Exercice du pouvoir : exclure


Quelques notions exposées dans le documentaire :

La culture geek dans un ordre social de masculinité hégémonique et ne correspondant pas à ce type, s'est donnée le pouvoir de l'expertise, le pouvoir de juger et donc exclure, selon des critères que les geeks créent. Une masculinité émasculée, sans sexualité…  Une masculinité dévirilisée, domestiquée, on reste chez soi, dans son espace domestique. La masculinité geek (dans les magazines, dans les conventions…) a ce discours de l'expertise qui se joue comme "excluant", l'exercice du pouvoir se joue à l'intérieur de la communauté et emprunte aux caractéristiques de la masculinité hégémonique.
Ce qui caractérise les représentants de nos gouvernements, c'est le discours de l'expertise, un discours de la performance, un discours donc  excluant !
Cela rejoint la masculinité hégémonique et la masculinité geek…
Une personne seule, recluse face à son écran, et le génie artiste (compétences techniques exceptionnelles : virtuoses du code, des représentations masculines > les concepteurs de jeux vidéos)
Ces valorisations, la passion chronophage : si l'on n'est pas engagé, dans le temps (passion chronophage) on n'est pas compétent, ni expert…
Le processus de création du film valorise aussi la figure de l'auteur, de l'homme, son contrôle sur toute une équipe, c'est prétendre au statut supérieur…
Prétendre au statut supérieur.
La masculinité fragilisée se trouve compensée dans les concepts des jeux vidéos : "tu vas être fort", ce sont des fantasmes viriles qui sont vendus.
"Je joue à être ce fantasme viril"
Hypermasculinité : héros d'action, courageux, aventureux, humour en toutes situations, le mec cool...
Les hommes renforcent leur masculinité et ne cherchent jamais à proposer d'autres formes de masculinité, en groupe…
Les bambis sont des débutants, nommés ainsi, associés aux homosexuels ou aux femmes, ce sont des injures pour les nouveaux, ainsi les expérimentés peuvent affirmer leur expérience (par l'exclusion et une volonté de compétition continuelle)
Si le geek domine sa masculinité dans un jeu vidéo, sa virilité en dépend. L'identité est consumériste. L'idée de difficulté, de maîtrise, de passionnés, sont liés à la virilité.
Les "casuals", les joueurs occasionnels, sont alors méprisés, et c'est là où l'on retrouve des femmes joueuses.
Le mépris est très important pour se viriliser. Il faut dévaloriser. Discerner ce qui est "vrai" jeu vidéo" et "faux jeu vidéo".
Si les femmes utilisent de façon morcelé le jeu vidéos, sous-entendu qu'elles font d'autres tâches (comme les tâches ménagères) elles ne sont pas considérées comme de vraies joueuses.
Si jamais elles parviennent à être compétitives et dépasser les hommes dans les jeux vidéos, elles seront harcelées et martyrisées, jusqu'à les faire partir.
Avoir le pouvoir, être rationnel, la logique froide, ce qui diffère de l'émotion, les femmes sont associées à l'hystérie.
Les formations d'ingénieurs sont guidées sur l'exclusion des sciences humaines et de la sociologie.
Dans les industries tek, le manque de femmes est conforté par ce manque de formation. Les privilèges doivent êtres conservés.
La violence sexiste est prédominante. L'esthétique virile ne peut exister qu'avec l'autre, parce que la femme est l'ennemie à abattre.
Les militantes féministes, dans les jeux vidéos, deviennent des femmes à abattre.
La capacité de l'hégémonie, est celle de se présenter "au centre", alors que l'histoire d'avant ou ce qui arrive après, n'existe plus, est invisibilisé.
C'est toujours comme si "l'extérieur" arrivait, alors que tout préexistait, mais l'hégémonie veut être au centre donc marginalise l'histoire.
La visibilité des femmes qui veulent parler devient alors insupportable.
La radicalisation arrive dans ce moment : la guerre culturelle.
Si le média est amené à évoluer à devenir plus mature, il y a une crise, et une guerre. La logique masculiniste arrive, comme les attentats réalisé,s par des hommes masculinistes contre des femmes (ex: Canada) Le terrorisme est une forme de violence utilisée par des mouvements de harcèlements organisés, dans le jeu vidéo, pour faire disparaitre les femmes.

Gamer Gate


L'entre-soi gamer est devenu très fertile aux idées d'extrême droite. Des hommes qui se sentent floués (misogynie, racisme…) sont obsédés par la pureté et la "race blanche". Ces mouvements massifs en ligne, sont des mouvements de jeunes hommes qui se radicalisent en ligne. Les partis d'extrêmes droites recrutent énormément sur les réseaux en nourrissant les peurs de ces jeunes hommes, en les emmenant sur le terrain de "la décadence" de l'occident. La radicalisation progressive occupe ces espaces et rencontrent de grands succès. Le gamer gate peut servir à l'émergence de figures politiques aux idées extrémistes. Le pouvoir des jeunes hommes blancs déracinés : cette masse peut être utilisée et manipulée pour de futures élections…
Les laissés pour compte… S'enfermant dans leurs jeux vidéos, ces jeunes hommes recherchent à se remasculiniser, à se reviriliser.
Ces lieux de recrutements, des suprématistes, se trouvent dans ces entre-soi.

