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blog m kiwaïda

08/03/2020

ℳѦℜ

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Photographies © Sonia Marques

Le droit des mers, des mères, des marines, des droites, des courbes, des souvenirs, des avenirs, des vies, des visages, des rivages, des bleus, des jaunes, des sables, des inclassables, des pas à pas, des délicatesses, des politesses, des finesses, des tacts, exactes, des beautés, jetées, mutées, pétées, ratées, citées, butées, notées, futées, gâtées, ouatées, fiertés, entêtées, enterrées, inhumées, incinérées, calcinées, fumées, volatilisées, cendrées, roses, beiges, blanches, terracotta, corail, moutarde, citron, écume, vanille, envolées, exaltées, sublimes, inoubliables...

Paysage Par kiwaïda at 19:00

♏ÅϟḰ

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ZEN © Sonia Marques


Art Par kiwaïda at 00:11

03/03/2020

℉ℒϴ

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Directed & Animated by Jamie Wolfe jamiewolfe.com Stream "Sedative" by Hollis levelmusic.lnk.to/sedative Written and produced by Hollis and Chucky Kim Live Drums by Stefan Litrownik Recorded by Chucky Kim and Elan Wright, Ruby Room, Seattle Mixed by Mikaelin 'Blue' BlueSpruce, Lounge Studios, NYC Mastered by Joe LaPorta, Sterling Sound, NYC

Art Par kiwaïda at 21:32

02/03/2020

Ḡґâ¢ε

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Ulay ! Formidable !

De tout ce qu'a réalisé Marina, j'admire la présence d'Ulay, jusqu'à son geste de casser le protocole extrémiste... En ces temps de manque de courage et de modèles caduques, il est sain de remarquer la grâce de cet homme qui parcoure les salles où se rejouent ses performances, dont de jeunes gens ignorent complètement qui est cet homme, qui traverse même, délicatement l'une de ces performance, entre 2 performeurs, son chemin, jusqu'à trouver cette vampire, celle qui l'a dénudé, sans réussir à le dénuer d'empathie, in fine. RIP. Un article résume les ennuis successifs à cette performance, qui datent d'une histoire d'amour qui finit mal, où le système de l'art a récupéré le fruit d'une relation, et Marina, vénale et amnésique, oublie comment avait-elle pu faire carrière et s'enrichir, sur l'idée d'un amour éternel dont elle a décidé de voler l'âme la plus pacifique. Ulay n'est pas Piotr, c'est là toute la poésie.




ULAY, masque blanc, auto-polaroid original, type 107, 1973-74


Polaroid (1973)
*



ULAY was incomparable. As a human being and as an artist. The gentlest soul, a giver. A pioneer, a provocateur, an activist, a mentor, a colleague, a friend, a father, a husband, family. A seeker of light. A lover of life. A traveler. A fighter. A brilliant thinker, who has been pushing limits and enduring pain. Selfless and fearless, ethical, elegant, witty. He, who has influenced so many.

Art Par kiwaïda at 23:09

Les ♏Ѧiℵ$ d'or

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Je lisais l'article que j'avais publié sur le design italien  Ettorre Sottsass, en 2013, il a beaucoup été lu, peut-être est-ce une source d'information importante. J'avais été étonnée, à l'époque, que l'école d'art où j'enseignais, à Limoges, n'avait fait aucune communication de cette exposition. Au vernissage, aucun collègue, ni direction. Récemment avec toute cette psychose française sur les virus et le focus fait aux mains, je me suis souvenu de mon "Cahier mains" dessins réalisé en 1994. J'avais d'ailleurs, lors de mes études à L’École supérieure des arts appliqués Duperré à Paris, où j'ai étudié le design et réalisé nombre de créations et réussi avec brio mon diplôme (le DSAA), orienté mon mémoire sur "L'énergie du geste", avec la valorisation des mains, de tout ce qu'elles font et de leurs, signes, ce qu'elles disent à travers leurs communications, leur force, la faculté de création, l'habilité, les soins, la protection, la manipulation, l'érotisme, l'amitié, le lien, bref, 2 années à penser sur ce vaste sujet que je m'étais donné, seule, par mon attachement au travail de la main et sa révélation, son entité, son authenticité, ses prothèses, son énergie, je dirai aussi : la virtuosité. Ce cahier de dessins de collages, feutres et crayons, et sanguines, avant que l'ordinateur ne soit devenu un de mes outils privilégié et économique, était joyeux, mais aussi grave, dans le sens où derrière une fantaisie, se tramaient des sujets plus profond, que l'on peut retrouver facilement aujourd'hui abordés, mais qui ne l'étaient pas, il y a 30 ans : la place de l'enfant, la prédation, le foyer, la famille, l'école, la prison etc. L'enfermement et la liberté, la capacité à inventer. J'enseignais déjà, même en étudiant et je donnais des cours d'arts plastiques à des enfants en banlieue auxquels j'accordais un intérêt d'études et de création très fort. Mon observation de la création des plus jeunes et leur vulnérabilité, m'inclinaient à prendre des mesures et donner un cadre de protection, fiable, dans lequel, ils et elles pouvaient exprimer, dans les arts visuels un tas de formes dessinées et coloriées. Et quelque part Ettore Sotttsass, lorsque je vois ses dessins, il y avait quelque chose là, auquel j'étais sensible, dans cette faculté de mettre en dessein, en esquisse, des sujets et programmes plus ambitieux et vastes, sur lesquels on peut revenir, des années plus tard, c'est très enthousiasmant.

Quelques pages du Cahier mains  © Sonia Marques
(21x29,7 cm - 1994)

Un petit clin d’œil à l'une de ses maisons : La casa Olabuenaga, sur l’île de Maui, dans l’archipel d’Hawaï (États-Unis).

Cette magnifique demeure fut construite par les soins d'Ettorre Sottssas pour Adrian Olabuenaga et Lesley Bailey, fondateurs d’ACME Studios. De riches commanditaires, en cas de critique négative, il trouva une parade : “On peut m’accuser d’avoir fait des maisons pour des milliardaires, c’est vrai, mais je peux aussi dire que ces milliardaires étaient des galeristes, de grands collectionneurs, c’est-à- dire des intellectuels avec lesquels je pouvais parler, je pouvais discuter...

J'aime beaucoup ses maisons, il était inspiré par celles déjà existantes, aussi celles qu'il a vues, lors de ses voyages à Tiruvannamalai, dans l’état indien du sud du Tamil Nadu. Car à Tiruvannamalai, la ville est construite autour du Temple Annamalaiyar, le point de repère le plus important de la ville et un centre de pèlerinage dans le Tamil Nadu. La ville a une longue histoire qui remonte au IXe siècle, et les maisons qui se dressent ici aujourd’hui ont été construites tout récemment, avec les maisons les plus anciennes datant des années 1940. Ces maisons sont principalement le travail des familles qui y vivent. Elles sont responsables de la conception, de la forme et des couleurs. En 1988, Ettore Sottsass écrit dans le premier numéro de Terrazzo, le magazine qu’il a fondé : « Il est clair que dans tous les lieux que je visite, il y a des gens qui ont vu les maisons, avec beaucoup de soin […]. Nous pouvons parfois éprouver cette détermination sans logique lorsque nous avons conçu et construit une maison ». Dans le même numéro, Ettore Sottsass publie quatre photos de ces architectures, datant de 1977.


Il est évident que le Cahier mains menait un désir d'inventer sa maison, depuis sa maison natale, de créer du foyer, partout où je me déplaçais, d'être en réception de l'existant et de créer son espace d'invention. Il est certain que c'est la condition première, en tout cas, pour moi. Les écoles de création sont en contradiction totale, ce qu'elles sont devenues, avec le contexte propice à la création, au travail. Elles reçoivent trop de formations en tous genre, parfois inutiles, elles se fondent à présent, principalement sur l'interruption, c'est-à-dire, sur l'arrêt du dessein, du fait de penser et d'envisager la création. Elles ne sont programmées que pour être interrompues, aucune étude ne peut se réaliser dans le calme, elles servent, malheureusement à la communication et à l'image d'une agitation et d'un excès qui ne portent aucun modèle de création, bien au contraire : ce sont de véritables modèles d'éparpillement, et de morcellement, elles visent à distraire mais jamais à se concentrer. Mes derniers enseignements, étaient interrompus et ma persévérance fut celle de résister et de continuer à garder un cadre d'étude correct et joyeux, fécond. J'avais déjà remarqué la difficulté de mes collègues à enseigner et à maintenir le cap. Ils ne pouvaient plus. J'ai toujours appris autrement, et je pense que l'on continue d'étudier, hors de ces lieux devenus de confinement, où tout surgit brutalement, sans que l'on sache quel lobby est derrière, quelle industrie, de la chaussure, à la crème pour le visage, aux sacs en cuir, ou à la porcelaine, jusqu'aux marques d'imprimantes 3D qui doivent compter sur les milliers de petits étudiants qui planchent dessus, afin de prouver leur pérennité (sic) et l'automobile était une manne, dans ces années 90, on recrutait des étudiants pour qu'ils réalisent les dessins des sièges de voiture, gratuitement, sous réserve qu'ils seraient acclamés designer, le temps d'une année d'étude, et des milliers de voitures produites avec les dessins de ces étudiants non rémunérés, d'ailleurs, sans permis, et des années après, sans voiture. Parfois, je pense que l'économie, ce mot, est un peu plus cher qu'économe et n'envisage pas assez les dégâts engendrés sur l'avenir des génération de créateurs et créatrices sollicités, pour leur talent, mais pas pour leur économie de création, pour pérenniser cette invisible partie de la pensée.

