

☾н@ηḉℯ & ℌαṧαґ∂

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Photographies © Sonia Marques, dont celle prise par Étienne Cliquet (Conférence "Magic Ring", Musée du jeu de Paume à Paris, avril 2012) et paysage de Suisse lors de la conférence sur l'enseignement par Sonia Marques à Genève, mai 2012... Et 2021 (inversion de chiffre 2012-2021, effet nœud de Moebius, miroir du temps)



.L'imprévisible heureux.



La pensée concoure à des évènements remarquables. Mes déterminismes interfèrent aux évènements du monde, sans que je n'y prête attention, pourtant même lorsque ceux-ci sont lointains, ils ont une conséquence dans mon quotidien. Lorsqu'ils se rapprochent, les interférences sont telles, que la rencontre apparait, comme fortuite, au premier abord, mais très vite, cette contingence qui touche (émotionnellement), s'évapore et s'éloigne. Les conséquences de ces rencontres, des fruits du hasard, inscrivent l'imprévisibilité dans des cas bien plus subtils que je ne pouvais l'imaginer. La variabilité des facteurs en jeu mettent en scène un système complexe, dont les changements sont irréversibles. À moins que le retour à postériori, ma façon de penser la plus digne d'expérience, me permette de redimensionner les facteurs et les occurrences, leurs positions, leurs vitesses et de revoir ma copie : l'irréversibilité disparaît. L'assouplissement des croyances et manières de percevoir le monde à un instant "T", est revisité, par exemple, 9 années plus tard, détaché d'un évènement apparu et interférant, soudainement, rencontré donc 9 années plus tôt. La combinaison analysée, sans affectation, éloigne la dimension psychologique (joie, étonnement, indignation, désespoir, résignation, séparation…) et s'agrémente de nouvelles conceptions. Celles-ci, ont le pouvoir de changer la donne, du passé, par le souvenir et la conscientisation des effets et croisements. Les états instables provoqués par des évènements surgissants, balayent tout déterminisme, pourtant, dans ma pensée, celle-ci peut s'orienter de façon constante et sensiblement déterminée, malgré les contingences, et garder quelque chose de certain, parmi les incertitudes creusées par des évènements lointains ou se rapprochant, voire, chahutant ; et acquérir, par l'expérience, plus de paramètres, et donc, (elle peut ainsi) se retrouver affinée par les détails de l'imprévisible, dans ce qui se projetait, avant, dans de parfaites prévisibilités.

Le facteur de chance se retrouve ainsi bien diminué, devant les possibilités projetées, si sont quantifiées les probabilités de réussites.

Il en est que la question philosophique à laquelle un de mes dessins (des incognitos) tentait d'en évoquer le signe (la cité de la chance / la cité de dés / la cité 3D en 2D) représentait plusieurs dès de jeu, dont les ronds blancs étaient tombés à terre, devenus alors des points noirs, de sorte que l'on ne voyait que des dès noirs collés, et ceux-ci formaient une cité d'immeubles noirs (à l'encre de Chine). Les dés n'avaient donc plus aucune chance de jouer leur partie de hasard, pourtant, cette cité d'immeubles noirs, dont le sol était jonché de points noirs, comme des fleurs ou de petits trous noirs, ainsi dépourvue de nombres, devenait la plus chanceuse. Une façon d'abolir le hasard, par des coups de dés. Une façon de déterminer que tous les habitants de ces immeubles noirs avaient désormais toutes leurs chances de gagner leur vie.

Si je jette des ponts aujourd'hui sur des situations passées, c'est à travers mes conférences (2012-2021) que ma pensée déterminée alors, trouve quelques points (noirs) de variabilité, provoqués par les contingences, avec de forts degrés de changements et d'évènements (blancs), et pourtant, je la retrouve intacte, par bien des points (effet d'optique). La fiabilité de penser serait alors un repère, qui peut même orienter l'individu et également le structurer, avec de subtiles variations. C'est un peu comme traverser une guerre, ou des formes de guerres inédites, donc impossible à décrire, non dites, et être armé d'une manière de percevoir le monde qui demeure l'habitation la plus fidèle à ce que l'enfant soumettait déjà au monde à son arrivée : des réponses.

Ce sont les questions qui sont arrivées.
Les situations exposées "lui" arrivent toutes.

C'est un bonheur inachevé de paramétrer des possibilités et de savoir que celles-ci seraient affectées par l'imprévisible, car elles défient l'intelligence et imposent l'aléatoire. La confrontation aux phénomènes, à ce que je peux observer, ébranle tout rendez-vous calculé, et permet une marge de liberté fort agréable, et parfois désagréable. Les conséquences peuvent être dramatiques et fermer bien des dimensions, des avenirs, mais, si elles sont envisagées sous un prisme de variables du "pire", l'apparition, sous un certain angle, devient plus prévisible et ainsi, les portes s'ouvrent, celle de l'imprévisible heureux.

D'ailleurs, deux sessions de travail, dans mon enseignement, avec des étudiants, dans un paysage de zone humide, un marais, dans le département du Cher, peu profond et d'une végétation aquatique typique se nommaient "Disparitions", puis "Apparitions", dans la saison hivernale, en tenant compte des évènements surgissants que l'on ne pouvait ni exclure, ni ignorer, moments d'explorations de ses capacités à faire face et à engager sa voix singulière, en dépit des contingences. Les à priori écologiques nous sont vite apparus, à postériori, des sources phénoménologiques idéales pour des sujets à explorer comme le mimétisme et la coloration.

