Journée de Black Friday, journée de méditations sur l'anathème.


Ways of Worldmaking

Je garde un brin d'humour, je viens d'apprendre que c'est la journée du "Black Friday".
Aux États-Unis et au Canada, le Black Friday (littéralement le "Vendredi noir", parfois traduit par "Vendredi fou")
est un évènement commercial qui se déroule le lendemain de la fête de Thanksgiving,
le quatrième jeudi du mois de novembre. Ce jour marque traditionnellement le coup d’envoi de la période des achats de fin d’année.
Plusieurs commerçants profitent de ce moment pour proposer des remises importantes.

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C'est arrivé en France. Et moi ce jour, un vendredi noir, devient un anathème.
Je vais méditer sur cette situation, avec ce silence, déconcertant, mais instructif.
Il m'impose de rester en retrait, je le prends comme bienfaiteur.
Non pas que je sois une fonctionnaire de l'État subitement soldée,
car je n'associe pas une mode américaine à notre belle francophonie,
mais peut-être une invendue, sincère dans ma démarche,
je reste très cohérente, discrète et loyale.

Meilleurs horizons, de toutes les manières et manières de faire des mondes (Ways of Worldmaking),
pour reprendre, le titre d'un célèbre livre, côté art, du philosophe américain Nelson Goodman, paru en 1978,
et pour réaliser cette boucle avec le Black Friday américain, mais plutôt, du côté de mon appréhension de l'art et de la philosophie,
et Nelson Goodman était également collectionneur d'art.

« Si, en outre, les mondes sont autant faits que trouvés,
alors connaître c’est autant refaire que rendre compte…
Découvrir des lois implique de les rédiger. »

Je pense à nos nombreux sujets qui nous préoccupent, dans notre culture, ce que nos avons de plus diversifié,
et de plus inattendu, en France, et tous ces talents, auxquels nous devons être attentifs, ensemble.

Je reprends ma place de poète.










Dessin > Sonia Marques © (Les incognitos - 2003)



Victor Hugo : Les travailleurs de la mer (1866) :

« Ne pas se faire montrer au doigt », voilà encore une loi terrible. Être montré au doigt, c'est le diminutif de l'anathème. Les petites villes, marais de commères, excellent dans cette malignité isolante, qui est la malédiction vue par le petit bout de la lorgnette. Les plus vaillants redoutent ce raca. On affronte la mitraille, on affronte l'ouragan, on recule devant Mme Pimbêche"



Les Travailleurs de la mer est un roman de Victor Hugo écrit à Hauteville House durant l'exil du poète dans l'île anglo-normande de Guernesey et publié en 1866. Dans l'édition de 1883, Victor Hugo adjoint une présentation de 80 pages à son roman, une « ode à la mer » intitulée « L'Archipel de la Manche ».