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blog m kiwaïda

18/04/2019

ⓕ➑Ⓛⓘⓒⓘⓣ➑








Par kiwaïda at 00:36

18/03/2019

¢εґiṧiεґ﹩ ε☂ ℘ê¢нℯґ﹩

Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 22:42

05/02/2019

℃ϴѺḰ

Betterave rouge et jaune crues, fenouil, céleri, panais, rutabaga, graines de chia, quinoa, pomme, poivron orange, poivron vert corne, fruits de la passion, aubergines chinoises, patate douce, bananes, pamplemousses, citron, kaki, courgettes, radis blanc, navet boule d'or... et Aloé véra...

Et puis des porcelaines du Brésil peintes à la main, lapin, chat et chien bleus et un chat vert mexicain en bois peint à la main, un perroquet peint, gravé sur un plat en céramique du Costa-Rica et un drap violet, en coton... une Cténanthe d'Oppenheim du Brésil et une boule disco miroir... des marionnettes à doigts, une étagère peinte à la main... Des natures mortes.

 

(Photographies © Sonia Marques)

Par kiwaïda at 18:06

06/01/2019

¢ґé℘ʊṧ¢ʊL℮

Felix-Vallotton-Sunset-Gray-Blue-High-Tide.jpg

Félix Valloton "Coucher de soleil, marée haute gris-bleu" (1911)

Ce tableau est celui de Félix Valloton peint en 1911 "Coucher de soleil, marée haute gris-bleu". Nous le retrouvons dans le premier film "Un beau voyou" de Lucas Bernard sorti ces jours-ci, dans le genre policier élégant nous embrigadant dans les ficelles du recel des tableaux à la valeur intermédiaire, d'artistes contemporains. Coïncidence ce tableau est montré par le père d'une restauratrice, lors d'un dîner où le commissaire s'aventure à rechercher un voleur, amateur d'art. J'avais publié quelques œuvres appréciées de Félix Valloton l'été dernier sur ce blog, mais ne figurait pas ce coucher de soleil. Au moment de son apparition, dans le film, le père demande au policier s'il connait le peintre très connu qui a réalisé cette toile. Mon ami me dit que cette toile ressemble à la peinture que je suis en train de réaliser. En fait je n'avais jamais fait le rapprochement avec Valloton. C'est une interprétation de ma part, d'un ciel étoilé en Galice, un point où les constellations sont le plus visibles. Donc ce film me révèle une de mes références, génial ! L'histoire est celle de nos non-dits, dans notre société et de la fragilité du "dire", de se "décrire" aujourd'hui, quand l'identité se masque pour mieux vivre. En effet, le jeune voleur, l'amoureux  transit, sur la pointe des pieds, ne dit mot de son mode de vie, où il vit, dort, comment il vit, se nourrit, et s'il travaille. Il dit de lui-même qu'il est entre 2 truc, en recherche personnelle, une façon d'éliminer toute question trop intrusive jusqu'à ce que ses parents ne sachent même pas de quoi vit-il, ni qui est son entourage. Dans tout le film, et par ricochet, les familles que l'on découvre sont elles-mêmes à cette lisière, n'être pas bien repéré ni vu, ni compris d'une société qui attend toujours que soient ciblés les objectifs de vie, d'amour, d'emploi. Les parents partent à la retraite, mais aussi sur la pointe des pieds et les enfants ne savent rien de ce nouvel élan vers le vide à programmer et laissent ceux-ci abandonnés à leur sort et leur pièce évidée où juste un avenir jonché de maladie et de décroissance les attend, sans plus aucun contact avec la vie professionnelle d'avant. D'ailleurs les collègues sont les premiers à oublier ceux-ci, dès leur pot de départ et à les empêcher de revenir comme s'ils devenaient un spectre proche de la mort et que le travail, seul, fait oublier ce spectre trop brillant. Je pensais ainsi au crépuscule. Ce film est crépusculaire, lunaire aussi avec des visions somnambules, seules élévations que l'on peut entrevoir peut-être, de ces logements si chers et inaccessibles. Tout comme les objets, les petits vols des petits cambrioleurs, des petits poucets qui ne souhaitent nullement retourner dans les maisons de ces parents qui les ont abandonnés à un avenir bouché. Cette société où les grands de ce monde, ces parents ont volontairement transmis un avenir miséreux aux enfants, sans aucun espoir, ni une espérance de vie saine. Les enfants, sans emploi, diplômés et pas près de trouver un "job" sont eux-mêmes incompris de leurs parents, pas de vie stable, ni d'amour porteur, ni de carrière et ni d'enfant pour lesquels les parents auraient encore un job à venir après leur retraite : s'occuper des petits enfants. Toutes ces habitudes et normes sociales disparaissent dans ces logements minuscules dans les greniers de grands immeubles dont il faut payer l'énorme somme, et personne n'a les moyens de les pourvoir, malgré la file indienne mascarade qui laisse à penser que les agences vampires ponctionnent sans penser comment reconfigurer tout ce système qui mène à la mort, de l'emploi et l'économie, voire des constructions familiales. Alors que reste-t-il ? L'art, une valeur plus sûre où investir, pas dans les grands artistes qui ont la côte, non, dans les intermédiaires. Voici ce que nous dit le film. D'ailleurs le voleur surdoué connait bien les failles. Il sort des radars technophiles, et surfe sur les toits de Paris, belles épopées nocturnes et agiles, à la recherche de la toile et des collectionneurs, des notables, des restaurateurs, toute une filière dans l'ombre des terreurs d'aujourd'hui, de ce qui fait peur et attise les haines. Car ce voleur illumine le temps et le regard. Il nous encline à voir, à mieux voir le tableau. Le commissaire aiguise son histoire de l'art à travers ses souvenirs de visites de Musée avec sa femme défunte, l'art cela sert à cela, aux souvenirs. Donc ce père truculent insiste face à ce policier néophyte, afin qu'il dise ce qu'il aime ou n'aime pas dans les tableaux qu'il montre. Le policier hésite, trébuche, n'ose pas penser, ni dire son point de vue, il tâtonne dans le noir, car il est sommé de ressentir, réfléchir et dire, tout un art, de contempler, d'observation. Nous y sommes, c'est notre métier, celui de l'expérience du regard. Tout commencerait ainsi, qualifier ce que l'on voit, apprendre à voir. Qu'est-ce que le goût ? Est-ce de l'art moderne ou contemporain, est-ce récent ? Nombre de portraits avec de petits points des visages un peu surréalistes sont présents dans ce film. On ne sait toujours pas quel est l'artiste, dont le réalisateur a emprunté ses tableaux pour scénariser une exposition. Cela donne envie de refaire un tour aux Musées et expositions avec les amis, en parler, écrire un bout dessus, vivre de ces contemplations et passer des soirées à admirer les œuvres d'inconnus, découvrir de nouveaux noms, de nouvelles histoires, se sentir faire partie d'une très grande famille, et pas celle qui nous est présentée avec un écran géant qui trône au milieu des salons, le son à fond et nous abruti, non, la famille des inventions, de l'imagination, de l'observation, de la sensibilité. Oui car chacun son parcours, son histoire, ses observations, ses ressentis. Cela se travaille et cela fait grandir. Il y a bien d'autres fenêtres et ce n'est pas une chance de les connaître et les ouvrir, afin de découvrir des paysages, c'est un travail. Oui c'est un travail, c'est par nos efforts, notre obstination, notre appétence et nos facultés à voir ce qui demeure, pour le plus grand nombre, invisible. Ces vies sont sorties des radars et des politiques, à jamais. Toujours cultiver.

