La banane ne fait pas la grève

Les artistes ont faim

Ces jours-ci, se déroule la foire Art Basel, à Miami, en Floride (États-Unis)...

C'est quoi déjà cette foire ? Un paroxysme (dans le sens périodique d'une maladie ou d'une douleur où les signes atteignent leur maximum d'intensité)

Rappel du bilan carbone prestigieux (comme toutes les foires et biennales et triennales, quadruple saut dans les paradoxes des mouvements bienséants et de la pensée laborieuse de l'art ...)

Art Basel, foire internationale d’art contemporain de Suisse, 90 000 visiteurs chaque année, galeristes, commissaires d’expositions, directeurs de musées, acheteurs, collectionneurs, 300 galeries d’art qui viennent de 35 pays et de tous les continents pour présenter le travail de quelque 4 000 artistes. Un peu comme tous ces idiots qui gravissent les monts élevés enneigés, en même temps, en file indienne, dont quelques uns meurent en route, au même moment, comme si le mont élevé était en grève et qu'il fallait donc se bousculer pour le gravir...

Oui, il y a longtemps que les monts élevés sont en grève, ne le saviez-vous pas ? Mais tout le temps.

Il n'y a pas que les foires, mais nombre d'expositions foirent... L’absence de stratégie de numérisation, sur le développement durable, la réflexion éthique du rôle du musée dans la cité. Stratégie ? Non, juste un manque de bon sens. Nombre d'institutions n'ont jamais été concernées par l'idée en vogue : le green... le Greenwashing !

Le Greenwashing, aussi nommé écoblanchiment ou verdissage, est un procédé de marketing ou de relations publiques utilisé par une organisation (entreprise, administration publique nationale ou territoriale, etc.) dans le but de se donner une image de responsabilité écologique trompeuse.  Tiens cela me dit quelque chose cette stratégie du blanchiment... Ou comment apparaître propre tout en nommant ce qui serait sale...

On se reprend, les expositions énormes sont foutues, et depuis longtemps, celles et ceux qui se déplacent pour aller les voir, aussi, pire si vous emmenez des écoles... Waou ! Tout en prônant des notions écologiques.

Exemple : Vous avez le pouvoir, vous demandez aux étudiants (aux pauvres) de trier les déchets de toute l'école, sur leur temps d'études, et vous leurs attribuez des bons points, car il y aura des vraiment mauvais, qui resteront donc sans crédits et ne passeront pas les années, ni même ne pourront bénéficier de gras coups de pouce, car ils ne seront ni délégués, ni intégrés dans les commissions pour voter pour leur direction (logique) Donc vous demandez cela, et en même temps, vous demandez à ces pauvres étudiants de partir dans un voyage obligatoire vers une destination au-dessus de leurs moyens : Venise, et sa biennale d'art. Le déplacement déjà coûtera bien plus cher et les repas très peu bios, que toute une année à passer à trier les déchets de l'école... Du bon sens je disais. Mais attention, ne soyez pas aveugles, car tout est pour les yeux : il faut photographier à toute allure, dépenser le tout dans les réseaux sociaux, oui les datas c'est aussi "pas gratuit", contrairement à ce que trop de... comment dire... trop de, et bien trop ! Pensent !

Après vous faites un superbe Greenwashing, vous repeignez en blanc, toutes les crottes, et vous avez de beaux nuages, dans un immense bloc de béton amianté, et on obtient : une école d'art !

Dans le Limousin ils ont annoncé un constat dingue : pas une seule école serait dénuée d'amiante ! Voui, voui... Alors le tri des déchets dans l'école... Peut-être qu'il vaut mieux, faire des cours dehors (je sais, c'est ce que j'ai fait...)

On revient le sujet, ce n'était pas le Greenwashing, ni Venise, on s'en fou, elle coule et c'est la dépression assurée.

Non, le sujet c'était Art Basel. J'avais un ami artiste, il est toujours là, hein, qui s'occupait d'installer tous les artistes à Basel, je ne me souviens plus du nom, mais c'est un métier. Donc lui il était payé, mais pas les artistes qui exposaient leurs œuvres... Greenwashing ?

Bon, le sujet ce n'est toujours pas cela, le sujet c'est : LA BANANE.

