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blog m kiwaïda

04/11/2019

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Photographies © Sonia Marques

Faits mains par Christine de l'association S.O.S. Mistigri (Merci Julien !)

TROIS PTITS CHATS

Trois p'tits chats

Trois p'tits chats

Trois p'tits chats chats chat

Chapeau de paille

Chapeau de paille

Chapeau de paille paille paille paille

Paillasson

Paillasson

Paillasson son son son

Somnambule

Somnambule

Somnambule bull bull bull

Bulletin

Bulletin

Bulletin tin tin tin

Tintamarre

Tintamarre

Tintamarre marre marre

Marabout

Marabout

Marabout bout bout bout

Bout d'ficelle

Bout d'ficelle

Bout d'ficelle celle celle celle

Selle de ch'val

Selle de ch'val

Selle de ch'val val val val

Ch'val de course


Ch'val de course


Ch'val de course
course
course

Course à pied

Course à pied

Course à pied
pied
pied

Pied-à-terre

Pied-à-terre

Pied-à-terre
terre
terre

Terre de Feu

Terre de Feu

Terre de Feu
Feu
Feu

Feu follet

Feu follet

Feu follet
let let
Lait de vache
Lait de vache
Lait de vache vache vache

Vache d'ferme


Vache d'ferme


Vache d'ferme
ferme
ferme

Ferme la boîte
Ferme la boîte
Ferme la boîte boîte boîte
Boîte aux lettres

Boîte aux lettres

Boîte aux lettres
lettres
lettres

Lettre d'amour
Lettre d'amour
Lettre d'amour mour mour

Mourre-à-trois


Mourre-à-trois


Mourre-à-trois
trois
trois

Trois p'tits chats


CHAPEAUTER

> Coiffer d'un chapeau. Synonyme : coiffer
> (Sens figuré) Contrôler, avoir la responsabilité d'un groupe de personnes ou d'un organisme.


Raymond Queneau

 > Exercices de style. 1947

Philosophique :

«Les grandes villes seules peuvent présenter à la spiritualité phénoménologique les essentialités des coïncidences temporelles et improbabilistes. Le philosophe qui monte parfois dans l’inexistentialité futile et outilitaire d’un autobus S y peut apercevoir avec la lucidité de son œil pinéal les apparences fugitives et décolorées d’une conscience profane affligée du long cou de la vanité et de la tresse chapeautière de l’ignorance. Cette matière sans entéléchie véritable se lance parfois dans l’impératif catégorique de son élan vital et récriminatoire contre l’irréalité néoberkeleyienne d’un mécanisme corporel inalourdi de conscience. Cette attitude morale entraîne alors le plus inconscient des deux vers une spatialité vide où il se décompose en ses éléments premiers et crochus. La recherche philosophique se poursuit normalement par la rencontre fortuite mais anagogique du même être accompagné de sa réplique inessentielle et couturière, laquelle lui conseille nouménalement de transposer sur le plan de l’entendement le concept de bouton de pardessus situé sociologiquement trop bas.»


Philosophie Par kiwaïda at 21:00

03/11/2019

ʟα℉Ôґε⊥

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Depuis mon article : pièces d'or, que de chemins parcourus, avec Marie Lafôret, dont j'adore la chanson :

Ivan, Boris et moi

Ses yeux, son élégance...


Beauté Maïténa Doumenach


Musique Par kiwaïda at 20:35

01/11/2019

L̴E̴V̴O̴N̴S̴ ̴L̴E̴ ̴V̴O̴I̴L̴E̴

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LEVER LE VOILE :

Découvrir ou révéler une chose insoupçonnée. Lever le voile est une expression tirée du latin "revelare velum". Littéralement, elle signifie retirer quelque chose qui gênait la vision de la réalité.
Exemple : Elle a levé le voile sur le projet qu'elle prépare depuis des mois en cachette.

(dico l'internaute)

LEVER LES VOILES :

 Sens 1

    Marine
    Hisser les voiles, c'est l'action de tendre le tissu sur les mâts d'un bateau, dans le but que le vent se prenne dans les voiles et fasse avancer le navire.

    Sens 2

    Figuré
    Hisser les voiles est l'expression qui illustre la volonté de partir en voyage.

(dico l'internaute)

Amis françaises françaises, ne serait-ce pas le meilleur moment pour partir en voyage, après avoir levé le voile ?

Cultivons nous, la mode, ses esprits créatifs, autant de fichus chics fichus en l'air, il fait trop froid en novembre pour se découvrir... Sachons garder secrets nos savoirs faire. Vive le textile ! Vive la mode ! Vive l'histoire de l'art !

Et vive la république !


Art Par kiwaïda at 20:56

31/10/2019

h҉a҉p҉p҉y҉ h҉a҉l҉l҉o҉w҉w҉e҉e҉n҉

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Kiwaïda featuring Fever Ray ! (photography © Ninja Hannah, Design Kiwaïda, with love)

© Kiwaïda

h҉a҉p҉p҉y҉ h҉a҉l҉l҉o҉w҉w҉e҉e҉n҉


Art Par kiwaïda at 13:36

24/10/2019

ÉℙÉℰ

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epe.jpg

Épée dessinée par Elizabeth Garouste, en bois et argent elle évoque "le bâton de pèlerin qui marche, vagabonde, traverse la vie à tâtons avec ses bonheurs et ses douleurs."

Hier elle était remise à l'artiste Gérard Garouste lors de la cérémonie à l'Académie des beaux-arts.

(Ce lien pour savoir quels sont les membres élus depuis des années, des siècles, ce ne sont que des hommes... et comment se réalisent les candidatures)

Je trouve très réussie cette sculpture, et que ce soit une femme architecte d'intérieur et designer française qui la réalise pour son époux est peut-être nouveau. Celle qui s'est sentie toujours "femme de" et en a fait une psychanalyse (sœur de..., femme de..., associée de... ayant travaillé plus de 20 années avec Mattia Bonetti)

Élisabeth Garouste et Mattia Bonetti font partie des designers emblématiques des années 1980, avec le groupe de Memphis et Philippe Starck, que ce soit pour l'aménagement de décors ou d'intérieurs, pour la conception de mobiliers ou pour la conception d'objets produits fabriqués industriellement. Parmi les créations ayant marqués les esprits figurent la chaise Barbare, dès 1981, qui leur vaut le qualificatif de Nouveaux Barbares, la table Rocher, des créations pour les cristalleries Daum ou pour la Faïencerie de Gien, les boutiques Christian Lacroix, le mobilier urbain et la décoration d'une première ligne du tramway de Montpellier aux hirondelles sur fond bleu, ou le packaging pour Nina Ricci4. Élisabeth Garouste et Mattia Bonetti s'écartent du high tech, du fonctionnalisme , et du minimalisme. Leurs conceptions sont surréalistes, baroques et théâtrales, utilisant une diversité de matériaux, bois, pierre, cuir, métal.


Depuis 2002, Elizabeth Garouste fait cavalier seul. De petits objets – vases, bougeoirs, miroirs… – sont édités par la Granville Gallery à Montparnasse qui lui a consacré, début 2018, l’exposition « Fantaisie » avec une quinzaine de nouvelles pièces, habitées par des créatures oniriques. Ses créations mobilières, elle les réserve aux galeries Avant-Scène, à Paris ou, depuis 2014, à Ralph Pucci, à New York. Elles sont toujours aussi baroques et bohèmes, regorgeant de motifs naturalistes et animaliers.

« Je suis en opposition avec l’idée de l’architecte Adolf Loos selon laquelle l’ornement est un crime et, comme le peintre Henri Matisse, j’aime créer de la fantaisie, du décor, pour exprimer mes sentiments »


Moi aussi, dans ma création, je suis très loin du dépouillement intégral que l'architecte autrichien Loss défendait. C'est aussi pour cette raison que j'ai réalisé des études d'arts appliqués et des beaux-arts, ce qui était très mal vu, on ne mélangeait pas ces disciplines. J'avais également été filmée pour un entretien sur les écoles d'art françaises, en 2005 pour l'exposition "Enseigner /produire, le numérique dans l’art" du commissariat Christophe Kihm, au Centre Pompidou à Paris. Et j'étais la seule femme professeure et artiste, parmi d'autres hommes, interrogés sur le numérique. Une des questions posée, spécialement pour moi, c'était de comment cette différence présupposée, donc, entre les arts appliqués et les beaux-arts en France, puisque j'avais réalisé cette passerelle. Pour moi, il n'y en avait pas, fondamentalement, dans mon parcours et ma façon de créer. Cela avait déstabilisé la personne qui m'interrogeait, car, nous étions toujours sous la domination, dans les formations des écoles d'art, telles que je les ai connues, de l'art conceptuel, et le rejet de plusieurs disciplines considérées comme des arts mineurs et non des arts majeurs :l'illustration, la bande-dessinée, le graphisme, le textile, même la chorégraphie... et encore moins ce qui avait attrait aux nouvelles formes de créations avec le numérique, exactement tout ce qui faisait la richesse de mon cheminement d'apprentissages, celui que j'ai choisi, certes singulier et peu recommandé. Je ne le savais pas, en fait, tout ce que j'ai choisi, était évidemment par affinité, et curiosité, et aisance, et aussi, parce que peut-être, il n'y avait pas cette domination par à priori, de ce qui "était mieux que". Je n'ai jamais fait trop attention à ce qui était présenté comme mentions honorables, car de toutes façons, je n'étais jamais pressentie pour les honneurs, puisque défricheuse, et non conservatrice. Je ne faisais pas gaffe, à présent je discerne très bien, le système d'honneur, par élection et cooptation. Il n'y a là aucun mérite, lorsque l'on a ce savoir des chemins et que l'on comprend en enseignant le parcours de chaque étudiant, ses efforts, mais aussi les talents, qui peuvent ne jamais recevoir d'honneurs officiels. Et qu'importe, puisque les académies des beaux-arts sont des entre-soi, qui ne concernent personne ou si peu. Il n'y a aucun hasard, que je me sois retrouvée à enseigner dans une école nationale des arts décoratifs, à inaugurer et développer ces arts en interaction. On rencontre toujours des incompréhensions, lorsque l'on bouscule les habitudes, lorsque l'on débloque des blocages... C'est le chemin des découvreur-es. Alors oui, le bâton du pèlerin en guise de fourreau d'une épée... Belle idée, qu'aujourd'hui, illustre ma volonté de continuer à agir.

