chat.jpg

Un homme dans son château, ne supportait pas les lapins. Afin de continuer à vivre sa vie de châtelain, dans sa propriété, il décida de les exterminer par un virus mortel. Il réussi, à exclure ainsi toute cette faune naturelle de sa vue, en les tuant, comme un nazi. Mais une volonté criminelle, son racisme, ne vient pas sans un drame écologique plus vaste que son petit château privé, tous les lapins du voisinage, puis tous les lapins de la région, puis tous les lapins de France furent touchés par la maladie du virus introduit par ce tueur en série, une sorte de Barbe Bleue (du conte celui qui tue les femmes et enferment les cadavres dans son château... le prédateur effrayant)

C'est une histoire vraie, et la maladie est toujours là, les lapins meurent toujours de cette maladie. On peut se demander comment les virus (que l'on pense inconnus) sont introduits sur un territoire... Voyons comment s'est passé, de plus près cette histoire vraie.

La myxomatose :

La Nièvre a eu son serial killer ! Le docteur Paul Armand-Delille, né à Fourchambault en 1874, était spécialiste des maladies infectieuses infantiles. Et il a, sans le vouloir, eu la peau de millions de lapins dans les années cinquante. Hors de tout contrôle En inoculant le virus de la myxomatose à la population animale aux grandes oreilles de sa propriété de Maillebois, en Eure-et-Loir, afin de mettre un terme à leur reproduction effrénée, il a diffusé la maladie dans toute l’Europe. Les murs de son domaine n’étaient pas si impénétrables et arriva ce qui devait arriver… En 1952, las de constater que les lapins pullulent dans le parc de son château, ce professeur et membre de l’Académie française de médecine leur prépare leur fête. Il se fait envoyer le virus de la myxomatose par un laboratoire de Lausanne, en Suisse. Les lapins ne bougeront bientôt plus une oreille, ni deux d’ailleurs… Il attrape deux cobayes et programme leur mort. En deux mois, la quasi-totalité de l’espèce présente sur son domaine est décimée. Une véritable machine de guerre est en route. Elle échappe à tout contrôle. En dix-huit mois, tout l’hexagone est infecté par la myxomatose. Les lapins succombent par millions. Adieu civets et autres pâtés. La production de peaux est en chute libre. Les chasseurs ne décolèrent pas. Pire, la maladie court se répandre à l’étranger. L’Angleterre, puis l’Italie, l’Espagne… sont tour à tour contaminées.

À la fin des années cinquante, toute l’Europe est touchée par le fléau. Même l’Afrique du Nord voit ses lapins passer de vie à trépas. Face à l’ampleur du phénomène, la réplique ne se fait pas attendre. Le docteur Paul Armand-Delille est visé par une action en justice d’une association de défense contre les épizooties. Elle sera déboutée. Le propriétaire d’un parc dans le département voisin de l’Eure l’attaque à son tour. La cour d’appel de Paris condamnera le Nivernais à 5.000 francs de dommages et intérêts. À l’inverse, des agriculteurs et forestiers se réjouissent de l’épizootie, provoquée en pleine période de reboisement d’après-guerre.

D’ailleurs, en 1956, lors d’une réception privée en son château, à laquelle assistent des personnalités du ministère de l’Agriculture, le Fourchambaultais reçoit une médaille d’or. Il y est écrit : « La sylviculture et l’agriculture reconnaissantes ». C’était sept ans avant sa mort. Renseignements pris, le docteur Paul Armand-Delille ne semble pas avoir laissé de souvenir dans sa commune natale de Fourchambault.

Les symptômes de la myxomatose

Cette maladie affecte aussi bien les lapins domestiques que les lapins de garenne. Après une période d’incubation pendant huit à dix jours, elle provoque une élévation de la température, une perte de l’appétit et des symptômes oculaires (inflammation des paupières, conjonctivite…). Un gonflement de la face, des organes génitaux et de l’extrémité des membres peut aussi apparaître.

