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blog m kiwaïda

26/09/2021

ⅤЇѺḺѺℵϟ ℬÅℜℬ∀ℝℰϟ

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Joie contagieuse !

Les violons barbares, sont venus nous voir !

Mélodies balkaniques, rythmes galopants et chants de gorge majestueux. Le trio est composé de deux violonistes et d'un percussionniste. Du pays steppique de Mongolie viendra Dandarvaanchig Enkhjargal , qui chante le chant diphonique et joue le Morin Khoor (Horse-Head Fiddle). Le Bulgare Dimitar Gougov joue de la gadulka, un instrument à trois cordes mélodiques et 11 cordes résonantes ! Quand il s'agit du batteur français Fabien Guyot , il joue tout ce qu'on peut imaginer pour créer du son, ce peut être du tambourin africain, des saladiers, des marmites... Violons Barbares, c'est trois virtuoses dont la voie magistrale nous emmène vers une destination musicale dont nous ignorions l'existence. Les concours et improvisent - et impressionnent par toute leur créativité !

Nous sommes donc partis à cheval, en galopant avec eux, des histoires d'amour et de printemps punk, comme ce début d'automne... Une magie que l'on espérait plus ! Élégance et paillettes ! Pour nos imaginaires raffinés...


Qui sont-ils ?

DANDARVAANCHIG ENKHJARGAL - EPI

Né à Oulan-Bator, en Mongolie, il a grandi en nomade dans la taïga avec sa famille et leur troupeau de chevaux. Son don pour la musique a été découvert par des dénicheurs de talents. Il a étudié la musique au Conservatoire d'Oulan-Bator et est devenu le disciple du célèbre maître morin khuur, le professeur Jamjan . Il vit en Europe (Allemagne) depuis 1989 et se produit souvent avec d'autres musiciens de musique du monde.

DIMITAR GOUGOV

Né en Bulgarie, Dimitar est entouré de musique traditionnelle depuis sa plus tendre enfance. Il a étudié auprès d'Atanas Vultchev, grand maître de la gadulka, et a joué avec l'Ensemble Philip Koutev. En 2000, il arrive en France et s'installe à Strasbourg où il fonde les groupes Boya et Violons Barbares. Il compose et arrange également pour un chœur de femmes et anime des sessions d'étude sur la musique des Balkans.

FABIEN GUYOT

Fabien a étudié les percussions contemporaines à Nice et à Strasbourg, et a découvert à la fois les percussions iraniennes et maghrébines. En tant que membre de l'association l'Assoce Pikante à Strasbourg, il a participé à la fondation des groupes Hijâz Car, Shezar et du Grand Ensemble de la Méditerranée. Il a également joué avec Houria Aichi et est membre du groupe de percussions recyclées Furieuz Casrols.

Musique Par kiwaïda at 23:10

℃☺¢кт@iL

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À Limoges, depuis la Suisse... en passant par l'Allemagne... Duo helvète, trans minimale, douces secousses, grelots et noix tropicales, berbères nonchalants, hippies rock, blues bohème médiéval...

Musique Par kiwaïda at 02:48

25/09/2021

℃◎ґ﹩℮⊥ṧ

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Jeannette Dussartre-Chartreux sur le grand bassin du Champ de Juillet...

Dans les maisons tranches-de-pain, les femmes de linge...

Très intéressant. Le syndicalisme a beaucoup perdu pour l'émancipation des femmes.

À écouter. Une histoire peu relayée aujourd'hui.

Jeannette Dussartre-Chartreux, la militante des luttes émancipatrices

C’est en 1923 à Limoges, dans le quartier populaire des Ponticauds, que naît Jeannette Dussartre. Sur les berges industrialisées de la Vienne, elle forge son caractère au sein de générations de femmes du peuple, avant de travailler en atelier puis dans l’administration. Convertie au catholicisme, elle cultive avec Henri, son époux prêtre-ouvrier, une vision altruiste de la religion et s’engage toute sa vie dans les mouvements de paix. On retrouve l’engagement de Jeannette Dussartre à travers son investissement dans l’Institut d’histoire sociale de la CGT : elle travaille à la collecte de la mémoire ouvrière. En 2009, elle révèle un épisode emblématique des combats féministes, celui des corsetières … L’histoire des corsetières En 1895, des ouvrières de la Maison Clément à Limoges où l’on produit des corsets, engagent la grève ; les revendications visent des améliorations salariales et de conditions de travail. Ainsi, une pratique des plus humiliantes consiste pour l’épouse du directeur à faire agenouiller les femmes pour la prière avant le travail. Le mouvement dure 108 jours, mais le patron ne cède pas. Cet épisode est révélateur du traitement accablant des ouvrières, dévaluées matériellement au-delà des hommes et assignées moralement. Certaines représentantes sont présentes au congrès fondateur de la CGT tenu à Limoges en 1895..

Épisode 1, sur les archives de la police, sur le conflit des corsetières, des rapports de police (1895) :
Les Corsetières décorsetées

Sont rapportés des indics qui surveillent les communications des corsetières : la plupart des jeunes filles ont bu de la bière et ont dansé entre elles et se sont séparées vers 6H et sont rentrées chez elles...