"L'épée"

   
Une épée venait compléter cette allure solennelle. En 1687, les membres de l’Académie royale de Peinture et de Sculpture furent invités à déposer leurs armes personnelles au seuil du siège de leur Assemblée : il s’agissait alors de respecter l’interdiction des duels promulguée par Richelieu quelques décennies auparavant. La nouvelle épée symbolise par son ornementation, l’idéal, la carrière, la philosophie du nouvel élu. Dès son origine, l’épée d’académicien ne fut pas conçue comme une arme mais comme le portrait de celui qui l’arbore : elle est à la fois souvenir, reflet et espoir.
Loin d’annoncer quelques luttes à venir, elle est signe d’existence et par là, impose le respect. Elle est aussi la force d’une œuvre d’art qui illustre, à travers de précieux matériaux, un parcours, un esprit, un envol. Elle est la lame qui adoube ceux que leurs pairs ont jugés dignes d’accéder à l’Académie. Signe de reconnaissance, ne frappant que pour la défense de la culture, des arts, des lettres et des sciences, elle renforce l’idée d’une Minerve pacifique.

Tout cela est bien beau, mais comme aucune femme n'a eu, depuis des siècles cette passation d'épée dans les Arts et la Culture, en tant que créatrice, on ne peut ni y croire, ni y participer.

Alors, je me suis tournée sur le tarot, car, il y avait, ces derniers temps, pas mal d'épées positives dans ma voie lactée.


LES ÉPÉES = PIQUES

Les « Épées » sont à associer à l’élément « Air » Ceux qui argumentent, qui défendent et qui gouvernent Les Épées représentent l'union des principes actif et passif, symbolisant la lutte constructive pour réaliser l'action. Réfèrent au monde de la pensée et de l'esprit, de la Vérité qui rend libre, des défis à relever et des difficultés à surmonter (luttes, conflits, santé, affaires de justice, gouvernants, etc); de même qu'à l'intelligence, à la puissance transformatrice de la pensée, à la communication. Cette suite évoque la lutte parfois difficile ou douloureuse, mais requise, pour réaliser l'action; car elle implique la nécessité de faire le tri entre l'ivraie et le bon grain, pour remettre de l'ordre dans les affaires et pouvoir progresser librement de nouveau. Ce combat sous-tend la possibilité de blessures, la potentialité de la mort, la coupure de relations, le changement drastique qui transforme une vie, le risque à prendre d'une victoire ou d'une défaite, l'éventuelle intervention du Pouvoir qui décide et qui tranche (telle l'épée de la Justice, le scalpel du médecin, les mots incisifs qui saisissent et font cesser les obstacles, etc).

Les Épées sont donc associées au monde de l'intelligence – qui inclut la faculté de discernement –, de la gouvernance, de la parole et des mots, des communications efficaces et sans appel; mais aussi aux polémiques, à la nécessité de faire éclater la vérité pour se libérer et avancer, aux luttes et litiges qui peuvent amener coupure de contact et rupture de relation.

Sur Terre, chacun aspire à une vie où règnent l'ordre, l'équité, la liberté, la sécurité et la paix de l'esprit. Cette suite exprime donc les petits ennuis de la vie (manque ou excès de l'énergie des Épées) et les impacts d'un vécu relié aux conflits, aux épreuves, aux souffrances, aux frustrations, au surmenage et au burn-out, aux malheurs, aux déprimes et dépressions, à la maladie et aux accidents, au veuvage ou à la mort éventuelle, aux contrats et paperasses officielles (dont les diplômes), aux problèmes divers, aux escroqueries ou aux faillites, aux ennemis (cachés ou non), aux mauvais sorts et sortilèges, aux égrégores (forme-pensée négative), aux sciences occultes, aux choses secrètes, aux scandales, aux abus de pouvoir, aux procès et litiges, etc... Les personnages des Épées sont considérés comme les faiseurs de troubles (ex: la placoteuse, l'espion, le traître, le faux ami, etc), et-ou comme ceux par qui les problèmes se manifestent (ex: avocat, médecin, juge, policier, huissier, etc). On les désigne souvent comme les « hommes de robe »: des gens en position d'autorité face à soi; ou des personnes seules, célibataires endurcies, veuves ou divorcées, plutôt austères ou aigries.


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Le roi d'épée est un symbole de puissance intellectuelle et d'autorité. Il possède de surcroît le courage et l'intelligence pour accomplir tout ce qu'il désire. Il représente le discernement, la maîtrise et le pouvoir. Son caractère s’avère aussi rigoureux que celui d'un juge, d'un avocat ou d'un chef de guerre dont les émotions doivent être contenues sous la pression. Par conséquent, le roi d'épée vous demande de rester détaché et objectif dans une situation spécifique, afin de connaître la vérité et de ne rechercher que les faits. Vous devez utiliser votre intellect pour démontrer votre point de vue et réussir dans vos entreprises. Votre éducation et votre expérience sont importantes, mais vos observations et vos pensées quotidiennes le sont tout autant. Le roi d'épée signifie que vous devez adopter un attitude sévère mais juste. Vous savez que vous êtes doté de lucidité et que vous pouvez percevoir la vérité du moment, alors prenez donc les devants en vous appuyant sur un point de vue objectif. Vous êtes bien placé pour juger votre situation de manière appropriée et identifier les comportements limitants qui nuisent à votre évolution. C'est une période propice pour mettre de côté vos émotions et rester aussi objectif et rationnel que possible. Vous devrez peut-être négocier avec les autres et être assez direct sur ce que vous remarquez. Il se peut que cela vous tracasse de ne pas être particulièrement attentionné ou empathique, mais pour le moment, ce détachement est ce dont vous avez le plus besoin. De même, le roi d'épée vous encourage à utiliser votre logique et votre intellect pour creuser votre sillon. Vous devrez affronter le problème à bras le corps, prendre des décisions inflexibles et adéquates et vous assurer que vous êtes ferme mais équitable dans vos rapports avec les autres. Il faut que vous soyez capable de vous mesurer à n'importe quelle situation, de l’étudier en toute impartialité pour ensuite arriver à une décision à la fois juste et perspicace. Souvent, le roi d'épée représente un conseiller professionnel, comme un avocat ou un notaire, un conseiller financier ou fiscal. Ce conseiller a une solide réputation et une vaste connaissance de son domaine particulier et vous prodiguera des conseils objectifs et bien documentés sur votre propre situation. Il est totalement impartial et tirera parti de son expérience et de sa perception innée des règles, des systèmes et des structures en place. Il peut paraître détaché ou désintéressé de votre situation personnelle mais cette attitude ne fait que renforcer sa crédibilité. Vous vous en rendrez compte grâce à la pertinence et à l’objectivité de ses conseils. Il se targue de son expertise et de ses qualifications et risque par conséquent de facturer des frais élevés pour ses services. Néanmoins, il offre la rigueur et les connaissances spécialisées dont vous avez besoin en ce moment. Si vous n'avez pas fait appel à un expert, l'apparition du roi d'épée signifie que cela vaut peut-être la peine d'obtenir des conseils juridiques ou financiers. Si vous anticipez des changements ou des circonstances particulières nécessitant des avis d'expert, il serait avisé de les consulter avant que les bouleversements ne surviennent. De cette façon, quand ces événements se produiront, vous serez prêt à revendiquer vos droits et à obtenir un résultat en votre faveur. Il se peut également que vous bénéficiez des services d'un avocat ou d'un mentor qui sera à l'écoute de vos besoins et qui pourra vous fournir des conseils objectifs et intelligents sur ce qu'il faudra faire. Ce roi est aussi un homme aux normes éthiques parmi les plus nobles. Il est impossible de le corrompre et résiste à toute épreuve. Il offre aussi des conseils judicieux à tout le monde, sans distinction. Qui plus est, il s'attend fermement à ce que les autres agissent selon les règles de la loi et se montre intraitable avec les resquilleurs. En tant que père, par exemple, il se mettra en colère si ses enfants ne suivent pas les règles de la maison.