Dans ces lieux de confinement, la pression est grande, les formes de harcèlement intensément ressenties, car les étudiants sont dans l'obligation d'être à l'école chaque jour et aussi, ils ne peuvent dire ni décrire ce qu'ils et elles subissent, au risque de ne pas avoir leurs crédits, leurs diplômes. Les professeurs sont aussi sous pression, en concurrence, très peu éduqués sur les formes de harcèlement, et avec un management immature, sans aucune disposition sur ces formes actuelles. Le morcellement des études et la diversité des disciplines sont telles, que le lien disparaît, et les séparations favorisées, les divisions également. L’individualisme des professeurs sur leur carrière personnelles et leur recherche à l'exposition perpétuelle, produit un fabuleux miroir aux alouettes, entretenu par l'État, et même crédité. Ce n'est que sur ces miroirs que se fonde une volonté de financement, sur l'effet de mousse. Mais l'écume s'en va très vite, et il faut recommencer aussitôt à financer le grand fourre-tout, histoire de créer de l'emploi, de nouveaux miroirs aux alouettes. C'est donc devenu des espaces de danger, peut-être plus importants qu'être à l'air libre. Ainsi, avais-je fini par réaliser des cours en extérieur, le plus souvent, à l'air libre, et cela avait vraiment motivé les étudiants à retrouver l'inspiration nécessaire, qui, finalement se trouvait présente dans la nature. Je m'étonnais de voir que ces jeunes gens, majeures, ne savaient pas où ils étudiaient, ne pouvaient même pas se situer dans l'espace, ne connaissaient aucune rue et voisinage, par habitude d'être véhiculés. Aucun sentier ne leur était connu, aucune végétation, ni même les habitants. Seuls les commerces en grands supermarchés devenaient leurs repères, ils y allaient rassurés, et savaient pertinemment quoi choisir, s'affalant, dès la sortie à même le sol, pour grignoter et boire des sodas. Pas facile. Ils revenaient donc, dans l'enceinte de l'école, imaginant même y dormir, tellement le monde extérieur leur faisait peur. Poussés par leurs professeurs syndiqués, ils imaginaient "occuper" l'école, les mini-moi reproduits, ils espéraient faire "la révolution". C'est qu'ils étaient complètement drogués aux miroirs des alouettes, sachant très bien, que dehors : ces miroirs ne prenaient pas formes. Pour prendre forme, il faut avoir quelque chose à dire et faire et penser, et l'inscrire auprès ses autres, mais seulement après une étude poussée et une volonté de proposer ses capacités d'invention, au service des autres, tout en cultivant son jardin secret, alors, seulement, le positif colore. L'envahissement de la peur a généré cette coupure avec ce jardin magique. Les peurs sont des sentiments humains parfois nécessaires, mais parfois, ils paralysent l'action et tout geste et regard respectueux, positif et ouvert. Courage, ne fuyons pas.


Art Par kiwaïda at 15:48

25/02/2020

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Les femmes françaises trainent, les femmes françaises s'ennuient, n'aiment ni la politique, ni l'économie, ni le tennis, elle ne sont pas cultivées, n'aiment pas le porno, ni la censure, et achètent des tas de vêtements. Elles vieillissent en aimant regarder la télévision et en aimant manger de plus en plus et en aimant se coucher tôt. Un portrait sincère de Claire Brétécher, illustratrice française née le 17 avril 1940 à Nantes et morte le 10 février 2020 à Paris. Agrippine et Les frustrés. Et les hommes ? Ils disent tout le contraire. Il en va d'être un homme un vrai, un Charlie ou un Piotr, entourées de belles femmes, il faut qu'elles soient toujours amoureuses... et consentantes. Ainsi va notre pays, un pays complètement syndiqué, au dualisme marqué, sans nuances et sans couleurs, aux conflits animés et désirés plus que tout, dans une fascination de la violence, toujours renouvelée, la violence des autres... Il faut suivre le protocole, la retraite c'est aussi simple que cela, qui veut réformer... s'oppose à la culture française. Ce que j'aime chez Claire Brétécher, c'est sa non séduction. Elle n'a jamais cherché à plaire, et aujourd'hui, la recherche de like et d'achat d'amis, dans le monde de la culture (c'est-à-dire tout le monde, si l'on comprend un jour que la culture s'incarne dans chacun.e des êtres vivants, et même des pierres minérales...) a complètement miné la visibilité de telles créatrices, celles d'aujourd'hui, qui ne sont, ni dans la séduction, ni dans l'hyper-visibilité, ni narcissiquement auréolée par un débile qui s'expose, ou se cloue les couilles... Ni suivie par tous les syndicats qui aiment faire du papier, dans la culture et contre les artistes, in fine... du vent. Pourtant, les créatrices sont là, un mot décalé, des idées singulières, un monde à part, une vision, cela ne plait pas à tous, ni aux journalistes, ni aux élus, cela ne séduit pas ni ne glisse dans le sens attendu, cela ne suit rien, aucun groupe, aucun parti, sans adhésion aucune, impossible de copier des créatrices, de les soutenir même, de les aider, de leur donner la parole : non, trop risqué, cela pourrait donner des idées <3 C'est pour cela que l'on donne la parole aux femmes qui ne créent pas ou n'en font pas leur vie, et que l'on lisse des portraits de femmes qui travaillent dans l'administration, sans goût, sans sensibilité, censé soutenir des femmes créatrices : faut pas rêver ! La création n'est pas un métier, et il n'y a aucun modèle... C'est hélas ce qui est soutenu, ces stéréotypes de la création des femmes françaises, en France, seulement des femmes qui travaillent dans des institutions et payées par l'État. La création n'est pas libre, loin de là.

Claire Brétécher est née à Nantes, après un passage à l'école des beaux-arts de Nantes, elle monte à Paris à 19 ans ! Elle n'aime ni sa ville natale ni s’accoutume de son père violent (juriste) et sa mère au foyer. De difficiles débuts, mais une indépendance d'esprit, et une expérience de la vie qui a pu s'exprimer dans ses dessins, pionnière de l'auto-édition. Si l'on suit son parcours, personne n'a bien regardé ses virages et sa manière d'appréhender la vie, ainsi, ses dessins figeaient, à toute vitesse (il y a une notion d'urgence et de trait vif et jeté) ce que l'on peut voir, dans des modèles de femmes créatrices, accompagnées de façon trop lente et passive, alors qu'en fait, la vie bat son plein et avec énergie. On a trop longtemps cru que les femmes n'avaient pas de culture, on a créé un ministère pour régenter cette croyance, dirigé par un nombre assez important de femmes, cheffes et responsables et directrices. Mais cela s'est basé sur une fausse croyance. Les femmes n'avaient pas besoin d'être régentées, ni dans leur parcours, ni dans leurs choix, ni dans leur façon d'appréhender la création et les outils de création. L'indépendance est une condition sine qua none, pour créer, suivie par la recherche de son autonomie, une chambre à soi, bien plus qu'un réseau d'amis Piotr à la noix.


Enseignement Par kiwaïda at 13:38

23/02/2020

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Photographies © Sonia Marques


Paysage Par kiwaïda at 12:47

17/02/2020

é¢☺ℓø❡їε ℯη☂яε ʟεṧ ṽḯṽαᾔ☂ṧ ε⊥ łεṧ м☺ґ☂﹩

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Et bien oui, il y a des conférences qui sont pas mal dans les écoles d'art, et là c'est sur le dialogue entre les morts et les vivants, Vincianne Despret, dont j'avais déjà publié une interview : à l'écoute des oiseaux J'aime bien comment elle va répondre à un étudiant (barbe de hypster) qui l'attaque. Je trouve la salle agréable et la retransmission parfaite, ainsi que les questions libres. Bref, quand on est loin, c'est l'idéal, et quand on est dedans, devant cela doit être top !


Philosophie Par kiwaïda at 23:11

℘я☺⊥ℯṧ⊥

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50 ans plus tard, depuis 1970, cette formation de manifestants professionnels se trouve dans les écoles nationales supérieures d'art en France, à effectuer en 5 à 7 ans, selon les banderoles, les slogans, les harcèlements, la pratique de la délation sur les réseaux sociaux, la surveillance, la création de groupes et d'ateliers en Amérique du Sud ou en Chine, selon les crédits à l'art de la propagande, le nombre de punitions reçues, de facultés à répéter le mind control, la pratique de la photographie dans les manifestations (feu et police et du sang et de la matraque bien aimée), les lectures diverses d'hommes célébrés de révolutions entre petits bourgeois, la capacité à enrôler de jeunes femmes et leur donner un rôle (féministe encarté) et des tâches autour d'un chef, parfois elles peuvent se mettre nues et revendiquer leur liberté, se laisser filmer par des pervers mais professeurs bien payés par l'administration, tout cela dans l'espoir de passer à la télévision (sur bfmtv) avec une performance d'art politique, pour être du même niveau que les candidats au pouvoir qui aime caresser, espoir qui pourra mettre des années pour être invité à des conférences devant 3 étudiants, sérieusement retransmises sur Internet, avec des traducteurs, avec une petite lampe dans le noir, une galeriste fière de représenter un groupuscule de mêmes formations, des éditions signées et numérotées par les 3 étudiants présents, quelques jeunes femmes toujours prêtes à se mettre nues pour appâter les ennemis, la faiblesse des hommes qui se caressent devant leur miroir, bref, la formation est plus longue car les professionnels sont devenus des experts et un nombre considérable à présent, même sans aucune formation agrée par l'État, peut devenir professionnel et aussi devenir le chef d'une communauté éphémère autours d'un rond point. C'est que l'art a été très dévalorisé ces derniers temps, les slogans et les banderoles ne sont plus efficaces, l'action directe, le terrorisme, l'incendie, le virus, le féminicide, le suicide, sont devenus des modes qui se sont passées de formations, de modèles même et d'histoire. L'an 3000 : plus aucun professionnel de la manifestation : ils et elles ont tous démissionné. L'amour de son prochain a repris le dessus, dire comment, pourquoi, serait trop long, il suffit juste de fermer, aujourd'hui les yeux, et d'imaginer la puissance et la beauté des êtres humains se délestant de la paranoïa, la méfiance, le mépris, le voyeurisme, la surveillance, la mésestime de soi, et le désir de faire du bien, de travailler pour le bien de tous, pour soi et celles et ceux que l'on aime. Écrit ainsi, aujourd'hui, avec tous ces professionnels arrogants du mécontentement, on ne peut pas comprendre la profondeur d'une telle imagination, on peut croire même qu'elle est superficielle. Mais dans 1000 ans, on ne se souviendra même plus de ces formations caduques et du vide qu'elles comblaient.

