Ces enfants français, aujourd'hui en 2020, sont retraités. En 1962, ils donnaient des réponses aux questions posées par le journaliste : Comment sera l'an 2000 ? Quel régime ? La paix ? Les pauvres ? Les idées ? Les guerres ? Les inventions ?

Ce futur, aujourd'hui dépassé, figure toujours parmi les rêves devenus illusions. Il y aurait toujours des pauvres et des riches, et vous en l'an 2000, que deviendrez-vous ? Pauvre.

Même dans la possibilité d'imaginer le futur, certains, certaines, ont cette confiance en soi, de leur éducation, ils et elles peuvent projeter un futur pour un collectif, d'autres n'imaginent même pas, sortir de leur condition, elle est définitive. Ils n'auront guère la possibilité de s'émanciper de leur caste sociale. Qui a réalisé ses rêves, qui était réaliste, aujourd'hui en 2020, 58 années plus tard ? Si Rêver est un leurre, pourquoi supprimer celui-ci de nos formes éducatives ? Pourquoi supprimer la psyché ? Ce qui nous gouverne se coupe de nos rêves.

En 2020, notre éducation collective ne nous incite-t-elle pas, sans cesse à penser que notre avenir est inexistant ? L'imaginaire aurait aussi disparu de nos pensées et de nos savoirs ?

Imaginer ? Qu-est-ce que c'est ? Notre éducation française depuis l'an 2000, n'a-t-elle pas pris le sens "commun" de choisir un monde fini, éteint, limité, et parce que périssable et sans soins de la terre, le choix de la culpabilisation et du suicide comme seule ouverture ?

Imaginer ? Qu'est-ce que c'est ? Notre éducation française depuis l'an 2000, a-t-elle oublié le rêve ? Pour choisir l'autoflagellation et de qui va payer l'addition ?

Notre éducation française est-elle restée assise à la table des grands, en craignant plus que tout au monde, de payer l'addition, après s'être régalée d'une viande, d'un homard congelé, avec 2 bougies pour fêter le souvenir d'une religion oubliée ?

En craignant, les fesses serrées, les gouttes de sueur, à regarder autours de la table, celui ou celle qui allait payer pour tous ?

En trouvant un nom, au hasard des incivilités, bloqués par tant d'inerties et de grève de penser, notre éducation française depuis l'an 2000 n'a-t-elle pas oublié son enfance ? En choisissant de l'achever définitivement ?

Ces enfants de cirque qui deviennent de petits soldats de la morale, manipulés par de grands enfants du spectacle, sans aucune imagination, ne savent pas qu'ils sont regardés comme des marionnettes dans un boudoir.

Depuis 1962, ces enfants ont fait notre société, sans déterminer une direction définie, sans influencer les puissants.
C'était des enfants.