Les corsetières avaient des amendes, des retenues sur salaire, malgré qu'elles travaillaient à temps plein, c'est la femme du directeur qui les humiliait, les coupaient du monde, les faisait agenouiller et leurs interdisait de parler entre elles...
Si elles communiquaient entre elles, une matrone allait le répéter afin de séparer, isoler et punir les femmes qui parlaient entre elles... le plus souvent à la police directement... Beaucoup de choses trouvent des échos dans notre période.
Les femmes grévistes ne parvenaient pas à entraîner les autres femmes, à être solidaires et se tenir les coudes...
Le rapport du commissaire est très significatif sur le traitement des ouvrières soumises au droit divin des patrons. La patronne moralise sans cesse les ouvrières, par des sanctions, des punitions, alors que les ouvrière demandent le droit à la dignité et la liberté de conscience.

Quand vous gagnez rien du tout, trouver de l'information demande une force de caractère et beaucoup d'écoute, une sensibilité au "parler vrai".

Épisode 2, de fils en aiguilles, des ouvrières

À Limoges, de 1889 à la fin des années 1960, la Maison Clément était une entreprise de confection de corsets prospère. Malgré cette réussite, personne ne peut imaginer la discipline de fer et les conditions de travail épouvantables qui y régnait. La Maison Clément ne s’embarrasse pas de l’adhésion librement consentie à des ouvrières. À ces conditions morales, elle impose les siennes ! La patronne oblige ses ouvrières, et cela sous surveillance, à faire trois jours de retraite, à aller à confesse le samedi, et faire leur Pâques le dimanche. Les absentes sont punies par une distribution de mauvais travail avec menace de renvoi, selon l’enquête diligentée par le Commissariat central ! Jeannette Dussartre-Chartreux (1923-2017) Les corsetières fondent un syndicat féminin, libre, et sortent de la tutelle du syndicat patronal fondé par la maison. Leur grève dure quatre mois. Marie Saderne avec Madame Barry et Mademoiselle Coupaud assistent au congrès national constitutif de la CGT tenu à Limoges, en septembre 1895.


Jeannette Dussartre-Chartreux habitait à côté de la cathédrale (quartier de l'Abessaille en grande partie rasé vers 1900) ) dans des taudis (vers le quartier de la règle aujourd'hui), les femmes étaient avec les enfants et les maris étaient maçons, il immigraient dans différentes régions. Jeannette dit qu'elle était maigre et faisait le clown, élevée principalement par sa mère et sa grand-mère.Son grand père était anticlérical. Il couchait dans une petite chambre, car il avait la tuberculose. Les chrétiens et les communistes travaillaient ensemble et avaient le soucis d'être au service des autres.

« Tout ce qu’on mange pourrit, tout ce qu’on donne fleurit »

Un entretien très riche de Jeannette Dussartre (décédée en 2017) réalisé par Jean-Pierre Cavaillé, le 1er mai 2006


Enseignement Par kiwaïda at 00:44

24/09/2021

ℒα Ⅴїεηηℯ

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Photographies © Sonia Marques

 
Hokusai, Chats et hibiscus, 1829

Une de mes références pour mes cours, les dessins de Katsushika Hokusai (1760-1849) ) Tant d'étudiants ont dessiné assidument sur les sujets proposés, qu'aujourd'hui, je découvre joyeusement 103 dessins d'Hokusai dont on avait perdu la trace depuis plus de soixante-dix ans. Il y a toujours à découvrir. Des illustrations en noir et blanc, exécutées en 1829 pour un livre qui n’a jamais été publié, ont refait surface l’année dernière lors d’une vente aux enchères organisées par la maison Piasa à Paris. Jusqu’en 1948, date de leur dernière vente publique à Paris, ils appartenaient au bijoutier Art nouveau et collectionneur d’art japonais Henri Vever (1854-1842). Selon le British Museum, les dessins auraient ensuite été conservés dans une collection particulière et oubliés jusqu’à l’année dernière. Dans une école d'art on me disait : il y a trop de couleur, et dans l'autre : il n'y a que du noir, il faut de la couleur, ni l'une, ni l'autre ne savait tout ce que nous réalisions et tous ce que les étudiants ont appris et ont développé. Dans l'une, on disait, l'écran n'est pas admissible dans l'apprentissage du dessin, il faut du papier, puis dans l'autre, il y a trop de dessins sur papier qui circulent, cela régresse, il faut des écrans, il y a trop de dessins dans une école d'art. Lorsque l'on enseigne, il y a beaucoup de regardants envieux. Avec du recul, je pense que les récalcitrants auraient aimé, dans leurs études, qu'une professeure soit aussi douée pour leur apprendre à se servir des outils numériques, comme leur apprendre à dessiner, contempler le monde autours d'eux, affiner leur regard et exercer leurs facultés quotidiennement, car c'est chaque jour un éveil, se rendre disponible à la beauté du monde. Mais il est une chose certaine : cela demande beaucoup de temps, d’exercices et d'amour, serties d'erreurs. Les écoles veulent montrer les réussites, elle devraient apprendre à réserver ce temps, pour préserver les conditions d'enseignements, plutôt qu'à la communication infernale de leurs moindres gesticulations. La maturité, j'y repensais souvent, nous nous amusions, car nous savions qu'Hokusai était un maître bien plus âgé, qui traverse encore les rivières, et nous avec, en glissant en compagnie d'un monde flottant, bien habité, et tant de fantômes...