Le rocher Petros

Enseignement Par kiwaïda at 02:06

13/02/2020

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En 1964, Massin est amené à travailler sur la Cantatrice Chauve, d’Eugène Ionesco, pour une réédition du texte. Le livre, aujourd’hui épuisé, sera réédité par Gallimard en 2009 dans une édition peu chère, avec un tirage supérieur aux éditions précédentes. La pièce, qui a été créée en 1950 au théâtre des Noctambules devant une salle presque vide, est depuis devenue un succès et se joue sans discontinuer depuis au théâtre de la Huchette. Elle a été traduite et jouée dans toutes les langues, y compris le bengali et le bantou. Massin montre à Ionesco, qu’il ne connaît pas encore, sa maquette dans un café proche du théâtre, presque en catimini. Ionesco laisse carte blanche à Massin et Gallimard; sa seule demande est que la lisibilité du texte soit parfaite. Le livre fini fait 192 pages. Massin travaille avec un photographe abstrait remarquable, Henri Cohen, qui utilise là des effets de seuil au tirage pour éliminer progressivement les demi-teintes. Les photos, assez banales au départ, sont re-photographiées et re-tirées plusieurs fois. Les typographies, imprimées et tirées une première fois en petit format, sont elles aussi re-photographiées, agrandies plusieurs fois, et multipliées, pour donner l’effet de complet délire de la fin de la pièce, où les mots disparaissent derrière le tempo de la phrase. La maquette du livre est une transposition de la mise en scène de la pièce; la typographie utilise les effets de zoom, et marque les effets d’éclairage (par exemple, la typographie est en réserve sur fond noir lorsque la salle s’éteint). Cette édition n’est traduite qu’en anglais, avec trois maquettes différentes pour les éditions française, américaine et anglaise.

(Biographie complète de Robert Massin, graphiste français et typographe, qui nous a quitté il y a quelques jours à 95 ans : ici)

J'avais publié un article sur Paulo Cantos, le portugais en avance sur son temps, du côté du graphisme et de la typographie, inconnu des français.

Et je vois qu'un portugais, Pedro Marques (cela ne s'invente pas !) l'avait rencontré en 2012 Robert Massin le graphiste typographe français à Lisbonne et lui avait demandé s'il connaissait Paulo Cantos : non, d'ailleurs il ne connaissait rien des graphistes portugais.

(Pedro Piedade Marques nasceu em Luanda em 1971. Licenciado em História da Arte pela Faculdade de Letras da Universidade do Porto. Designer gráfico)

Sinon une interview, il y a quelques années qui montre bien à quel point les journaux français (la presse de la gauche) ne comprenaient rien à son travail de graphiste... et la couleur (oh non surtout pas, c'est encore le cas !)

Pour les Mariés de la Tour Eiffel, de Jean Cocteau, en 1966, Massin utilise plus de cent caractères différents. Le livre ne s’est pas fait chez Gallimard, car il est trop cher à fabriquer. C’est Hoëbeke, ami de Massin, qui l’édite. Cinq des musiciens du Groupe des Six ont travaillé à la partition, en 1921. Pour mettre en relief le fouillis de phrases imbriquées du texte surréaliste et la musique atonale, le livre est entièrement imprimé sur des pages de couleurs, 22 couleurs différentes de pages au total. La typographie est faite au Letraset, photocomposée, puis retravaillée à l’informatique sur la nouvelle édition. Les 240 pages ont été composées en douze jours. 1966 est pour Massin une année de très grande créativité. (...) Massin réalise de la typographie expressive. Le concept lui-même a été inventé par l’Américain Goldchak (?) dans les années 30. La « Typographie expressive » est une association loi de 1901 qui édite quelques ouvrages très chers que les éditeurs traditionnels n’éditeraient pas. Le Pierrot Lunaire, par exemple, est vendu sans distributeur ni intermédiaire par « la Typographie expressive », au prix de 90 euros.

Art Par kiwaïda at 03:08

10/02/2020

αღ◎υя

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Je suis resté.e très japonais.e <3


Enseignement Par kiwaïda at 00:29

09/02/2020

F∃ℳℳ€$ ℜѺ฿ѺTϟ

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Le titre laisse songeur : À quoi servent les femmes ?, et les commentaires instructifs. En 1964, bien après la seconde guerre, les femmes étaient déjà bien préparées pour devenir des robots.
Le document donne un effet loupe sur l'usine et le milieu ouvrier. Le choix des hommes et des femmes, des parents, pour que les femmes restent au foyer était loin d'être idiot, dans cette configuration où les risques pour les femmes, au travail étaient énormes, réduites à l'esclavage. Sans compter, les situations où la femme au travail, secrétaire, subit du harcèlement en permanence, dans des mondes masculins ou du moins, avec un patron qui l'utilise comme un robot ou comme objet sexuel, esclavage toujours. Cela n'a pas disparu, en 2020.



Quand les femmes parlent, elles obéissent à ce que l'on attend d'elles et le font même exécuter à leur fille, prête à émettre une idée politique, travailler moins à l'entreprise, à l'extérieur, que les hommes, pour travailler plus, à l'intérieur du foyer, c'est-à-dire, ne plus avoir aucun moment pour elle et pour penser. Cet aspect politique n'a pas changé, et a été depuis bien appliqué. Il ne faut pas toujours croire que ce sont les hommes qui obligent les femmes à se soumettre. Les femmes sont parfois les plus difficiles, à s'émanciper, même avec elles, entre elles, elles restent très dures, par soucis de la reproduction. Reproduire serait-ce si important ? L'invention arrive dans le moment où la production et la reproduction sont remis en question. Penser ne peux pas advenir lorsque la concentration si intense, se focalise, sur des tâches définies, qui comblent un vide existentiel.

Enseignement Par kiwaïda at 23:41

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En regardant le "Lapin courant" de l'artiste sculpteur Pompon, né le 9 mai 1855 à Saulieu (Côte-d'Or) et mort le 6 mai 1933 à Paris, j'ai fait des rêves de lapins pompons, cela ne s'invente pas...

Pendant la Première Guerre mondiale, René de Saint-Marceaux disparaît en 1915 (Pompon travaille alors pour plusieurs sculpteurs dont René de Saint-Marceaux), et Pompon, trop âgé pour être mobilisé, se retrouve sans travail. Sa femme Berthe est paralysée et ils ne peuvent donc plus aller dans leur petite maison de campagne à Cuy-Saint-Fiacre pour dessiner. Les animaux du jardin des plantes ayant été abattus, Pompon doit cesser son activité de sculpteur pour vivre de petits métiers : employé de la Samaritaine en 1916, puis ouvrier dans divers ateliers. Pompon meurt seul, veuf et sans descendance, le 6 mai 1933 à la suite d'une opération de la prostate, à la clinique Saint-Jean de Dieu, rue Oudinot à Paris. Il est enterré le 10 mai à Saulieu, et repose sous son Condor en bronze. La Ville de Saulieu créa quelque temps après un musée François-Pompon, qui lui permet d’accéder à titre posthume à la reconnaissance de sa ville natale, lui qui avait été meurtri de n'avoir pas été sollicité pour le Monument aux morts de Saulieu en 1919, alors qu'il vivait dans la pauvreté6. On reconstitue son atelier de la rue Campagne-Première au Muséum national d'histoire naturelle, dans l'attente des « dix ans pour entrer au Louvre ». Le chanoine Kir, maire de Dijon, fit transférer l'atelier au palais des ducs de Bourgogne, à Dijon en 1948, malgré les protestations de son exécuteur testamentaire et ami René Demeurisse dès 1936 pour que l’œuvre reste à Paris.