Origine de l’épizootie française

Contrairement aux tentatives antérieures étrangères, l’épizootie provoquée en France au printemps 1952 ne repose sur aucun fondement officiel succédant à des essais scientifiques nationaux. Il s’agit de l’initiative individuelle d’un médecin résidant en Eure-et-Loir, le docteur Armand-Delille, membre de l’Académie de médecine et Vice-président de la Société de Biologie. Ce dernier, propriétaire du domaine de Maillebois, composé d’un château et d’un parc de 300 hectares, exploite avec son fils, ingénieur agronome, les surfaces non boisées. Bien que l’ensemble soit clos par sept kilomètres de murs, la destruction des lapins, principal nuisible de l’exploitation, correspond à une activité reproduite périodiquement. Ainsi, 3 à 4 000 Oryctolagus sont tués chaque année au sein de la propriété en particulier à l’aide des furets. Le Docteur Armand-Delille, ayant eu par ailleurs l’occasion de rencontrer Sanarelli826, connaît parfaitement les résultats des premiers essais australiens et souhaite découvrir une méthode de destruction aisément applicable en France. Souhaitant répandre, sur ses terres, un agent biologique inféodé aux lapins, il copie en cela, d’après ses propres déclarations, les agissements de l’Institut Pasteur qui produit le “virus Danisz” contre les rongeurs827. Étant en relation avec le Professeur Hauduroy, chef du Centre de collection de types microbiens, organisation internationale dont le siège se trouve à Lausanne, Armand-Delille s’adresse à ce confrère afin d’obtenir un échantillon du virus de Sanarelli. Le 19 janvier 1952, il reçoit de Suisse, « à titre personnel et gratuit », une ampoule d’une contenance d’environ 1 cm3. L’expéditeur se permet cependant d’opérer une ultime recommandation : « Je vous signale aussi, mais vous le savez probablement, que les lapins infectés sont éminemment contagieux, que la cage dans laquelle ils se trouvent doit pratiquement être détruite après leur mort, que les personnes qui soignent ces lapins risquent d’infecter d’autres animaux ». Le 2 ou le 3 juin, son fils ayant capturé deux garennes, le docteur Delille réalise l’inoculation et relâche les bêtes contaminées au centre du domaine, près d’un pont surplombant la rivière traversant la propriété828. Alors qu’aucune des personnes travaillant dans le parc ne connaît l’opération réalisée, « six semaine plus tard tout le monde constate que, dans une proportion que l’on peut évaluer à 90 %, les lapins qui infestaient Maillebois sont décimés par un mal mystérieux »829. Le 6 septembre 1952, un rapport du service forestier d’Eure-et-Loir soulève un étrange problème. L’auteur de ce texte affirme : « un propriétaire de la région de Chateauneuf en Thimerais, M…, m’a signalé au cours d’une conversation que les lapins de garenne “se suicidaient” dans le domaine de Maillebois ». De fait, l’aspect et le comportement de ces animaux ne peuvent que susciter l’interrogation : « Sans que l’on sache pourquoi, les lapins ont la tête enflée, ils paraissent sourds et aveugles et ils se jettent à la rivière »830. En septembre 1952, alors que la maladie se propage au sud d’Orléans, « on pensait alors et on disait même que les lapins, de sexualité si prononcée, avaient contracté, eux aussi, la syphilis, mais une syphilis mortelle ». L’explication populaire ne résiste pas aux analyses des microbiologistes de l’Institut Pasteur. L’identification scientifique a lieu à partir d’un cadavre récupéré dans les environs de Rambouillet dans les premiers jours du mois d’octobre 1952 par Henri Jacotot et André Vallée831. La découverte du myxome de Sanarelli engendre une certaine perplexité quant à son origine et aux possibilités d’extension de la maladie. Très rapidement, l’Eure-et-Loir apparaît comme étant le département d’origine de la myxomatose, sans toutefois que le lieu exact de l’introduction soit identifié par les pastoriens832. Les biologistes considèrent que « toutes les hypothèses sont permises, depuis l’éclosion spontanée de novo qu’en d’autres domaines des maladies infectieuses certains ont invoqué déjà, jusqu’à l’imprudence d’un propriétaire désireux de mettre fin à la pullulation des lapins sur ses terres et s’aidant, pour se faire, d’une arme bactériologique pour une fois efficace et, de surcroît, terriblement dangereuse »833. D’autres imaginent une acclimatation accidentelle quelque peu complexe. En Belgique, les chercheurs du laboratoire de diagnostic et de recherches vétérinaires de l’Etat (Uccle-Bruxelles) affirment quelques années après l’introduction : « On pensait à ce moment que la myxomatose avait été introduite en France par des lapins congelés importés d’Australie, où cette maladie était entretenue et propagée intentionnellement dans le but d’exterminer les lapins sauvages » 834. La communication du Docteur Armand-Delille, présentée le 24 juin 1953 à l’Académie d’Agriculture et intitulée « une méthode nouvelle permettant à l’agriculture de lutter efficacement contre la pullulation du lapin », met un terme aux multiples hypothèses avancées afin d’expliquer la présence du virus sur le sol français.