J'ai la banane en ce moment ? Vu le paroxysme génial dans lequel je me trouve ? Non je suis juste une artiste qui a faim, car j'ai du bon sens. Suis-je bonne pour autant ? Non, considérée comme mauvaise.

La mondialisation croissante des pratiques culturelles contraste avec le localisme de l’engagement écologique, et les institutions, préfèrent mettre au premier plan la liberté artistique (qui elle, n'est pas écologique ?)

Oui parce qu'on sait à présent que la "liberté d'expression", c'est la liberté d'importuner l'autre, quand on a le pouvoir (les experts en design, les bons, ont ce pouvoir là, tant pis pour celles et ceux qui la ferment, parce qu'ils et elles ne pourront jamais l'ouvrir dans un monde où tous les mauvais sont cachés ont disparu...)

C'est d'ailleurs la meilleure façon d'importuner la terre, et de continuer, avec la bonté qui préfigure dans tout portrait d'un bon designer aujourd'hui, sans être importuné... Liberté d'expression oblige ! Silence on tourne !

Disons, que comme je le remarquais, dans mon parcours professionnel, je rencontrais des personnes qui se disent expertes (on peut être expert en tout aujourd'hui, en design, même quand n'y connait rien, et qu'on n'a jamais été designer, et même, lorsque l'on souhaitait supprimer les options designs dans les écoles, et bien on devient expert en design, du moment qu'on a compris que c'est à la mode (la mode, non, mais que les crédits tombent) on peut devenir designer, et mieux, du meilleur côté, du côté du bon, du beau, de l'éco, éco, éco, et responsable, oui c'est dit, on n'est pas du côté des méchants.

Quelle responsabilité le greenwashing !

Qu'est-ce qu'on est bon. Oui parce qu'être beau, ce n'est plus à la mode, il faut être bon (pas dans le sens meilleur, non, dans le sens : il ne faut pas être mauvais méchant (oups, cachez cette force du mal, un coup de peinture blanche dessus, ou lavez la tâche, cela fait trop sale !)

Donc le beau, bof, être bon, oui.

Mais pour être bon, il faut designer (oui c'est bien écrit "designer") les mauvais, les méchants... presque : le mal. Et là, c'est très grave, ce qu'il se passe. Chacun, chacune de nous, risquons de passer du côté du mal. La ligne se trace par les décideurs (non pas les usagers, c'est pas encore à la mode) Donc pas de justice pour les pauvres, mais la ligne trace, comme l'on veut, il n'y a pas de règle, la limite du bien et du mal. Attention, seuls les experts en design, savent qui est bon, et qui est mauvais. Si vous vous opposez à la règle : la case prison vous méritez. Mieux, si vous n'avez pas lu la règle, introuvable, et que vous n'avez pas réagit (avec violence, c'est le but) et bien vous êtes exclus de la règle, des concons experts en conconnerie.

Et bien voilà, c'est mieux ! Il faut savoir toujours où l'on se sent le mieux. Même si l'on est considéré comme un mauvais, on peut se sentir mieux que les bons (pas les meilleurs, hein... vous suivez...)

Donc, on reprend, ce sujet est très sérieux, ce sujet c'est : J'AI LA BANANE !  Je suis en forme, de bonne humeur, souriante, j'ai la pêche, la patate.

J'AI LA BANANE

Non parce que je serai dans une position avantageuse, bien au contraire, je suis au mauvais endroit, au bon moment. Vous me suivez ?

Rénovations : les institutions n'ont jamais été conçues pour le développement durable, sinon, nous aurions pu y accéder plus naturellement.

En terme d'isolation, ça coince, même si le chauffage pourrait aider plusieurs sans domiciles fixes à passer les nuits d'hiver, car les institutions sont vides la nuit.

Mais souvenez-vous : les décideurs ont décidé que le "bon" côté du design c'était de peindre les crottes pour en faire des nuages blancs, pour les exposer à un public "averti"... pas "azerty".

On repend : PAROXYSME.

