Mickey Gulliver est un dessin animé de Mickey Mouse produit par Walt Disney pour United Artists et sorti le 19 mai 1934. Le film se base sur la nouvelle de Jonathan Swift Les Voyages de Gulliver (1726).

Le radical chic ou comment créer des communes désurbanisées, un aggloméré de jeunesse désenchantée pour fuir l'aliénation et aussi celle des milieux militants usés et impuissants aux éternelles réclamations et appels de l'État au secours, d'échecs historiques et d'amertume. Mais l'attirance du désastre et de ses effondrements forment ces communes qui souhaitent le dépassement, la vengeance, le morbide. Cette fascination sans nuance d'une réalité devenue évidente et violente engendre la violence également. Le désir de vivre se remplace par le désir de vengeance. Il faudrait prendre acte de toutes choses mauvaises pour faire commune et prendre toute chose détestable pour son entièreté. Organiser le pessimisme n'est pas suffisant. Toutes ces théories insurrectionnelles n'ont d'avantage que de multiplier les partisans, de les articuler, comme une armée qui vise une guerre civile, toutes opaques avec autant de principe de blocages, pillage et sabotage. Ces guerriers de l'ombre se calquent dans une misogynie déjà présente au pouvoir et attendent patiemment un signe puisqu'ils patientent, en rang et bien organisés. Cette vocation vers le désastre, le positif de la mort est l'angle, cette fois-ci, vivant d'une virilité classique du guerrier, de la fascination pour la violence. Ne reste que la délinquance comme pratique acceptable et pardonnable à souhait, figure de rebelles.
La catastrophe devient alors, par hasard de catastrophe, le moment idéal pour messianiser le peuple. On retrouve là, tout des attirails terroristes. Les crises écologistes, les ouragans, tout ce qui fragilise les êtres et demande de nouvelles organisations en autosuffisance, des autodéfense et approvisionnement pour la survie. Ces crises deviennent autant de chance d'apparition de communes pour transformer le monde.
Aucun enthousiasme pour ces pratiques morbides.

Séisme à Mexico le 19 septembre 2017, 32 années après le séisme de 1985 à Mexico (19 septembre 1985), provoquant environ 10 000 morts et 30 000 blessés.

Avec beaucoup de retard, on observe des copies de copies exaltées par connivences de devenir un contre-pouvoir par intégration d'une commune. Aucun projet positif n'a été jusque là inventé, mais de critique en critique du même système, les copies rendues en retard, ne reste que les communes pour participer du même geste du renoncement d'une invention positive. Inquiétude et ravage, ces guerriers moroses et quasi dépressifs sont en germe dans une société en crise, avec un excès de travail, plutôt qu'un travail qui a du sens et de la convivialité. Ce marché de l'emploi en souffrance invente ainsi un refus de s'intégrer à ce marché qui tue plus qu'il ne ressource et ne cultive. Alors ces guerriers ne sont pas là et s'inventent pour leur mort. Ils ne vivent pas mais projettent, ce projet de vie qu'est la mort. Le seul projet auquel le monde du travail ne peut toucher, puisque ce monde du travail ne s'exécute que pour activer une société animée et consommante, qui se consume à petit feu. Alors ce projet morbide se pense, ici ou là, par la violence et la terreur, par la manipulation et tant de jeunesse aux désirs ardents de projets et de sens, s'engouffrent dans la brèche laissée béante, des politiques successives et sans succès.
Les catastrophes naturelles sont les moments des pertes de la foi et des confiances aux autorités, là où les naufrages sont comptés et aucun sauvetage énoncé. Les villes sont abandonnées, les dégoûts des gouvernements augmentent, les actes illégaux sont même appréciés et favorisés dans de telles circonstances. Les pillages sont justifiés, le crime rentre dans le domaine de la survie, plus rien n'est justifiable, fiable. Le viol est chose commune et jamais un crime. La subversion paralyse les systèmes mais ne permet aucune construction positive. Quelques héros, des hommes toujours, en tirent partis, puis s'oublient comme on oublie le cri d'un animal rejeté de son arbre, car il y a tant d'arbres et de femelles cachées, bientôt ne veulent plus procréer. Ces modes dans l'art à l'insurrection qui se distillent dans des écoles en crise et embrigadent des étudiants sans savoir ni discernement, la chair fraîche, là, disponible, puisque sans plus aucun enseignement, est devenu insupportable, validés car l'État a déserté ses écoles. Souvent de jeunes femmes sont en nombre, vaisselles, service, écriture, liant du groupe, sourires et popotes. Tandis que les hommes et les gourous se pressent de rajeunir Debord dans les terreaux laissés des enseignements retraités, les seuls a avoir capitalisé, dans les sphères de la culture. Toute tentative constructive et ouverte sur le monde, dans ces mines territoires, ces chasses gardées, est éliminée, au profit d'un enfermement, d'un rétrécissement de la pensée.  La fuite, le groupuscule, contre les enseignements, contre la pluralité. Il y a une volonté d'adhérer aux mêmes, à l'idée nostalgique d'une révolution, sans jamais l'incarner, avec les mots insurrectionnels, avec les formules, tout en rejetant ce qui est différent, toutes les différences, c'est-à-dire, ce qui n'a ni formule, ni lourdes références, ni dépression.

Autoconstruction de paille, apprendre à potager et appâter les urbains pour la sortie de la techno-marchande avec techniques de combat, afin de savoir se battre, ouvrir les maisons, les institutions, piller les uns et les unes en signant à la place de l'État, s'approprier les salaires et les sels de la vie, contourner les règles et la loi, monter des cantines de rue, faire des affiches avec des feutres enfantins pour singer la manifestation, étudier les plantes, croire à l'invention de l'immédiat et nier l'histoire, le je égale le je, rassembler les êtres qui se sont oubliés et ne veulent plus savoir d'où ils viennent.
Le refus de la pensée s'exprime par défaire en se réappropriant tout savoir-faire acquis des plus pauvres et en le faisant savoir. Comment apprendre à piller, violer, sans se faire prendre. Radical chic.
Et c'est bien témoins de cette pauvreté copiée des ignares des histoires, que nous accompagnons le peu de sensibilité et d'invention nous obligeant d'enterrer les nôtres, les sages.

Les crises deviennent autant de chance d'apparition de communes pour transformer le monde. Tout climat délétère est entretenu afin que les communes s'organisent. Il ne faut absolument pas que le climat s'améliore, il faut le désintégrer davantage afin que le règne des plus morbides arrive.
Aucun enthousiasme pour ces pratiques.

Signé : La comète

"Un Autre Monde" de J.J Grandville (du livre : Pérégrinations d'Une Comète  - 1844)