Ce bactériologiste, professeur, membre de l'Académie française de Médecine et vice-président de la Société de biologie, est essentiellement connu pour avoir accidentellement provoqué l'effondrement de la population de lapins à travers une grande partie de l'Europe et au-delà dans les années 1950 pour les avoir infectés avec le virus de la myxomatose. La maladie a aussi touché le prédateur des lapins : le lynx ibérique.
Médaillé, on se souvient encore de lui, car aucun vaccin n'a été trouvé...

Parfois les virus sont introduis par une volonté de nuire et d'extermination d'une espèce, les êtres humains ont aussi été le laboratoire d'expériences de ce type, aussi gynécologiques sur des femmes, par les nazis... D'ailleurs si l'on pense à l'invention d'instrument (et là, je me suis toujours demandé comment se fait-il que des femmes n'inventent rien de mieux...) comme "le speculum", dont l'inventeur est un médecin térrifiant originaire de Caroline du Sud (qui a inventé plusieurs instruments de gynécologie et d’obstétrique) Ce spéculum, encore essentiel aujourd’hui à tout examen gynécologique ! J. Marion Sims, né James Marion Sims (25 janvier 1813 — 13 novembre 1883) est un pionnier de la chirurgie, considéré comme le père de la gynécologie américaine. Ses méthodes sont critiquées d'un point de vue éthique car il utilisait des esclaves noirs comme sujets d’expérimentation, et les opérait sans anesthésie. Ce médecin gynécologue qui torturait donc des femmes a eu sa statue en plein New York, et il a fallu attendre 2018 (il y a 2 ans) pour qu'elle soit enlevée !

Je pense aussi à ce médecin SS et ses délires racistes :

Joseph Mengele était un monstre, un de ces médecins nazis formés dans le mythe de la pureté de la race, prêt à toutes les absurdités scientifiques pour prouver la supériorité de l’Européen nordique, incarnation parfaite de la race aryenne.

Mengele est né le 16 mars 1911 à Günzburg, une cité médiévale bavaroise sur les bords du Danube. Issu d’une riche famille catholique et nationaliste, il arrive à Munich en 1931 où il adhère immédiatement aux thèses nationales-socialistes. On le retrouve ensuite à Francfort où il étudie la philosophie et la médecine. Il soutient sa thèse en 1935 en ayant choisi un sujet révélateur : « L’examen morphologique de la mâchoire inférieure dans quatre groupes raciaux ». En 1938, il obtient son doctorat et rentre dans la SS sous le matricule 317 885. La guerre déclarée, il s’engage dans la Waffen SS, servant comme médecin militaire sur le front de l’Est . Mais à la suite d’une blessure à la jambe, en 1942, il est déclaré inapte au combat. Il rentre en Allemagne avec le grade de SS Hauptstürmfürher et reçoit quatre décorations dont la Croix de fer.

