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jeudi 2 avril 2020

é℘їḓéмiℯs





Extrait des dessins Incognitos (© Sonia Marques) 2003

Les dessins que j'avais réalisés dans les années 2000, prennent beaucoup d'importance aujourd'hui. Un catalogue avait été publié. Réalisés à l'encre de Chine, beaucoup se référaient aux masques, je pense aussi à ces dessins avec des infirmières avec un cœur qui soignent les êtres vivants, je pense à ceux qui figuraient la cage thoracique, je pense à beaucoup d'autres. Je lisais les épidémies amérindiennes et une encyclopédie canadienne décrivait bien par exemple, certaines maladies, venues des colons (et non des côlons, quoique). Elles ont décimé des civilisations, les indiens. Certaines maladies ne sont pas éradiquées, loin de là. Je livre ici les extraits de l'encyclopédie canadienne :

Historique

L’application des principes d’hygiène au cours des décennies récentes a pratiquement éliminé les éclosions d’épidémies des maladies contagieuses les plus mortelles. Historiquement, cependant, les maladies épidémiques en Amérique du Nord se transmettent d’abord des explorateurs européens aux peuples autochtones. Plus tard, les conditions malsaines dans les navires qui lient les Amériques à l’Europe favorisent le développement des maladies contagieuses comme la variole, le typhus, le choléra et la grippe chez leurs passagers. Une ignorance de la cause de ces maladies et de leur mode de transmission contribue à les propager dans les villes portuaires. L’explosion d’une épidémie coïncide presque toujours avec l’arrivée d’un navire rempli de passagers malades.

Contact entre Européens et peuples autochtones

Lorsque les Européens commencent à débarquer sur les côtes des Amériques, les maladies épidémiques qu’ils apportent occasionnent une des plus grandes dépopulations dans l’histoire de l’humanité. Avant leur arrivée, les maladies comme la variole, la rougeole et la fièvre jaune n’existent pas dans cette région du monde. N’ayant jamais été exposés à ces maladies, les peuples autochtones n’ont pas les anticorps nécessaires pour combattre l’infection. Pendant les 400 ans qui suivent l'arrivée de Christophe Colomb aux Amériques en 1492, les populations autochtones sont réduites de façon radicale par les maladies épidémiques, au fur et à mesure que les Européens continuent à explorer le nouveau territoire et entrent en contact avec les différentes communautés.

De toutes les maladies qui affligent les peuples autochtones, la variole est souvent la pire. Bien qu’il soit impossible de cataloguer chaque cas de maladie européenne chez chaque tribu, deux occurrences offrent des exemples frappants. Le premier concerne Jacques Cartier, alors qu’il navigue sur le fleuve Saint-Laurent. Il rencontre des communautés très peuplées à Stadacona, un village iroquoien situé à l’emplacement actuel de Québec. Peu après son arrivée, au cours de l’hiver 1535, il remarque que les Iroquoiens meurent d’une maladie contre laquelle lui et ses hommes semblent être immunisés. Plus tard, les historiens confirment qu’il s’agit de la variole. Environ 70 ans plus tard, en 1603, Samuel de Champlain explore le même territoire. Stadacona n’est alors qu’une ville fantôme.

Un autre incident est révélateur sur la propagation délibérée de maladies. En 1763, alors que le chef odawa Obwandiyaq (Pontiac) commence sa campagne d’opposition contre l'autorité britannique, sir Jeffery Amherst, dirigeant de l’armée britannique, conseille au colonel Henry Bouquet d’exposer les Autochtones qui leur livrent la guerre à la variole par le biais de couvertures infectées. Il écrit : « Vous ferez bien d’essayer d’inoculer les Indiens par le biais de couvertures, en plus de tenter toute autre méthode qui pourrait servir à supprimer cette race facilement manipulable. » Plusieurs historiens font remarquer qu’il n’existe aucune preuve que Bouquet ou ses hommes ont commis cet acte. Par contre, la même année, William Trent, un commerçant au Fort Pitt (situé à l’emplacement actuel de Pittsburgh, en Pennsylvanie), écrit au sujet d’une rencontre avec deux membres de la nation Delaware : « nous leur avons donné deux couvertures et un mouchoir provenant de l’Hôpital de la variole. J’espère bien qu’ils apporteront l’effet désiré. »