Par kiwaïda at 20:38

05/01/2019

℘ièḉ℮ṧ ⅾ‷øℝ

Cela mérite réflexion

Parle à mon pompon

Le sel de la vie

La fabrique des pièces d'or

Créer de la richesse

Et des rebus

Pétales, poudre magique, chaque geste compte, replier, secret, cuisine

Lotus

Barques qui flottent sur le ciel étoilé

Fuck la jalousie !

On s'en fou de mai 68 !

97 ans c'est beaucoup ! Avec toi c'est mieux <3

Photographies © Sonia Marques

Merci pour la chanson :

An-ton, I-van, Bo-ris et moi

Re-bec-ca, Po-la, Yo-han-na et moi

moi Sa-cha, So-nia, Da-vid et moi

Di-mi-tri, Ya-ni, Na-ta-cha et moi

Ivan, Boris et moi

1. Lors-que nous é-tions en-core en-fants
Sur le che-min de bruy-ères
Tout le long de la ri-vière
On cueil-lait la mi-ra-belle
Sous le nez des tour-te-relles
An-ton, I-van, Bo-ris et moi
Re-bec-ca, Po-la, Yo-han-na et moi
moi Sa-cha, So-nia, Da-vid et moi
Di-mi-tri, Ya-ni, Na-ta-cha et moi.

2. Le di-man-che pour al-ler dan-ser

On met-tait tous nos sou-liers
Dans le mê-me pa-nier
Et pour pas les a-bi-mer
On al-lait au bal à pied
An-ton, I-van, Bo-ris et moi
Re-bec-ca, Po-la, Yo-han-na et moi
moi Sa-cha, So-nia, Da-vid et moi
Di-mi-tri, Ya-ni, Na-ta-cha et moi.

3. Ça compliquait bien un peu la vie

Trois garçons pour quatre filles
On était tous amoureux
Toi de moi et moi de lui
L'une hier l'autre aujourd'hui

Au refrain

4. Dir' qu'au moment de se marier

On est tous allé chercher
Ailleurs ce que l'on avait
À portée de notre main
On a quitté les copains

Au refrain

5. Aujourd'hui chaque fois qu'on s'écrit

C'est qu'il nous vient un enfant
Le monde a beau être grand
C'est à peine s'il contient
Nos enfants et leurs parrains

Au refrain
Paroliers : Emile Stern / Eddy Marnay

Par kiwaïda at 16:22

03/01/2019

ϟ☺ᾔї@ ℳαґⓠʊε﹩ ➸ Ḱ☤ẘ@ïⅾα

Un texte de Julien Ducourthial sur mon travail artistique :

