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blog m kiwaïda

21/05/2020

ḎÅℕϟ€

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<3 <3 <3


Art Par kiwaïda at 00:38

19/05/2020

Fℒ€Ṳℝϟ & iℕ$€ℭ†€ϟ

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Je découvre, avec parcimonie, les fleurs poussées à l’abri des regards, et leurs insectes, passagers confinés. C'est beau.
De ce qu'elles seules, veulent bien m'offrir, je partage ce que j'ai entraperçu.
C'est à vous, que j'adresse mon point de vue, passagère confinée de ces pages.
De ce que moi seule, je veux bien vous offrir, de ce que vous, seuls, voulez-vous bien entrapercevoir.
Les fleurs, les pages et les insectes, sont nos amis, nos compagnes et compagnons, nos signes des saisons et notre température.
De délicats modèles de tempérance.

Retenus de nous-même, en un seul lieu, contemplatifs et repus, vous êtes mes plus beaux espoirs, en ce printemps téméraire.
Étincelants miroirs de la beauté des solitudes.

Sans vous voir surgir de terre, je ne vous imaginais pas, aussi généreuses et ingénieuses.
Vous avez repris vos droits.

Tapie sous terre, des mois, des années durant, j'ai fait comme vous, à l'abri des regards, j'ai repris mes droits.

Mille mercis, milles fleurs et insectes.

Photographies © Sonia Marques

Paysage Par kiwaïda at 21:45

10/05/2020

ℝøṧε ḯ﹩ α ґøṧℯ iṧ α ґøṧε ḯ﹩ @ ґ◎ṧε

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Au début il y a des œufs jaunes séparés des blancs, c'est le confinement.
Puis il y a la montée des blancs en neige, un moment magique et scientifique.
Puis il y a les jaunes et le sucre, battus, une mousse jaune s’éclaircit,
mais point trop car le sucre est de canne, roux comme les cheveux d'un ange qui fête son anniversaire...
Puis, et puis, et puis... le secret, une erreur, une idée (la sagacité) Eurêka !!!
La teinte du jus des fruits rouge, il coule, réservons-le, il sera notre colorant pour la ganache prévue blanche,
ou plutôt jaune coquille, du chocolat blanc crémeux.
Cette teinte est si belle, elle sera la teinte de la journée : un lilas, à peine mauve, violet mais pas trop, un rose qui a du vécu,
une douceur mystique et spirituelle.
Le champagne est aussi un blanc de noir, son habillage est lilas glacé.

Puis il y a... des bougies trouvées dans un ramequin portugais en céramique fait à la main, les anses cassées, on les met toutes !!!
Puis on s’apprête à souffler, le téléphone sonne, Cocotriste répond !
Le père s'invite, en télépathie, en télé-distance, en confinement, il souffle avec elle :

FFFFFFFFFFFFFF !

C'est une première, la fille accompagnée par le souffle de son père pour ses 47 années.

La distance rapproche. Merci le confinement.

Et puis après, et bien, c'est le dé-confinement.
Depuis très longtemps, femme confinée par le gouvernement, restera confinée encore, comme l'or.
Matière pure dense, ductile et molle, facile à travailler, à la main et au bâton, connue de toute antiquité,
appréciée pour son fort éclat de « petit soleil », en particulier sous forme de diverses parures
ou de pièces de monnaie depuis l'Antiquité, et très recherchée, avec l'argent,
depuis les temps historiques pour sa fonction monétaire déterminante.
C'est l'histoire du huit infini, un ruban de Möbius, comme des boucles d'oreille,
juste un pli et l'on circule à l'infini.

(Photographies Kiwaïda & Thejazzist)


Philosophie Par kiwaïda at 19:01

08/05/2020

ґ℮тїṧṧ℮я

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Tisser des liens
Retisser des souvenirs
Confitures et déconfitures
Reconfigurations
Goût et toucher
Recoudre en découdre
Rafistoler
Rassurer
Soigner
Protéger
Confiner
Réchauffer
Teindre tendresse
Solidité tenacité
Indémodable
Créer

Aimer

Photographies © Sonia Marques


Art Par kiwaïda at 00:34

05/05/2020

ⓉⒺⓍⓉⒾⓁⒺ

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Chemise en lin (design : Bela Silva, artiste portugaise)

Photographies © Sonia Marques

Moi femme ménagère de moins de 50 ans, je n'ai pas disparu ;.)