Les estimations du nombre d'Autochtones dans l’hémisphère occidental à l’époque de l’arrivée de Christophe Colomb varient grandement. Pour cette raison, il est difficile de dire exactement quel pourcentage est mort des maladies introduites par les Européens. Cependant, certains érudits estiment que, vers 1900, les populations autochtones ont diminué de plus que 93 %. Bien que d’autres facteurs contribuent à leur dépopulation (p. ex., la guerre, la dépossession), les maladies épidémiques sont certainement l’agent le plus dévastateur.

Variole

Vers la fin du XVIIIe siècle, l’inoculation contre la variole devient une méthode préventive populaire en Europe. L’inoculation contre la variole comprend l'introduction de pus variolique sous la peau du patient. Peu après, le vaccin, plus efficace et moins dangereux, fait son apparition en Amérique du Nord. Pourtant, les épidémies de variole continuent à affliger la population. Montréal est très durement touchée; l’épidémie de 1885 est singulièrement dramatique. Son étendue persuade les autorités municipales de rendre le vaccin obligatoire, mais l’opinion médicale se divise en deux camps opposés, pour ou contre le vaccin. Ceux qui sont contre accusent ceux qui sont pour de propager la maladie. La population, terrifiée, refuse de se faire vacciner. Le 18 septembre 1885, une émeute éclate dans la ville. Les gens arrachent les affiches qui incitent à se faire vacciner et saccagent l’hôtel de ville, les pharmacies, le domicile du responsable officiel des vaccins et ceux des magistrats municipaux. L’étendue de l’épidémie (qui prend 3 164 vies, dont 2 117 enfants) convainc finalement les Montréalais d’obéir aux autorités sanitaires et au clergé.

Typhus

Le typhus arrive au Canada pour la première fois en 1659, mais l’éclosion de 1746 est à noter en cause de sa sévérité. Cette année-là, la France envoie une grande flottille de navires de guerre au Canada pour reprendre Port-Royal en Acadie. Des 3 150 soldats à bord, 1 270 périssent en mer et 1 130 meurent au bassin Bedford, où ils avaient rendez-vous avec une armée provenant de Québec. La maladie frappe les Mi'kmaqs de la région, provoquant la mort de plus du tiers de ceux-ci.

En 1847, des immigrants arrivant des îles Britanniques (surtout ceux de descendance irlandaise), 9 293 meurent pendant la traversée atlantique. Cette année est désormais connue comme « l’année du typhus ». Dix mille trente-sept individus encore meurent à Grosse-île  (la station de quarantaine sur le fleuve-Saint-Laurent en aval de Québec) ou dans les hôpitaux de Québec, de Montréal, de Kingston et de Toronto. Des monuments sont érigés au cap des Rosiers sur la côte gaspésienne pour commémorer ceux qui ont péri en mer.

Choléra

Le gouvernement canadien craint l’introduction du choléra par les immigrants européens, surtout en 1831, quand le choléra asiatique dévaste l’Europe. Une nouvelle réglementation interdit à la population locale de se rendre à bord des vaisseaux dans le port. Un comité sanitaire est établi au début de 1832, la législation quarantenaire est renforcée, et Grosse-île est placée sous commandement militaire. Cependant, un navire est autorisé à quitter la station de quarantaine, ce qui résulte en une épidémie cholérique en 1832. Quelque 6 000 personnes en meurent. À peine deux ans plus tard, la maladie frappe de nouveau et des éclosions sporadiques surviennent au cours du siècle.