Pompon est né à Saulieu dans la Bourgogne française, d’un père ébéniste. Il entre à l’âge de 15 ans au service d’une entreprise de pompes funèbres à Dijon, où il apprend les rudiments de la sculpture. François Pompon fréquente le soir l’École des Beaux Arts. Parti cinq ans plus tard pour Paris, il continue de travailler dans la journée pour un entrepreneur de pompes funèbres, à Montparnasse, et se rend le soir à l’École Nationale des Arts Décoratifs. François Pompon travaille plus tard aux nouveaux ornements de l’Hôtel de Ville, incendié au moment de la Commune. C’est durant sa formation qu’il rencontre le sculpteur animalier Pierre-Louis Rouillard, probablement la source d’inspiration du travail qui le rendra beaucoup plus tard célèbre. François Pompon épouse Berthe Velain en 1882, couturière tout comme sa mère. Il tente de créer une œuvre dans son propre style et son premier objet de grande taille, « Cosette », attire l’attention du jury du Salon. Une carrière en tant que sculpteur indépendant semble toutefois encore éloignée. François Pompon entre enfin au service de Rodin, où il devient trois ans plus tard « chef d’atelier ». À partir de 1896, il travaille beaucoup pour le sculpteur alors célèbre René de Saint-Mareaux, jusqu’à la mort de ce dernier en 1916. Il continue ensuite de chercher un propre style, avec un penchant prononcé pour le modelage en plein air. Il met au point pour cela un atelier mobile de modelage très ingénieux. Il est en outre membre de la « Bande à Schnegg », un groupe de sculpteurs gravitant autour de Rodin, ce qui l’influence considérablement. Le groupe est à la recherche de nouvelles formes stylistiques basées sur la sérénité monumentale de la sculpture classique. Pompon se concentre alors de plus en plus sur les animaux mais tarde à être reconnu et traverse une période difficile. Ce n’est qu’à partir de 1919 que son œuvre commence à gagner en popularité. Il vend une sculpture de pierre représentant une tourterelle au Musée de Luxembourg puis, deux ans plus tard, trois sculptures animalières en plâtre au Musée de Grenoble. Sa véritable percée n’intervient qu’à l’âge de 67 ans avec l’exposition de « l’Ours blanc » (plâtre) au Salon des artistes français. François Pompon expose ensuite avec succès à Tokyo et Osaka et son ours de plâtre, devenu célèbres, est réalisé en marbre. Le musée de Saint-Omer achète quelques œuvres et l’ours blanc obtient en 1929 sa place dans le Musée de Luxembourg. Les presque 3 000 œuvres que Pompon légua à l’État français à sa mort sont finalement exposées dans le Musée des Beaux Arts à Dijon. Le Musée d’Orsay à Paris possède une collection étendue de modèles en plâtre.





Pompon et son pigeon "Nicolas"

Art Par kiwaïda at 03:09

08/02/2020

é́͋͆p͊͘͘i͆̿͆z͘͝ö́̚͠o̾͒͝t͑̿͑ì͑̐ë́̐̚

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Un homme dans son château, ne supportait pas les lapins. Afin de continuer à vivre sa vie de châtelain, dans sa propriété, il décida de les exterminer par un virus mortel. Il réussi, à exclure ainsi toute cette faune naturelle de sa vue, en les tuant, comme un nazi. Mais une volonté criminelle, son racisme, ne vient pas sans un drame écologique plus vaste que son petit château privé, tous les lapins du voisinage, puis tous les lapins de la région, puis tous les lapins de France furent touchés par la maladie du virus introduit par ce tueur en série, une sorte de Barbe Bleue (du conte celui qui tue les femmes et enferment les cadavres dans son château... le prédateur effrayant)

C'est une histoire vraie, et la maladie est toujours là, les lapins meurent toujours de cette maladie. On peut se demander comment les virus (que l'on pense inconnus) sont introduits sur un territoire... Voyons comment s'est passé, de plus près cette histoire vraie.

La myxomatose :

La Nièvre a eu son serial killer ! Le docteur Paul Armand-Delille, né à Fourchambault en 1874, était spécialiste des maladies infectieuses infantiles. Et il a, sans le vouloir, eu la peau de millions de lapins dans les années cinquante. Hors de tout contrôle En inoculant le virus de la myxomatose à la population animale aux grandes oreilles de sa propriété de Maillebois, en Eure-et-Loir, afin de mettre un terme à leur reproduction effrénée, il a diffusé la maladie dans toute l’Europe. Les murs de son domaine n’étaient pas si impénétrables et arriva ce qui devait arriver… En 1952, las de constater que les lapins pullulent dans le parc de son château, ce professeur et membre de l’Académie française de médecine leur prépare leur fête. Il se fait envoyer le virus de la myxomatose par un laboratoire de Lausanne, en Suisse. Les lapins ne bougeront bientôt plus une oreille, ni deux d’ailleurs… Il attrape deux cobayes et programme leur mort. En deux mois, la quasi-totalité de l’espèce présente sur son domaine est décimée. Une véritable machine de guerre est en route. Elle échappe à tout contrôle. En dix-huit mois, tout l’hexagone est infecté par la myxomatose. Les lapins succombent par millions. Adieu civets et autres pâtés. La production de peaux est en chute libre. Les chasseurs ne décolèrent pas. Pire, la maladie court se répandre à l’étranger. L’Angleterre, puis l’Italie, l’Espagne… sont tour à tour contaminées.

À la fin des années cinquante, toute l’Europe est touchée par le fléau. Même l’Afrique du Nord voit ses lapins passer de vie à trépas. Face à l’ampleur du phénomène, la réplique ne se fait pas attendre. Le docteur Paul Armand-Delille est visé par une action en justice d’une association de défense contre les épizooties. Elle sera déboutée. Le propriétaire d’un parc dans le département voisin de l’Eure l’attaque à son tour. La cour d’appel de Paris condamnera le Nivernais à 5.000 francs de dommages et intérêts. À l’inverse, des agriculteurs et forestiers se réjouissent de l’épizootie, provoquée en pleine période de reboisement d’après-guerre.

D’ailleurs, en 1956, lors d’une réception privée en son château, à laquelle assistent des personnalités du ministère de l’Agriculture, le Fourchambaultais reçoit une médaille d’or. Il y est écrit : « La sylviculture et l’agriculture reconnaissantes ». C’était sept ans avant sa mort. Renseignements pris, le docteur Paul Armand-Delille ne semble pas avoir laissé de souvenir dans sa commune natale de Fourchambault.

Les symptômes de la myxomatose

Cette maladie affecte aussi bien les lapins domestiques que les lapins de garenne. Après une période d’incubation pendant huit à dix jours, elle provoque une élévation de la température, une perte de l’appétit et des symptômes oculaires (inflammation des paupières, conjonctivite…). Un gonflement de la face, des organes génitaux et de l’extrémité des membres peut aussi apparaître.

Origine de l’épizootie française

Contrairement aux tentatives antérieures étrangères, l’épizootie provoquée en France au printemps 1952 ne repose sur aucun fondement officiel succédant à des essais scientifiques nationaux. Il s’agit de l’initiative individuelle d’un médecin résidant en Eure-et-Loir, le docteur Armand-Delille, membre de l’Académie de médecine et Vice-président de la Société de Biologie. Ce dernier, propriétaire du domaine de Maillebois, composé d’un château et d’un parc de 300 hectares, exploite avec son fils, ingénieur agronome, les surfaces non boisées. Bien que l’ensemble soit clos par sept kilomètres de murs, la destruction des lapins, principal nuisible de l’exploitation, correspond à une activité reproduite périodiquement. Ainsi, 3 à 4 000 Oryctolagus sont tués chaque année au sein de la propriété en particulier à l’aide des furets. Le Docteur Armand-Delille, ayant eu par ailleurs l’occasion de rencontrer Sanarelli826, connaît parfaitement les résultats des premiers essais australiens et souhaite découvrir une méthode de destruction aisément applicable en France. Souhaitant répandre, sur ses terres, un agent biologique inféodé aux lapins, il copie en cela, d’après ses propres déclarations, les agissements de l’Institut Pasteur qui produit le “virus Danisz” contre les rongeurs827. Étant en relation avec le Professeur Hauduroy, chef du Centre de collection de types microbiens, organisation internationale dont le siège se trouve à Lausanne, Armand-Delille s’adresse à ce confrère afin d’obtenir un échantillon du virus de Sanarelli. Le 19 janvier 1952, il reçoit de Suisse, « à titre personnel et gratuit », une ampoule d’une contenance d’environ 1 cm3. L’expéditeur se permet cependant d’opérer une ultime recommandation : « Je vous signale aussi, mais vous le savez probablement, que les lapins infectés sont éminemment contagieux, que la cage dans laquelle ils se trouvent doit pratiquement être détruite après leur mort, que les personnes qui soignent ces lapins risquent d’infecter d’autres animaux ». Le 2 ou le 3 juin, son fils ayant capturé deux garennes, le docteur Delille réalise l’inoculation et relâche les bêtes contaminées au centre du domaine, près d’un pont surplombant la rivière traversant la propriété828. Alors qu’aucune des personnes travaillant dans le parc ne connaît l’opération réalisée, « six semaine plus tard tout le monde constate que, dans une proportion que l’on peut évaluer à 90 %, les lapins qui infestaient Maillebois sont décimés par un mal mystérieux »829. Le 6 septembre 1952, un rapport du service forestier d’Eure-et-Loir soulève un étrange problème. L’auteur de ce texte affirme : « un propriétaire de la région de Chateauneuf en Thimerais, M…, m’a signalé au cours d’une conversation que les lapins de garenne “se suicidaient” dans le domaine de Maillebois ». De fait, l’aspect et le comportement de ces animaux ne peuvent que susciter l’interrogation : « Sans que l’on sache pourquoi, les lapins ont la tête enflée, ils paraissent sourds et aveugles et ils se jettent à la rivière »830. En septembre 1952, alors que la maladie se propage au sud d’Orléans, « on pensait alors et on disait même que les lapins, de sexualité si prononcée, avaient contracté, eux aussi, la syphilis, mais une syphilis mortelle ». L’explication populaire ne résiste pas aux analyses des microbiologistes de l’Institut Pasteur. L’identification scientifique a lieu à partir d’un cadavre récupéré dans les environs de Rambouillet dans les premiers jours du mois d’octobre 1952 par Henri Jacotot et André Vallée831. La découverte du myxome de Sanarelli engendre une certaine perplexité quant à son origine et aux possibilités d’extension de la maladie. Très rapidement, l’Eure-et-Loir apparaît comme étant le département d’origine de la myxomatose, sans toutefois que le lieu exact de l’introduction soit identifié par les pastoriens832. Les biologistes considèrent que « toutes les hypothèses sont permises, depuis l’éclosion spontanée de novo qu’en d’autres domaines des maladies infectieuses certains ont invoqué déjà, jusqu’à l’imprudence d’un propriétaire désireux de mettre fin à la pullulation des lapins sur ses terres et s’aidant, pour se faire, d’une arme bactériologique pour une fois efficace et, de surcroît, terriblement dangereuse »833. D’autres imaginent une acclimatation accidentelle quelque peu complexe. En Belgique, les chercheurs du laboratoire de diagnostic et de recherches vétérinaires de l’Etat (Uccle-Bruxelles) affirment quelques années après l’introduction : « On pensait à ce moment que la myxomatose avait été introduite en France par des lapins congelés importés d’Australie, où cette maladie était entretenue et propagée intentionnellement dans le but d’exterminer les lapins sauvages » 834. La communication du Docteur Armand-Delille, présentée le 24 juin 1953 à l’Académie d’Agriculture et intitulée « une méthode nouvelle permettant à l’agriculture de lutter efficacement contre la pullulation du lapin », met un terme aux multiples hypothèses avancées afin d’expliquer la présence du virus sur le sol français.