*

Double-page du catalogue de photographie RESIGN © Sonia Marques - 2017



Sonia

Je connais bien l'artiste Sonia Marques. Mais son imaginaire me semble insaisissable, multidisciplinaire, passant d'une technique à une autre, d'une théorie a un concept, de l’éphémère au concret, du doute au rêve. Une artiste fascinante parce qu'elle réinvente toujours le perceptible et le sensible.
J'aime sa créativité de l'instant, pulsation et hybride dans une recherche pleine du sens et du dire. Son parcours et ses différents travaux sont un panel éclectique de visions et de poèmes dans lesquels il faut s'isoler pour en capter l'essence et la singularité.
Il n’y a pas de facilité dans l'approche de ses travaux, mais une implication du sens et de la réflexion plastique, qui ne se laisse pas 'juger et estimer' au premier coup d’œil. Pourtant des questions se posent face à son œuvre, la jubilation des couleurs, une donnée précise, un concept qui semble faire sens ou une démarche tellement radicale qu'elle convainc. Ici son travail s'amorcerait sous la forme d'une apnée, éphémère et périlleuse ou l'on découvrirait un palais aux multiples entrées au fond des mers. Des images fugaces et persistantes, celles de découvrir chaque pièce de ce palais des océans ou se présentent des travaux artistiques minutieux, riche d'inventivité et d'originalité comme ses écrits. Il faut donc se projeter dans ces univers parallèles complexes et sensibles. J’apprécie sa vision exotique, radiale, parfois ombrée de la vie qui se reflète dans ses travaux et éditions photographiques Bonjour, Jungle, Deep (catalogues, 2011) et dans son travail photographique constitué via son blog Bmk, épicentre d’évolution et de mutation visuelle quotidienne avec ses séries en cours. Les photos sont souvent directes, posant la question du documentaire et de la recherche, des excursions et des voyages avec des cadres serrés, précis sur des tableaux transformés de l'espace urbain ou naturel. Il y aussi cette transition plus récente vers l'artificiel, qui transcende ses photographies, une action posée sur ce qu'elle voit et comment elle veut le voir par des retouches colorées qui intensifient les détails et le ressenti comme le ferait une peintre. Reste une notion de distance, le regard du spectateur qui connaît ou reconnaît par fragment les éléments modifiés et doit décrypter l'inversion de ses artefacts photographiques. Passer du réalisme de l'image au post-media digital, dérangeant, fluctuant, magma volcanique de couleurs en cycle. Sonia Marques semble apprécier ce trouble qu'elle instigue comme si le sens des images devaient devenir plus profond, plus mystique, vers une quête intérieure spirituelle qui s'affranchirait du sens premier de l'image vers des entrées poétiques et polysémiques. Alors on bascule dans des univers de science-fiction, non sans humour car il y a toujours un pied de nez à l'évidence ou au ressort comique de la chute. Des travaux comme Ghost ringneck (vidéo, 2012), Ready for the meeting (photographie, 2013), Les grands écoutants (sculptures, 2014) invoquent la révolution du temps, réalités différées par le mimétisme animal, visions scénarisées du quotidien, parfois du cauchemar. On se plaît dans ces multiples, aux couleurs inversées qui sèment le désordre des sens et nous emmènent vers de nouvelles prospections visuelles et sensorielles. Son travail est un mélange subtil de connaissances, aussi bien en peinture, dessin, son, graphisme et art vidéo. Le digital et les nouveaux médias y prennent une part importante et singulière tant l'outil devient vecteur, prolongement cyber sensoriel pour appuyer les scénarios qu'elle invente. Il y a une tension des éléments dans ses tableaux usant de picturalité et de frénésie colorimétrique, une éclosion de merveilles similaire à la nature et sa diversité de fleurs, fruits et paysages. Complexe à la base et complexifié par l'artiste qui s'inspire de ces mystères que sont la faune et la flore, revisitées par son imaginaire dans un déluge de sciences phosphorescentes. Chaque travail artistique cache un désir, intime, de dépasser la vie pour créer et tenter de délivrer une vision singulière dans le foisonnement de nos connaissances et de nos acquis personnels ou savants.
Les éléments de représentation en mouvement comme Domino (dessin, peinture, 2013), Contemplations (digital print, 2012) ou Topaze (digital print, 2012), visions oniriques, cosmiques, abstraites ou galactiques nous sont transmis en ondulations, lumières, collages pyrographiques tant la précision et le choix des couleurs abordent la kinesthésie. Si la couleur est un motif central de son kaléidoscope, le son, les mots et la musique y occupent aussi une place importante. Elle réalise plusieurs albums (Château, Monstrum, Pépino, Insonia Verao), échos vibrants de multiples variations, brutes, discrètes, changements de voix, du minimalisme ambient à la dystopie bruitiste, fantasque de carnaval et de couleurs allant du sombre au clair et inversement. Le travail Hansel (vidéo, 2013), poème conte, cristallise les tensions et les lignes réflexives inhérentes à son travail. Soutenu par une narration lente, vocale et continue, on s'aventure dans une zone fictive et infinie, un paysage inconnu et tragique , mêlant le cognitif et le crash mental.
Chaque partie de son œuvre est savamment pensée, pierres précieuses brutes ayant toutes un lien secret entre elles. On peut ne pas voir leurs éclats, ou ne pas y prêter attention et pourtant chacun de ses travaux est  de l'ordre de la sublimation, d'un objet, d'une vision, d'un animal, d'une fleur, d'une émotion. Ces voyages ésotériques, denses, véhiculent un sens profond lié à la beauté du monde et à la transmission de son observation.

Resign

Resign, édition numérique de photographies en noir & blanc solarisées, nous fait entrer dans une histoire avec ses fragments, sa conscience et ses tensions. Quand on découvre cette publication il n'y a que le fil des pages qui relie les images mais on devine un long processus de réflexion qui amène l'agencement de ces photos. On se trouve en présence d'éléments familiers : une ville, des animaux, des fleurs, des enfants, des portraits; des scènes presque quotidiennes qui se succèdent. On perçoit un leitmotiv du temps, de l'attente, de l'indécision, d'une captation soutenue du détail et peut-être comme le suggère le titre d'une résignation. Hors le titre veut dire démissionner en anglais. Alors s'agit t'il d'une démission du réel pour mieux le fantasmer ou d'une démission légitime d'un monde agonisant et sombre? Ce projet pose des questions et témoigne de la finesse de l'artiste et son hypersensibilité à l’égard de ses sujets, à la fois tendre et puissant. On s’inquiète de ces photos en négatif, qui viennent s'intercaler comme des flashs et rythment ces essences du réel. C'est beau et dramatique à la fois amenant un climax qui ne lâche plus jusqu'à la dernière page. Fleurs qui contrastent, temps irrésolus, beautés spatiales, accidents de contradiction. La photo de couverture rappelle le christ rédempteur, ici en figure humaine, tangible, c'est l'ouverture du bon. Suit un sourire, des fleurs, des personnages, des fenêtres sur un réel / digital que j'aimerais penser post-internet mais qui ne l'est pas vraiment puisque l'on peut y ressentir des sentiments. Les éléments technologiques (drone, tablettes, téléphones portables) présentes dans le cadre, interfèrent avec ces scènes du quotidien et nous les présentent comme critiques, à la fois technologie inoffensives mais omniprésentes comme un état permanent de surveillance. Le travail de photographie de Sonia Marques se concentre sur ces éléments avec un iris panoramique, grandiose de nuance et du souffle qui murmure parce que finalement il valait peut-être mieux démissionner du faux pour mieux rattraper le réel.