Art Par kiwaïda at 13:19

18/10/2019

l̶e̶ ̶s̶t̶y̶l̶e̶ ̶l̶a̶ ̶l̶u̶m̶i̶è̶r̶e̶ ̶l̶e̶ ̶r̶i̶r̶e̶

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Je juxtaposais des images du film Joker, où Joaquin Phoenix fait une nouvelle performance, de danse et de syndrome pseudo-bulbaire, sur la maltraitance, avec des peintures de Frida Khalo, et quelques photographies d'archives, où les poses peuvent sembler d'une même époque ou inspiration : le style.
Et dans le même temps, miroir, la lumière tombait dans le studio de création, comme un maquillage de plus, dans une matinée, pourtant sans aucun fard. La scène avec ces escaliers où le Joker danse est très réussie et copiée à l'infini sur Internet. La scène dans la salle de bain, de la danse aussi, de ce joker maltraité, est aussi une intériorité retrouvée, dans l'exposition constante. Faut-il croire au grand soir ? Ou bien peindre comme s'enfuir avec les flèches, mais fièrement ?
Le Désespéré
est un tableau du peintre français Gustave Courbet réalisé entre 1843 et 1845. Un autoportrait de l'artiste sous les traits d'un jeune homme qui regarde fixement devant lui, les mains crispées dans les cheveux. Je pensais à cela aussi, dans l'idée des artistes qui se peignent en train de travailler. Moi, c'est la caméra de mon ordinateur qui a fixé ces moments, la peinture est aidée d'outils, également. Dans ce désespéré, on ne voit pas les outils du peintre, de même, dans mes autoportraits on ne voit pas mes outils.
Pourtant, des personnes avec une fonction institutionnelle (pas des praticiens) se sont toujours étonnées que je ne fasse pas apparaître les outils, même c'était presque impossible. Pour eux, si j'étais dans une discipline liée aux outils "des ordinateurs", je devais "forcément" faire apparaître ces technologies et parler de "comment j'avais fait les choses" et non, de qu'est-ce qu'elles étaient. Mais non, de même, la représentation n'a que faire des exploits techniques, quand bien même il y en a. Car il n'y a pas d'outil qui puisse faire apparaître, il n'y a que l'auteur-e qui puisse faire apparaître le moment choisi, déterminé, dans le hasard de la lumière, c'est-à-dire du temps. Ainsi, je ne faisais pas partie de ces artistes qui font la démonstration qu'ils sont bien dans une discipline que l'on peut cocher, dans un formulaire pour obtenir un crédit, à la recherche, à la production, à la diffusion, toutes ces inventions administratives qui ne comprennent absolument rien à la pratique artistique. Donc pas de crédit.
Il n'est pas évoqué, que le contexte d'une recherche s'installe, non pas, avec des outils perfectionnés, mais bien plus avec les inspirations, ces ricochets de la pensée, comme les rayons de lumières qui se posent de choses en choses, pour en faire une scène, que seul-e l'artiste peut voir, capturer, se souvenir, garder en mémoire, représenter, danser, copier, tout cela car sont ressenties les choses, dans leur plus secrète intériorité. Pierres animées. Contrairement au désespéré, du romantique Courbet, j'étais installée dans une plénitude méditative, un calme que seules les matinées ensoleillées, lorsqu'elles deviennent si précieuses dans la grisaille, poudroient. De roses donc et de pétales.
Je ne saurai expliquer comment l'art français s'est perdu, car trop institutionnalisé à tous les niveaux, et pourquoi les artistes sont devenus si invisibles et discrets, pour la plupart. L'institutionnel aime les qualifier de précaires et se donner des médailles pour lancer des emplois sans aucun goût dans tous les coins paumés de France, avec cette condescendance si affichée qu'il faut donner le ton, du bon goût, car les paumés, c'est bien connu, n'ont pas de culture. De goûts normés d'une petite clique, sans audace, ni espièglerie, tout s’effrite et les tenanciers pleurent sur leurs espaces atrophiés, de nouvelles fenêtres s'ouvrent enfin. Nous ne regardons pas tous la même chose, depuis longtemps.
Nous pensons étranges.

Painter at work © Sonia Marques


Art Par kiwaïda at 01:42

14/10/2019

ℓєѕ иαÏfѕ ѕσит ℓєѕ ρℓυѕ fσятѕ

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Photographies © Sonia Marques

Nous sommes allées visiter la belle exposition "Du Douanier Rousseau à Séraphine, les grands maîtres naïfs" au Musée Maillol, dont je tairais le nom des auteurs... que j'apprécie...
Un peu de recherche.

Fières de se coucher...

Non évidemment, pas tout n'est dans le Musée, mais les naïfs sont aussi jardiniers, ce sont les plus forts !

Un des leurs vient d'être adopté. Les stages durent parfois des années, mais la réintégration est éternelle !

L'inspecteur Cafuné se tient à disposition, dès qu'on l'appelle, il entre par la petite porte : Attention, il trouve un tas de trucs !

Le contrôleur de boissons alcoolisées n'a jamais quitté la France, et comme l'inspecteur, il peint la jungle exotique.

Merveilleux !

Merveilleuse !

Il y a toujours un animal qui regarde un autre, qui regarde un autre, qui... comme je vous observe... de loin !

Si proche !

Une petite Greta qui manifeste vient d'être invitée dans un bureau de l'Élysée, rideaux velours, un arbre vert derrière, naïveté ?

Il y a des femmes qui semblent faire des galipettes, en attendant que l'on se rappelle à leur souvenir. Autant s'amuser !

Tact et délicatesse, n'est-ce pas le plus humble conseil que nous pourrions donner : prendre des gants, agir avec précaution !

Qui croit regarder sans être vu, se trompe comme un éléphant rouge au milieu de la figure !

Ce soleil, cette figure, et oui, le figuratif est ma plus belle résistance à la monumentale connerie !

Le héron

Le Héron est la première partie de la quatrième fable du livre VII de Jean de La Fontaine situé dans le second recueil des Fables de La Fontaine, édité pour la première fois en 1678. La seconde partie de cette fable est composée par La Fille.

Un jour sur ses longs pieds allait je ne sais où
   Le Héron au long bec emmanché d’un long cou.
              Il côtoyait une rivière.
   L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ;
   Ma commère la Carpe y faisait mille tours
              Avec le Brochet son compère.
   Le Héron en eût fait aisément son profit :
   Tous approchaient du bord, l’Oiseau n’avait qu’à prendre ;
              Mais il crut mieux faire d’attendre
              Qu’il eût un peu plus d’appétit.
   Il vivait de régime, et mangeait à ses heures.
   Après quelques moments l’appétit vint ; l’Oiseau
              S’approchant du bord vit sur l’eau
   Des Tanches qui sortaient du fond de ces demeures.
   Le mets ne lui plut pas ; il s’attendait à mieux,
              Et montrait un goût dédaigneux
              Comme le Rat du bon Horace.
   Moi des Tanches ? dit-il, moi Héron que je fasse
   Une si pauvre chère ? Et pour qui me prend-on ?
   La Tanche rebutée, il trouva du Goujon.
   Du Goujon ! c’est bien là le dîné d’un Héron !
   J’ouvrirais pour si peu le bec ! aux Dieux ne plaise !
   Il l’ouvrit pour bien moins : tout alla de façon
              Qu’il ne vit plus aucun Poisson.
   La faim le prit ; il fut tout heureux et tout aise
              De rencontrer un Limaçon.
              Ne soyons pas si difficiles :
   Les plus accommodants, ce sont les plus habiles :
   On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
            Gardez-vous de rien dédaigner ;
   Surtout quand vous avez à peu près votre compte.
   Bien des gens y sont pris ; ce n’est pas aux Hérons
   Que je parle ; écoutez, humains, un autre conte ;
   Vous verrez que chez vous j’ai puisé ces leçons.


Lire la prochaine leçon, dans la fable La fille...

Art Par kiwaïda at 20:03

09/10/2019

ʟǟ ֆɨȶʊǟȶɨօռ éȶǟռȶ ʍǟɨռȶɛռǟռȶ ɖéֆɛֆքéʀéɛ, ȶօʊȶ ɛֆȶ քօֆֆɨɮʟɛ

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Autoretrato / Photographie, gravure, sérigraphie © Sonia Marques


Art Par kiwaïda at 13:47

07/10/2019

ᒪᙓᔕ ᑕᗩᖇOTTᗴᔕ ᙓﬡᔕᗩᖲᒪéᙓᔕ

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Mais celles que je préfère, ce sont les carottes des sables ...

On continue dans le nouveau mode de toutaccrocherlesmots…
au pays des intelligences artificielles...



CRÉER VOTRE MOT DE PASSE

carotte

DÉSOLÉ, VOTRE MOT DE PASSE DOIT COMPORTER UN MINIMUM DE 8 CARACTÈRES

carottegéante

DÉSOLÉ, VOTRE MOT DE PASSE NE DOIT PAS COMPORTER DE CARACTÈRE AVEC UN ACCENT

carottegeante

DÉSOLÉ, VOTRE MOT DE PASSE DOIT COMPORTER UN CHIFFRE

1carottegeante

DÉSOLÉ, VOTRE MOT DE PASSE DOIT COMPORTER AU MOINS UNE MAJUSCULE

100PUTAINSdecarottesgeantes

DÉSOLÉ, VOTRE MOT DE PASSE DOIT COMPORTER AU MOINS UN CARACTÈRE SPÉCIAL (%, #, :, $, *)

100PUTAINSdecarottesgeantes####dansTONculSItuNEmeDONNESpasIMMEDIATEMENTunACCES !!!