En parcourant les ponts, le quartier des Ponticauds, j'observais la morphologie et sa voisine la rivière. L'une des plus anciennes zones habitées de Limoges, dont l'économie dépendait de la rivière, du bois flottant des forêts derrière pour l'alimentation des fours à porcelaine, pour la pêche et autres activités nautiques, ce qui n'a pas changé Un quartier ouvrier, au langage de l'occitan limousin. Lorsque j'observe les dessins d'Hokusai près des rivières, je vois ce que je parcoure quotidiennement, ou bien, je suis baignée dans une autre époque, si l'on considère  celle du pont Saint-Martial, construit en 1215 sur les bases d'un pont gallo-romain. Il y a toujours des chats et des hibiscus, c'est tout de même quelque chose qui sonne comme l'éternité, un rêve qui ne s'éteint pas.
Dans chacun de mes pas, se dessinent des manières d'observer, se délestant des à priori, afin qu'il ne reste qu'un tracé cohérent, une réalité qui ne s'éteint pas.

Paysage Par kiwaïda at 23:08

22/09/2021

αυт◎ღηℯ

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Photographies © Sonia Marques

æquinoctium


la nuit, le jour, ont la même durée
21 septembre un automne
comme un printemps ou un été japonais
pas un indien ni un norvégien

pas un automne aussi vert et jaune
aucune feuille suspendue ni perdue
sur les eaux constellées de nuages blancs

ta glace arrive lentement
nous ne sommes pas pressés
ni les oiseaux d'émigrer
ni l'orange ni le citron

ma chayotte et ma courgette jaune
mes chouchous à la coriandre et à la cannelle
m'annoncent l'hiver lointain
et l'amour éperdu qui revient

quand tu rêvais sur les plages ensoleillées
nous préparions cet automne comme notre été
dans notre coquillage des nuits atones

sur le juke-box de vies dépassées
sur l'équinoxe d'envies désapées



Paysage Par kiwaïda at 22:44

21/09/2021

ḱ@❡@♭α﹩

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Kagabas par Lion's Drums


En mai 2019, j'ai enregistré un album dans un village de Kogis (Kagabas*), dans la montagne de la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie. Les Kagabas sont des peuples autochtones qui se considèrent comme les gardiens de la Terre et sont préoccupés par les tentatives du monde moderne de la détruire. La montagne - en Colombie - est leur maison, c'est littéralement un microcosme, un miroir de la planète dans lequel chaque zone écologique est représentée. Les modes de vie néfastes qui découlent du dogme capitaliste affectent leur environnement et de leur point de vue sur la montagne, ils peuvent voir comment cela met à rude épreuve le reste de la planète. Le chant est une caractéristique de base de la culture Kagabas, il est considéré comme un moyen de se connecter avec l'environnement. Il y a par exemple un chant du singe, du cerf, du serpent, du rire ou même de la mort - chanter est un moyen pour les Kagabas de se sentir en sécurité autour de ces animaux et concepts et de vivre paisiblement parmi eux sans peur et sans avoir besoin de les chasser les éloigner. Comme il n'y a pas d'écriture, la musique et le chant sont un moyen de transmettre la mémoire, la connaissance et la conscience à travers les générations. La catastrophe écologique en cours, l'incertitude des temps actuels et la tentation pour de nombreux jeunes de quitter les montagnes pour la vie des grandes villes rendent cette question de transmission d'autant plus critique. Comme nous avons échangé avant ma visite et pendant que j'étais là-bas, l'enregistrement et le partage de ces chansons était un sujet récurrent et nous avons convenu d'avoir le chant au cœur de ce projet musical. J'ai été accueilli pour passer une semaine au sein de leur communauté pour enregistrer cet album. J'y ai passé la plupart du temps avec la maman du village (les mamans sont des guides spirituels et intellectuels qui gardent la mémoire de la civilisation) et son fils Camilo, avec l'aide de Franz qui travaille avec les Kagabas depuis une quinzaine d'années maintenant comme partie de l'organisation Nativa qu'il dirige. Cet album combine des chansons, des enregistrements de terrain du village et de sa nature environnante, ainsi que des compositions musicales que j'ai faites dans mon studio. Ils ont aimé le résultat et ont approuvé la sortie de cet album. Pleinement conscient de la responsabilité que les Kagabas m'ont confiée, j'ai décidé de sortir moi-même cet album et j'en ferai profiter l'association Nativa pour soutenir son combat pour la replantation des arbres et la récupération des terres. * Largement connus sous le nom de « Kogis », nom qui leur a été donné par « l'homme civilisé », ils s'appellent en fait « Kagaba ».

Ici l'album sur bandcamp :

Musique Par kiwaïda at 02:11

18/09/2021

ℭυґ¢üя♭itA

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La pauvreté a-t-elle toujours le visage de la misère ?


Lorsque des virus touchent la population, le monde, le virus le plus invisible, ne serait pas celui d'une seule pauvreté, mais des pauvretés. Différentes maladies, différents vaccins : différentes pauvretés.

Quel rapport avec des cucurbitacées et leurs fruits comestibles que j'admirais dans ce jardin de la mairie de ma ville ?
Il y a une manifestation réunissant des cuisiniers sur la thématique des arts de la table, à Limoges. Je pensais donc dans cette déambulation et mon plaisir à toucher les herbes de basilic et le nommé "Basilic opal" au parfum étonnant et au feuillage pourpre, à la culture, mais aussi à l'accès aux parfums, à la cuisine, et aux fruits dérobés de mes souvenirs sur les routes portugaises : la figue. Nous avions dégusté des bouchées délicieuses avec une demi-figue en dessert et une brandade de morue façon limousine, c'était trois fois rien, mais trois fois de souvenirs en plus.