Grippe (Influenza)

Bien que le taux de mortalité liée à la grippe soit généralement bas au Canada, certaines épidémies surviennent pendant des éclosions de typhus et d’autres maladies. Depuis l’éclosion de grippe espagnole d’après la Première Guerre Mondiale, les découvertes scientifiques ont rendu les maladies infectieuses moins mortelles. De récentes épidémies de grippe, par exemple, ont causé beaucoup de maladies, mais peu de décès. Selon Santé Canada, la mesure la plus efficace pour réduire les complications dues à la grippe est de vacciner, avant chaque saison de grippe, les personnes présentant un risque élevé, comme les personnes âgées et les tout-petits.

Fièvre jaune

En 1710, le germe d’une maladie encore inconnue au Canada appelée « la maladie siamoise », connue aujourd’hui comme la fièvre jaune, arrive au port de Québec depuis les Antilles. L’insecte vecteur est le Stegomya fasciata. Ce moustique trouve la chaleur et l’humidité à bord des vaisseaux idéales pour se reproduire. Il infecte les passagers vulnérables avec le virus dangereux. Les matelots malades sont emmenés à l’Hôtel-Dieu  de Québec, où ils meurent, tout comme six infirmières et douze prêtres. L’épidémie fait certainement de nombreuses victimes, mais le nombre précis n’est pas connu. Une fois que l’hiver arrive, l’insecte et la maladie qu’il porte disparaissent tous les deux. Il ne semble pas y avoir d’autres épidémies de fièvre jaune au Canada, même si quelques cas sporadiques surviennent dans les villes portuaires du pays. À l’occasion, le gouvernement canadien déclare une quarantaine sur des ports étatsuniens où la maladie fait des ravages.

Maladie de la Baie-Saint-Paul

En 1773, une contagion mystérieuse apparaît dans la région de Baie-Saint-Paul, se répand dans les paroisses avoisinantes et atteint enfin la région de Montréal. Les symptômes incluent des ulcères buccaux, de la douleur dans les extrémités et, enfin, la destruction du palais, des gencives et des os du nez, et l’apparence d’enflures sur la tête, sur les clavicules et sur les os des extrémités. Hommes, femmes et enfants sont tous affligés. Après quelque hésitation et un peu de discussion, l’opinion médicale déclare que la maladie, connue sous le nom de « maladie de la Baie-Saint-Paul », est une forme de syphilis.

La tuberculose, connue et redoutée depuis l'époque d'Hippocrate (460-377 avant notre ère), est une maladie infectieuse qui atteint principalement les poumons, mais qui peut aussi se répandre dans tout l'organisme.

Tuberculose

La tuberculose, connue et redoutée depuis l'époque d'Hippocrate (460-377 avant notre ère), est une maladie infectieuse qui atteint principalement les poumons, mais qui peut aussi se répandre dans tout l'organisme. Autrefois appelée « consomption », elle a fait de nombreuses victimes chez des personnes célèbres, notamment les sœurs Brontë, Robert Louis Stevenson et Vivian Leigh. Au XIXe siècle, une fois la variole contrôlée grâce à la vaccination, l'infection provoquée par le bacille de la tuberculose est devenue le fléau le plus redoutable des pays asiatiques et européens.

Au Moyen Âge et à la Renaissance, des facteurs socio-économiques expliquent la prévalence de la maladie dans les milieux insalubres. Il est permis de croire que la tuberculose est apparue en Amérique du Sud plusieurs siècles avant l'arrivée des Européens. Toutefois, sa présence en Amérique du Nord semble plutôt attribuable aux explorateurs et aux colons européens. À la suite des vagues successives d'immigrants, la maladie apparaît dans le Haut et le Bas-Canada au XVIIe siècle et, dans l'Ouest, vers le milieu du XIXe siècle. La population autochtone du Canada est inévitablement vulnérable en raison de ses contacts avec des trappeurs et des colons européens souvent démunis. Les Européens ont probablement développé une certaine immunité à la maladie, plusieurs générations successives y ayant été exposées. Les Premières Nations et les Inuits, par contre, y sont exposés pour la première fois, de sorte que, une fois infectés, ils y présentent une faible résistance.