Ready for the meeting

Voilà un rendez-vous pas comme les autres, loin des hangars débarras d’art contemporain normatif. Ici commence vraiment la fête avec "Ready for the meeting" et ses joyeux drilles. On y aperçoit une famille de big brother animalier débonnaire dans des salles de réunion au design moderne qui amènent leur esprit pince-sans-rire dans les piles de dossiers disparus de réunions importantes. Finalement que restent-ils de ces réunions ? Pas grand-chose, et ces perturbateurs endocriniens involontaires semblent se manifester pour poser la vraie question. Sonia Marques ne sacralise pas ces lieux tendances, elle les présente comme des showrooms spongieux et étouffants, lieux d’action d’un imaginaire en devenir où un ours avec ses yeux noirs surveille le vide intersidéral d’une salle. Sous leur aspect mutique, ces animaux en carton en savent beaucoup mais ils n'ont pas l'air décidés à nous dire quoi que ce soit. D'ailleurs ils n'existent que comme objet de représentation, mais leur mimétisme rappelle beaucoup les humains et cette pièce crée une situation comique et burlesque, moqueuse de la technocratie et de son sérieux convenu. On cherche les pièces du puzzle, un peu déstabilisé devant ce réalisme sauvageon, à la fois potache et véridique parce que la perception est remise en question par une imbrication de l'animal et de l'enfantin dans le normé, l'adulte et le décisionnaire. Sous la satire sociale on attend presque un coup d'état révolutionnaire de la part de ces personnages fictifs, mais peut-être sont-ils tout simplement pacifiques.

*

texte © Julien Ducourthial (juin 2018)

Photographie de READY FOR THE MEETING © Sonia Marques - 2013

Par kiwaïda at 16:58

ᕈTᓰᒪᗢᖰᙓ

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à tous les pigeons
© Kiwaïda

Par kiwaïda at 00:22

21/12/2018

Ḳḯωαη◎

C'est reparti, concentration, constellation, Alice Coltrane en entrainement musical, de la couleur, du métallisé, du doré, du perlé, du brillant, du mat, tout est à créer, épousseter, délicatement... C'est un peu comme créer le ciel, la nuit et le jour, aux bougies artificielles, au sapin de bois rouge rose et turquoise gardé par un lapin vermillon ou un mini harfang des neiges, juste après avoir vu un alpaga si moelleux en Norvège et puis goûter au Kiwano, regarder l'Opale, messager, écouter... Recevoir d'adorables mots. Paix.

Photographies © Sonia Marques

Sauf, ci-dessous...

Par kiwaïda at 20:44

17/12/2018

ß◎ηηεṧ ḟê⊥℮ṧ !

Photographie : The jazzist Graphisme : Kiwaïda

Par kiwaïda at 21:03

15/11/2018

¢ʟ☺ẘη тяḯ﹩⊥℮

C'est parti !

Elle pense avec des pinceaux ?

Olala qu'est-ce qu'elle fait ?

La nuit est tombée... je vais me coucher...

(Photographies © Barnabé l'impatient)

Par kiwaïda at 19:29

13/09/2018

℘◎☂ ⅾε ¢☺LL℮ & ℘ℯїηтʊяℯ


Une tâche de peinture :
Sato & Cafu sont dans un paysage. Ils font leur rentrée au pied des montagnes. Ils ne font qu'un.

Qui donne la couleur à l'autre ?  De jolies saletés dans le paysage décrivent comment prendre soin des mots et de la nature.
Il ne faut pas en faire tout un foin ! Ras-le-pompon !
L'amour fait des crottes et choisi un emplacement.
Au bord de la rivière, on se baigne et on se lèche pour être propre et briller au soleil.

Le reste, cela ne vaut pas un pet de lapin !

Trèfle de plaisanterie.

Propre en ses habits, comme un lapin dans sa fourrure.
Propre comme un lapin, vive les braves !

*



Sans le savoir à priori, cela collait déjà, les couleurs, la peinture ! Rouge, bleu, jaune et de la lumière blanche...

© Sonia Marques

Par kiwaïda at 16:09

12/09/2018

ℭѦℛḎÅℬ∃ḺḺ∃


Le papillon était noir, il s'est posé là où tu vivais, sur le bord de ta fenêtre, il regardait comme toi, le ciel, la rue, les passants et les changements climatiques. Puis il a ouvert ses ailes, il n'était plus noir. Il indiquait une ouverture. Une belle amie viendra, à ta place et regardera ce que tu regardais. Elle viendra t'accompagner, ton amie, notre amie, aussi belle que ce papillon qui s'est posé, l'annonçant. Rouge et vive, curieuse et joyeuse, elle volera un peu de notre temps. Elle volera.

Baromètre des renaissances

La cardabelle réagit à l’humidité de l’air (hydronastie) et sa (fausse) corolle se referme dés que la saturation en eau de l’air atteint un certain seuil. A la base des feuilles une des faces se gonfle d’eau et provoque une différence de pression osmotique et une tension entre les deux faces, entraînant ainsi un enroulement de la feuille et sa fermeture.
Cette propriété va perdure longtemps après la mort de la plante qui garde cette faculté de mouvement même une fois la fleur séchée et suspendue à la porte des bergeries, continuant son office de « Baromètre des Bergers ».



Son vrai nom est Carline à feuilles d’acanthe, c'est un chardon chardon , mais on l’appelle Cardabelle dans la région, près de chez nous !
Noms vernaculaires français : carline artichaut, baromètre chardousse, pinchinelle.
Son cœur pouvait être mangé, ses feuilles épineuses servaient à carder la laine de mouton et ses racines pouvaient être utilisées comme remède contre de nombreuses maladies, notamment contre la peste.
Ce chardon magique est un porte-bonheur.

Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 19:54

05/09/2018

♏Å℉∀ℒÐÅ

Mafalda est une petite fille, personnage principal d'un comic strip argentin de Quino publié de 1964 à 1973. Comme son auteur, Mafalda est argentine, elle est issue de la classe moyenne. Mafalda est très populaire en Amérique latine, en Europe et au Québec.