Ce bactériologiste, professeur, membre de l'Académie française de Médecine et vice-président de la Société de biologie, est essentiellement connu pour avoir accidentellement provoqué l'effondrement de la population de lapins à travers une grande partie de l'Europe et au-delà dans les années 1950 pour les avoir infectés avec le virus de la myxomatose. La maladie a aussi touché le prédateur des lapins : le lynx ibérique.
Médaillé, on se souvient encore de lui, car aucun vaccin n'a été trouvé...

Parfois les virus sont introduis par une volonté de nuire et d'extermination d'une espèce, les êtres humains ont aussi été le laboratoire d'expériences de ce type, aussi gynécologiques sur des femmes, par les nazis... D'ailleurs si l'on pense à l'invention d'instrument (et là, je me suis toujours demandé comment se fait-il que des femmes n'inventent rien de mieux...) comme "le speculum", dont l'inventeur est un médecin térrifiant originaire de Caroline du Sud (qui a inventé plusieurs instruments de gynécologie et d’obstétrique) Ce spéculum, encore essentiel aujourd’hui à tout examen gynécologique ! J. Marion Sims, né James Marion Sims (25 janvier 1813 — 13 novembre 1883) est un pionnier de la chirurgie, considéré comme le père de la gynécologie américaine. Ses méthodes sont critiquées d'un point de vue éthique car il utilisait des esclaves noirs comme sujets d’expérimentation, et les opérait sans anesthésie. Ce médecin gynécologue qui torturait donc des femmes a eu sa statue en plein New York, et il a fallu attendre 2018 (il y a 2 ans) pour qu'elle soit enlevée !

Je pense aussi à ce médecin SS et ses délires racistes :

Joseph Mengele était un monstre, un de ces médecins nazis formés dans le mythe de la pureté de la race, prêt à toutes les absurdités scientifiques pour prouver la supériorité de l’Européen nordique, incarnation parfaite de la race aryenne.

Mengele est né le 16 mars 1911 à Günzburg, une cité médiévale bavaroise sur les bords du Danube. Issu d’une riche famille catholique et nationaliste, il arrive à Munich en 1931 où il adhère immédiatement aux thèses nationales-socialistes. On le retrouve ensuite à Francfort où il étudie la philosophie et la médecine. Il soutient sa thèse en 1935 en ayant choisi un sujet révélateur : « L’examen morphologique de la mâchoire inférieure dans quatre groupes raciaux ». En 1938, il obtient son doctorat et rentre dans la SS sous le matricule 317 885. La guerre déclarée, il s’engage dans la Waffen SS, servant comme médecin militaire sur le front de l’Est . Mais à la suite d’une blessure à la jambe, en 1942, il est déclaré inapte au combat. Il rentre en Allemagne avec le grade de SS Hauptstürmfürher et reçoit quatre décorations dont la Croix de fer.

Monstrueux, cruel et abject Le 30 mai 1943, il arrive à Auschwitz avec la fonction de médecin chef de Birkenau. Sa tache principale est de s’occuper de la sélection des déportés apportés par milliers de l’Europe entière. Désormais pour Mengele c’est une constante escalade dans la monstruosité, la cruauté et l’abjection. Les déportés survivants gardent de lui quelques images terrifiantes, fouettant de sa cravache les déportés refusant leur sort ou abattant froidement d’un coup de revolver une mère qui refuse d’être séparée de ses enfants. Parallèlement, on le croise régulièrement dans les salles de l’hôpital du camp déambulant « avec son manteau blanc immaculé qu’il porte par dessus son uniforme et sifflant du Wagner ». Il a droit de vie et de mort sur les malades qu’il envoie à la chambre à gaz d’un simple pouce baissé. Il fait aussi un jour tracer une ligne horizontale sur l’un des murs du block des enfants. Tous ceux dont la taille n’atteignent pas la limite fixée sont gazés. Des expériences sur les nains, les homosexuels et les bossus Mengele profite aussi de son passage à Auschwitz pour mettre en pratique l’enseignement qu’il a reçu à l’Institut de biologie héréditaire et d’hygiène raciale de Francfort où on lui a appris « que le meilleur moyen de repérer les influences héréditaires était d’étudier les jumeaux » . Mengele va ainsi entamer une série d’effroyables expériences sur les jumeaux, mais aussi sur les nains, les homosexuels, les bossus… Sinistre « collectionneur » d’anomalies physiques, il s’intéresse aussi à une maladie qui provoque de graves mutilations faciales, le noma. Pour en étudier l’évolution, il se sert d’enfants tziganes chez qui cette pathologie est fréquente et les gave de sulfamides et de vitamines. Mais dès que des progrès sont observés, attestant de l’efficacité de son traitement, il l’interrompt, envoyant ces enfants à la mort. Fasciné aussi par les jumeaux, Mengele les traite comme des rats de laboratoire, leur injectant ou appliquant sur leur peau diverses substances chimiques… Mengele va poursuivre ses épouvantables activités jusqu’en janvier 1945, peu avant la libération du camp par l’Armée rouge. Rentré dans sa famille, en Bavière, il vit quelques années paisibles, parents et voisins ne voyant en lui qu’un brave soldat qui avait fait son devoir. Mais, au fil des ans, les langues commencent à se délier et les témoignages des survivants d’Auschwitz remontent à la surface. Les preuves accablantes s’accumulant tant et plus, les Américains qui contrôlent la Bavière, se décident à se pencher sur son cas. Sentant le vent tourner, Mengele fuit l’Allemage. On le retrouve successivement à Merano, en Italie, puis en Espagne ou il organise son exil en Amérique du Sud. Pignon sur rue à Buenos Aires En 1952, il a pignon sur rue à Buenos Aires où il a ouvert un cabinet médical, fort de ses excellentes relations avec le président Juan Peron et sa police. Mais, à la chute du dictateur, en 1955, Mengele – tout comme la plupart des nazis exilés en Argentine - doit trouver un nouveau point de chute. Ce sera le Paraguay et le début d’une longue cavale, recherché par les autorités allemandes et poursuivi par les agents du Mossad israélien. Mais si ceux-ci ont réussi à mettre la main sur Adolf Eichmann, autre grand criminel de guerre, il ne pourront jamais capturer Mengele qui après avoir quitté Asuncion, se réfugie dans une province reculée du Paraguay où il vit sous divers noms d’emprunt : Dr Gregor Gregorry, Dr Fritz Fischer… Finalement, Mengele passe les dernières années de sa vie dans un modeste deux-pièces de la banlieue de Sao Paulo, au Brésil. C’est dans ce pays qu’il meurt noyé le 7 février 1979… D’autres monstres... Mengele est passé à la postérité comme « l’ange de la mort ». Mais bien d’autres médecins nazis auraient mérité cette appellation comme en attestent les extraits de ce rapport publié à Varsovie en 1948 sur « Les crimes allemands en Pologne » : « Il y a des preuves irréfutables qui démontrent que certaines expériences ont été faites sur des hommes vivants. Ce sont les dépositions de plusieurs témoins et le compte rendu de la séance de la Section de chirurgie du 16 décembre 1943 qui cite notamment: 90 castrations, 10 ablations d'ovaires et une ablation de l'oviducte. Les expériences avaient lieu dans le Block 10 du camp principal. On peut les classer comme suit : expériences visant à l'examen du cancer, expériences de stérilisation, expériences hématologiques et sérologiques. Le plus souvent, des juives étaient employées à cet effet. Beaucoup d'entre elles furent à plusieurs reprises l'objet d'expériences. On constata, après quelques essais, qu'une fois opérées, les femmes n'étaient plus bonnes pour les expériences et dès lors on les expédiait directement aux chambres à gaz. Les expériences de stérilisation au moyen de rayons étaient l'oeuvre du professeur Schumann de Berlin, lieutenant d'aviation de la Wehrmacht. Beaucoup de femmes vomissaient violemment après de telles expériences, beaucoup moururent peu après. Au bout de trois mois, chaque opérée subissait encore deux opérations de contrôle, pendant lesquelles une partie de leurs organes était incisée afin d'en vérifier l'état. C'est probablement à la suite de transformations hormonales provoquées par ces opérations que les jeunes filles vieillissaient précocement et faisaient l'impression de femmes âgées » « Quant aux hommes, un testicule seulement était soumis à l'insolation. Après cette opération, ils retournaient aux Blocks généraux et, après un repos d'une journée seulement, ils étaient remis au travail, sans qu'on tienne compte de leur état de santé. Beaucoup d'entre eux succombaient à la première expérience. Ceux qui y avaient survécu étaient au bout d'un mois castrés par le même Schumann, qui collectionnait les testicules coupés et les expédiait à Berlin. On choisissait pour ces expériences des hommes et des femmes jeunes et robustes, le plus souvent des Juifs de Grèce. Au cours d'une séance, trente femmes environ étaient soumises à l'insolation. De telles séances étaient organisées par Schumann deux ou trois fois par semaine. Mais c'est le Pr Clauberg, gynécologue allemand, qui fut le principal expérimentateur sur des êtres humains vivants. » Effroyable...