Une fois la nature infectieuse de la maladie reconnue en Europe, il est devenu possible d'entreprendre des initiatives pour améliorer les mesures d'hygiène dans les milieux urbains surpeuplés où les pauvres ne disposent pas des ressources nécessaires à une alimentation substantielle et s'entassent dans des taudis. Le taux de mortalité commence donc à diminuer rapidement au début du XXe siècle. Bien avant les interventions chirurgicales pratiquées dans les années 1930 (la collapsothérapie, qui vise à mettre au repos le poumon touché) et l'avènement de médicaments antituberculeux véritablement efficaces dans les années 1950, une amélioration générale des conditions de vie a déjà entraîné un déclin remarquable de l'incidence de la maladie et du taux de mortalité.

Taux de mortalité au Canada

Au Canada, le taux de mortalité causée par la tuberculose a chuté de façon impressionnante, passant de 180 pour 100 000, au début du XXe siècle, à 1 pour 100 000, au milieu des années 1980. Le taux d'incidence a aussi chuté substantiellement pendant la même période. Avant la Seconde Guerre mondiale, on rapportait plus de 14 000 nouveaux cas de tuberculose chaque année. Au-delà de 17 000 patients se sont retrouvés dans des sanatoriums, dont le dernier a fermé ses portes dans les années 1970. Une médication et un traitement améliorés ont entraîné un déclin important du nombre de cas signalés au Canada et ailleurs après la Seconde Guerre mondiale. Bien que le Canada présente un des taux d'incidence de tuberculose les moins élevés du monde, le nombre de cas signalés a brusquement cessé de diminuer en 1987 et demeure constant depuis.

En 2006, l'année la plus récente pour laquelle des statistiques sont disponibles, on rapporte 1621 cas (5 pour 100 000) - nouveaux et de récidive. Les provinces les plus peuplées - Colombie-Britannique, Ontario et Québec - représentant 76 p. cent de la population comptent alors pour 73 p. cent du total de cas signalés. Le Nunavut connaît le taux de cas le plus élevé, soit 155,9 pour 100 000 et la tuberculose est la cause du décès de 23 p. cent des personnes de ce groupe. Dans environ 40 p. cent des cas, la tuberculose contribue au décès, mais n'en est pas la cause.

Groupes à risque

À l'échelle mondiale, l'incidence de la tuberculose a augmenté de façon considérable depuis le milieu des années 1980. La propagation de la tuberculose, au cours des dernières années, a incité l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à déclarer la maladie « urgence mondiale » en 1993. En raison d'un changement des tendances, le Canada a entrepris une réévaluation intensive de la situation en matière de tuberculose. En 2007, l'OMS rapporte que l'épidémie s'est stabilisée après avoir atteint un sommet en 2004 et être demeurée stationnaire en 2005.

Les groupes à haut risque comprennent les personnes qui ont habité dans des régions du monde où la prévalence de la maladie est élevée, les peuples autochtones, les personnes âgées, les sans-abri des quartiers défavorisés et toute personne vivant dans des logements surpeuplés et dans de piètres conditions de vie. Les personnes infectées par le VIH sont aussi considérées comme personnes à risque élevé. Les professionnels de la santé et les travailleurs sociaux en contact avec les personnes à haut risque ont accès à des programmes de sécurité pour éviter de contracter la tuberculose.

Au début du XXe siècle, des épidémies de tuberculose dans les réserves des Premières Nations font des ravages et sont fatales dans bien des cas. La malnutrition, l'absence de soins médicaux et les logements surpeuplés sont des facteurs qui contribuent à ces épidémies. Les infections actuelles de tuberculose dans plusieurs communautés autochtones sont causées par de piètres conditions socio-économiques, telles que le logement inadéquat, l'insécurité alimentaire et la pauvreté. Les taux de tuberculose infectieuse sont plus élevés en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba ainsi que dans le nord de l'Ontario. Chez les Premières Nations, les taux de tuberculose demeurent huit à dix fois plus élevés que la norme canadienne.