Définition sur Wikipédia :

La femme responsable des achats de moins de cinquante ans (FRDA-50), auparavant ménagère de moins de cinquante ans est une notion publicitaire et marketing correspondant à une population de consommatrices fort peu précise mais qui est néanmoins considérée comme déterminante dans les dépenses du ménage, constituant donc une cible privilégiée à séduire. Ce « concept » publicitaire est apparu dans les années 1960, à l'âge d'or de la consommation de masse. Dans le même ordre d'idées, en France, on parle parfois de Français moyen. Cette catégorie est bien trop vague pour constituer un réel objet statistique, il s'agit plus d'un idéal incarnant un marché. C'est une sorte d'individu moyen, un idéal-type weberien résumant l'aspect de tout un marché, achetant des biens et des services de consommation courante (lessives, nourriture, vêtements, etc.), peu sensible aux campagnes innovantes, mais attentif aux prix et aux arguments les plus terre-à-terre, à la fois très conservateur, peu fantaisiste mais pourvu d'un pouvoir d'achat considérable. La personnification peut, symboliquement, être poussée assez loin et essaimer en dehors du monde publicitaire. Pour le publicitaire elle sera perçue comme une femme austère, ni très aimable ni très subtile qu'il faut néanmoins savoir séduire parce que c'est elle qui dicte sa loi. Le général de Gaulle s'est essayé de décrire ce concept lors d'un entretien télévisé en 1965 dans lequel il tentait de décrire la philosophie du gaullisme, le mouvement et l'ordre, par une métaphore : « Regardons ce qui se passe dans une maison : la ménagère veut avoir un aspirateur, un réfrigérateur, une machine à laver et même, si possible, une automobile. Ça, c’est le mouvement. Et en même temps, elle ne veut pas que son mari aille bambocher de toutes parts, que les garçons mettent les pieds sur la table et que les filles ne rentrent pas la nuit. Ça, c’est l’ordre ! La ménagère veut le progrès, mais elle ne veut pas la pagaille. Aujourd'hui les sociétés de sondages et de mesures de parts d'audiences utilisent l’expression « femmes responsables des achats » pour caractériser cette catégorie très scrutée des agences publicitaires.

La ménaf :

Connaissez-vous la «Menaf»? Derrière ce néologisme un peu barbare né de la contraction des termes «ménagère» et «enfants» se dissimule celle qui fut pendant longtemps l'idole des annonceurs et des régies TV: la «ménagère de moins de cinquante ans». Créée en 1989, cette figure symbole et cible prioritaire de la publicité avait été conçue à l'époque où le modèle familial encore hégémonique était celui du couple hétérosexuel avec enfants. Mais qu'on se le tienne pour dit: la petite fée du logis qui, rouleau de pâtisserie en main et enfants accrochés à ses jupons, fit les belles heures de Moulinex, n'existe plus. Première étape décisive de cette petite révolution: le 11 décembre 2014, le comité Audimétrie, composé de 19 représentants de diffuseurs de télévision, annonceurs et publicitaires, prononce la mort sémantique de la «ménagère de moins de cinquante ans». La nature ayant horreur du vide, les «sages» de l'audimat se trouvent alors une nouvelle égérie en la personne de la «Femme Responsable principale Des Achats du foyer», également surnommée «FRDA». Son règne aura été de courte durée. Selon une étude réalisée par l'agence KR Media*, en partenariat avec le Celsa Paris Sorbonne, les professionnels du marketing lui préfèrent désormais le «responsable des achats».

(article 2017, Le Figaro)


La ménagère est de moins en moins accro au petit écran. En 2019, la cible préférée des annonceurs est même celle dont le temps passé quotidiennement devant la télévision a le plus diminué: 14 minutes volatilisées en un an, selon Médiamétrie. Soit davantage que les 13 minutes perdues sur la cible des 15-34 ans, pourtant réputés plus volages. Certes, la femme responsable des achats de moins de 50 ans, selon la formule consacrée, reste aux avant-postes avec 3 h 08 consacrées chaque jour aux programmes TV. Quasiment deux fois plus que les 15-34 ans, qui y sacrifient 1 h 43 de leur temps.

(article 2020, Le Figaro)

*

Les statistiques, cela n'a jamais été pour moi, je ne suis jamais rentrée dedans <3

Ma toute première fois, le confinement me fait repasser, ressasser, devenir une ménagère dans sa ménagerie, adorer le Lin, swinguer sur du textile, comme on parcoure des yeux les plus belles réalisations, comme on touche toutes les matières et on les détaille, les cajole, les expérimente, les froisse, les lave, les déchire, les dispose, tout ces corps et ces costumes, le temps d'une vie repassée et si bien ressassée. Merci le Portugal ! Vive Lisbonne !