Que dire... L'histoire se répète...à différents niveaux, mais elle se répète...
Je suis partie des lapins, car en 2025, avec les hérissons, ces espèces seront en voix de disparition... On sait pourquoi...

On peut aussi prendre des institutions publiques, pour les privatiser, c'est-à-dire, croire qu'un service public devient "son" château, quand on est simplement nommé par l'État pour le diriger. Combien d'institutions publiques sont-elles alors défectueuses, et pourvoyeuses de souffrances au travail ? Pourquoi des fonctionnaires se sentent exclus de forteresses publiques où ils ont travaillé durant des années, où leur carrière s'est construite ? Les expériences dans un laboratoire ne sont pas rendues publiques, ni les modalités de recrutement et de licenciement. Cela reste une souffrance si l'on ne comprend pas que l'absurde est absurde, que le « turn over » est important. Le renouvellement de l’emploi ou ce qu’on appelle couramment la rotation de l’emploi, s'il est important, cela signifie que le rythme de renouvellement des effectifs est important et que le lieu de travail connait beaucoup de départ qui se sont suivis par des recrutements, ou pas. C’est un indicateur qui est étudié avec beaucoup de précision car il décrit l’ambiance au travail mais aussi les coûts des départs et des arrivées de ces effectifs. Un recrutement coûte cher et de nombreux départs coûtent cher, un montant important à l’organisation. Dans les cas de souffrance au travail, cet indicateur n'est pas étudié. Ainsi, les suicides et maladies graves, congés maladies, accidents de travail, ne sont pas écrits ni révélés, afin que les forteresses soient impénétrables. C'est notre myxomatose contemporaine. Il est absurde de croire qu'une carrière se construit dans ces conditions de travail. C'est une carrière construite sur du vent, des illusions, de la médiocrité des relations humaines (elles n'existent pas, il faut s'endurcir pour tenir, être insensible) On donne alors à de pauvres personnes l'idée que la puissance individuelle et l'accès à la propriété, s'acquière alors, dans ce respect de la hiérarchie (et quelle hiérarchie !) Mais il n'y a pas de méchant ici, car pour postuler dans ces forteresses de solitudes, il faut être dépourvu d'émotion. Il faut correspondre à une typologie psychologique, avoir une faille dans son parcours. Celle-ci est de l'ordre de l'affection, qui donne cette impression du re-devoir systémique, en échange d'une loyauté, la forteresse donne des échelles graduelles, dont les graduations seront, en permanence, le seul sujet de débats, de blocages, donc, une espèce de vide absolu, qui convient très bien à l'absurde. En échange du devoir discrétionnaire, ce qui fortifie une forteresse, et de sa communication effrénée du "tout va bien" (elle brille) l'individu vieilli parvient difficilement à ses rêves, c'est-à-dire qu'il s'aperçoit qu'il n'en a jamais eu, pour travailler dans ces conditions. Non seulement, il n'y a jamais pensé, mais en plus, arrivé si fatigué (certes avec une carrière... quelconque) il n'en a plus : il n'a pas de quoi réaliser ses rêves car il n'en a plus.

Et c'est au nom de communautés parfois, que se greffent les lois des forteresses maudites, car il faut bien cimenter, donner l'illusion de liens humains, dans ce qui n'a ni foi, ni spiritualité, ni labeur. C'est un autre sujet mais les sectes peuvent se formaliser dans ces lieux et demeurer longtemps dans des esprits limités.

Imaginer, reste, de mon point de vue, la capacité de retrouver ses rêves ou bien d'accéder à une part d'invention, non négligeable, car elle permet de se libérer des prisons, dans lesquelles tout s’appauvrit, car l'amour ne trouve grâce nulle part.

Ici on croit que la privatisation du service public arrive du ciel et est très débattue comme les méchants du privé. C'est sans compter l'histoire, les abus et les excès, de toutes ces privatisations déjà exercées à l'insu des employés, des espaces publiques, ou avec l'accord des employés, et pour des intérêts personnels, ce qui a engendré cette détérioration du service public. Cela n'arrive pas comme ça, d'un seul coup, ce sont toutes ces tolérances aux abus, et aussi, cet aveuglement général des employés mêmes, ou les niaiseries entretenues, qui ont fait perdre du temps sur l'analyse et la méthode et l'imaginaire (collectif) au profit d'illusions individuelles.

Une incapacité à penser le mal, au sens philosophique. On n'en voit qu'un problème économique, quand on ne parvient pas à articuler le psychologique et les faits écologiques. Le châtelain, les nazis, ont une obsession psychologique qui les amènent à penser l'extermination et la torture sur ce qu'ils considèrent comme des espèces, races ou proies spécifiques à leurs obsessions. Les viols dans différentes institutions publiques (santé, sport, éducation) ou religieuses, sont aussi des obsessions psychologiques qui nuisent, et durant des dizaines d'années, trouvées dans des forteresses où "tout va bien", à l'économie, ou la relation écologique à son milieu, son habitat. C'est ce que je nomme de la niaiserie, c'est un peu ridicule, pour ce qui est plus grave, mais du ridicule on peut comprendre de plus grands principes.
Absurdité, simplicité, fadaise, stupidité.

Il est complètement stupide que penser éradiquer des lapins dans son jardin par l'introduction d'un virus (qui provoquera une maladie, sur une espèce saine), sera l'idée la plus adaptée à son milieu, son habitat.
On a beau avoir des médailles, des diplômes et des honneurs, être reconnu par ses pairs et sa communauté... scientifique, on n'en reste pas moins atteint de stupidité, très sévère, et ne parlons pas de toute la communauté qui valide ces niaiseries !

La stupidité arrive parfois à son comble quand on allume sa radio.

Monde absurde.



Enseignement Par kiwaïda at 19:02

07/02/2020

ℳÉℝϴṲ

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Photographies de © Michael Patrick O'Neill

Le photographe est partie retrouver le Mérou Goliath de l'Atlantique, ils sont énormes et inoffensifs.

Aussi grand et aimé soit-il, le goliath est une énigme - ce que les scientifiques considèrent comme une «espèce pauvre en données». Les autorités semblent convenir que la surpêche a poussé l'espèce à presque s'effondrer. Ils ont convenu d'un moratoire de pêche mis en place en Floride en 1990 ce qui a permis au goliath de réaliser un retour impressionnant - le poisson repeuple les estuaires, les récifs coralliens et les récifs artificiels dans le sud de la Floride, contrecarrant la tendance dans le reste de son aire de répartition dans les régions tropicales et Atlantique subtropical.

Les écologistes croient que le moratoire devrait être permanent pour aider les goliaths à surmonter les problèmes d'origine naturelle et humaine qui menacent toujours la population en rétablissement, comme les coups de froid qui tuent les jeunes poissons dans les eaux peu profondes, le développement côtier qui détruit les zones d'alevinage, la marée rouge (particulièrement dévastatrice cette année) , braconnage, problèmes de qualité de l'eau et pollution. L'écologiste marin de l'Université d'État de Floride, Christopher Koenig, suggère que le nombre de poissons pourrait même baisser à nouveau.

En revanche, certains pêcheurs considèrent le poisson comme une nuisance, affirmant que les goliaths aspirent les récifs avec leurs bouches de la taille d'une poubelle. Ils soulignent que certains goliaths - dont beaucoup sont habitués par les gens - attendent sous des bateaux pour voler des poissons accrochés ou suivent des plongeurs pour attraper leurs homards collés et autres prises. Les recherches de Koenig et de l'écologiste des poissons de récif Felicia Coleman offrent une perspective différente: comme tout grand prédateur, les goliaths peuvent attraper un repas opportuniste d'une ligne de pêche, mais les géants se nourrissent principalement de crabes et de crevettes. Et Koenig montre que les récifs du golfe du Mexique où les goliaths sont présents jouissent d'une plus grande biodiversité que ceux où ils sont absents. D'autres pêcheurs réclament une récolte limitée, peut-être pour avoir la chance de poser pour des photos de trophées avec leurs prises sur le quai. Ou pour voir des filets de goliath étalés sur leurs assiettes, bien que la viande des gros goliaths puisse contenir plus de mercure que ne le permet la malbouffe des États-Unis.


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Les éditions de l'île de Seuqramainos sont des nouvelles que j'ai écrites entre 2002 et 2005 : "Elle même", "La nage", "Les grincheux", "Tout contre vous", "Les épaves", "Une lexicographe à Gianguja", "Les inséparables" (et en bonus : "Jusqu'au bout du monde") Elles ont eu une maison d'édition (oLo) toujours évidente et active, dans mon esprit, comme très présente. Ces nouvelles, ont été aussi publiées dans des revues de littératures, voici un extrait retrouvé sur LES ÉPAVES...







PAGE 2 (Sonia Marques)


Que fallait-il accepter ?

Leur présence égarée, leurs rebuts déplaisants ?