DÉSOLÉ, VOTRE MOT DE PASSE NE DOIT PAS COMPORTER DE CARACTÈRE DE PONCTUATION

ATTENTIONmaintenantJEvaisTEmettreVRAIMENTles100PUTAINSdecarottegeantesdansTONculSItuCONTINUES####aMEMMERDER

DÉSOLÉ, CE MOT DE PASSE EST DÉJÀ UTILISÉ


Internet Par kiwaïda at 11:32

06/10/2019

αυ ℓαяℊℯ

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Image du film Atlantique, franco-belgo-sénégalais réalisé par Mati Diop, sorti en 2019

Image du film Manta Ray (en thaï : Kraben Rahu) franco-sino-thaïlandais écrit et réalisé par Phuttiphong Aroonpheng, sorti en 2018.

Atlantique et Manta ray, 2 films que j'ai particulièrement aimé récemment, d'origines différentes. Dans mon parcours, je trouve des points sensibles et poétiques, ainsi que noirs, en commun. Ils sont parsemés de petites lumières colorées, dans la nuit, aussi, tous les deux, dans des situations de précarités. Si leur paysage, à chacun, diffère, la mer les rapproche. Sensuels et spirituels, aussi, sont-ils de belles images de contemplations. Le pacifisme de Manta ray, évoque aussi le diable des mers dont la symbolique du poisson choisi pour le titre, que l'on retrouve comme fantasme à capturer par pierres précieuses, est subjuguant. L'amour se passe d'individu en individu, mal en peine, ou peines de l'âme. Nous pourrions admirer, en regardant ce film, que l'amour se passe de mot, car le héro est muet et se soumet à toutes les guérisons de l'âme. Prendre soin de l'autre, en même temps que tuer l'autre, devient un gage de survie, de gagner sa vie, n'est-ce pas la plus paradoxale de leçon de vie ? Le muet va rendre ce qu'on lui a donné, dans la mer des incertitudes, nous laissant comme cadeau, sa non violence. Beau !

Dans Atlantique, l'amour non consommé et inconsolable nous amène au pays des revenants, de la revanche zombie et sourde. Les morts-vivants, eux aussi ont une âme et se réincarnent dans les complices des crimes de l'humanité, les voleurs du sel de la vie. Et j'en connais à présent un rayon, même si je ne vis pas en Afrique, au Sénégal, je pige bien, les affres des chantiers et des mois de salaires non payés. Je pige bien autre chose, et ce n'est pas exotique, la place des femmes et leur pouvoir. Les femmes ne représentent pas le pouvoir, mais elles ont le pouvoir. Celui de maltraiter la féminité, de la violer, de la vendre, au nom de la tradition. Ici, on mesure bien l'importance des biens matérialistes qui s'échangent et se substituent aux valeurs morales et religieuses. Il en est de même, dans notre pays, finalement. On prône une virginité à tous point de vue, et une innocence, alors que les intérêts financiers sont devenus maîtres des traditions, les ont remplacées, sans même que les êtres humains ne s'en aperçoivent, rivés sur leurs téléphones portables. Reste la poésie de l'amour, lui, qui se consomme, en bien des imaginaires, même celui des amants retrouvés le temps d'une nuit. Naufragés de l'amour. Beau !

Et les bandes sonores de ces films sont magnifiques !


Film Par kiwaïda at 18:20

03/10/2019

ρ☤ᾔ☺ʊ✄

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Animal Par kiwaïda at 00:11

29/09/2019

¢яσqυιѕ, яє¢нєя¢нєѕ

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L'auteure et ses recherches, peintures, petits croquis, grandes dessinées

© Sonia Marques

Formes discrètes & spectaculaires

        


                           


 

            

Art Par kiwaïda at 18:56

26/09/2019

ℓℯ ḉα⊥αℓ☺ℊυ℮ ∂℮﹩ øїṧ℮αüϰ

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Au début des années 50, Messiaen propose d'ouvrir de manière spectaculaire la musique sur la nature. Il justifie ainsi sa réponse salvatrice : « La nature, les chants d’oiseaux ! Ce sont mes passions. Ce sont aussi mes refuges... que faire, sinon retrouver son visage oublié quelque part dans la forêt, dans les champs, dans la montagne, au fond de la mer, au milieu des oiseaux ? C’est là que réside pour moi la musique ». Dès l’âge de 14 ans, Messiaen transcrit ses premiers chants d’oiseaux. Mais, à partir du printemps 1952, par le truchement de son éditeur, Gilbert Leduc, Messiaen prend contact avec l’ornithologue Jacques Delamain qui l’invite dans sa propriété des Charentes, « La Branderaie de Gardépée ». Là, débute son inlassable rédaction de 300 carnets de notations des chants d’oiseaux transcrits d’abord dans les provinces de France puis dans le monde au gré de voyages dont certains accomplis dans le seul but d’écouter un oiseau inédit. Quant à sa méthode, Messiaen nous livre ses secrets :

« Le moment favorable, dit-il, est le printemps, la saison des amours, c'est-à-dire, les mois d’avril, mai et juin [...] Les meilleures heures de la journée correspondent au lever et ou coucher du soleil.»

Catalogue d’oiseaux

Entre 1956 et 1958, la rédaction du « Catalogue d’oiseaux », immense recueil pour piano, est un geste artistique proprement inouï. D’abord, par son ampleur, puisqu’il comporte 13 pièces réparties en 7 livres savamment ordonnés selon un principe de symétrie (3+1+2+1+2+1+3). La pièce centrale, le livre 4, « La Rousserole Effarvate », est le pivot d’un ensemble, qui selon la belle formule d’Alain Louvier, peut-être décrit comme « Un grand poème symphonique avec piano seul en 13 tableaux ». Tout aussi extraordinaire est son contenu : « J’ai tenté, précise Messiaen, de rendre avec exactitude le chant de l’oiseau type d’une région, entouré de ses voisins d’habitat, ainsi que les manifestations du chant aux différentes heures du jour et de la nuit, accompagnées dans le matériel harmonique et rythmique des parfums et des couleurs du paysage où vit l’oiseau ». Chaque pièce est introduite par un argument littéraire, où Messiaen campe le décor et transmet à l’auditeur son parcours sonore et visuel. Ainsi, pour « Le Chocard des Alpes », la première pièce du Livre 1, Messiaen écrit : « Strophe : les Alpes du Dauphiné, l’Oisans. Montée vers la Meidje et ses trois glaciers. 1 ER couplet : près du refuge Chancel : le lac du Puy-Vacher, merveilleux paysage de montagne, abîmes et précipices. Un Chocard des Alpes, séparé de sa troupe, traverse le précipice en criant ». L’ensemble du « Catalogue d’Oiseaux » fût créé, le 15 avril 1959, à la salle Gaveau, dans le cadre des concerts du Domaine musical par Yvonne Loriod. Rappelons que « Le Catalogue d’oiseaux » est doublement dédicacé à « Mes modèles ailés, à la pianiste Yvonne Loriod »

Olivier Messiaen mêlait formalisme et extrême réalisme : c’est l’objet de ses recherches dans les années 50. Il tentait de trouver un équilibre entre formes acceptées et inventées, entre le naturel et la linguistique.
Il faut préciser que parmi les 300 à 400 espèces d’oiseaux qui se trouvent dans son œuvre, figurent très peu d’oiseaux imaginaires. Pour rendre le timbre d’un oiseau, Messiaen procède à des agrégats de notes : c’est la méthode additive. Il n’y a pas d’harmonie, pas de fonction tonale ou modale, mais une vision acoustique du son. Difficile synthèse entre le langage modal purement humain et un monde de sonorités et de syntaxes complexes.

« Dans mon Catalogue d’Oiseaux, disait Messiaen, on pourrait relever un grand nombre d’innovations, parce que la reproduction du timbre des oiseaux m’a contraint à des constantes inventions d’accords, de sonorités, de combinaisons de sons et de complexes de sons qui aboutissent à un piano qui ne sonne pas « harmoniquement » comme les autres pianos. Exemple avec le Merle bleu. »

Messiaen disait aussi : « C’est dans mon Catalogue d’Oiseaux et dans la Fauvette des jardins que vous trouverez ma plus grande innovation formelle. Là, au lieu de me référer à un moule antique ou classique, j’ai cherché à reproduire sous une forme condensée la marche vivante des heures du jour et de la nuit. »

Passé 1949 et la composition de Turangalila , la présence de chants d’oiseaux dans l’œuvre d’Olivier Messiaen est très fréquente.

Dans Oiseaux exotiques, Messiaen a même placé côte à côte des oiseaux de différents continents, qui ne se rencontrent jamais ! Ces chants sont soutenus par une écriture ‘strophique’ pour les percussions aux bois, les cuivres, le xylophone, le glockenspiel et le piano.