L'effet de l'immigration sur l'épidémiologie de la tuberculose au Canada reflète la situation de la tuberculose dans les pays d'origine des immigrants. En 1996, pendant l'épidémie mondiale de tuberculose signalée par l'OMS, les personnes nées à l'étranger représentaient 92 p. cent des cas de tuberculose à Toronto, une ville où le taux d'immigration est élevé. En 2003, les résidants et visiteurs nés dans des pays à hauts taux de tuberculose comptaient pour plus des deux tiers des cas de tuberculose signalés au Canada. En raison du risque pour la sécurité du public, les autorités canadiennes de l'immigration mènent des tests de dépistage de la tuberculose chez les requérants se trouvant au Canada et les demandeurs du statut de réfugié.

Symptômes

La tuberculose est causée par la bactérie du groupe Mycobacterium, lequel se divise en 54 sous-espèces. Au Canada, le Mycobacterium tuberculosis est habituellement à l'origine de la maladie. Elle se contracte à la suite d'un contact avec une personne atteinte de tuberculose contagieuse (active) qui, lorsqu'elle tousse, libère des organismes de la tuberculose dans l'air. Tous ceux qui respirent ces organismes pourraient contracter la maladie. Toutefois, elle ne se développe généralement que s'il y a une exposition fréquente à une personne infectée, que l'on estime, dans le cas d'un adulte en santé, à plusieurs heures par jour pendant de nombreux mois. Il arrive parfois que la tuberculose se transmette en moins de temps.

Une exposition à la bactérie de la tuberculose n'entraîne pas nécessairement la maladie. En fait, la plupart des personnes qui respirent la bactérie ne contractent pas une tuberculose infectieuse. Elles ne deviennent pas malades et ne transmettent pas la bactérie à d'autres. Seulement 10 p. 100 des personnes exposées contractent une tuberculose active.

Entre autres symptômes, on remarque une sensation générale de malaise et de fatigue, une perte de poids, une toux de plus de quatre semaines et, dans les cas plus avancés, des crachats de sang. Le test de Mantoux révèle si une personne a été exposée à la maladie. Des radiographies et des tests en laboratoire sont cependant nécessaires pour confirmer un diagnostic de tuberculose active. Une personne est susceptible de transmettre la maladie tant qu'elle n'a pas reçu de traitement. La plupart des gens atteints de tuberculose active contracteront des infections pulmonaires (tuberculose pulmonaire). Dans de rares cas, la maladie touche le cerveau (méningite), les reins, la peau, les os, les articulations ou les ganglions lymphatiques. Cela se produit souvent dans des régions à risque élevé.

Traitement

Les personnes exposées à la tuberculose active et dont l'état est confirmé par un test de Mantoux positive devraient suivre un traitement préventif de six mois à un an pour réduire le risque de contracter la maladie. Un traitement complet de deux et, souvent, trois ou quatre médicaments doit être administré à tous les tuberculeux. La tuberculose se traite par l'isoniazide (INH), la rifampine, l'éthambutol, l'éthionamide, la capréomycine et les combinaisons suivantes : rifampine-éthambutol, INH-rifampine et INH-rifampine-streptomycine. Il est primordial de suivre le traitement au complet et à la lettre. Cinquante pour cent des personnes infectées qui ne sont pas traitées mourront dans les cinq ans après le diagnostic. De plus, le fait de ne pas suivre de traitement est la cause la plus courante de la manifestation d'une tuberculose pharmacorésistante.

Tuberculose pharmacorésistante

Au Canada, on a signalé des cas de tuberculose pharmacorésistante pendant des décennies. Habituellement, la maladie résiste à un médicament, mais il arrive parfois qu'elle devienne résistante à plusieurs médicaments (MDR). Depuis 1987, les États-Unis connaissent de nombreuses épidémies de tuberculose résistante à plusieurs médicaments chez les personnes atteintes du VIH et du sida. Quelques cas de résistance à plusieurs médicaments ont été signalés au Canada. Pour remédier à cette situation, il faut cibler rapidement le cas, bien traiter la tuberculose active et administrer un traitement préventif aux personnes exposées. Des types de tuberculose résistante aux médicaments surgissent dans tous les pays du monde, y compris le Canada.