Monstrueux, cruel et abject Le 30 mai 1943, il arrive à Auschwitz avec la fonction de médecin chef de Birkenau. Sa tache principale est de s’occuper de la sélection des déportés apportés par milliers de l’Europe entière. Désormais pour Mengele c’est une constante escalade dans la monstruosité, la cruauté et l’abjection. Les déportés survivants gardent de lui quelques images terrifiantes, fouettant de sa cravache les déportés refusant leur sort ou abattant froidement d’un coup de revolver une mère qui refuse d’être séparée de ses enfants. Parallèlement, on le croise régulièrement dans les salles de l’hôpital du camp déambulant « avec son manteau blanc immaculé qu’il porte par dessus son uniforme et sifflant du Wagner ». Il a droit de vie et de mort sur les malades qu’il envoie à la chambre à gaz d’un simple pouce baissé. Il fait aussi un jour tracer une ligne horizontale sur l’un des murs du block des enfants. Tous ceux dont la taille n’atteignent pas la limite fixée sont gazés. Des expériences sur les nains, les homosexuels et les bossus Mengele profite aussi de son passage à Auschwitz pour mettre en pratique l’enseignement qu’il a reçu à l’Institut de biologie héréditaire et d’hygiène raciale de Francfort où on lui a appris « que le meilleur moyen de repérer les influences héréditaires était d’étudier les jumeaux » . Mengele va ainsi entamer une série d’effroyables expériences sur les jumeaux, mais aussi sur les nains, les homosexuels, les bossus… Sinistre « collectionneur » d’anomalies physiques, il s’intéresse aussi à une maladie qui provoque de graves mutilations faciales, le noma. Pour en étudier l’évolution, il se sert d’enfants tziganes chez qui cette pathologie est fréquente et les gave de sulfamides et de vitamines. Mais dès que des progrès sont observés, attestant de l’efficacité de son traitement, il l’interrompt, envoyant ces enfants à la mort. Fasciné aussi par les jumeaux, Mengele les traite comme des rats de laboratoire, leur injectant ou appliquant sur leur peau diverses substances chimiques… Mengele va poursuivre ses épouvantables activités jusqu’en janvier 1945, peu avant la libération du camp par l’Armée rouge. Rentré dans sa famille, en Bavière, il vit quelques années paisibles, parents et voisins ne voyant en lui qu’un brave soldat qui avait fait son devoir. Mais, au fil des ans, les langues commencent à se délier et les témoignages des survivants d’Auschwitz remontent à la surface. Les preuves accablantes s’accumulant tant et plus, les Américains qui contrôlent la Bavière, se décident à se pencher sur son cas. Sentant le vent tourner, Mengele fuit l’Allemage. On le retrouve successivement à Merano, en Italie, puis en Espagne ou il organise son exil en Amérique du Sud. Pignon sur rue à Buenos Aires En 1952, il a pignon sur rue à Buenos Aires où il a ouvert un cabinet médical, fort de ses excellentes relations avec le président Juan Peron et sa police. Mais, à la chute du dictateur, en 1955, Mengele – tout comme la plupart des nazis exilés en Argentine - doit trouver un nouveau point de chute. Ce sera le Paraguay et le début d’une longue cavale, recherché par les autorités allemandes et poursuivi par les agents du Mossad israélien. Mais si ceux-ci ont réussi à mettre la main sur Adolf Eichmann, autre grand criminel de guerre, il ne pourront jamais capturer Mengele qui après avoir quitté Asuncion, se réfugie dans une province reculée du Paraguay où il vit sous divers noms d’emprunt : Dr Gregor Gregorry, Dr Fritz Fischer… Finalement, Mengele passe les dernières années de sa vie dans un modeste deux-pièces de la banlieue de Sao Paulo, au Brésil. C’est dans ce pays qu’il meurt noyé le 7 février 1979… D’autres monstres... Mengele est passé à la postérité comme « l’ange de la mort ». Mais bien d’autres médecins nazis auraient mérité cette appellation comme en attestent les extraits de ce rapport publié à Varsovie en 1948 sur « Les crimes allemands en Pologne » : « Il y a des preuves irréfutables qui démontrent que certaines expériences ont été faites sur des hommes vivants. Ce sont les dépositions de plusieurs témoins et le compte rendu de la séance de la Section de chirurgie du 16 décembre 1943 qui cite notamment: 90 castrations, 10 ablations d'ovaires et une ablation de l'oviducte. Les expériences avaient lieu dans le Block 10 du camp principal. On peut les classer comme suit : expériences visant à l'examen du cancer, expériences de stérilisation, expériences hématologiques et sérologiques. Le plus souvent, des juives étaient employées à cet effet. Beaucoup d'entre elles furent à plusieurs reprises l'objet d'expériences. On constata, après quelques essais, qu'une fois opérées, les femmes n'étaient plus bonnes pour les expériences et dès lors on les expédiait directement aux chambres à gaz. Les expériences de stérilisation au moyen de rayons étaient l'oeuvre du professeur Schumann de Berlin, lieutenant d'aviation de la Wehrmacht. Beaucoup de femmes vomissaient violemment après de telles expériences, beaucoup moururent peu après. Au bout de trois mois, chaque opérée subissait encore deux opérations de contrôle, pendant lesquelles une partie de leurs organes était incisée afin d'en vérifier l'état. C'est probablement à la suite de transformations hormonales provoquées par ces opérations que les jeunes filles vieillissaient précocement et faisaient l'impression de femmes âgées » « Quant aux hommes, un testicule seulement était soumis à l'insolation. Après cette opération, ils retournaient aux Blocks généraux et, après un repos d'une journée seulement, ils étaient remis au travail, sans qu'on tienne compte de leur état de santé. Beaucoup d'entre eux succombaient à la première expérience. Ceux qui y avaient survécu étaient au bout d'un mois castrés par le même Schumann, qui collectionnait les testicules coupés et les expédiait à Berlin. On choisissait pour ces expériences des hommes et des femmes jeunes et robustes, le plus souvent des Juifs de Grèce. Au cours d'une séance, trente femmes environ étaient soumises à l'insolation. De telles séances étaient organisées par Schumann deux ou trois fois par semaine. Mais c'est le Pr Clauberg, gynécologue allemand, qui fut le principal expérimentateur sur des êtres humains vivants. » Effroyable...