Les statistiques, cela n'a jamais été pour moi, je suis trop haptique <3

Spéciale dédicace à ma famille <3


Enseignement Par kiwaïda at 15:51

03/05/2020

ℐḎℐℛ

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Idir

Ses chansons m'ont accompagnées en ce début d'année 2020 jusqu'au Sahara... A Vava Inouva...

A Vava Inova (Mon Petit Papa)

Txilek elli yi n taburt a Vava Inouva
Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
Ccencen tizebgatin-im a yelli Ghriba
O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Ugadegh lwahc elghaba a Vava Inouva
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
Ugadegh ula d nekkini a yelli Ghriba
O fille Ghriba je le crains aussi.

Amghar yedel deg wbernus
Le vieux enroulé dans son burnous
Di tesga la yezzizin
A l'écart se chauffe
Mmis yethebbir i lqut
Son fils soucieux de gagne pain
Ussan deg wqarru-s tezzin
Passe en revue les jours du lendemain
Tislit zdeffir uzetta
La bru derrière le métier à tisser
Tessallay tijebbadin
Sans cesse remonte les tendeurs
Arrac ezzin d i tamghart
Les enfants autour de la vieille
A sen teghar tiqdimin
S'instruisent des choses d'antan

Txilek elli yi n taburt a Vava Inouva
Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
Ccencen tizebgatin-im a yelli Ghriba
O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Ugadegh lwahc elghaba a Vava Inouva
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
Ugadegh ula d nekkini a yelli Ghriba
O fille Ghriba je le crains aussi

Tuggi kecment yehlulen
La neige s'est entassée contre la porte
Tajmaât tettsargu tafsut
L'"ihlulen" bout dans la marmite
Aggur d yetran hejben
La tajmaât rêve déjà au printemps
Ma d aqejmur n tassaft
La lune et les étoiles demeurent claustrées
Idegger akken idenyen
La bûche de chêne remplace les claies
Mlalen d aït waxxam
La famille rassemblée
I tmacahut ad slen
Prête l'oreille au conte

Txilek elli yi n taburt a Vava Inouva
Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
Ccencen tizebgatin-im a yelli Ghriba
O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Ugadegh lwahc elghaba a Vava Inouva
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
Ugadegh ula d nekkini a yelli Ghriba
O fille Ghriba je le crains aussi



Musique Par kiwaïda at 11:55

01/05/2020

ᒪᓰᒪᎩ OF ☂ᖺᗴ ⅤᗩᒪᒪᙓᎩ

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Peintures © Sonia Marques


Art Par kiwaïda at 12:10

24/04/2020

☾♓Ѧℕ$ϴℵϟ Ð❝ÅⅤѦИ✞ Ḻℰ ÐÉḺṲḠ€

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Musique Par kiwaïda at 16:28

23/04/2020

Ð℮яяїèґ℮ μεṧ ρ@υ℘ḯèяεṧ

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Dessin © Sonia Marques (série Les incognitos - 2003)


Derrière mes paupières

 