Tuberculose Pharmacorésistante Multiple

La fréquence signalée de la tuberculose pharmacorésistante est devenue encore plus sérieuse depuis l'apparition de la tuberculose pharmacorésistante multiple (XDR). Des études récentes menées par l'OMS et les US Centers for Disease Control indiquent que la tuberculose XDR a été identifiée partout dans le monde, y compris au Canada, mais qu'elle est plus courante en Asie et dans les pays de l'ancienne Union soviétique. La différence entre la tuberculose MDR et la tuberculose XDR est la capacité différentielle de résistance des bactéries. Tandis que la tuberculose MDR est résistante aux médicaments de première ligne, la tuberculose XDR est résistante à ces médicaments ainsi qu'à trois classes et plus de médicaments mineurs utilisés pour traiter la maladie. Le traitement de la tuberculose XDR peut nécessiter plusieurs essais pour trouver les médicaments efficaces et, par conséquent, il est plus coûteux.

La Tuberculose et le VIH

L'épidémie de VIH a accéléré la réapparition globale de la tuberculose. Les deux maladies touchent plus souvent les habitants défavorisés qui vivent dans des conditions insalubres ou qui s'adonnent au travail du sexe ou à la drogue. Dans le monde entier, on estime que 13 millions des 33 millions de personnes atteintes du VIH sont à risque de contracter la tuberculose. La plupart d'entre elles vivent en Afrique subsaharienne, où jusqu'à 80 p. cent des adultes souffrant de tuberculose sont aussi atteints du VIH. L'OMS estime qu'environ 12 p. cent des morts du VIH à l'échelle mondiale sont causées par la tuberculose; ce pourcentage monte jusqu'à 50 p. cent dans certains endroits. La combinaison de la tuberculose et du VIH est mortelle parce que la tuberculose est plus susceptible de devenir active chez les gens dont le système immunitaire est affaibli. Environ 58 000 Canadiens sont atteints du VIH et environ 23 p. cent d'entre eux ont aussi la tuberculose.

Plus il y a de cas de tuberculose active, plus il y a de risques que la maladie se propage aux populations saines. Au Canada, il est essentiel d'implanter soigneusement des programmes efficaces de dépistage, de prévention et de traitement dans les groupes de population à haut risque afin de vaincre la maladie. Des programmes d'éducation et de surveillance sont essentiels pour réduire la fréquence de l'infection et mettre au point un traitement efficace de la tuberculose pharmacorésistante multiple.

Des recherches sur la tuberculose sont en cours dans les universités canadiennes. Ces recherches comprennent l'étude du contrôle de la tuberculose, de l'épidémiologie moléculaire de la tuberculose et les problèmes culturels et socio-économiques qui touchent le traitement et la prévention de la maladie.

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"Hold Your Breath" peinture réalisée par l'artiste russe Paulina Siniatkina, contre la tuberculose.
«Retenez votre souffle» présente l'histoire de la lutte de l'artiste russe Paulina Siniatkina contre la tuberculose (TB).  En 2015, Paulina Siniatkina, a passé 6 mois et 17 jours dans une clinique TB à Moscou. Elle a traversé la peur, les malentendus, la colère, le désespoir, la solitude, le silence, l'amour, l'amitié et l'espoir, et a quitté l'hôpital avec une série d'œuvres d'art qui racontent les histoires de personnes qui ont partagé son destin. Elle a créé ces œuvres d'art pour lutter contre la stigmatisation liée à la tuberculose. L'exposition «Retenez votre souffle» parcourt le monde depuis lors, luttant contre la stigmatisation et exhortant les gens à ne pas avoir peur de parler de la tuberculose. Le 24 mars 2017, à l'occasion de la Journée mondiale de la tuberculose, une série de tirages de "Retenez votre souffle" a été exposée au siège de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève. Les peintures ont été exposées lors de la première Conférence ministérielle mondiale de l'OMS sur l'élimination de la tuberculose à Moscou les 16 et 17 novembre 2017.