Nous ne savions d’où venaient-elles et pourquoi choisissaient- elles d’échouer ici dans ce lieu sans importance où nous prenions vacances de nos emplois respectifs, en bord de mer. Peut-être que cet espace maritime avait la taille d’une terre comme l’île d’Ouessant et qu’en quelques années il avait pris l’ampleur de l’Angleterre avec toutes ces arrivées intempestives. Nous évaluions mal l’expansion de leur nouvelle terre flottante sur la mer. J’ai commencé à écrire sur elles. Mes connaissances étaient assez réduites en la matière. Je me suis empressé de les qualifier d’épaves au sens péjoratif du terme, mais j’étais un peu grossier et irrévérencieux, jusqu’au jour où j’ai été touché les voyant arriver, de mes propres yeux. Personne ne m’avait prévenu. De tout ce que l’on m’avait appris, de l’expérience de tous mes fiers amis et mes lâches ennemis, tous ces hommes qui ont compté dans ma vie, je m’avérais être complètement inculte. Comment ces vaisseaux de connaissances nous avaient-ils échappé ? Tous les spécialistes, chacun concentrés dans leur domaine savant respectif aux allures futuristes avaient donc évincé de leurs recherches, ces perles évidentes devenues des mastodontes prêtes à nous engloutir avec elles dans leurs histoires séculaires ? ! Mes collègues de bureau tous informaticiens plaisantaient sur ces phénomènes car sur Internet, une épave est un ordinateur dont le système n’a pas été mis à jour depuis de longs mois, de sorte qu’il est presque assurément criblé de failles de sécurité et infecté par toutes sortes de virus et de vers. Hors dans ce cas précis, les épaves étaient plutôt bien rodées. Les multiples virus avaient fortifié leur système immunitaire, de sortes qu’elles étaient invincibles sur ce point...


Littérature Par kiwaïda at 23:02

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Musique Par kiwaïda at 02:29

29/01/2020

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Animal Par kiwaïda at 23:56

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Albert Camus et Maria Casarès en 1948, à Paris, 148 rue de Vaugirard (Photo: © Collection Catherine Camus)


Tout est bien, tout est permis et rien n'est détestable. Ce sont des jugements absurdes.

Albert Camus



Camus (Albert) à Sartres (Jean-Paul) :

« Je commence à être un peu fatigué de me voir, et de voir surtout de vieux militants qui n’ont jamais rien refusé des luttes de leur temps, recevoir sans trêves leurs leçons d’efficacité de la part de censeurs qui n’ont jamais placé que leur fauteuil dans le sens de l’histoire, je n’insisterai pas sur la sorte de complicité objective que suppose à son tour une attitude semblable. »


Au mois d'octobre 1951, Le livre d'Albert Camu, "L'homme révolté" allait être publié chez Gallimard et 2 extraits sont parus en avant première dans des revues. Les critiques des intellectuels parisiens avaient déjà débutées, car Camus, intellectuel de gauche, se refusait à la solidarité avec le bloc de l'Est, mais aussi, son succès populaire faisait naître des jalousies, car il n'était ni du sérail, ni héritier. Ainsi on pouvait se permettre ce que l'on ne se serait pas autorisé à un autre intellectuel, du sérail et communiste. Il apparaissait relativement isolé, donc, incapable de contre-offensives...

Littérature Par kiwaïda at 03:01

27/01/2020

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Femme couchée dormant

Félix Vallotton (1899) :  56,5 cm x 76 cm

L'art de la suspension...

Discret jusqu'à être secret....
Il donnait l'impression de promener son ennui, sans ennuyer personne...
Ses amis lui reprochait, amicalement, de ne pas être très effusif, il n'était pas d'une lecture très facile...

(citation du peindre Francis Jourdain)
Ce qui est retranché du monde... Vallotton enlève des détails, il introduit l'abstraction dans la figuration.
Ses gravures sont magnifiques. Il était aussi romancier et critique, très peu connu du grand public... français.
Valloton ne possède pas les femmes, nombre de nus de ce peintre, ce qui est rare, ne sont pas des femmes qui aguichent celles et ceux qui regardent ses nus.
Elles ne menacent pas les hommes dans leur virilité, en leur demandant d'être le maître à tous prix de la scène, de les dominer.
Elles sont aussi autonomes, et d'un riche intérieur. La plénitude, mais aussi une certaine forme de retranchement au monde s'expriment dans les ombres parfois angoissantes, mais aussi dans la lumière et les couleurs vives, étincelantes. Cette femme couchée dormant, me fait penser à Matisse, car il y a des motifs très présents, mais ses tissus forment un paysage d'émotions déformées, inaccessibles et silencieuses. Cet informe paisible, ce repos mérité, après de longues journées bavardes, signalées par ces tapisseries qui saturent toute la toile, me donnent ce sentiment de contemplation mais aussi de distance nécessaire à celle-ci : ne pas troubler, ni agir, juste contempler.
Une contemplation si simple, un accès déroutant, au silence retrouvé.

Art Par kiwaïda at 02:17

25/01/2020

M@ℓℯ ℊαẕℯ

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Exercice du pouvoir : exclure


Quelques notions exposées dans le documentaire :

La culture geek dans un ordre social de masculinité hégémonique et ne correspondant pas à ce type, s'est donnée le pouvoir de l'expertise, le pouvoir de juger et donc exclure, selon des critères que les geeks créent. Une masculinité émasculée, sans sexualité…  Une masculinité dévirilisée, domestiquée, on reste chez soi, dans son espace domestique. La masculinité geek (dans les magazines, dans les conventions…) a ce discours de l'expertise qui se joue comme "excluant", l'exercice du pouvoir se joue à l'intérieur de la communauté et emprunte aux caractéristiques de la masculinité hégémonique.
Ce qui caractérise les représentants de nos gouvernements, c'est le discours de l'expertise, un discours de la performance, un discours donc  excluant !
Cela rejoint la masculinité hégémonique et la masculinité geek…
Une personne seule, recluse face à son écran, et le génie artiste (compétences techniques exceptionnelles : virtuoses du code, des représentations masculines > les concepteurs de jeux vidéos)
Ces valorisations, la passion chronophage : si l'on n'est pas engagé, dans le temps (passion chronophage) on n'est pas compétent, ni expert…
Le processus de création du film valorise aussi la figure de l'auteur, de l'homme, son contrôle sur toute une équipe, c'est prétendre au statut supérieur…
Prétendre au statut supérieur.
La masculinité fragilisée se trouve compensée dans les concepts des jeux vidéos : "tu vas être fort", ce sont des fantasmes viriles qui sont vendus.
"Je joue à être ce fantasme viril"
Hypermasculinité : héros d'action, courageux, aventureux, humour en toutes situations, le mec cool...
Les hommes renforcent leur masculinité et ne cherchent jamais à proposer d'autres formes de masculinité, en groupe…
Les bambis sont des débutants, nommés ainsi, associés aux homosexuels ou aux femmes, ce sont des injures pour les nouveaux, ainsi les expérimentés peuvent affirmer leur expérience (par l'exclusion et une volonté de compétition continuelle)
Si le geek domine sa masculinité dans un jeu vidéo, sa virilité en dépend. L'identité est consumériste. L'idée de difficulté, de maîtrise, de passionnés, sont liés à la virilité.
Les "casuals", les joueurs occasionnels, sont alors méprisés, et c'est là où l'on retrouve des femmes joueuses.
Le mépris est très important pour se viriliser. Il faut dévaloriser. Discerner ce qui est "vrai" jeu vidéo" et "faux jeu vidéo".
Si les femmes utilisent de façon morcelé le jeu vidéos, sous-entendu qu'elles font d'autres tâches (comme les tâches ménagères) elles ne sont pas considérées comme de vraies joueuses.
Si jamais elles parviennent à être compétitives et dépasser les hommes dans les jeux vidéos, elles seront harcelées et martyrisées, jusqu'à les faire partir.
Avoir le pouvoir, être rationnel, la logique froide, ce qui diffère de l'émotion, les femmes sont associées à l'hystérie.
Les formations d'ingénieurs sont guidées sur l'exclusion des sciences humaines et de la sociologie.
Dans les industries tek, le manque de femmes est conforté par ce manque de formation. Les privilèges doivent êtres conservés.
La violence sexiste est prédominante. L'esthétique virile ne peut exister qu'avec l'autre, parce que la femme est l'ennemie à abattre.
Les militantes féministes, dans les jeux vidéos, deviennent des femmes à abattre.
La capacité de l'hégémonie, est celle de se présenter "au centre", alors que l'histoire d'avant ou ce qui arrive après, n'existe plus, est invisibilisé.
C'est toujours comme si "l'extérieur" arrivait, alors que tout préexistait, mais l'hégémonie veut être au centre donc marginalise l'histoire.
La visibilité des femmes qui veulent parler devient alors insupportable.
La radicalisation arrive dans ce moment : la guerre culturelle.
Si le média est amené à évoluer à devenir plus mature, il y a une crise, et une guerre. La logique masculiniste arrive, comme les attentats réalisé,s par des hommes masculinistes contre des femmes (ex: Canada) Le terrorisme est une forme de violence utilisée par des mouvements de harcèlements organisés, dans le jeu vidéo, pour faire disparaitre les femmes.