Dans Réveil des Oiseaux, la partition retranscrit uniquement des chants d’oiseaux, sans aucun rythme ni contrepoint ajoutés, et les oiseaux se trouvent réunis par la nature. C’est une œuvre véridique.

Dans Chronochromie, le mouvement "Epode", écrit pour 18 cordes soli, retranscrit 18 chants d’oiseaux de France. Ils entrent les uns après les autres, un peu comme dans une fugue. Il s’agit d’une sorte contrepoint à dix-huit voix réelles, qui dure dix minutes. L’œuvre a fait scandale. Hors de leur contexte naturel, les chants d’oiseaux seraient-ils difficilement audibles... ?

Le phénomène est amplifié dans Le Prêche aux oiseaux, de l’opéra Saint-François d’Assise. Il s’agit d’un « grand fouillis organisé, sans équivalent dans la musique contemporaine », décrivait Messiaen. Il la considérait comme sa « meilleure musique d’oiseau ».

Un grand fouillis organisé, la meilleure musique d’oiseau

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Dessin © Sonia Marques

Musique Par kiwaïda at 11:34

25/09/2019

υηє gяαρρє ∂є яαιѕιη qυι єη νσιт υηє αυтяє мûяιт

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Photographies © Sonia Marques / Proverbe Berbère


Art Par kiwaïda at 04:35

24/09/2019

ⓆⓊⒺⓉⓄⒾ

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Photographie © Sonia Marques : Que Toi (dans le jardin de ma mère, été 2019)

Dans l'esprit : « Dorénavant, la femme n''est plus l'avenir de l'homme, qu'il se démmerde ! » avec les deux lettres M (à démmerde), découvertes sur la pancarte d'une manifestation, toute féministe, à en croire le sujet, je découvre de nouveau une belle fantaisie :

OCCITANIE #On Attend Que Toi, décrit comme une campagne touristique participative et digitale
L'Occitanie s'invente un langage et une identité.

Qu'on se le dise Que Toi, un monsieur ou une madame, aujourd'hui ce genre d'interrogation peut se poser, est attendu, dans la Région Occitanie.
L'Occitanie est une région administrative française créée par la réforme territoriale de 2014 comportant 13 départements, et qui résulte de la fusion des anciennes régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées.
On invente bien des concepts pour faire vendre un peu plus de... voyages, même si les agences de voyages en France... font faillite.
Je m’égare, lorsque nous lisons : onattendquetoi, puisque notre nouveau mode de lecture est de tout accrocher avec un hashtag #, nous sommes en attente de Que Toi.
On l'attend, il ou elle est attendu-e. Car si nous attendions autre chose, toi, par exemple, nous pourrions dire : on t'attend !
Mais pas on attend que toi !
Alors si « On n 'attend plus que toi » (la bonne orthographe), ce cas de restriction implique le n' indissociable et synonyme de seulement: « On attend seulement toi ».
Dans notre langue française : on n'attend que toi, s'écrit ainsi, et non comme l'Occitanie nous l'informe partout (tous panneaux publicitaires, Internet, publicités vidéos...), on attend que toi.

À moins que l'on attende vraiment Quetoi, au subjonctif cette fois, ce monsieur ou cette madame si attendue, pour la photo en tous cas. Nous sommes bien entrés dans une ère digitale, et les régions s'inventent des identités, libérées de la grammaire et l'orthographe.
Si aujourd'hui, on peut se passer de 2 (NN) côte à côte pour inventer une nouvelle identité, on peut aussi ajouter 2 (MM) pour un effet remarquable.

Si on attend plus personne pour s’emmerder assez, dans ce pays, puisqu'on doit se démerder tout seul, il n'y a pas Que Toi qui est attendu au tournant !
Mais si, on attend plus de toi, sans le n', c'est que l'on attend davantage de toi, bien plus +, tu vois !

Alors Toi ou Que Toi méfie-toi, car cette publicité pour cette nouvelle Région Occitanie, qui existe depuis 2014 seulement, attend vraiment beaucoup de Toi.

Je ne saurai que trop te conseiller, Toi ou Que Toi, que je ne connais pas, de te méfier aussi du tutoiement.

Il existe des despotes, des maires ou mairesses qui se prennent pour ton pote, fausses et faux féministes. Ils et elles utilisent le tutoiement, car tu deviens ainsi un subalterne, si terne, que tu perds ta couleur en présence de ces horribles personnages élus par d'horribles lâches. Car le tutoiement non réciproque est très mal ressenti, dans le cadre d'un registre de langue familier, voire méprisant par sa familiarité. C'est l'effet remarquable.

Dans mon histoire, on a bien écrit par courrier, "saleté remarquable", conjugué avec le verbe être, confondu avec le verbe avoir, dans les missives reçues à plusieurs reprises. On est une saleté remarquable, bien plus que l'on a laissé des saletés remarquables sur un ordinateur. Cela n'enlève pas moins, que de l'être ou de l'avoir été, une saleté, qui plus est, remarquable, est très difficile à supprimer. Cela tâche, cela fâche. Mais qui est le plus souillé ? Celui qui tâche ou celui qui remarque la tâche ? Ou mieux, celui qui invente une tâche et la fait marquer, remarquer tant de fois, que le nom même de ces marques, seront marquées à jamais sur tous les outils.

Mais qui est la plus souillée ? Celle qui tâche ou celle qui remarque la tâche ? Ou mieux, celle qui invente une tâche et la fait marquer, remarquer tant de fois, que le nom même de ces marques, seront marquées à jamais sur tous les outils.

Même les démarques n'y pourront rien, il n'y plus aucune valeur créditée sur ces arbitrages tutoyés. Le vouvoiement est la plus belle partie de jeu, que nous pouvons encore sauver.

Marques est le plus beau nom et même si c'est si difficile à admettre, à démettre, vous n'y pourrez rien. C'est le sceau de la beauté.

Le vouvoiement (« vous, votre, le vôtre, la vôtre », etc.) s'adresse plutôt aux personnes auxquelles on doit un certain respect ou avec lesquelles on désire maintenir une certaine distance sociale, ce qui peut comprendre les inconnus, les supérieurs, la plupart des collègues d'un grade différent (bien que certains supérieurs tutoient leurs subalternes), les personnes âgées et dans les contextes où un certain formalisme est de rigueur (réunions officielles, cérémonies...)

Par mon expérience, il existe, aujourd'hui, comme pour cette nouvelle Région Occitanie, des manipulations politiciennes, oublieuses de ce respect mutuel. De ces oublis ou incultures, nous constatons des exclusions, de celles et ceux qui vouvoient, lorsque le "tu" devient une obligation, lorsque la familiarité domine, la vulgarité, lorsque toi et moi, devenons les subalternes d'une communauté d'ignares.

Cet article, billet d'humour, est destiné au bel anniversaire de ce jour, et il n'y a bien que toi pour comprendre ce message :
Joyeux anniversaire ! Belle Marques !

Quand le sage désigne la lune, l'idiot ne voit que le doigt.

Ce proverbe chinois, ou confucéen, se trouve parfois interprété par : quand le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt.

Dans le verbe désigner, que je préfère, et dans le contexte de mon expérience du procès, ou de l'accusation (la saleté sur l'ordinateur), ce verbe, avec une consonance appréciée avec le Design, discipline chère à l'école d'art de Limoges et que j'enseigne, il signifie :
Indiquer (qqn, qqch.) de manière à faire distinguer de tous les autres par un geste, une marque, un signe.

Marques est mon nom de famille, d'origine portugaise, et les accusations, par les idiots, ou les imbéciles, certainement racistes, dont j'ai été le sujet, ou bien dont ma fonction, professeure, sage, a été l'objet, on ne sait plus car, déjà utiliser un ordinateur du service public qui fonctionne très bien et être accusée de laisser des saletés remarquables, ou d'en être une, par la même occasion, et en faire un procès jusqu'à la cité judiciaire, me convoquer, en face de la prison de Limoges, en brisant mon nom (Marques) afin que je ne puisse passer à l'audience, et en enlevant ma profession de la convocation (professeure) et en substituant mon adresse, ma résidence principale, et la seule à Limoges, par celle de la Seine-Saint-Denis, dans le 93 ; c'était déjà indiquer, non pas la lune, ce design, dont ma profession et mon mérite sont ontologiquement liés, mais le doigt que les idiots regardent, et regardent toujours, sans grand dessein. C'est-à-dire, que depuis 10 ans, limougeaude, les imbéciles ne voyaient de moi qu'une étrangère, qui n'enseigne pas ce qu'ils souhaitent (épousseter les ordinateurs, les nettoyer, faire le ménage, et ne jamais les utiliser, en faire l'usage, afin qu'ils restent neufs, jamais enseigner aux étudiants comment s'en servir, les utiliser à leur tour, jamais désigner la lune, en faire un beau dessein), qui ne vit pas dans la ville où se trouve l'école, donc, ne participe ni de son économie, puisqu'elle n'y mange pas et n'y dort pas. Et comme elle demeure dans cette zone de non-droit : le 93, banlieue parisienne par excellence où les voleurs et malfrats mènent une vie moribonde parmi les étrangers, au banc de la société, elle ne mérite qu'un procès, parmi les autres accusés de la ville de Limoges, c'est-à-dire, des violeurs.