Plus graves étaient mes pensées, dans ces moments de convivialité. Comment naissent les isolements, quand tout semble réussir partout. Où se cachent les isolés pour ne pas déranger et devenir les dérangés.

Les carences alimentaires impactent la santé, l'accès aux soins et aux vaccins sont déniés, même dans des sphères où elles devraient être pour tous. On évite de se faire soigner, on évite de se rendre aux urgences, on évite d'être fiché, non pas que la préférence de mourir serait la priorité, mais la préférence de ne pas être montré, ne pas être vu, ne pas rendre visible cette partie abjecte que montrent du doigt les ignorants, ce qui serait vu comme l'immonde, l'impropre, le sale.

Il est très rassurant pour des personnes qui possèdent de ficher celles qui ne possèdent pas, et il est très facile de le faire. Il est très facile de les empêcher de bénéficier d'un accompagnement de santé, pourtant, dans notre pays, c'est une priorité, l'accès aux soins, aux vaccins.
Il demeure une maltraitance, l'affaire de quelques-uns, quelques unes, imaginant déroger aux droits communs. Pourquoi ?
Peut-être que cela vient d'une culpabilité qui ronge la vie, celle d'avoir pris le bien d'autrui, ce qu'il ou elle a produit, de ses mains, avec sa pensée, ce qu'il ou elle a transmis. Afin de ne pas être démasqué, il faut trouver un ou une coupable et ce sera toujours la vie précaire. Car celles et ceux qui ont un mode de penser et vivre différent, n'ont pas le droit de continuer à exister, cela gène, pour une poignée d'ignorants. Sinon pourquoi, en pleine pandémie s'attaquer aux plus démunis ? Les circonscrire dans une case, afin qu'ils et elles ne puissent plus retrouver un travail ? Afin qu'ils et elles ne puissent plus dire leur vérité.

Les discours sur la pauvreté, permettent aussi de la tenir à l'écart, qu'elle ne fasse même pas partie de la société. Aucun enfant, aucun adolescent, aucun adulte, parmi ses semblables, alors on imagine qu'ils et elles pensent ainsi : ni mes enfants, ni mes cousins, cousines, ni mes grands-parents, ni mes collègues, ni les voisins et voisines, personne, ni ma femme, ni mon amoureux, ni la belle-famille, personne, ni même ces voisins qui crient sans cesse, certainement des ivrognes. Si les féminicides sont à présent plus médiatiques, il en est que les conditions de vie, bien avant les drames, ne sont pas assez visibles : la restriction, la coupure avec l'entourage, la famille, l'accès aux soins, l'éloignement, l'impasse sur les vacances, les loisirs, les repas en groupe, ne parlons même pas des réseaux sociaux, aucune femme ne crie son désespoir sur ces réseaux, avant le drame. Et quand elles écrivent, bien maladroitement, et sans aucune forme de courtoisie, il est bien trop tard, et la réception est si silencieuse qu'elle finie de sceller le musellement vers une inhumation ou une incinération, sans mot dire, sans maudire quiconque, sans aucune cérémonie, aux employeurs et collègues ignorants. Les discours sur la pauvreté permettent d'imaginer que la pauvreté est toujours tenue à distance, comme dans un camp imaginaire, où il y aurait des gens que l'on ne connait pas, sous la torture quotidienne, mais on ne sait où ils et elles vivent, ni qui les a enfermés, ignorés, déniés, tués. Et le deuil de la pauvreté, il n'est jamais fait.

Je ne puis faire le deuil de la pauvreté, même en vivant mieux qu'avant. L'expérience nous apprend que la pauvreté touche tout individu, parfois par surprise, mais elle ne devient vraiment pauvre, dans son esprit, si l'humanité que l'on a connue, nous a quittée. Les monstres qui se retrouvent aux tribunaux, malgré eux, à la places d'autres, ou à cause de leurs mauvais comportements et leurs crimes, s'ils ont tous une histoire, bien peu peuvent la raconter. Il est impossible pour un individu, qui s'est longtemps soumis au silence, car dominé, ou maltraité, de se révéler devant la justice des hommes, de s'exprimer. Il est impossible de parler lorsque les accusations proviennent du processus de la maltraitance. Le bout de la chaîne est un bout de malheur, qu'aucun autre bout de réussite ne veut croire : cela ne doit pas exister, sinon cela voudrait dire que celui celle qui juge n'a pas le droit de juger.

Nous avons toujours cette possibilité : celle de ne pas juger.

Se sauver de la pauvreté, c'est masquer même la sienne lorsque l'on a un emploi, lorsque l'on mange avec ses collègues, lorsque l'on s'efface si tout va mal et si la santé brise le continuum de la vie. À ce moment là, aucune solidarité, les collègues sont les premiers à ignorer la maladie de leurs comparses et leur isolement.