La flâneuse s’est approchée à pas de velours sur mon ventre ensommeillé, puis elle a grimpé sur mes seins, feignant d’aller toujours plus haut, mais retardée par les buttes, son corps s’affaissait sur l’une des collines. Son œil noir était devenu bleu profond, puis bleu ciel, je discernais, pour la première fois, son vrai regard, clairvoyant. De son frêle cou, une force miraculeuse tirait son crâne vers mon sein. Elle léchait l’âpre satin, avec vivacité, tout en continuant de grimper à pas de velours. Parvenue au creux de mon cou, lovée comme une boule gorgée de bonté, elle lapait ma peau salée. Mouillée, jusqu’au cou, je percevais derrière mes paupières, l’antre de l’espace qu’elle avait dessiné. Un croissant de lune, un cil blanc posé sur une nappe de pétrole. Trempée, je nageais à la surface. Tu sais que les robinets étaient fermés et que nous n’avions plus de lumière pour nous éclairer la nuit. Les accès aux labels distingués nous étaient interdits, le jour. Derrière mes paupières, le paysage était inouï, mais interdits aux munsters, qui n’ont guère de vision intérieure. Leur croûte, pourtant bien lavée, a une odeur assez développée, qui rebute les narines sensibles. Les munsters sont trop loin des mystères de la vie pour en humer les parfums et explorer pleinement la création. La sécheresse jaune aspirait toutes leurs ressources. Pour ne pas y penser, ils comptaient les morts. Les jours ressemblaient à une danse macabre et les nuits aux respirations diverses et variées, insoupçonnées, la vie battait son plein, derrière mes paupières. La flâneuse reconnaissante me baignait de son énergie soyeuse et brossait mes rêves dans le sens du poil. Nous regardions sans fard les diurnes limités aux erreurs de calculs. Nous fermions les yeux sur ce désamour des chiffres et des beaux mathématiques, sans masque, nous faisions défiler des arpèges de billets doux. Plats et pleutres, comme ils se présentaient chaque jour, nous pouvions être attristés par l’immaturité prônée comme modèle infaillible, la maîtrise et le contrôle continu des bonnets d'ânes, que l'on hisse sans conviction au-dessus des beignets frits et trop sucrés. Le silence imposé nous donnait l’opportunité d’accueillir, ce qu’il se passait derrière les paupières du monde, éclairés par la nouvelle Lune, dans cet axe frondeur et tumultueux, propice aux changements de directions, le Soleil ne regardait plus la Lune vainqueur, mais admiratif de l'aurore boréale fugace, les yeux fermés. Devenue une légende controversée, princesse des beaux bizarres ténèbres, la flâneuse guidait son monde par le bout du nez. De son petit gabarit, elle avait soumis les plus lâches et prétentieux et avait passé outre les subalternes, trop ternes et pas assez invisibles pour mener la quête de l’amour au bord du précipice du désir. Tous les indésirables éclairés par des projecteurs violents, surlignés à l’encre magique, vidés de leurs substances cinglée, se retrouvaient dans une corbeille, enfin réunis, sous la même enseigne, un paradis fiscal aussi minuscule qu’un ongle coupé, trop gênant pour les contagieuses velléités. Bienvenu dans les mystères de la vie, tu es un nouveau membre, la nuit porte fortune, et le bout du bout, s’enfonce dans tes opportunes sagacités. Ni l’intégration, ni la désintégration n’existent, ni l’égalité, ni la diversité, aucun de ces maux ne traverse l’esprit des voyageurs intranquilles, car la poésie n’a pas cette volonté d’écraser qui que ce soit, ni limiter les véhicules de ta traversée onirique. Bien, venue, et nue. Mange-moi. Bois-moi. Sans maudire. Mouillée jusqu'au cou, la flâneuse s'approche à pas de velours sur ton ventre ensommeillé, derrière mes paupières.


Art Par kiwaïda at 23:25

19/04/2020

ÐÅℵϟ Ḻ❝☮ℳℬℛ∃ Ḏ€ ℒ∀ ℕÜi†

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nuit1.jpg

© Sonia Marques (peinture - 2019)


Dans l’ombre de la nuit

 

Le Soleil s’est définitivement couché. L’obscurité réduisait notre pouvoir, nous attendions le lever du jour comme promesse d’une lumière de l’action et de l’espoir. Mais le jour ne se lèvera plus. Il ne nous regardera plus de haut. Il ne désignera plus le compte du temps humain. La Lune a pris l’avantage, elle ne sera plus la soustraction de nos nuitées sur nos journées. Elle est notre seul espoir. Tu le sais, mon amour, la Lune a éclairé nos rapprochements, dans l’intimité cachée du jour après jour. Nous nous sommes abrités, lapins lunaires, désignés par la Lune, lorsqu’elle tombait sur les préjugés du jour. Nous avons inventé une ombre dans le nocturne, afin que la Lune devienne notre lumière. Le scintillement des étoiles parsemait nos draps insomniaques puis, notre imaginaire impétueux courrait dans les champs noctambules des délices chavirés à chaque métamorphose. Entrer dans la nuit et ne plus en voir la fin, s’éterniser en elle et tâter le paysage à l’aveugle. Sombrer sans pouvoir plus rien retenir et être transpercé par la Lune sans pouvoir percer le jour, sans plus aucun pouvoir. Consacrer notre amour au voyage des astres, dessiner des liens d’étoiles en planète, d’une galaxie à l’autre, sans plus aucun point d’émission, ni de limite entre l’être et le paraître. L’amour a confondu les hiérarchies, nous a fondu, nos sens crépusculaires interpénétrés. Tu le sais, l’extinction du Soleil a troublé nos représentations. Les rêves ont envahi notre réalité, anéantissant tous les calculs visibles à l’œil nu. Encore plus nus et invisibles aux autres, dénudés et sans arrêt frôlés par les rêves débordés par le divin, il y a toujours plus à voir que d’ordinaire. Nous avons trouvé, dans l’ombre de la nuit, de quoi toucher l’essentiel, un amour dont la clarté des horizons s’est évanoui et respire profondément dans le sublime, ce drap nocturne éternel, propice aux enlacements et caresses. Fermer les yeux en pleine nuit, se retrouver à l’ombre, en phase avec sa seule conscience. Nos paupières ainsi fermées rejoignaient toutes celles des autres. Les solitaires, les pouvoirs de faire disparaître, ils se dérobent à la possession. Les couleurs apparaissent dans la nuit avec un effort discret de variation. L’obscurité impose le contraste et les demi-teintes et les fantaisies espèrent naître avec exubérance de cette opacité silencieuse. Nous n’avions rien vu venir, nous sommes devenus cette pénombre, après une inertie et une fatigue lente, le jour avait pris nos forces, sans écouter nos sensibilités. Le rideau est tombé, la nuit nous a emporté, et nos angoisses avec, bercées, et chaleureusement bénies, le sommeil n’est pas notre ennemi. Pour récupérer des forces, il est même notre fidèle ami. L’amitié du sommeil a trompé les dépressions du jour, afin d’échapper à ses devoirs de paraître, le seul calendrier de l’être humain, basé sur les jours et non, les nuits. En fermant les yeux sur tous les mots d’ordre, solidaires, nous nous en sommes sortis, nous sommes nés de l’obscur, en accompagnant le vertige du monde. Désespérément improductifs pour les traces diurnes et les rois de la distinction, notre destinée s’abîmait, pour eux, dans l’indistinct et l’inquiétude. Notre décalage avec la norme, nous rapprochait des solitudes trop en mouvement, incontrôlables, sans obligation de reproduire le visible. Artistes amoureux, dans nos théâtres d’apparitions, dans l’ombre de la nuit, nous avions mis à distance le réel, pour mieux nous en souvenir et tracer dans notre mémoire sensible, les dessins rédempteurs, des phénomènes de l’amour. C’est dans cette promiscuité profonde et lunaire que la surface s’était engloutie et nous avait enveloppé ensuite, pour nous habiller de son invisibilité.
Tu ne me vois plus. Je ne te vois plus. Nous nous sommes perdus de vue.
Là, dans l’indicible, une seule certitude : je t’aime.