Le problème, c'est que, c'est tout l'inverse (parfait miroir inversé, quand le mal sévit, dans le seul but de salir un nom) : je suis professeure et artiste, j'ai passé des concours, j'ai réalisé de longues études et j'ai plutôt réussi celles-ci, j'en suis à une vingtaine d'années d'expérience, dans l'enseignement supérieur, je suis reconnue pour être en avance dans ma discipline, et experte, j'ai déjà transmis mes enseignements à plusieurs étudiants, j'habite à Limoges, je fais parie intégrante du paysage de cette région, je suis soutenue en tant qu'artiste et je n'ai jamais ni volé, ni souillé d'ordinateur et je n'ai commis aucune faute dans ma profession. Deux mois plus tard, la direction, en plus du procès, qui n'a pas fonctionné en faveur de la direction de l'école de Limoges, celle-ci me soutirait, à mon insu, une somme importante de mon salaire. Toujours sans avoir commis aucune faute professionnelle, sans aucune enquête ni médiation, au moyen d'un un décret directement obtenu et signé d'un membre de la DGCA (la direction de la création artistique), c'est-à-dire, la tutelle. Incroyable ! Dans un temps record. La seule signature de ce décret est émise par un greffier, spécialisé dans les affaires du "grand banditisme" et du "trafic de stupéfiants". Celui-ci quittera ses fonctions peu de temps après avoir signé le décret pour saisir mon salaire (un décret exécute un ordre du "gouvernement"), et que je demande pourquoi ne m'avait-il pas prévenu, afin que je sache, bien en amont qu'avais-je commis d'extrêmement grave pour que je sois la seule professeure des écoles nationales à avoir un tel traitement spécifique, une attention aussi répétitive et d'attaques digne des armées de singes. Et, sans qu'aucun de mes collègues ne soit averti de ma situation, ni les étudiants. On peut tuer un singe avec une armée de 12 singes, ai-je médité. Ce combat était déloyal en tous points, afin de me museler. Avais-je moi-même une arme, dont ces singes craignaient pour leur peau ? La parole ? Non : la voix.

Enseigner est ma vocation. Apprendre toute la vie et apprendre à apprendre, éclairer les moins éclairés, les plus jeunes, initier, montrer la voix, montrer la lune.

Ainsi la charge m'était donnée, je suis passée d'une excellente professeure et artiste, à un bandit, dès que la nouvelle directrice à pris ses fonctions. Son pouvoir et son autorité étaient si faiblards, qu'elle n'a vu que le doigt, alors que je lui avais déjà désigné la lune, et ce depuis quelques années auparavant, enseignant dans cette école. Pourtant, sa communication ne s'est effectuée qu'avec des courriers écrits par des illettrés. J'avais là, à ma lecture, l'armée de singes qui regardaient le doigt. De cette école qui pouvait devenir celle des lettrées, dont j'ai longuement apprécié enseigner et transmettre mon savoir, des objets de recherches, j'observais la destinée, tout autre, celle menée par une armée de singes illettrés. Et bien qu'en montrant la lune, les idiots, toujours, ne voyaient que le doigt.

Dans cette flèche qui m'a blessée, il m'a fallu, non pas rechercher, qui me l'avait envoyée, puisque le harcèlement est systémique, mais enlever cette flèche. Ce ne fut pas chose simple, mais sage enseignement.

Avec ce proverbe, on apprend que le sage, ici, pour ma situation, la "sachante", exprime du bout du doigt, par son enseignement (le Design, le dessin à dessein), ce que la majorité de celles et ceux qui l'entourent (des secrétaires administratives, une direction, des employés et collègues jaloux, des représentants syndicalistes avides de pouvoir) ne peuvent appréhender : la création. Si l'art c'est la lune, où va-ton ?

Je suis l'école des lettrés. Suivre est aussi accompagné d'humour, même dans la trajectoire des flèches qui manquent leur cible. En soi-même on peut trouver la cause des manquements.

À la rencontre des plus faibles et faiblards, je devais continuer à montrer la voix. Parfois, le chemin est plus long que prévu, j'ai dû ralentir pour attendre les autres.

Des hostilités en obscénités, oublions ces doigts d'honneur car nous avons des doigts de fée : regardons la lune, elle se glisse entre Saturne et Jupiter.

Observons la pleine lune le 13 octobre prochain à 23:10...


Internet Par kiwaïda at 14:49

23/09/2019

ℓε sιℓεŋ¢ε

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Enseignement Par kiwaïda at 00:06

22/09/2019

ℜÜ♏ЇℵѦ✝ℑϴℕϟ

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Plus près d'ici, je revisite les peintures d'Eugène Alluaud et les poésies de son ami Maurice Rollinat


Eugène Alluaud (Gilbert-Eugène de son vrai nom) naît à Ribagnac, sur la commune de Saint-Martin-Terressus, dans une famille de porcelainiers et d’amateurs d’art. Son arrière-grand-père dirige la Manufacture royale de porcelaine de Limoges avant de fonder sa propre manufacture et son grand-père, François Alluaud, fonde, en 1816, la fabrique des Casseaux avec ses fils, Victor et Amédée.En 1897, Eugène Alluaud achète une manufacture à Limoges et y produit des pièces monumentales et architecturales qui lui valent de remporter la médaille d’argent à l’Exposition universelle de 1900. Après la faillite de sa manufacture en 1903, il intègre la fabrique de Charles Haviland en tant que chef d’atelier décorateur. En 1919, il met en place une petite manufacture, d’abord à Solignac puis à Limoges, où il produit des pots de luxe destinés à la parfumerie.Mais Eugène Alluaud est un peintre avant tout, entouré dès son plus jeune âge des amitiés de son père, Amédée : Corot, que ce dernier reçoit à plusieurs reprises dans sa demeure de Ribagnac, le collectionneur Adrien Dubouché, les peintres de Crozant, Charles Donzel qui participe à la formation d’Eugène.Eugène Alluaud étudie à l’Académie Julian, notamment dans l’atelier de Bouguereau – le maître de l’académisme et l’organisateur des Salons officiels des années 1880-1890 – avant de parcourir l’Europe et l’Afrique du Nord.Eugène Alluaud découvre Crozant en 1887 et y retourne longuement en 1891. Il y fait construire, face au Puy-Barriou, sa maison, « La Roca », où il s’installe avec sa femme chaque été à partir de 1905 et y accueille de nombreux artistes : Paul Madeline, Léon Detroy, et surtout Armand Guillaumin et le poète Maurice Rollinat.Eugène Alluaud décède le 27 juillet 1947 à Crozant.










C’est à Châteauroux, le 29 décembre 1846, qu’est né Maurice Rollinat. Son père, François Rollinat est avocat, ancien député de l’Indre et ami de George Sand. Marqué par le décès de celui-ci en 1867 et le suicide de son frère, Maurice Rollinat se rend à Paris et commence à écrire et publier des poèmes. Le premier recueil, Les Brandes paru en 1877, décrit l’aspect paisible de la nature berrichonne. C’est à Fresselines, plus précisément à La Pouge, que Maurice Rollinat vient se réfugier après la publication de ses Névroses qui font scandale (1883). L’observation de la nature, la pêche et les longues promenades redonnent au poète un peu de sérénité et d’inspiration, malgré un naturel mélancolique qui ne s’estompe pas. Sa retraite creusoise ne l’empêche pas de rester en contact avec le monde de l’art : c’est à La Pouge, en compagnie de l’actrice Cécile Pouettre, dite de Gournay, qu’il recevra tous ses amis artistes, parisiens comme limousins, faisant de Fresselines un lieu et une étape incontournable de tout séjour creusois. Maurice Rollinat devient vite un personnage incontournable et des plus appréciés de cette vallée de la Creuse, et bien des gens se seront longtemps rappelés de lui, à l’image de l’aquarelliste Joseph Jeannot. Suite au décès de sa compagne, Maurice Rollinat tente à plusieurs reprises de mettre fin à ses jours, mais Eugène Alluaud, en grand ami, veille sur lui. Le poète décède en 1903 à Ivry, atteint de maladie.

Extraits du poème :

Les rumination, prose d'un solitaire (1904)

A l’insu d’eux-mêmes, les vrais artistes, ces grands effarouchés insociables, ont une telle pudeur dans le travail qu’il leur faut la pleine solitude pour s’y mettre et s’y absorber. Ils sont tellement tout à la fois les fatals, les volontaires et les raisonneurs de leur instinct, qu’ils ne peuvent pas subir d’autres impulsions et influences que celles de leur propre esprit qui, furtivement, et comme en cachette, cherche le sujet, guette l’impression qu’une fois trouvés et couvés, ils étreignent, creusent et brassent avec la même dissimulation, les sentant presque déflorés par le hasard d’une allusion volontaire, et voyant redoubler leur doute angoisseux pour peu qu’on les questionne sur l’actualité de leur labeur : surombrageuses et extrasauvages personnalités, d’une si inexplicable et décevante contradiction, que, plantureux d’imagination quand ils tirent tout d’eux-mêmes, ils seraient incapables d’une collaboration quelconque, et que le fait de leur imposer un sujet suffirait pour aussitôt tarir leur verve et stériliser leur pensée.