Si la moitié des français ne se cache plus pour savoir qu'une personne de leur entourage est confrontée à la pauvreté, selon un très récent sondage du Secours populaire, il y a dans l'autre moitié, toutes les personnes qui cachent leur pauvreté, leur situation. Ou bien, dans la première moitié qui sait, qu'un autre est pauvre, beaucoup ignorent ou dénient qu'ils sont aussi, pauvres. On peut montrer qui sont les pauvres, mais qui sont les pauvres d'esprit ? Celles et ceux qui font le malheur d'autrui et sans aucun problème de logement, ne seraient-ils, ou elles, pas les moins bien lotis ?  Les statistiques font l'impasse sur l'impacte psychologique de la pauvreté, lorsqu'un individu ne se trouve plus dans la détresse, et lorsqu'il l'était, il pouvait encore y échapper, tant les aides sociales, il peut les fuir, l'individu, qui veut échapper à la pauvreté. Et qui ose exprimer sa détresse ? Au bout de combien d'années ? Et est-ce qu'une détresse est écoutée, lue, vue, est-elle entendue ? C'est bien là toute la question, ne pas souhaiter tomber dans la pauvreté et y être totalement, ou y être familièrement habitué, échappe à toutes les statistiques sur la pauvreté. Survivre c'est encore échapper à la captation, à la domination, et afficher une joie de vivre, n'est pas forcément un gage de ne pas vivre dans une pauvreté. Peut-on mesurer l'indigence avec l'immatérialité devenue de nos manières de communiquer, d'échanger, de se nourrir, ou le refus d'un héritage empoisonnant, ou tant de situations, comme l'impression de vivre pleinement et bénéficier d'appuis de réseaux virtuels, peut aussi devenir la meilleure façade, celle admise pour une intégration réussie, afin de cacher une vie pauvre, ou, qui s'est appauvrie, d'une grande pauvreté. Les publicitaires ont toujours su utiliser la beauté de la jeunesse extrêmement pauvre, dans les modèles féminins dans le besoin, pour s'enrichir et produire en excès. Rien n'a changé. Si tout se contient à présent dans un téléphone, que penser de celles et ceux qui n'ont plus, n'ont jamais eu, n'auront jamais de téléphone, ou de celles et ceux qui ne savent pas les utiliser, n'ont jamais bénéficié de formation, changent de toit, d'adresse... Doit-on les classer dans les pauvres, si un pass sanitaire leur est difficilement accessible, alors même qu'ils sont vaccinés ? Le logement a toujours été le point culminant des discriminations sociales. Si un tiers des français a des difficultés à payer le loyer, toujours dans les statistiques récentes, posons-nous la question des deux tiers. Le logement est le dernier rempart contre la précarité. Posons-nous la question de pourquoi des personnes n'ont pas, ou n'ont jamais eu de mutuelle pour se soigner en France. Pourquoi son enfant ne trouve pas de travail, avec tant de qualité, pourquoi son parent n'a pas été soigné, pourquoi son amie ne parle plus, pourquoi en tant d'années, il n'y a plus jamais eu de retrouvailles, pourquoi une collègue s'est suicidée. Pourquoi personne ne dit rien à personne.

Il y a des choix de vie, qui s'effectuent en cachette. Vivre c'est pouvoir se nourrir, mais l'accès à une nourriture saine et des trois repas par jours devient un calcul mental pour beaucoup. Se cacher pour éviter les repas dans son travail, dans son école, se cacher pour éviter les voyages collectifs, se cacher pour éviter tout ce qui mettrait en péril, le peu, déjà calculé. Se cacher quand son toit tombe, se cacher quand son mari a pris tous les meubles, se cacher quand on sait que plus jamais une terrasse de café ne sera accessible, une fête, un saut dans une halle de marché. Sauter des repas, pour calculer comment terminer ses journées, se priver pour nourrir ses enfants, ses animaux de compagnie, les loger tant que l'on peut et longtemps, ainsi que les grand-parents, mais aussi, on l'oublie très vite, ne plus manger pour aider son parent, se priver pour qu'il évite de sombrer, ne pas prendre de place, penser sa vie dans une boîte à chaussure, où seuls se rassemblent des souvenirs heureux. Ces restrictions fondent un rythme de vie bien différent de celui proposé par notre société. Les injonctions de manger sain, de faire du sport, d'avoir des énergies pour se chauffer et savoir faire des économies d'énergie, étudier ou travailler, deviennent alors des discours très peu réalistes et si loin d'une vie précaire.

La vie psychique est touchée dans sa longévité, une vie de privation est aussi une vie qui pense et formule sa pensée, sa créativité très différemment. Les moyens de survie, dans un pays riche, deviennent des tactiques invisibles, à jamais tues. Les employeurs ont cette habitude, de penser avoir le pouvoir sur la production des personnes vivantes, des vies qu'ils et elles précarisent. Le salaire est impacté, les jugements sur les apparences et les modes de vie sont légion. Si la manière et la façon de penser des plus pauvres gêne, c'est qu'ils n'optent pas pour le même chemin. Dans la vie psychique, on sait qu'un être humain ne peut surmonter longtemps des privations et qu'il ne peut pas vivre s'il est tous les jours, des années, privé de plaisir, de désir, de sentiment de sécurité et donc d'espérance, pouvoir juste espérer, n'est pas possible, c'est ainsi que les statistiques s'analysent. Lorsque l'on ne sait pas si notre faim pourra être calmée, on ne sait même pas ce qu'est le plaisir à manger. Et pourtant, on se trompe encore sur ce qu'est la pauvreté, où sont les pauvres. Car savoir quels sont les mets et les herbes qui guérissent ou ceux qui calment la faim, pour nourrir une famille entière à peu de frais, c'est un savoir, c'est aussi une culture. Il est toujours très dangereux de croire qu'une vie sans accès à l'excès, est une vie pauvre et surtout liée à l'inculture. Ces inventions d'analyses peuvent nourrir des cabinets de psychologues, toujours pour celles et ceux qui ne sont pas pauvres, mais elles sont si éloignées des cultures et des savoirs transmis dans les familles modestes. Comme il existe une variété de basilic et des variétés d'usages, de goûts, selon les terres et les saisons et les coutumes, il existe des façons de se nourrir, dans la pénurie même. La culture se situe dans cette recherche, comme celle de cultiver son esprit, de miettes en cailloux, d'herbes en lettres, en livres trouvés, en textiles chinés. Se trouver face à des personnes très riches qui vous privent du sel de la vie, est la source de l'inculture.

