Charles Babbage : Plan de la machine analytique (1840)

Questions techniques qui amènent des questions philosophiques.
Doit-on mettre à jour constamment les versions des bases de données et compromette les versions des CMS (Content Management System, en français = Gestion de contenu), et prendre en compte les multiples possibilités de résolutions écraniques et objets mobiles de toutes tailles et tous systèmes, souvent incomplets ou incompatibles entre eux ?
Et bien oui. Adaptation, adaptation, circonvolutions, complexifications, sans arrêt, sans arrêt, sachant que plusieurs auteurs de contenus sont restés bloqués à une version type sur un écran type, il y a 10 ans, 20 ans… ou ne serait-ce que celui d'il y a 1 an…
Et que beaucoup de systèmes sont restés bloqués… aux années 80 quand tout cela n'existait pas, lorsque l'on communiquait autrement, avec pleins de salariés qui fonctionnent sous des structures dépassées par les changements dus au numérique, ce fameux rayon des produits, qui remplacent l'art, dans les enseignes, pignons sur rues. Notre divertissement, auquel tout le monde s'adonne, tout en le critiquant fermement.

(╬ Ò ‸ Ó)

Cela produit pas mal de malentendus et d'erreurs… Elles-mêmes propices à la création de nouvelles pièces artistiques sociales, engagées, humoristiques et tristes. Tandis que celles et ceux qui ne peuvent exprimer quoique ce soit sont réduits à pâlir de tous les changements, jusqu'à s'en rendre malade de ne pouvoir s'adapter, jusqu'à mourir.
Non, il faut en rire, et en rire tout le temps, car la vie n'est que changement et rien, rien ne peut être fixé, dans ce monde où tout dépéri. Mais que toutes celles et ceux qui ne suivent pas les changements ne soient pas accusés de freiner les enthousiasmes commerciaux, et la consommation de nouvelles sources de profits et de catastrophes humaines, surtout lorsque le développement de belles philosophies qui revisitent celles du passé nous apportent joies et tendresse pour les humanités.
Si loin du temps où nous étions humains et où nous nous comprenions grosso modo.
Le php, un langage de programmation libre… orienté objet, est dans l'obligation de rencontrer ma tête pensante qui s'amuse à philosopher avec l'impensable.
D'ailleurs le php pourrait être un sujet philo, déjà ils ont des lettres de l'alphabet, en commun, peut-être des langages qu'il faut croiser, mais qui croise ? Sinon, les plasticiens à l'intelligence plastique…
Les femmes ne peuvent démontrer leur science au risque de blesser des hommes dont on a doté de grandes responsabilités sur le dos, en omettant de convoquer les expertises, et celles des femmes d'expérience.
Ainsi vont les erreurs… humaines.

Errare humanum est, perseverare diabolicum

« L'erreur est humaine, persévérer dans son erreur est diabolique »

Je pensais à Ada de Lovelace, dont les exploits poétiques sur la machine pensante, inventrice du langage informatique, m'avaient beaucoup fait réfléchir sur la place de l'intelligence des femmes et sa biffure dans l'histoire, par la science. J'étais en pleine réalisation, ou exploration de l'île de Seuqramainos en toute indépendance de mes amis fans de la programmation sur ordinateur, du collectif que j'ai co-fondé. Et j'aimais beaucoup la représentation de ces systèmes complexes. Tel était aussi cette île secrète, intelligente complexe et poétique. Quand on ne peut pas exprimer toute sa science, si l'on est en avance sur son temps, il y a encore des représentations possibles... artistiques.

ADA, superbe histoire, récupérée par les féministes, à notre grande joie. La souplesse intellectuelle était alors adaptée aux problématiques que rencontraient le mathématicien Charles Babbage, inventeur de la machine analytique.
Ada de Lovelace, en a créé le premier programme…

Sacrés soft, sacrées hard histoires, dont nous héritons là, et qui ne finissent pas d'alimenter bien d'autres histoires et théories. Ces inspirations scientifiques avant le IIIe millénaire du calendrier grégorien, m'ont donné beaucoup de joie à la création d'un système autopoïétique.
À présent, quand des non initiés mettent en doute les compétences techniques des femmes intelligentes, capables de programmer... Que dire... Rien, même Ada ou Charles ne peuvent là être de grands supports.

Mais c'est bien pour cela que l'on doit aider les femmes qui sont exclues de toute initiation aux techniques et technologies... surtout dans les disciplines artistiques. Que les femmes calées dans ces domaines puissent continuer à enseigner dans les écoles d'art, dans ces domaines, être soutenues et recevoir à égalité, les moyens de former, présenter, exposer les recherches des jeunes étudiants, et non pas renvoyées à devenir vagabondes, déshéritées de leurs parcours, de leur patrimoine des savoir faire. Celles et ceux qui ont le pouvoir, ne savent pas, ne sont pas experts dans ces domaines et fragilisent les chemins défrichés avec hardiesse, et donc, tous les étudiants de ces chemins de ces sources encore humaines.

Chère Ada, si vous m'entendez, envoyez-nous un nouveau programme poétique qui puisse détruire tous les vôtres, afin que l'on puisse interpréter tous les programmes informatiques, chacune.