On peut avoir beaucoup de sens imaginatifs et intellectuels, voire même le sens commun, mais être totalement dépourvu de sens moral : cela explique pourquoi tant de gens qui, le plus souvent auraient tout intérêt à se taire, attaquent si férocement la vie privée des autres. C’est l’éternelle histoire du bossu qui dit du mal du chameau, du chaudron qui se moque de la poêle. Au fond, il faut toujours plaindre ces produits de la méchante et bête vanité sociale, qui, bilieux indiscrets, médisants impulsifs, si fins voyeurs des tares du prochain et si aveugles à leurs propres misères, sont assurément, pour leur excuse, des abâtardis du cœur et des dégénères de la conscience.

Les gens vulgaires qui sont coutumiers des propos graveleux, les lâchent instinctivement devant n’importe qui, avec une bonne jovialité brutale et sans jamais guetter sur les visages l’impression de leurs paroles. Au contraire, les profonds scélérats de la luxure, intentionnellement toujours, pour tâter et préparer le terrain, ne débitent chatouilleusement leurs savantes obscénités que devant des femmes, de préférence devant des fillettes et des jeunes filles, épiant les rougeurs sur les physionomies, les malaises du regard, les gènes du maintien, et, les savourant, dès qu’ils se produisent, en dégustateurs raffinés de la pudeur confuse ; comme aussi, horriblement désappointés et crevant de dépit, quand, malgré tout leur effort de charme, au lieu d’éveiller la moindre surprise, ils ont reçu, dans un seul coup d’œil, le tranquille désaveu de l’ignorance virginale, ou tout le hautain glacial d’une âme de femme indifférente.

Quand, parmi des personnes de votre connaissance auxquelles vous avez la conscience de n’avoir jamais fait que des politesses, il s’en trouve qui, vous rencontrant, prennent la rue latérale, le sentier d’à côté, se retournent en se mettant à considérer un arbre ou une affiche, celle-ci fût-elle même si décolorément vieille, déchiquetée, râpée, qu’il n’y a plus rien à y lire… tenez-vous le pour dit une bonne fois : si ces gens-là ne sont pas vos débiteurs, vous pouvez être sûr qu’ils sont vos pires envieux, vos plus venimeux ennemis.

A côté du génie cultivé, extra-raffiné, supercivilisé de par tout le savoir et l’acquis de la société que son œuvre reflète et dont elle porte l’estampille, il y a le génie sauvage, resté le fruste volontaire, affranchi délibérément de tout principe et de toute règle, ne s’en rapportant qu’à la profondeur de ses écoutements et questionnements des choses, qu’à la seule bonne foi de ses regards et de ses pensées visionnaires, qu’au cri médité de son instinct encore plus que de son esprit, pour l’évocation du rêve et de la vérité.

    Ce génie-là ne mesure sa puissance que par le degré d’impression qu’il produit sur lui-même, sachant d’ailleurs que sa propre émotion lui vaudra, bon gré mal gré, l’empoignement de tous les autres. Aussi clairvoyant qu’il est doué, aussi conscient qu’il est naturel, il invente et crée de toutes pièces, et tous les sincères sensitifs s’en impressionnent et deviennent ses possédés, s’abandonnant avec des enthousiasmes et des effusions de reconnaissance à une sorte de besoin d’aimer et d’admirer son œuvre, sans se demander pourquoi ni comment ils sont saisis et hantés par elle.

    Il n’est haï, condamné, desservi que par les médiocres, les faiseurs, les appreneurs, par tous les manquants d’originalité naturelle qui savent trop ne pas compenser leur impuissance par la stricte application des seules règles et des seuls procédés de convention.

Vous sachant désintéressé, sentant que vous seriez prodigue pour les autres, la seule chose au monde qui puisse vraiment le plus vous humilier devant vous-même, c’est que les vœux de votre nature et les besoins de votre cœur soient perpétuellement rembarrés et bafoués par l’insuffisance de votre bourse.

Le plus honteux châtiment pour des parents coupables, c’est de se sentir jugés tels par le respectueux silence de leurs enfants.

Le chat, quoi qu’on en dise, est très aimant, mais, comme il est réservé, fier, indépendant et soupçonneux de sa nature, il faut, pour ainsi dire, sortir de lui ses bonnes dispositions à votre égard, les aider, les gagner peu à peu, provoquer l’éveil, la venue de sa sympathie, l’attirer, lui donner le goût, la confiance de vous la retémoigner davantage. Et cela, vous l’obtiendrez par beaucoup de prévenances d’amitié, surtout par une invariable égalité dans les compliments, les caresses, les attentions et les soins. Alors ainsi, vous aurez captivé son humeur, charmé sa suspicion, ensorcelé son naturel. Il aura l’abandon avec vous, il sera content de hanter votre présence ; à sa manière, il vous exprimera ses sentiments à lui, en y mettant aussi bien que tout le velours de ses griffes, tout l’affectueux râpement de sa langue rosette, tout l’exhalé de son cœur, dardé, si bénin, par la claire fixité de ses prunelles magnétiques – si fascinantes quand elles sont vertes ! – par toute la grâce et l’onduleuse douceur de son être discret, vous offrant sa petite âme de jolie bête élastique et mystérieuse.

    Au contraire, il fuira toujours ceux qui lui auront fait un accueil louche, en n’ayant pas l’air de tenir à lui.

    A cet égard, il y a un peu du chat, beaucoup même, chez le concentré timide, à la fois aimant et libre, tendre et ombrageux : jamais le cœur de celui-là ne recommencera son élancement vers vous, non pas même parce que vous l’aurez repoussé par votre abord hautain, sévère, dur ou glacial, mais seulement parce qu’il aura cru voir que vous paraissiez lui rester indifférent ou que vous aviez vaguement l’air de le subir.

L’amour s’aiguise et s’ennoblit, s’exalte et se transfigure par toutes les choses de haute et fine cérébralité, par le mystique et le religieux, la musique, la poésie, la littérature, par l’art sous toutes ses formes, mais, à la condition – dans les délais que les tempéraments lui assignent – d’aboutir à sa loi naturelle qui est, en même temps que l’union des cœurs et des esprits, le plein accomplissement du désir de ces deux corps avides l’un de l’autre, qui se cherchent pour se mêler et se fondre dans le crispé de leurs caresses et l’épanouissement de leurs étreintes ; sinon l’amour se ronge sur place, en dépit de ses pâmoisons d’idéal et de ses transports d’intellectualité. A s’être tellement refusé d’être humain, à jamais il se pleure dans la tristesse ou se maudit dans la démence.



Art Par kiwaïda at 23:48

21/09/2019

℘øé⊥ї¢◎ ღ◎ḓεяᾔїṧღ☺

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Álvaro Joaquim de Melo Siza Vieira nasceu a 25 de junho de 1933 na cidade de Matosinhos, na costa nortenha portuguesa. Na Região Norte do país, os seus pais não podiam imaginar que a escolha do nome do filho era a previsão de um futuro de sucesso e reconhecimento internacional para ele. De origem nórdica, o nome “Álvaro”, significa “Gênio Protetor”. A sua educação decorreu naturalmente, no seio da zona portuense, onde estudou e onde viria a lecionar. Tudo isto na Escola Superior de Belas-Artes do Porto, estando como estudante de 1949 a 1955, e como professor assistente de construção de 1966 a 1969, e em 1976. Antes de se licenciar, começou a trabalhar em 1954, dando forma e vida a quatro habitações em Matosinhos, sua cidade-natal. Porém, foi como artista que se foi firmando. Tomando como referências o orgânico norte-americano Frank Lloyd Wright, o hierárquico austríaco Adolf Loos e o também naturalista finlandês Alvar Aalto, Álvaro Siza Vieira descobriu um caminho único e identitário nas lides da conceção e da construção. Assumindo uma perspetiva modernista e vanguardista, constatável nas suas formas e sentidos arquitetónicos, não se esqueceu das tradições portuguesas e dedicou-lhes especial atenção, em especial no que toca à sua minúcia e rigor. Casando-se com Maria Antónia Marinho Leite, viria a ter com ela dois filhos, Joana Marinho Leite Siza Vieira e o também artista Álvaro Leite Siza Vieira. A precoce morte da sua esposa, no ano de 1973, afetaria também a trajetória da sua carreira, levando-o a colaborar e a trabalhar mais vezes no estrangeiro. O seu registo arquitetónico tornou-se conhecido como “modernismo poético”, colaborando em ensaios onde exprimiu essa ideologia muito própria, e onde frisou também a influência do mexicano Luis Barragán naquilo que é o virtuosismo conceptual e formal deste. Recentemente, Siza Vieira envolveu-se na reabilitação arqueológica de vários monumentos da Cidade Velha, na ilha cabo-verdiana de Cabo Verde. Precedendo este trabalho, está a renovação da fachada e do centro de visitas de Alhambra, complexo com fortes influências islâmicas, em Granada.