Mafalda : Sa maturité et son pessimisme politique en étonnent plus d'un et dépassent totalement ses amis et ses parents. Elle développe une vision critique du monde, notamment à l'égard des conflits tels que la Guerre froide. Elle ambitionne de devenir haut fonctionnaire international pour changer le monde. Elle a du caractère et réagit à tout ce qui se passe autour d'elle et à ce qu'elle lit dans les journaux. Son objet préféré est sa mappemonde : elle la considère comme une représentation littérale du monde, lui appliquant des crèmes de beauté — « empruntées » à sa mère — à la suite de nouvelles particulièrement sombres. Elle a une aversion viscérale pour la soupe et raffole de la meringue. Mafalda est une jeune enfant de cinq ans mais elle est déjà très éveillé sur la façon dont tourne le monde. Elle discute avec ses parents et ses amis de tous les problèmes d'actualité et de société. Oubliant les loisirs de son âge, Mafalda se lance dans des discussions passionnées à propos de la culture, la religion, la politique, les problèmes de société. Elle découvre un monde en constante évolution, difficile à cerner et dont l'avis de la génération future semble exclue.
Sceptique et râleuse, la gamine rend la vie impossible à ses parents : elle intime à son père de donner l'exemple, juge sa mère médiocre car elle fait le ménage et la cuisine sans s'interroger sur sa condition.

La mère de Mafalda et de Guille est prénommée Rachel (Raquel en espagnol). Elle doit constamment faire face aux reproches de Mafalda, qui lui reproche d’avoir abandonné ses études pour une vie tranquille de femme au foyer, ainsi qu’aux nombreuses bêtises de Guille, qui ne peut s’empêcher de dessiner sur les murs. Rachel fait par ailleurs preuve d’un sens de la répartie inégalé, forgé par les nombreuses années de plaintes de Mafalda contre la soupe qu’elle lui sert régulièrement.

Le père de Mafalda et de Guille, dont le nom réel reste inconnu du lecteur. Il représente le stéréotype par excellence de la classe moyenne. Le père de Mafalda est constamment préoccupé par ses problèmes financiers, notamment en raison du retard que met son bureau à le payer et de sa voiture qu’il achète à crédit. Bien qu’il vive en appartement, ses plantes en pot constituent son hobby favori lorsqu’il n’est pas occupé à lire le journal ou à suivre un match de foot à la radio.

À l'école, ça n'est pas mieux. À sa maîtresse qui raconte qu'il y a 3 milliards d'hommes sur Terre, ­Mafalda demande la bouche en cœur: «Et combien de véritables humains?» Elle fait la morale à sa copine Susanita, l'un des personnages, égoïste et orgueilleuse, qui rêve lorsqu'elle sera grande d'avoir des enfants et de jouer au bridge, devenir mère au foyer, mariée au patron d'une grosse entreprise qui se tuera lors d'un voyage d'affaires et vivra dans un pavillon de banlieue, passionnée de commérage, elle se dispute constamment avec Manolito, qu'elle juge idiot, et est secrètement amoureuse de Felipe...

Mafalda a du mal à identifier qui sont les gentils et qui sont les méchants:
« Ça commence à m'exaspérer d'avoir constamment à choisir entre le capitalisme et le communisme »


C'est une idéaliste en herbe qui croit qu'on peut améliorer le ­monde et se sent très seule car autour d'elle personne ne partage ses ­préoccupations. Impertinente, irrévérencieuse, intelligente... attachante et si contemporaine... encore.

Par kiwaïda at 02:28

28/07/2018

Ї﹩¢нηʊя@ ℮ł℮❡αᾔṧ

Blue Samouraï (© Sonia Marques)

Toute mouillée, sortant de l'eau chlorée de la piscine bleue, elle se dirige vers les cabines blanches. Elle pousse la porte, il y a un petit insecte sur la tablette pour poser ses affaires, il sautille. Non ! Pas cette cabine, elle repousse la porte et choisi la porte d'à côté. Non ! Elle veut revoir quel est cet insecte, elle repousse la première porte et s'abaisse pour observer cet étrange moustique plus grand que les autres, qui saute de plus en plus haut. Elle le regarde de très près : c'est une libellule, peut-être un bébé libellule, avec une longue queue bleue et de gros yeux bleus globuleux qui scintillent, de fines ailes transparentes. C'est merveilleux. La libellule souhaite s'envoler mais se cogne aux parois de la cabine, si blanches. Elle trouve un petit trou au bout de la tablette mais ne peut s'y faufiler, alors elle saute, elle vole haut mais se cogne contre les parois de nouveau. Quels efforts pour ce petit Samouraï ! Elle décide de l'aider, minutieusement, ses gestes d'humains se transforment en ceux d'un fil de pêche, mais sans le harpon. Elle suit la libellule et l'invite à sauter sur sa main. La libellule se cogne de nouveau contre les parois blanches puis se dépose délicatement sur son doigt. Là, elle ne bouge plus, elle se sent bien. Et bien, les voici toutes deux bien avancées ! L'une devrait se changer, l'autre devrait voler de ses propres ailes ! Elle décide de sortir vite afin de libérer la libellule dehors. Elle sort de sa cabine et voit une énorme cabine ouverte destinée aux handicapés. Elle traverse cette immense cabine, toujours avec sa libellule sur le doigt, et vêtue de son maillot de bain mouillé chloré. Elle ouvre une porte, avec un signe interdit rouge dessus, elle atterrit dans une salle pour les personnes habillées qui mettent leurs chaussures aux pieds et tombe nez à nez avec une dame outrée de la voir en maillot mouillé avec un doigt tendu devant. Personne ne doit sortir de là, normalement. Elle referme vite cette porte et repasse par la grande cabine abandonnée, puis revient dans sa petite cabine blanche. Elle dépose la libellule sur la tablette et lui dit : "Tu vas bien m'écouter, il faut que tu me fasses confiance, j'ai trouvé un passage secret et je vais te libérer, pour cela, tu dois m'attendre, le temps que je me change, car je dois m'habiller de vêtements secs, afin que je puisse t'emmener plus facilement à travers le passage interdit, ainsi, nous sortirons directement dehors et tu verras, la nature sera là."