Si l'idée de famille disparaît, qu'elle ne germe pas, si l'on ne peut se loger, ni se nourrir, fonder une famille devient une abstraction véhiculée par une norme sociale, où la charge des désorganisations revient à la mère. Et bien avant, la vie sexuelle n'a pas du tout celle que l'on peut lire ou voir pour faire acheter un produit devenu désirable, une vie culturelle vernie, ou entendue dans des milieux professionnels, que le commun des mortels ne connait pas. Ces modèles de vies sexuelles gâchées de gâchis permanent d'épuisement, d'insatiabilité, de dépenses ou de déchéances, ne sont même pas dans l'imaginaire de celui ou celle qui recherche sa nourriture, de façon plus ingénieuse, créative et riche de sens. Ce monde de la publicité a fait naître des monstres de parade, tristes à souhait, goulus et très mal en point. C'est à la jeunesse, éperdue de sens, de ne point désirer ce monde affiché comme réussite.
La question du plaisir et du désir est du même ordre. Les être désirants, les êtres désirés, les êtres exploités par le désir des autres, on retrouve ces mêmes clichés lorsqu'il est demandé de répondre sans cesse à une culture du désir des ignorants (dit aussi des dominants), et de leur désidératas.
Mais cette culture d'injonction n'est plus possible aujourd'hui. On ne peut pas adhérer à une culture qui exploite sans arrêt les plus démunis et se gausse de ses non-réussites.

Il y a des transformations car les peuples et habitants se sont déplacés, et sont amenés à se déplacer, déménager, changer de pays, travailler autrement, s'adapter (le verbe d'une intelligence de l'expérience) et donc des transformations de la pauvreté. Elle n'a plus le même visage. Sortir du déni d'être pauvre, serait, dans notre pays, le début de réflexions collectives sur le travail et l'économie.

Se sauver de la pauvreté, c'est masquer même la sienne lorsque l'on a un emploi, lorsque l'on mange avec ses collègues, lorsque l'on s'efface si tout va mal et si la santé brise le continuum de la vie. À ce moment là, aucune solidarité, les collègues sont les premiers à ignorer la maladie de leurs comparses et leur isolement, c'est le déni. En continuant à travailler lorsque l'on perd ses partenaires, on continue à concevoir le travail comme un mal, prisonniers du déni.

Se retirer de son métier, se retirer de ce que l'on sait encore faire, avec ses mains et sa pensée, se retirer du monde de celles et ceux qui dirigent et les mets à plat sans arrêt, est la meilleure manière de s'en sortir, encore. Le sentiment de sécurité, la bienveillance inconnue, quand elle n'existe pas, provoque des carences psychologiques, elles hypothèquent la santé, et bloquent tout avenir, toute participation à la vie d'une société.

Voir ses enfants malgré tout réussir des études est un bonheur inouï, lorsqu'une famille s'est privé toute une vie, et aussi malheureux, quand notre société ne reconnait pas celles et ceux qui persévèrent dans la difficulté et parfois les punis. Oui car la pauvreté n'a pas toujours le visage que la société souhaite qu'elle ait.

Les pauvres devaient être toujours serviles, aux tâches les plus ingrates, soumis au plafond de verre, ne jamais être vus, ne jamais être accompagnés, ne jamais fédérer, ne jamais prodiguer des méthodes, celles expérimentées pour survivre, ne jamais transmettre, et surtout, ne jamais être aimés. Mais aussi, toujours moches, incultes et ne pas savoir ni écrire, ni s'exprimer, ni se défendre, et dans les plus cruelles sphères, les pauvres puent. La cruauté n'a pas de frontière. De voir des ralliements aux plus cruels, c'est parcourir des années silencieuses mais riches, sur le discernement, sur l'attractivité, l'illusion, le pouvoir, les influences et l'aveuglement.

Hors, sur l'image que l'on se fait de la pauvreté, elle s'est faussée, et le fossé n'est point exagéré. Il se passe une transformation, celle de comprendre la privation comme un chemin qui attire la richesse spirituelle, une philosophie de vie qui mène à une capacité morale et psychique incroyablement forte. La solidarité est une notion qui disparait dans les sphères les plus égotistes et imbues d'elles-mêmes, mais qui trouve d'infinies ressources, dans nos sphères le plus communes.

La capacité de se mentir à soi-même, est celle la plus intégrée dans des milieux où l'on communique sur la richesse, la culture, les propriétés, le patrimoine. Il faut savoir faire ce pont incroyable entre vivre dans une précarité, et une pauvreté psychique et exercer un métier qui valorise la réussite, la richesse, la culture, les propriétés, le patrimoine.

Cet état de vie, de mensonges en permanence, crée une sorte de décalage cosmique. Il est impossible, pour un être humain, bien constitué de ne pas se trouver mal, dans son emploi qui lui demande de mentir sans cesse.