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Intéressant, car on peut exactement retrouver ces méthodes, dans des entre-soi féministes, qui peuvent harceler et choisir un homme, pour cible, en utilisant toutes les femmes victimes, ou qui se victimisent, afin de faire disparaître certains hommes de pouvoir…
Lorsque l'on donne des clés politiques, dans une situation de fragilité, il faut s'inquiéter.
L'engagement sans faille dans sa passion en évitant la vie sociale est un moteur de la masculinité.



Le male gaze


Le regard concupiscent : les hommes regardent les femmes comme des objets de désir.
On part du principe que le joueur est masculin.
Les femmes sont des récompenses dans les jeux vidéos.
Mériter l'affection d'une femme, mériter le sexe !

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Méditation... analyse :

Si ce concept est vu dans le milieu du cinéma, le jeu vidéo, aujourd'hui en 2020, on peut le voir en action dans les écoles d'art.

Des hommes d'un certain âge, derrière la caméra, filment de jeunes étudiantes, nues, avec un prétexte (l'histoire de l'art) La domination est telle, qu'il y a même crédit, c'est-à-dire mérite, les très jeunes étudiantes qui "doivent" se soumettre à ces regards (publiés sur Internet ensuite) sont même aidées par des enseignantes femmes, aussi d'un certain âge, donc des sortes de rabatteuses et complices de ces regards masculinisées. Le fait de mépriser les jeunes étudiantes, les prépare à une vie de victime, et de soumission, dans l'art et la culture, car le tout est entièrement subventionné par l'État, le gouvernement, parfois même sous le label "égalité entre hommes et femmes" ou avec une charte "contre les discriminations".

Comment une jeune étudiante (parmi les plus précaires) peut-elles comprendre ce qu'il se passe ? Puisqu'elle attend d'être reconnue ? Ce qu'elles comprennent, ces jeunes étudiantes mises à nues, c'est qu'elles ne pourront pas obtenir leur diplôme dans ce cadre subventionné, si elles ne se soumettent pas à ce cadre. Elles peuvent ainsi penser qu'il en sera toujours ainsi si elles souhaitent travailler  dans le domaine de l'art en France.

La question de l'exhibition obligée : montrer des jeunes femmes nues contre leur consentement à la vue de tous (Internet) à tous les pays, en chantage d'un diplôme, de la validation de leurs années d'études, d'une idée du supérieur ("échelon, grade, diplôme...), c'est aussi confirmer, qu'en France, l'exhibition est associée à l'exposition (au regard masculin, selon son désir sexuel)

L'immaturité des productions artistiques de certaines femmes (plus médiatisées que les autres) est liée à ces formations caduques ou extrémistes, qui préparent les femmes uniquement à la frustration, la dépression, la dépréciation, la souffrance ou la vengeance, mais ne favorisent pas à la création et à l'épanouissent, à la liberté des femmes et leur expression, leur qualité d'auteur. Celles qui ont ces qualités ne sont pas médiatisées.

Le milieu social, les fonctions et le statut social des parents, sont liés à cette "permission" de participer à ces cadres dévalorisants leurs enfants (car les jeunes hommes et les jeunes femmes participent, qu'elles soient nues ou qu'ils regardent) car ils ont également un regard participatif, ou laxiste, ou négligeant sur la qualité des études de leurs enfants et dans quels cadres s'inscrivent les étudiants, quelles sont leurs productions et pour quels regards.

Si aujourd'hui, nous subissons des écrits de littérature où des femmes d'un âge avancé se trouvent à révéler les violences subies enfants ou adolescentes ou étudiantes, c'est qu'elles sont à l’œuvre dans les écoles artistiques, encore et toujours, sans aucune véritable connaissance sur la culture du viol.
Le harcèlement sexuel dans les écoles d'art est liée à cette culture de tolérance. Par l'inaction, chacun, chacune participe à l'exclusion. Les écoles recrutent des personnes qui ressemblent à ces personnes tolérantes, elles doivent rigoler et participer de ledit "humour" du cadre qui souvent utilise "la transgression" comme mode de pression et d'emprise.

Ainsi le milieu social joue beaucoup, c'est pour cela qu'on ne trouve pas de diversité dans les écoles d'art. Car elles sont restées recluses à un même mode de sélection, dans les mêmes milieux ou la permissivité du viol, du harcèlement sur des plus jeunes est tolérée.