La libellule patiente sur cette page blanche, cette cabine blanche. Elle se change à toute vitesse comme par magie, et passe du mouillé au sec, en un clin d’œil. Elle met son sac sur le dos, ses nageoires, elle invite de nouveau la libellule bleue à venir sur son doigt, et les voilà parées toutes deux : À l'aventure ! Elles passent la cabine des handicapés, elles ouvrent la porte interdite, et traversent glorieusement l'espace des personnes affairées à remettre leurs chaussures. Occupées à regarder par terre, chacune à récupérer leurs chaussures et sandalettes diverses, les personnes, toutes individualistes, ignorent la magie qui s'opèrent sous leurs yeux. Une libellule chevronnée qui aime la piscine, va regagner sa liberté, sa nature. Bien évidement, toutes deux, elles zappent l'étape des chaussures, elles montent l'escalier, elle avec son bébé libellule sur le doigt tendu, son gouvernail : c'est par là ! Personne ne voit le petit Samouraï bleu, chacun, chacune voit une femme discrète avec un doigt tendu devant, comme si elle montrait une direction. Elle passe le tourniquet électronique, la libellule ne s'affiche même pas à l'écran, le passager est invisible pour les scanneurs. De gros hommes musclés sont devant, elles se faufilent, transparentes et fines. Elles passent toutes les portes et arrivent dehors. Elle dit à la libellule : "Tu vois, ici c'est la nature, attends un peu, je vais te déposer sur un arbuste japonais, près des marais". Fièrement, elles arrivent toutes deux, en redescendant un grand escalier en bois, devant un arbuste japonais, un saule crevette, de couleur crème avec des tâches vertes et des pointes roses. Elle dépose délicatement l'élégante libellule, qui la regarde avec ses yeux bleus immenses, comme si elle venait de réaliser quelques longueurs avec son masque et son tuba dans la piscine et lève sa longue queue et la dépose en signe de reconnaissance et de fratrie sur son doigt. Sa queue forme un arc de cercle. Puis elle vole vers une pétale de l'arbuste japonais, nommé Hakuro Nishiki. "Bonne chance dans ta vie petite libellule bleue !" Son amoureux assiste à la scène finale de la libération, avec un sourire.

Cette libellule est une demoiselle, plus exactement une Agrion jouvencelle (Coenagrion puella) Une espèce d'odonates zygoptères (demoiselles) de la famille des Coenagrionidae et du genre Coenagrion. Elle est commune dans la plupart des pays d’Europe. L'espèce a été décrite en 1758 par le naturaliste suédois Carl von Linné sous le nom initial de Libellula puella. L'Agrion jouvencelle, est aussi appelée : l'Agrion fillette, l'Amélie, la Libellule Amélie, la sophie (en anglais : Azure Damselfly )

LIBELLULE, subst. fém.

De libella « niveau », allusion au vol plané de l'insecte.

Dans le Dictionnaire des symboles, on découvre que"la libellule, admirée pour son élégance et sa légèreté, est en outre un symbole du Japon, qu'on désigne parfois sous le nom d'Île de la libellule (Akitsu-chima). Cette dénomination, qui s'explique par la forme générale de l'île de Hondo, proviendrait de l'exclamation légendaire de Jimmu-tennô, fondateur de la dynastie, alors qu'il contemplait le pays d'une hauteur : on dirait une libellule !..."

Avec la fleur de cerisier (さくら : sakura), la libellule était bien souvent affiliée aux samuraïs. En effet la libellule symbolise pour les japonais la force et le courage, voire la victoire. Il semblerait même qu’elle était pendant longtemps dénommée « kachimushi » : l’insecte de la victoire. L’une des principales raisons du rattachement aux samuraïs tient à ce que la libellule a la particularité de toujours aller de l’avant et de ne jamais faire demi-tour. Elle peut certes faire « marche arrière » mais elle reste toujours de face, tel le samurai faisant continuellement face à ces adversaires sans jamais leur tourner le dos et ce quelque soit la situation.

❤ Dragonfly

Pour les Celtes, la libellule était un symbole de transformation pour arriver au but ultime : la libération de tout son potentiel. La libellule le montrait bien par ses étapes successives de métamorphose, de l'état larvaire sous l'eau jusqu'à la magnifique libellule volante, vive et rapide dans les airs. La libellule enseignait qu'en chaque être vivant se trouvent des ressources cachées capables de se libérer et de s'épanouir. Dans la pratique chamanique celtique, tout pratiquant allait régulièrement contacter l'esprit de la libellule pour travailler dans son quotidien cette libération des ressources cachées. Celles-ci pouvaient se révéler dans n'importe quel domaine, permettant à la personne de déployer ses capacités profondes et devenir maître-artisan, expert dans l'utilisation des plantes, spécialiste de la communication avec les esprits de la nature, astrologue, chaman ou druide spécialisé dans un domaine précis, etc. Il pouvait également s'agir d'une ou plusieurs facultés qui s'exprimaient enfin dans toute leur ampleur : sagesse, empathie, intelligence, patience, calme, amour, compassion, sérénité... Le phénomène de cette libération des ressources cachées pouvait être progressif ou se produire quasiment du jour au lendemain ; dans ce cas il était beaucoup plus spectaculaire. L'esprit de la libellule était le guide par excellence que nos ancêtres consultaient pour découvrir les ressources de leur être profond. Et lorsqu'une telle métamorphose avait lieu, la personne concernée gagnait en ardeur, en passion dans chacun de ses actes, ce qui ne manquait jamais de rejaillir positivement sur son environnement.

Alors il existe un dragon qui vole, et qui parfois nage comme un poisson... dans des piscines conçues pour les êtres humains. Libellule, elle se métamorphose même dans les cabines...

Par kiwaïda at 13:25

17/07/2018

ⅤÅḺℒ☮††☮И

Félix Vallotton, Soleil Couchant dans la Brume , 1911

Félix Vallotton, Soirée sur la Loire, 1923

Félix Vallotton, Coucher de soleil à Grasse, ciel orangé et violet, 1918

Félix Vallotton, La baie de Trégastel, 1917

Felix Vallotton, Paysage de la Creuse, 1925

J'aime beaucoup la peinture de Félix Vallotton et ses xylogravures. Je n'ai pas le souvenir, lors de mes études artistiques, d'avoir entendu son nom. Un article de Jaqueline Le Razan (Félix Vallotton : Un artiste étrange(r)?), lors de son exposition au Grand Palais en 2013-2014 (pas vue !) pose la question de sa mise à l'écart en France :

