Self-Portrait, Girl Scout Applying Lipstick, North Massapequa, NY, January 1975 © Meryl Meisler

Untitled Film Still, North Massapequa, NY, Thanksgiving 1976 © Meryl Meisler

Parrot Pants, Cherry Grove Fire Island, NY August 1977 © Meryl Meisler

Long Wavy Haired Blonde with Leather Pants Standing in CBGB, NY, NY, April 1978 © Meryl Meisler
  • Biographie

Meryl Meisler est né en 1951 dans le South Bronx et a grandi à North Massapequa, Long Island, NY. Inspirée par Diane Arbus et Jacques Henri Lartigue, Meryl a commencé à photographier elle-même, sa famille et ses amis tout en s'inscrivant à un cours de photographie donné par Cavalliere Ketchum à l'Université du Wisconsin à Madison. En 1975, Meryl retourne à New York et étudie avec Lisette Model, continuant à photographier sa ville natale et la ville qui l'entoure. Après avoir travaillé en tant qu'illustratrice indépendante le jour, la nuit, Meryl a fréquenté et photographié les célèbres clubs dicos de New York. Avec une bourse d'artiste de l'AECG en 1978, Meryl a créé un portfolio de photographies qui ont exploré son identité juive pour le Congrès juif américain. Après l'AECG, Meryl a commencé une carrière à 31 ans en tant que professeur d'art à l'école publique de New York.
Après avoir pris sa retraite du système scolaire public de New York en 2010, Meisler a commencé à exposer des travaux inédits. La première monographie de Meryl, A Tale of Two Cities: Disco Era Bushwick (Bizarre, 2014), a eu une bonne réception intrenationale. Le livre juxtapose les photos disco avec des images du quartier brûlé pourtant de Bushwick, Brooklyn, dans les années 1980. Son deuxième livre, Purgatory & Paradise SASSY '70 Suburbia & The City (Bizarre, 2015), met en contraste les photographies intimes de la vie à la maison sur Long Island et les photographies de la rue et de la vie nocturne de New York.

  • Quelques informations

Cette photographe américaine, dans les années 70-80, écume les discothèques et vit la nuit. elle va au Studio 54 au rythme de Donna Summers et Gloria Gaynor, avec son appareil photo au cou, un Graflex Norita. Elle sélectionne ses modèles, le coût de développement des pellicules, à l’époque est élevé.
En 1977, elle entend parler du Bushwick, à la suite du blackout. Partout dans les médias, c’est un quartier en feu, où règnent la discorde, la violence et les émeutes. Cet endroit lui fait peur, comme à beaucoup de new-yorkais. Pourtant, quelques années plus tard, elle accepte un poste d’enseignante dans une école du Bushwick. Elle photographie la ville, les habitants. Ses photographies deviennent une banque de données sur l’évolution des habitants de New York, sur les changements de mentalités, mais aussi de pouvoir faire un comparatif avant/après Blackout.
Meryl Meisler plus qu’une autre photographe a su saisir l’esprit du New-York des années 70. Ignorant la 5ème avenue et les bordures huppées de Central Park, elle s’est intéressée aux rues interlopes des boîtes de nuit de diverses sous-cultures : « CNBG » pour les Punks, « Studio 54 » pour le disco et clubs extrémistes pré-Sida. Mais avant de se « perdre » dans ces lieux de stupre et de fornications l’artiste s’est intéressée à sa banlieue natale : Long Island, Massapequa – nommée « Matzoh Pizza » pour la présence majoritaire des familles juives et italiennes. Elle y fit plus que ses classes. D’abord dans des autoportraits dégingandés puis en shootant sa famille et des voisins.
Ayant grandi à Long Island dans les années 1950 et 1960, Meryl Meisler avait la vie de banlieue typique: scouts, cours de ballet et de claquettes, et bal. Mais, bien qu'elle aimait sa famille et ses amis, elle ne s'y sentait pas très bien. Elle s'est vite rendu compte qu'elle ne voulait pas être une ménagère, une enseignante, une infirmière ou une secrétaire - à peu près les seules options disponibles pour les jeunes femmes. Lorsque Meisler a atteint sa majorité, elle a commencé à découvrir sa sexualité en tant que lesbienne ainsi que son identité en tant qu'artiste. "La photographie est dans mes gènes", a déclaré Meisler. Son grand-père paternel, Murray Meisler, son oncle Al et son père Jack avaient tous été des praticiens de l'art pendant toute leur vie. Meisler a obtenu son premier appareil photo jeune, mais ce n'est que lorsqu'elle s'est inscrite à l'Université du Wisconsin à Madison au milieu des années 1970 qu'elle a appris sérieusement l'art en poursuivant une maîtrise en art. Pendant les vacances scolaires, elle est retournée dans sa maison d'enfance, où elle a organisé une série d'autoportraits qui ont examiné son passé, son présent et son avenir. À ce stade, Meisler n'avait pas entendu parler de Cindy Sherman, mais elle avait le même instinct. Elle a cherché à examiner la construction du genre féminin, de ses rituels à ses poses à ses personnalités.
Souvent restée dans l'ombre, son travail est revisité et exposé aujourd'hui. On la découvre.

Ses livres :

A Tale of Two Cities: Disco Era Bushwick et Purgatory & Paradise SASSY ’70s Suburbia & The City
sur The Strand  et  Amazon

  • Meryl Meisler m'a écrit un petit mot sympathique au sujet de mon blog, échanges états-uniens et insulaires.
    So magic and beau-bizarre ;.)