Art Par kiwaïda at 15:06

17/04/2020

ℭ⑂¢ℓ◎℘ṧї☂тα ⅾḯ☺ρнт♄αʟмα

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Ces photographies viennent d'Australie et sont de :

© Mat Gilfedder (la plus grande en bas) © Hal and Kisten Snyder (en haut à gauche) ©  Enoch Bultreys (en haut à droite)

Je viens de les voir du photographe des oiseaux qui participe à notre groupe, qui nous annonce que ce sont des Double-eyed Fig-Parrot (Cyclopsitta diophthalma)

Des spécialistes nous indiquent, que bienheureusement les incendies d'Australie ne les ont pas éradiqués ;.)

La Psittacule double-œil (Cyclopsitta diophthalma) est une espèce d'oiseau de la famille des Psittacidae originaire des forêts tropicales primaires de Nouvelle-Guinée. Des colonies de cette petite espèce se sont établies le long de la côte australienne dans l'est de la péninsule du cap York. C'est la plus petite espèce de cette famille présente en Australie. Cet oiseau se nourrit essentiellement de fruits (en particulier de figues), de fleurs, de baies et de graines.

Amateure des Psittacidaes, cette espèce est magnifique et d'un air très mutin <3
Certains jours, on peut se sentir telle une psittacule double-oeil, que les catastrophes et les chasseurs, souhaitent supprimer.
Mais non. Comme le printemps, ils sont là devant nous. Et nous sommes parmi tous ces êtres de couleurs.
Bonjour bel oiseau ! Qui sait, un jour, nous nous rencontrerons <3

Animal Par kiwaïda at 15:03

16/04/2020

❞Ð☺ яεмεμ♭ℯя ☂ℌℯ¥ ¢αη❝☂ ¢@ηḉ℮ł ⊥♄ℯ ṧ℘яїᾔ❡❞

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Do remember they can't cancel the spring © David Hockney (2020, iPad drawing)


"Souvenez-vous qu’ils ne peuvent annuler le printemps"


Lettre du peintre David Hockney (16 avril 2020)

«Chère Ruth,

Nous sommes actuellement en Normandie, où nous avons séjourné pour la première fois l’année dernière. J’ai toujours eu en tête de m’organiser pour vivre ici l’arrivée du printemps. Je suis confiné avec Jean-Pierre et Jonathan, et jusqu’ici tout va bien pour nous. .Je dessine sur mon iPad, un medium plus rapide que la peinture. J’y avais déjà eu recours voilà 10 ans, dans l’East Yorkshire, quand cette tablette était sortie. Avant cela, j’utilisais sur mon iPhone une application, Brushes, que je trouvais d’excellente qualité. Mais les prétendues améliorations apportées en 2015 la rendirent trop sophistiquée, et donc tout simplement inutilisable! Depuis, un mathématicien de Leeds, en Angleterre, en a développé une sur mesure pour moi, plus pratique et grâce à laquelle j’arrive à peindre assez rapidement. Pour un dessinateur, la rapidité est clé, même si certains dessins peuvent me prendre quatre à cinq heures de travail.