"Sa polyvalence artistique en irrite plus d’un. Originaire de suisse, Félix Vallotton  (1865-1925) a laissé à la postérité une œuvre abondante composée de 1600 peintures, 237 gravures et d’innombrables dessins. Et à ses heures perdues, l’artiste fait place à l’auteur. Vallotton échange alors le pinceau pour la plume et devient tour à tour critique d’art, essayiste et romancier.
(...)
Doté d’une sensibilité pour la ligne et d’un goût prononcé pour le décoratif, le peintre met en scène de mystérieuses représentations dans des ambiances feutrées. Afin de commenter la comédie humaine qui se déroule sous ses yeux, Vallotton démultiplie les styles et les supports. L’artiste bascule d‘une esthétique à une autre et ne cesse de surprendre le spectateur. Il retient d’Ingres la leçon du nu, d’Holbein le souci du réalisme et des Nabis la couleur.
(...)
Il semblerait donc que le mouvement de retrait si caractéristique de l’œuvre de Vallotton, cette distance que l’artiste établit entre son œuvre et le spectateur qui la contemple, soit projeté par le public français sur l’artiste lui-même. Félix Vallotton est perçu comme un étranger. Ce sentiment se cristallise d’ailleurs dans les nombreuses études consacrées à sa personne : il est le « Nabi étranger », il est « singulier », il est le « peintre de l’ambigu ».
(...)
Vallotton, était conscient de cet écart. Dans une lettre datant de 1898, envoyé depuis Paris, il écrit à son frère Paul, son confident et son premier marchand : « ma situation irrégulière ici devient intenable […] il est nécessaire que je la précise ; je vais donc demander ma naturalisation [….] je crois faisant cela, bien faire, car tel que je suis, je me sens trop à la merci de tout, et sans secours possible. Cela me paralyse aussi pour mes dessins et le titre d’étranger commence à devenir une gêne »
(...)
A l’aube de la première guerre mondiale, qui est accompagnée d’un endurcissement des valeurs nationalistes, Vallotton fait preuve de goûts suspicieux. L’étranger en vérité, dispose selon les critiques de l’époque d’un « goût trop allemand ». Admirant des peintres comme Holbein, Lucas Cranach et Albrecht Dürer, sa vision est trop sobre et n’est pas suffisamment « latine »[4]. Cette admiration est au demeurant partagé de l’autre côté du Rhin (les plus importants mécènes de son vivant sont allemands : Julius Meier-Graefe, Harry Graf Kessler, Otto Julius Bierbaum etc) et son influence sur les artistes allemands est irrévocable (Ludwig Kirchner, Bruno Paul etc). Aujourd’hui, cet héritage se perpétue à travers de nombreuses expositions destinées à l’artiste."



Félix Vallotton, La falaise de la grève blanche, 1913
Influencé par le peintre allemand Hans Holbein, Félix Vallotton (1865-1925) regarde les corps en clinicien, tenu par l'obligation de vérité héritée de son éducation protestante. Graveur et illustrateur subversif, dessinateur prolifique, peintre de portraits, de nus, de scènes mythologiques et de paysages, le peintre suisse est multiple. Fait rare, c’est aussi un homme de plume à qui l'on doit critiques d'art, essais, pièces de théâtre et romans. L'homme comme l'œuvre sont complexes.


Félix Vallotton, Hautes Alpes, glaciers et pics neigeux, 1919

"J'aurai toute ma vie été celui qui de derrière la vitre voit vivre et ne vit pas"

Voir documentaire : Félix Vallotton, la vie à distance (Bande-annonce)  : Une exploration de l'œuvre multiple de Félix Vallotton, peintre et écrivain suisse, qui, toute sa vie, se tint à l'écart du monde.


Felix Vallotton, Mont Blanc

Felix Vallotton, Mont-Rose, 1892

Felix Vallotton, Glacier du Rhône, 1892

Félix Vallotton, La Paresse, 1896

Félix Vallotton, Le beau soir, 1892


Par kiwaïda at 13:48

01/07/2018

€$ℙѦ☾ℰ iℒℒi♏ЇTÉ

Nadir Afonso Rodrigues GOSE (Chaves, 4 de dezembro de 1920 — Cascais, 11 de dezembro de 2013) foi um arquitecto, pintor e pensador português. Diplomado em arquitectura, trabalhou com Le Corbusier e Oscar Niemeyer. Nadir Afonso estudou pintura em Paris e foi um dos pioneiros da arte cinética, trabalhando ao lado de Victor Vasarely, Fernand Léger, August Herbin e André Bloc. Nadir Afonso é autor de uma teoria estética, tendo publicado em vários livros onde defende que a arte é puramente objectiva e regida por leis de natureza matemática, que tratam a arte não como um acto de imaginação, mas de observação, percepção e manipulação da forma. Nadir Afonso alcançou reconhecimento internacional e está representado em vários museus. As suas obras mais famosas são a série Cidades, que sugerem lugares em todo o mundo. Com 92 anos de idade, ainda trabalhava activamente na pintura.

(Wikipedia)

Kuala Lampur, 2008. Acrílico sobre tela, 190 x 210 cm

J'aime beaucoup celle-ci (ci-dessus) !

Vraiment, je vois là aussi Vieira Da Silva, dont j'avais écrit un article en portugais là > Jutinhos

Magnifique !

Très belle, année 30 ! Petit bijou !

ALDEIA E MONTE, c. 1938, Óleo sobre tela. 22 x 31,3 cm

SEM TÍTULO, 1963, Óleo sobre tela. 68,8 x 99,5 cm

Période baroque ! Pour mon génial amoureux, même pas portugais, qui m'a fait découvrir son œuvre,
qui nous rassemble ! Il a d'ailleurs réalisé plein de nouvelles formes : Thejazzist

Estação de Metropolitano de Lisboa - Restauradores. Azulejos de Nadir Afonso

Hâte de voir tout cela !

Et bien, ce dessin, c'est l'un de mes "Mouvance", et rare, c'est un autoportrait parmi les autres figures en mouvement ! Il date de quelques année déjà, mais je n'avais pas vu une seule œuvre de Nadir à ce moment ! Que le savoir est inattendu et la création sans savoir, divine !