"Quand j'ai entendu mon diagnostic pour la première fois, je n'avais pas peur car je n'avais jamais vraiment entendu parler de la tuberculose (TB) auparavant. Pendant mon séjour à l'hôpital, j'ai appris beaucoup de choses. J'ai appris que la tuberculose est une maladie très dangereuse; J'ai appris que des millions de personnes meurent à cause de cela et j'ai appris que cette maladie est stigmatisée. Les personnes non infectées réagissent de manière agressive; ils blâment ou évitent les communications avec les personnes atteintes de tuberculose. En conséquence, les patients tuberculeux ont peur de s'exprimer et ils se cachent ou mentent sur ce qui leur arrive réellement. D'après mon expérience, mon médecin m'a conseillé de ne parler à personne de ma tuberculose, sinon je serais marqué à vie. Je crois que c'est la principale raison pour laquelle l'humanité ne peut toujours pas vaincre la tuberculose. Tant que les gens ont peur d'en parler, cette maladie continuera de se propager. J'ai réalisé que je voulais lutter contre la tuberculose et la seule arme que je puisse utiliser est l'art."


❥ Caillou

Je n'ai pas de particulières raisons pour ovationner des équipes médicales que je ne connais pas et dans le vide. En revanche, tous, celles et ceux qui j'ai bien connu, et m'ont tant appris, ont reçu tout mon respect. Comme tout être humain, j'ai aussi connu des personnes qui œuvrent de façon discriminante et s'imaginent médecins, même à des postes de directions, qui jugent ou dirigent des équipes, qui espionnent et punissent selon leur propre psychologie et pathologies défaillantes. Sous le masque de la propreté, les pires sévices les plus sales, sont encore, en 2020 valorisés. Et pour se laver du mal que ces gens font, ils attaquent les plus pauvres et les désintègrent de la société. De toutes les guerres, les épidémies, ces gens parviennent à tirer leur épingle du jeu, s'ils sont encore en vie, ils n'hésiteront pas à arborer le masque des héros et héroïnes, sans s'être mouillés jamais, dans un quelconque sauvetage. Souvent, on les retrouve décorés, après une bataille. Sur le dos des plus modestes, ils se hissent toujours au-dessus des invisibles. Mais que croient-ils-elles ? Nous n'avons plus le même regard sur ce qui est trop visible, trop manifestant, trop invincibles. Nous sommes tous des fragilités, isolées, avec la capacité d'évoluer, de réfléchir à bien. Et c'est déjà incroyable. La question du collectif ne peut venir que de la possible élévation solitaire, vers un tout, toujours meilleur. Et quand tout va à vau-l'eau, tel un caillou, nous suivons le cours de l'eau...


dimanche 15 mars 2020

Ḻℯṧ ṧ¢н⊥ґ◎м℘ḟṧ



C'est pas les droits de la femme, c'est pas les gilets jaunes, c'est pas les stylos rouges, c'est pas le "black friday", c'est pas la fin d'un match de foot, c'est pas les gagnants du Loto, c'est pas la grève nationale ni les syndicats, c'est pas le vote aux urnes, c'est pas la soupe populaire, c'est pas la distribution des masques afin de ne pas contaminer... importuner...

C'est :

3500 Schtrompfs en France...

Un record du monde reconnu au niveau international, une prouesse humaine...
Ce n'est ni le stade 1, ni le stade 2, ni le stade 3, ni 4, c'est le stade 3500 !
Non ce n'est pas les inventeurs, ni inventrices d'un anti-virus, désolé...
Chut ! La France ne sait pas, qu'elle ne sait pas.


Corps et visages peints en bleu, bonnets blancs sur la tête, environ 3.500 personnes s'étaient grimées en "Schtroumpfs", célèbres personnages de l'auteur belge Peyo, pour battre le record du plus grand rassemblement de "Schtroumpfs" du monde, le 7 mars 2020 à Landerneau, dans le Finistère.

lundi 27 mai 2019

ϟÜℳ♏Ṳϟ

Embouteillages aux sommets

Au summum du génie : le choix d'une civilisation

Même jour, même objectif, même candidat, même idée, même résultat

La mort comme cordée pour afficher victoire