Dès notre découverte de la Normandie, nous en sommes tombés amoureux, et l’envie m’est venue de peindre et dessiner l’arrivée du printemps ici. On y trouve des poiriers, des pommiers, des cerisiers et des pruniers en fleur. Et aussi des aubépines et des prunelliers. Dans l’East Yorkshire, nous n’avions qu’aubépines et prunelliers. Nous sommes tombés sur cette maison au grand jardin - moins chère que tout ce que nous aurions pu trouver dans le Sussex - comme une rencontre attendue et espérée depuis longtemps.

J’ai immédiatement commencé à dessiner dans un carnet japonais tout ce qui entourait notre maison, puis la maison elle-même. Ces créations furent exposées à New York, en septembre 2019. Mais étant fumeur, je n’ai pas d’attirance pour New York et n’y ai jamais mis les pieds.

Nous sommes revenus en Normandie le 2 mars dernier et j’ai commencé à dessiner ces arbres décharnés sur mon iPad. J’y suis en ce moment, avec Jonathan et Jean-Pierre. Depuis que le virus a frappé, nous sommes confinés. Cela ne m’impacte que peu, mais Jean-Pierre (Gonçalves de Lima, son bras droit, NDLR) et Jonathan, dont la famille est à Harrogate, sont plus affectés.

Qu’on le veuille ou non, nous sommes là pour un bout de temps. J’ai continué à dessiner ces arbres, desquels jaillissent désormais chaque jour un peu plus bourgeons et fleurs. Voilà où nous en sommes aujourd’hui.

Je ne cesse de partager ces dessins avec mes amis, qui en sont tous ravis, et cela me fait plaisir. Pendant ce temps, le virus, devenu fou et incontrôlable, se propage. Beaucoup me disent que ces dessins leur offrent un répit dans cette épreuve.

Pourquoi mes dessins sont-ils ressentis comme un répit dans ce tourbillon de nouvelles effrayantes? Ils témoignent du cycle de la vie qui recommence ici avec le début du printemps. Je vais m’attacher à poursuivre ce travail maintenant que j’en ai mesuré l’importance. Ma vie me va, j’ai quelque chose à faire: peindre.

Comme des idiots, nous avons perdu notre lien avec la nature alors même que nous en faisons pleinement partie. Tout cela se terminera un jour. Alors, quelles leçons saurons-nous en tirer? J’ai 83 ans, je vais mourir. On meurt parce qu’on naît. Les seules choses qui importent dans la vie, ce sont la nourriture et l’amour, dans cet ordre, et aussi notre petit chien Ruby. J’y crois sincèrement, et pour moi, la source de l’art se trouve dans l’amour. J’aime la vie.

Amitiés, David Hockney»

*

Ruth Mackenzie est une proche de David Hockney depuis sa mission en tant que directrice du London 2012 Festival , le programme culturel officiel des Jeux olympiques de Londres 2012 pour lesquels elle a été nommée CBE (l’ordre de l’Empire britannique). Confinée à Londres auprès de sa mère, elle raconte, en exclusivité pour Le Figaro, comment est née cette collaboration au long cours.

*

«Comme j’étais à Londres, j’ai vu les images qu’il a confiées à The Art Newspaper. Je lui ai écrit, le sachant en Normandie. Je lui ai dit que le confinement était beaucoup plus dur en France qu’en Angleterre et que ce serait une vraie belle idée de s’adresser à tous les Parisiens, à tous les Français privés de nature. Nous avions fait la même chose pour les JO de 2012. David Hockney nous avait donné une oeuvre - une vue de sa fenêtre, derrière une tasse de thé bleue, avec le profil d’un arbre en hiver sous la neige - pour soutenir ce programme culturel exceptionnel. Bouquet et premier grand évènement de ce festival, «David Hockney: A Bigger Picture», son exposition incroyable début 2012 à la Royal Academy of Arts de Londres avec ses paysages, ses arbres, ses tableaux énormes peints dans les bois et les collines de l’East Yorkshire. Je l’ai adorée. C’est donc la deuxième fois que je le sollicite. C’est un un peu impertinent, mais pour une bonne cause!