Que dire... L'histoire se répète...à différents niveaux, mais elle se répète...
Je suis partie des lapins, car en 2025, avec les hérissons, ces espèces seront en voix de disparition... On sait pourquoi...

On peut aussi prendre des institutions publiques, pour les privatiser, c'est-à-dire, croire qu'un service public devient "son" château, quand on est simplement nommé par l'État pour le diriger. Combien d'institutions publiques sont-elles alors défectueuses, et pourvoyeuses de souffrances au travail ? Pourquoi des fonctionnaires se sentent exclus de forteresses publiques où ils ont travaillé durant des années, où leur carrière s'est construite ? Les expériences dans un laboratoire ne sont pas rendues publiques, ni les modalités de recrutement et de licenciement. Cela reste une souffrance si l'on ne comprend pas que l'absurde est absurde, que le « turn over » est important. Le renouvellement de l’emploi ou ce qu’on appelle couramment la rotation de l’emploi, s'il est important, cela signifie que le rythme de renouvellement des effectifs est important et que le lieu de travail connait beaucoup de départ qui se sont suivis par des recrutements, ou pas. C’est un indicateur qui est étudié avec beaucoup de précision car il décrit l’ambiance au travail mais aussi les coûts des départs et des arrivées de ces effectifs. Un recrutement coûte cher et de nombreux départs coûtent cher, un montant important à l’organisation. Dans les cas de souffrance au travail, cet indicateur n'est pas étudié. Ainsi, les suicides et maladies graves, congés maladies, accidents de travail, ne sont pas écrits ni révélés, afin que les forteresses soient impénétrables. C'est notre myxomatose contemporaine. Il est absurde de croire qu'une carrière se construit dans ces conditions de travail. C'est une carrière construite sur du vent, des illusions, de la médiocrité des relations humaines (elles n'existent pas, il faut s'endurcir pour tenir, être insensible) On donne alors à de pauvres personnes l'idée que la puissance individuelle et l'accès à la propriété, s'acquière alors, dans ce respect de la hiérarchie (et quelle hiérarchie !) Mais il n'y a pas de méchant ici, car pour postuler dans ces forteresses de solitudes, il faut être dépourvu d'émotion. Il faut correspondre à une typologie psychologique, avoir une faille dans son parcours. Celle-ci est de l'ordre de l'affection, qui donne cette impression du re-devoir systémique, en échange d'une loyauté, la forteresse donne des échelles graduelles, dont les graduations seront, en permanence, le seul sujet de débats, de blocages, donc, une espèce de vide absolu, qui convient très bien à l'absurde. En échange du devoir discrétionnaire, ce qui fortifie une forteresse, et de sa communication effrénée du "tout va bien" (elle brille) l'individu vieilli parvient difficilement à ses rêves, c'est-à-dire qu'il s'aperçoit qu'il n'en a jamais eu, pour travailler dans ces conditions. Non seulement, il n'y a jamais pensé, mais en plus, arrivé si fatigué (certes avec une carrière... quelconque) il n'en a plus : il n'a pas de quoi réaliser ses rêves car il n'en a plus.

