Lady Trémaine plus couramment appelée Belle-mère ou marâtre est le personnage antagoniste du long métrage d'animation Cendrillon (1950) adapté du conte de Charles Perrault, Cendrillon ou la Petite pantoufle de verre paru en 1697, et de la version des frères Grimm, Aschenputtel, publiée en 1812. La version créée par les studios Disney diffère des autres adaptations du conte.

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Qui n'a pas connu de marâtre ?

Cendrillon en a une. Je me souviens...
Dans une école d'art, il y avait une Cendrillon, une œuvre d'art, constituée des cendres, toute en céramique, vibrante, ensoleillée, colorée, à la peau trop bronzée, qui a trop voyagé, aux cheveux dorés trop décolorés.
Un oiseau phénix, une icône.
Puis une marâtre jalouse est intervenue pour virer les œuvres d'art par un grand ménage, en qualifiant tout de saletés remarquables. Cela n'a pas été facile, donc elle s'est servi de son pouvoir, celui du ministère de la culture, afin d'envoyer en prison "ce" qui la gênait. Et si cela ne suffisait pas, elle se servait elle-même pour subtiliser le sel de la vie qu'elle prenait pour maigre salaire. Elle usurpait l'activité d'intérêt général, sous le contrôle de la puissance publique, afin de bénéficier de prérogatives en soumettant à ses services la seule mission d'obéissance à ses maléfices.

Quelle était sa gêne ? Être femme, être artiste, être libre, être enseignante.
Il fallait supprimer de son regard tout ce qui pouvait l'être et l'empêcher d'avoir toujours plus.
Quelle est sa défaillance ? Prendre l'avoir pour l'être.

La souillure était son obsession car ces histoires de saletés sont liées à la sexualité et la culpabilité.

Ces temps-ci des truies pour sauver des porcs sont apparues dans les médias, en habits de lumière.

Hélas, pour certaines, elles ne savaient ni lire, ni écrire, elles n'affichaient qu'une pensée confuse. Une marâtre décida d'écrire et envoya ses vilaines se faire démolir dans tous les médias, la presse écrite, la radio, la télévision. La marâtre voulait être écrivaine, mais vaine elle restera. Sa vie sexuelle mécanique de femme violée du milieu de l'art remplaça toute critique d'art, justement. L'actrice aux traits refaits pour plaire aux vilains n'osa plus se montrer, seul son gendre, le petit garçon prit sa défense. L'actrice porno pleura devant les caméras bouc émissaire de la marâtre n'ayant pas su exprimer par écrit son vécu, sa douleur. Il ne restait que la chef d'entreprise pour s'adresser au monde, la plus idiote de toutes, car une autre fut retrouvée ivre dans sa cave à vin. La marâtre cru un instant qu'elle était plus belle que l'actrice de peau d'âne, souhaitant acquérir toujours plus de renommée, se retrouva, devant tout le monde transformée en mule.

La mule voulait être baisée par le monde entier, elle tenait un livre comptable de ses partenaires, afin qu'ils et elles soient obligés de se taire. Son compteur s’affichait sur ses yeux, combien d'exemplaire de son livre vendu, combien de traduction, combien de mulets. Farcie de cochoncetés, sur son tas de pierre d'or, son corps son outils, elle n'était plus reliée à son esprit. Elle en oublia de faire fructifier son trésor intérieur et avoua n'avoir jamais connu l'amour.

Ce n'est pas fini, jadis, cette mule, fut invitée par la marâtre de l'école d'art, toutes deux, en habits de lumière, face à auditoire obligé. Elles s'entouraient des crapules qui collectionnaient des crottes. Victimes de leur succès, les princes incultes baisèrent leurs pieds de mules.

Aujourd'hui, c'est à l'école des mules que l'on fait ses armes. Il y a tant de porcs, de truies et d'ânes que nous pouvons relire les contes à l'aune de nos contemporanéités.

Dédicace à toutes les salopes et tous ces animaux qui ne méritent pas tant de maltraitance. Stop à la violence !

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Ce Noël, nous avons regardé Blanche-neige et le chasseur, le film américain réalisé par Rupert Sanders, sorti en 2012. L'histoire du film est inspirée du conte de Jacob et Wilhelm Grimm, intitulé Blanche-Neige, paru en 1812.
Deuxième fois que je le voyais, mais 5 années plus tard. Mon père a découvert cette reine, que j'avais dépeinte, expression de mon vécu. La reine, l’œuvre réalisée il y a quelques années. Aujourd'hui, elle ressemble beaucoup à Catherine Deneuve je trouve... L'actrice française qui se mire toujours à travers le regard des hommes.
Quelle anticipation, toujours !
« Miroir mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle ? »

Le stéréotype de la marâtre (https://fr.wikipedia.org/wiki/Lady_Tr%C3%A9maine)
Le studio Disney renforce avec ce film le stéréotype de la marâtre déjà présenté avec la Méchante Reine, la méchante belle-mère de Blanche-Neige, dans Blanche-Neige et les Sept Nains mais aussi celui du personnage principal sans la présence maternelle de la mère biologique évoqué dans Blanche-Neige et les Sept Nains, Pinocchio, Bambi, La Belle et la Bête, La Petite Sirène, Pocahontas, Aladdin et une moindre mesure Dumbo10. Cet aspect de la « mère absente » est développé par Lynda Haas, Elizabeth Bell et Laura Sells11. La formule pour la méchante belle-mère est aussi conforté dans le film Cendrillon, une beauté froide complétée par une monstruosité et la violence, ainsi la Méchante Reine, la méchante belle-mère de Blanche-Neige, se transforme en sorcière et la belle-mère de Cendrillon a enfanté deux filles nommées Javotte et Anastasie aux visages et aux cœurs ingrats12. Cendrillon développe un autre point aisément imaginable dans Blanche-Neige, la jeune fille accepte sans broncher la longue liste de tâches ménagères et les injustices de sa belle-mère et aussi de ses deux demi-sœurs, Javotte et Anastasie, réalisant même ses tâches en chantant.