David Hockney est une personnalité extraordinaire. Il est extrêmement intelligent et d’une grande humanité. Il est aussi complètement nature, se comporte comme n’importe quel homme dans la rue. Il n’a pas de prétention, il dit ce qu’il pense, comme il le pense. Il m’a montré comment l’application Brushes de l’iPad marchait, comment il regardait un arbre et peignait directement, l’oeil fixé sur l’arbre, sans regarder son iPad avant d’appuyer sur la touche Replay et de voir la succession des coups de pinceau apparaître par magie. Pour nous deux, c’était un miracle! Nous étions saisis par ce que nous voyions, comme deux enfants pétrifiés dans la Cour d’honneur de la Royal Academy. Les artistes ont cette faculté de créer cette joie. Alors que tout le processus du London 2012 Festival a été difficile, tout avec David a été joyeux.

Est-il très anglais? Il vient de l’Ouest du Yorkshire, de la ville de Bradford, une ville industrielle, sinistrée et marquée par le chômage. Son frère a été maire de Bradford. Il a un humour très anglais. Il est très drôle. Mais c’est aussi un intellectuel, ce qui est mal vu en Angleterre. «Arty» en Angleterre est souvent une insulte, comme l’exprime la formule «arty farty» qui veut dire prétentieux, poseur, sans sagesse, sans pragmatisme, sans esprit pratique, avec une connotation homophobe. David n’a pas peur d’être un artiste, se soucie profondément de l’art, de ce qu’il se passe et des enjeux de la nature. Cette crise du COVID-19 implique de changer tout dans la marche du monde. C’est donc son moment».



"La source de l’art se trouve dans l’amour.

J’aime la vie."



Art Par kiwaïda at 19:17

15/04/2020

ⒸⒽⓄⒸⓄⒸⓄ

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Parfois, il faut entrer dans le vif du sujet !

Photographies et gâteau © Sonia Marques


Art Par kiwaïda at 18:59

11/04/2020

נʊ∂⑂ ℃hḯ¢aℊ☺

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©Judy Chicago, Earth Birth, Birth Project, 1983
Versatex pulvérisée et fil DMC, couture de Jacquelyn Moore Alexander



 ©Judy Chicago, Birth Power, 1984,
Broderie sur dessin sur soie, 20 x 20 pouces
Couture par Sandie Abel




© Judy Chicago Guided by the Goddess,
from the suite Five images from the Birth Project 1985



© Judy Chicago The Crowning, 1983.
Needlepoint over painting on mesh canvas,
Hand painting assistance by Lynda Healy; needlepoint by Kathryn Haas Alexander





© Judy Chicago : Birth Project: The Crowning Needlepoint 3
1982 Reverse applique and quilting over drawing on fabric




© Judy Chicago : Ruth and Arlene (drawing from Compressed women who yearned to be butterflies )
1973 Support : color pencil and ink on paper

© Judy Chicago : Return of the Butterfly
Lithographie - 2012

The relationship between Chicago's vibrating color and form to that of fellow New Mexico women artists such as Agnes Pelton and Georgia O'Keeffe can be felt in this image.




Womanhouse
(30 janvier - 28 février 1972)1 est un espace d'installations et performances artistique féministe créé par Judy Chicago et Miriam Schapiro, cofondatrices du Feminist Art Program du California Institute of the Arts. Judy Chicago, Miriam Schapiro, leurs étudiantes et des artistes femmes locales ont participé à cette installation. Judy Chicago et Miriam Schapiro encouragent leurs étudiantes à s'approprier les techniques de sensibilisation afin de générer le contenu de l'exposition. Seules les femmes furent autorisées à visiter l'exposition le premier jour. Par la suite l'exposition fut ouverte à tout le monde. L'exposition a accueilli environ 10 000 visiteurs.


En 1974 un documentaire est réalisé "Womanhouse", par la réalisatrice, écrivaine et productrice Johanna Demetrakas. Le documentaire retrace cet événement féministe historique aux Etats-Unis, initié dans le cadre du Feminist Art Project mis en place au California Institute of the Arts de Los Angeles. Pour leur exposition, Miriam Shapiro et Judy Chicago ont réquisitionné une maison dans la banlieue de Los Angeles. Elles ont invité 24 artistes femmes à vivre et travailler ensemble durant plusieurs semaines, afin de proposer expositions et performances dans cet espace. Une manière de donner à ces artistes une visibilité, mais aussi de montrer que la maison et les préoccupations des femmes ne sont pas dénuées d'intérêt et que cela peut servir à faire de l'art. L'espace domestique comme lieu d'exposition Le projet collaboratif transdisciplinaire "Womanhouse" a mis en lumière des objets considérés comme triviaux, comme les produits de beauté, les bonnets de douche ou les tampons. Tous ces éléments se retrouvent au cœur d’œuvres d'art ou de performances proposées par les 24 artistes invitées. Cet événement a marqué un tournant aux Etats-Unis, permettant au pays de découvrir ce qu'est l'art féministe.