Se sentir mal, dans une insécurité permanente, la bonne santé donc, déniée, la maladie mise à distance, dans un camp, très loin, change le milieu, par force. Un milieu qui agit en groupe ainsi, est un milieu qui est voué à mal se comporter, mal vivre et à faire du mal, à tuer des vies, à participer d'une mort à petit feu, invisible, car les morts sont cachés et l'on cache les morts.

Alors ? Il faudra un jour ouvrir les yeux sur le visage de la pauvreté, non seulement le regard doit changer, mais la pensée aussi, car si les apparences sont trompeuses, les discours aussi.
Il y a des volontés, et des façons de vivre, qui n'intègrent pas ce que l'on doit absolument avoir pour en être.
Être en accord, c'est déjà ne plus avoir et savoir perdre.

La pauvreté, elle, elle n'aurait ainsi plus de honte à cacher son visage, car il n'y aurait là point de misère à montrer, même aux policiers, le vocable de sa vie précaire, est si riche, à la mesure de sa discrétion.

Il est chou d'être en vie pour l'écrire.

Être envie.

Sentir du bout des doigts, lorsque l'odorat est encore là, le basilic de différentes origines. Et le mangerico de Saint Antoine...

Le bonheur des fiancés, pauvres, d'un amour si riche, qu'il est resté à l'abri des publicités, un invendu.



Cette heureuse bénédiction, du savoir, devrait nous sortir des plaintes.


Ce regard offert est celui de la mise en confiance du regardant.


Ce regard offert est la confiance du regardant.

Et cette publication est l'engagement d'un soutien à toutes épreuves.

Cheminons sans manger de trop, sans grands espoirs non plus, chaque fin de journée est une réussite.
Une frugalité.


Photographies © SM & JD



Philosophie Par kiwaïda at 16:23

16/09/2021

ℙε☂ḯтℯ﹩ αłℓυMℯ⊥☂℮ṧ ʝ@ρøᾔaḯ﹩℮﹩

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Petite collection... graphique des années 20...



Art Par kiwaïda at 00:01

15/09/2021

ℰÐℰℕ's i$ḺѦИÐ

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Photographies © Sonia Marques


There was a girl
A very strange enchanted girl
They say she wandered very far
Very far
Over land and sea

A little shy and sad of eye
But very wise was she

And then one day
A magic day she passed my way
And while we spoke of many things
Fools and kings

This she said to me :

"The greatest thing you'll ever learn
Is just to love and be loved in return"

"The greatest thing you'll ever learn
Is just to love and be loved in return"





Musique Par kiwaïda at 19:23

12/09/2021

†☮i & ℕ☮Ü$

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Photographies © Sonia Marques


Il y avait toi
il y avait nous
il y avait toi plus grand que nous
il y avait toi et nous
et le petit toit
au-dessus de nous


Paysage Par kiwaïda at 20:43

09/09/2021

ᔕᎩᒪᐯᓰᗩ ᑭᗩᒪᗩᑕᓮᗝᔕ ᙡᖺᓰ♈ᗰᗩN

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Née en 1941, Sylvia Palacios Whitman a vécu dans le sud du Chili avant de s'installer à Santiago, où elle a étudié la peinture et la sculpture à l'Université du Chili. En 1961, Whitman s'installe à New York et s'intéresse rapidement à la danse et au théâtre. Elle s'est rapidement engagée dans l'art de la performance, travaillant avec un certain nombre d'artistes, dont Robert Whitman (né en 1935), qu'elle a épousé en 1968. En 1970, Whitman a joué avec Trisha Brown au Whitney Museum of American Art de New York et a rejoint La compagnie de danse de Brown trois ans plus tard. Entre 1974 et 1981, Whitman a mis en scène ses propres performances dans des lieux new-yorkais tels que Kitchen, Artists Space et Sonnabend Gallery. Ses pièces étaient généralement interprétées par des participants non formés et incorporaient régulièrement des accessoires trouvés et fabriqués, qui étaient souvent éphémères, souvent faits de papier ou de ficelle, et jetés après la performance. Dans South (1979), présenté au Solomon R. Guggenheim Museum, Whitman a animé une enveloppe surdimensionnée, portée par des artistes, et une baleine géante, qui faisait le tour de l'atrium du Guggenheim. Grâce à l'inclusion d'un portrait de mariage chilien, cette pièce, comme beaucoup d'autres, faisait à la fois des références claires et indirectes à l'éducation sud-américaine de l'artiste.
Parfois adaptées aux compositions du compositeur Steve Reich (né en 1936), les pièces de Whitman partagent un langage chorégraphique simple mais surréaliste. Les performances de l'artiste se sont développées parallèlement et ont été informées par une pratique de dessin active composée de croquis de carnets, qui détaillent les idées de performances, et de pièces autonomes de la fin des années 1970 et des années 1980. Ces œuvres pour la plupart à petite échelle comprennent une série de pièces figuratives qui explorent les espaces et les visages de son enfance au Chili ainsi que des dessins très travaillés avec des motifs géométriques irréguliers et des éléments figuratifs et collés occasionnels. Les dessins abstraits de Whitman font allusion à des préoccupations politiques, mais toute interprétation simple est obscurcie par son application répétée d'encre pour stylo à bille. Elle a renoncé à sa pratique artistique dans les années 1980 mais a récemment suscité un regain d'attention. En 2013-2014, ses premières performances, y compris des accessoires, de la documentation et des performances remises en scène, ont été présentées dans l'exposition Rituals of Rented Island: Object Theatre, Loft Performance, and the New Psychodrama Manhattan, 1970-1980 (2013) au Whitney Musée d'art américain, New York.
—Michael Nock





