Image du film "L'histoire du chameau qui pleure", réalisé par Byambasuren Davaa et Luigi Falorni, 2003

La grande évasion, ce que nous montre le premier film de Thomas Salvador, "Vincent n'a pas d'écailles", en ce moment.
Savoir nager, capter l'eau, s'immerger, traverser, aller au-delà... Le pouvoir invisible. Rien à voir avec fuir, ou l'évitement.

Sortie des écailles ou des cicatrices branchiales, qui font que les pirates sont jolies femmes, nous aperçûmes un Aral. J'entendis l'homme qui pleure au téléphone. Étions-nous cette famille de nomades et mongols dans un désert urbain où tous les passants ignoraient cet autre film, dont je me suis souvenue : "L'Histoire du chameau qui pleure", film allemand réalisé par Byambasuren Davaa et Luigi Falorni, sorti en 2003. Des fictions à la réalité. Qui était malade, qui devait s'arrêter, qui devait être sauvé, qui devait recevoir des secours ? Lorsqu'on ne le peut pour soi, peut-être le peut-on pour d'autres ?

Je pensais à cet aquaboniste, ce faiseur de plaisantristes, qui dit toujours a quoi bon comme le chante Jane Birkin, ou le nouveau mot de l'oiseau bleu : Bah quoi ? Bah quoi ?

Si vous entendez un homme qui pleure, de ses sanglots, des accents étrangers, du sang dans ses larmes, bah quoi ? Les secours dans l'eau, la pluie, les larmes, se rassurer comme on peut, vivre encore un peu plus. Ne laisser place à l'injustice.
S'il est blanc, s'il est noir, s'il est caliméro, s'il est une femme, si elle est voilée, si elle ne parle plus, si ses cris sonnent dans l'indifférence, si nous sommes des aquabonistes, sans emplois, sans idéalisme, si la musique aide un peu, se secourir, mais rire de tout.
Soignons-nous bien. Il est beau, elle est belle et parfois il ne pleure pas, elle ne pleure pas. En secret ils aiment.

Si le présent est encore difficile à assumer :

Présent

    je secours
    tu secours
    il secourt
    nous secourons
    vous secourez
    ils secourent


Optons pour un futur proche :
 

Futur

    je secourrai
    tu secourras
    il secourra
    nous secourrons
    vous secourrez
    ils secourront

Et pour toutes les futures missives, je conseillerai, au futur simple, l'achat d'un livre de la collection Bescherelle, référence en grammaire française. Au lieu de le dépenser dans des timbres poste. Donnons des modes d'emploi à celles et ceux qui ne connaissent rien des premiers secours. En espérant qu'ils sachent un jour, avec tant de moyens, secourir vraiment afin de rire de tout.