Gamer Gate


L'entre-soi gamer est devenu très fertile aux idées d'extrême droite. Des hommes qui se sentent floués (misogynie, racisme…) sont obsédés par la pureté et la "race blanche". Ces mouvements massifs en ligne, sont des mouvements de jeunes hommes qui se radicalisent en ligne. Les partis d'extrêmes droites recrutent énormément sur les réseaux en nourrissant les peurs de ces jeunes hommes, en les emmenant sur le terrain de "la décadence" de l'occident. La radicalisation progressive occupe ces espaces et rencontrent de grands succès. Le gamer gate peut servir à l'émergence de figures politiques aux idées extrémistes. Le pouvoir des jeunes hommes blancs déracinés : cette masse peut être utilisée et manipulée pour de futures élections…
Les laissés pour compte… S'enfermant dans leurs jeux vidéos, ces jeunes hommes recherchent à se remasculiniser, à se reviriliser.
Ces lieux de recrutements, des suprématistes, se trouvent dans ces entre-soi.

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Intéressant, car on peut exactement retrouver ces méthodes, dans des entre-soi féministes, qui peuvent harceler et choisir un homme, pour cible, en utilisant toutes les femmes victimes, ou qui se victimisent, afin de faire disparaître certains hommes de pouvoir…
Lorsque l'on donne des clés politiques, dans une situation de fragilité, il faut s'inquiéter.
L'engagement sans faille dans sa passion en évitant la vie sociale est un moteur de la masculinité.



Le male gaze


Le regard concupiscent : les hommes regardent les femmes comme des objets de désir.
On part du principe que le joueur est masculin.
Les femmes sont des récompenses dans les jeux vidéos.
Mériter l'affection d'une femme, mériter le sexe !

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Méditation... analyse :

Si ce concept est vu dans le milieu du cinéma, le jeu vidéo, aujourd'hui en 2020, on peut le voir en action dans les écoles d'art.

Des hommes d'un certain âge, derrière la caméra, filment de jeunes étudiantes, nues, avec un prétexte (l'histoire de l'art) La domination est telle, qu'il y a même crédit, c'est-à-dire mérite, les très jeunes étudiantes qui "doivent" se soumettre à ces regards (publiés sur Internet ensuite) sont même aidées par des enseignantes femmes, aussi d'un certain âge, donc des sortes de rabatteuses et complices de ces regards masculinisées. Le fait de mépriser les jeunes étudiantes, les prépare à une vie de victime, et de soumission, dans l'art et la culture, car le tout est entièrement subventionné par l'État, le gouvernement, parfois même sous le label "égalité entre hommes et femmes" ou avec une charte "contre les discriminations".

Comment une jeune étudiante (parmi les plus précaires) peut-elles comprendre ce qu'il se passe ? Puisqu'elle attend d'être reconnue ? Ce qu'elles comprennent, ces jeunes étudiantes mises à nues, c'est qu'elles ne pourront pas obtenir leur diplôme dans ce cadre subventionné, si elles ne se soumettent pas à ce cadre. Elles peuvent ainsi penser qu'il en sera toujours ainsi si elles souhaitent travailler  dans le domaine de l'art en France.

La question de l'exhibition obligée : montrer des jeunes femmes nues contre leur consentement à la vue de tous (Internet) à tous les pays, en chantage d'un diplôme, de la validation de leurs années d'études, d'une idée du supérieur ("échelon, grade, diplôme...), c'est aussi confirmer, qu'en France, l'exhibition est associée à l'exposition (au regard masculin, selon son désir sexuel)

L'immaturité des productions artistiques de certaines femmes (plus médiatisées que les autres) est liée à ces formations caduques ou extrémistes, qui préparent les femmes uniquement à la frustration, la dépression, la dépréciation, la souffrance ou la vengeance, mais ne favorisent pas à la création et à l'épanouissent, à la liberté des femmes et leur expression, leur qualité d'auteur. Celles qui ont ces qualités ne sont pas médiatisées.

Le milieu social, les fonctions et le statut social des parents, sont liés à cette "permission" de participer à ces cadres dévalorisants leurs enfants (car les jeunes hommes et les jeunes femmes participent, qu'elles soient nues ou qu'ils regardent) car ils ont également un regard participatif, ou laxiste, ou négligeant sur la qualité des études de leurs enfants et dans quels cadres s'inscrivent les étudiants, quelles sont leurs productions et pour quels regards.

Si aujourd'hui, nous subissons des écrits de littérature où des femmes d'un âge avancé se trouvent à révéler les violences subies enfants ou adolescentes ou étudiantes, c'est qu'elles sont à l’œuvre dans les écoles artistiques, encore et toujours, sans aucune véritable connaissance sur la culture du viol.
Le harcèlement sexuel dans les écoles d'art est liée à cette culture de tolérance. Par l'inaction, chacun, chacune participe à l'exclusion. Les écoles recrutent des personnes qui ressemblent à ces personnes tolérantes, elles doivent rigoler et participer de ledit "humour" du cadre qui souvent utilise "la transgression" comme mode de pression et d'emprise.

Ainsi le milieu social joue beaucoup, c'est pour cela qu'on ne trouve pas de diversité dans les écoles d'art. Car elles sont restées recluses à un même mode de sélection, dans les mêmes milieux ou la permissivité du viol, du harcèlement sur des plus jeunes est tolérée.

Les sévices sexuels, ne serait-ce que de la captation du regard, de tortures psychologiques, par étapes, par grades, par intrusion et défiguration, sont les prémices du consentement aux règles implicites. Il devient donc artistique d'avoir un tel regard, d'utiliser les outils de telle façon, pour assouvir des fantasmes sexuels, mais ce sont des fantasmes des professeurs, le plus souvent ceux et celles, qui sont parvenus à exclure toute diversité, en connaissance des règles démocratiques et réunions consultatives.

Le détournement devient un art, le dévoiement, la corruption, ce sont des valeurs enseignées : participer à toutes les réunions démocratiques, faire acte de présence, et faire tout autre chose dans la réalité, ne pas tenir compte des points de vue différents, les éliminer.

Le blocage est un moteur, mentir, salir, déshonorer, et pour cela il faut faire des sacrifices pour montrer l'exemple. Les étudiants ou enseignants qui restent concentrés sur les études, ne sont pas les bienvenus s'ils ne participent pas des cadres spécifiques de l'emprise psychologique. Ou bien si ceux-ci, celles-ci tolèrent, se taisent, accréditent, ou subissent, c'est possible. Mais ils et elles n'en seront pas moins atteints psychologiquement par cette complicité impossible à décrire et reconnaître. Il faut bien gagner sa vie, et pour mériter salaire, se soumettre. Sinon, c'est la saisie du salaire, en toute illégalité qui s’effectue, en connaissance de l’abandon des autorités, des instances de représentations, qui devraient sécuriser et protéger les établissements scolaires. L'impunité est totale, structurée dans l'histoire, interdite d'analyse et d'énoncer. Sans le dire, il faut subir et en plus s'extasier devant le pire.

Jouer sur l'impuissance de nos gouvernements à faire autorité, à punir des actes répréhensibles (violer, assouvir ses pulsions sexuelles dans le cadre de l'enseignement), est encore plus "jouissif" et c'est là où la transgression petite bourgeoise agit, dans ces limites d'entre-soi, quand l'État, l'institution qui la représente joue la carte de la "tolérance" et de la "liberté d'expression". En soutenant que cette liberté d'expression ne serait celle que le pouvoir d'importuner l'autre, sans son consentement ou avec un consentement sous emprise, décerné à l'enseignant.e, ou l'enseignant.e artiste, dénué de toute responsabilité, car le génie artistique prévaut sur ce que l'on voit, l'on dit, l'on lit, même si en fait, nous sommes face à la médiocrité, trop tard, les médailles ont été décernées et le pouvoir avec : légitimiser toutes formes artistiques, y compris lorsque nombre d'étudiants, les plus jeunes sont sommés d'être de simples objets de fantasmes, non pas de génies artistes, mais de personnes aux pathologies, parfois lourdes, sans arrêt maladie. C'est une façon de légaliser, tout en affichant le mantra "égalité, liberté, solidarité. Car la solidarité se joue effectivement à plein tube lorsqu'il s'agit de ne pas faire de vagues. Mieux vaut éliminer tout regard critique que d'être solidaire sur une analyse pertinente et courageuse sur des situations qui propagent le malaise. Ce sentiment de malaise est un parfum obligatoire, car il est très désobligeant de devoir travailler sur ces questions : mieux vaut ne rien faire et mieux : laisser faire. Au pire des cas, cautionner, légitimer, travailler pour trouver des arguments qui vont permettre l'assurance de la pérennité de pratiques délictuelles. Il faut éviter une fermeture, et très fermement. La terreur, faire peur à qui oserait dénoncer quoique ce soit, est une méthode très huilée et dont les extrêmes savent le mieux entreprendre, sans même que cela pose aucun problème ni sourcillement : c'est dans la culture de l'art, que de transgresser ! Après de quoi on parle exactement, il ne faut pas le dire. "Ça nous regarde"

Avec distance, on peut observer le silence sur ces pratiques rétrogrades, car, elles seraient, ces pratiques, le signe de reconnaissance de ce qui est "art" et de ce qui ne l'est pas. Donc, ces signes sont à présent très visibles et, la honte a cédé la place à la complicité. C'est-à-dire que "tout" le monde le sait, et par honte, tout le monde cherche à s'exclure même de toute publicité sur ces institutions, quand bien même, elles seraient encore le seul salaire, il faut s'en extraire, et la grève est un superbe paravent à tous ces actes honteux et si visibles encore. Une grève qui n'ose pas dire son nom, son "NON", tellement elle n'a pas l'analyse forte et intelligente. Une grève qui subit même, cette incapacité à nommer, ce qu'il ce passe, à dire. Un formidable écran de fumée, en attendant, que derrière, tout s'efface progressivement, sans mot dire.
Maudire serait souhaitable, par égalité, liberté et solidarité !



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