Finalement, je pourrai me présenter ainsi aujourd'hui : Sonia Marques (Kiwaïda), dessinatrice, photographe, philosophe, à l'écoute et la création musicale avérée, passionnée d'éthologie et de non violence, pas du tout figée dans un seul domaine... et écrivain... Je nage aussi, mais en écrivant dans ma tête... Poète. Tout cela saupoudré, pas du tout acharnée à la tâche, mais constellée (ma tâche fut l'enseignement). Qui sait, cela peut changer, quelques cordes sont venues s'ajouter à mon arc. Pas trouvé encore les flèches...
Les artistes se font rares.

Nadir est un bonheur ! Et quel beau prénom ;.)

Par kiwaïda at 14:32

24/04/2018

Ṽℰℜ✝

il saute et glisse entre ses mains satins
la sagacité noire et veloutée des plumes poils
et le soir tout enivré de figuiers et de lilas
il tombe à la renverse comme pâmé
les yeux doux de la vie des soucieux perspicaces

tête levée et port haut elle a les yeux mi-clos
face lune de miel en bouddha jaune gâteau
elle tient d'une main le chafoin négus roi
l'enfance la regarde et le soleil aux deux bras écartés
miroitent les souvenirs des pins verts ornés de bonté

quand la mer s'écumait au loin de ses espoirs orangés
les surfeurs aux cheveux enflammés par les rêves
dans leurs lit désargentés et vert sauvage
dans leurs maisons abandonnées aux draps rouge de bleu
ils nageaient aux cœurs brisés de peine

sans peur ni haine
(les poètes)

Photographies © Sonia Marques & JD

Par kiwaïda at 19:12

01/04/2018

ℙℰℑℵ†Ṳℜ∃












Peinture de Shirley Shaffe


Peinture de Miró > “Painting (Head)” (1930)


Peinture de Tom Wesselmann > Bedroom painting N°31 (1973)


Peinture de Francis Picabia > Salicis (1929)


Peinture de Francis Picabia > "Idylle" (1925-1927)


Photographies © Sonia Marques

Par kiwaïda at 19:33

09/03/2018

ṧ@мḯα нαʟαß⑂

samia1.jpg
Samia Halaby

Par kiwaïda at 21:30

13/02/2018

ℵℰЇḠℰ ИṲ∃

Dans la nature © Paul Jacoulet

Il neige aujourd'hui.
Souvenirs d'une discrète exposition, Un artiste voyageur en Micronésie, visitée en 2013 musée du quai Branly à Paris, des magnifiques estampes de Paul Jacoulet (1896-1960). Selon les conseils de mon tendre ami, amoureux de mes dessins.



Nuit de neige © Paul Jacoulet

J'ai compris pourquoi l'art exposé et très médiatisé ne m'apportait pas autant d'ouverture, que de discrètes expositions et de secrets chemins de connaissances. Aussi, autre apprentissage, la relation maîtres.se - élève, n'a de valeur que lorsque l'élève s'élève jusqu'à enseigner au maître, à la maîtresse, à mieux comprendre son parcours, à mieux voir la neige nue.

Malgré sa santé précaire, Paul Jacoulet tirera grande santé de ses qualités d'observations et de son attachement à la fragilité des populations de la Micronésie. Ses estampes sont de deux formats différents : ōban (大判?) et un format plus petit (carte postale) de réédition des estampes les plus populaires. Les estampes de format ōban sont au nombre de 166. Outre ses talents artistiques, Paul Jacoulet était aussi connu pour sa très riche collection de papillons.

Son admiration pour ses professeurs de dessin et pour les grands maîtres de l’estampe japonaise, dont Utamaro, transparaît nettement dans son œuvre mais ne prend jamais la forme de la copie. Elle le conduit très vite vers un style personnel, qui s’épanouit au cours des nombreux voyages entrepris à partir de 1929. Séduit par ces archipels et par leurs habitants, le peintre y développe des relations personnelles, particulièrement à Yap et à Ponape. Cette proximité lui permet d’observer le tatouage qui lui inspirera de nombreuses études et dessins préliminaires. Au-delà de leur dimension artistique, ces séries réalisées à l’aquarelle et à la mine de graphite constituent aujourd’hui un corpus iconographique unique, témoignant des tatouages micronésiens anciens. La représentation des corps tatoués, à la fois sensible et intime, traduit l’émerveillement de l’artiste pour ces cultures insulaires. Elles offrent ainsi une vision poétique et humaniste, bien loin du discours et des dessins scientifiques des ethnologues. Au contact des populations des îles du Pacifique, Paul Jacoulet porte un regard attentif à l’esthétique des parures traditionnelles. Les œuvres qu’il y consacre possèdent aujourd’hui une forte valeur documentaire et témoignent de la place importante qu’occupait l’ornement corporel dans ces sociétés. En s’intéressant à la parure, Paul Jacoulet renouvelle un thème classique de la gravure sur bois japonaise, dont les portraits décrivent avec détails les vêtements, coiffures et maquillages. Ainsi l’élégance du port des plumes et des coquillages en Micronésie, fait écho à l’apparence recherchée des acteurs du théâtre kabuki ou des courtisanes japonaises qui ont tant inspiré le genre de l’estampe. Ce goût tout particulier pour l’ornement du corps rejoint aussi celui du théâtre et du déguisement chez un artiste multiple qui est resté, durant toute sa carrière, à la fois peintre et récitant de chant costumé (gidayu). L’approche de l’intime est quant à elle plus proche du nu de la peinture occidentale. L’esthétique des traits et du modelé du corps y est pleinement mise en valeur, sans allusion directe à l’érotisme. La quasi-nudité du monde micronésien permet au contraire à l’artiste d’évoquer une innocence originelle, proche de la nature. Le dessin vif des corps, se détachant sur des décors brillants, animés par la végétation et les insectes, offre une vision d’un monde obéissant à une même esthétique naturelle et au-delà de toute pudeur.
(Extrait du Musée de Tahiti)



Chagrin d'amour © Paul Jacoulet
Dédicace à Pépino <3 et à mon amoureux.
À ce qui ouvre l'imaginaire, aux soins.
Il est temps de se remettre à dessiner...
Kiwaïda vient de ces îles...

Par kiwaïda at 15:46

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