Ces derniers jours, c’est une banane scotchée à un mur de la foire Art Basel, à Miami, en Floride (États-Unis), qui a fait parler d’elle. L’œuvre, composée de ce seul fruit, immobilisé sur un mur à l’aide d’un épais ruban adhésif gris, et intitulée Comedian, est la création de l’artiste Maurizio Cattelan. L’Italien est déjà connu pour ses travaux subversifs, comme America, des toilettes en or 18 carats totalement fonctionnelles estimées entre 5 et 6 millions de dollars. Les visiteurs de l’exposition étaient ainsi nombreux à se presser devant l’œuvre comestible, quand l’un d’eux a tout simplement décidé de la manger.

C'est écrit un peu vite, mais ralentissons :

Avant de manger la banane qu’avait scotchée au mur l’artiste italien Maurizio Cattelan, une oeuvre vendue 120.000 dollars à la foire d’art contemporain Art Basel de Miami, David Datuna a attendu quelques heures, histoire d’"avoir faim", a expliqué lundi en riant l’artiste, de retour à New York. Né à Tbilissi et installé aux Etats-Unis depuis 22 ans, David Datuna s’est montré fier de ce geste qui a fait sensation après qu’il eut posté sur son compte Instagram une vidéo de lui savourant la fameuse banane.

Un italien de 60 ans, vend une banane scotchée à un mur 120 000 dollars (108 444 euros) et un géorgien de 22 ans la dé-scotche et la mange (ils sont tous deux habitants à New York)

Est-ce que cela a un rapport avec les grèves annuelles en France ? L'arrêt obligatoire du travail ? Le fait que les artistes ont faim ?

Oui, moi j'ai faim et je mange des bananes...

Il y a un artiste jeune qui a piqué la vedette de l'artiste vieux, et comme la banane a été mangée, il n'y avait plus d’œuvre.  Il a fallu rétropédaler, comme Magritte a su le faire, la banane ce n'est pas l'oeuvre, mais l'idée...
Ceci n'est pas une pipe !

Donc on peut remplacer la banane, par une autre !

C'est exactement comme les experts : plus besoin de savoir faire, on vous l'écrit, certes sur plusieurs pages, et avec confusion, mais ici, en France, comme à Basel ou New York, (disons, plutôt, à Paris, qu'en France) on peut être expert dans un domaine inconnu, et cela se nomme : l'invention, non plus l'innovation. Oui, il faut être curieux, plus besoin de "savoir" faire, il faut "faire" savoir. En s'aidant quand même des journalistes, aussi expert... en journalisme, parce que sinon, on ne pourra pas manger la banane, si ce n'est pas écrit avec autant de philosophie. Attention pour distinguer un expert, il faut tracer la limite, souvenez-vous : il y a le bien, et le mal. Oui parce qu'un bon designer, est un bon philosophe bien entendu.

Le mal,  c'est tout ce qu'on ne veut pas, on le cache, et le bien, c'était l'ancien "beau", mais l'esthétique n'a pas tenu au blanchiment (trop de produits chimiques), alors cela peut être laid, mais "bien" et du côté du "bon".

Je vois que ce n'est pas clair pour tous. La parité : c'est bien. L'égalité entre les femmes et les hommes : c'est bien. C'est impossible, mais c'est bien, un homme est une femme, une femme c'est comme un homme = égaux.

Désormais, on ne pourra plus cacher la femme laide derrière l'homme beau. Il faudra mettre en avant une laide, et ainsi, elle pourra cacher l'homme... mauvais ? Non, l'homme beau ? Non, l'homme con ? Non la laide cachera ce qui n'est pas recyclable.
Ok, et l'homme laid ? Il n'y en a pas. Si vous suivez bien, on créé des règles en fonction des modes, là où les crédits tombent.

Rassurez-vous, les artistes ont toujours faim, donc ils suivront la mode, mangeront la banane, et ils scotcheront des bananes au mur, pour les vendre plus cher qu'au marché, dans une institution amiantée, où un nombre d'idiots, à la queue leu leu, viendront défiler pour la voir dans une période d'une maladie ou d'une douleur où les signes atteignent leur maximum d'intensité...

L'équation du paroxysme est ainsi résolue.

Signé : une experte en design éco-responsable (aucune banane n'a été maltraitée durant l'écriture de ce pamphlet sur... le design ? Non : La banane !!!)