Les sévices sexuels, ne serait-ce que de la captation du regard, de tortures psychologiques, par étapes, par grades, par intrusion et défiguration, sont les prémices du consentement aux règles implicites. Il devient donc artistique d'avoir un tel regard, d'utiliser les outils de telle façon, pour assouvir des fantasmes sexuels, mais ce sont des fantasmes des professeurs, le plus souvent ceux et celles, qui sont parvenus à exclure toute diversité, en connaissance des règles démocratiques et réunions consultatives.

Le détournement devient un art, le dévoiement, la corruption, ce sont des valeurs enseignées : participer à toutes les réunions démocratiques, faire acte de présence, et faire tout autre chose dans la réalité, ne pas tenir compte des points de vue différents, les éliminer.

Le blocage est un moteur, mentir, salir, déshonorer, et pour cela il faut faire des sacrifices pour montrer l'exemple. Les étudiants ou enseignants qui restent concentrés sur les études, ne sont pas les bienvenus s'ils ne participent pas des cadres spécifiques de l'emprise psychologique. Ou bien si ceux-ci, celles-ci tolèrent, se taisent, accréditent, ou subissent, c'est possible. Mais ils et elles n'en seront pas moins atteints psychologiquement par cette complicité impossible à décrire et reconnaître. Il faut bien gagner sa vie, et pour mériter salaire, se soumettre. Sinon, c'est la saisie du salaire, en toute illégalité qui s’effectue, en connaissance de l’abandon des autorités, des instances de représentations, qui devraient sécuriser et protéger les établissements scolaires. L'impunité est totale, structurée dans l'histoire, interdite d'analyse et d'énoncer. Sans le dire, il faut subir et en plus s'extasier devant le pire.

Jouer sur l'impuissance de nos gouvernements à faire autorité, à punir des actes répréhensibles (violer, assouvir ses pulsions sexuelles dans le cadre de l'enseignement), est encore plus "jouissif" et c'est là où la transgression petite bourgeoise agit, dans ces limites d'entre-soi, quand l'État, l'institution qui la représente joue la carte de la "tolérance" et de la "liberté d'expression". En soutenant que cette liberté d'expression ne serait celle que le pouvoir d'importuner l'autre, sans son consentement ou avec un consentement sous emprise, décerné à l'enseignant.e, ou l'enseignant.e artiste, dénué de toute responsabilité, car le génie artistique prévaut sur ce que l'on voit, l'on dit, l'on lit, même si en fait, nous sommes face à la médiocrité, trop tard, les médailles ont été décernées et le pouvoir avec : légitimiser toutes formes artistiques, y compris lorsque nombre d'étudiants, les plus jeunes sont sommés d'être de simples objets de fantasmes, non pas de génies artistes, mais de personnes aux pathologies, parfois lourdes, sans arrêt maladie. C'est une façon de légaliser, tout en affichant le mantra "égalité, liberté, solidarité. Car la solidarité se joue effectivement à plein tube lorsqu'il s'agit de ne pas faire de vagues. Mieux vaut éliminer tout regard critique que d'être solidaire sur une analyse pertinente et courageuse sur des situations qui propagent le malaise. Ce sentiment de malaise est un parfum obligatoire, car il est très désobligeant de devoir travailler sur ces questions : mieux vaut ne rien faire et mieux : laisser faire. Au pire des cas, cautionner, légitimer, travailler pour trouver des arguments qui vont permettre l'assurance de la pérennité de pratiques délictuelles. Il faut éviter une fermeture, et très fermement. La terreur, faire peur à qui oserait dénoncer quoique ce soit, est une méthode très huilée et dont les extrêmes savent le mieux entreprendre, sans même que cela pose aucun problème ni sourcillement : c'est dans la culture de l'art, que de transgresser ! Après de quoi on parle exactement, il ne faut pas le dire. "Ça nous regarde"

Avec distance, on peut observer le silence sur ces pratiques rétrogrades, car, elles seraient, ces pratiques, le signe de reconnaissance de ce qui est "art" et de ce qui ne l'est pas. Donc, ces signes sont à présent très visibles et, la honte a cédé la place à la complicité. C'est-à-dire que "tout" le monde le sait, et par honte, tout le monde cherche à s'exclure même de toute publicité sur ces institutions, quand bien même, elles seraient encore le seul salaire, il faut s'en extraire, et la grève est un superbe paravent à tous ces actes honteux et si visibles encore. Une grève qui n'ose pas dire son nom, son "NON", tellement elle n'a pas l'analyse forte et intelligente. Une grève qui subit même, cette incapacité à nommer, ce qu'il ce passe, à dire. Un formidable écran de fumée, en attendant, que derrière, tout s'efface progressivement, sans mot dire.
Maudire serait souhaitable, par égalité, liberté et solidarité !