Il y a des chances d'apparition. Je m'oppose à toute science qui impose le déterminisme comme conquête, sachant que la pensée de l'individu évolue par son expérience, et ne peut être stable ou ignorer tous les facteurs de sa psychologie et des natures de l’environnement et de leurs phénomènes. Il va donc de sa capacité (de l'individu) à s'offrir en toute transparence à lui-même, pour explorer de plus fines probabilités de conquêtes. Connaître ses propres limites devient alors une phase obligatoire au dépassement, sans risquer la déchirure avec ses propres capacités.

Accompagner toute personne dans son épanouissement personnel, artistique, intellectuel, sportif… et développer ses dons, revient aussi à bien connaître les limites de ses capacités à engager l'autre dans une voix plus ambitieuse.

Le refus d'imaginer une once de liberté, serait peut-être vivre un mode "par défaut", bien plus confortable, afin de ne pas prendre de risque et demeurer au plus près de ce que l'on pense devoir aux attentes de l'autre, de la vie. C'est pourtant faire fausse route que de s'engoncer dans les pas formatés pour un temps "T" donné. Rester figé dans un temps dépassé, c'est mettre en danger sa pensée et la concevoir stable, en ignorant toutes les occurrences. L'exclusion du temps peut permettre de s'extraire de situations trop difficiles ou de la peur de l'échec, mais elle coupe la pensée de son interaction avec le chaos du monde et de son évolution, sa capacité à acquérir de l'expérience.

Par rencontre, j'ai pu imaginer ce que le mode "par défaut" imposé par le milieu informatisé, pouvait exclure et ignorer. Cette limitation de la pensée, pouvait, un temps donné, rendre plus confortable l'instabilité des milieux (matériaux-médiums-formes de vies sociales) et maintenir un socle, un support pour conserver une structure pensée par un groupe à une époque révolue. Mais elle réduisait au fur et à mesure la conscientisation et excluait toute sensualité et présence au monde et à ses contingences.

Afin de ne pas confondre les termes, il existe en neuroscience, un réseau nommé : du mode par défaut (MPD) Il désigne un réseau constitué des régions cérébrales actives lorsqu'un individu n'est pas focalisé sur le monde extérieur, et lorsque le cerveau est au repos, mais actif. Je le compare à ces moments où ma pensée vagabonde, mais elle s'apparente souvent à ma façon d'écrire et actionne l'hyper-latence (beau paradoxe) Ma pensée se déconcentre facilement, elle semble partir dans tous les sens, comme une dispersion, mais elle est tout à fait normale, chez tous (en particulier lors de l'endormissement) quand on n'a pas besoin de penser à quelque chose de particulier. À ne pas confondre avec ce mode par défaut, qu'utilisent beaucoup de conceptions informatiques et techniques, pour bâtir un réseau, et là je m'abstiendrai d'énoncer ce qu'est le mode sans échec, car, il est aussi très intéressant par rapport à la peur de l'échec... Belle traduction, pour les informaticiens, au contrôle des émotions. Ayant souvent utilisé ce mode, en informatique, c'est assez réussi.

Pourtant, si je reste du côté des neurosciences, le mode par défaut est un peu ce moment où il se passe plein de choses au niveau cognitif, une sorte de boucle mentale qui réassemble en permanence les pensées, de façon inconsciente. Il émane de cette dispersion, lorsque la pensée vagabonde (le cerveau serait alors au repos), cette faculté de l'idée ou de l'Euréka. Ainsi pensai-je, de la trouvaille, mais parfois bien plus, de façon fulgurante : j'ai trouvé.

Il me semble que de cette manière, ce que je nomme poétiquement l'imprévisible heureux, est plutôt de l'ordre de l'émerveillement aux choses, de mon point de vue, d'être tournée vers ce qu'il se passe, ailleurs ou chez l'autre, devant moi ou vraiment plus loin. Cet aspect vif, de la curiosité, serait, peut-être, charmé par l'aspect cognitif de ce moment semblant reposé, sans aucune activité (ce mode par défaut en neuroscience) et pourtant connecté à ce qui diffère = la différence. Tant de bifurcations mèneraient ainsi à la découverte, en passant par l'émerveillement.

Bref :

C'est un bonheur inachevé de paramétrer des possibilités et de savoir que celles-ci seraient affectées par l'imprévisible, car elles défient l'intelligence et imposent l'aléatoire. La confrontation aux phénomènes, à ce que je peux observer, ébranle tout rendez-vous calculé, et permet une marge de liberté fort agréable, et parfois désagréable. Les conséquences peuvent être dramatiques et fermer bien des dimensions, des avenirs, mais, si elles sont envisagées sous un prisme de variables du "pire", l'apparition, sous un certain angle, devient plus prévisible et ainsi, les portes s'ouvrent, celle de l'imprévisible heureux.


Art Par kiwaïda at 00:47

02/05/2021

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Photographies © Sonia Marques




Paysage Par kiwaïda at 17:41

30/04/2021

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Photographie © Sonia Marques


Art Par kiwaïda at 23:51

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