O jovem Álvaro Siza Vieira, então com 26 anos, foi chamado para realizar um projeto de piscinas de águas salgadas na orla de Leça da Palmeira, em Matosinhos. O complexo, concluído em 1966, consiste em vestiários, um café e duas piscinas- uma para adultos e outra para crianças - e tornou-se um dos seus mais reconhecidos projetos, classificado como Monumento Nacional de Portugal em 2011. O detalhe poético da escada que coincide com a linha do horizonte é um dos "segredos" da Casa de Chá da Boa Nova. Antes de entrar há uma visão panorâmica, a última. No interior ele quer mostrar momento selecionados, e, lá dentro, quer criar várias atmosferas. É uma história da infância: Quando era pequeno teve pneumonia, teve de ir para o campo e tinha sempre a mesma vista - bonita, mas sempre a mesma - e ao fim de uns dias odiava-a. Por isso, não é o tipo de arquiteto que nos mostre toda a paisagem, antes seleciona.


L’architecte n’impose pas violemment sa personnalité dans ses réalisations.

Il exprime également que c’est la structure qui prévaut et que, attrapés par elle, nous en percevons les accidents

La figure de Siza disparaît, virtuellement et réellement.


Ses croquis sont presque aussi célèbres que ses constructions. Des lignes noires à main levée, une porte travaillée en haut d’un escalier, une silhouette en mouvement…Alvaro Siza aurait pu devenir peintre ou sculpteur. Après des études à l’école des Beaux-Arts de Porto, il s’est finalement tourné vers l’architecture « pour ne pas contrarier son père », peut-être aussi pour ne pas avoir à choisir. « Mes croquis me permettent d’émettre des hypothèses, de poser toutes mes idées, même les plus folles, sur le papier avant de revenir dessus ou même de les abandonner, explique-t-il. Ils ne sont que le commencement. »

Álvaro Siza est à l’origine du régionalisme critique. En effet, il se nourrit de l’architecture et des savoir-faire locaux ainsi que de l’artisanat portugais pour concevoir ses projets. Ensuite, il les combine à une architecture moderne, aux lignes épurées, dont le blanc est la couleur dominante. Le dessin et les croquis qu’il réalise sur site ou à l’atelier sont primordiaux dans son approche du projet. Il porte un regard attentif à l’analyse du site et à la topographie du lieu.

Sou contra essa ideia de especialização. Gosto de diversificar o meu trabalho, quero e tenho feito um pouco de tudo. Não se pode fazer bem um bairro social ou um museu sem ter feito casas. A arquitetura é só uma. As mãos que desenham e as mãos que constroem, seja o que for, são sempre as mesmas.



Antes de haver legislação que determinasse tudo, os arquitetos usavam outras medidas. Na Piscina das Marés, Álvaro Siza usou a sua altura - pouco mais de 1,60 cm - como referência. A tipologia do edifício é quase a de um estábulo, em que os cavalos entram por um lado e saem do outro. Não espanta a inspiração. "Álvaro Siza adora cavalos, quando está aborrecido desenha-os", refere o investigador. Siza propôs usar a madeira que ficava para trás durante a recuperação da baixa do Porto, em que também esteve envolvido. Fica negra, depois de "mergulhada numa substância com petróleo". As divisórias não tocam no chão. "A água pode entrar no inverno sem danificar as madeiras". O balneário feminino tem um poço de luz que também impede os olhos de se habituarem à escuridão, criando assim maior intimidade.







De origem nórdica, o nome “Álvaro”, significa “Gênio Protetor”.


Também é o nome do meu pai. È uma das razões pelas quais, mais jovem, estudei essa arquitetura, também, porque meu pai era construtor de casas e chefe de vários estaleiros da obra, na França. Cresci com essa noção de construção e destruição, de transformação, de vidas inacabadas e de obras, de planos arquitetônicos e intuições de fabricação de objetos e adaptações locais e também deste imaginário, da casa de nascimento portuguesa, o do berço Português. A língua portuguesa que imagino e não falo, é a de projectos, sonhos, que posso incorporar nos meus desenhos, pois as artes plásticas, belas artes, foram uma formação que escolhi. Um dia vi os desenhos de meu pai, ingênuos e coloridos de seus barcos portugueses da travessia migratória; também vi essa cor, o ouro, todas essas expressões em alguns desenhos. Quem já viu os desenhos de seu pai uma vez se lembra toda a sua vida, que um homem é capaz de expressão visual, mesmo se ele não encontre as palavras para sua vida, para tomar forma, para suas filhas. Minha mãe também tem um nome original, que eu amo, e desses nomes, minha vida artística me pareceu, na França, sempre exótica e original.

Calmos, elegâncias modestas, não-espectaculares

Luz

Branco

Não é fácil expressar essa cultura para os franceses. As minhas origens em diferentes países, mas do Sul da Europa, desde o berço da Europa, desde a sua construção histórica e guerras, desde a sua intercriação e colonização, desde as suas ricas travessias e descobertas e de sucessivas empobreções, lembram-me de mil imagens e memórias, aprendizagens e tecelagens que os franceses não sabem, mas muito mais todos aqueles que se abrem para o mundo como um conhecimento nunca total, nunca determinado, nunca fechado, sempre em diálogo, sempre incompreendido, paradoxal e sensível. Não sei de nada e sei um pouco. Posso construir um pequeno castelo na areia, com um molde, porque sei de onde vem este molde. Posso esmagar este castelo ou multiplicá-lo, posso apenas fechar meus olhos e sentir a espuma do mar acariciando meus pés. O sonho da Sónia...

Sônia: Significa "sábia", ou "sabedoria" Sônia é um nome feminino que se originou a partir do russo Sonja, que por sua vez é uma variação (diminutivo) de Sofia. Sonja é um nome de origem escandinava mas outros também indicam que poderá ser originário da Rússia e ter origens eslavas. Sonja é uma variante do nome Sônia, bem mais comum em português. A raiz etimológica deste nome provém do termo grego sophia, que significa literalmente "sabedoria" ou "sabedoria divina".  Este último é o original grego partir do qual todos esses nomes, incluindo Sonja, vão buscar o seu significado, que é "sabedoria", ou mesmo "ciência". No russo Sonja é considerado um diminutivo de Sofia. Existe outra teoria que relaciona o surgimento do nome Sônia com o hindu sonāa, que por sua vez se originou do sânscrito suvarṇa, que significaria "dourado" ou "cor dourada". No Brasil, Sônia é um nome bastante popular, assim como a variante Sonya. Normalmente, os pais ​escolhem este nome para as suas filhas para passar uma ideia de sabedoria e inteligência através do nome.


1916 - Peinture de Robert Delaunay (le copain de Sonia Delaunay, célèbre peintre aussi, française) : Mulher portuguesa
Je ne connaissais pas cette peinture avant d'écrire cet article, comment arriver à ce tableau ?

Et bien, j'écris sur l'art.

Delaunay executou esta pintura, também conhecida como Mulher Alta Portuguesa, para além de várias naturezas mortas e outras cenas de vida ibérica, na época trágica da I Guerra Mundial. Acompanhado da esposa, a também artista Sonia Delaunay, e do filho de ambos, Charles, Delaunay estava de férias em Espanha quando a guerra deflagrou, tendo depois seguido para Portugal onde alugaram uma moradia com o seu amigo artista Eduardo Viana. O ritmo lento da vida, afastado da violência longínqua das trincheiras, atraiu a sensibilidade do pintor.

Ce tableau pourrait très bien être une représentation d'aujourd'hui, en 2019, de Sonia dans son atelier (celle qui écrit cet article, entre autres ;.) Cette découverte m'enchante, et rien ne m'avait guidé sur le chemin de cette peinture, si ce n'est la recherche des rêves et des prénoms portugais dont les étymologies refroidissent et se trouvent situées dans le Nord, les pays plus froids. Il y a bien là des voyages traversés... et des réchauffements climatiques...

Art Par kiwaïda at 22:33

20/09/2019

ⅾ℮ℓḯ¢αтα

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Photographies © Sonia Marques

J'ai un nouveau téléphone

Delicata & Manjericão











J'entends ce qui est bon, les herbes sacrées, amoureuses, noisettes et cacahuètes...
Et un gâteau aux carottes : Râpez les carottes, 280g (3 grosses). Beurrez et farinez un moule, préchauffez le four à 180°C. Séparez les 5 blancs des jaunes d'oeufs. Saladier : fouettez les jaunes d’œuf et le sucre ensemble (100 ou 200g si on veut devenir grosse ou moins grosse) = mélange mousseux Ajoutez les carottes, la poudre d’amandes, 125g, et de coco 125g, grosso modo, un peu de vanille (comme on veut en gousse, ou en poudre) et le jus d'1 citron et son zeste. Tamisez la farine (80g), et la poudre à lever. Nouveau saladier : montez les 5 blancs en neige, avec une pincée de sel, incorporez-les à l’autre mélange délicatement. Versez le mélange dans votre moule et enfournez pendant 50 minutes, vérifiez la cuisson du gâteau ou cake à l’aide de la pointe d’un couteau Délicatement, délicatement...


Enseignement Par kiwaïda at 19:48

16/09/2019

ϴṧṧø ḓα ßαʟεї@

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Photographies © Sonia Marques

Art Par kiwaïda at 22:53

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