Art Par kiwaïda at 15:48

ℬḺÅℭḲ ℬϴ✝✝☮♏

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Ann Pennington enseignant à Felix the Cat comment danser le « Black Bottom » (1927)

Originaire des Afro-Américains du Sud rural, le « Black Bottom » fait référence à une danse populaire des années 1920. Principalement interprétée par la star de Ziegfeld Follies, Ann Pennington (1893 - 1971), cette danse a été popularisée pour la première fois à New York par le spectacle afro-américain. Le Black Bottom est devenu à Broadway, un phénomène national, dépassant le Charleston en popularité.

La chanteuse et actrice Edith Wilson interprète la « Black Bottom Dance » dans la production théâtrale de Londres des "Blackbirds" de Lew Leslie, (1926)
Superbe robe, photographie et quel style !


 



Art Par kiwaïda at 15:40

08/09/2021

ḟεMαLℯ

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female-eclectus.jpg

Tellement ça ! Hihihi !

Noa Katz est illustratrice de BD indépendante et vit à Tel Aviv, il faut bien connaître les femelles eclectus pour réaliser ce trait d'humour ;.)
Gorgeous !

Internet Par kiwaïda at 18:07

Ḱїƒf℮ Ḱїƒf℮ Ḱїƒf℮ Ḱїƒf℮

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Une orchidée (1941) peinture de Georgia O'Keefe

En septembre 2016, j'écrivais un petit article sur Georgia O'Keefe (Ḱїƒf℮) il y a 5 ans. En parcourant ma librairie de plumes je distingue un catalogue imposant de cette peintre, elle m'a accompagnée plus jeune, bien plus jeune, avant que je n'étudie dans les écoles d'arts parisiennes, les arts appliqués et les beaux-arts. Plus tard, lorsque je suis partie étudier au Canada, j'ai saisi ses paysages et ses étendues. Je découvre ainsi en parcourant ce nouveau catalogue qu'une exposition, une monographie va se dérouler au Centre Pompidou, dans quelques jours ! Du 8 septembre au 6 décembre. C'est toujours par hasard que je découvre les dates des expositions, le catalogue est déjà prêt, même en province ! Et quel plus beau hasard, quelques jours auparavant je photographiais mon orchidée caméléon...



Art Par kiwaïda at 00:22

02/09/2021

ṧøʊḟḟL℮ εṧρяi⊥

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Ci-gît le bonheur, le désir, la santé, la force, le mystère...

L'orchidée bambou, le caméléon /

Le Dendrobium nobile figure parmi les 50 plantes fondamentales de l’herbologie chinoise, l’un des piliers de la médecine traditionnelle chinoise : en Asie, on cultive cette orchidée parfois uniquement pour récolter les pseudobulbes qu’on fait sécher pour les utiliser en décoctions ou en teinture mère. On lui attribue des propriétés stimulantes du système immunitaire, elle aurait des vertus réhydratantes permettant d’atténuer les désagréments liés à un temps sec et chaud, comme la soif intense, l’insolation ou les coups de soleil. Elle a des effets bénéfiques sur les maladies des yeux. Arômes variés du jasmin à la vanille, très tôt le matin et le soir.

Majestueuse, rare, l'orchidée évoque le luxe et la féminité, fascinante, sensuelle, symbole de volupté et de mystère, elle incarne la beauté absolue et le raffinement féminin. Fleur des femmes affirmées et sa richesse en antioxydants et en nutriments la rend idéale pour préparer des soins hydratants et revitalisants ainsi que des soins pour les peaux matures.

La maturité ? Période de la vie caractérisée par le plein développement physique, intellectuel et affectif. C'est un nom féminin,  du latin maturitas, -atis, de maturus, mûr)
C'est l'expression du voyage intérieur, des expériences intérieures. ... La maturité a un parfum. Elle donne une beauté immense à l'individu. ... Aller vers le monde, vers son incomplétude...
L'orchidée, responsable de son visage, s'engage face aux autres, comme toute fleur, une personnalité se dégage, un parfum affirmé. L'expérience de l'incomplétude est magique.
Photographie © Sonia Marques

Paysage Par kiwaïda at 11:11

01/09/2021

Ṕαґїṧ

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De beaux souvenirs sur cet Endless Summer de Fennesz...

Avec la lumière des soirées parisiennes et du bel été indien des jardins d'agrément...

Photographies © Sonia Marques


Enseignement Par kiwaïda at 20:17

29/08/2021

ℳAятḯ@ʟ

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Photographies © Sonia Marques


Enseignement Par kiwaïda at 17:19

23/08/2021

℘εяḟεḉт ʟ◎♥ℯґṧ

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Enfin !

Photographie et installation © Sonia Marques

Art Par kiwaïda at 22:10

22/08/2021

ℳÅℛ℃♓€ ℜ∀ℙiЀ

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Photographies © Sonia Marques


Paysage Par kiwaïda at 16:22

17/08/2021

℮¢øρα⑂ṧ@ℊℯ

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Photographies © Sonia Marques


Paysage Par kiwaïda at 02:14

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