Quelques heures après la publication de cet article dans ce blog, au mot clé étoile, Nathalie Magnan disparaissait.
Hier soir, 3 images, étaient postées ci-dessus, sans références, suite à un workshop (L'art de la disparition) de 5 journées pacifiques, dans les marais de Bourges, avec les étudiants. Comme disait l'une d'entre nous, cela vide la tête, relâcher la pression, se mettre en état d'observation. Nos échanges, les explorations des unes et des uns et des autres continuaient la contemplation mais aussi du ciel, des constellations d'observatoire du Chili et de films de Patricio Guzmán ("La nostalgia de la luz" de 2010 que l'artiste Françoise Quardon nous a projeté et "Le bouton de nacre" de 2015 que je vais projeter, grâce à la commande de Cécile Liger, conservatrice des bibliothèques) Des histoires d'eau et de canoë des étudiant.es, de leurs navigations, des cartographies envisagées à venir. Un peu d’ethnographie, de rites magiques. Discerner le savoir des croyances, tel est mon acte de transmission, mais pour mieux les confondre dans celui de la création. Car, on ne peux oublier les astres, lorsque l'on a pu les observer, interroger les étoiles, et dans des situations inextricables, telles celles des prisonnier.es, des malades, les étudier et les imaginer, de l'espoir dans la disparition.
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Je lui disais que je n'étais pas (h)activiste, j'étais pacifiste, elle était dans ces questionnements, elle était rassurée. Mais pour être pacifiste, je le réalise de plus en plus, il faut activer la paix. Aucune immédiateté. Le temps de comprendre.

Hommage et apaisement, étoile était un présage, successivement, Nathalie s'est éclipsée depuis Marseille, mais n'était pas très loin de nous. Son sourire, sa bienveillance, prendre soin, désarmer. Des yeux d'eau, de la mer.

Sorority