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lundi 18 novembre 2019

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Rihanna, as an otherworldly warrior queen, in the September issue of W magazine.Credit...Steven Klein; styled by Edward Enninful

16 artistes sélectionnés pour la première résidence au Black Rock Sénégal

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https://journals.openedition.org/insitu/10303

Pour aller plus loin :

La fabrication du Patrimoine : l’exemple de Gorée (Sénégal)
Hamady Bocoum et Bernard Toulier

Résumé

L’île de Gorée est aujourd’hui un des symboles emblématiques de la mémoire de la traite atlantique. Dès la période coloniale, une « maison des esclaves » est proposée pour l’accueil des touristes et le « centre historique » de l’île protégé au titre des monuments historiques et des sites avec l’ouverture d’un musée historique de l’Afrique occidentale française. À partir de l’indépendance, l’État du Sénégal prend le relais. Le discours patrimonial national rejoint la demande de connaissance sur les « racines » de la diaspora noire des afro-descendants : le site est mis sur la liste du patrimoine mondial en 1978, un projet de mémorial est lancé sous l’égide de l’UNESCO et une campagne internationale de sauvegarde est initiée par l’organisation internationale. Mais seule une réplique, dont l’impact négatif est évident, a été édifiée sur l’île. Aujourd’hui, on assiste à une surenchère de cette construction de la mémoire et du patrimoine à travers le projet d’édification d’un nouveau « mémorial de Gorée » sur le site des Amaldies à Dakar. Au-delà du discours du célèbre conservateur du musée de la Maison des esclaves, Boubacar Joseph Ndiaye, aujourd’hui décédé, ne faut-il pas reconvertir l’ensemble des musées de l’île pour accompagner cette transmission de la mémoire et cette demande d’« histoire » ?

mardi 4 juin 2013

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Show de Nouss Nabil  / photographie © Sonia Marques

"Je veux contribuer à l'amélioration de la condition humaine à travers ma musique"

Accueillis par la Maison des Droits de l’Homme dans le cadre du partenariat entre les régions Limousin et Plateau Central (Burkina Faso) le groupe est présent en Limousin du 30 mai au 6 juin et participe à diverses animations.

Nouss Nabil était parmi nous ces jours-ci, les dents du bonheur, le bonheur et ses essentiels. Précarité, apocalypse, diversité, pluie, vent, soleil, nuit, grésillements... rien ne peut corrompre et interrompre ce moment de grâce, le rythme dans la peau, le voyage assuré et nous dans son sillage.

L’artiste, accompagné de 4 instrumentistes expérimentés, présente son univers musical et partage les ondes de sa vibration avec le public. Naissance d’une musique de fusion qui tire ses origines du Ruudga accompagné d’autres instruments à prédominance traditionnelle. L’univers sonore de Nouss Nabil est un savant mélange d’instruments traditionnels et d’instruments « classiques », où le Ruudga et la calebasse côtoient la kora et la guitare acoustique. Ce mélange de sonorités, traditionnelles et modernes, est une manière pour lui d'interpeller la conscience humaine avec un univers sonore qu'il n'a pas l'habitude d'entendre.

Faire du «Ruudga »  était devenu pour Nouss Nabil une occasion unique et solennelle où il vivait de grandes émotions, de grandes vibrations, autrement une sorte d’extase et de bonheur sublime.

Show de Nouss Nabil  / photographie © Sonia Marques

Biographie de Nouss Nabil

Artiste musicien chanteur, auteur compositeur, interprète, acteur burkinabé, Inoussa OUEDRAOGO alias NOUSS NABIL est né le 1er février 1972 à Ouahigouya. Il commence sa carrière musicale en 1997 à l’université de Ouagadougou à laquelle il accède muni d’un bac D. Deux ans après, son travail sera récompensé par la sortie d’un album « Dianarose », un disque de variété qui le révèlera au public comme un espoir sûr de la scène burkinabé et africaine. En août 2001 lors du Forum Mondial de la jeunesse qui se tenait pour la première fois en Afrique (au Sénégal), NOUSS NABIL a pu toucher les plus hautes autorités sénégalaises et la jeunesse par ses acapela sur l’intégration africaine. Il y avait même reçu le surnom d’« oiseau d’Afrique » au pays de Léopold Sèdar SINGHOR. En mars 2003, la projection du film « la colère des dieux », du réalisateur Burkinabè Idrissa Ouédraogo en ouverture du FESTIVAL PANAFRICAIN DU CINEMA ET DE LA TELEVISION DE OUAGADOUGOU (FESPACO), Il franchit une étape importante dans sa carrière. Dans ce film il joue comme acteur et chante sur la bande sonore dudit film. En juin 2003, il découvre de manière fortuite le Ruudga, violon traditionnel des moossé (groupe socio-culturel majoritaire du Burkina Faso). Cet instrument de musique ancestral dans la société moaaga (ethnie dont il est issu), est entouré de mythes et de mystères divers. Grace à ses efforts d’autodidacte, il est parvenu à créer ses propres sonorités, ses propres mécanismes par conséquent, son propre style de jeu du ruudga. Dans son apprentissage du Ruudga NOUSS NABIL a vécu des faits significatifs les uns plus forts que les autres. En effet au fur et à mesure qu’il faisait du ruudga il avait des frissons, des sensations de présence autour de lui. Il faut noter que la sensation dans ses doigts au contact de la corde du ruudga était son point de communion avec son instrument de musique. Lorsqu’il parvenait à cette sensation dans ses doigts, dit-il, il se sentait investie d’une force surhumaine qui prenait le contrôle de son corps, de son esprit et l’entrainait dans un mouvement extraordinaire d’élévation, d’ascèse. Faire du «Ruudga » était devenu pour lui une occasion unique et solennelle où il vivait de grandes émotions, de grandes vibrations, autrement une sorte d’extase et de bonheur sublime. C’est ainsi que NOUSS NABIL a commencé à s’interroger. Comment un instrument pouvait-il communiquer autant d’émotions, de vibration et de bonheur intense à un artiste? En méditant sur cette question il était persuadé que le ruudga avait une vie, ou alors était le canal d’une vie. Une chose morte saurait-elle communiquer autant d’émotion, de vibrations et de bonheur à celui qui s’en accoutumait ? Faire du ruudga a également engagé NOUSS NABIL dans une quête profonde de spiritualité, un appel qui sera entendu par le « Grand Artiste de l’univers » c’est-à-dire Dieu...

Oiseau d'Afrique / photographie © Sonia Marques