Et c'est au nom de communautés parfois, que se greffent les lois des forteresses maudites, car il faut bien cimenter, donner l'illusion de liens humains, dans ce qui n'a ni foi, ni spiritualité, ni labeur. C'est un autre sujet mais les sectes peuvent se formaliser dans ces lieux et demeurer longtemps dans des esprits limités.

Imaginer, reste, de mon point de vue, la capacité de retrouver ses rêves ou bien d'accéder à une part d'invention, non négligeable, car elle permet de se libérer des prisons, dans lesquelles tout s’appauvrit, car l'amour ne trouve grâce nulle part.

Ici on croit que la privatisation du service public arrive du ciel et est très débattue comme les méchants du privé. C'est sans compter l'histoire, les abus et les excès, de toutes ces privatisations déjà exercées à l'insu des employés, des espaces publiques, ou avec l'accord des employés, et pour des intérêts personnels, ce qui a engendré cette détérioration du service public. Cela n'arrive pas comme ça, d'un seul coup, ce sont toutes ces tolérances aux abus, et aussi, cet aveuglement général des employés mêmes, ou les niaiseries entretenues, qui ont fait perdre du temps sur l'analyse et la méthode et l'imaginaire (collectif) au profit d'illusions individuelles.

Une incapacité à penser le mal, au sens philosophique. On n'en voit qu'un problème économique, quand on ne parvient pas à articuler le psychologique et les faits écologiques. Le châtelain, les nazis, ont une obsession psychologique qui les amènent à penser l'extermination et la torture sur ce qu'ils considèrent comme des espèces, races ou proies spécifiques à leurs obsessions. Les viols dans différentes institutions publiques (santé, sport, éducation) ou religieuses, sont aussi des obsessions psychologiques qui nuisent, et durant des dizaines d'années, trouvées dans des forteresses où "tout va bien", à l'économie, ou la relation écologique à son milieu, son habitat. C'est ce que je nomme de la niaiserie, c'est un peu ridicule, pour ce qui est plus grave, mais du ridicule on peut comprendre de plus grands principes.
Absurdité, simplicité, fadaise, stupidité.

Il est complètement stupide que penser éradiquer des lapins dans son jardin par l'introduction d'un virus (qui provoquera une maladie, sur une espèce saine), sera l'idée la plus adaptée à son milieu, son habitat.
On a beau avoir des médailles, des diplômes et des honneurs, être reconnu par ses pairs et sa communauté... scientifique, on n'en reste pas moins atteint de stupidité, très sévère, et ne parlons pas de toute la communauté qui valide ces niaiseries !

La stupidité arrive parfois à son comble quand on allume sa radio.

Monde absurde.