Art Par kiwaïda at 17:15

10/04/2020

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Journée mémorable <3

Une photographie partagée pour mes amis plumés d'Armin Brockner avec ce mot qui tombe très bien, en ce beau jour rose :

Happy Easter with the beautiful Tanimbar corella
(Cacatua goffiniana)



Animal Par kiwaïda at 21:12

08/04/2020

αℓ◎ηε

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SEUL



À DEUX



À PLUSIEURS



DANS TES RÊVES

Graphismes © Sonia Marques

La dernière est d'après une sculpture de Francesco Jerace, (Era di maggio, avant1920, Naples) la plus confinée.
Ses sculptures sont très belles, d'un grand équilibre, sensuelles et élégantes. Ce temps figé m'inspire ces figures de La Calabre, au sud-ouest de l'Italie, à la pointe de la "botte", dans cette région baignée par le soleil. Elle présente des montagnes escarpées, de vieux villages typiques et un littoral spectaculaire, avec de nombreuses plages très prisées.
En regardant ses sculptures, en avril 2020, nous sommes dans ce moment d'une épidémie mondiale, et l'Italie, plus durement touchée, vient de mieux connaître son
« patient zéro » et son parcours, plus de mystère. Il s’agit d’un homme de 69 ans, Calabrais d’origine et résident depuis des années de Casalpusterlengo, dans la province de Lodi, en Lombardie, qui est redescendu dans sa petite ville de Cetraro (province de Cosenza) début février, à près de 1 000 km au sud, alors que l’épidémie de Covid-19 n’était encore, pour les Italiens, qu’une réalité lointaine et exotique. En réalité, la maladie, comme l’assurent maintenant de nombreuses études scientifiques, avait déjà commencé à se répandre dans les plaines lombardes. Mais comment cet homme aurait-il pu soupçonner un seul instant qu’il emportait le virus avec lui ? Le premier cas attesté de coronavirus en Calabre.

Jerace, calabrais, né à Polistena (1853 et mort à Naples en 1937) s'est exprimé dans l'art sacré et dans l'art allégorique, il a commencé comme sculpteur avec des monuments de l'art funéraire. La figure féminine est le sujet prédominant, presque obsessionnel: enfantin, sensuel, sauvage, gai, fou, mystique, lascif, angélique...

«Patisco d'amor patrio, soffro di sentimentalità per il glorioso nostro passato, mi cruccio dell'abbandono in cui siamo caduti e tenuti… e specialmente cerco di far apparire nobile, grande e bella la nostra Calabria, anche quando è giustamente accusata.»

(Francesco Jerace, 1909)

"Je souffre de l'amour du pays, je souffre de sentimentalité pour notre passé glorieux, je m'inquiète de l'abandon dans lequel nous sommes tombés et gardés ... et surtout j'essaie de faire paraître notre Calabre noble, grande et belle, même lorsqu'elle est à juste titre accusée."


Art Par kiwaïda at 23:59

05/04/2020

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Photographies © Sonia Marques


Art Par kiwaïda at 13:28

03/04/2020

ᗷᒪ〇ᘉᗪᓰᕮ

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Graphisme © Sonia Marques (tribute to Deborah <3, the photographers : Lynn Goldsmith and Robert Mapplethorpe)


Musique Par kiwaïda at 00:22

01/04/2020

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Images © Sonia Marques (Blue Moon)


Art Par kiwaïda at 15:30

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Photographie © Sonia Marques

Déconfit, il daignait se retourner : n'en faites pas tout un foin !
Elle n'était pas seule, il ne voulait jamais la quitter. Il se trouvait maintenant sur son lit de muguets à ses côtés. Elle avait fini par l'accepter, bien qu'il fût un peu petit et qu'elle n'aimât pas beaucoup son mordant et son humour pince-sans-rire, ni ses griffes trop saillantes. Mais elle aimait son courage à vivre, qu'il partageait avec les humains de ce monde. Elle aimait aussi son air déconfit quand son râtelier restait vide, quand ce genre d'évènement, ou sa maîtresse, trompaient son attente. Il hésitait entre l'exil et le royaume, en méditant sur la pensée camusienne. Toujours pas de carottes ? C'est la déconfiture ! S'il est ainsi que tous les Lapins sont égaux : Parle à mon pompon, mes oreilles sont malades !

Sans rancune, espèce de confiné à la noix !
Les terriers sont à la mode, dans le monde entier.
Il y a des années-lumière !

Ils se doraient la pilule, voici qu'ils sont blancs comme des cachets d'aspirine !

Comme moi <3

En telle compagnie intellectuelle, elle n'en finissait pas de tomber sur le cul...








Animal Par kiwaïda at 00:25

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